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Basketball – Pro A (4e journée) : les baraqués à couvert

Von: farhat
07. Oktober 2026 um 13:58

Menant stoïquement son train d’enfer, au vu d’un rythme hebdomadaire binaire, la compétition propose aux inconditionnels de la balle orange une quatrième ronde plutôt sans bruit ni agitation pour les armoires à glace du circuit, la Jeunesse Sportive Kairouanaise, le Club Africain et l’Union Sportive Monastirienne. Ce qui fait par rebond du duel Etoile Sportive Goulettoise-Etoile Sportive du Sahel le match phare du jour. Outre une prenante explication Dalia Sportive de Grombalia-Club Sportif Sfaxien, alors que le pied du tableau aura son «sommet», un Etoile Sportive du Sahel-Union Sportive d’El Ansar dont le vainqueur aura moissonné son premier succès de la saison.

 Le leader actuel, une Chabiba resplendissante de santé et le seul Cinq invaincu jusqu’ici, aura à négocier un déplacement à première vue difficultueux à la salle Amir d’El Menzah 7 mais qui peut se révéler en dernier ressort un simple bide. Scabreux au regard du visage rayonnant affiché lors des deux premières journées, mais qui risque de rendre une pâle copie après la relative déculottée que lui a infligée l’ESG et ce, à l’occasion du premier examen sérieux.Fait dont ne tiendront sûrement pas compte des Aghlabides connus pour leur appétence à se donner toujours à fond quel que soit le profil de l’adversaire. Aux Manazéhois de prouver la flatteuse impression de départ qui les a pomponnés. Si la mission des Kairouanais peut s’avérer un poil plus compliquée qu’il n’y paraît, celle des deux autres mastodontes, le CA et l’USM, peut s’apparenter à une véritable sinécure. D’abord ils auront à se mesurer à des antagonistes de moindre calibre, le Stade Nabeulien et le Club Sportif de Hammam Sousse, ensuite ils évolueront dans leur fortin inexpugnable du Gorjani pour les hommes de l’Allemand Andreas Wagner et du Mzali pour ceux du Croate VanjaMiljkovic.

«O tempora, o mores !»

Commespécifié plus haut, l’empoignade ESG-ESS peut se targuer de faire de l’ombre aux autres duels au vu des arguments que l’une et l’autre ont exhibés, notamment lors de la dernière ronde. Visiblement, les barreurs techniques,WissemChraïet côté goulettois et Rassem Marzouki côté sahélien, sont en train d’abattre un bel ouvrage et leurs fidèles zouaves, Ben Romdhane, Ben Makhlouf, Aïssaoui et le Sénégalais Aziz Abdou chez les Aiglons, Racil, Kissi, Jaziri et l’Américain Christian Harvey chez lez Rouges, ne manqueront sûrement pas de le traduire éloquemment sur le parquet. A suivre également le duel fratricide dans le sens de rivalité sportive fraternelle entre les Mouhli, Nizar en tant qu’entraîneur adjoint de l’ESG, et son frangin Amor, l’un des atouts majeurs de l’ESS.Alors, laquelle des deux Etoiles flamboiera-t-elle le plus ? La salle de Grombalia n’en polarisera pas moins l’attention à la faveur d’une confrontation Dalia Sportive de Grombalia-Club Sportif Sfaxien promise à un spectacle attrayant au vu de la vitrine esthétique arborée par les deux clubs jusqu’ici. Après deux sorties pléthoriques, les Vignerons ont notablement mis dans le rouge les Etoilés dans leurs murs avant de céder de justesse le pas, alors que les Sfaxiens se sont permis le luxe de s’offrir deux clubs de renom, l’ESR et le SN, deux élogieuses performances entrecoupées par une défaite des plus honorables au Mzali. Du basket de haute volée, toutes proportions gardées, dans la capitale de la vigne ? Les protagonistes des deux bords sauront certainement souscrire aux attentes.«Otempora, o mores» (Ô temps, ô mœurs), se serait exclamé Ciceron pour exprimer son désappointement et les férus du basket leur frustration de voir l’un des Goliath du circuit, l’Etoile Sportive de Radès, sedécarcasser pour se décoincer de la place de lanterne rouge. Logée à la même enseigne, l’Union Sportive d’El Ansar, le Cinq le plus malingre depuis l’exorde du championnat, s’escrimera à cristalliser le même dessein, aspiration qui risque fort d’être sèchement ébréchée, les maîtres de céans radésiens ne pouvant plus se permettre de voler aussi bas et de pratiquer un basket… au ras des pâquerettes.

Wahid SMAOUI

 

Programme

Salle Gorjani

15h00 : CA-SN

Salle Hamadi Ben Ammar L a Goulette

18h00 : ESG-ESS

Salle TaoufikBouhima Radès

18h00 : ESR-USA

Salle Amir Menzah 7

18h00 : JSM-JSK

Salle Grombalia

18h00 : DSG-CSS

Salle Mohamed Mzali Monastir

18h00 : USM-CSHS

 

 

 

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Affaire Manchester City | Péril sur les investissements émiratis au Royaume-Uni

07. Oktober 2026 um 09:35

Une sentence historique contre le club de football de Manchester City -propriété de Cheikh Mansour Ben Zayed Al-Nahyan, frère de l’émir d’Abou Dhabi et président des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed- a mis les relations diplomatiques entre le Royaume-Uni et les Émirats sous une forte pression alors que des investissements de l’État du Golfe se chiffrant en milliards de livres sterling sont désormais menacés. Au cœur de cette tempête se trouve le puissant Khaldoon Al Mubarak, l’homme de confiance de la famille Al-Nahyan qui est à la fois président de Manchester City et président du fonds Mubadala, principal investisseur émirati au Royaume-Uni. Les enjeux sont énormes.

Imed Bahri

Bloomberg indique qu’au cours des cinq dernières années, les Émirats ont injecté plus de 30 milliards de livres sterling (39,7 milliards de dollars) dans des secteurs britanniques clés, notamment la défense, les sciences de la vie et la technologie. Si les deux pays tiennent à préserver leur partenariat financier —un sommet sur l’investissement étant d’ailleurs prévu ce mois-ci—, le sentiment de frustration s’est accru de part et d’autre en raison des retombées de l’affaire Manchester City.  

Le club britannique (communément appelé Man City) a été reconnu coupable de 114 des 115 chefs d’accusation formulés par la Premier League à son encontre, à l’issue d’une enquête de quatre ans.

Des infractions de 1,2 milliard de dollars

Selon les conclusions d’une commission indépendante publiées mardi, le club a artificiellement gonflé ses résultats financiers de plus de 900 millions de livres sterling (1,2 milliard de dollars). Les sanctions envisagées incluent un retrait de points, de lourdes amendes financières voire l’exclusion du club de la Premier League.

Ce verdict porte un coup dur à une stratégie de soft power (puissance douce) déployée sur 18 ans, pilotée au plus haut niveau par le propriétaire de Manchester City, le cheikh Mansour ben Zayed Al Nahyan, frère du président émirati. Sous la présidence de Khaldoon Al Mubarak, homme de confiance de Mansour ben Zayed, les propriétaires émiratis ont réussi à remporter huit titres de Premier League et à transformer Manchester City en une puissance footballistique mondiale.

Selon des sources proches du dossier, des responsables émiratis ont averti le gouvernement britannique que la sévérité de la sanction pourrait affecter la volonté des Émirats de s’engager dans des investissements britanniques importants à l’avenir. Ces mêmes sources, ayant requis l’anonymat en raison du caractère confidentiel des informations, ont ajouté que les responsables émiratis estiment que les mesures prises par la Premier League ont un impact sur les relations bilatérales entre les deux pays.

En revanche, des responsables du gouvernement britannique sont également frustrés par l’attitude de leurs homologues émiratis face à ce scandale, selon d’autres personnes informées de la situation.

Ces responsables estiment que certaines parties au sein de l’État du Golfe devaient nécessairement être au courant de l’ampleur des infractions commises par Manchester City, alors même qu’elles affirmaient qu’il n’y avait aucune irrégularité, selon les sources ayant requis l’anonymat pour évoquer des délibérations secrètes.

Divisions au sein du gouvernement britannique

Le scandale a également provoqué des divisions au sein même du gouvernement britannique. Les déclarations d’Andy Burnham, actuel Premier ministre et ancien maire de Manchester, remerciant les propriétaires de Manchester City pour leurs investissements ont suscité la colère de certains membres de son gouvernement qui souhaitent que la procédure reste indépendante de toute ingérence gouvernementale.

Un porte-parole du gouvernement britannique a refusé de commenter, tandis que le ministère émirati des Affaires étrangères n’a pas répondu à une demande de commentaire formulée par Bloomberg.

Cette frustration mutuelle survient à un moment charnière pour les relations entre le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis. Le partenariat d’investissement actuel est au cœur des discussions en amont du sommet d’Abou Dabi prévu à Londres plus tard ce mois-ci alors que les responsables britanniques cherchent à obtenir davantage d’engagements d’investissement.

En vertu de l’accord initial d’une durée de cinq ans, le fonds souverain émirati Mubadala s’était engagé à investir 10 milliards de livres sterling (13,3 milliards de dollars) dans plusieurs secteurs de l’économie britannique toutefois, le montant total des investissements a atteint près de 30 milliards de livres sterling.

Cela ne représente qu’une infime partie des engagements d’investissement mondiaux d’Abou Dabi. En effet, l’émirat, qui abrite des fonds souverains gérant des actifs d’une valeur supérieure à 2 000 milliards de dollars, prévoit d’investir 1 400 milliards de dollars supplémentaires aux États-Unis et s’est également engagé à investir 46 milliards de dollars en Allemagne.

La commission a constaté que la majeure partie de la somme de 949,9 millions de livres sterling, enregistrée par Manchester City au titre d’accords de sponsoring avec des entités d’Abou Dabi entre les saisons 2009-2010 et 2017-2018, provenait du groupe Abu Dhabi United (ADUG), propriété de Mansour ben Zayed et actionnaire majoritaire de la société City Football Club qui possède Manchester City.

La coopération en matière de défense occupe une place centrale dans les pourparlers entre le Royaume-Uni et les Émirats, une nécessité accrue par les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran ainsi que par l’instabilité plus large au Moyen-Orient.

Le Royaume-Uni a apporté un soutien militaire aux Émirats après que les attaques américaines et israéliennes contre la République islamique ont poussé Téhéran à riposter contre les alliés de Washington dans le Golfe. Bien que les deux parties conviennent que les discussions sur la défense sont bien plus importantes que le football, le verdict sévère contre Man City a introduit une tension politique dans les négociations.

Il subsiste également des points de friction plus anciens, notamment le rôle présumé des Émirats dans la guerre civile soudanaise et la tentative de rachat du journal britannique The Telegraph par les Émirats qui a finalement échoué.

Les responsables tentent désormais d’apaiser les tensions suscitées par cette affaire.

Dans une interview accordée la semaine dernière à un média britannique, Burnham a remercié le City Football Group, propriétaire de Manchester City, pour ses investissements dans la ville de Manchester.

Burnham a déclaré : «Je serais très inquiet si nous les perdions. Ils ont été un partenaire formidable dans la construction du Manchester moderne».

Cette relation revêt une importance particulière pour Burnham ainsi que pour d’autres personnalités politiques britanniques de premier plan. Peu après son entrée en fonction en tant que Premier ministre en juillet, Burnham s’est entretenu avec le chef de l’État des Émirats, le cheikh Mohammed ben Zayed.

La ville de Manchester a constitué l’un des points de contact entre eux, Burnham ayant été maire de la ville avant d’accéder à la tête du gouvernement.

Les investissements massifs des Émirats dans des projets de réaménagement urbain dans l’est de Manchester ont contribué à renforcer le poids politique de Burnham durant son mandat de maire.

Des responsables du gouvernement britannique ont indiqué, en privé, que les enquêtes menées par la Premier League échappent au contrôle du gouvernement, étant donné que la réglementation du sport et les questions judiciaires ne relèvent pas du pouvoir exécutif.

Manchester City a réagi au verdict : «Le club conteste les accusations portées par la Premier League et dispose d’un ensemble complet de preuves irréfutables étayant toutes ses positions».

Avis de tempête sur le football anglais  

Manchester City a été l’un des instruments les plus efficaces des Émirats pour projeter leur soft power. Depuis son rachat par cheikh Mansour, le club est sorti de l’ombre de son rival local, Manchester United, surpassant ce dernier —historiquement plus titré— pour devenir un prétendant permanent aux titres de champion.

Le club a également attiré une série de stars du football de premier plan, notamment Sergio Agüero, Kevin De Bruyne et l’actuel attaquant Erling Haaland.

La Premier League n’a pas encore précisé les sanctions envisagées mais une condamnation menace de provoquer d’importantes perturbations au sein du championnat et dans le football anglais en général.

Par ailleurs, le palmarès de Manchester City sur la période visée par l’enquête pourrait ouvrir la voie à des demandes d’indemnisation de la part de clubs rivaux voire de supporters.

Bien qu’aucune autorité de poursuite pénale ne semble actuellement envisager d’engager des poursuites au pénal, la falsification de comptes constitue une infraction en Angleterre et au Pays de Galles, passible d’une peine d’emprisonnement. Parallèlement, les auditeurs du club pourraient faire l’objet d’une enquête de la part du Financial Reporting Council*. Aucune des autorités de régulation concernées n’a répondu aux demandes de commentaire formulées par Bloomberg.

Le Royaume-Uni a toujours mis en avant ses relations d’investissement avec les Émirats. Un peu plus d’une semaine avant le verdict concernant Manchester City, Burnham a publié une vidéo à l’intention de son million d’abonnés sur TikTok, on l’y voyait au volant d’une voiture de sport McLaren, déclarant avec fierté : «Voici le son de la Grande-Bretagne qui renoue avec la fabrication».

Ces propos de Burnham coïncidaient avec l’annonce par McLaren Automotive d’un projet d’investissement de 500 millions de livres sterling au Royaume-Uni, s’inscrivant dans le cadre d’un engagement plus large de l’actionnaire de la société l’Imad Holding, un fonds souverain lié au gouvernement d’Abou Dabi.

Toutefois, les récentes déclarations du Premier ministre soutenant les propriétaires de Manchester City ont suscité le mécontentement de législateurs locaux.

On craint que ces propos ne compromettent la législation visant à garantir l’indépendance opérationnelle de l’autorité de régulation indépendante du football (Independent Football Regulator), chargée de statuer sur l’affaire impliquant Manchester City, selon Bloomberg.

Downing Street a par la suite publié un communiqué affirmant que Manchester City n’était pas «au-dessus des règles». Avis de tempête sur le football anglais…

* Financial Reporting Council (FRC) est l’organisme indépendant de régulation du Royaume-Uni chargé de superviser la gouvernance d’entreprise, l’information financière, l’audit et la profession actuarielle.

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Le 7 octobre, facteur central dans la décision électorale des Israéliens, selon un sondage

07. Oktober 2026 um 08:40
L’offensive de Hamas le 7 octobre 2023 sera un enjeu central pour la majorité des Israéliens au moment de choisir leur parti lors des élections à la Knesset qui auront lieu plus tard ce mois-ci, selon un sondage publié mardi. Environ 62 % des Israéliens ont déclaré que le 7 octobre serait une date très […]

Israël était prêt à abattre l’avion de Flydubai 

06. Oktober 2026 um 13:17
Des sources israéliennes ont déclaré lundi à CBS News qu’après l’attaque du commandant de bord par le copilote du vol 1073 de flydubai, Israël était prêt à abattre l’avion et avait dépêché des avions de chasse avant de les rappeler lorsque l’appareil a fait demi-tour vers l’Arabie saoudite pour effectuer un atterrissage d’urgence. Selon des […]

7 octobre 2023 : un cessez-le-feu inachevé, une paix éloignée

06. Oktober 2026 um 09:24
Trois ans après l’attaque du 7 octobre 2023 contre les civils israéliens et la réplique de Tsahal, la guerre se poursuit à faible intensité. Le chef de l’ONU réclame un cessez-le-feu enfin respecté. En bref Trois ans après le 7…

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Le gendre de Trump investit dans l’industrie militaire israélienne

06. Oktober 2026 um 09:22

Affinity Partners, société de capital-investissement de Jared Kushner -financier et gendre du président américain Donald Trump- est le principal actionnaire dans Phoenix Financial, une entreprise financière israélienne investissant massivement dans plusieurs secteurs de l’industrie militaire israélienne. En même temps, M. Kushner agissait comme émissaire et négociateur officieux pour le plan de paix à Gaza de son gendre le président Donald Trump.

Imed Bahri

C’est ce qu’a révélé une enquête de Allegra Goodwin, Katie Polglase et Majlie de Puy Kamp publiée par CNN le 1er octobre 2026, soulignant un conflit d’intérêts concernant le gendre de Trump, et son rôle de négociateur pour la paix à Gaza.

En effet, Kushner est le négociateur clé concernant le conflit à Gaza et en même temps, sa société de capital-investissement Affinity Partners détient une participation majoritaire dans une entreprise israélienne basée à Tel Aviv Phoenix Financial qui investit dans l’industrie militaire israélienne et qui fournit des armes et des équipements (dont des drones et engins de démolition) à l’armée israélienne notamment dans la guerre de Gaza. 

Ce qui est également révélé par CNN c’est que Kushner a échappé à tout examen minutieux de ce potentiel conflit d’intérêts en opérant en tant qu’envoyé bénévole, plutôt qu’en acceptant un poste gouvernemental qui aurait exigé la divulgation de sa situation financière. Il s’est ainsi assuré un double rôle inédit au sein de l’administration Trump conjuguant activités commerciales lucratives et politique très sensible en pleine guerre dévastatrice.

La guerre à Gaza enrichit le gendre du président US

CNN s’est appuyé sur la législation israélienne en matière de transparence financière pour retracer certains investissements de Phoenix Financial, une société basée à Tel-Aviv dont le groupe d’investissement de Kushner a doublé la participation l’année dernière, peu avant le retour de Trump à la Maison-Blanche. Kushner a par la suite qualifié Phoenix Financial de «meilleur investissement» pour Affinity.

Ces registres —qui ne couvrent qu’une infime partie des actifs de Phoenix— révèlent que la société a investi des centaines de millions de dollars dans Elbit Systems, le principal fournisseur d’armement en Israël. Selon l’enquête de CNN, Phoenix détient également des parts dans au moins huit autres entreprises fournissant à l’armée israélienne des équipements allant des drones aux navires de guerre, en passant par des engins de démolition.

L’enquête a révélé que la valeur des actions de ces neuf entreprises a connu une forte croissance l’année dernière, plusieurs d’entre elles indiquant que la guerre à Gaza avait stimulé la demande pour leurs services et leurs activités.

Bien qu’Affinity Partners ne détienne pas de parts directes dans ces sociétés, elle réalisera des bénéfices considérables à mesure que Phoenix engrangera elle-même des profits.

Depuis le printemps 2025, Kushner s’est imposé comme une voix influente dans la politique américaine au Moyen-Orient. Il a conseillé Trump, a voyagé à travers le monde pour négocier avec des dirigeants —dont le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu— et a même dévoilé des plans visant à reconstruire la bande de Gaza pour en faire un pôle touristique mondial. Kushner a joué un rôle dans l’accord de cessez-le-feu conclu l’année dernière à Gaza, bien que les raids israéliens contre la population n’aient pas cessé depuis lors.

Si l’enquête de CNN n’a trouvé aucune preuve indiquant que les actions de Kushner en tant que diplomate aient directement influencé les investissements examinés, sa société a réalisé d’importants gains grâce à son investissement dans Phoenix. Elle a vendu un quart de sa participation en juillet pour plus de 340 millions de dollars, soit un rendement supérieur à cinq fois le prix d’achat initial des actions.

Affinity, société détenue en totalité par Kushner, demeure le principal actionnaire de Phoenix avec une participation de 7,4% qui est évaluée à plus d’un milliard de dollars en juillet.

Kushner a évoqué ouvertement ses investissements et son rôle de médiateur de paix, estimant que le profit financier constitue la meilleure voie vers une paix durable.

«Peut-être y a-t-il un intérêt à mener ces guerres !»

«Lorsque l’on réunit un Arabe et un Israélien, la première chose dont ils discutent, ce sont les opportunités commerciales. Ils oublient tout le reste et réalisent alors qu’ils ont beaucoup de points communs», a déclaré Kushner dans l’émission No Priors en septembre dernier. Il a ajouté: «Les investisseurs du Moyen-Orient regardent désormais Israël en se disant: Attendez une minute, peut-être y a-t-il un intérêt à mener ces guerres !». Difficile d’être plus cynique quand on mélange business et guerre !

Toutefois, les critiques soulignent que les liens financiers de Kushner, conjugués à son rôle officieux de représentant influent de la Maison-Blanche dans une région déchirée par la guerre, soulèvent des questions quant à savoir s’il agit dans l’intérêt des contribuables ou dans son propre intérêt.

Cynthia Brown, conseillère principale en éthique auprès de l’organisation Citizens for Responsibility and Ethics (Citoyens pour la responsabilité et l’éthique) à Washington, a déclaré : «Il y a toujours des personnes qui tirent profit de la guerre ou des politiques gouvernementales, la différence est que les bénéficiaires ne devraient pas être ceux qui prennent les décisions nécessaires à l’élaboration de ces politiques or c’est précisément ce qui se passe ici !».

S’adressant à CNN, l’avocat de Kushner a affirmé que son client «n’a jamais participé aux décisions de la société d’investissement Phoenix ni ne les a orientées», ajoutant qu’il «n’a joué aucun rôle dans la décision d’acheter, de conserver ou de vendre l’une des neuf entreprises mises en lumière par CNN et qu’il n’a jamais siégé au conseil d’administration de Phoenix Financial. Toute insinuation selon laquelle le travail diplomatique de Jared aurait influencé les investissements de Phoenix dans les entreprises que vous avez mentionnées, ou inversement, est erronée».

Un très juteux «bénévolat au service de l’intérêt public»

Toutefois, Kushner a déclaré au magazine Forbes, en septembre dernier, qu’il entretenait un «dialogue très actif» avec le groupe financier israélien et qu’il rencontrait régulièrement ses dirigeants et échangeait avec eux au sujet de l’entreprise, des tendances générales du marché et des opportunités stratégiques potentielles. Il a néanmoins précisé que ses échanges avec la direction de Phoenix avaient considérablement diminué depuis qu’il s’était «davantage investi dans le bénévolat au service de l’intérêt public et dans les efforts diplomatiques».

Certaines des participations de Phoenix Financial dans des entreprises liées à l’armée israélienne existaient déjà avant que la société de Kushner n’en devienne le principal actionnaire. D’autres participations notamment dans une entreprise fabriquant des fusées électroniques pour des obus* utilisés à Gaza et dans une autre produisant des pièces détachées pour des chars israéliens ont été acquises ultérieurement. Phoenix s’est abstenue de commenter ce qui semblait être des incohérences dans la classification de certains de ses rapports publics.

Deux experts-comptables judiciaires israéliens ont examiné les registres séparément et ont conclu, malgré ces incohérences, que les dossiers analysés par CNN correspondaient bien à des actifs de Phoenix Financial. Ces actifs incluent des investissements que CNN a identifiés comme ayant été réalisés par Phoenix dans des entreprises liées à l’armée. Les experts ont souligné que les documents ne reflétaient qu’une partie du portefeuille de Phoenix, excluant les actifs détenus dans des comptes de retraite, les participations dans des entreprises via des fonds communs de placement, les obligations d’entreprises ainsi que d’autres titres financiers.

Bien que Phoenix n’ait pas commenté les conclusions de CNN, un porte-parole de l’entreprise a indiqué qu’elle était «soumise à une réglementation et que la valeur pour les actionnaires découlait principalement de la performance opérationnelle plutôt que des rendements des investissements».

En tant que société privée, Affinity Partners —tout comme Kushner— n’est pas tenue par la loi américaine de divulguer ses investissements. Kushner a révélé en mars qu’Affinity Partners avait investi dans 28 entreprises à ce jour mais l’ampleur de sa participation dans Phoenix par rapport à ses autres investissements demeure floue.

Un porte-parole de la Maison-Blanche a rejeté les inquiétudes concernant un éventuel conflit d’intérêts entre les rôles de bénévole et d’homme d’affaires de Kushner, qualifiant ces allégations de «propos vains propagés par les démocrates à l’encontre du président Trump, de sa famille et de son administration depuis une décennie».

Toutefois, les démocrates ont cherché à ouvrir de nouvelles enquêtes sur les activités de Kushner dans la région, des investigations susceptibles de s’intensifier s’ils venaient à reprendre le contrôle de la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat.

Dans une lettre adressée à Kushner en avril annonçant une enquête de la commission judiciaire de la Chambre, le représentant démocrate Jamie Raskin a qualifié la dualité des rôles de Kushner de «décision inconciliable et totalement contraire à l’éthique» affirmant qu’elle «plane sur la politique étrangère américaine depuis le retour du président Trump à la Maison-Blanche en 2025».

En 2023, la société Affinity Partners a décidé de réaliser son premier investissement en Israël en acquérant une participation de 15% dans Shlomo Group, une entreprise spécialisée dans la location de véhicules et le crédit, pour un montant de 150 millions de dollars. L’année suivante, Affinity Partners a acheté une participation de 4,95% dans Phoenix Financial pour 128,5 millions de dollars. Phoenix figure parmi les plus grands groupes financiers d’Israël et propose des services incluant l’assurance, les retraites et la gestion d’actifs. Affinity Partners a ensuite presque doublé sa participation dans Phoenix cinq jours avant la prestation de serment de Trump, devenant ainsi le principal actionnaire de l’entreprise. Kushner a qualifié cet investissement de pari sur la solidité de l’économie israélienne.

Le renouvellement du pari d’Affinity Partners sur Phoenix est intervenu dans un contexte d’intensification de la guerre israélienne à Gaza, conflit dans lequel Kushner a rapidement joué un rôle clé de médiateur. Toutefois, contrairement au premier mandat de Trump, durant lequel il était haut conseiller à la Maison-Blanche et avait contribué à l’élaboration d’accords majeurs tels que les Accords d’Abraham, Kushner a cette fois-ci évité d’assumer un rôle officiel.

* Une fusée électronique pour obus est un dispositif de mise à feu placé à l’avant d’une munition d’artillerie qui utilise des composants électroniques pour déclencher l’explosion de la charge.

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500 ex-diplomates pressent l’UE d’agir contre la colonisation. Mais où sont les pays arabes?

06. Oktober 2026 um 07:53

Près de 500 anciens diplomates et responsables européens demandent à l’UE de prendre des mesures contre le projet israélien de colonisation E1 en Cisjordanie occupée. Parmi eux, les Français Dominique de Villepin et Alain Juppé.

Près de 500 anciens diplomates, ministres et responsables européens appellent l’Union européenne à agir contre le projet israélien de colonisation E1 en Cisjordanie occupée, dans une tribune publiée lundi 5 octobre dans Libération.

Parmi les signataires figurent les anciens Premiers ministres français Dominique de Villepin et Alain Juppé, mais aussi les anciens chefs de gouvernement italien Massimo D’Alema, belge Yves Leterme et suédois Stefan Löfven. Deux anciens présidents du Parlement européen, Josep Borrell et Enrique Barón Crespo, ont également signé le texte, rapportent plusieurs médias européens comme BFMTV.

Plus de 1 200 logements prévus

Le projet E1 prévoit la construction de plus de 1 200 logements près de Jérusalem. Ses opposants estiment qu’il pourrait isoler davantage Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie et compromettre la création d’un futur État palestinien.

Les signataires dénoncent l’inaction de l’Union européenne face à ce projet. Ils demandent à la Commission européenne de présenter rapidement des mesures contre les entreprises et institutions financières impliquées dans la construction des colonies.

Lire aussi: Cisjordanie : la colonie E1, une condamnation en mots, une complicité dans les faits

Ils réclament également l’interdiction des échanges commerciaux entre l’UE et les colonies israéliennes considérées comme illégales, ainsi que la suspension des dispositions commerciales de l’accord d’association entre l’UE et Israël.

Les anciens responsables européens souhaitent que ces mesures soient discutées lors de la prochaine réunion des ministres européens des Affaires étrangères, prévue le 12 octobre.

Les pays arabes face à leurs responsabilités

Cette pression sur l’Europe intervient alors que l’attitude des pays arabes suscite également des critiques. Malgré leurs déclarations de soutien aux Palestiniens et leur condamnation de la colonisation israélienne, les gouvernements arabes restent largement en retrait lorsqu’il s’agit d’adopter des mesures concrètes susceptibles de faire pression sur Israël.

Cette prudence alimente les interrogations sur la capacité des pays arabes à peser collectivement sur le dossier palestinien. Alors que l’Union européenne est appelée à utiliser ses leviers économiques et diplomatiques, certains observateurs estiment que les États arabes pourraient eux aussi renforcer la pression, notamment en mobilisant leurs relations diplomatiques et économiques avec Israël.

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Guerre de désinformation contre l’Iran : le ridicule n’a pas de limites

05. Oktober 2026 um 12:26

Si la vraie guerre contre l’Iran a commencé le 28 février de cette année, celle de la désinformation a commencé il y a 47 ans, juste après le renversement du Chah. Cela dit, la guerre de désinformation initiée par les médias et les politiciens d’Occident et d’Israël connait une intensification rageuse depuis six mois.

A mesure que l’Iran résiste aux agresseurs israélo-américains, le désir aveugle de montrer les Iraniens sous un mauvais jour ou d’impliquer leur pays dans des incidents réels ou fabriqués augmente. Les propagandistes israélo-américains recourant de plus en plus aux récits les plus fantaisistes, sans se soucier du ridicule. Pour illustrer ce propos, on citera ici deux exemples aussi fantaisistes l’un que l’autre.

Le premier concerne les péripéties qui ont suivi la tentative de sauvetage du pilote d’avion abattu par les Iraniens le 3 avril 2026 telles que racontées par l’intéressé lui-même dans un entretien télévisé. En effet, le pilote du F-15 abattu qui porte le surnom de ‘’Bravo’’ a été interviewé par CBS News dans l’émission ‘’60 minutes’’.

C’est un fait établi que le F-15 a été abattu dans une région montagneuse de l’Iran et que l’armée américaine a organisé une opération de sauvetage du pilote qui lui a coûté la perte de cinq appareils, dont deux avions de transport C-130, deux hélicoptères et un avion d’attaque A-10.

Voici le déroulement des événements tels que racontés par le pilote. Il a affirmé que son parachute ne s’était pas ouvert lors de son éjection de l’avion de chasse et qu’il avait dû subir une chute libre à une vitesse comprise entre 110 à 175 km/h sans aucun freinage.

La chute lui a brisé le dos, un bras et une épaule. Sa cheville a été également gravement blessée, selon ses dires. Le pilote a ensuite gravi une crête montagneuse de 7 000 pieds (environ 2 100 mètres) avec un corps en piteux état, sans nourriture ni eau. Deux jours plus tard, il fut secouru et, six mois plus tard, il apparut en pleine forme sur CBS. Aucune cicatrice, aucune déficience physique visible.

Cette prouesse surhumaine, hors du commun, miraculeuse même du soldat américain ‘’Bravo’’ dans le ciel iranien, a été rééditée le 30 septembre dans le ciel de l’Arabie saoudite par le plombier israélien Yaniv Hayun sur un vol de la compagnie émiratie ‘’FlyDubai’’ à destination de Tel-Aviv.

Dans ce second exemple tout aussi extraordinaire, on nous raconte qu’un pilote de nationalité omanaise a attaqué au couteau le commandant de bord. Cette agression a provoqué une chute brutale de 17 000 pieds (environ 5 000 mètres) en moins de 60 secondes du Boeing 737, qui volait alors à une altitude de croisière de 10 kilomètres. Pour descendre aussi vite, l’avion était donc en chute libre.

Alors que l’avion piquait du nez à une vitesse effroyable, un plombier israélien eut le temps de faire irruption dans le cockpit, maitriser l’agresseur du commandant de bord et redresser l’avion, sauvant ainsi d’une mort certaine 170 de ses concitoyens. Le plombier réussit à stabiliser l’avion, avant de céder les commandes de l’appareil à deux pilotes qui, miraculeusement, se trouvaient parmi les passagers…

Plus miraculeux encore, pendant la chute libre de l’avion, la cabine est restée parfaitement en ordre : aucun débris ni objet n’était éparpillé sur le sol dans les vidéos mises en ligne par les passagers israéliens qui ont filmé la scène après l’incident. Un gobelet d’eau est resté bien droit sur une tablette déployée. Aucun masque à oxygène n’a été déployé…

Après huit heures passées en Arabie saoudite, l’avion miraculé atterrit à Tel-Aviv. Le plombier a été reçu en héros par Netanyahu sur le tarmac. Il l’a reçu dans ses bras dans une accolade si chaleureuse que l’ami George Galloway l’a qualifiée sarcastiquement de « Mère de toutes les accolades »…

Nous avons eu droit à la cerise sur le gâteau de cette histoire abracadabrante lors de l’entretien que Netanyahu a eu avec le plombier qui portait encore son T-Shirt et ses chaussettes tachées du sang du commandant de bord. A la question légitime de savoir comment il a pu redresser un avion en chute libre, bien qu’il ne soit qu’un simple plombier, il répond à Netanyahu : « J’ai appris à piloter un avion de ligne en regardant l’émission ‘’Air Disasters’’ à la télévision. »

Face à une situation qui tournait au comique burlesque, la mine qu’affichait Netanyahu était celle de quelqu’un qui avait du mal à retenir un éclat de rire hilare. Il réussit néanmoins à se retenir, tout en couvrant d’éloges le « héros » qui lui racontait des foutaises…

Dans ces deux exemples ridiculement fantaisistes, le pays visé est évidemment l’Iran. Dans le premier, les propagandistes voulaient montrer l’incompétence et l’impéritie des Iraniens d’une part, et, d’autre part, la force surnaturelle d’un soldat américain qui, avec un dos brisé, un bras cassé et une cheville tordue a su et pu déjouer pendant deux jours les chercheurs iraniens, avant d’être sauvé par ce que Donald Trump a appelé alors « la plus grande et la plus extraordinaire opération de sauvetage de l’histoire. »

Dans le second exemple, le message vise aussi l’Iran, accusé évidemment par Netanyahu d’être derrière les péripéties du vol ‘’FlyDubai’’ du 30 septembre. Mais « le terrorisme iranien » a été déjoué par un autre surhomme, israélien cette fois, le plombier Yaniv Hayun.

Dans les deux, c’est l’arroseur qui se trouve arrosé. Ce sont les propagandistes américains et israéliens qui se sont couvert de ridicule et c’est le monde entier qui rit aux éclats.

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Espagne – Crise du logement : Sanchez convoque des élections anticipées le 29 novembre

05. Oktober 2026 um 09:20

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, vient d’annoncer la tenue d’élections législatives anticipées le dimanche 29 novembre, trois jours après le rejet par le Parlement des mesures de son gouvernement pour répondre à la crise du logement. Un Conseil des ministres extraordinaire doit se réunir dès ce matin pour dissoudre les chambres.

Dans une allocution solennelle depuis le palais de la Moncloa, le dirigeant socialiste a appelé les Espagnols à lui donner « une majorité bien plus large, progressiste », afin de mener les réformes en suspens, de « faire plier les élites » et de poursuivre la transformation du pays. Le scrutin était initialement prévu à la mi-2027, selon RFI.

Le revers de vendredi 2 octobre a ravivé les doutes sur la capacité du gouvernement minoritaire de Pedro Sanchez à se maintenir jusqu’à l’échéance normale de la législature. Au pouvoir depuis huit ans, le chef du gouvernement est par ailleurs fragilisé par des scandales de corruption touchant son entourage proche, dont son épouse et son frère, ainsi que des collaborateurs clés du Parti socialiste.

Lire aussi – Espagne : la crise du logement ravive la contestation à Madrid

Les sondages les plus récents placent le Parti populaire (PP), principale formation conservatrice d’opposition, devant les socialistes. Le PP réclamait régulièrement des élections anticipées depuis plusieurs mois. Eh bien, c’est maintenant chose faite. Mais malin qui saura prédire avec certitude le prochain vainqueur de ces élections.

Pour revenir à la crise du logement, celle-ci s’est brutalement aggravée ces dernières semaines avec l’expulsion à Madrid de Maricarmen Abascal, 87 ans, devenue un symbole. Contrainte de quitter l’appartement où elle vivait depuis sept décennies après son rachat par une société d’investissement qui voulait augmenter son loyer de 275 %, elle a déclenché une vague de manifestations et l’installation d’un campement de militants en plein cœur de la capitale. Samedi, des dizaines de milliers de personnes ont défilé à Madrid et dans plusieurs autres grandes villes du pays pour réclamer un “logement digne“.

Comme dans de nombreux pays européens, la pénurie de logements abordables est l’un des principaux problèmes sociaux de l’Espagne. Les plateformes de location touristique, comme Airbnb, et les fonds d’investissement sont accusés de faire flamber les prix en rachetant des biens et en réduisant l’offre pour les résidents.

Par ailleurs et sur le plan international, si Pedro Sanchez perdait ces élections, ce serait un coup dur pour les Palestiniens et les Iraniens et par ricochet une bonne nouvelle pour Donald Trump et les Israéliens. Mais on n’en est pas là.

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Quel rôle pour la Tunisie dans la gestion de la crise en Libye ?

05. Oktober 2026 um 09:20

La nouvelle dynamique diplomatique autour de la Libye place la Tunisie devant une question qui dépasse la seule politique étrangère : comment éviter qu’une évolution extérieure ne se transforme en vulnérabilité intérieure ? (Photo: Poste frontalier de Ras Jedir).

Abdelwaheb Ben Moussa *

Les États-Unis cherchent à rapprocher les autorités de l’Est et de l’Ouest libyens, à favoriser l’unification des institutions et à ouvrir la voie à des élections nationales. La Turquie, l’Égypte et les puissances européennes poursuivent parallèlement leurs propres objectifs. Cette recomposition peut contribuer à stabiliser la Libye. Elle peut aussi modifier les équilibres sécuritaires, économiques et diplomatiques autour de la Tunisie.

Il serait toutefois réducteur de considérer cette séquence comme une simple rivalité entre puissances. Le véritable enjeu pour Tunis est de savoir si elle dispose de suffisamment de marges de manœuvre pour tirer profit d’une éventuelle stabilisation libyenne, absorber ses effets négatifs et défendre ses intérêts lorsque les décisions se prennent ailleurs.

La souveraineté ne consiste pas à ne dépendre de personne. Elle consiste à disposer de suffisamment de ressources, de partenaires, de compétences et d’instruments pour que la dépendance ne devienne pas une vulnérabilité subie. C’est à cette aune qu’il faut apprécier la nouvelle stratégie américaine en Libye.

Ne pas confondre stabilisation et solution automatique

La première réaction devrait être pragmatique. Pourquoi la Tunisie rejetterait-elle une initiative susceptible de rapprocher les Libyens et de mettre fin à une division qui nourrit l’insécurité ? Après des années d’échec, toute avancée vers l’unification des institutions et l’organisation d’élections mérite d’être encouragée. Washington dispose de canaux de discussion et d’une capacité d’influence que Tunis ne possède pas.

Mais une stabilisation annoncée ne constitue pas encore une stabilité acquise. Un accord politique peut rester fragile, une coordination sécuritaire peut demeurer incomplète et une réunification institutionnelle peut ne pas produire d’autorité effective sur l’ensemble du territoire. Les effets réels d’un règlement se mesureront moins aux déclarations qu’à la capacité des institutions libyennes à contrôler les frontières, à garantir la circulation et à prévenir les crises locales.

La Tunisie n’a donc aucun intérêt à s’opposer par principe à l’initiative américaine. Elle doit la soutenir lorsqu’elle favorise un processus inclusif, libyo-libyen et placé dans un cadre multilatéral. Mais elle doit aussi se préparer à plusieurs scénarios, y compris celui d’une transition incomplète, d’une stabilisation partielle ou d’un nouvel équilibre dominé par des acteurs extérieurs.

La souveraineté tunisienne commence ici : ne pas confondre l’espoir d’une solution avec la disparition du risque.

La frontière, premier canal de transmission du risque

Pour la Tunisie, la Libye n’est pas un dossier diplomatique lointain. Elle constitue une réalité économique, sociale et sécuritaire quotidienne. Les régions du Sud vivent au rythme des échanges transfrontaliers, des mouvements de personnes et de l’activité du poste de Ras Jedir. Chaque fermeture, chaque tension locale et chaque changement dans le rapport de force libyen se répercute immédiatement sur les familles, les commerçants et les entreprises des deux côtés de la frontière.

On pourrait considérer Ras Jedir comme un problème bilatéral et administratif, distinct des grandes négociations géopolitiques. Ce serait une erreur. La frontière est précisément le point où les arrangements politiques libyens deviennent une réalité tunisienne. Si l’unification institutionnelle ne garantit pas une autorité stable sur les postes-frontières, une chaîne de commandement identifiable et des règles commerciales prévisibles, elle restera incomplète du point de vue tunisien.

La Tunisie doit donc traiter la frontière comme une infrastructure stratégique. Cela suppose de sécuriser les accès, moderniser les procédures douanières, améliorer la traçabilité des flux et maintenir des canaux permanents avec les autorités locales libyennes.

La lutte contre les trafics doit être renforcée, mais elle ne peut pas se traduire par une fermeture indiscriminée qui pénaliserait les populations et l’économie légale.

La maîtrise du risque ne consiste pas à supprimer les échanges. Elle consiste à rendre les échanges plus transparents, plus prévisibles et moins dépendants des rapports de force locaux.

Une éventuelle stabilisation de la Libye pourrait relancer les échanges et soutenir l’économie du Sud tunisien. Mais cette opportunité ne se concrétisera pas automatiquement. Si le commerce transfrontalier reste informel, concentré sur quelques points de passage et dépendant de décisions sécuritaires imprévisibles, la Tunisie continuera à subir les crises au lieu de bénéficier de la reprise.

Il faut donc construire des amortisseurs économiques : développer des plateformes logistiques, renforcer les entreprises locales, formaliser une partie des échanges et créer des mécanismes de soutien pour les opérateurs touchés par les fermetures temporaires. La diversification des débouchés est également indispensable. Les régions frontalières ne peuvent pas dépendre d’un seul passage, d’un seul marché ou d’une seule configuration politique à Tripoli.

La question n’est pas de réduire le lien avec la Libye. Elle est de faire en sorte que ce lien devienne une force économique organisée plutôt qu’une dépendance exposée à chaque tension.

La neutralité comme capacité de choix

Tunis a raison de préserver une position équilibrée à l’égard des différents acteurs libyens. Dans un pays encore divisé, choisir prématurément un camp réduirait sa marge de manœuvre et exposerait ses intérêts à un changement de rapport de force.

Mais la neutralité n’a de valeur que si elle permet de choisir. Une neutralité passive risque de transformer la Tunisie en simple observatrice d’un processus conduit par Washington, Ankara, Le Caire et les institutions internationales. Elle conserverait ses relations avec tout le monde, mais pèserait réellement sur personne.

La réponse ne consiste pas à multiplier les déclarations de souveraineté. Elle consiste à renforcer les instruments qui donnent un contenu à cette souveraineté : expertise sur les questions frontalières, capacité de négociation, coordination interinstitutionnelle, présence diplomatique régulière en Libye et propositions concrètes sur la sécurité et le commerce.

La Tunisie ne peut pas imposer une solution. Elle peut toutefois rendre certaines solutions plus crédibles et certaines dérives plus coûteuses. Sa proximité géographique, ses relations avec l’Ouest libyen et son expérience des échanges transfrontaliers lui donnent une utilité spécifique. Encore faut-il la convertir en influence.

La nouvelle architecture sécuritaire libyenne impliquera nécessairement des partenaires extérieurs. La Tunisie a besoin de coopération avec la Libye, l’Algérie, les institutions internationales et, sur certains dossiers, les États-Unis et la Turquie. Refuser cette coopération au nom d’une souveraineté abstraite serait irréaliste. Mais coopérer ne signifie pas accepter une architecture conçue ailleurs. Si les priorités sécuritaires sont définies principalement par Washington ou Ankara, Tunis pourrait se retrouver devant des décisions déjà prises concernant la surveillance des frontières, la présence étrangère, la lutte contre les trafics ou la gestion des migrations.

Il faut ici appliquer le même principe que dans les relations économiques : la diversification n’est pas le rejet d’un partenaire, mais la condition d’un partenariat plus équilibré. La Tunisie doit parler avec tous les acteurs qui comptent, éviter de dépendre d’un seul canal et faire en sorte que les engagements sécuritaires soient transparents, ciblés et compatibles avec ses intérêts propres.

La souveraineté moderne ne signifie pas l’autarcie. Elle signifie pouvoir choisir ses dépendances.

Le cadre régional : un instrument, pas un substitut à la stratégie tunisienne

La Tunisie ne dispose ni du poids militaire de la Turquie, ni de la profondeur stratégique de l’Égypte, ni des ressources diplomatiques des États-Unis. Elle peut toutefois compenser cette faiblesse relative par une diplomatie de coalition. Le mécanisme de concertation avec l’Algérie et l’Égypte doit devenir un instrument opérationnel, et non rester un cadre de déclarations générales.

Les divergences entre les trois pays sont réelles. L’Algérie regarde prioritairement vers sa profondeur sahélienne et ses impératifs de sécurité. L’Égypte est davantage attentive à l’Est libyen. La Tunisie est directement exposée à l’Ouest, à Ras Jedir et aux flux transfrontaliers. Cette différence de perspective ne condamne pas la concertation ; elle impose de lui donner un agenda limité et concret.

Sécurité des frontières, continuité des passages, lutte contre les trafics, échanges d’informations et soutien à un processus politique inclusif peuvent constituer ce socle commun. Tunis doit toutefois y défendre sa propre voix et ne pas se fondre dans une position régionale uniforme.

La Tunisie a souvent abordé le dossier libyen sous l’angle de la prévention : empêcher l’instabilité de franchir la frontière, limiter les effets économiques des crises et éviter de s’impliquer dans les rivalités libyennes. Cette prudence était compréhensible. Elle ne suffit plus dans une phase où de nouveaux équilibres sont en train de se former.

Certains objecteront que Tunis doit d’abord résoudre ses propres difficultés économiques et institutionnelles avant de prétendre jouer un rôle régional. Mais la question libyenne n’est pas un luxe diplomatique. Elle touche directement la sécurité, le commerce, l’emploi, les migrations et la stabilité des régions frontalières. Investir dans une politique libyenne plus structurée relève donc de la protection des intérêts fondamentaux du pays.

Tunis doit passer d’une diplomatie de réaction à une diplomatie d’initiative. Cela implique de proposer un agenda tunisien pour la frontière, de défendre une solution politique inclusive, de diversifier les partenariats et de faire de la stabilité de Ras Jedir un intérêt régional reconnu par tous.

La Tunisie n’a pas vocation à imposer une solution à la Libye. Elle a en revanche le devoir de ne pas laisser d’autres acteurs définir seuls un règlement qui touchera directement sa sécurité, son économie et sa cohésion sociale.

La neutralité peut rester le principe directeur de la politique tunisienne. Mais elle doit être une neutralité engagée, organisée et capable de produire des résultats. Dans la nouvelle séquence libyenne, la véritable faiblesse de la Tunisie ne serait pas de manquer de puissance. Ce serait de confondre la retenue avec l’effacement.

La souveraineté tunisienne ne se proclamera pas au moyen d’une rupture avec ses partenaires. Elle se construira par des frontières mieux administrées, des échanges mieux organisés, des alliances diversifiées et une capacité accrue à transformer la proximité géographique en influence politique et économique.

Face aux recompositions libyennes, Tunis ne doit ni choisir un protecteur ni prétendre pouvoir agir seule. Elle doit construire les marges de manœuvre qui lui permettront de dialoguer avec tous, de dépendre de plusieurs et de subir moins.

* Ingénieur informaticien, cadre de banque publique.

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Il y a 41 ans | La Tunisie faisait condamner Israël à l’Onu

04. Oktober 2026 um 13:42

Il y a 41 ans, jour pour jour… Le 4 octobre 1985, le Conseil de sécurité condamna l’agression israélienne contre le siège de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Hammam Chott, dans la banlieue sud de Tunis. Un témoignage vécu à New York…

Noureddine Mezni * 

Le 4 octobre 1985, le Conseil de sécurité des Nations unies adoptait la résolution 573 (1985), à la suite de la plainte déposée par la Tunisie contre Israël, après l’acte d’agression commis contre sa souveraineté et son intégrité territoriale, «en violation flagrante de la Charte des Nations unies et du droit et des normes de conduite internationaux».

La résolution condamnant l’agression israélienne fut adoptée par quatorze voix, sans aucune voix contre, avec une seule abstention : celle des États-Unis.

Cette résolution revêtait une importance particulière puisqu’elle constituait la première résolution du Conseil de sécurité condamnant explicitement l’agression israélienne contre le territoire tunisien.

Je venais, à cette époque, d’être nommé Représentant adjoint de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) auprès de l’Onu. J’ai donc vécu cet événement historique au siège des Nations unies, à New York.

Une position américaine qui avait suscité la consternation

J’étais chargé de préparer le texte de l’intervention de mon organisation devant le Conseil de sécurité, réuni pour examiner cette agression israélienne.

Je n’oublierai jamais la fierté que j’avais ressentie en recevant les directives de l’administration centrale de l’OCI, dont le siège était alors à Jeddah, pour préparer ce texte. C’était la première tâche de cette importance qui m’était confiée dans le cadre de mes nouvelles fonctions.

Ce qui m’avait le plus choqué, en suivant de près l’extraordinaire couverture médiatique de l’agression israélienne par les chaînes de télévision américaines, était le soutien public et immédiat de la Maison-Blanche à Israël, qui avait qualifié son opération d’«acte légitime d’autodéfense», après l’assassinat, revendiqué par la Force 17, unité d’élite de l’OLP, de trois civils israéliens à bord de leur yacht, au large des côtes chypriotes.

Israël avait ainsi violé la souveraineté de la Tunisie, pourtant amie de longue date des États-Unis, et tué des dizaines de civils, Tunisiens et Palestiniens.

Le président Habib Bourguiba et plusieurs de ses alliés européens avaient alors exercé de fortes pressions sur l’administration américaine afin qu’elle reconsidère sa position initiale.

Bourguiba, ami de l’Occident et en particulier des États-Unis d’Amérique, menaça de rompre les relations diplomatiques de Tunis avec Washington au cas où le gouvernement américain opposait son veto à la résolution.

Clovis Maksoud et le «temps gagné»

Des négociations serrées se déroulaient au moment même où le Conseil de sécurité était réuni pour débattre de cette agression. La ferme condamnation de l’opération israélienne par plusieurs capitales européennes, dès les premières heures, ainsi que l’intervention de Bourguiba auprès de son homologue américain, Ronald Reagan, avaient finalement porté leurs fruits.

La délégation tunisienne présente dans la salle du Conseil de sécurité, conduite par Béji Caïd Essebsi, alors ministre des Affaires étrangères, attendait avec impatience l’issue de ces démarches.

Pendant cette attente, et afin de gagner du temps avant l’arrivée des instructions de Washington à son représentant au Conseil de sécurité, l’ambassadeur Walter Vernon, la délégation tunisienne avait demandé à l’ambassadeur de la Ligue arabe auprès de l’Onu, le professeur Clovis Maksoud, d’«allonger» au maximum le discours qu’il était en train de prononcer devant les membres du Conseil.

Le représentant de l’organisation panarabe, parfait anglophone, excella au cours de cette intervention, dont une grande partie fut improvisée pour la circonstance. Il réussit ainsi à retenir l’attention de l’ensemble des membres du Conseil jusqu’à l’arrivée de la réponse de la Maison-Blanche.

Washington avait finalement demandé à son représentant de s’abstenir, permettant ainsi l’adoption de la résolution 573 condamnant l’agression israélienne.

Une scène que je n’ai jamais oubliée

Je me souviens également d’une scène qui m’avait particulièrement marqué ce jour-là.

Benjamin Netanyahu, alors représentant permanent d’Israël auprès des Nations unies, avait, immédiatement après l’adoption de la résolution, déchiré le document portant le projet de résolution, dans un geste spectaculaire qui avait surpris la salle du Conseil de sécurité.

Cette scène est restée gravée dans ma mémoire, tant elle témoignait de la tension qui régnait autour de cette résolution historique.

Quarante et un ans plus tard, je garde encore le souvenir très précis de cette journée passée au siège des Nations unies à New York : une journée où, pour la première fois, je me retrouvais directement au cœur d’un dossier majeur porté devant le Conseil de sécurité dans le cadre de mes nouvelles fonctions internationales.

Un événement historique dans les annales du Conseil de sécurité des Nations unies, que j’ai eu le privilège de vivre de l’intérieur.

* Consultant en diplomatie publique internationale et en communication, ancien porte-parole du président de la Commission de l’UA.

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ESS  : l’art de désavouer publiquement les siens 

Von: farhat
04. Oktober 2026 um 11:43

Autant on apprécie la pondération et la pertinence des déclarations du porte-parole de l’Etoile Sportive du Sahel, Marouène Tfifha, autant sa dernière sortie médiatique sur les ondes d’une radio privée a suscité quelques remous par rapport à certaines attitudes inopportunes.

En effet, évoquant le sort de certains joueurs étrangers de l’Etoile dont le rendement est à vrai dire décevant et en deçà des attentes, à savoir le milieu de terrain guinéen Moussa Diawara, l’attaquant nigérian Sunday Megwo et l’ailier sénégalais Moussa Senghor.

A propos de ce trio, le porte-parole de l’Etoile a eu l’indélicatesse de déclarer qu’il est techniquement limité et qu’il n’a pas de place au sein de l’effectif. Une déclaration diamétralement déplacée et dénuée de toute pertinence, elle peut même nuire à l’ambiance générale au sein du groupe, surtout que les trois joueurs en question font partie de l’effectif et sont juridiquement liés au club sahélien par des relations contractuelles claires et toujours en vigueur.

Communiquer c’est bien, mais tout n’est pas communicable 

Pour rester dans le contexte de la dernière sortie médiatique du porte-parole de l’Etoile, ce dernier a fini par céder du terrain face à l’insistance pressante du présentateur de l’émission –ce qui est légitime pour un journaliste- en dévoilant le montant de la masse salariale de l’Etoile (300 mille dinars d’après Marouène Tfifha).

Or, ce genre d’information n’a rien à voir avec la transparence et ne devrait pas être divulgué, s’agissant d’une donnée tout à fait interne et qui doit rester dans un cercle étroitement fermé se limitant aux membres du comité directeur et pas plus, car une telle information requiert conjoncturellement une note péjorative et limitative de la dimension du club sahélien.

Trop de communication nuit à la communication 

Dans cette période transitoire semée de difficultés et de défis de tous genres qu’endure l’Etoile, la communication relative à l’actualité du club reste un vecteur primordial sur la voie de la transparence managériale «sécurisante» pour les supporters étoilés et toutes les composantes du club.

Toutefois, à un moment donné, il va falloir privilégier plutôt la discrétion, voire le blackout par moments afin de garantir une certaine sérénité au sein du groupe et s’éloigner ainsi des différents tiraillements, surtout en l’absence d’actualité brûlante impactante.

Toutefois, le porte-parole de l’Etoile a été l’auteur de deux sorties médiatiques en l’espace de quelques jours sans pour autant qu’il y ait de faits dignes d’être élucidés à l’attention de l’opinion publique et plus particulièrement, les supporters de l’Etoile.

De ce fait, par moments, il vaudrait mieux appliquer le dicton «se faire rare, c’est se faire précieux».

A bon entendeur salut…

Hatem REGAIEG

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Ligue 2 (aujourd’hui, la suite) : pour y voir plus clair en Poule B

Von: farhat
04. Oktober 2026 um 11:03

C’est dans la logique des choses que les rencontres d’aujourd’hui se disputent sous le signe de la confirmation pour les vainqueurs de la journée inaugurale et sous celui de la réhabilitation pour les vaincus. Ainsi, le Croissant Sportif de Redeyef, l’Avenir Sportif de Kasserine et Kalaâ Sport, vainqueurs en déplacement, vont avoir l’avantage du terrain pour refaire le coup.

Pour sa première sortie à domicile et après le succès ramené de Gafsa, les Kasserinois reçoivent cet après-midi l’Olympique du Kef dans un derby entre deux équipes de gouvernorats voisins. L’ASK, qui a raté la saison écoulée son accession d’un cheveu, ne veut pas connaître la même mésaventure et a, semble-t-il, pris le taureau par les cornes pour faire un parcours sans faute. Une seconde victoire tout à l’heure est à sa portée même si les Keffois, animés de beaucoup de bonne volonté, vont essayer de tenir la dragée haute à leurs adversaires et riposter selon les moyens du bord. Un match intéressant à suivre entre une équipe d’expérience et une autre ambitieuse.

Sous le signe de la réhabilitation, le Stade Gabésien et le Sporting Club de Moknine vont s’affronter sur le terrain du premier nommé. Les Gabésiens, loin de leur niveau habituel, ont échappé à la défaite à l’Ariana et doivent absolument réagir cet après-midi pour s’imposer et surtout convaincre après une prestation très quelconque lors de la première journée. Sabeur Trabelsi va chercher à améliorer le rendement général et résoudre les problèmes apparus dans les trois compartiments pour espérer remporter les points de la victoire. En face, le SC Moknine encore en rodage doit s’appliquer en défense et au milieu du terrain afin de résister à son adversaire. 

En revanche, c’est sous le signe de la confirmation que Kalaâ Sport et la Jeunesse Sportive Kairouanaise se retrouvent tout à l’heure, déterminées à s’offrir un nouveau succès. Les Sahéliens de Kalaâ ont fait preuve de beaucoup de personnalité à Médenine et veulent bien récidiver cet après-midi face à l’un des candidats les plus sérieux à l’accession. La JSK, reléguée au terme du dernier exercice, veut retrouver la Ligue 1 au plus vite et une seconde victoire consécutive ne fera que consolider son rang et augmenter ses chances, même s’il est encore très tôt de parler d’accession.

A Jendouba, la formation locale accueille l’Association Sportive de l’Ariana frustrée par le résultat de sa rencontre de la première journée après une nette domination face au SG et un penalty raté. Aujourd’hui, les protégés de Souhaïl Berradhia veulent compenser leur demi-échec par une victoire en déplacement. Leur mission ne va pas être facile face à un adversaire à la recherche d’une réhabilitation devant ses supporters afin de garder le contact avec le groupe de tête.

Le Club Sportif de Korba et El Gawafel Sportives de Gafsa ont trébuché d’entrée et veulent se rattraper dès cet après-midi. Secouées par une crise interne, El Gawafel n’ont pas eu le temps nécessaire pour préparer leur nouvelle saison et n’ont pu éviter la défaite lors de la première journée. En se rendant au Cap-Bon, les Miniers de Gafsa doivent bien se serrer les coudes pour éviter une nouvelle défaite qui ne fera que compliquer leur situation en attendant la levée de l’interdiction de recrutement et l’arrivée de joueurs capables de remettre le train sur le bon chemin. Le CS Korba a perdu à Bouchemma et veut bien se racheter. L’occasion lui est offerte à condition que les attaquants se montrent plus adroits devant les buts adverses.

Le Croissant Sportif de Redeyef, large vainqueur à Moknine, est appelé à confirmer ses bons débuts en recevant un autre vainqueur de la première journée, l’Espoir Sportif de Bouchemma. Chacune des deux équipes a ses arguments et le match peut se jouer sur de menus détails.

L’Union Sportive de Ksour Essaf a acquis la réputation d’être sans pitié sur son terrain et de jouer l’offensive à outrance. Une réputation à confirmer dès aujourd’hui en recevant l’Olympique de Médenine, nouveau venu en Ligue 2. L’expérience des joueurs de Ksour Essaf peut leur valoir une première victoire, même si les Sudistes de Médenine ne partent pas vaincus d’avance et ont plus d’un tour dans leur sac pour tenir la dragée haute à leurs adversaires et, pourquoi pas, créer la surprise. 

La seule rencontre de la Poule A au programme d’aujourd’hui sera celle qui opposera le Sfax Railways Sports à l’Avenir Sportif de Gabès appelé à relever la tête après sa défaite à Gabès même face à Megrine. Salah Day sur le banc doit absolument trouver la meilleure formule pour revenir à la maison avec les points de la victoire, au risque de se retrouver sur un siège éjectable. Entretemps, les Cheminots de Sfax, qui ont annoncé leur ambition d’entrée, doivent garder la tête sur les épaules et bien s’appliquer pour ne pas rater leur première sortie à domicile.

Hédi

 

Programme (Tous les matchs à 15h00)

Poule A 

A Bouhajla
BS Bouhajla – AS Soliman

Arb. : Sofiène Jbara

Poule B

A Korba
CS Korba – EGS Gafsa

Arb. : Mahmoud Ksiaâ

A Jendouba
Jendouba Sport – AS Ariana

Arb. : Oussama Chraïet

A Kalaâ Sghira
Kalaâ Sport – JS Kairouanaise

Arb. : Samir Ounelli

A Ksour Essaf
US Ksour Essaf – CO Médenine

Arb. : Iheb Ben Kilani

A Kasserine
AS Kasserine – O.Kef

Arb. : Abdessalem Mani

A Gabès
Stade Gabésien – SC Moknine

Arb. : Yassine Mergheni

A Redeyef
CS Redeyef – ES Bouchemma

Arb. : Hamza Msilini

 

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Jared Kushner négociait sur Gaza tandis que son fonds restait actionnaire d’un groupe investi dans des fournisseurs de l’armée israélienne

03. Oktober 2026 um 21:15

Lire plus tard Il négociait la paix pendant que son fonds avait plus d’un milliard de dollars placés dans un géant financier israélien. Et ce dernier détenait, lui, des centaines de millions de dollars dans des entreprises fournissant l’armée israélienne. C’est ce télescopage entre diplomatie et affaires que met en lumière une enquête publiée par […]

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Abdelaziz Kacem: La révolte d’octobre

03. Oktober 2026 um 10:30
Abdelaziz Kacem: La révolte d’octobre1 Le 7 octobre 2023, à l’aube, il y a trois ans, le Hamas, acronyme arabe du Mouvement de la résistance islamique, lançait contre le sud d’Israël une offensive d’une ampleur sans précédent. Des kibboutz et des bases militaires proches de la bande de Gaza étaient pris pour cibles. Le bilan israélien fut d’environ 1 200 morts et 251 personnes emmenées en otages dans la bande de Gaza. L’opération avait reçu un nom qui allait entrer dans l’histoire tragique du conflit : «Déluge d’Al-Aqsa». Du côté du Hamas, les objectifs proclamés étaient notamment de briser le blocus imposé à Gaza depuis 2007 et d’obtenir la libération de prisonniers palestiniens ...

Le pilote qui a empêché le « 11-Septembre israélien » raconte…

02. Oktober 2026 um 20:00

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Tunisie | Il y a 41 ans, le raid israélien contre Hammam Chott fait 68 morts

02. Oktober 2026 um 11:43

La Tunisie a commémoré hier, jeudi, le 1er octobre 2026 le 41e anniversaire du raid israélien du 1er octobre 1985 contre le quartier général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Hammam Chott, dans la banlieue sud de Tunis ; il s’agit de l’un des épisodes les plus graves de l’histoire des relations entre la Tunisie et Israël. Ce ne sera pas la dernière agression de l’Etat hébreu contre notre pays (Photo de l’agence Wafa : Yasser Arafat sur le lieu de l’attaque israélienne de Hammam Chott dont il avait échappé de peu).

A cette occasion, l’ambassadeur de Palestine en Tunisie, Rami Qaddoumi, a déposé des gerbes de fleurs sur les tombes des Palestiniens et des Tunisiens tués lors de l’attaque.

La cérémonie a rassemblé des autorités locales, des représentants de l’ambassade de Palestine et du Fatah, des étudiants et travailleurs palestiniens, des membres de la communauté palestinienne ainsi que des citoyens tunisiens, rapporte l’agence de presse officielle palestinienne Wafa.

Le raid a visé le complexe abritant la direction de l’OLP, qui s’était installée en Tunisie après son évacuation de Beyrouth en 1982.

Le bilan généralement rapporté par les sources palestiniennes fait état de 68 morts — 50 Palestiniens et 18 Tunisiens — et d’une centaine de blessés. Les documents transmis par la Tunisie aux Nations unies dans les heures suivant l’attaque mentionnaient initialement plus de 50 morts et près d’une centaine de blessés. Quatre jours plus tard, le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté, par 14 voix pour et une abstention, la résolution 573 ; celle-ci condamnait l’attaque israélienne contre le territoire tunisien comme une violation de la Charte des Nations unies et du droit international, tout en reconnaissant à la Tunisie le droit à des «réparations appropriées» pour les pertes humaines et les dommages matériels subis.

Cette commémoration demeure l’un des moments symboliques forts du lien historique unissant la Tunisie au mouvement national palestinien. Qaddoumi a souligné que cette commémoration représente également une réaffirmation des relations entre les deux peuples et du soutien tunisien à la cause palestinienne.

Après Hammam Chott, Israël a fait assassiner plusieurs dirigeants et membres de l’OLP en Tunisie, notamment, le 16 avril 1988, Khalil al-Wazir (dit Abou Jihad), numéro deux de l’OLP et commandant des opérations, qui a été abattu chez lui à Sidi Bou Saïd par un commando israélien.

I. B.

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Coup de cœur. C’était ça ou mourir un peu

02. Oktober 2026 um 11:13
Je n’avais pas prévu de lire C’était ça ou mourir. Pas question de contribuer à engraisser Grasset, maison d’édition bollorienne. Mais les accusations de recours à l’IA, fondées sur un outil de détection dont la fiabilité fait débat, et le…

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