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TRIBUNE – Souveraineté numérique : des investissements technologiques à la valeur ajoutée nationale, à l’épreuve du PLF 2027 et du sommet Russie-Afrique

29. Oktober 2026 um 14:14

La fin du mois d’octobre 2026 place la Tunisie devant deux séquences qui, bien que différentes, interrogent une même ambition : transformer les priorités nationales en capacités économiques durables.

À Tunis, l’examen parlementaire du projet de loi de finances pour 2027 (PLF 2027) ouvre une nouvelle étape dans la définition des arbitrages budgétaires de l’État. À Moscou, la participation de la cheffe du gouvernement au troisième Sommet Russie-Afrique inscrit la Tunisie dans une rencontre consacrée notamment à la souveraineté, aux infrastructures, à l’énergie, aux technologies, à l’innovation et au capital humain.
Ces deux rendez-vous ne produisent pas les mêmes décisions. Le premier engage le débat sur l’affectation des ressources publiques ; le second peut ouvrir des perspectives de coopération économique et technologique. Leur rapprochement soulève néanmoins une question commune : quelles capacités la Tunisie veut-elle construire, avec quelles ressources et pour quels résultats ?
Cette interrogation est particulièrement pertinente pour les infrastructures numériques. Fibre optique, réseaux 5G, capacités de calcul haute performance et centres de données ne constituent pas seulement des équipements techniques. Ils mobilisent des financements, de l’énergie, des compétences et des ressources d’exploitation. Leur intérêt doit donc être apprécié à partir de leur contribution au développement économique.

Le PLF 2027 : au-delà du volume des investissements

Le projet de budget de l’État pour 2027 s’inscrit dans un contexte de contraintes financières et de besoins importants en matière de développement. L’examen parlementaire ne peut se limiter à la discussion des montants et des mesures proposées. Il doit également permettre d’interroger la cohérence des priorités, leur faisabilité et les résultats attendus.
La même exigence devrait guider les investissements numériques. Le déploiement d’un réseau, la construction d’un centre de données ou l’acquisition d’une capacité de calcul ne constituent pas, en eux-mêmes, une performance économique. Ils représentent des moyens dont l’utilité dépend des services qu’ils rendent possibles et des activités qu’ils permettent de développer.
Une infrastructure peut être techniquement réussie tout en restant insuffisamment utilisée. Un équipement peut être opérationnel sans améliorer sensiblement la productivité des entreprises. Une plateforme peut être disponible sans réduire les délais administratifs, faciliter l’accès au financement ou améliorer les services rendus aux citoyens.
L’enjeu consiste donc à relier chaque investissement à un besoin clairement identifié, à une population ou à un secteur bénéficiaire, à des objectifs mesurables et à une responsabilité de mise en œuvre. Il ne s’agit pas de ralentir la modernisation, mais de garantir que les ressources engagées produisent des effets proportionnés à leur coût.

Le coût réel d’une infrastructure numérique

La souveraineté numérique est souvent abordée sous l’angle de la propriété des infrastructures ou de la localisation des données. Ces dimensions sont importantes, mais elles ne suffisent pas à établir l’autonomie réelle d’un pays.
Un centre de données installé sur le territoire national peut rester dépendant de technologies importées, de pièces de rechange disponibles à l’étranger, de compétences rares ou de contrats de maintenance dont les conditions limitent la marge de décision locale. La localisation physique ne garantit donc pas, à elle seule, la maîtrise opérationnelle.
L’évaluation économique doit intégrer l’ensemble du cycle de vie : investissement initial, consommation électrique, refroidissement, connectivité, maintenance, cybersécurité, renouvellement des équipements, formation et fin de vie. Elle doit aussi tenir compte des exigences de continuité de service et de la capacité à faire évoluer les installations.
La question énergétique mérite une attention particulière. Des infrastructures de calcul et de stockage performantes nécessitent une alimentation fiable et des dispositifs de refroidissement adaptés. Dans un pays confronté à des contraintes énergétiques, leur dimensionnement doit être cohérent avec les ressources disponibles et les priorités nationales.
Cela implique de comparer plusieurs scénarios : capacité propre ou mutualisée, construction immédiate ou montée en charge progressive, exploitation publique ou partenariat encadré, recours à des ressources nationales ou à des prestataires externes. Le bon choix n’est pas nécessairement celui qui maximise la capacité installée, mais celui qui répond durablement aux besoins au meilleur coût global.

Des capacités numériques au service de l’économie réelle

Le critère décisif reste l’usage. La fibre et la 5G peuvent soutenir l’industrie, l’agriculture, la logistique, le tourisme, la santé, l’éducation et les services financiers. Mais leur impact dépend de l’existence d’applications concrètes, de la couverture effective des territoires, de la qualité des services et de la capacité des entreprises à intégrer ces technologies dans leurs processus.
Un investissement numérique devrait ainsi être associé à des résultats observables : réduction des délais de traitement, amélioration de la qualité des services, diminution des coûts opérationnels, accès élargi aux marchés, création d’activités nouvelles ou augmentation de la productivité.
Le calcul haute performance, par exemple, ne devrait pas être envisagé uniquement comme un équipement prestigieux. Sa pertinence dépend des usages qu’il peut soutenir dans la recherche, l’ingénierie, la santé, l’agriculture, l’industrie ou les services publics. La question n’est pas seulement de disposer d’une capacité de calcul, mais de savoir qui pourra l’utiliser, à quelles conditions et pour produire quelle valeur.
Cette approche permettrait également de mieux articuler les investissements numériques avec les besoins des petites et moyennes entreprises, qui ne disposent pas toujours des moyens nécessaires pour accéder aux technologies avancées. Des infrastructures mutualisées, accompagnées de services accessibles et d’un soutien à l’adoption, peuvent parfois produire davantage d’effets qu’une capacité coûteuse réservée à un nombre limité d’utilisateurs.

Le capital humain : condition de la maîtrise technologique

Aucune infrastructure ne peut produire durablement ses effets sans les femmes et les hommes capables de la concevoir, de l’exploiter, de la sécuriser et de la faire évoluer. La disponibilité de compétences en réseaux, cybersécurité, cloud, systèmes énergétiques, données et intelligence artificielle devient ainsi une composante du coût réel des investissements. Former des spécialistes sans leur offrir de perspectives professionnelles adaptées, ou acquérir des équipements dont l’exploitation dépend durablement de prestataires extérieurs, réduit la portée de l’effort financier.
La politique d’investissement devrait donc intégrer dès le départ un volet consacré aux compétences : besoins prévisionnels, formation initiale et continue, coopération entre universités et entreprises, transfert de savoir-faire et parcours professionnels. La mobilisation des compétences tunisiennes établies à l’étranger peut compléter cet effort, à condition de créer des formes de coopération qui permettent de transmettre des connaissances et de développer des activités sur le territoire national. La rétention des talents ne relève pas uniquement de la politique de formation. Elle dépend aussi de la qualité des projets, de la capacité à confier des responsabilités, des perspectives d’évolution et de l’existence d’un environnement professionnel permettant de mettre les compétences en pratique.

Russie-Afrique : juger les partenariats à leurs résultats

Le troisième Sommet Russie-Afrique ouvre un espace de dialogue sur la coopération économique, les infrastructures, l’énergie, les technologies et l’éducation. Pour la Tunisie, l’intérêt de telles rencontres doit être apprécié à partir des possibilités concrètes qu’elles peuvent faire émerger. La diversification des partenaires peut élargir les options technologiques et économiques du pays. Mais aucune coopération ne devrait être évaluée sur la seule base de l’origine du fournisseur, de l’annonce d’un investissement ou du montant d’un accord.
Les critères pertinents sont plus exigeants : quelles compétences seront transférées ? Quelle part de la conception, de l’intégration et de la maintenance pourra être assurée localement ? Les conditions financières sont-elles soutenables sur la durée ? Les entreprises tunisiennes pourront-elles participer à la chaîne de valeur ? Les équipements seront-ils compatibles avec les architectures existantes et les exigences de sécurité ? Le partenariat renforcera-t-il la capacité de décision nationale ou créera-t-il de nouvelles dépendances ?
Ces questions valent pour tous les partenaires, sans distinction. La coopération internationale devient un levier de souveraineté lorsqu’elle augmente la capacité du pays à choisir, à exploiter, à maintenir et à faire évoluer ses propres infrastructures. Il convient toutefois de distinguer les perspectives ouvertes par un sommet des engagements effectivement conclus. Les retombées d’une rencontre diplomatique ne peuvent être appréciées qu’à partir de projets identifiés, de conditions contractuelles connues et de résultats vérifiables.

Une grille commune pour décider et rendre compte

Le PLF 2027 et les perspectives de coopération internationale invitent finalement à établir une méthode commune d’évaluation des investissements numériques. Cinq questions pourraient structurer cette démarche. Le besoin est-il précisément défini et soutenu par une demande réelle ? Le coût complet, y compris énergétique et humain, a-t-il été évalué sur la durée ? Les compétences et les capacités de maintenance seront-elles disponibles en Tunisie ? Les bénéfices attendus pour les entreprises, les services publics et les citoyens sont-ils mesurables ? Enfin, une instance clairement responsable pourra-t-elle rendre compte des résultats et corriger le projet si les objectifs ne sont pas atteints ?
Cette grille ne remplace ni l’expertise technique ni l’arbitrage budgétaire. Elle les relie à une finalité économique explicite. Elle permet également de comparer des options différentes et d’éviter que la réussite d’un programme soit mesurée uniquement par le nombre de kilomètres de fibre déployés, d’équipements installés ou de plateformes mises en service. La souveraineté numérique ne se décrète pas par l’accumulation d’infrastructures. Elle se construit par la maîtrise de leur fonctionnement, la disponibilité des compétences, la soutenabilité de leur coût et la capacité à transformer les investissements en gains de productivité et en activités créatrices de valeur.

À l’heure où le Parlement examine les choix budgétaires de 2027 et où la Tunisie explore de nouvelles perspectives de coopération, le véritable indicateur de réussite ne sera donc pas le volume des annonces technologiques. Ce sera la part de ces investissements qui se traduira, dans la durée, par des capacités nationales renforcées, des entreprises plus compétitives, des services plus efficaces et une valeur ajoutée effectivement créée en Tunisie.

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Marché russe : 27 millions de dollars à conquérir, le tourisme tunisien en reprise

29. Oktober 2026 um 14:11

La Tunisie cherche à renforcer ses exportations vers la Russie, où son potentiel commercial encore inexploité est estimé à 27 millions de dollars, notamment dans l’huile d’olive et les produits agroalimentaires. En parallèle, le marché touristique russe montre des signes de reprise, avec 51.000 visiteurs enregistrés au 20 octobre 2026, loin toutefois du pic de 600.000 atteint en 2019.

Ces perspectives sont mises en avant à l’occasion du troisième Sommet Russie-Afrique, organisé les 28 et 29 octobre à Moscou. La participation tunisienne au forum économique et humanitaire vise notamment à renforcer les échanges commerciaux et à promouvoir la destination auprès des opérateurs russes.

L’huile d’olive, principal débouché à développer

Selon Amira Jaouadi, directrice du bureau du Centre de promotion des exportations (Cepex) à Moscou, le potentiel d’exportation tunisien non encore exploité sur le marché russe atteint environ 27 millions de dollars. L’huile d’olive représente la principale opportunité, estimée à près de 5 millions de dollars. Les chaussures et les équipements médicaux offrent également des perspectives, évaluées à environ 1,7 million de dollars.

Les exportations tunisiennes vers la Russie restent dominées par l’agroalimentaire, qui représente près de 70% des ventes, notamment grâce à l’huile d’olive, aux dattes et au concentré de tomate. Le textile-habillement et les produits des industries mécaniques complètent cette offre.

Pour transformer ces débouchés potentiels en contrats, le Cepex, l’ambassade de Tunisie et l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) multiplient les initiatives de promotion. La participation aux salons professionnels, dont WorldFood Moscow et Peterfood à Saint-Pétersbourg, ainsi que les rencontres entre entreprises doivent faciliter les contacts avec les acheteurs russes.

Les opérateurs restent néanmoins confrontés à des contraintes logistiques et financières, notamment l’absence de liaisons directes de fret et les restrictions qui compliquent les transactions avec la Russie.

Les exportations progressent, mais les échanges restent déséquilibrés

Selon les données publiées par l’agence TAP le 27 octobre, les exportations tunisiennes vers la Russie ont atteint environ 32,4 millions de dinars au cours des neuf premiers mois de 2026, en hausse de 14% sur un an.

Les importations tunisiennes en provenance de Russie se sont, en revanche, élevées à plus de 1,55 milliard de dinars sur la même période. Ces chiffres soulignent le déséquilibre des échanges entre les deux pays et l’importance de développer les ventes tunisiennes sur ce marché.

Le tourisme russe reprend progressivement

Sur le marché touristique, la Tunisie cherche également à retrouver les niveaux de fréquentation enregistrés avant la crise russo-ukrainienne. Après avoir accueilli quelque 600.000 touristes russes en 2019, la destination en a reçu 35.000 en 2025, puis 51.000 au 20 octobre 2026, selon Neji Gouider, représentant de l’ONTT à Moscou.

Cette progression s’accompagne d’un renforcement de la desserte aérienne. L’agence TAP fait état de 13 vols hebdomadaires depuis Moscou et Saint-Pétersbourg, avec l’arrivée de Pyramids Airlines, ainsi que de la reprise de liaisons depuis la Biélorussie et l’Arménie.

La clientèle russe est considérée comme stratégique en raison de la durée de ses séjours, supérieure à dix nuitées en moyenne selon le représentant de l’ONTT, et de son intérêt pour les hôtels trois et quatre étoiles ainsi que les excursions. Les professionnels misent sur la diversité de l’offre tunisienne, du patrimoine culturel au désert, en passant par la gastronomie et l’écotourisme.

Pour se rapprocher du niveau de 2019, les professionnels estiment nécessaire d’accroître les capacités aériennes. Parmi les pistes avancées figurent l’attribution de blocs de sièges aux tour-opérateurs sur la compagnie nationale et l’ouverture envisagée d’une ligne régulière de Tunisair à raison de deux vols par semaine.

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Tunisie-Russie : Sarra Zaafrani Zenzri au sommet de Moscou pour dynamiser le partenariat économique

29. Oktober 2026 um 09:11

En visite officielle en Russie du 27 au 29 octobre 2026 sur instruction du président Kaïs Saïed, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a participé au troisième sommet Russie–Afrique.

Reçue au Kremlin par le président Vladimir Poutine, elle a plaidé pour un renforcement des échanges bilatéraux et une montée en gamme des exportations tunisiennes. La cheffe du gouvernement, accompagnée notamment du ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a pris part aux temps forts de ce conclave international qui réunit à Moscou de nombreux dirigeants du continent. Outre sa participation au dîner officiel offert par le président russe, Mme Zenzri a visité le pavillon tunisien installé au cœur de l’événement.

Aménagé grâce à une collaboration entre l’ambassade de Tunisie à Moscou, l’Office national du tourisme tunisien et le Centre de promotion des exportations (CEPEX), cet espace met en valeur les filières phares de l’économie nationale. L’huile d’olive et les dattes y occupent une place de choix, aux côtés d’une promotion active de la destination touristique tunisienne. Sur place, la cheffe du gouvernement a insisté sur l’impératif d’intensifier les flux commerciaux et de diversifier l’offre nationale, en mettant particulièrement l’accent sur les industries de transformation à forte valeur ajoutée pour consolider la position des entreprises tunisiennes sur le marché russe.

Cap sur les technologies et la coopération multilatérale

Au-delà des échanges agroalimentaires, la délégation tunisienne a pris part à la découverte des solutions technologiques russes exposées au centre Gostiny Dvor, à la suite du Forum économique et humanitaire. Ces présentations ont couvert des secteurs clés pour le développement stratégique, tels que l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques et financières, l’énergie, la gestion des ressources hydriques ainsi que la numérisation de la santé.

En marge de ces rendez-vous officiels, Sarra Zaafrani Zenzri a également multiplié les contacts diplomatiques, s’entretenant avec le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, ainsi qu’avec plusieurs autres chefs de gouvernement africains présents dans la capitale russe, illustrant la volonté de la Tunisie d’ancrer sa diplomatie économique au cœur des grands équilibres régionaux et internationaux.

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Sommet Russie-Afrique : Moscou mise sur le codéveloppement pour ancrer son influence

29. Oktober 2026 um 08:36

Le président russe Vladimir Poutine a appelé, mercredi 28 octobre, les pays africains à renforcer leur autonomie économique et politique, en proposant un partenariat avec Moscou fondé sur le « codéveloppement plutôt que la domination ».

S’exprimant à l’ouverture du troisième sommet Russie-Afrique, organisé dans la capitale russe les 28 et 29 octobre, il a plaidé pour une rupture avec l’héritage colonial et un rééquilibrage de l’ordre mondial. Il a présenté la Russie comme un partenaire disposé à accompagner le continent dans la transformation de ses ressources naturelles, le développement de ses infrastructures et l’accès aux technologies.

Moscou entend notamment intensifier les échanges commerciaux avec les pays africains. Sachant que le commerce entre la Russie et le continent a atteint un record de 27,7 milliards de dollars en 2025. Le Kremlin souhaite accroître davantage ces échanges, en particulier dans l’énergie, l’agriculture, les transports et les technologies.

Poutine a également mis en avant les livraisons agricoles russes. Au cours des neuf premiers mois de 2026, la Russie a exporté 13 millions de tonnes de produits agricoles vers l’Afrique. Plus de 40 pays africains reçoivent déjà des céréales et des engrais russes, precise le président russe…

Dans le domaine énergétique, Moscou, affirmant participer à plus de 30 projets dans 16 pays africains, propose également de partager son expertise dans la gestion des ressources en eau et de développer des coopérations dans les infrastructures, la santé et les technologies numériques.

Sur un autre registre, le président russe a appelé à renforcer les relations bancaires entre la Russie et les pays africains, à développer les paiements en monnaies nationales et à mettre en place des mécanismes alternatifs de transfert financier. Selon lui, ces dispositifs permettraient de limiter la dépendance aux infrastructures financières occidentales et de réduire l’exposition aux sanctions.

Une stratégie d’influence dans un contexte de rivalités internationales

Le sommet rassemble des délégations de 48 pays africains, dont 22 chefs d’État et de gouvernement, selon les chiffres communiqués par les organisateurs. Les discussions portent sur le commerce, l’investissement, la sécurité, l’énergie, l’agriculture, l’éducation et les transferts de technologies.

Cette rencontre s’inscrit dans les efforts de Moscou pour consolider ses relations avec le continent, alors que les sanctions occidentales liées à sa guerre contre l’Ukraine poussent la Russie à rechercher de nouveaux débouchés commerciaux et des soutiens diplomatiques. D’ailleurs, son influence s’est renforcée dans les pays du Sahel, où les autorités ont réorienté une partie de leurs partenariats sécuritaires vers Moscou.

Les ambitions économiques russes restent toutefois confrontées à des limites : les échanges avec l’Afrique demeurent concentrés dans certains secteurs et certains pays, contrairement à la Chine et à l’Union européenne qui occupent une place importante dans le commerce du continent…

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Sommet Russie–Afrique : Poutine accueille Sarra Zaafrani Zenzri

29. Oktober 2026 um 04:15

Le président russe Vladimir Poutine a reçu, mercredi soir 28 octobre 2026 au palais du Kremlin, la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri, aux côtés de plusieurs dirigeants africains participant au troisième sommet Russie–Afrique à Moscou.

Selon la présidence du gouvernement tunisien, Sarra Zaafrani Zenzri a également participé au dîner officiel offert par le président russe en l’honneur des chefs d’État et de gouvernement africains présents au sommet.

Cette réception s’inscrit dans la visite officielle qu’effectue la cheffe du gouvernement en Russie du 27 au 29 octobre, sur instruction du président Kaïs Saïed. Elle est accompagnée notamment du ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti.

Huile d’olive, dattes et tourisme au pavillon tunisien

Au cours de la journée de mercredi, Sarra Zaafrani Zenzri a visité le pavillon tunisien aménagé par l’ambassade de Tunisie à Moscou, en collaboration avec les bureaux locaux de l’Office national du tourisme tunisien et du Centre de promotion des exportations.

Le pavillon présente des produits alimentaires tunisiens qui trouvent des débouchés sur le marché russe, notamment l’huile d’olive et les dattes. Il assure également la promotion de la destination touristique tunisienne.

À cette occasion, la cheffe du gouvernement a souligné l’importance d’intensifier les échanges commerciaux et économiques entre les deux pays et de diversifier les exportations tunisiennes. Elle a notamment mis l’accent sur les industries de transformation à forte valeur ajoutée, afin de renforcer la présence des entreprises et des produits tunisiens sur le marché russe, selon le communiqué gouvernemental.

Technologies russes et échanges avec les dirigeants africains

Sarra Zaafrani Zenzri a également parcouru, aux côtés de dirigeants africains et en présence de Vladimir Poutine, l’exposition consacrée aux solutions russes dans les principaux secteurs économiques et sociaux.

Les technologies présentées concernaient notamment l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques et financières, l’énergie, le traitement de l’eau, l’agriculture, les industries pharmaceutiques et la numérisation des services de santé. Des projets russes en cours de réalisation dans certains pays africains ont aussi été exposés.

Cette visite a suivi l’ouverture du Forum économique et humanitaire Russie–Afrique au centre d’exposition Gostiny Dvor, présidée par Vladimir Poutine et le président burundais Évariste Ndayishimiye, président de l’Union africaine.

En marge du forum, la cheffe du gouvernement a rencontré le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb ainsi que plusieurs chefs de gouvernement africains. La présidence du gouvernement n’a pas détaillé le contenu de ces échanges.

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Russie – Afrique : la Tunisie parmi les premiers partenaires commerciaux de Moscou

27. Oktober 2026 um 14:10

La Tunisie compte parmi les plus importants partenaires commerciaux africains de la Russie, a déclaré mardi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, lors d’une conférence de presse tenue au Centre russe de presse, à la veille du 3e Forum Russie-Afrique.

Elle précise que les échanges commerciaux entre la Russie et le continent ne cessent de progresser et ont atteint 27 milliards de dollars en 2025, l’essentiel étant réalisé avec quatre pays d’Afrique du Nord : la Tunisie, l’Algérie, l’Égypte et le Maroc.

Devant plus de 200 journalistes, responsables et représentants de médias originaires de plus de 38 pays africains, Mme Zakharova a présenté l’Afrique comme un « acteur clé » de la politique étrangère russe. Cette coopération repose, a-t-elle affirmé, sur l’égalité souveraine, le respect mutuel et le partage des avantages.

Interrogée sur la place de l’Afrique dans l’approche multipolaire de Moscou, elle a renvoyé au Concept de politique étrangère de la Fédération de Russie, adopté par décret présidentiel le 31 mars 2023, dont une section est consacrée au continent. Dans ce texte, la Russie se dit solidaire des États africains dans leur volonté d’instaurer un monde polycentrique plus équitable et d’éliminer les inégalités sociales et économiques. Elle y affirme aussi vouloir soutenir l’affirmation de l’Afrique comme centre distinctif et influent du développement mondial.

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La porte-parole a également passé en revue le réseau diplomatique, culturel et de formation professionnelle russe en Afrique, que Moscou entend renforcer en préservant les valeurs et traditions locales. La Russie compte travailler avec les États, notamment à travers les commissions intergouvernementales, pour surmonter les difficultés et développer la sécurité énergétique et alimentaire.

Elle a par ailleurs souligné l’importance de la coopération dans le domaine des médias : formations, conventions, accords de partenariat, transferts de technologies, visites et échange d’expertises entre médias russes et africains.

Enfin, Mme Zakharova a remercié les pays africains de ne pas avoir cédé aux pressions internationales et d’être restés fidèles à leurs positions sur des causes qu’elle a qualifiées de justes.

Le 3e Forum Russie-Afrique se tiendra à Moscou les 28 et 29 octobre 2026. Les travaux porteront notamment sur les perspectives de coopération dans les domaines du commerce, de l’investissement, de l’énergie, des technologies et de la sécurité alimentaire.

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Infrastructures | Rencontre à Tunis autour du salon Intermat Paris 2027

27. Oktober 2026 um 13:52

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF)organise une rencontre d’échanges autour du salon «Intermat Paris 2027 : Construire les infrastructures de demain – Enjeux et perspectives de la Tunisie à l’Afrique», le mardi 3 novembre 2026, de 8h30 à 12h, au Novotel Tunis – Berges du Lac 2.

La rencontre, qui sera présidée par Khelil Chaibi, président de la CCITF, verra pa participation de Guillaume Schaeffer, directeur du salon Intermat, et de Laura Sanchez, directrice de la communication de la manifestation.

Les échanges porteront sur les principaux enjeux du secteur en Tunisie, notamment la modernisation des infrastructures, le développement du réseau routier, les grands projets et l’évolution des besoins en équipements et en technologies.

Des représentants du ministère de l’Equipement et de l’Habitatet dela Fédération nationale des entrepreneurs de bâtiment et de travaux publics, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) sont attendus pour partager leurs perspectives sur les priorités du secteur.

Organisé du 21 au 24 avril 2027 à Paris-Nord Villepinte, Intermat est un salon de référence dédié aux équipements, aux technologies et aux solutions pour la construction et les travaux publics.

Il rassemble les professionnels des grands chantiers, du terrassement et des infrastructures, ainsi que les fabricants, distributeurs et donneurs d’ordre, autour des innovations et des opportunités de partenariat dans le secteur.

L’édition 2027 accordera également une place aux enjeux de coopération et de développement des marchés africains, à travers l’African Summit.

Cette rencontre à Tunis permettra aux professionnels de mieux appréhender les opportunités offertes par Intermat Paris 2027 et de renforcer les échanges entre les acteurs tunisiens, français et africains.

I. B.

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La Princesse Lalla Asmaa inaugure un centre auditif au Rwanda

27. Oktober 2026 um 08:21
La Princesse Lalla Asmaa, présidente de la Fondation Lalla Asmaa, et Mme Jeannette Kagame, Première Dame du Rwanda, ont lancé, lundi 26 octobre à Kigali, la 5e phase du programme « Unis, on s’entend mieux » et inauguré le premier…

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Moscou courtise l’Afrique : un troisième sommet pour contrer l’isolement et sécuriser ses marchés

27. Oktober 2026 um 08:17

Moscou accueille le troisième sommet Russie-Afrique, et ce depuis le 23 octobre 2026, l’objectif principal étant le renforcent de la coopération économique dans le commerce, l’investissement, les infrastructures, l’énergie, la technologie et l’enseignement.

Maxime Orechkine, vice-président de l’administration présidentielle, explique que l’approche russe consiste à trouver des solutions adaptées à chaque pays, dans le respect de sa souveraineté. Il a évoqué des visites dans des pays africains pour concrétiser des projets et vanté l’expérience russe en matière de souveraineté numérique face aux sanctions occidentales, comme le rapportent nos confrères de l’agence TAP.

A rappeler que les deux précédents sommets, à Sotchi (2019) et à Saint-Pétersbourg (2023), avaient institué un cadre de partenariat, avec respectivement 92 et 161 accords signés. Celui de 2023 avait aussi adopté un plan d’action de 181 mesures.

Les échanges ont atteint environ 27,8 milliards de dollars en 2025, soit  une progression de 13 % sur un an. Mais ils sont très déséquilibrés : en 2024, la Russie a exporté pour 24,3 milliards de dollars vers l’Afrique et n’en a importé que pour 3,5 milliards. Le continent ne pèse que 3,9 % du commerce extérieur russe.

Les céréales dominent : blé, orge et maïs représentent 87 % des exportations alimentaires russes vers l’Afrique. Le blé russe couvrirait environ 30 % des besoins africains – l’Égypte, l’Algérie, le Maroc et l’Afrique du Sud absorbant près de 70 % des volumes. Moscou vise 50 à 60 milliards de dollars d’échanges d’ici 2030.

Au-delà du commerce, la Russie cherche à atténuer l’impact des sanctions liées à la guerre qu’elle a déclarée contre l’Ukraine et à promouvoir un ordre multipolaire. Son succès dépendra toutefois de la diversification des produits échangés, de la logistique et des investissements productifs. Et c’est moins gagné vu son retard dans ces domaines.

En parallèle, Moscou accueille du 25 au 27 octobre le huitième sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), consacré aux perspectives du marché gazier et à la sécurité énergétique.

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Tunisie-Russie : Moscou ouvre la porte à des projets énergétiques

26. Oktober 2026 um 19:26

La Russie se dit prête à examiner des propositions tunisiennes en matière de coopération énergétique. Maxim Orechkine, vice-directeur de l’administration présidentielle russe, a affirmé cette disponibilité lundi 26 octobre, dans un entretien accordé à l’Agence TAP en marge des préparatifs du troisième sommet Russie-Afrique, prévu à Moscou les 28 et 29 octobre.

Moscou attend des propositions tunisiennes

Interrogé sur les perspectives du partenariat tuniso-russe et les moyens de le développer, notamment dans le secteur de l’énergie, le responsable russe a assuré que Moscou était disposée à négocier différents projets de coopération.

Maxim Orechkine a souligné que la Russie restait ouverte aux propositions de la Tunisie. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’une démarche concertée afin de concevoir des projets répondant aux besoins des deux parties, plutôt que de partir de plans préétablis.

Le nucléaire civil évoqué comme piste de coopération

Cette déclaration traduit une disponibilité à examiner de nouvelles pistes de coopération. Aucun projet énergétique précis ni accord bilatéral nouveau n’a cependant été annoncé dans cet entretien.

Le responsable russe a également cité l’énergie nucléaire à usage pacifique parmi les domaines susceptibles de contribuer au renforcement de la souveraineté énergétique des pays africains et au développement de leurs capacités de production d’électricité.

Le sommet Russie-Afrique prévu les 28 et 29 octobre

Les déclarations de Maxim Orechkine interviennent à l’approche du troisième sommet Russie-Afrique, qui se tiendra à Moscou les 28 et 29 octobre 2026, parallèlement à un forum économique et humanitaire.

Les travaux doivent notamment porter sur le développement des échanges commerciaux, les investissements, l’énergie, les technologies et la sécurité alimentaire.

À travers cette rencontre, Moscou entend approfondir ses relations économiques avec les pays africains et explorer de nouvelles possibilités de partenariat. Pour la Tunisie, les déclarations du responsable russe ouvrent la voie à l’examen de propositions dans le secteur énergétique, sans préjuger de la conclusion d’accords concrets.

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PLF 2027: de nouvelles mesures pour soutenir les exportations tunisiennes

23. Oktober 2026 um 11:01

Le développement des exportations figure parmi les enjeux abordés dans le projet de loi de finances (PLF) 2027. Le texte prévoit plusieurs mesures destinées à accompagner les entreprises tunisiennes dans leurs opérations à l’international, avec une attention particulière portée aux marchés africains.

L’article 42 prévoit ainsi que l’État prenne en charge 50% des primes d’assurance liées aux contrats d’exportation vers les marchés africains concernés par le Comesa et la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Cette prise en charge serait financée par le Fonds de garantie des risques à l’exportation. Elle s’appliquerait pendant douze mois, avec la possibilité d’une prolongation de douze mois supplémentaires par le ministre chargé des Finances.

Le projet accorde également une place à la filière de l’huile d’olive. L’article 38 prévoit la création d’un compte spécial du Trésor intitulé “Compte du système de l’huile d’olive”. Celui-ci serait alimenté notamment par 10% des recettes issues des redevances appliquées à l’exportation de certaines huiles d’olive et huiles dérivées non conditionnées.

Sur le plan douanier, l’article 65 prévoit un assouplissement pour certaines infractions formelles liées aux opérations d’importation ou d’exportation réalisées sans déclaration. La mesure concernerait les infractions constatées lors de contrôles a posteriori, à condition qu’elles n’entraînent ni perte de droits et taxes pour l’État ni violation des mesures d’interdiction applicables.

Enfin, l’article 62 aborde les frais liés à la licence de transport international de marchandises.

Ces dispositions figurent dans le projet de loi de finances 2027. Elles restent donc soumises à l’adoption du texte.

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Passeurs de migrants : un business à 509 millions de dollars

22. Oktober 2026 um 09:40
Par la Méditerranée ou par l’Atlantique, les candidats à la traversée vers l’Europe s’en remettent presque automatiquement aux passeurs, malgré les coûts parfois exorbitants. En bref En 2025, les réseaux de passeurs ont engrangé entre 388 et 509 millions de…

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Maroc : quatrième sacre consécutif à la CAN de futsal 2026

22. Oktober 2026 um 09:01
La sélection marocaine de futsal a remporté la Coupe d’Afrique des Nations en s’imposant face à l’Angola sur le score de 5 buts à 2, mercredi 21 octobre, au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah à Rabat.   En bref Le…

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Assurance en Afrique : où se situe réellement la Tunisie ?

20. Oktober 2026 um 10:10

Avec un taux de pénétration de l’assurance de 2,34 % du produit intérieur brut (PIB), la Tunisie occupe la cinquième place en Afrique, derrière l’Afrique du Sud, la Namibie, le Maroc et le Kenya. Ce niveau reste très inférieur à la moyenne mondiale de 7,4 %, selon le rapport annuel 2026 de l’Organisation des assurances africaines (OAA), publié le 13 octobre. Un écart qui illustre le potentiel de développement encore inexploité du marché tunisien.

Le taux de pénétration mesure le poids des primes d’assurance brutes dans l’économie. Il permet notamment d’évaluer la place de l’assurance dans le financement des risques des ménages et des entreprises. En Tunisie, le ratio demeure modeste malgré l’existence d’un marché structuré et de plusieurs branches d’assurance. À l’échelle africaine, seuls deux pays dépassent la moyenne mondiale : l’Afrique du Sud, avec un taux de 11,5 %, et la Namibie, à 7,4 %. Le Maroc arrive ensuite avec 3,9 %, devant le Kenya à 2,4 % et la Tunisie à 2,34 %. Le Sénégal, avec 1,51 %, complète le groupe des marchés les mieux positionnés parmi les treize pays comparés dans le rapport.

L’écart entre les marchés africains apparaît encore plus nettement dans l’assurance-vie. L’Afrique du Sud a généré près de 43,8 milliards de dollars de primes dans cette branche, contre 3,15 milliards pour le Maroc et 1,82 milliard pour le Kenya. La Tunisie figure plus loin dans le classement, avec 369 millions de dollars. Cette concentration s’explique notamment par le poids des dispositifs d’épargne-retraite et des contrats d’assurance-vie dans les marchés les plus développés. En Afrique du Sud et en Namibie, ces mécanismes sont solidement installés et bénéficient de régimes obligatoires ou quasi obligatoires. Dans une grande partie du continent, l’assurance-vie reste davantage un produit de protection destiné à une fraction de la population salariée qu’un instrument d’épargne largement accessible. La faiblesse des revenus, le poids de l’économie informelle et les obstacles à l’accès aux produits financiers limitent son développement.

Les entreprises, un relais de croissance

L’assurance non-vie, qui couvre notamment les dommages aux biens, les risques industriels et la responsabilité civile, présente une répartition plus équilibrée entre les marchés africains. L’Afrique du Sud conserve la première place, suivie du Maroc, du Kenya, de l’Égypte, de l’Algérie et du Nigeria.

La demande dans cette branche dépend davantage du volume des actifs à protéger, de l’activité économique et des obligations légales d’assurance. Pour les entreprises tunisiennes, la couverture des locaux, des équipements, des stocks, des véhicules et des risques liés à l’activité constitue donc un enjeu direct de continuité opérationnelle et de maîtrise des pertes. Le rapport souligne également les limites de la capacité de réassurance disponible en Afrique, notamment pour les risques importants dans l’immobilier, l’énergie et l’industrie. Les assureurs doivent alors solliciter des réassureurs internationaux pour obtenir une couverture suffisante et une expertise adaptée.

 

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Imen Bakhti, fondatrice de La Seine: “Nous plaçons la barre très haut”

19. Oktober 2026 um 10:53

En dix ans, La Seine a transformé une niche que l’on disait sans avenir, la pâtisserie sans gluten, sans sucre ou sans lactose, en une affaire de méthode. Sa fondatrice, lauréate du Prix agroalimentaire des Trophées Femmes Entrepreneures de Tunisie 2025, mise désormais sur le B2B inclusif et prépare le passage à l’échelle, de la Tunisie aux marchés africains.

Au bout de chaque buffet, il y a quelqu’un qui ne mange pas. Il se sert un café, sourit devant les plateaux de mignardises et laisse passer son tour. Personne n’y prête attention. Il est cœliaque, diabétique, intolérant au lactose, vegan, ou il a simplement décidé que son corps méritait mieux qu’une viennoiserie industrielle à dix heures du matin. Dans une salle de séminaire, ils sont plus nombreux qu’on ne l’imagine. C’est pour ce convive silencieux, celui que la fête oublie, qu’Imen Bakhti a créé La Seine il y a dix ans. L’idée avait tout d’un pari. Le rayon «sans» se résumait alors, en Tunisie, à quelques produits importés, industriels, chers et rarement bons. Proposer une pâtisserie locale capable de réconcilier gourmandise et contraintes alimentaires relevait, pour beaucoup, de l’oxymore. On le lui a fait savoir. «Le “ça ne va pas marcher”, c’est ce qui m’a toujours motivée», dit-elle aujourd’hui. La spécialité était neuve, la demande existait déjà: elle se cachait dans les habitudes de ceux qui avaient fini par renoncer. Ce qui passait pour une coquetterie de clientèle aisée est devenu une question de santé publique autant que de mode de vie. L’Organisation mondiale de la santé recommande de ramener les sucres libres sous la barre de 10% de l’apport énergétique quotidien. La maladie cœliaque, longtemps sous-diagnostiquée, toucherait environ 1% de la population mondiale. Il faut y ajouter les intolérances, les choix vegan et une génération de consommateurs qui lit une étiquette comme on relit un contrat. Le vocabulaire a changé: on ne parle plus de régime, on parle de choix. Pouvoir décider de ce que l’on mange selon ses besoins, sans en faire une punition, c’est précisément la conviction qui a présidé à la naissance de l’entreprise. «C’était un challenge, une conviction », résume sa fondatrice. Dans la bouche d’Imen Bakhti, pourtant, le mot qui revient le plus souvent, c’est plaisir gustatif. Son métier, tel qu’elle le conçoit, consiste à rendre ce plaisir à ceux qui l’ont perdu, sans leur demander de choisir entre leur santé et la joie d’un dessert partagé. Dans ce métier, pourtant, la bonne intention ne pèse rien sans la rigueur. Un gâteau sans gluten effleuré par une pincée de farine n’est pas un gâteau «presque» sans gluten: c’est un produit dangereux pour celui qui le mange. Ingénieure de formation, passée par le génie biologique, Imen Bakhti a intégré très tôt ce que l’hygiène, les process et la recherche-développement imposent. La Seine s’est dotée de deux unités de production séparées: l’une entièrement dédiée au sans-gluten, l’autre aux recettes contenant des sources de gluten. La frontière est physique, et elle n’est pas négociable. Environ 90% des matières premières sont d’origine locale, et la chaîne entière, du choix des fournisseurs à la livraison, obéit à la même exigence. «Nos produits sont safe, la logistique est sécurisée pour offrir des produits dignes du sans-gluten», insiste-t-elle. La maison pousse la logique jusqu’à communiquer à ses clients et partenaires la liste complète des ingrédients utilisés, et réinjecte leurs retours dans l’évolution de la gamme.

Le B2B, un bien-être à partager

C’est cette rigueur qui a ouvert à La Seine la porte des entreprises. Début 2017, une première commande B2B, particulièrement technique et entièrement sur mesure, lui donne l’occasion de faire ses preuves en tant que référence dans le savoir-faire diététique. Les demandes n’ont plus cessé depuis: restaurants, hôtels, épiceries fines, ambassades, sociétés savantes et même des pâtisseries traditionnelles qui lui confient certains produits plutôt que de les fabriquer elles-mêmes. Le raisonnement de ces clients est celui de tout gestionnaire face à un risque qu’il ne maîtrise pas: faire ou faire faire. Produire du sans-gluten sécurisé suppose des lignes dédiées, des procédures de nettoyage, une traçabilité fine, bref un savoir-faire que peu d’établissements possèdent. Un hôtel qui improvise le dessert d’un client cœliaque joue sa réputation sur une assiette. Il préfère s’adosser à un spécialiste qui en porte la garantie. L’événementiel d’entreprise pousse la logique plus loin. Un séminaire, un conseil d’administration, une réception de partenaires ou une journée clients sont autant de moments où l’hospitalité dit quelque chose de la maison qui reçoit. Prévoir, à côté des douceurs classiques, une offre sans gluten, sans sucre ajouté ou vegan, c’est rendre visible une attention que les collaborateurs remarquent: personne n’est plus assigné à un dessert pendant que les autres se servent. Pour les partenaires et les invités, le message est celui d’une organisation qui connaît ses convives. Pour l’entreprise cliente, la proposition de valeur se lit à trois niveaux. Elle rend d’abord ses événements réellement inclusifs, puisque chaque convive, quelles que soient ses contraintes, partage le même moment que les autres. Elle envoie ensuite un signal: mettre une offre saine sur la table, c’est dire sans discours que la santé de ceux que l’on reçoit compte, et faire du soin de soi une part de la culture maison. Elle offre enfin un bien-être très concret à ses collaborateurs comme à ses invités. Une pause gourmande qui ne se solde pas par un coup de fatigue une heure plus tard renvoie en réunion des équipes plus disponibles, plus concentrées et, au bout du compte, plus productives. La qualité de vie et le bien-être au travail se jouent aussi dans ces détails, plus sûrement que dans bien des chartes. «Nous sommes flexibles et La Seine s’adapte à ses clients grâce à ses solutions sur mesure», explique Imen Bakhti.

Grandir sans rien lâcher

La croissance a imposé sa propre discipline. Avec le volume, la gestion du planning, des stocks, des priorités et de la logistique est devenue le nerf de la guerre. «Ce qui a fait toute la différence, c’est le planning, la gestion, les process, la gestion des priorités, la gestion de nos stocks et la logistique», estime la fondatrice. Les points de vente ont été pensés chacun selon sa clientèle, avec une offre et un fonctionnement adaptés. Celui de La Marsa, préparé en pleine crise sanitaire et ouvert en 2022, a été maintenu contre vents et marées, entre inflation et pénuries. L’entreprise a ensuite choisi de bien préparer son expansion pour consolider ses fondations, un réflexe que bien des PME en croissance négligent. La prochaine étape est celle du changement d’échelle. L’unité de production va s’agrandir, les équipes et le réseau de points de vente aussi. En Tunisie, La Seine vise Sousse, Sfax et Bizerte, pour répondre à une demande qui déborde désormais du Grand Tunis. À l’international, des marchés africains sont à l’étude, et les pays du Golfe figurent dans la ligne de mire. Exporter du sans-gluten ne se résume pas à expédier des cartons: emballages, conservation et logistique doivent être repensés, et les recettes ajustées aux attentes de chaque partenaire. «Nous avons placé la barre très haut pour concurrencer les grandes marques, en dépit du fait que nous n’avons pas vraiment de concurrent direct», observe Imen Bakhti. Elle pose toutefois une condition à cette ambition: une production et une distribution restructurées assez solidement, pour ne rien céder sur la sécurité, et des partenaires qui partagent sa vision du sain et sont prêts à s’engager dans la durée. Avec 19 salariés, La Seine veut aussi grandir autrement, en ouvrant davantage ses recrutements aux personnes à mobilité réduite, aux femmes et aux jeunes. Cette démarche s’inscrit pleinement dans notre volonté de contribuer à une économie plus inclusive, fondée sur l’égalité des chances, la diversité et la valorisation des talents. La fondatrice revendique une démarche d’amélioration continue, quitte à ralentir lorsque les standards l’exigent. «Nous sommes très réalistes et nous essayons de nous conformer à des standards très techniques», dit-elle. Dix ans après ses débuts, le convive silencieux du buffet a trouvé une place à table. Reste à en dresser d’autres, à Sfax ou à Bizerte, au sud du Sahara ou sur les rives du Golfe.

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Ce pays africain accueillera la Formule 1 après plus de 30 ans d’absence

14. Oktober 2026 um 14:16

Le Rwanda accueillera un Grand Prix de Formule 1 au début des années 2030, dans le cadre d’un accord de dix ans annoncé le 13 octobre 2026. La course doit se dérouler sur un circuit à construire à Bugesera, au sud de Kigali. Ce projet marquera le retour du championnat sur le continent africain, absent du calendrier depuis 1993.

Selon le communiqué officiel de la Formule 1, le projet prévoit la construction d’un circuit conçu pour accueillir les monoplaces de la discipline. Le tracé sera implanté à proximité du futur aéroport international de Bugesera, à environ 40 kilomètres de la capitale rwandaise. Sa mise en service constitue une étape déterminante avant l’organisation de la première course, dont la date exacte n’a pas encore été annoncée.

Le développement du circuit s’inscrit dans la stratégie du Rwanda visant à attirer des événements sportifs internationaux et à renforcer son attractivité touristique. Les autorités attendent de ce projet des retombées en matière d’investissement, d’emploi et d’activité économique, notamment dans les secteurs de l’hôtellerie, des transports et des services.

La dernière course de Formule 1 organisée en Afrique remonte à 1993, avec le Grand Prix d’Afrique du Sud disputé à Kyalami. L’arrivée du Rwanda dans le calendrier mettrait ainsi fin à plus de trois décennies d’absence du championnat sur le continent.

La concrétisation du projet dépendra toutefois de la construction du circuit et de la mise en place des infrastructures nécessaires. Le calendrier détaillé des travaux et la date de la première édition restent à préciser.

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Capitalisme en Afrique: la Tunisie à la 18ᵉ place, derrière le Maroc et l’Égypte

13. Oktober 2026 um 12:27

Maurice, les Seychelles et le Botswana occupent le haut du classement africain du Global Capitalism Index (GCI). La Tunisie, elle, se place au 18ᵉ rang sur les 47 pays évalués, avec 56,1 points sur 100, selon les données communiquées pour l’édition 2026. Elle devance l’Algérie et le Sénégal, mais reste derrière le Maroc et l’Égypte, deux économies nord-africaines qui figurent dans le top 10 continental.

Le Maroc totalise 61,8 points et l’Égypte 60,9, soit respectivement 5,7 et 4,8 points de plus que la Tunisie. L’écart est encore plus marqué avec Maurice, première du classement africain avec 73,9 points. Les Seychelles suivent avec 73,4 points, devant le Botswana et ses 72,7 points. Ces résultats placent les trois premiers pays à plus de 16 points de la Tunisie et montrent combien les performances varient d’une économie africaine à l’autre.

Rang africain

Pays

Rang mondial

Score sur 100

17

Ghana

108ᵉ

56,3

18

Tunisie

110ᵉ

56,1

19

Sénégal

114ᵉ

54,6

Derrière ces positions, l’indice évalue les conditions dans lesquelles les marchés fonctionnent. Il prend en compte la protection des droits de propriété, les règles de concurrence, l’ouverture du marché du travail, l’accès au financement, la solidité du système bancaire, le développement des marchés financiers, la création d’entreprises et la circulation des biens et des capitaux. Il ne mesure donc directement ni le niveau de richesse des habitants ni la croissance d’un pays. Son objectif consiste à apprécier les conditions institutionnelles et économiques qui encadrent l’activité des entreprises.

La répartition des scores confirme les écarts entre les pays africains. Vingt des 47 économies évaluées obtiennent moins de 50 points. La Mauritanie affiche 24,2 points, le Tchad 24,1 et la Libye 21,8. À l’autre bout du classement mondial, la Suisse arrive en tête avec 96,9 points, devant les États-Unis, Hong Kong, le Canada et Singapour.

Avec 56,1 points, la Tunisie se situe donc dans la partie médiane du classement africain. Les données communiquées font état d’une progression annuelle de 1,7 point, mais ce gain ne suffit pas à expliquer la position du pays. Pour comprendre ce qui le sépare du Maroc ou de l’Égypte, il faudrait comparer leurs résultats sur chacun des huit piliers de l’indice. Le score global ne permet pas de savoir si l’écart provient principalement de l’accès au financement, du fonctionnement de la concurrence, de la protection des droits de propriété ou d’autres facteurs. Cette distinction compte pour les entreprises. La stabilité des règles, la facilité d’accès aux capitaux et les conditions de concurrence pèsent dans les décisions d’investissement et les stratégies d’expansion. Le classement ne permet pas, à lui seul, d’affirmer que les entreprises tunisiennes sont moins compétitives que leurs concurrentes marocaines ou égyptiennes. Il fournit plutôt un point de comparaison pour examiner les règles et les institutions qui encadrent leur activité.

Voici le top 10 africain selon Global Capitalism Index

Rang africain

Pays

Rang mondial

Score sur 100

1

Maurice

48ᵉ

73,9

2

Seychelles

50ᵉ

73,4

3

Botswana

52ᵉ

72,7

4

Namibie

59ᵉ

69,7

5

Cap-Vert

66ᵉ

67,1

6

Rwanda

74ᵉ

64,2

7

Afrique du Sud

78ᵉ

63,2

8

Bénin

80ᵉ

62,8

9

Maroc

85ᵉ

61,8

10

Égypte

86ᵉ

60,9

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Djibouti : 139 migrants morts dans un naufrage, selon l’OIM

13. Oktober 2026 um 08:26
Principalement de nationalité éthiopienne, au moins 139 migrants sont morts dans le naufrage le plus meurtrier au large de Djibouti selon l’OIM.   En bref Au moins 139 migrants sont morts dans un naufrage au large de Djibouti. Plus d’une…

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CAN 2025 : le trophée changera-t-il de mains après l’intervention du TAS ?

08. Oktober 2026 um 09:58
Maroc ou Sénégal ? Aujourd’hui, le Tribunal arbitral du sport (TAS) se penchera sur le cas de cette finale rocambolesque. Une décision très attendue par tout un continent.   En bref Le Sénégal avait remporté la finale de la CAN…

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Expulsions vers l’Afrique : Human Rights Watch dénonce Washington

08. Oktober 2026 um 09:05
Pour l’ONG, les États-Unis « instrumentalisent les souffrances ». Elle dénonce cette politique migratoire vers des pays-tiers, notamment en Afrique.   En bref Human Rights Watch dénonce les expulsions américaines vers des pays africains tiers. Plus de 500 personnes ont…

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