La Fédération internationale de football (FIFA) a publié ce lundi son nouveau classement mondial, au lendemain de la finale de la Coupe du monde 2026 remportée par l’Espagne. Si les Espagnols retrouvent la première place mondiale, la principale évolution pour la Tunisie est une lourde chute de 12 rangs, tandis que le Maroc signe le meilleur classement de son histoire.
La Tunisie recule à la 57e place mondiale
Les Aigles de Carthage occupent désormais la 57e place mondiale, soit une perte de 12 positions par rapport au précédent classement. Au niveau africain, la sélection tunisienne recule également au 11e rang.
Il s’agit de la plus forte baisse enregistrée dans cette mise à jour du classement FIFA, selon les données publiées lundi.
Ce recul intervient dans un contexte où la Tunisie n’a pas participé à la Coupe du monde 2026, contrairement à plusieurs sélections africaines qui ont profité de leur parcours pour gagner des points.
Le Maroc confirme son statut de référence africaine
À l’inverse, le Maroc poursuit sa progression. Les Lions de l’Atlas gagnent une place pour atteindre la 6e position mondiale, le meilleur classement jamais obtenu par une sélection africaine dans le classement FIFA.
Le Maroc reste ainsi largement en tête du football africain, devant le Sénégal (18e), l’Égypte (24e), le Nigeria (26e), l’Algérie (29e), la Côte d’Ivoire (31e), la République démocratique du Congo (41e), le Cameroun (43e), le Mali (53e) et l’Afrique du Sud (54e).
L’Espagne retrouve la première place mondiale
Sacrée championne du monde dimanche après sa victoire 1-0 après prolongation contre l’Argentine, l’Espagne reprend la première place du classement FIFA, une position qu’elle n’occupait plus depuis janvier.
L’Argentine recule au deuxième rang devant la France et l’Angleterre, tandis que le Brésil complète le Top 5.
Le Mexique intègre le Top 10 après avoir gagné quatre places. Parmi les principales progressions figure également la Norvège, qui grimpe de 12 positions pour atteindre le 19e rang grâce à son parcours jusqu’en quarts de finale du Mondial.
Après un record historique de 49,7 °C enregistré le 18 juillet à Kairouan et Medjez El Bab, la Tunisie illustre une question que se posent également la France, l’Espagne ou l’Italie : la chaleur extrême est-elle en train de devenir la nouvelle norme ? Plusieurs climatologues estiment que ces épisodes correspondent globalement aux évolutions anticipées depuis plusieurs décennies, même si leur enchaînement continue de susciter des recherches.
Pourquoi les climatologues ne sont-ils pas surpris ?
Dans un article publié le 20 juillet, le quotidien français Le Monde a interrogé plusieurs spécialistes sur la succession des canicules, des sécheresses et des incendies observée pendant l’été 2026. Leur principal constat est que l’intensification des chaleurs extrêmes n’est pas une surprise scientifique.
Valérie Masson-Delmotte, climatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) et ancienne coprésidente du groupe de travail I du GIEC, explique qu’aucun climatologue n’est réellement surpris par les événements observés. Elle coordonnait alors une analyse de l’Institut Pierre-Simon-Laplace consacrée à la canicule française de juin, annoncée pour le 21 juillet.
Cette étude devait déterminer si l’épisode avait dépassé ce que prévoyaient les modèles. Selon les premiers éléments rapportés par Le Monde, il restait dans la gamme des événements attendus dans le climat actuel, même s’il demeurait rare.
Julien Cattiaux, chercheur au CNRS, estimait ainsi que cette canicule pouvait survenir environ une fois tous les cinquante ans dans le climat français actuel. Elle était donc exceptionnelle, mais pas incompatible avec les simulations climatiques.
Ce qui interroge davantage les scientifiques est la succession rapide de trois vagues de chaleur en France, en mai, juin et juillet. Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS et climatologue à l’École normale supérieure, considère que cet enchaînement devra faire l’objet de nombreux travaux. Il pourrait relever de la variabilité naturelle ou de configurations atmosphériques persistantes favorisant la chaleur.
Les chercheurs examinent notamment le rôle possible d’une zone d’eaux froides dans l’Atlantique Nord, d’un épisode El Niño intense et de sols de plus en plus secs, qui amplifient à leur tour les températures.
Le phénomène ne se limite pas à l’Europe. Début juillet, une équipe de World Weather Attribution s’est également penchée sur la chaleur extrême observée en Amérique du Nord. Ses chercheurs ont conclu que des niveaux de stress thermique comparables auraient été pratiquement impossibles dans un climat plus froid de 1,4 °C. Cette étude montre que la question dépasse désormais le seul bassin méditerranéen et concerne plusieurs continents, même si les mécanismes climatiques diffèrent selon les régions.
La Méditerranée en première ligne
Ces observations rejoignent les conclusions du GIEC, selon lesquelles les vagues de chaleur sont devenues plus fréquentes et plus intenses dans la plupart des régions terrestres sous l’effet du réchauffement d’origine humaine.
Le bassin méditerranéen est particulièrement exposé. Le réseau scientifique MedECC le considère comme l’un des principaux foyers du changement climatique, avec une hausse des températures supérieure à la moyenne mondiale et des risques accrus de canicule, de sécheresse et d’incendie.
Davide Faranda, directeur de recherche au CNRS au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, souligne toutefois que certains records européens semblent survenir plus souvent que ne le reproduisent les modèles. Cette observation alimente les recherches sur une éventuelle sous-estimation de certains extrêmes, sans permettre de conclure à partir d’un seul été que le réchauffement mondial accélère soudainement.
Dès le mois de mai, plusieurs climatologues et organismes de prévision annonçaient un été 2026 particulièrement chaud. Les prévisions de l’INM, de l’ECMWF et de Copernicus, ainsi que les analyses de spécialistes tunisiens, évoquaient déjà un risque élevé de vagues de chaleur. Les événements observés entre le 12 et le 19 juillet donnent aujourd’hui une résonance particulière à ces avertissements.
En Tunisie, la séquence du 12 au 19 juillet a donné une dimension concrète à ces alertes. Après 48,2 °C relevés à Nasrallah le 15 juillet, la température a atteint 49 °C à Jemmal le 17 juillet, puis 49,7 °C à Kairouan et Medjez El Bab le lendemain. Vingt et un gouvernorats sur vingt-quatre étaient alors placés au niveau maximal de vigilance.
La consommation électrique a approché 5 000 mégawatts, dépassant la capacité de production annoncée de la STEG, estimée à environ 5 000 MW. L’entreprise a recouru à des délestages tournants pour préserver l’équilibre du réseau.
Les coupures ont également affecté l’approvisionnement en eau. Le PDG de la SONEDE, Abdelhamid Mnaja, a indiqué que près de 1 500 stations de pompage dépendaient de l’électricité. Une interruption du courant peut donc se répercuter directement sur le pompage et la distribution.
Cette semaine de chaleur ne suffit pas, à elle seule, à démontrer une accélération du changement climatique en Tunisie. Elle montre néanmoins comment un épisode extrême peut mettre simultanément sous tension l’électricité, l’eau et les infrastructures publiques.
Les projections climatiques retenues par la Tunisie dans sa communication nationale à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques prévoient une hausse des températures et une baisse des précipitations au cours des prochaines décennies.
L’Association Tounes Clean-Up a mené une action de nettoyage ce samedi 18 juillet 2026 à Borj Cédria, qui a permis de trier pas moins de 150 kg de déchets en moins d’une heure !
Malgré des températures étouffantes, les bénévoles ont une nouvelle fois démontrer leur détermination à agir concrètement pour la préservation des espaces publics et du littoral.
L’association a tenu à adresser ses remerciements à l’ensemble des bénévoles présents pour leur forte mobilisation notamment à l’association partenaire Tunisie Recyclage, qui a pris en charge la récupération et la valorisation de la totalité des déchets triés lors de cet événement.
À travers ce nouveau succès, Tounes Clean-Up rappelle l’importance de l’action collective et invite chacun à continuer à se mobiliser pour une Tunisie plus propre et plus respectueuse de son environnement.
Dans son bulletin météo, l’Institut national de la météorologie (INM) annonce une nuit très chaude avec des températures variant entre 31 °C et 39 °C.
Avec des passages nuageux parfois denses sur les reliefs du nord et du centre, le temps sera partiellement nuageux sur tout le territoire, précise l’INM, en annonçant des vents faibles et une mer calme.
Pour les températures, l’INM annonce des nocturnes variant entre 31 °C et 35 °C sur les zones côtières et les hauteurs, et entre 36 °C et 39 °C dans le reste des régions.
Quelques heures après avoir annoncé un premier plan de délestage pour l’après-midi, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a publié un nouveau communiqué élargissant les plages horaires concernées. Des coupures tournantes pourraient désormais intervenir ce lundi 20 juillet entre 17h00 et minuit dans de nombreuses régions du pays, en raison de la forte pression exercée sur le réseau électrique.
Le plan de délestage est prolongé jusqu’à minuit
Dans une série de communiqués publiés sur sa page Facebook officielle, la STEG indique qu’elle pourrait recourir à des coupures tournantes entre 17h00 et 00h00 « afin de préserver la sécurité et la continuité du système électrique ».
L’entreprise précise que ces interruptions seront effectuées par intermittence et que le rétablissement de l’électricité pourra intervenir sans préavis. Elle appelle les citoyens à prendre les précautions nécessaires.
Une grande partie du territoire concernée
Selon la STEG, les coupures pourraient toucher des secteurs répartis dans de nombreuses régions du pays, notamment le Grand Tunis, Nabeul, Zaghouan, Bizerte, le Nord-Ouest, les régions du Centre, Sfax ainsi que plusieurs gouvernorats du Sud, dont Gabès, Médenine, Djerba, Tataouine, Kébili, Zarzis et Ben Guerdane.
La société souligne toutefois que cette liste reste provisoire et pourrait être élargie à d’autres localités en fonction de l’évolution de la situation sur le réseau électrique.
Une journée marquée par plusieurs annonces
Cette nouvelle communication intervient après plusieurs avis diffusés au cours de la journée concernant différentes plages horaires et diverses régions du pays.
Depuis plusieurs jours, la STEG publie des communiqués successifs afin d’adapter son plan de délestage à l’évolution de la consommation électrique, fortement sollicitée par les températures élevées enregistrées dans plusieurs gouvernorats.
Pour toute information ou pour signaler une situation urgente, les abonnés peuvent contacter le centre de services de la STEG au 71 239 222 ou utiliser les numéros figurant sur leurs factures.
Le déficit de la balance commerciale énergétique continue de peser sur les comptes extérieurs de la Tunisie. À fin mai 2026, le déficit, en tenant compte de la redevance du gaz algérien exporté, a atteint 5 767 millions de dinars (MD), contre 4 373 MD durant la même période de 2025, soit une hausse de 32%, selon le rapport de conjoncture énergétique de l’Observatoire national de l’énergie et des mines, rapporté par l’Agence TAP.
Cette évolution intervient dans un contexte marqué par une progression parallèle des échanges énergétiques. Sur les 5 premiers mois de l’année, la valeur des exportations de produits énergétiques a augmenté de 32%, tandis que celle des importations a enregistré une hausse similaire.
L’évolution de la balance énergétique reste fortement liée aux conditions du marché international. L’Observatoire rappelle que les échanges du secteur dépendent principalement de trois facteurs à savoir, les volumes échangés, le taux de change entre le dollar et le dinar tunisien, ainsi que les cours internationaux du pétrole, notamment le Brent, référence utilisée pour fixer les prix du brut et des produits pétroliers.
Au mois de mai 2026, le prix du Brent a progressé de 43,3 dollars par baril par rapport à mai 2025. Cette hausse s’explique notamment par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les inquiétudes liées au trafic pétrolier dans le détroit d’Hormuz, précise la même source.
À l’inverse, le dinar tunisien a enregistré une amélioration de 3% face au dollar américain sur la même période. Une évolution qui a permis de limiter partiellement l’impact de la hausse des prix internationaux de l’énergie, les transactions du secteur étant principalement réalisées dans cette devise.
La relation économique entre la Tunisie et la Malaisie reste aujourd’hui en dessous de ses possibilités. Les deux pays disposent pourtant de plusieurs points de convergence, notamment dans l’agroalimentaire, les industries pharmaceutiques, le halal, le numérique et les services technologiques.
C’est dans cette perspective que l’ambassadeur de Malaisie en Tunisie, Rizany Irwan Muhamad Mazlan, a été reçu le 17 juillet au siège de FIPA-Tunisia par Jalel Tebib, directeur général de FIPA et président par intérim de la Tunisia Investment Authority (TIA), ainsi que Thouraya Khayati, directrice du Marketing international à FIPA et commissaire générale du Tunisia Investment Forum 2026.
Les deux parties ont discuter davantage la manière de renforcer les liens économiques entre les deux pays et d’identifier des secteurs où les entreprises malaisiennes pourraient trouver des opportunités en Tunisie.
Sur le plan commercial, les échanges entre Tunis et Kuala Lumpur restent modestes. En 2024, les exportations tunisiennes vers la Malaisie ont représenté environ 17 millions de dollars, alors que les importations tunisiennes en provenance de ce pays ont dépassé les 70 millions de dollars, d’après les données de Trading Economics. Il est vrai que ces chiffres montrent que la relation existe mais qu’elle reste encore concentrée sur quelques produits et ne reflète pas le potentiel des deux économies.
L’objectif aujourd’hui est donc de passer d’une relation commerciale classique à une logique de partenariat, notamment à travers des investissements croisés et des collaborations industrielles.
En effet, parmi les secteurs évoqués lors de la rencontre figure l’industrie halal. La Malaisie a fait de ce marché un véritable levier économique, en développant un écosystème qui dépasse aujourd’hui l’alimentaire pour englober les cosmétiques, les produits pharmaceutiques, la logistique et les services. Le pays s’appuie notamment sur le système de certification du Département du développement islamique de Malaisie (JAKIM), considéré comme l’un des dispositifs de référence dans ce domaine. Dans le tourisme également, la Malaisie a réussi à construire une image de destination adaptée aux voyageurs musulmans. Elle a conservé en 2026 la première place du Global Muslim Travel Index (GMTI) dans la catégorie des destinations membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), un classement établi par Mastercard et CrescentRating.
Ces expériences pourraient ouvrir des pistes de coopération avec la Tunisie. Le pays dispose déjà d’une industrie agroalimentaire structurée, d’un secteur pharmaceutique exportateur et d’un savoir-faire dans plusieurs produits naturels. Des partenariats avec des acteurs malaisiens pourraient concerner la valorisation des produits, les standards de certification, la distribution ou encore l’accès à certains marchés asiatiques.
L’agroalimentaire apparaît également comme un terrain naturel de rapprochement. L’huile d’olive, les dattes ou encore certains produits transformés tunisiens disposent d’un potentiel sur les marchés asiatiques, tandis que la Malaisie possède une expertise dans la transformation, le packaging et la commercialisation internationale.
Pour les entreprises malaisiennes, l’intérêt de la Tunisie ne se limite pas à son marché intérieur. Le pays met en avant sa position géographique, entre l’Europe, l’Afrique, le Maghreb et le Moyen-Orient, comme un point d’appui pour développer des activités régionales. C’est d’ailleurs l’un des arguments avancés par FIPA-Tunisia auprès des investisseurs étrangers.
Le numérique figure également parmi les secteurs identifiés lors des échanges entre FIPA-Tunisia et l’ambassade de Malaisie. Les deux pays disposent d’écosystèmes technologiques qui pourraient ouvrir des pistes de coopération possibles, comme par exemple dans les services informatiques, les solutions digitales et l’innovation.
La rencontre entre FIPA-Tunisia et l’ambassade de Malaisie ouvre ainsi plusieurs pistes. Le défi sera désormais de passer des intentions aux projets, à travers des échanges entre entreprises, des partenariats sectoriels et une présence accrue dans les rendez-vous économiques des deux pays.
Trois incendies se sont déclarés en moins de douze heures dans des zones forestières de la délégation d’Aïn Draham, au gouvernorat de Jendouba. Les agents des forêts et les équipes de la Protection civile poursuivent leurs opérations pour maîtriser les flammes et empêcher leur propagation vers les habitations voisines. Selon l’Agence TAP, deux foyers sont apparus dans la nuit de dimanche à lundi près de Sra Rabeh et Dar Fatma, avant qu’un troisième incendie ne se déclare lundi matin dans la localité de Safsaf.
Trois foyers détectés dans le massif forestier d’Aïn Draham
Les deux premiers incendies se sont déclarés tard dans la nuit de dimanche à lundi à proximité des localités de Sra Rabeh et Dar Fatma. Quelques heures plus tard, un troisième foyer a été signalé près de Safsaf, toujours dans la délégation d’Aïn Draham, connue pour son important couvert forestier.
Selon un membre du comité régional de lutte contre les catastrophes et d’organisation des secours à Jendouba, les deux premiers incendies se sont produits dans des zones situées de part et d’autre d’une rivière, ce qui complique les opérations d’intervention.
Les secours tentent de protéger les habitations
Les équipes de la Protection civile et les agents des forêts concentrent leurs efforts sur l’encerclement des flammes afin de limiter leur progression vers les maisons situées à proximité des zones sinistrées.
Aucune information officielle n’a encore été communiquée concernant les causes de ces incendies, l’étendue des surfaces forestières touchées ou d’éventuels dégâts matériels et humains. Les opérations se poursuivent sur le terrain pour parvenir à maîtriser les différents foyers.
Une œuvre d’art vient de naître pour célébrer les 70 ans des relations bilatérales entre la Tunisie et la Belgique.
Cette œuvre d’art murale exceptionnelle devrait révéler tous ses secrets après son inauguration officielle et sa présentation par François Dumont, ambassadeur de Belgique en Tunisie.
Une œuvre de Majed Zalila et Mohamed Hachicha
Réalisée en fer forgé et céramique sur le mur extérieur de l’ambassade de Belgique à Mutuelleville, cette œuvre d’art urbain est le fruit d’une collaboration entre deux artistes tunisiens de renom : Majed Zalila et Mohamed Hachicha.
À travers leur style et leur sensibilité, les artistes ont illustré de manière symbolique et humoristique, l’amitié entre nos deux pays à travers la gastronomie, l’architecture, la musique, les traditions populaires et de nombreux symboles.
Fragment d’une œuvre murale
Le fragment qui illustre notre article est extrait de cette œuvre murale. Il représente deux personnages, l’un Belge et l’autre Tunisien, avec comme attributs des frites, de l’eau de fleur d’oranger (zhar) et un café à l’ancienne (chadlia). À découvrir prochainement l’œuvre dans son ensemble !
Le déficit de la balance commerciale énergétique tunisienne s’est creusé de 32 % à fin mai 2026, atteignant 5767 millions de dinars (MD); contre 4373 MD un an plus tôt. C’est ce qu’il ressort du rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire National de l’Energie et des Mines (redevance sur le gaz algérien exporté incluse).
Cette dégradation énergétique résulte d’une progression parallèle des échanges en valeur. En effet, les exportations comme les importations de produits énergétiques ont toutes deux augmenté de 32 % sur la période.
A cet égard, l’Observatoire rappelle que les échanges commerciaux du secteur énergétique demeurent particulièrement sensibles à trois facteurs : les quantités échangées; le taux de change dollar/dinar; et les cours du Brent. Cette dernière étant la référence sur laquelle sont indexés les prix du brut importé et exporté, ainsi que ceux des produits pétroliers.
Sur ce dernier point, les cours du Brent ont progressé de 43,3 dollars par baril en mai 2026 par rapport à mai 2025. Et ce, sous l’effet de l’escalade des tensions au Moyen-Orient — en particulier du conflit qui secoue la région — et des risques croissants pesant sur le transit pétrolier via le détroit d’Ormuz. À l’inverse, le dinar tunisien s’est apprécié de 3 % face au dollar américain, principale devise des transactions énergétiques, sur la même période comparée à l’année précédente.
Le Club Africain poursuit son mercato estival avec une nouvelle recrue au milieu de terrain. Le club de Bab Jedid a officialisé, ce lundi 20 juillet, l’arrivée de Haykel Chikhaoui, qui s’est engagé pour trois saisons, soit jusqu’en juin 2029, en provenance d’Al-Nasr SC (Koweït). Ce renfort s’inscrit dans la stratégie de renforcement de l’effectif avant la nouvelle saison.
Un retour en Tunisie après des expériences dans le Golfe
Âgé de 29 ans, Haykel Chikhaoui a été formé au FC Sochaux avant de poursuivre sa carrière en Tunisie sous les couleurs du Stade Tunisien puis de l’US Monastirienne.
Le milieu de terrain a ensuite évolué dans le Golfe, d’abord avec Ajman SC aux Émirats arabes unis, puis avec Al-Nasr SC au Koweït, d’où il rejoint désormais le Club Africain.
Un mercato qui prend forme
Avec la signature de Haykel Chikhaoui, le Club Africain enregistre une troisième recrue majeure cet été. Le club avait déjà officialisé l’arrivée du milieu de terrain Moataz Zaddem, engagé jusqu’en juin 2028, ainsi que le défenseur central Yassine Meriah.
Ces renforts traduisent la volonté des dirigeants clubistes de consolider l’effectif en vue des échéances nationales et continentales de la saison 2026-2027.
Les ressources en gaz naturel (production nationale + forfait fiscal) atteignent 698 ktep-pci, à fin mai 2026. Enregistrant, ainsi, une baisse de 14 % par rapport à la même période de l’année précédente. C’est ce qu’indique le rapport sur « La conjoncture économique (mai 2026) » que publie l’Observatoire National de l’Energie et des Mines. La production nationale du gaz commercial sec enregistre une quasi-stabilité.
Notons que les Champs Nawara et Chergui enregistrent respectivement une hausse de production de 10 % et de 26 %. Pour ce qui est du gaz commercial du sud, sa production est en hausse de 5 %. Alors que le Champ Hasdrubal connait une baisse de la production de 17 %.
A cet égard, l’observatoire note une baisse du forfait fiscal sur le transit de gaz d’origine algérienne de 33%, à fin mai 2026 par rapport à fin mai 2025, en se situant à 225 ktep-pci.
Par ailleurs, la répartition de la redevance totale entre la part cédée à la STEG et celle destinée à l’exportation montre qu’à fin mai 2026, la quasi-totalité de la redevance a été cédée à la STEG. Ce qui représente près de 87 % du volume total.
A signaler qu’un dépassement des prélèvements STEG sur la redevance revenant à l’Etat Tunisien a été enregistré en 2025 d’une quantité de 240 millions de Cm3, en cours de régularisation. S’agissant des achats du gaz algérien, ils augmentent de 8% entre fin mai 2025 et fin mai 2026, pour se situer à 1143 ktep-pci.
En outre, l’approvisionnement national en gaz naturel a enregistré une quasi-stabilité entre fin mai 2025 et fin mai 2026 pour se situer à 1812 ktep-Pci.
Quasi-stabilité de la demande de gaz naturel
La demande totale de gaz naturel a enregistré une quasi-stabilité entre fin mai 2025 et fin mai 2026 pour se situer à 1807 ktep-pci. Quant à la demande en production d’électricité, elle est quasi-stable, tout comme celle destinée à la consommation finale. Le secteur de la production électrique reste, de loin, le plus grand consommateur de gaz naturel (65 % de la demande totale à fin mai 2026), la production électrique est en effet basée sur le gaz naturel d’environ 91 %.
Pour les usages finaux (hors production électrique), la demande de gaz naturel a connu une quasi stabilité pour se situer à 624 ktep-pci. La demande des clients moyenne et basse pression a enregistré une légère hausse de 1 % et celle des clients haute pression a enregistré une baisse de 3 %.
Enfin, la consommation spécifique globale des moyens de production électrique a enregistré une baisse 3 % entre fin mai 2025 et fin mai 2026 pour se situer à 195.3 tep/GWh. D’ailleurs, la production d’électricité à partir du gaz naturel a enregistré une hausse de 3 % entre fin mai 2025 et fin mai 2026, relève encore le rapport sur la conjoncture économique (mai 2026).
La production tunisienne d’hydrocarbures continue de s’inscrire en baisse. Selon le dernier rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’Énergie et des Mines, la production de pétrole brut a reculé de 7 % et les ressources en gaz naturel de 14 % à fin mai 2026 par rapport à la même période de 2025. Malgré ce recul, certains champs affichent des performances en hausse et la demande nationale de gaz est restée globalement stable.
Le pétrole en baisse, quelques champs résistent
La production nationale de pétrole brut s’est établie à 489 kilotonnes (kt) à fin mai 2026, contre un niveau supérieur un an auparavant, soit une baisse de 7 %. La production quotidienne moyenne est ainsi passée de 26,7 mille barils par jour à 25,3 mille barils par jour.
Ce repli s’explique par la baisse de production enregistrée sur la majorité des principaux gisements, notamment Ashtart (-51 %), Ezzaouia (-100 %), Gherib (-44 %), Franig/Bag/Tarfa (-48 %), Hasdrubal (-24 %), M.L.D (-30 %) et Adem (-10 %).
À l’inverse, plusieurs champs ont amélioré leurs performances, dont Sidi Marzoug (+91 %), Chergui (+67 %), Nawara (+15 %) et Cercina (+7 %).
Les ressources en gaz reculent malgré une production globalement stable
Les ressources en gaz naturel, qui regroupent la production nationale et le forfait fiscal lié au transit du gaz algérien, ont atteint 698 ktep-pci, en baisse de 14 % sur un an.
L’Observatoire souligne toutefois que la production nationale de gaz commercial sec est demeurée quasiment stable. Les champs de Nawara (+10 %) et de Chergui (+26 %) ont enregistré une progression, tandis que la production de gaz commercial du Sud a augmenté de 5 %. En revanche, le champ Hasdrubal a vu sa production diminuer de 17 %.
Le forfait fiscal issu du transit du gaz algérien a, pour sa part, chuté de 33 %, pour s’établir à 225 ktep-pci. Près de 87 % de cette redevance a été cédée à la STEG afin d’alimenter le marché national. Le rapport précise également qu’un dépassement des prélèvements de la STEG sur la part revenant à l’État, estimé à 240 millions de m³ en 2025, est actuellement en cours de régularisation.
Parallèlement, les achats de gaz algérien ont progressé de 8 %, atteignant 1 143 ktep-pci, ce qui a permis de maintenir l’approvisionnement national en gaz à un niveau quasiment stable, soit 1 812 ktep-pci à fin mai 2026.
Une demande de gaz stable, tirée par la production d’électricité
La consommation nationale de gaz naturel est restée pratiquement inchangée par rapport à l’année précédente, avec une demande totale de 1 807 ktep-pci.
Le secteur électrique demeure de loin le premier consommateur, représentant 65 % de la demande totale. Environ 91 % de l’électricité produite en Tunisie repose toujours sur le gaz naturel.
Les usages finaux hors production d’électricité sont également restés stables à 624 ktep-pci. La consommation des clients moyenne et basse pression a progressé de 1 %, tandis que celle des grands consommateurs raccordés en haute pression a reculé de 3 %.
Enfin, la consommation spécifique des centrales électriques s’est améliorée de 3 %, à 195,3 tep/GWh, alors que la production d’électricité à partir du gaz naturel a augmenté de 3 % à fin mai 2026.
La production nationale de pétrole brut a atteint 489 kilotonnes (kt) à fin mai 2026, enregistrant une baisse de 7 % par rapport à la même période de 2025, selon le rapport sur « La conjoncture économique (mai 2026) » publié par l’Observatoire National de l’Énergie et des Mines.
Cette évolution s’est traduite par un recul de la production moyenne journalière, passée de 26,7 mille barils/jour à fin mai 2025 à 25,3 mille barils/jour à fin mai 2026.
La baisse a concerné plusieurs champs pétroliers principaux, notamment Ashtart (-51 %), Ezzaouia (-100 %), Gherib (-44 %), Franig/Bag/Tarfa (-48 %), Hasdrubal (-24 %), M.L.D (-30 %) et Adem (-10 %).
Toutefois, certains champs ont enregistré une amélioration de leur production, à l’image de Sidi Marzoug (+91 %), Cercina (+7 %), Chergui (+67 %) et Nawara (+15 %), indique la même source.
Le déficit de la balance commerciale énergétique de la Tunisie a poursuivi sa dégradation au cours des cinq premiers mois de 2026. Selon le dernier rapport de l’Observatoire national de l’énergie et des mines, il s’est établi à 5,767 milliards de dinars à fin mai, soit une hausse de 32 % par rapport aux 4,373 milliards de dinars enregistrés un an plus tôt. Cette évolution intervient dans un contexte marqué par la flambée des cours du pétrole sur les marchés internationaux.
Un déficit creusé malgré la progression des exportations
L’Observatoire précise que ce bilan tient compte de la redevance du gaz algérien exportée. Les exportations de produits énergétiques ont progressé de 32 % en valeur, mais cette hausse a été entièrement absorbée par une augmentation de même ampleur des importations énergétiques, reflétant le poids croissant de la facture énergétique du pays.
L’organisme rappelle que les performances du commerce extérieur dans le secteur de l’énergie dépendent principalement de trois facteurs : les volumes échangés, l’évolution du taux de change entre le dollar et le dinar, ainsi que les cours du pétrole Brent, référence utilisée pour fixer les prix du brut et des produits pétroliers.
La flambée du Brent en cause
Le rapport souligne que le prix du Brent a fortement progressé en mai 2026 par rapport au même mois de 2025, atteignant une hausse de 43,3 dollars par baril. Cette envolée est attribuée à l’aggravation des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment au conflit dans la région et aux craintes pesant sur le transit maritime via le détroit d’Ormuz.
Dans le même temps, le dinar tunisien s’est apprécié de 3 % face au dollar américain, principale monnaie utilisée dans les échanges de produits énergétiques. Cette amélioration du taux de change a contribué à atténuer partiellement l’impact de la hausse des prix du pétrole, sans toutefois empêcher l’aggravation du déficit énergétique.
De la Colombie au Brésil, de l’Inde à la Chine, en passant par l’Italie et la Tunisie, la nouvelle sélection de la 41e Semaine internationale de la critique, organisée par le Syndicat national des critiques de cinéma italiens (SNCCI), du 2 au 12 septembre 2026, dans le cadre de la 83e Mostra de Venise, explore le présent à travers des cinéastes appelés à façonner le cinéma de demain grâce à de nouvelles formes de narration.
Sept premiers films issus de quatre continents dépeignent un monde en mutation, explorant les corps, la mémoire, la technologie et de nouvelles formes de liberté qui remettent en question les conventions du cinéma contemporain.
La Tunisie sera présente dans cette section avec ‘‘The H@llow Man’’ de Kamel Laaridhi, une dystopie visionnaire imaginant un futur où les émotions et la mémoire sont contrôlées par la technologie.
Kamel Laaridhi est réalisateur et producteur chez Inside Productions. Il a réalisé plusieurs films, notamment ‘‘Gharsallah, la semence de Dieu’’ qui est un documentaire réalisé en 2008 et sélectionné pour la compétition internationale au Cinéma du Réel Film Festival.
Trois patrouilleurs SAR de 20 mètres, construits en aluminium par le chantier naval Cartubi à Trieste, ont été livrés au port de Tunis après un transport complexe parti de Trieste le 5 juin sur la barge Susanna remorquée par le remorqueur Piemonte. Les vedettes, conçues pour les opérations de recherche et sauvetage en mer agitée, disposent d’un système d’auto-redressement leur permettant de reprendre leur position en cas de chavirage.
Selon l’agence de presse italienne Nova.it , la livraison fait suite à un contrat signé en 2024 avec un client confidentiel ; Cartubi construit aussi deux autres patrouilleurs SAR de 20 m pour la Garde nationale dans le cadre d’un contrat attribué par Civipol et financé par l’Union européenne, démarré le 31 juillet 2025.
Cette opération s’inscrit dans le cadre dun soutien européen accru à la Tunisie pour la gestion des frontières et la lutte contre les flux migratoires (programmes et financements importants en 2023–2027). Ce soutien est toutefois controversé : 46 ONG et Amnesty International critiquent les violations des droits des migrants. Tandis que l’UE met en avant la prévention des décès en mer et la baisse significative des traversées via la Tunisie (déclin annoncé de 97 % des débarquements tunisiens vers l’UE).
L’Union Internationale de Banques (UIB) a clôturé le premier semestre 2026 sur une progression de 11,1 % de son résultat brut d’exploitation, porté à 125,2 MDT; contre une hausse de 13 % une fois neutralisé l’impact de la loi 2024-41 portant amendement du code de commerce. Cette évolution s’appuie sur un produit net bancaire (PNB) de 273,2 MDT au 30 juin 2026, en progression de 5,7 % sur un an, et de 6,8 % à périmètre retraité.
Le principal facteur de cette croissance du résultat brut de l’UIB provient des revenus tirés du portefeuille-titres commercial et d’investissement, en hausse de 26,8 % à 50,2 MDT, contre 39,6 MDT un an plus tôt.
La marge d’intérêt progresse pour sa part de 2,8 % pour s’établir à 146,1 MDT, corrigée de l’incidence de la loi 2024-41, évaluée à 15,8 MDT à fin juin 2026; contre 12,1 MDT un an auparavant, sa croissance sous-jacente ressort à 5 %. Les commissions perçues par la banque restent quasiment stables, à 76,9 MDT, soit une hausse de 0,3 %. Les produits d’exploitation bancaire globale reculent en revanche de 0,9 %, à 450,7 MDT.
Les charges opératoires ont augmenté de 1,6 % à 148,2 MDT, tout comme la masse salariale, également en hausse de 1,6 % à 109 MDT. Le coefficient d’exploitation s’est amélioré, passant de 56,4 % à fin juin 2025 à 54,3 % un an plus tard. Un niveau ramené à 51,3 % hors effet de la loi 2024-41.
L’encours des dépôts de la clientèle atteint 7.183 MDT au 30 juin 2026, contre 7.078 MDT un an plus tôt. Soit une hausse de 1,5 %, équivalant à 104,9 MDT. Les dépôts à vue progressent de 325,2 MDT. Tandis que les dépôts à terme et les certificats de dépôt reculent de 475 MDT.
L’encours net des crédits accordés à la clientèle croît de 2,2 % pour s’établir à 6.480 MDT. Soit 138 MDT de financements nets supplémentaires sur un an. L’encours des emprunts et ressources spéciales est réduit de 134,3 MDT à 98 MDT.
Le 18 juin 2026 restera comme une date charnière dans l’histoire de l’alliance américano-israélienne. Ce jour-là, le vice-président américain J. D. Vance a lancé depuis la Maison-Blanche un avertissement d’une violence inédite aux dirigeants israéliens, les sommant de cesser leurs critiques contre l’accord signé entre Washington et Téhéran. En déclarant que Donald Trump était «le seul chef d’État au monde à être bienveillant envers la nation d’Israël», Vance a posé un ultimatum clair : le soutien américain n’est plus inconditionnel, et ceux qui s’opposent à la stratégie trumpienne en payeront le prix.
Habib Glenza
Le vice-président américain ne mâche pas ses mots. Il vise directement les membres du gouvernement israélien qui ont osé critiquer l’accord-cadre signé la veille entre les États-Unis et l’Iran. Sa déclaration eut l’effet d’une onde de choc à travers tout le Proche-Orient : «Donald Trump est le seul chef d’État au monde à être bienveillant envers la nation d’Israël en ce moment précis. Et il se trouve qu’il est le chef d’État de la superpuissance mondiale.»
La phrase est lâchée, nette, sans filet. Vance poursuit, le regard dur : «Si je faisais partie du cabinet du gouvernement israélien, je ne m’attaquerais pas au seul allié puissant qu’il vous reste dans ce monde.»
Une charge violente et un ton direct inhabituellement dur pour un vice-président américain vis-à-vis d’Israël. En quelques secondes, les dépêches s’envolent. En Israël, les Unes des journaux du lendemain matin sont unanimes : l’Amérique de Trump a changé de logiciel. Le message de Vance a fait la une des journaux hébreux.
Rappel brutal de la dépendance : les deux tiers de vos armes sont américaines
Vance ne s’arrête pas à une simple mise en garde diplomatique. Il sort l’artillerie lourde, chiffres à l’appui : «Lors des trois derniers mois, les deux tiers des armes défensives ayant protégé votre pays ont été fabriqués par des mains américaines et financés par l’argent des contribuables américains.»
La phrase est un coup de semonce. Elle ne dit pas explicitement que l’aide sera coupée, mais elle en dessine la menace.
Pour les dirigeants israéliens, le message est limpide : sans les États-Unis, la capacité de défense d’Israël s’effondre. Vance rappelle que cette dépendance n’est pas un simple détail technique, mais le principal levier de Washington. En choisissant de parler d’argent et d’armes plutôt que de valeurs partagées, le vice-président ancre le débat dans une logique transactionnelle, celle-là même qui caractérise la doctrine Trump depuis 2017.
L’avertissement de Vance n’est pas un coup de sang isolé. Il s’inscrit dans une continuité. Trump lui-même n’a jamais caché son mépris pour certains dirigeants israéliens. Selon des révélations d’Axios, il avait traité Benjamin Netanyahu de «effing crazy» en privé, avant d’ajouter : «Israël aurait été rayé de la carte depuis longtemps si je ne m’y étais mêlé.» Plus récemment, il a reproché à Israël ses frappes au Liban, estimant qu’elles nuisent à ses efforts de paix. La doctrine est claire : Trump considère qu’il a sauvé Israël, et que ce dernier lui doit obéissance en retour. Vance ne fait que traduire cette vision en langage diplomatique officiel.
Pour comprendre la violence de la sortie de Vance, il faut remonter à la veille. Le 17 juin, les États-Unis et l’Iran ont signé un protocole d’entente en 14 points, fruit de mois de négociations discrètes. Cet accord, qui prévoit une cessation immédiate des hostilités sur tous les fronts, dont le Liban, a provoqué la fureur des ministres israéliens d’extrême droite. Vance, qui s’est personnellement investi dans ce dossier, ne pouvait pas laisser ces critiques sans réponse.
L’accord-cadre prévoit la fin immédiate des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, ainsi que la dilution du stock d’uranium hautement enrichi de Téhéran. Une période de 60 jours est ouverte pour parvenir à un accord définitif visant à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Mais le texte ne mentionne pas le programme de missiles balistiques iraniens, ni l’influence de Téhéran dans la région via ses proxys. Pour les ministres israéliens, c’est une trahison. Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité intérieure, et Bezalel Smotrich, ministre des Finances, ont immédiatement dénoncé un accord qui laisse l’Iran libre de poursuivre son développement militaire conventionnel. Leur colère est d’autant plus vive que l’accord prévoit que l’Iran pourrait développer un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars financé par les investissements des États du Golfe, une manne qui pourrait renforcer son influence régionale.
Friction sur le dossier des missiles iraniens et sur l’occupation du Liban
Israël a annoncé son intention de maintenir une zone tampon étendue au Sud-Liban, malgré l’accord signé entre Washington et Téhéran. Cette décision, officialisée dans une nouvelle version de la «zone tampon», est un défi direct à l’accord. Vance a répondu sans ambages : «Les attaques contre les civils à Beyrouth sont inacceptables.» Le message est clair : l’administration Trump ne tolérera pas qu’Israël sabote l’accord en poursuivant ses opérations militaires au Liban. C’est le deuxième point de friction concret, après le programme de missiles.
Vance n’est pas un simple exécutant dans cette affaire. Le sénateur Lindsey Graham l’avait qualifié d’«architecte de l’accord» avec l’Iran. Son implication personnelle est totale. Si l’accord-cadre échoue, c’est lui qui en portera la responsabilité politique. Les critiques israéliennes ne sont donc pas seulement une offense diplomatique, elles menacent directement sa crédibilité et son avenir politique. D’où la violence de sa réaction. Vance n’a pas attaqué Israël dans son ensemble. Il a soigneusement choisi ses cibles : les deux ministres d’extrême droite du gouvernement Netanyahu. En les prenant pour cible, il cherche à isoler la frange la plus dure du cabinet israélien et à diviser l’opinion publique. Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich sont les deux figures de proue de l’extrême droite israélienne. Le premier est connu pour ses positions ultranationalistes et son passé de colon radical. Le second dirige le parti Sionisme religieux et milite pour l’annexion de la Cisjordanie. Tous deux ont critiqué avec virulence l’accord avec l’Iran, accusant Trump de trahir Israël. Vance les a spécifiquement pris pour cible dans une interview au New York Times, les qualifiant implicitement d’irresponsables. En s’en prenant à eux, le vice-président américain cherche à les discréditer aux yeux de l’opinion israélienne et internationale.
La phrase la plus cinglante de Vance est sans doute celle-ci : «Vous êtes un pays de 9 millions d’habitants. Vous ne pouvez pas simplement régler chacun de vos problèmes de sécurité nationale à coups de morts.» En rappelant à Israël sa vulnérabilité démographique face à ses voisins, et sa dépendance militaire vis-à-vis des États-Unis, Vance ne dit pas seulement qu’Israël a besoin des États-Unis ; il dit qu’Israël est trop petit et trop faible pour agir seul. Cette phrase, reprise en boucle par les médias israéliens, a provoqué une onde de choc dans la classe politique.
Netanyahu otage de son gouvernement et de la doctrine America First
Face à cette tempête, Netanyahu a choisi la prudence. Dans une réponse soigneusement calibrée, il a appelé à préserver la «relation vitale» avec les États-Unis. «Le combat n’est pas terminé, et d’autres défis nous attendent. Ils exigent du discernement, une défense résolue des intérêts sécuritaires d’Israël et, dans le même temps, la préservation de notre relation vitale avec les États-Unis», a-t-il déclaré. Cette position contraste avec la virulence de ses ministres d’extrême droite.
Netanyahu est pris en tenaille : s’il soutient ses ministres, il s’aliène Washington ; s’il les désavoue, il fait voler en éclats sa coalition. Vance et Trump jouent précisément sur cette fracture interne pour imposer leur agenda. En isolant Ben Gvir et Smotrich, ils poussent Netanyahu à choisir son camp.
Le soutien à Israël n’apparaît plus inconditionnel sous l’ère Trump. C’est un changement majeur. Pendant des décennies, le soutien américain à Israël était un dogme bipartisan. Avec Trump, il devient conditionnel, transactionnel. La logique est simple : les contribuables américains paient environ 3,8 milliards de dollars par an à Israël via un protocole d’entente qui court jusqu’en 2028. Si Israël ne suit pas la ligne de Washington, pourquoi continuer à payer ? C’est le cœur de la doctrine «America First» appliquée à la diplomatie. Vance ne fait que mettre des mots sur cette réalité : l’amitié américaine a un prix, et ce prix est l’obéissance.
La menace de Vance n’est pas un simple exercice rhétorique. Elle repose sur des chiffres concrets et une réalité stratégique implacable.
Le prix de la bienveillance, c’est la soumission
Selon le Council on Foreign Relations, les États-Unis ont fourni au moins 16,3 milliards de dollars d’aide militaire directe à Israël depuis les attaques du 7 octobre 2023. Depuis 1948, le montant total dépasse les 300 milliards de dollars, ajusté de l’inflation. Ces chiffres sont l’argument principal des opposants à l’aide inconditionnelle au Congrès. Chaque année, le débat sur le budget de l’aide étrangère est l’occasion de remettre en question cette manne. En rappelant ces chiffres, Vance donne des armes à ceux qui veulent conditionner l’aide à Israël. La menace est d’autant plus crédible que Trump a déjà montré par le passé qu’il n’hésitait pas à utiliser l’arme budgétaire.
Israël a annoncé son intention de maintenir une zone tampon étendue au Sud-Liban, malgré l’accord signé entre Washington et Téhéran. Vance a répondu que «les attaques contre les civils à Beyrouth sont inacceptables». C’est le test ultime : si Netanyahu continue l’occupation du Sud-Liban, il défie directement l’accord signé par Trump. La conséquence pourrait être un gel de l’aide militaire américaine.
La phrase de Vance, «Trump est le seul bienveillant envers Israël», est un chantage affectif et politique. Si Israël ne se plie pas à la «bienveillance» de Trump, il se retrouve seul face à l’Iran et ses alliés. La menace est explicite : sans nous, vous êtes vulnérables. C’est un piège redoutable. En se présentant comme le seul ami d’Israël, Trump assure que toute critique israélienne sera perçue comme une ingratitude, et que toute velléité d’indépendance sera punie. Le «prix de la bienveillance», c’est la soumission.