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Tunisie : La pollution agricole s’installe en crise structurelle, l’alerte des experts

28. April 2026 um 12:52

Une étude récente présentée à Tunis alerte sur une aggravation durable de la pollution agricole en Tunisie. Loin d’un phénomène conjoncturel, elle décrit une crise structurelle qui menace sols, ressources hydriques et santé publique. Les auteurs appellent à une refonte urgente du modèle agricole et de la gouvernance environnementale.

Un modèle agricole à bout de souffle

Élaborée par l’Association pour la responsabilité sociale (Social Accountability Association), l’étude intitulée « La pollution agricole en Tunisie : entre inertie des textes juridiques et mutations de la réalité de terrain », met en lumière un décalage profond entre les textes juridiques et la réalité du terrain. Cadres législatifs fragmentés, application insuffisante et politiques publiques peu efficaces composent un paysage marqué par l’inertie institutionnelle.

Ce déséquilibre fragilise l’ensemble des écosystèmes agricoles. La dégradation des sols, la raréfaction des ressources hydriques et les risques sanitaires liés aux résidus chimiques sont désormais au cœur des préoccupations.

Agriculture intensive et dérives chimiques

Pour Houssine Rhili, consultant en développement, la situation s’inscrit dans une « crise environnementale croissante » amorcée depuis 2011. Le basculement vers une agriculture intensive, combiné à une faible maîtrise technologique, a favorisé un recours excessif aux pesticides et aux engrais.

L’usage de semences importées est particulièrement pointé du doigt, celles-ci nécessitant davantage d’intrants chimiques pour s’adapter aux conditions locales. Résultat : une contamination progressive des nappes phréatiques et des cours d’eau, avec des répercussions directes sur la santé humaine.

Défaillances de contrôle et vide institutionnel

L’étude souligne également de graves lacunes en matière de contrôle. Selon Houssine Rhili, les inspections sur le terrain restent insuffisantes, tandis que les frontières demeurent poreuses à l’entrée de produits phytosanitaires parfois interdits ailleurs.

À cela s’ajoutent une dispersion des textes et des institutions ainsi que l’absence de juridictions spécialisées en matière environnementale. Autant de facteurs qui entravent l’efficacité de l’action publique.

L’agroécologie, une alternative stratégique

Face à ce constat, les experts plaident pour une transition vers un modèle agroécologique. Défendue notamment par Maha Mouelhi, agricultrice et consultante en agroécologie et permaculture, cette approche repose sur la diversité des cultures, la fertilité naturelle des sols et la réduction des intrants chimiques.

Au-delà d’un choix technique, il s’agit d’un enjeu de souveraineté alimentaire et environnementale. Le retour aux semences locales, plus adaptées et moins dépendantes des produits chimiques, est également préconisé.

Les auteurs de l’étude appellent à une transformation en profondeur du secteur agricole, fondée sur une volonté politique claire, des réformes structurelles et une vision à long terme. Le retard dans l’adoption de textes clés, comme le code des eaux, est vivement critiqué.

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Mokhtar Ben Mechichi : oliviers, cultures, régions.. le climat redessine la carte agricole tunisienne

26. Mai 2026 um 11:41

En marge de la 27ᵉ édition du Forum de l’Économiste Maghrébin 2026, Mokhtar Ben Mechichi, directeur technique à la pépinière Mabrouka, s’est exprimé. Il estime que le paysage agricole tunisien ne sera plus le même dans les années à venir; et ce, en raison des changements climatiques.

Il souligne que le secteur agricole est déjà engagé dans une dynamique de transformation continue. Puisque chaque année, on observe une migration progressive de certaines espèces et variétés d’une zone vers une autre.

A cet égard, ce phénomène illustre une adaptation forcée aux nouvelles conditions climatiques qui touchent l’ensemble du territoire. Il cite notamment l’exemple de variétés d’oliviers traditionnellement cultivées dans le sud. Lesquelles commencent aujourd’hui à être implantées de plus en plus vers le nord.

Ainsi, cette évolution s’explique par le fait que même les régions septentrionales connaissent à leur tour des changements climatiques. Ceux-ci modifient les équilibres agricoles.

Dans ce contexte, l’agriculteur se retrouve dans l’obligation d’adapter ses choix en fonction de la rentabilité et des nouvelles conditions de production. Ce qui a pour conséquence qu’il replante des variétés du sud, jugées plus performantes dans certaines situations, au nord. De la sorte que cela participe à cette recomposition du paysage agricole national.

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Wafra, un projet agricole tuniso-italien

22. Mai 2026 um 11:14

L’Italie attache une importance cruciale à son partenariat avec la Tunisie dans le secteur agricole, considéré comme l’un des piliers stratégiques de la coopération bilatérale et de la présence italienne en Méditerranée, a déclaré l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Alessandro Prunas, lors d’une visite à la nouvelle société italo-tunisienne Wafra Agricole, située dans le gouvernorat de Béja, au nord-ouest du pays.

Le diplomate a cité le projet «Tanit» comme un exemple emblématique de l’engagement italien dans ce secteur. Il l’a décrit comme «le plus grand projet de coopération jamais lancé par l’Italie en Tunisie» et une initiative phare du Plan Mattei visant à renforcer la sécurité alimentaire tunisienne.

Cette visite a permis de mettre en lumière un modèle de collaboration fondé sur l’initiative privée et le transfert d’expertise entre les deux rives de la Méditerranée.

Wafra Agricole est née de la rencontre entre l’entrepreneuse italienne Irene Bonassisa, PDG du groupe Bonassisa, et le dirigeant tunisien Mondher Ben Ayed, fondateur du groupe technologique TMI. Cette coentreprise a pour ambition de développer une agriculture innovante et durable en Tunisie, en s’appuyant sur l’intégration de l’expertise industrielle et l’innovation technologique.

Ce projet associe l’expertise industrielle et juridique du Groupe Bonassisa – entreprise historique des Pouilles active dans les secteurs du pétrole, du gaz et de la sécurité alimentaire – à l’expertise technologique de Ben Ayed, entrepreneur originaire de Sfax et formé aux États-Unis.

L’entreprise a déjà lancé une production agricole sur environ 200 hectares dans la région de Béja, l’une des principales zones céréalières de Tunisie, où elle pratique une agriculture durable basée sur l’irrigation solaire informatisée, la réduction de la consommation d’eau et l’utilisation d’engrais naturels.

«Des entreprises comme Wafra Agricole illustrent la contribution des synergies du secteur privé à la promotion de l’innovation et du développement durable, grâce à l’utilisation de technologies agricoles italiennes, l’échange d’expertise et la valorisation des savoir-faire partagés», a souligné M. Prunas.

I. B. (avec Agenzia Nova).  

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Agridays | Une vitrine du secteur agricole

20. Mai 2026 um 10:42

À l’occasion de la Journée nationale de l’agriculture célébrée le 12 mai 2026, le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche a dévoilé un nouvel habillage de son mur extérieur sur l’avenue Alain Savary à Tunis, dans le cadre de la campagne Agridays, menée en collaboration avec l’Agence de vulgarisation et de formation agricoles (AVFA).

À travers ce nouvel habillage visuel, la campagne met en lumière une agriculture tunisienne en pleine transformation, qui se veut plus innovante, plus technologique et tournée vers les métiers d’avenir.

Fresques artistiques et panneaux visuels valorisent les nouvelles réalités des secteurs agricole et maritime : industries agroalimentaires, aquaculture, mécanique navale, agriculture intelligente, transformation des produits agricoles, innovation et entrepreneuriat.

Le parcours met également en avant les métiers qui recrutent ainsi que les compétences recherchées dans les filières agricoles, agroalimentaires et maritimes.

Une place importante est accordée à la formation professionnelle agricole et maritime à travers des visuels consacrés aux centres de formation de l’AVFA, aux parcours des apprenants et aux opportunités offertes aux jeunes dans les différentes régions du pays.

La campagne valorise aussi une nouvelle génération de jeunes qui choisissent aujourd’hui l’agriculture, l’agroalimentaire et la pêche comme secteurs d’avenir.

À travers plusieurs visuels et témoignages, Agridays met en avant des parcours de jeunes ayant évolué dans ces métiers grâce à la formation, à l’innovation et à l’entrepreneuriat.

Placée sous le slogan «La sécurité alimentaire est une décision et non un choix», la campagne Agridays vise à sensibiliser le public aux enjeux de sécurité alimentaire, d’innovation, d’emploi et d’adaptation climatique.

En parallèle, plusieurs centres de formation professionnelle relevant de l’AVFA organisent des activités immersives en lien direct avec le monde professionnel.

À Ben Arous, des apprenants ont découvert les métiers de la transformation agroalimentaire au sein de l’entreprise Al Jazira.

À Kélibia, une table ronde a réuni entreprises du secteur maritime et jeunes en formation autour des besoins du marché de l’emploi.

À Barrouta, d’anciens apprenants devenus entrepreneurs ont partagé leurs parcours avec les jeunes du centre.

À Chott Mariem, une startup spécialisée dans l’agriculture intelligente a présenté des solutions technologiques appliquées au secteur agricole.

Cette campagne vient mettre en lumière les efforts déployés par l’AVFA pour moderniser ses centres de formation professionnelle et améliorer son offre de services en faveur des jeunes.

Ces efforts s’inscrivent dans le cadre de partenariats stratégiques, notamment à travers le programme Trace et le projet Nexus Skills & Jobs for Youth, qui accompagnent l’AVFA dans sa mission de renforcer l’inclusion économique des femmes et des jeunes dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche.

Communiqué.

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Ezzedine Ben Cheikh élève la gouvernance dans le secteur agricole au rang de priorité

Ezzedine Ben Cheikh, ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, appelle à l’accélération des différents projets de développement agricole, indiquant que la gouvernance du secteur de l’eau constitue la priorité des priorités de son département.

C’était lors d’une réunion de travail, le 18 mai 2026, consacrée aux commissariats régionaux de développement agricole (CRDA) de Kairouan et de la Manouba, le ministre a mis en avant l’urgence d’une gestion rationnelle et durable des ressources en eau.

Pour ce faire, le ministre a assuré qu’une priorité absolue soit accordée à la maintenance des réseaux hydrauliques et à la garantie de l’approvisionnement en eau potable pendant l’été 2026, appelant à lutter contre le phénomène du branchements anarchique, principale cause des perturbations sur les réseaux de distribution. Dans ce cadre, il a annoncé le lancement d’une initiative pour mettre en place un système de gestion des risques de corruption dans le secteur de l’eau. Il a demandé l’application stricte des principes de bonne gouvernance dans la gestion des ressources humaines, de l’approvisionnement et du système de rémunération.

Evoquant le dossier de l’élevage, le ministre a ordonné l’accélération du programme national d’identification du cheptel et la mise à jour de la base de données des éleveurs. Il a indiqué que la fiabilité de ces données était une condition indispensable pour assurer une distribution transparente et équitable des aliments pour bétail subventionnés, améliorer le suivi sanitaire du cheptel et se prémunir contre les risques épizootiques.

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Recherche scientifique : l’IRESA dans le Top 10 arabe

Von: walid
26. Dezember 2025 um 10:51

L’Institut de recherche et d’enseignement supérieur agricoles (IRESA) s’est classé 7ᵉ sur 317 institutions de recherche arabes dans le classement SCImago 2025, selon un communiqué du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche publié mercredi.

Ce classement place l’IRESA parmi les dix premières institutions de recherche arabes, consacrant ainsi « un parcours marqué par un travail scientifique constant » et témoignant de la qualité de la production scientifique tunisienne dans les domaines agricole et environnemental.

Par ailleurs, trois institutions tunisiennes figurent parmi les 15 premiers centres de recherche arabes, ce qui confirme la solidité du système national de recherche et sa compétitivité régionale.

Dans son communiqué, le ministère a salué cette reconnaissance, soulignant qu’elle reflète non seulement « la qualité de la production scientifique dans les domaines agricoles et environnementaux », mais aussi « l’efficacité des politiques publiques soutenant la recherche et l’innovation en Tunisie ».

Cette distinction positionne la Tunisie comme un acteur scientifique de premier plan dans la région arabe et ouvre, selon le ministère, « de nouvelles perspectives pour renforcer les partenariats régionaux et internationaux, attirer des projets et des financements, au service du développement durable, de la souveraineté alimentaire et de l’économie nationale ».

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Kais Saïed dénonce la bureaucratie et promet zéro tolérance contre la spéculation agricole

07. November 2025 um 09:23

Le président de la République, Kais Saïed, a réaffirmé son engagement total en faveur du secteur agricole, dénonçant à la fois les manœuvres spéculatives d’intermédiaires et la lourdeur bureaucratique qui freine les producteurs. Deux réunions successives tenues jeudi au palais de Carthage ont permis au chef de l’État de dresser un constat sévère sur la situation du secteur et d’appeler à des mesures immédiates pour protéger les agriculteurs tunisiens.

Appel à lever les obstacles et à simplifier les démarches

Lors d’une rencontre avec le ministre de l’Intérieur Khaled Nouri et la ministre des Finances Mechket Slama Khaldi, Kais Saïed a déploré la persistance de procédures administratives jugées obsolètes et contraignantes pour les agriculteurs. Il a notamment cité l’obligation de présenter des documents datés de plus de dix ans ou de s’acquitter de taxes jugées injustifiées.

Le président a insisté sur la nécessité de simplifier en urgence les démarches liées au transport, à la commercialisation et au stockage des produits agricoles, estimant que ces lourdeurs constituent un frein majeur à la productivité et à la compétitivité du secteur.

Des pratiques spéculatives « inacceptables »

Dans un autre entretien, tenu avec le secrétaire d’État chargé des eaux Hamadi Hbeib, le directeur général de l’Office national de l’huile (ONH) Moez Ben Amor, et le directeur général par intérim du Groupement interprofessionnel des dattes et des fruits Helmi Kalaï, le président Saïed a fustigé la baisse « délibérée » des prix d’achat des dattes imposée par certains intermédiaires.

Cette manipulation, selon lui, a conduit de nombreux producteurs à renoncer à leur récolte, notamment dans les régions de Jemna et de Blida. Il a précisé que ces pratiques ne concernent pas uniquement la filière dattière, mais s’étendent à d’autres productions telles que l’huile d’olive, les agrumes et divers fruits, mettant en péril la stabilité du secteur agricole national.

« Zéro tolérance » contre les lobbies et les fauteurs de troubles

Le chef de l’État a dénoncé les agissements de réseaux d’intérêts cherchant à semer la discorde et à manipuler les marchés agricoles. Il a promis une tolérance zéro face à ces pratiques spéculatives et de monopole, assurant que l’État mobilisera tous les moyens nécessaires pour protéger les producteurs et garantir la transparence du marché.

Kais Saïed a également pointé du doigt des « forces rétrogrades » tentant d’éroder la confiance entre les citoyens et l’administration en diffusant de fausses informations et en prétendant agir selon les instructions des autorités. « Ce n’est qu’un leurre », a-t-il martelé, rappelant que la politique de l’État consiste à accompagner les petits agriculteurs dans toutes les étapes – de la production à la vente.

Enfin, le président a exhorté les responsables administratifs à assumer pleinement leurs devoirs, appelant ceux qui ont failli à leurs obligations à se rétracter, tout en saluant « les jeunes patriotes prêts à poursuivre la bataille de libération nationale ».

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