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Gestern — 04. März 2026Leconomiste Maghrebin

MWC 2026 : quatre pépites tunisiennes brillent en Fintech et IA

04. März 2026 um 21:27

La Tunisie participe, pour la 13ème année consécutive, au Mobile World Congress (MWC 2026), qui se tient du 2 au 5 mars à Barcelone (Espagne).

Aménagé sur une superficie de 74 m², le pavillon national réunit quatre entreprises tunisiennes spécialisées dans les technologies des télécommunications, la fintech et l’intelligence artificielle (IA). L’objectif, de la participation tunisienne coordonnée par le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX), est de promouvoir le savoir-faire technologique tunisien sur l’un des principaux rendez-vous mondiaux de la connectivité.

Selon les données du CEPEX, le pavillon tunisien a enregistré durant les deux premières journées du salon, une affluence de visiteurs professionnels et de donneurs d’ordre internationaux. Des rencontres d’affaires (B2B) ont été organisées, notamment avec une délégation d’entrepreneurs canadiens venus des provinces de l’Alberta et de l’Ontario, ainsi qu’avec plusieurs délégations de pays d’Afrique subsaharienne, afin d’explorer des opportunités de partenariat.

Le MWC 2026, qui draine cette année près de 3 000 exposants et plus de 110 000 visiteurs issus de 140 pays, constitue une plateforme stratégique pour les entreprises tunisiennes en quête de nouveaux marchés. Outre le volet exposition, l’événement propose un programme de conférences traitant des grandes tendances et des perspectives d’évolution du secteur technologique mondial.

Environ 2 600 représentants de médias internationaux assurent la couverture de cette édition, marquée par une accélération des innovations en matière de connectivité et de transformation digitale.

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Tunisie-Italie : KEY 2026, catalyseur de partenariats énergétiques

04. März 2026 um 21:08

Le salon KEY – The Energy Transition Expo, ouvert le 4 mars 2026 à Rimini (Italie), met la coopération tuniso-italienne au cœur des enjeux de transition énergétique en Méditerranée. Près de 1 000 exposants – dont 30 % internationaux – et plus de 500 acheteurs issus de 50 pays participent à cette 4ᵉ édition, confirmant l’ambition du rendez-vous de devenir un hub mondial des énergies renouvelables.

La Tunisie y est représentée par plusieurs acteurs publics et privés, notamment six entreprises spécialisées dans le solaire photovoltaïque. Objectif : consolider un partenariat énergétique qualifié de « stratégique et gagnant-gagnant », en particulier autour du projet d’interconnexion électrique ELMED (600 MW). Ce câble sous-marin doit permettre à la Tunisie de sécuriser son approvisionnement estival, tandis que l’Italie couvrirait ses besoins hivernaux.

L’édition 2026 accorde une place inédite à l’hydrogène avec le salon HYPE (Hydrogen Power Expo), organisé avec Hannover Fairs International GmbH. Électrolyseurs nouvelle génération, solutions de stockage et applications industrielles illustrent le rôle stratégique de cette technologie dans les scénarios de décarbonation.

Au-delà de la vitrine technologique – photovoltaïque, éolien, stockage, mobilité électrique et villes durables – KEY 2026 sert de plateforme d’affaires et d’innovation. L’« Innovation District » met en avant startups et PME développant des solutions intégrant intelligence artificielle et digitalisation des réseaux.

Cette dynamique s’inscrit dans la stratégie énergétique tunisienne à l’horizon 2035, qui vise 8 350 MW de capacités renouvelables installées et la neutralité carbone d’ici 2050. Le pays mise sur l’efficacité énergétique, l’électrification des usages, l’hydrogène vert et le renforcement des infrastructures, tout en engageant une réforme de la gouvernance du secteur pour garantir une transition créatrice d’emplois et socialement équitable.

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Climat : la Banque mondiale débloque 50 millions pour la Tunisie

04. März 2026 um 20:47

La Banque mondiale accorde un financement additionnel de 50 millions de dollars à la Tunisie pour renforcer sa résilience face aux inondations, portant à 175 millions de dollars l’enveloppe totale du Programme intégré de résilience aux catastrophes (ResCat), contre 125 millions lors de son lancement en 2021.

Ce nouvel appui permettra d’étendre la protection contre les inondations urbaines à trois zones particulièrement exposées : Tunis-Ouest, Gabès et Djerba. Il s’appuiera sur l’expérience acquise à Bizerte, Monastir et Nabeul, déjà couvertes par le programme initial.

Selon l’institution, plus de 660 000 personnes supplémentaires devraient bénéficier du programme élargi, notamment dans des corridors à forte densité de population et des pôles économiques stratégiques. Les investissements visent à sécuriser l’activité des entreprises, préserver les emplois et en créer de nouveaux, en particulier dans l’exploitation et la maintenance des infrastructures.

Cette décision intervient après les graves inondations de janvier 2026, marquées par les plus fortes précipitations enregistrées depuis plus de 70 ans, qui ont perturbé plusieurs régions du pays et mis en évidence la nécessité d’infrastructures plus résilientes et de systèmes d’alerte performants.

Outre les ouvrages de protection, le financement soutiendra la modernisation des systèmes hydrométéorologiques et d’alerte précoce, ainsi que le renforcement des mécanismes de financement des risques de catastrophe.

Le programme initial, cofinancé avec l’Agence française de développement, a déjà permis de protéger près de 170.000 personnes vulnérables et de déployer des systèmes pilotes d’alerte précoce, tout en consolidant les capacités nationales de gestion des risques.

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La BIAT lance un emprunt obligataire subordonné de 200 millions de dinars

04. März 2026 um 20:46

La Banque Internationale Arabe de Tunisie a décidé, le 26 février 2026, de lancer un emprunt obligataire subordonné intitulé « BIAT Subordonné 2026-1 ». Le montant initial s’élève à 200 millions de dinars, extensible jusqu’à 250 millions de dinars.

L’opération ne fait pas appel public à l’épargne. Elle cible des souscripteurs identifiés au préalable. Les guichets de la BIAT collectent les souscriptions et les versements depuis le 4 mars 2026. La clôture interviendra au plus tard le 23 avril 2026. L’emprunt porte sur deux millions d’obligations subordonnées, portables à deux millions et demi. Chaque titre affiche une valeur nominale de 100 dinars.

La BIAT précise que cette levée de fonds vise à renforcer ses fonds propres et à améliorer ses ratios de concentration des risques. L’opération respecte les exigences de la circulaire BCT n°2016-03 du 29 juillet 2016 relative aux banques et aux établissements financiers.

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Énergie, inflation, marchés : tout dépendra de la durée du conflit au Moyen-Orient, selon le FMI

04. März 2026 um 17:06

Directeur général adjoint du Fonds monétaire international, Dan Katz, a déclaré que l’impact de la guerre en cours au Moyen-Orient sur l’économie mondiale dépendra de sa durée et de l’ampleur des dégâts qu’elle sur les infrastructures et sur les industries de la région…

S’exprimant lors de la conférence sur l’avenir de la finance organisée par le Milken Institute à Washington, Dan Katz a souligné que si l’incertitude causée par le conflit persiste et continue d’affecter les prix de l’énergie, « je m’attends à ce que les banques centrales fassent preuve de prudence et réagissent à l’aggravation de la situation ».

Il a ajouté que le conflit pourrait « avoir un impact significatif sur l’économie mondiale, et ce sur toute une série d’indicateurs, tels que l’inflation, la croissance et autres, mais il est trop tôt pour se forger une conviction ferme quant à l’impact potentiel »…

Selon lui, la hausse de l’inflation consécutive à la pandémie de COVID-19 en 2022 était due aux répercussions énergétiques de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Lire : Au Royaume-Uni, l’inflation a atteint 9 % en avril, un plus haut en 40 ans

Avant les frappes aériennes américaines et israéliennes contre l’Iran, qui ont riposté par des attaques contre des pays de la région, le Fonds monétaire international prévoyait une forte croissance du PIB mondial de 3,3 % en 2026, alimentée en partie par les perturbations tarifaires dues à la croissance continue des investissements dans l’intelligence artificielle et aux perspectives d’augmentation de la productivité.

Le FMI avait précédemment indiqué qu’il surveillait les perturbations causées par le conflit sur le commerce et l’activité économique, la hausse des prix de l’énergie et la volatilité accrue des marchés financiers. « La situation reste extrêmement volatile et accentue l’incertitude qui plane déjà sur l’environnement économique mondial », souligne le FMI dans un communiqué…

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Réformer pour financer : le test de crédibilité du Plan 2026-2030

04. März 2026 um 16:59

La soutenabilité d’une stratégie de développement ne dépend pas uniquement du volume des ressources mobilisées. Elle repose, plus fondamentalement, sur la qualité des institutions chargées d’en assurer la mise en œuvre. À l’aube du Plan 2026-2030, la question centrale n’est donc pas simplement budgétaire : elle est institutionnelle.

 

Dans une économie où l’État conserve un rôle structurant, les banques publiques constituent un maillon stratégique de la transmission des politiques économiques. Elles ne sont pas seulement des intermédiaires financiers ; elles participent à l’orientation sectorielle du crédit, à la stabilisation du système financier et à la fluidité de l’investissement productif. Leur gouvernance influe directement sur la crédibilité macroéconomique du pays.

Or, cette gouvernance ne peut être analysée sous le seul angle réglementaire. Elle doit être examinée à travers la qualité de la décision économique.

 

Gouvernance décisionnelle : l’enjeu central

Dans toute institution financière, la performance résulte d’une chaîne décisionnelle claire : identification du risque, évaluation, arbitrage, responsabilité. Lorsque cette chaîne est fragmentée ou diluée, l’efficacité globale s’en trouve affectée.

Dans les banques publiques, la décision évolue dans un environnement institutionnel caractérisé par la coexistence de plusieurs légitimités : légitimité managériale, légitimité administrative, légitimité sociale. Cette pluralité est inhérente au statut public de ces établissements. Elle traduit un équilibre entre mission économique et responsabilité sociale.

Cependant, lorsque les périmètres d’intervention ne sont pas précisément délimités, cette pluralité peut produire des effets systémiques : allongement des délais d’arbitrage, prudence excessive dans l’octroi du crédit, fragmentation des responsabilités.

L’interaction entre management et représentation syndicale illustre cette complexité. Le dialogue social constitue un facteur de stabilité institutionnelle indispensable. Il contribue à la cohésion interne et à la prévisibilité sociale. Néanmoins, lorsque les frontières entre concertation stratégique et gestion opérationnelle deviennent moins lisibles – notamment dans les domaines de l’organisation interne ou de la gestion des ressources humaines – l’impact peut se traduire par une moindre fluidité décisionnelle.

Il ne s’agit pas d’opposer logique économique et logique sociale. Il s’agit de reconnaître qu’en l’absence d’une architecture décisionnelle explicitement structurée, la superposition des logiques peut réduire la lisibilité des critères économiques et affaiblir la traçabilité des arbitrages.

Dans un environnement financier international exigeant, cette question n’est pas secondaire : elle conditionne la perception du risque institutionnel.

 

Banques publiques : leviers de croissance et enjeux de gouvernance

Le véritable enjeu : restaurer la primauté de la décision économique

Réformer ne signifie pas centraliser davantage ; réformer signifie clarifier les responsabilités.

Une gouvernance crédible repose sur trois piliers :

  • Délimitation explicite des compétences décisionnelles
  • Traçabilité des processus d’arbitrage
  • Opposabilité des procédures internes.

 

La crédibilité financière d’un pays dépend aujourd’hui de la qualité de ses institutions intermédiaires. Les investisseurs évaluent la capacité d’un système bancaire à produire des décisions prévisibles, cohérentes et économiquement justifiées.

Lorsque la responsabilité est diluée, le risque n’est pas seulement opérationnel. Il devient systémique : ralentissement de l’investissement, mauvaise allocation sectorielle du crédit, augmentation implicite du coût du capital.

La clarification des rôles – entre pilotage stratégique, gestion opérationnelle et dialogue social – permettrait de sécuriser l’action de chaque acteur. Le management exercerait pleinement sa responsabilité économique ; la représentation sociale conserverait son rôle de concertation et de protection ; l’État assurerait l’orientation stratégique sans interférer dans l’arbitrage technique.

Cette distinction est essentielle : elle renforce la stabilité plutôt qu’elle ne la fragilise.

La modernisation technologique peut soutenir ce processus en améliorant la traçabilité et la transparence. Mais elle ne peut remplacer l’architecture institutionnelle. La technologie peut renforcer la transparence ; elle ne peut se substituer à la responsabilité.

Le Plan 2026-2030 : un révélateur de maturité institutionnelle

Le Plan 2026-2030 ne sera pas seulement un programme d’investissement. Il sera un test de cohérence systémique.

Soutenir l’investissement productif, financer la transition énergétique, accompagner l’innovation et renforcer les PME suppose un système bancaire capable d’arbitrages rapides et techniquement fondés.

Sans réforme de la gouvernance décisionnelle, deux scénarios sont plausibles :

  • une prudence excessive limitant l’impact économique du plan ;
  • une prise de risque mal structurée exposant les équilibres financiers.

À l’inverse, une gouvernance clarifiée créerait un cercle vertueux :
prévisibilité → confiance → investissement → croissance.

La crédibilité macroéconomique ne se décrète pas ; elle se construit par la qualité des institutions.

Une réforme d’équilibre pour consolider la confiance

La Tunisie dispose d’un capital institutionnel significatif : expertise bancaire, tradition de dialogue social, cadre réglementaire structuré. L’enjeu n’est pas de rompre avec ces acquis, mais de les articuler de manière plus cohérente.

Réformer pour financer signifie reconnaître que la question budgétaire est indissociable de la qualité décisionnelle.
Cela implique :

  • une gouvernance plus lisible ;
  • une responsabilité mieux identifiée ;
  • une articulation apaisée entre efficacité économique et stabilité sociale.

Le succès du Plan 2026-2030 dépendra moins de l’ampleur des annonces que de la robustesse des mécanismes chargés de les exécuter.

En définitive, la réforme des banques publiques n’est pas une question technique. C’est un choix stratégique qui engage la crédibilité financière et la trajectoire de croissance du pays.

Réformer pour financer : c’est transformer la gouvernance en levier de confiance.

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Le dollar prépare un rallye : quelles conséquences pour la Tunisie ?

04. März 2026 um 13:58

A la rédaction de ces lignes, les données recueillies sur le site de la Banque centrale de Tunisie (BCT) montrent un cours moyen USD/TND de 2,9084. Sur les marchés, le billet vert ne cesse de s’apprécier face à la monnaie unique européenne.

 

Pour la Tunisie, il faut suivre de près ces tendances. Car avec ce qui se passe sur le marché pétrolier, il faudra faire très attention. L’impact sur les finances publiques risque d’être significatif.

 

Pourquoi le dollar monte ?

Les marchés sont inquiets de la hausse des prix du pétrole. Ce qui pénalise les devises des pays les plus exposés aux pénuries d’énergie. Cependant, le dollar bénéficie d’un mouvement de refuge. L’Europe et le Japon sont plus exposés que les États-Unis à la hausse des coûts de l’énergie. Ces derniers étant un exportateur net d’énergie.

Les craintes qu’une inflation plus élevée ne retarde la date de la prochaine baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale ont également soutenu le dollar. Une baisse des taux n’est plus pleinement anticipée avant septembre; contre des attentes précédentes pour juillet. Les marchés continuent d’intégrer deux baisses d’un quart de point de pourcentage d’ici la fin de l’année.

 

Effet positif sur l’encours de la dette

D’après les documents du projet de budget de l’État pour 2026, l’incidence de la hausse du dollar américain se manifeste principalement par une augmentation mécanique de la dette publique.

Selon le tableau de sensibilité aux taux de change, une augmentation de seulement 0,01 dinar par rapport au dollar américain entraîne une hausse de la dette de l’État de 46,9 millions de dinars en 2026. Bien évidemment, vu que plus de 58 % de notre dette extérieure est libellée en euro, et qu’une dépréciation de la monnaie unique de 0,01 dinar fait baisser l’encours de la dette publique de 105,6 millions de dinars, les comptes publics pourraient tirer profit sur ce volet. Idem pour la monnaie japonaise, dont une hausse de 0,01 dinar par 1 000 yen nous fait gagner 17,4 millions de dinars au niveau de l’encours.

 

Effet nocif sur la balance énergétique

Mais le revers de la médaille – et quel revers – s’observe au niveau de la balance énergétique. Une augmentation de 0,01 dinar du taux de change du dollar face au dinar entraîne une hausse de 43 millions de dinars dans les dépenses des subventions.

La balance énergétique risque donc gros si la tendance se poursuit. Heureusement, en dépit des incertitudes sur la date de la fin des hostilités, les marchés partagent la conviction que cela ne va pas durer longtemps. Les retombées seraient donc limitées dans le temps, mais significatives.

Plus que jamais, la solidité de nos réserves de change jouera un rôle clé dans la préservation des équilibres macroéconomiques. Une autre raison de garder le Taux Directeur à son niveau actuel.

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Trump vs. Espagne : quand un différend militaire tourne à la guerre économique

04. März 2026 um 13:50

Le président américain Donald Trump a menacé mardi 3 mars de suspendre tous les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Espagne. Et ce, après le refus de Madrid d’autoriser l’armée américaine à utiliser ses bases militaires pour leurs opérations contre l’Iran.

S’exprimant devant la presse à l’issue d’une rencontre avec le chancelier allemand, Friedrich Merz, le président américain, Donald Trump a qualifié la position espagnole de « très mauvaise ». Tout en demandant au secrétaire au Trésor, Scott Bessent, de mettre fin à toute relation commerciale avec Madrid.« Nous allons rompre tous nos liens commerciaux avec l’Espagne. Nous ne voulons aucune relation avec eux », a-t-il martelé.

Cette menace intervient après le refus du gouvernement socialiste espagnol d’autoriser l’utilisation des bases de Rota et de Morón, dans le sud du pays, pour des opérations militaires contre l’Iran. Alors même que les États-Unis ont déplacé une quinzaine d’appareils — dont des avions ravitailleurs — hors de ces installations.

Donald Trump a également relancé ses critiques sur la contribution espagnole à la défense collective. Ainsi, il reproche à Madrid de ne pas respecter l’exigence américaine d’un effort militaire équivalant à 5 % du PIB au sein de l’OTAN.
« L’Espagne n’a absolument rien dont nous ayons besoin », a-t-il affirmé. Tout en estimant disposer du droit d’imposer un embargo total pour des raisons de sécurité nationale.

En réaction, Friedrich Merz a tenu à rappeler que l’Espagne ne pouvait être isolée dans les relations commerciales transatlantiques. « L’Espagne est membre de l’Union européenne et nous négocions avec les États-Unis collectivement, ou pas du tout », a-t-il déclaré. De la sorte, il souligne qu’aucun État membre ne pouvait être « traité de manière discriminatoire ».

Donald Trump a publiquement consulté le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, ainsi que le secrétaire au Trésor sur la faisabilité juridique d’un embargo. Scott Bessent a affirmé que la Cour suprême avait confirmé l’autorité présidentielle pour agir en vertu des lois sur les pouvoirs économiques d’urgence. Tandis que des experts juridiques ont mis en doute la solidité d’une telle démarche sans déclaration formelle d’urgence nationale.

De son côté, le gouvernement espagnol a appelé Washington à respecter le droit international, l’indépendance des entreprises privées et les accords commerciaux existants entre les États-Unis et l’Union européenne. Madrid a assuré disposer de marges budgétaires pour amortir un éventuel choc économique. Ttout en réaffirmant son attachement au libre-échange et à la coopération multilatérale.

Premier exportateur mondial d’huile d’olive, l’Espagne fournit également aux États-Unis des pièces automobiles, de l’acier et des produits chimiques. Les autorités espagnoles estiment toutefois que l’impact d’un éventuel embargo serait plus limité que pour d’autres économies européennes.

Enfin, notons que les relations entre Madrid et Washington étaient déjà tendues. Et ce, notamment après le refus espagnol d’autoriser l’escale de navires transportant des armes à destination d’Israël.

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Africa Press Day 2026 : la santé, un investissement vital pour l’Afrique

04. März 2026 um 13:31

L’Africa Press Day 2026, organisé par le laboratoire Roche les 4 et 5 mars à Nairobi au Kenya a réuni journalistes, décideurs politiques, experts en santé et financiers du développement autour du thème « La santé, quelle valeur ? ». Cet événement  vise à repositionner la santé comme un investissement stratégique pour l’Afrique, en soulignant son rôle dans la croissance économique, la résilience et la souveraineté continentale.

La question centrale : « Quelle santé voulons-nous ? » Quand on évoque la démographie africaine, on parle de quatre milliards d’habitants d’ici 2100 et de la plus grande population en âge de travailler pour arguer que la santé n’est plus un coût, mais un moteur de productivité, de stabilité et d’attractivité pour les investisseurs.  

Frederick Ouma Oluga, Secrétaire principal du ministère kenyan de la Santé, partage une vision personnelle forgée à l’hôpital national Kenyatta. Il dénonce les narratifs inadaptés qui obscurcissent les solutions existantes et plaide pour des systèmes responsifs face aux attentes publiques élevées, au VIH, aux MTN et aux contraintes budgétaires. Il défend un financement domestique via l’assurance santé sociale (SHA), citant l’ABUJA Declaration (15% des budgets à la santé), et des partenariats public-privé pour réduire les coûts, comme ceux de Roche.

De son côté, Dorothy Nyong’o, Première Dame de Kisumu County et membre du Africa Breast Cancer Council of Kenya, alerte : « Les vies des femmes comptent ». En 2020, 9 000 enfants africains ont perdu leur mère du cancer du sein, générant 10 milliards de dollars de pertes de productivité (2017-2023).

Investissements et innovations financières

Pour sa part, Oluranti Doherty, directrice du développement des exportations à Afreximbank, explique la transition des banques de développement vers la santé comme une « infrastructure du capital humain ». Basée au Caire avec des bureaux régionaux (Abuja, Ouganda, Malawi, Égypte, Cameroun), Afreximbank a investi plus de 3 milliards de dollars. A savoir : 2 milliards en garanties vaccinales COVID; 200 millions pour reconvertir des usines en consommables médicaux; et 300 millions pour le Centre africain d’excellence médicale à Abuja (lancé juin 2025 avec King’s College Hospital London). Ce centre excelle en oncologie, cardio et diagnostics moléculaires. Réduisant ainsi la détection tardive – un échec économique autant que clinique.

La première plénière examine les retours sur investissement en santé; le modérateur en est Paul Chilwesa de Roche. Les suivantes portent sur « Health is Resilience » (préparation pandémique, diagnostics numériques, Africa CDC, WHO) et « Health is Strength » (souveraineté via génomique et recherche locale).​ Car chaque dollar investi en thérapies oncologiques génère jusqu’à 12,40 dollars de valeur économique.

Enjeux stratégiques pour l’Afrique

Face aux maladies non transmissibles, guerres et pressions géopolitiques, le forum lie la santé à la souveraineté alimentaire et à l’Agenda 2063 de l’Union africaine (pays à revenu intermédiaire). De plus, McKinsey (2026) attribue 50% des écarts de prospérité aux résultats sanitaires. 

Au final, Africa Press Day affirme : investir dans la santé des femmes, cœur des sociétés africaines, n’est pas une charge; mais c’est un levier pour la dignité, la croissance et l’industrialisation.

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Guerre en Iran : la Fed durcit le ton et éloigne les espoirs de baisses de taux

04. März 2026 um 12:32

La guerre au Moyen-Orient s’impose désormais comme un facteur central dans les décisions de la Réserve fédérale. Compromettant ainsi les perspectives de nouvelles baisses de taux d’intérêt réclamées par l’administration de Donald Trump. Face à la montée des risques inflationnistes liés au conflit avec l’Iran, la Banque centrale américaine adopte une posture résolument prudente; après une troisième hausse consécutive des taux directeurs de 75 points de base.

Les responsables de la Fed intègrent désormais pleinement la guerre au Moyen-Orient dans leur analyse des risques économiques. Et ce, malgré la résilience jusqu’ici affichée par l’économie américaine. Un conflit prolongé, marqué par des frappes directes sur le territoire iranien et des représailles de Téhéran et de ses alliés à travers la région, pourrait affecter les États-Unis par plusieurs canaux. C’est ce dont a averti, mardi 3 mars, John Williams, président de la Réserve fédérale de New York.

À court terme, un tel scénario pourrait provoquer une chute des prix des actifs, des perturbations commerciales touchant les alliés des États-Unis et une accélération de l’inflation.

M. Williams a toutefois souligné qu’il est encore trop tôt pour mesurer précisément l’ampleur de ces effets. Tout en rappelant que des précédents historiques, comme la guerre en Ukraine, n’avaient pas profondément modifié la trajectoire de l’économie américaine. « Personne ne peut être certain de la durée de cette situation, ni de ses implications plus larges », déclare-t-il, en marge d’un discours à Washington. Il estime encore que les fluctuations des prix du pétrole observés jusqu’à présent n’ont pas encore bouleversé les fondamentaux économiques. Mais la Fed reste en attente de signaux plus durables.

Dans le même esprit, Neel Kashkari, président de la Réserve fédérale de Minneapolis, souligne que l’intervention militaire en Iran renforçait ses réserves quant à un assouplissement monétaire rapide. « Compte tenu des événements géopolitiques, nous devons collecter davantage de données », a-t-il déclaré lors de la conférence Bloomberg Invest à New York. Tout en insistant sur l’incertitude entourant la durée de la hausse des prix de l’énergie.

Les responsables de la Fed devraient donc maintenir les taux inchangés lors de leur réunion des 17 et 18 mars. Après trois baisses successives de 25 points de base en 2025, la réserve américaine avait déjà marqué une pause à la fin janvier. M. Kashkari a par ailleurs réaffirmé son soutien au président de la Fed, Jerome Powell, dont le mandat s’achève en mai. Sachant qu’il subit de fortes pressions politiques pour accélérer les baisses de taux.

Les marchés financiers semblent, eux aussi, privilégier le scénario inflationniste. La réaction initiale au conflit a renforcé les anticipations d’une politique monétaire plus restrictive. Tout en réduisant la probabilité de baisses de taux à court terme. L’incertitude est accentuée par la détermination affichée de Donald Trump de poursuivre l’offensive jusqu’au renversement du régime iranien. Une perspective qui rappelle, sans l’égaler, le choc pétrolier mondial provoqué par la révolution de 1979.

En outre, la récente vague de ventes sur le marché obligataire a encore réduit les anticipations d’une baisse des taux avant septembre. Les prix du pétrole américain ont bondi de plus de 13 % depuis le week-end, à la suite d’attaques ayant entraîné la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei et la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole brut mondial.

Dans ce contexte, les marchés n’accordent plus qu’environ 40 % de probabilité à une baisse des taux dès le mois de juin. Date à laquelle Kevin Worth, candidat de Donald Trump pour succéder à Jerome Powell, présiderait pour la première fois une réunion de politique monétaire.

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Blocage du détroit d’Ormuz : une arme à double tranchant

04. März 2026 um 12:08

Le détroit d’Ormuz est quasiment paralysé depuis que l’Iran a imposé un blocus sur la voie maritime la plus vitale au monde pour le transport du pétrole. Mais attention au retour de la manivelle pour le régime des mollahs.

« On peut commencer la guerre quand on veut, mais on ne la finit pas de même », dixit Machiavel. En élargissant le théâtre des opérations aux eaux internationales, l’Iran impose un nouveau rapport de force : la guerre ne se joue plus seulement dans le ciel, mais sur les routes maritimes vitales de l’économie globale.

Ainsi, en annonçant la fermeture du détroit d’Ormuz, la République islamique aura brutalement déplacé le centre de gravité du conflit. Ce qui n’était jusque-là qu’une guerre de frappes ciblées, de drones et de missiles dans le ciel du Moyen-Orient s’est mué en brasier maritime aux répercussions mondiales. Par ce geste, Téhéran ne se contente plus de riposter dans les airs, mais frappe au cœur du commerce énergétique planétaire. Chaque pétrolier immobilisé, chaque navire détourné, chaque prime d’assurance qui s’envole devient une arme stratégique.

Passage à l’acte

En effet, Téhéran avait annoncé samedi 28 février avoir fermé la navigation dans le détroit, menaçant de prendre les pétroliers navigant aux abords du détroit d’Ormuz pour cible. Tandis que des centaines de navires jettent l’ancre à l’extérieur de ce passage maritime étroit entre l’Iran et la péninsule arabique.

Suite à cet ultimatum, et au deuxième jour de frappes iraniennes dans le Golfe en représailles à l’attaque israélo-américaines contre l’Iran, des agences de sécurité maritime ont rapporté dimanche 1er mars que deux navires ont été attaqués aux abords de ce détroit, au large des Émirats arabes unis et d’Oman. Un premier navire, au large des côtes d’Oman, a été touché « par un projectile inconnu au-dessus de la ligne de flottaison. Bien que la salle des machines ait d’abord été signalée comme étant en feu, il a désormais été indiqué que l’incendie est sous contrôle ». C’est ce qu’a indiqué l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Dans un incident distinct, un autre « navire  a été touché par un projectile inconnu, provoquant un feu. Il a été maîtrisé et le navire a l’intention de poursuivre son voyage », a ajouté la même agence.

Enjeu géostratégique

Dès lors, n’est-il pas prévisible que le blocus de facto du détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce énergétique mondial, n’aboutisse fatalement à l’internationalisation du conflit au Moyen-Orient. Un objectif que le régime des mollahs semble atteindre contre vents et marées ?

Pour s’en convaincre, il suffit d’ouvrir la carte géographique de la région. Situé entre l’Iran et Oman, le détroit d’Ormuz est un goulet d’étranglement par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial, constituant ainsi la principale voie de navigation qui relie les riches pays pétroliers du Moyen-Orient au reste du monde. Mais, ce passage d’eau est particulièrement vulnérable en raison de sa faible largeur, 50 kilomètres environ (largeur navigable : environ 9 km en deux voies de ~3 km chacune + une zone tampon d’environ 3 km) et de sa profondeur qui n’excède pas 60 mètres. Le hic c’est qu’une fermeture, même partielle, affecterait directement les grandes puissances importatrices d’énergie en Europe et en Asie, notamment la Chine, le Japon ou encore l’Inde. Il en résulte une flambée immédiate des prix du pétrole susceptible de se transformer en  une crise locale en choc économique global.

Vers un nouveau choc pétrolier ?

Pour preuve, le cours du baril de Brent, la référence internationale de l’or noir, avait intégré avant même le conflit une prime de risque géopolitique croissante pour s’afficher à plus de 72 dollars  et les prix de l’or noir pourraient grimper au-delà des 120 dollars, un niveau plus vu depuis des années. Et ce, en cas de guerre prolongée avec un embrasement régional et des ruptures d’approvisionnement.

Toutefois, même si les pays de l’organisation de l’OPEP dont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, ainsi que, dans une moindre mesure, le Koweït et l’Irak augmentent leur production, ils restent très dépendants du bon fonctionnement du détroit d’Ormuz pour exporter.

« Cela dit, il est également possible que les prix du brut chutent rapidement en cas de cessation rapide des combats. Permettant ainsi la reprise de la production pétrolière normale et du transport maritime dans la région », relèvent les analystes d’Eurasia Group.

Mais il n’y a pas que le pétrole et le gaz qui risquent de manquer. « Environ 33 % des engrais mondiaux, y compris le soufre et l’ammoniac, transitent par le détroit d’Ormuz », selon le cabinet d’analyse Kpler. Car, chargés sur des cargos au Qatar, en Arabie saoudite ou aux Emirats arabes unis, ces fertilisants ont des destinations diverses : Inde, Chine, Brésil, mais aussi des pays africains. Et, comme une large partie des engrais est fabriquée en utilisant massivement du gaz ou du pétrole, la flambée du prix des hydrocarbures provoquée par la guerre en Iran devrait aussi avoir un effet boule de neige sur les tarifs des engrais.

Mais, attention à l’effet boomerang. Ainsi, un blocage total du détroit serait toutefois un « suicide » pour l’Iran, estime un analyste de l’International Crisis Group (ICG). « L’Iran utilise cette voie maritime pour vendre son pétrole à la Chine. Et une telle fermeture lui aliénerait son principal partenaire économique, qui dépend des importations énergétiques du Golfe pour environ 25 % de ses besoins », conclut-il.

Au final, le blocus du détroit d’Ormuz ne serait pas seulement un épisode supplémentaire des tensions au Moyen-Orient : il toucherait aux flux énergétiques mondiaux, aux équilibres militaires régionaux et aux intérêts stratégiques des grandes puissances. Autant de facteurs qui en feraient un catalyseur d’internationalisation du conflit.

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Oluranti Doherty: « L’amélioration de l’accès aux soins de santé est une nécessité économique »

04. März 2026 um 10:14

Santé et retour sur investissement : un débat clé au Africa Press Day à Nairobi. Quel est l’impact économique sur la santé? Tel est le débat organisé par le laboratoire Roche, lors de la première journée du forum Africa Press Day, qui se tient les 4 et 5 mars 2026 à Nairobi, au Kenya.

Dans son allocution, Oluranti Doherty, directrice du développement des exportations à Afreximbank, a mis en lumière les actions de la banque en matière de santé. Elle a rappelé qu’Afreximbank est une institution financière multilatérale panafricaine, dont l’objectif est de financer et de promouvoir le commerce intra-africain. Depuis plus de 30 ans, la banque déploie des structures et des solutions de financement innovantes pour soutenir la transformation du commerce africain.  « Nous sommes basés au Caire, en Égypte, avec des bureaux régionaux dans les cinq régions clés : Abuja pour l’Afrique de l’Ouest, l’Ouganda pour l’Afrique de l’Est, le Malawi pour l’Afrique australe, et l’Égypte pour l’Afrique du Nord. Nous couvrons l’Afrique centrale depuis le Cameroun », a-t-elle précisé.

Face aux guerres en cours et aux incertitudes géopolitiques qui s’accumulent, avec les pressions externes sur les pays africains, il est crucial de miser sur les facteurs de prospérité à long terme du continent. Parmi eux : la souveraineté alimentaire. Comme l’ont souligné la plupart des intervenants, les maladies non transmissibles, dont le cancer, explosent à travers le continent.

L’amélioration de l’accès aux soins de santé n’est plus seulement une obligation sociale, mais une nécessité économique. Afreximbank et d’autres institutions financières de développement ont évolué. « Nous sommes passés d’une vision traditionnelle, centrée sur le financement d’infrastructures comme les routes, l’énergie ou les ports qui restent essentiels et que nous continuons de soutenir, à une approche plus large. Une main-d’œuvre en bonne santé soutient le système et stimule la croissance économique. Une bonne route transporte les marchandises d’un pays à l’autre, mais elle ne fonctionne pas sans les personnes qui la construisent, l’exploitent, la réglementent et y acheminent les biens et le commerce.

Elle a ajouté : « Si la main-d’œuvre est malade, si les maladies sont détectées tardivement, si les familles font face à des affections catastrophiques, la productivité chute, les revenus des ménages diminuent et les entreprises deviennent fragiles. Cela limite la compétitivité d’une nation, tout comme une alimentation électrique instable. Nous considérons désormais les systèmes de santé comme une infrastructure pour le capital humain, le véritable moteur de la croissance économique et de l’industrialisation en Afrique. C’est pourquoi nous accordons une attention clé à la santé. Chez Afreximbank, nous avons déployé plus de 3 milliards de dollars pour la soutenir, la voyant comme une question de sécurité économique et nationale.  »

Ces 3 milliards incluent les 2 milliards fournis sous forme de garanties de paiement anticipé pendant la pandémie de COVID-19, pour aider les pays membres à accéder aux vaccins ; les facilités de crédit de 200 millions accordées pour reconvertir des usines en production de consommables médicaux; et plus de 300 millions investis pour le Centre africain d’excellence médicale à Abuja, un établissement tertiaire traitant les maladies non transmissibles comme l’oncologie, les affections cardiovasculaires et dermatologiques.

« Pour Afreximbank, la santé est clé et nous continuerons de jouer un rôle majeur « , a-t-elle affirmé. Développé en partenariat avec le King’s College Hospital London et lancé en juin 2025, ce centre dispose de cinq salles d’opération, trois laboratoires de cathétérisme pour des chirurgies cardiaques et cardiovasculaires complexes, ainsi que des laboratoires moléculaires de pointe en génétique moléculaire, hématologie, chimie, histopathologie et microbiologie. « Renforcer les diagnostics réduit la détection tardive, qui n’est pas seulement un échec clinique, mais aussi économique. Nous continuerons donc à déployer nos ressources pour soutenir la santé » coclut-elle

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La crise au Moyen-Orient fait rebondir l’or

04. März 2026 um 09:55

Les cours de l’or ont nettement rebondi ce mercredi 4 mars, avec une progression de plus de 1 %, après avoir touché la veille leur plus bas niveau depuis plus d’une semaine. L’escalade des frappes américano-israéliennes contre l’Iran et la montée de l’incertitude géopolitique ont ravivé la demande pour les actifs considérés comme des valeurs refuges.

L’or au comptant s’est apprécié de 1,6 % pour atteindre 5 168,69 dollars l’once dans la matinée du 4 mars. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont, de leur côté, gagné 1,1 %, à 5 178,40 dollars l’once.

Ce rebond intervient après une chute de plus de 4 % enregistrée mardi 3 mars, lorsque le métal précieux avait touché son plus bas niveau depuis le 20 février…

Pour Ilya Spivak, responsable de la macroéconomie mondiale chez Tasty Life, l’or conserve une dynamique propre. « Il ne serait pas surprenant que le métal jaune ignore ces facteurs pendant plusieurs jours, car il a tendance à suivre sa propre trajectoire et à faire preuve de résilience, indépendamment des fluctuations du dollar », estime-t-il.

La hausse des prix de l’énergie a renforcé ce mouvement. Les cours mondiaux du pétrole et du gaz ont progressé après des attaques contre des navires et des infrastructures énergétiques, ainsi que des interruptions de navigation dans le Golfe, ayant contraint le Qatar et l’Irak à suspendre temporairement une partie de leur production…

Les autres métaux précieux ont également profité du regain d’aversion au risque. L’argent au comptant a bondi de 3,5 %, à 84,92 dollars l’once, après avoir plongé de plus de 8 % la veille. Le platine a progressé de 2,7 %, à 2 139,56 dollars l’once, tandis que le palladium a gagné 1,6 %, à 1 673,87 dollars.

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Riadh Sidaoui : « En frappant l’Iran, les États-Unis visent la Chine »

04. März 2026 um 09:34

La mèche n’a pas été allumée par hasard. C’est l’une des thèses fortes que Riadh Sidaoui, expert en géopolitique, a développées dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, lors d’un panel de spécialistes. Pour lui, le conflit qui touche actuellement l’Iran n’est pas un accident de l’histoire, mais bien le produit d’une séquence planifiée, dont les répercussions pourraient faire basculer l’économie mondiale et redistribuer les cartes du pouvoir planétaire.

Riadh Sidaoui rejette d’emblée toute lecture de l’attaque contre l’Iran comme un événement imprévisible. Il affirme que les signaux opérationnels étaient déjà lisibles au moment où le porte-avions Gerald Ford s’est positionné à Haïfa, étape qu’il présente comme la traduction concrète des engagements militaires arrêtés lors de la rencontre entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou à la Maison Blanche.

L’analyste note que la République islamique, forte des enseignements tirés du conflit de juin 2025, n’a pas attendu pour activer ses mécanismes de riposte. Les frappes iraniennes ont, souligne-t-il, ciblé avec précision les dispositifs aéronavals et les installations radar américaines déployées au Koweït, au Qatar, en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn.

Riadh Sidaoui souligne également que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a tenu à rassurer les capitales voisines, en affirmant que seules les infrastructures militaires étrangères constituaient des cibles des ripostes iraniennes.

L’onde de choc économique et le verrou d’Ormuz

Sur le terrain des marchés, Riadh Sidaoui identifie une gestion délibérée du calendrier. Le choix de déclencher l’offensive en fin de semaine, selon lui, répondait à une logique d’atténuation : limiter l’impact immédiat sur les Bourses mondiales, même si des indicateurs avant-coureurs comme la chute du titre United Airlines ont suffi à mettre les marchés en alerte. L’enjeu central reste, à ses yeux, le détroit d’Ormuz. Si le transit pétrolier venait à être durablement interrompu dans ce goulet par lequel transite plus de 20 % de l’offre mondiale, l’analyste envisage une flambée du cours du baril vers des niveaux situés entre 200 et 300 dollars.

À rebours des calculs supposés des stratèges occidentaux, Riadh Sidaoui observe que l’agression extérieure produit sur la population iranienne un effet radicalement opposé à celui escompté. La pression militaire étrangère, selon lui, a ravivé le sentiment national au détriment des revendications sociales internes, rendant toute perspective de restauration monarchique parfaitement illusoire. L’analyste qualifie cette hypothèse de chimère coupée de la réalité politique héritée de 1979.

La clé de lecture centrale que propose Riadh Sidaoui est d’ordre géoéconomique. Frapper l’Iran reviendrait, dans son analyse, à asphyxier la Chine, dont 90 % des importations énergétiques en provenance iranienne seraient menacées. Cette logique s’inscrirait dans une course de vitesse engagée par Washington pour enrayer la montée en puissance de Pékin, dont le produit intérieur brut devrait dépasser celui des États-Unis à l’horizon 2032. L’affaiblissement des membres des BRICS constituerait, selon lui, une priorité stratégique existentielle pour les Américains.

La France aux marges d’un monde tripolaire

Dans ce nouvel ordre global que Riadh Sidaoui décrit comme structuré autour d’un triangle de puissance sino-russo-américain, la France apparaît singulièrement démunie. Plombée par un endettement massif à l’égard de Pékin et dépourvue de levier diplomatique autonome, Paris serait condamnée au rang de spectateur d’une recomposition internationale où, selon l’analyste, seule la détention de l’arme nucléaire et la maîtrise des ressources énergétiques confèrent une véritable capacité d’action aux États.

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Économie verte, bleue et circulaire : seulement 20 MDT mobilisés

04. März 2026 um 08:21

Lancement officiel d’une ligne de crédit de 20 millions de dinars (MDT) destinée au financement de projets relevant de l’économie verte, de l’économie bleue et de l’économie circulaire. L’annonce a été faite mardi 3 mars 2026 par le ministère de l’Environnement.

Le département explique que cette enveloppe vise à soutenir les jeunes promoteurs souhaitant créer leurs propres projets ainsi que les entreprises de toutes catégories, y compris les entreprises communautaires. Ainsi, les bénéficiaires pourront accéder à des crédits d’investissement à des conditions préférentielles afin de stimuler l’investissement durable, favoriser la création d’emplois, appuyer les initiatives écologiques et renforcer la résilience de l’économie nationale face aux défis environnementaux et climatiques.

Cependant, il faut noter que les crédits accordés ne pourront en aucun cas dépasser 50 % des besoins de financement du projet, avec un plafond fixé à 500 mille dinars par bénéficiaire, avec un délai de remboursement de dix ans, dont trois ans de grâce, avec un taux d’intérêt équivalent à celui appliqué sur le marché monétaire.

Toutefois, on se demande si ce montant est en mesure de booster le secteur dans le pays, sachant qu’il demande d’importants investissements..

Voici les projets éligibles à cette ligne de crédit : l’économie verte (agriculture biologique, tourisme écologique et gestion intégrée des déchets), l’économie bleue (pêche durable, protection des écosystèmes marins et valorisation des ressources hydrauliques), et l’économie circulaire (initiatives de valorisation des déchets).

Selon le ministère de l’Environnement, un certain nombre d’établissements bancaires ont adhéré à cette ligne de crédit, entre autres la Société Tunisienne de Banque (STB), la Banque Nationale Agricole (BNA), la Banque de l’Habitat (BH), la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS), la Banque de Tunisie et des Émirats (BTE), Attijari Bank Tunisie, l’Arab Tunisian Bank (ATB) et la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT).

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UE–Suisse : un nouvel accord stratégique signé à Bruxelles

03. März 2026 um 17:43

L’Union européenne et la Suisse ont signé, lundi 2 mars à Bruxelles, un vaste paquet de 18 accords destinés à restructurer durablement leurs relations. Paraphé par Ursula von der Leyen et Guy Parmelin, le texte doit encore être approuvé par les instances européennes puis par le Parlement suisse – et probablement soumis au vote populaire.

Ces accords couvrent des domaines clés : libre circulation des personnes, transports terrestre et aérien, agriculture, électricité, sécurité alimentaire, santé ou encore reconnaissance des normes. Objectif affiché : fluidifier les échanges et renforcer la compétitivité des deux partenaires.

La Suisse, qui ne fait pas partie de l’UE, consolide ainsi son accès au marché intérieur européen, son premier partenaire commercial. Les échanges bilatéraux représentent environ 550 milliards d’euros par an, et plus de la moitié du commerce extérieur suisse se fait avec l’UE.

Berne rejoindra également plusieurs programmes européens, dont Horizon Europe et Erasmus+. Une clause de sauvegarde permettra toutefois à la Suisse de suspendre la libre circulation en cas de difficultés économiques ou sociales majeures.

En contrepartie, la Confédération augmentera sa contribution financière au budget européen : 375 millions d’euros par an entre 2030 et 2036 pour financer des projets communs, notamment en matière migratoire et sanitaire.

Les négociations, entamées en 2014 puis interrompues en 2021, ont repris en mars 2024 pour aboutir à ce compromis. « La signature d’aujourd’hui n’est pas la fin du chemin », a rappelé Guy Parmelin : le texte doit encore franchir plusieurs étapes politiques avant d’entrer en vigueur.

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Samira Guiza, un nouveau visage à la tête du Tribunal administratif

03. März 2026 um 17:16

Le 2 mars 2026 marque un tournant pour la justice administrative tunisienne. Le président Kaïs Saïed a nommé Samira Guiza à la présidence du Tribunal administratif. Une décision hautement symbolique : elle devient la deuxième femme à occuper cette fonction stratégique, après Raoudha Mechichi en 2011. Une nomination qui récompense plus de trois décennies d’engagement au service du droit.

Une carrière construite avec constance et détermination

Entrée au Tribunal administratif de Tunis en 1993, Samira Guiza n’a cessé de gravir les échelons avec rigueur et discrétion. Conseillère adjointe à ses débuts, elle devient conseillère en 1999, avant d’être nommée commissaire d’État en 2002 – un poste clé dans l’élaboration de la jurisprudence administrative. En 2006, elle prend la présidence d’une chambre de première instance. Sa progression se poursuit : commissaire d’État général en 2010, présidente d’une chambre d’appel en 2012, puis, en 2017, présidente d’une chambre de cassation – le plus haut degré de la justice administrative.

Un parcours qui reflète une expertise solide et une confiance institutionnelle constante. Au-delà de ses fonctions juridictionnelles, Samira Guiza s’est illustrée par son engagement institutionnel.

Vice-présidente du Conseil administratif provisoire de la magistrature, elle participe activement à la gouvernance et à la discipline de l’ordre administratif. Elle a également présidé le conseil de discipline de l’Agence tunisienne antidopage entre 2001 et 2004, témoignant d’un attachement marqué aux principes d’éthique et de rigueur.

Des racines académiques et une expérience d’avocate

Avant de rejoindre la magistrature administrative, elle a exercé comme avocate au Barreau de Tunis (1992-1993). Parallèlement, elle a contribué à la formation universitaire en tant qu’assistante à l’ISCAE de Tunis entre 1991 et 1996, enseignant le management et les sciences économiques.

Une double culture – juridique et académique – qui enrichit aujourd’hui sa vision institutionnelle. Au-delà de la reconnaissance d’un parcours exemplaire, cette nomination incarne l’évolution de la place des femmes dans les hautes sphères judiciaires en Tunisie.

À la tête d’une institution clé dans la protection des droits et l’équilibre des pouvoirs, Samira Guiza ouvre par cette nomination un nouveau chapitre pour le Tribunal administratif — un chapitre qui pourrait conjuguer continuité, modernisation et exigence.

Une page s’écrit. Avec expérience, et détermination.

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Troisième Guerre mondiale : quels seraient les pays plus sûrs au monde ?

03. März 2026 um 16:21

Si une Troisième Guerre mondiale éclatait – hypothèse très peu plausible, il n’y a plus de colonies -, les zones les plus sûres seraient généralement celles qui cumulent neutralité politique, isolement géographique, faible valeur stratégique et autosuffisance alimentaire et énergétique.

Et en la matière, les experts en risques géopolitiques citent cinq pays sûrs, en l’occurrence :

La Nouvelle-Zélande, pour son isolement extrême dans le Pacifique Sud. Mais aussi la faible importance stratégique militaire mondiale, la forte autosuffisance agricole et la stabilité politique. En outre, elle est régulièrement classée parmi les pays les plus sûrs en cas de conflit nucléaire mondial.

En deuxième position, on retrouverait l’Islande, pour sa position isolée dans l’Atlantique Nord, sa petite population, l’énergie 100 % renouvelable (géothermie, hydroélectricité). De même qu’elle possède très peu d’objectifs militaires majeurs.

Ensuite, la Suisse occuperait la 3ème position en termes d’endroits sûrs au monde, pour trois raisons fondamentales : sa tradition historique de neutralité; ses infrastructures de protection civile (abris antiatomiques); et sa stabilité politique. Toutefois, sa situation géographique au cœur de l’Europe serait à même de l’exposer aux retombées en cas de conflit continental.

L’Argentine et le Chili (par leur éloignement des grandes puissances nucléaires, faible densité de population dans le sud et ressources agricoles importantes) complètent le podium des cinq pays qui seraient les plus sûrs en cas d’un conflit mondial.

On aura donc compris que la Tunisie n’en fait pas partie (comme vous le constaterez sur la carte). Mais peu importe, car la probabilité qu’il ait une Guerre mondiale est extrêmement mince, pour ne pas dire nulle.

En revanche, les zones généralement les plus risquées seraient les grandes puissances nucléaires (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni…). Ainsi que leurs alliés militaires majeurs (OTAN), mais aussi les grandes capitales politiques, les centres industriels et les bases militaires stratégiques.

Toujours selon la littérature, voici les cinq critères clés pour survivre à un conflit mondial; à savoir : distance des cibles nucléaires potentielles; l’autosuffisance alimentaire et énergétique; la faible densité de population; la stabilité politique; et l’accès à l’eau potable.

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En pleine crise iranienne, les raffineurs chinois tirent leur épingle du jeu

03. März 2026 um 15:36

Les raffineurs de pétrole en Chine — pays qui importe plus de brut que tout autre au monde — sont bien positionnés pour absorber les perturbations causées par la montée des tensions autour de l’Iran. Les opérateurs du marché estiment que les tensions géopolitiques récentes n’auront qu’un impact limité à court terme sur leurs activités.

Cette solidité repose sur deux principaux facteurs : des achats importants de pétrole iranien et russe ces derniers mois, qui ont renforcé leurs stocks; et des réserves stratégiques constituées par l’État chinois, qui servent de tampon face aux chocs externes.

Réserves stratégiques

Car si l’approvisionnement en pétrole venait à être limité, ce qui reste aujourd’hui une hypothèse, la Chine et les États-Unis disposent de réserves pour atténuer la pression sur les prix, au moins dans une certaine mesure. Les deux pays qui consomment le plus d’hydrocarbures au monde, les États-Unis (qui sont quasiment autosuffisants mais veulent éviter une flambée des prix à la pompe) et la Chine ont pris leurs précautions face à une guerre qui semblait de plus en plus inévitable, en constituant des stocks importants.

En outre, notons que les normes historiques et les exigences de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) demandent aux Etats membres de disposer d’au moins 90 jours d’importations nettes de pétrole brut et de produits raffinés dans leurs réserves stratégiques.

Grâce à ces approvisionnements abondants en brut à bas coût, les raffineurs chinois sont donc relativement protégés contre une éventuelle interruption des flux pétroliers liée au conflit en Iran.

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