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Heute — 25. März 2026Französischsprachig

E-Consulat : la Tunisie accélère la digitalisation de ses services à l’étranger

25. März 2026 um 09:29

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a présidé mardi à Berlin une réunion consacrée à l’amélioration des services consulaires et au renforcement de la coordination avec les représentations tunisiennes en Allemagne. Tenue au siège de l’ambassade de Tunisie à Berlin, la rencontre a réuni les […]

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Temps partiellement nuageux avec hausse légère des températures au Nord

25. März 2026 um 09:24

Des brouillards locaux sont prévus le matin sur le Nord-Ouest, suivis de passages nuageux sur la plupart des régions. Le vent soufflera de secteur Ouest, assez fort près des côtes et faible à modéré à l’intérieur du pays. La mer sera agitée au Nord et peu agitée à mouvante dans  les côtes Est. Les températures […]

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Monnaie – Chronique d’une indépendance sous tension

25. März 2026 um 09:20

Il est des moments où les certitudes économiques se fissurent sous la pression de l’histoire. La monnaie, que l’on croyait neutre, technique, presque froide, redevient soudain un instrument profondément politique. La récente inflexion des projections de la Banque centrale européenne n’est pas un simple ajustement statistique : elle révèle une transformation plus profonde, presque philosophique, du rôle des banques centrales dans un monde désormais dominé par les chocs géopolitiques. La guerre au Moyen-Orient, en ravivant le spectre d’une inflation énergétique, agit comme un révélateur brutal : l’indépendance monétaire, longtemps érigée en dogme, se heurte aujourd’hui à la réalité d’un monde instable où l’économie ne peut plus être pensée hors du politique.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, mais ils ne disent pas tout. Une inflation attendue à 2,6 % en 2026, une croissance ramenée à 0,9 % : derrière ces données se dessine une tension fondamentale, presque tragique, entre deux impératifs contradictoires. Stabiliser les prix ou soutenir l’activité ? Agir ou attendre ? La BCE se retrouve enfermée dans ce dilemme classique, mais exacerbé par la nature même du choc.

Car cette inflation n’est pas le produit d’un excès de demande. Elle est importée, énergétique, géopolitique. Elle échappe, en grande partie, aux leviers traditionnels de la politique monétaire. En ce sens, elle met en échec l’héritage intellectuel de Milton Friedman, pour qui l’inflation relevait avant tout d’un phénomène monétaire. Le réel, une fois encore, déborde la théorie.

Dans cette configuration, relever les taux revient à agir sur les symptômes plutôt que sur les causes. C’est contenir la demande intérieure sans pouvoir infléchir le prix du pétrole ou du gaz. C’est, en somme, accepter une forme de sacrifice économique au nom de la crédibilité monétaire.

Mais peut-on encore parler de crédibilité lorsque les instruments apparaissent impuissants face à l’origine du choc ? La question, longtemps théorique, devient aujourd’hui concrète.

Banques centrales : entre indépendance proclamée et dépendance réelle

Depuis plusieurs décennies, l’indépendance des banques centrales s’est érigée en principe presque intangible. Elle était censée assurer la discipline monétaire, prémunir contre les dérives inflationnistes des gouvernements et stabiliser les anticipations. Les travaux de Robert Barro, bien connus de nos étudiants, ont conféré à cette doctrine une base théorique robuste : pour être crédible, la politique monétaire devait être affranchie des aléas et des cycles politiques.

Mais l’histoire récente a profondément ébranlé cette architecture. La crise financière de 2008, puis la pandémie, ont transformé les banques centrales en acteurs centraux de la stabilisation économique. Elles ont injecté des liquidités massives, soutenu les marchés, parfois même financé indirectement les États. Loin d’être des institutions neutres, elles sont devenues des piliers du système.

Aujourd’hui, avec le retour des chocs géopolitiques, une nouvelle étape est franchie. La BCE ne réagit plus seulement à des déséquilibres économiques internes ; elle doit intégrer des variables exogènes, imprévisibles, souvent violentes. Elle devient, malgré elle, un acteur du monde.

Les anticipations des grandes institutions financières – J.P. Morgan, Barclays, Morgan Stanley – traduisent cette mutation. Elles ne se contentent plus d’analyser des fondamentaux économiques; elles tentent d’anticiper des décisions prises dans un environnement saturé d’incertitudes politiques. Le calendrier des hausses de taux, désormais envisagé dès avril avec des prolongements en juin, juillet ou septembre, devient lui-même tributaire d’événements qui échappent à la sphère économique.

Dans ce contexte, l’indépendance apparaît comme une fiction utile mais incomplète. Elle existe dans les statuts, mais elle se heurte aux contraintes du réel.

Le langage des banquiers centraux : une rhétorique de l’incertitude

Les mots ont changé. Ils sont devenus plus prudents, mais aussi plus chargés. Lorsque François Villeroy de Galhau (3*) évoque un conflit « plus long, plus intense », il ne se contente pas de décrire une situation géopolitique : il prépare les esprits à une inflexion monétaire. Le discours des banquiers centraux, autrefois technique, s’est mué en un exercice d’équilibriste, où chaque phrase doit à la fois rassurer et alerter.

Cette évolution n’est pas anodine. Elle traduit une transformation profonde du rôle des banques centrales dans la formation des anticipations. Comme l’a montré Paul Krugman (4*), la politique monétaire est aussi une politique des attentes. Or, dans un monde incertain, ces attentes deviennent elles-mêmes instables.

La BCE doit ainsi naviguer entre deux écueils : agir trop tôt et risquer de casser la croissance, ou agir trop tard et perdre le contrôle de l’inflation. Ce dilemme, déjà présent en 2022, revient aujourd’hui avec une intensité accrue. Mais cette fois, l’institution semble déterminée à ne pas répéter les hésitations du passé.

L’onde de choc européenne et ses résonances tunisiennes

Pour la Tunisie, cette séquence européenne n’est pas un simple épisode lointain. Elle constitue une onde de choc aux multiples canaux de transmission, économiques, financiers et sociaux.

Le premier de ces canaux est monétaire. Un resserrement des taux en zone euro tend à renforcer l’attractivité de la devise européenne, ce qui exerce une pression sur le dinar. Dans un pays où les équilibres extérieurs sont fragiles, cette dynamique peut rapidement se traduire par une dépréciation, alimentant à son tour l’inflation importée.

Le second canal est financier. La hausse des taux européens renchérit le coût du capital à l’échelle mondiale. Pour une économie comme la Tunisie, déjà confrontée à des contraintes de financement, cela signifie un accès plus difficile et plus coûteux aux marchés internationaux. La dette devient plus lourde, les marges de manœuvre budgétaires plus étroites.

Mais c’est peut-être par le canal réel que l’impact sera le plus durable. Une croissance européenne affaiblie réduit la demande adressée aux exportations tunisiennes. Elle pèse sur le tourisme, sur les investissements, sur l’ensemble des flux qui relient la Tunisie à son principal partenaire économique.

À cela s’ajoute la question énergétique. La hausse des prix du pétrole et du gaz, amplifiée par les tensions géopolitiques, frappe directement une économie dépendante des importations. Elle alimente l’inflation, creuse le déficit extérieur et fragilise le pouvoir d’achat.

Ainsi, la Tunisie se retrouve à la croisée des vulnérabilités : monétaire, financière, commerciale et énergétique.

Repenser l’indépendance à l’échelle nationale : le cas tunisien

Dans ce contexte, le débat sur l’indépendance des banques centrales prend une dimension particulière. La Banque centrale de Tunisie, comme ses homologues, est confrontée à une équation complexe : contenir l’inflation sans étouffer une économie déjà fragile.

Mais la question dépasse le cadre strict de la politique monétaire. Elle renvoie à la cohérence globale du « policy mix ». Comme le souligne Olivier Blanchard (5*), la coordination entre politique monétaire et politique budgétaire est devenue essentielle dans un monde marqué par des chocs multiples.

Pour la Tunisie, cela implique de sortir d’une approche fragmentée des politiques économiques. La lutte contre l’inflation ne peut reposer uniquement sur les taux d’intérêt. Elle nécessite une stratégie plus large, intégrant la politique énergétique, la politique industrielle et la gestion des équilibres extérieurs.

L’indépendance de la banque centrale, dans ce cadre, ne doit pas être remise en cause, mais repensée. Non pas comme une séparation stricte, mais comme une articulation intelligente entre différentes sphères de décision.

Vers une économie de l’incertitude permanente

Au fond, ce que révèle la séquence actuelle, c’est l’entrée dans une nouvelle ère. Une ère où les chocs ne sont plus exceptionnels mais permanents, où l’incertitude devient la norme, où les frontières entre « économie » et « géopolitique » s’effacent.

Dans ce monde, les banques centrales ne peuvent plus se contenter d’être des gardiennes de la stabilité des prix. Elles doivent devenir des institutions capables d’absorber les chocs, d’orienter les anticipations, de participer à la résilience globale des économies.

Mais cette transformation a un prix : celui de la fin de l’illusion de neutralité. La politique monétaire est, et restera, profondément politique.

Pour la Tunisie, l’enjeu est clair. Il ne s’agit pas seulement de s’adapter aux décisions de la BCE, mais de construire une capacité interne de résistance et d’anticipation. Cela suppose des réformes structurelles, mais aussi une réflexion renouvelée sur le rôle de l’État, des institutions et des politiques économiques.

Car dans un monde incertain, la véritable indépendance n’est peut-être pas celle des banques centrales, mais celle des économies elles-mêmes.

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(2*) Robert Joseph Barro est un macroéconomiste américain, né le 28 septembre 1944 à New York et professeur d’économie à l’université Harvard. Barro est connu pour ses contributions en macroéconomie, notamment ses travaux sur la croissance économique et les effets des politiques fiscales. Il est considéré comme un économiste de tendance libérale classique voire libertarien, influençant les débats économiques contemporains.

(3*) François Villeroy de Galhau est né le 24 février 1959 à Strasbourg. Il est un ancien élève de l’ENA et inspecteur des finances, ayant rejoint la direction du Trésor en 1988.

(4*) Paul Krugman né le 28 février 1953, est un économiste américain renommé et professeur à l’Université de Princeton, connu pour ses contributions à la théorie du commerce international. Krugman écrit sur des sujets économiques variés tels que la distribution des revenus, la fiscalité, la macroéconomie et il est éditorialiste au New York Times. En plus de ses travaux académiques, Paul Krugman a reçu le Prix Nobel d’économie pour ses avancées dans la compréhension des échanges internationaux.

(5*) Olivier Blanchard est un économiste français né le 27 décembre 1948. Il est principalement connu pour ses contributions à la macroéconomie, et pour avoir été l’économiste en chef du Fonds monétaire international entre 2008 et 2015.

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Les exportations d’huile d’olive tunisienne dépassent les 2 milliards de dinars

25. März 2026 um 08:57

Durant les quatre premiers mois de la campagne agricole 2025-2026, la Tunisie a exporté environ 184 mille tonnes d’huile d’olive. Ce qui correspond à une progression par rapport à la même période de la campagne précédente, relève l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri).

Quant à la valeur des exportations, elle a atteint quelque 2,3 milliards de dinars, confirmant l’importance du secteur pour l’économie agricole du pays. Mais en dépit de cette hausse des volumes exportés, le prix moyen de l’huile d’olive a légèrement diminué pour s’établir autour de 12 dinars le litre.

En tête des principaux pays importateurs d’huile d’olive tunisienne, on retrouve l’Union européenne qui absorbe plus de 57 % des exportations. Suivent l’Amérique du Nord et d’autres marchés internationaux.

Concernant l’huile d’olive biologique, les exportations ont atteint environ 22 mille tonnes, générant près de 298 millions de dinars.

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L’UGTT entame un congrès décisif

25. März 2026 um 08:46

Le coup d’envoi de l’élection du bureau exécutif de l’UGTT est donné ce mercredi 25 mars 2026 et le congrès se poursuivra jusqu’au vendredi 27 mars 2026. Selon les données fournies, ce congrès aurait dû se tenir un an plus tôt afin de régler les conflits internes. Tandis que les avis restent partagés, entre le boycott de certaines branches régionales et l’appel par d’autres à sa tenue.

Affaiblie sur l’échiquier national, l’UGTT subit aussi des coupes budgétaires. A savoir que le gouvernement a suspendu les prélèvements automatiques des cotisations syndicales des fonctionnaires publics. Ce qui a conduit l’UGTT à lancer une campagne d’adhésions directes en ligne, sans que les résultats n’aient été publiés à ce jour.

Autre défi majeur : la parité dans l’organisation. Elle reste au dessous des attentes en raison du manque de femmes aux postes clés.

Ce que l’on sait : les travaux du congrès ordinaire de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) commencent dès aujourd’hui. 614 délégués ont obtenu la qualité de membres du congrès et sont appelés à participer à l’élection de 15 membres du nouveau bureau exécutif de l’organisation, ainsi que de deux instances nationales chargées du règlement intérieur et du contrôle financier. Le nombre de candidatures au bureau exécutif national s’élève à 46.

Pourtant, ce congrès se déroule dans un contexte de crise structurelle que traverse l’UGTT, sur fond d’appels successifs lancés par l’opposition syndicale pour suspendre ses travaux et résoudre les problèmes à l’origine de la crise profonde que connaît l’organisation.

Les syndicalistes placent de grands espoirs dans ce congrès, où la réorganisation est cruciale. Et ce, afin de surmonter les conflits internes que le bureau exécutif sortant, dirigé par son secrétaire général, Noureddine Taboubi, a connus. A cet égard, notons qu’il avait annoncé sa démission le 23 décembre 2025 avant de revenir ensuite sur sa décision, puis de poursuivre le processus d’organisation du congrès.

En somme, 46 candidats briguent les sièges du prochain bureau exécutif, dont neuf femmes, parmi lesquelles deux membres du bureau sortant : Hedia Arfaoui et Sihem Bousseta.

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Le titre SOTUVER reprend sa cotation le 25 mars 2026

25. März 2026 um 08:44

Le Conseil du marché financier (CMF) a annoncé la reprise de la cotation du titre de la Société Tunisienne de Verreries (SOTUVER) à partir du mercredi 25 mars 2026.

Cette reprise intervient alors que l’instruction du dossier relatif à une demande d’autorisation d’acquisition d’un bloc de titres susceptible de conférer le contrôle majoritaire des droits de vote se poursuit.

Pour rappel, cette demande a été déposée le 10 mars 2026, conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier et de l’article 166 du règlement général de la Bourse des valeurs mobilières de Tunis. Le CMF a indiqué que le marché sera tenu informé de toute évolution significative relative à ce dossier.

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La BT améliore ses profits et distribuera 0,350 dinar par action

25. März 2026 um 08:21

La Banque de Tunisie annonce que son Conseil d’administration, réuni le 23 mars 2026, a arrêté les états financiers individuels et consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2025. Les résultats font ressortir une progression modérée du bénéfice, confirmant la stabilité de la performance de l’établissement.

Au terme de l’exercice 2025, la banque a dégagé un résultat net individuel de 190,3 millions de dinars, contre 188,4 millions de dinars un an auparavant, soit une légère amélioration dans un contexte économique marqué par des incertitudes.

Au niveau consolidé, le résultat net part du groupe s’établit à 202,8 millions de dinars, contre 199,4 millions de dinars à la fin de l’exercice précédent, confirmant une évolution positive de l’activité à l’échelle du groupe.

Le Conseil d’administration a également décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire le 28 avril 2026 à 9h. À cette occasion, il proposera aux actionnaires la distribution d’un dividende de 0,350 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Cette proposition s’inscrit dans la continuité de la politique de rémunération régulière des actionnaires adoptée par la banque, souligne-t-on.

Ces résultats témoignent de la résilience de la Banque de Tunisie, qui poursuit une trajectoire de croissance maîtrisée tout en maintenant une politique de distribution attractive pour ses investisseurs.

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Visite de Giorgia Meloni à Alger : au-delà du gaz

25. März 2026 um 08:19

La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, arrive à Alger dans un contexte énergétique européen particulièrement tendu. Mais au-delà de l’urgence gazière, ce déplacement illustre surtout la transformation progressive du partenariat stratégique entre Rome et Alger.

Le moment est hautement symbolique, affirme le site ecotimesdz.com, ajoutant que la frappe iranienne contre l’installation gazière de Ras Laffan au Qatar et les tensions autour du détroit d’Ormuz ont brutalement fragilisé les chaînes d’approvisionnement en GNL. Du reste, pour l’Italie, l’impact est immédiat, car les autorités italiennes estiment que Doha ne serait plus en mesure d’assurer une partie de ses livraisons, menaçant près de 10 % de la consommation nationale.

Par conséquent et face à ce choc, Rome se doit d’accélérer ses sources de diversification. Ainsi, si des discussions sont engagées avec plusieurs fournisseurs, l’Algérie reste l’option privilégiée. Depuis la rupture énergétique avec la Russie en 2022, elle couvre déjà environ 30 % des besoins italiens en gaz. Les négociations en cours entre Eni et Sonatrach pour augmenter les volumes devraient ainsi figurer au cœur de la visite de la présidente du Conseil italien à Alger.

Lire aussi – Algérie : Sonatrach et ENI signent un contrat de partage de production de 1,35 milliard de dollars

Et ce n’est pas tout. La relation bilatérale ne se limiterait plus à l’énergie, soulignent plusieurs médias algériens. En effet, les échanges commerciaux ont atteint près de 13 milliards d’euros en 2025, avec une progression marquée des exportations italiennes d’équipements industriels et de machines.

Et un nouveau chapitre est venu s’ajouter au tableau, à savoir l’industrie qui concerne entre autres l’automobile, l’agroalimentaire et les mines qui intéressent et attirent désormais les entreprises italiennes. « De Fiat à des sous-traitants comme Sigit, l’Algérie apparaît de plus en plus comme une plateforme industrielle émergente en Méditerranée ».

En clair, la visite de Meloni dépasse la simple diplomatie énergétique : elle consacre l’émergence d’un partenariat économique et stratégique appelé à s’approfondir.

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La Tunisie valide un plan à 30 000 emplois et 7 milliards d’exportations pour ce secteur

25. März 2026 um 09:06

Le ministère de l’Industrie lance officiellement son Pacte de compétitivité. La ministre a réuni le premier comité de pilotage ce mardi 24 mars à Tunis. L’enjeu est clair. La Tunisie doit devenir un pôle technologique majeur. Ce projet s’inscrit directement dans la stratégie nationale d’innovation. Le gouvernement mise sur des projets à forte valeur ajoutée pour attirer les investisseurs.

Des infrastructures dédiées à l’innovation

La feuille de route court jusqu’en 2030. Elle prévoit la création de quatre centres de recherche et développement. Le plan ne se limite pas à l’industrie pure. L’innovation devient le moteur de la croissance. L’objectif est de transformer durablement le paysage industriel local. Le texte soutient massivement l’investissement productif pour rester compétitif sur le marché mondial.

Une accélération massive de l’emploi

Les chiffres annoncés sont ambitieux. Le secteur doit créer 30 000 nouveaux emplois en cinq ans. Le taux d’intégration locale passera de 35 % à 55 %. Côté commerce, les exportations doivent doubler pour atteindre 7 milliards de dinars. Aujourd’hui, 150 entreprises font déjà vivre la filière. Elles emploient 70 000 personnes et forment une base solide pour ce changement d’échelle.

La suite dépendra de la concertation avec les entreprises. Les membres du comité doivent maintenant transformer ces idées en actions de terrain. Le dialogue avec les partenaires institutionnels sera décisif pour la réussite du pacte.

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Iran | Comment Netanyahu et le Mossad ont-ils manipulé Trump ?

25. März 2026 um 09:11

Alors que la guerre israélo-américaine contre l’Iran est à sa quatrième semaine, les calculs et les considérations en coulisses ayant aboutis à son déclenchement continuent d’être dévoilés et il devient de plus en plus évident que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a joué un rôle décisif en poussant le président américain Donald Trump à s’engager dans cette aventure. (Photo: Des Iraniens observent les destructions provoquées par les raids israélo-américains sur Téhéran).

Imed Bahri

Selon le New York Times, le directeur du Mossad David Barnea aurait affirmé à Netanyahu, lors des préparatifs de l’attaque conjointe, qu’il pouvait déclencher un soulèvement en Iran qui renverserait le régime et mettrait fin rapidement à la guerre.

Le journal cite des sources américaines selon lesquelles Netanyahu aurait adopté le plan du Mossad et convaincu Trump que l’objectif affiché était réaliste. Cependant, quelques jours après le début du conflit, Netanyahu semblait frustré, constatant que la promesse n’avait pas été tenue et craignant chaque jour davantage que Trump ne mette fin à la guerre.

Barnea prétendait que son service était en mesure de galvaniser l’opposition iranienne, déclencher des émeutes et autres actes de rébellion susceptibles d’entraîner la chute du régime iranien. Il a également présenté cette proposition à de hauts responsables de l’administration Trump lors d’une visite à Washington à la mi-janvier.

Le NYT explique que malgré le scepticisme de hauts responsables américains quant à la faisabilité du plan, Netanyahu et Trump l’ont adopté avec optimisme. Ils pensaient qu’assassiner les dirigeants iraniens dès le début du conflit combiné à une série d’opérations de renseignement visant à encourager un changement de régime, entraînerait un soulèvement populaire qui mettrait rapidement fin à la guerre.

La «révolution» toujours attendue

Le quotidien américain rappelle que Trump avait auparavant exhorté les Iraniens, au début du conflit, à prendre leur destin en main et à s’emparer du pouvoir, après leur avoir conseillé de se mettre à l’abri des bombardements.

La guerre est dans sa quatrième semaine et aucune révolution n’a éclaté en Iran et, selon les évaluations des services de renseignement israéliens et américains, le régime iranien est aujourd’hui affaibli mais intact et la crainte de la répression a réduit la probabilité d’un soulèvement ou de l’entrée de groupes armés étrangers.

Le NYT, s’appuyant sur douze sources aux États-Unis, en Israël et ailleurs (principalement de hauts responsables en fonction ayant pour la plupart requis l’anonymat), avertit que, malgré la conviction qu’Israël et les États-Unis pourraient contribuer à déclencher de nouvelles manifestations en Iran, voire une véritable rébellion, la réalité est tout autre. Au lieu de se désintégrer de l’intérieur, le gouvernement iranien s’est retranché dans ses positions, a intensifié le conflit et a pris pour cible des camps, des villes, des navires et des installations énergétiques dans le Golfe.

Depuis le premier discours de Trump, les cercles officiels américains ont largement abandonné le débat sur un changement de régime en Iran même si certains l’espèrent encore.

Des frustrations en coulisses

Netanyahu affirme toujours que la campagne aérienne sera appuyée par des forces terrestres. «On ne peut pas faire de révolutions depuis les airs, il faut une composante terrestre et plusieurs possibilités existent à cet égard que nous ne dévoilerons pas ici. Il est trop tôt pour dire si le peuple iranien profitera des conditions que nous créons pour descendre dans la rue, et je l’espère, car nous œuvrons à cet objectif. Mais en fin de compte, cela dépend de vous, peuple iranien», a déclaré Netanyahu lors d’une conférence de presse jeudi 19 mars.

Cependant, Netanyahu lui-même a exprimé sa frustration en coulisses quant à l’incapacité du Mossad à tenir ses promesses d’inciter à un soulèvement en Iran. Lors d’une réunion de sécurité quelques jours après le début de la guerre, Netanyahu s’est exclamé avec colère que Trump pouvait arrêter la guerre du jour au lendemain et que les opérations du Mossad n’avaient encore rien donné.

Si de nombreux détails du plan du Mossad restent classifiés, l’un de ses volets prévoyait l’instrumentalisation des minorités surtout les groupes armés kurdes avec lesquels le Mossad entretient des liens historiques, option non utilisée jusque-là. 

L’ancien chef du Mossad Yossi Cohen a déclaré au NYT avoir abandonné l’idée d’encourager une révolution iranienne et a réduit les ressources financières qui y étaient allouées après avoir conclu qu’il faudrait que des millions de personnes descendent dans la rue, comme lors de la révolution de 1979, ce qui est un scénario peu probable.

Cependant, Barnea a modifié la stratégie du Mossad l’an dernier, face à la probabilité accrue d’une opération militaire israélo-américaine conjointe, en allouant des ressources considérables à un changement de régime par la création du chaos en Iran après une guerre violente et l’assassinat de ses dirigeants.

Même si la révolution n’a pas encore eu lieu et même si Netanyahu n’est pas satisfait du fait que le plan du Mossad n’a pas pu aboutir jusque-là, les milieux israéliens n’ont toujours pas perdu espoir.

Aucun organisme officiel israélien n’a encore commenté les informations publiées dans le NYT. De son côté, l’ancien chef de la division politico-sécuritaire du ministère de la Défense, le général Amos Gilad, s’est contenté de déclarer que l’expérience passée avait démontré l’échec des tentatives de changement de régime par la force militaire, faisant allusion au Liban lors de la guerre israélienne de 1982.

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‘‘Target Iran’’ | L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien

25. März 2026 um 08:31

L’auteur de ‘‘Target Iran’’, Scott Ritter, est un ex-officier des services de renseignements des Marines américains, en Irak lors de la guerre du Golfe, devenu inspecteur des Nations-Unies en Irak entre 1994 et 1998. Son livre publié en 2006, s’est avéré prophétique. Ainsi la campagne militaire actuelle américano-sioniste contre l’Iran avait déjà été envisagée dans ses moindres détails par l’administration du président Bush fils immédiatement après les attaques du 11 septembre 2001, lorsqu’il avait désigné les pays composant l’axe du mal, l’Irak, l’Iran, et la Corée du Nord, puis défini la nouvelle doctrine américaine de défense, celle de la guerre préventive, qu’Israël n’avait jamais cessé d’appliquer depuis sa création en 1948.

Dr Mounir Hanablia *

Le premier élément de l’axe du mal de Bush, la Corée du Nord, finit par quitter le traité de non-prolifération nucléaire lorsqu’il apparut évident à son président que l’aide économique promise à son pays contre l’abandon de son programme nucléaire n’était qu’un chantage déguisé destiné à lui faire quitter le pouvoir. 

Il faut dire que la Corée du Nord n’étant pas un Etat riche n’intéressait que peu l’administration américaine qui estimait les troupes dont elle disposait en Corée du Sud suffisantes pour brider les gesticulations belliqueuses du voisin nordiste dont on avait appris à s’accommoder des quelques essais balistiques ou nucléaires comme autant de nuisances ennuyeuses mais sans conséquences.

L’Iran dans le viseur depuis 1994

Les Etats Unis et Israël avaient déjà l’Iran dans le viseur depuis 1994 lorsque les Iraniens avaient tenté de se fournir en missiles sur le marché ex soviétique après l’implosion de l’Union Soviétique, puis essayé une collaboration dans les domaines balistique et nucléaire avec la Corée du Nord qui avait finalement tourné court.

En fait, l’Etat sioniste depuis cette époque, grâce à ses puissants relais américains, en utilisant comme relais un soi-disant Conseil de la résistance iranienne pourtant investi par une organisation labellisée terroriste par le Département d’Etat , Mujahedin Khalq, n’a cessé d’attirer l’attention sur les dangers selon lui représentés par le programme nucléaire iranien visant à développer la bombe atomique, particulièrement lorsque l’administration américaine a commencé en 2002 à préparer son opinion publique à une prochaine campagne militaire contre l’Irak de Saddam Hussein.

En fait, les Israéliens étaient parfaitement conscients que l’Irak ne représentait plus aucune menace militaire crédible, mais les gesticulations guerrières de leur puissant allié dans l’après 11-Septembre et la frénésie de la guerre mondiale contre le terrorisme concordaient avec leurs desseins, non seulement d’interrompre le programme nucléaire iranien, mais aussi et surtout d’abattre le régime des Mollahs. Et à ce titre l’invasion de l’Irak en 2003 et la chute de Saddam Hussein avaient constitué le précédent nécessaire, par l’usage d’une campagne de désinformation aussi massive que les armes de destruction en servant de prétexte et finalement demeurées introuvables.

Or depuis l’occupation de ce pays, il apparaissait que le régime iranien voisin de l’Irak constituerait inévitablement la prochaine cible du bellicisme américain. D’autant que l’Iran, signataire du traité de non-prolifération nucléaire, commençait sur la question de l’enrichissement de son uranium à avoir maille à partir avec les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), aiguillonnés par l’administration américaine et son bouillant représentant à l’Onu, le néo-conservateur John Bolton, auteur de la fameuse étude dite ‘‘American New Century’’.

L’Iran avait accepté de se soumettre aux inspections de l’AIEA parce que la Troïka européenne composée de la France, la Grande-Bretagne, et l’Allemagne, lui avaient reconnu par la déclaration de Téhéran le droit à disposer du nucléaire, conformément aux lois internationales qui n’excluaient pas l’enrichissement du combustible. Néanmoins, ils en avaient demandé l’arrêt, étant susceptible de conduire à la production de la bombe atomique, en assurant qu’en échange ils collaboreraient au programme nucléaire iranien, qu’ils établiraient avec le pays des relations commerciales sans restriction, tout en facilitant son adhésion à l’Organisation internationale du commerce (OIC).

Mais c’était compter sans la détermination américano-israélienne de torpiller tout effort de conciliation, d’abord en niant les droits de l’Iran, en prenant comme prétexte l’existence d’un programme nucléaire secret dont l’AIEA n’aurait pas connaissance, avec pour preuves les traces d’uranium fortement enrichi détectés par les inspecteurs ainsi que la disparition d’un kilo et demi de combustible.

Le tandem américano-israélien exigeait de l’AIEA le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’Onu afin que ce dernier prenne les mesures de rétorsion nécessaires, pouvant aller comme dans le cas de l’Irak à l’intervention militaire.

Or pour l’Agence l’Iran avait certes tenté de dissimuler certains aspects de son programme, mais rien dans le droit international ne lui faisait obligation de se soumettre aux inspections auxquelles d’une manière générale il avait collaboré sans jamais renoncer à la possibilité d’y mettre fin.

Néanmoins ce que demandaient les Américains c’était d’apporter la preuve que l’Iran n’était pas en train d’acquérir l’arme nucléaire, et naturellement l’Agence n’était pas en mesure de le faire.

Un climat de défiance générale

En fait, il est apparu que l’intransigeance américano-israélienne sur le nucléaire avait pour objectif d’instaurer le climat de défiance générale qui conduirait comme dans le cas précédent à l’intervention militaire et au remplacement du régime iranien par un autre, soumis et prooccidental ; au nom de la libération du peuple de ses oppresseurs.

Cependant ce plan de déstabilisation fut mis à mal par les difficultés rencontrées par les occupations en Irak et en Afghanistan, devenues rapidement impopulaires en Amérique même et occasionnant des pertes humaines et matérielles exorbitantes.

Dans ces conditions il est apparu que la campagne envisagée contre le troisième élément de l’axe du mal était au-dessus des forces à la disposition d’une administration aussi belliciste que celle de Bush fils.

Néanmoins la résistance en Irak fut portée au passif du régime iranien qui en fut tenu pour responsable, tout comme il le fut lorsque le Hezbollah s’opposa victorieusement à l’invasion israélienne, d’abord en obligeant les envahisseurs à évacuer le sud Liban après 18 ans d’occupation en 2000, ensuite en les empêchant de le réoccuper en 2006 lors de la guerre des 33 jours.

C’est ainsi que l’Iran, en plus du contentieux sur le nucléaire fut dès lors considéré par le Lobby sioniste et ses alliés néoconservateurs américains comme la tête de tous les mouvements de résistance contre l’occupation américano-sioniste, dans les différents pays occupés, qu’il conviendrait d’écraser préalablement pour établir le nouveau Moyen-Orient sous pavillon israélien.

Le monde vers l’abime

Le livre s’est conclu sur la nécessité pour l’Amérique de dissocier ses intérêts de ceux d’Israël et de mettre un terme à l’influence néfaste du lobby pro-israélien sur la politique américaine.

Cependant, c’est en tenant compte de l’importance de l’Iran que le président Obama préféra en 2015, en collaborant avec les Européens, résoudre la question du nucléaire dans ce pays par le Plan d’action globale conjoint, un contrôle international en échange d’une levée progressive des sanctions économiques, en dépit des véhémentes protestations de Netanyahou. Ce à quoi Obama aurait répondu ; «si on ne le fait pas ce sera la guerre et les missiles iraniens pleuvront sur Israël».

Le premier ministre israélien eut le dernier mot lorsque Donald Trump se retira de l’accord conclu par son prédécesseur en aggravant les sanctions internationales. Et il finit par l’entraîner dans une guerre qu’aucun intérêt américain ne justifiait.

Nous en sommes actuellement à une trêve de cinq jours dont rien ne dit qu’elle sera définitive et à de nouvelles négociations. Lorsqu’on a vu la tournure prise par les précédentes, on ne peut pas être très optimistes.

Le président américain aurait-il pris la mesure des dégâts causés à l’économie de son propre pays par la hausse vertigineuse des prix des hydrocarbures consécutive à la fermeture du Détroit d’Ormuz ? Même le bombardement de la centrale nucléaire de Dimona ne semble pas avoir mis fin à la folie meurtrière d’un premier ministre israélien probablement en proie à un syndrome de Massada évolué. Jusqu’à quand une poignée de sionistes criminels auront ils toute latitude de conduire le monde vers l’abime ? 

‘‘Target Iran: The Truth About the White House’s Plans for Regime Change’’, de Scott Ritter, Nation Books, 12 septembre 2006, 316 pages.

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Eau potable en Afrique : Des millions de personnes toujours confrontées à la pénurie

Von: D .
25. März 2026 um 08:45

Lire plus tard L’accès à l’eau potable demeure une préoccupation centrale pour les populations africaines, selon les dernières enquêtes Afrobarometer réalisées dans 38 pays du continent. Malgré les progrès réalisés dans certains pays, de fortes disparités subsistent, notamment entre zones urbaines et rurales. Les populations vivant en milieu rural, ainsi que les groupes les plus […]

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Tunisie : La production journalière de pétrole brut en repli à 25.7 mille barils/jour

25. März 2026 um 08:14

Lire plus tardEn Tunisie, la moyenne journalière de la production de pétrole est passée de 28.8 mille barils/j en janvier 2025 à 25.7 mille barils/j en janvier 2026.  Selon des chiffres officiels, en janvier 2025, la production nationale de pétrole brut s’est située à 95 kt en janvier 2026 enregistrant ainsi une baisse de 12% […]

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Le capital humain, talon d’Achille des banques publiques en Tunisie

25. März 2026 um 07:30

Le Plan 2026-2030, finalisé et prochainement soumis au Parlement, place les banques publiques au cœur du financement de ses ambitions. Transition énergétique, soutien aux PME, investissement productif : des objectifs légitimes. Mais une question dérangeante reste sans réponse : ces institutions ont-elles le capital humain nécessaire pour les exécuter ? Les chiffres disponibles invitent au doute.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Dans une tribune publiée sur Kapitalis, j’alertais sur le verrou bureaucratique qui étouffe l’investissement en Tunisie. La réforme de l’administration est une condition nécessaire. Elle n’est pas suffisante.

Il existe un second verrou, moins visible, tout aussi paralysant : la gouvernance du capital humain dans les banques publiques chargées de financer l’économie.

Ce n’est pas une question secondaire. Ce sont ces institutions qui orientent le crédit, stabilisent le système financier et fluidifient l’investissement productif. Quand elles dysfonctionnent, c’est l’ensemble de la chaîne de transmission des politiques économiques qui se grippe. Et les signaux de dysfonctionnement s’accumulent.

Un brain drain silencieux qui saigne le secteur

Le premier chiffre à retenir : selon un rapport de l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites), près de 95 000 Tunisiens hautement qualifiés ont quitté le pays entre 2011 et 2021. Le gouverneur de la Banque Centrale estimait en avril 2024 que ce phénomène coûte 200 millions de dollars par an à l’économie nationale.

Dans le secteur bancaire, ce phénomène est aggravé par trois facteurs combinés : l’érosion des salaires réels par l’inflation, la dépréciation du dinar et des perspectives de carrière bridées par des structures peu méritocratiques.

Les banques publiques, contraintes dans leur politique salariale par leurs tutelles, sont les plus exposées. Les meilleurs profils partent. Et leur remplacement coûte entre une et deux fois leur salaire annuel — une perte invisible dans les bilans, bien réelle dans les capacités opérationnelles.

Quatre risques RH qui convergent

La fragilité du capital humain dans les banques publiques s’organise autour de quatre dimensions. Organisationnelle d’abord : turnover des talents, absence de plans de succession pour les postes critiques, écart générationnel croissant entre des effectifs seniors formés à la banque de guichet et des exigences actuelles en data, en cybersécurité et en finance structurée.

Financière ensuite : dans certaines entités, la masse salariale dépasse 55 % des charges d’exploitation, soit bien au-delà de la norme sectorielle internationale de 40 à 45 %. Un ratio qui grève la compétitivité sans pour autant se traduire par une meilleure performance.

Technologique également : des systèmes d’information fragmentés, une résistance culturelle à l’intelligence artificielle, des accès mal gérés qui exposent les institutions aux cyberattaques. Installer un système performant dans une organisation dont les circuits décisionnels sont fragmentés ne règle rien — cela ne fait que numériser le dysfonctionnement.

Enfin, et c’est la plus structurelle des fragilités : l’ingérence dans les nominations. Elle crée des asymétries de compétences au sommet, démotive les cadres méritocratiques et installe une culture où la prudence excessive devient la norme de comportement — un poison lent pour toute institution chargée de prendre des décisions économiques rapides et fondées.

Une réforme conditionne toutes les autres

Ces quatre dimensions partagent une racine commune : une gouvernance du capital humain insuffisamment structurée.

Dans toute institution financière, la performance résulte d’une chaîne claire : identifier le risque, l’évaluer, l’arbitrer, en assumer la responsabilité. Quand cette chaîne est fragmentée, chaque maillon en pâtit.

Réformer ne signifie pas tout centraliser. Cela signifie clarifier trois choses : qui décide quoi, selon quels critères documentés, et avec quelle responsabilité réelle.

Une décision de recrutement qui nécessite six niveaux de validation, une promotion fondée sur l’équilibre informel des influences plutôt que sur la performance, une procédure interne qui ne s’applique pas uniformément — ce sont autant de signaux d’une gouvernance qui étouffe l’initiative et décourage les talents.

Deux scénarios et une seule sortie

Sans réforme de la gouvernance du capital humain, le Plan 2026-2030 affronte deux risques symétriques. Soit la prudence excessive s’installe : le crédit circule au ralenti, les dossiers s’accumulent, les projets se financent ailleurs ou ne se financent pas. Soit, sous pression politique, une prise de risque mal structurée compense l’immobilisme précédent — au prix d’équilibres financiers déjà fragiles.

La sortie par le haut est connue : une gouvernance clarifiée génère de la prévisibilité, la prévisibilité génère la confiance, la confiance génère l’investissement. Ce cercle vertueux n’est pas une formule abstraite — c’est la condition concrète pour que les ambitions du Plan trouvent un bras armé à la hauteur.

La Tunisie ne manque pas de plans. Elle manque d’institutions capables de les exécuter. Et cette capacité se construit — ou se détruit — dans les banques publiques, chaque jour, par des décisions de recrutement, de nomination et d’arbitrage qui ne font jamais la une des journaux.**

* Ingénieur informatique et cadre bancaire.

** Cet article a été rédigé avec l’assistance d’un outil d’intelligence artificielle pour l’affinement du style, la structuration du propos et la vérification des données.

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Rencontres du Cetime | Réussir la transition énergétique et écologique

25. März 2026 um 07:21

La 4 édition des Rencontres sectorielles du Cetime, dédiée au secteur des industries électriques, électroniques et mécatroniques, se tiendra le jeudi 26 mars 2026 au siège de l’Utica, sous le thème : «Le Cetime, votre partenaire stratégique pour réussir la transition énergétique et écologique».

Après le succès de la 1ère édition de ces rencontres organisée le 27 février 2025, le Cetime souhaite poursuivre cette initiative de réflexion et d’échange collaboratif visant à élaborer et à mettre en œuvre les recommandations concrètes au profit des secteurs industriels.

Ces rencontres, organisées en collaboration avec l’Utica, Fedelec, Cluster Elentica, Cluster Mécatronic, Tunisian Automotive Association, CRMN, Novation City, Insat et Tunac, sont une plateforme de networking, conçue pour encourager les échanges et les collaborations entre les acteurs des différents secteurs industriels, les incitant à débattre des enjeux spécifiques, à explorer des opportunités de partenariats et à stimuler l’innovation. L’objectif principal est de renforcer les liens entre acteurs publics et privés, tout en facilitant l’émergence de solutions concrètes, adaptées et durables. Cette approche collaborative favorise la création de projets mesurables et pérennes.

Cette édition s’inscrit dans un contexte national et international marqué par l’accélération des politiques de transition énergétique et écologique, l’augmentation des exigences en matière de décarbonation industrielle et l’entrée en vigueur du Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), la montée des exigences en matière d’efficacité énergétique et d’économie circulaire, et le renforcement de la compétitivité des entreprises du secteur des industries électriques, électroniques et mécatroniques par l’intégration de solutions innovantes et durables.

Créé en 1982 pour accompagner le développement du secteur industriel en Tunisie, le Cetime emploie plus de 120 personnes et dispose de 2 directions régionales à Sousse et à Sfax ; 18 laboratoires de contrôle pour offrir aux industriels les prestations d’analyse et d’essais dans ses domaines de compétence ; une équipe technique compétente qui assure des missions, d’expertises, de conseil, d’assistance, d’accompagnement, de formation et de qualification du personnel des entreprises industrielles.

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