Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Comment le trafic du pétrole maintient-il la division de la Libye?

24. März 2025 um 09:06

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye n’a pas pu renouer avec la stabilité et l’unité territoriale. Depuis quatorze ans, le vaste pays du Maghreb est en proie à la division, aux conflits armés et au chaos. Un long feuilleton qui n’en finit pas. Pourquoi?, se demandent beaucoup d’observateurs. Il semble que c’est la volonté des protagonistes de la scène politique libyenne aussi bien en Tripolitaine qu’en Cyrénaïque, la division rapporte beaucoup d’argent. Chacune des factions trouve son compte, se remplit les poches et se gave des revenus du trafic de pétrole. Un pays unifié avec seul un État central qui capte les revenus de la manne pétrolière ne leur convient pas. L’unité de la Libye n’est donc pas pour demain. 

Imed Bahri

Une enquête bien fournie du Financial Times révèle les détails du commerce illicite de pétrole qui maintient la Libye divisée. 

Le journal britannique affirme que la contrebande de carburant subventionné hors de Libye et sa vente à l’étranger entretiennent les divisions au sein du pays, contribuent à soutenir financièrement les factions rivales et à entraver les efforts de l’Onu pour organiser des élections, lutter contre la corruption et unifier le pays sous un gouvernement unique dans le quatrième plus grand pays membre de l’Opep en termes de réserves de pétrole.

Selon les experts de l’Onu, la contrebande via des navires douteux est rendue possible par un système de troc controversé dans lequel la Libye, qui n’a pas la capacité de raffiner du carburant à grande échelle, échange sa production de pétrole brut contre du carburant raffiné plutôt que de le payer en espèces. Par la suite, ce carburant raffiné est vendu localement à des prix fortement subventionnés.

La contrebande finance la corruption et… la guerre

En même temps, une partie de ce carburant importé et subventionné est destiné à la contrebande vers l’étranger pour être vendue au prix du marché noir ou au prix du marché avec de faux document. Ce système génère un flux constant de revenus pour les groupes armés affiliés aux factions concurrentes qui contrôlent le pays.

L’un est le gouvernement reconnu par l’Onu du Premier ministre Abdulhamid Dbeibah à Tripoli et l’autre est une administration rivale à l’ouest contrôlée par le maréchal Khalifa Haftar et l’Armée nationale libyenne (LNA), la formation armée qu’il commande.

Ces fonds suspects ont contribué à entraver les efforts de l’Onu visant à organiser des élections, à lutter contre la corruption et à unifier le pays sous un gouvernement unique après l’éviction du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011.

«Alors que des régions entières du pays sont confrontées à des pénuries récurrentes de carburant, les dirigeants libyens semblent satisfaits du programme massif d’échange de carburant», déclare Charles Cutter, directeur des enquêtes chez The Sentry, une organisation d’enquête qui traque la corruption.

Le procureur général de Libye, Siddiq Al-Sour, a récemment ordonné sa suspension à la suite d’une enquête menée par le Bureau d’audit, l’organe de surveillance du pays. Toutefois, mettre un terme à cette pratique ne signifie pas forcément la fin de l’utilisation abusive des richesses pétrolières de la Libye. Un rapport du Conseil de sécurité de l’Onu note l’émergence d’une nouvelle société, appelée Arkino, qui exporte du pétrole brut, c’est la première société privée libyenne à le faire. La National Oil Corporation (NOC), la compagnie pétrolière publique du pays, est la seule entité autorisée à exporter.

Le rapport du Conseil de sécurité indique que la société, qui a exporté pour 483 millions de dollars de pétrole brut, est sous le contrôle indirect de Saddam Haftar, le fils de Khalifa Haftar.

Les résolutions du Conseil de sécurité stipulent que seule la NOC est autorisée à exporter du pétrole, les recettes devant être déposées à la Banque centrale de Libye.

Le dernier rapport de l’Onu a conclu que la contrebande de carburant depuis le vieux port de Benghazi fournissait aux forces de Haftar un accès indirect aux fonds publics, tandis que les groupes armés à Tripoli et à Zawiya contrôlent directement des secteurs économiques clés et des institutions gouvernementales concernées pour faire passer en contrebande des quantités importantes de diesel. 

La NOC au cœur du trafic

Selon le Financial Times, cette pratique basée sur le troc a débuté en 2021 après que le gouvernement l’a choisie parmi trois options présentées par la NOC pour atténuer les pénuries de devises étrangères selon Mustafa Sanalla alors président de la NOC.

Dans une lettre adressée au ministre du Pétrole et du Gaz datée du 13 avril 2021, Sanalla a proposé des options pour les importations de carburant, affirmant que l’absence de mesures entraînerait une crise du carburant d’ici le mois de mai.

Sanalla a été remplacé en 2022 par Farhat Bengdara qui avait été gouverneur de la banque centrale sous Kadhafi et le programme s’est rapidement étendu. Les critiques affirment que le projet est vague et manque de surveillance.

Selon un rapport de l’Onu, environ 70% du diesel libyen est importé, le tout via un système de troc. Les données de Kepler montrent qu’en 2023 et 2024, une part importante des importations libyennes provenait de Russie dont les produits pétroliers étaient exclus des marchés européens en raison de la guerre en Ukraine.

Une fois importés, la NOC achète ces carburants et les paie intégralement en pétrole brut. Le carburant est ensuite revendu à des prix fortement subventionnés aux distributeurs locaux et aux consommateurs industriels. Cette subvention signifie que les Libyens paient une somme dérisoire pour l’essence, le diesel et l’électricité mais elle crée une incitation claire à détourner les produits pétroliers vers le marché noir local et étranger où ils peuvent être vendus à leur pleine valeur marchande.

La Banque mondiale a déclaré dans un rapport publié en octobre 2024 que la Libye perdrait plus de 5 milliards de dollars par an en raison du commerce illicite. Le rapport indique que la contrebande de carburant en provenance du port de Benghazi aurait considérablement augmenté depuis la guerre en Ukraine.

L’augmentation des importations a accru le coût du soutien à l’économie libyenne en difficulté. Dans une lettre adressée au Premier ministre Dbeibah en mars 2024, le gouverneur de la Banque centrale de Libye de l’époque, Sadiq Al-Kabir, a déclaré que le coût annuel des importations de carburant s’élevait à 8,5 milliards de dollars et dépasse les besoins du pays, notant que les subventions avaient triplé pour atteindre 12,5 milliards de dollars entre 2021 et 2023. Les subventions aux carburants ont représenté 8,4 milliards de dollars de ce total annuel.

«Notre objection était qu’un litre de carburant nous coûte un dollar, alors qu’il est vendu trois centimes», explique Al-Kabir, licencié par Dbeibah en août et qui a fui le pays. Il a ajouté: «Cela coûte à l’État des sommes énormes et une grande partie de ce carburant est exportée en contrebande à l’étranger».

La Cour des comptes libyenne a ouvert une enquête sur ces opérations l’année dernière. Parmi ses conclusions les plus significatives contenues dans un rapport non publié obtenu par le Financial Times figure le fait que les importations de carburant du pays dans le cadre du système d’échange se sont élevées à 8,5 milliards de dollars en 2023 dont plus de 8 milliards de dollars ont été exportés sous forme de pétrole brut pour couvrir ces coûts.

Des Turcs dans la combine

La seule entreprise mentionnée dans le rapport de la Cour des comptes qui a répondu aux questions du Financial Times sur le système de troc est la société turque de négoce de matières premières BGN dirigée par sa présidente Ruya Bayegan.

BGN est issue du groupe familial turc Bayegan, vieux de 80 ans, qui a commencé à commercialiser des produits pétrochimiques dans les années 1990 avant de s’étendre au pétrole et à d’autres matières premières. Bien que peu connu en dehors de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, BGN a connu une croissance rapide au cours de la dernière décennie avec des échanges de matières premières d’une valeur de près de 30 milliards de dollars en 2023.

Selon le rapport du Bureau d’audit, trois filiales de BGN ont reçu un total de 2,7 milliards de dollars de pétrole brut en 2023 dans le cadre du système de troc ce qui représente 30% du volume des échanges et la deuxième part la plus importante après Gulf Upstream.

BGN a annoncé dans un communiqué qu’elle opère conformément aux normes les plus élevées de conformité avec toutes les réglementations régissant le commerce du pétrole en Libye grâce à une coopération transparente et formelle avec la NOC, tous les acteurs du marché et les autorités compétentes. 

Elle a également souligné des violations regrettables dans le rapport du Bureau d’audit sur le processus de qualification et a déclaré qu’elle était pleinement qualifiée pour participer au système de troc car elle était l’une des 12 entreprises sélectionnées en 2021 à travers un processus d’appel d’offres transparent qui comprenait 20 entreprises locales et internationales qualifiées.

Selon le journal britannique, le système de troc serait sur le point de disparaître en raison des pressions nationales et internationales. Une lettre envoyée par le procureur général libyen à la mi-janvier, consultée par le Financial Times, ordonnait à la NOC de cesser immédiatement la pratique du troc de pétrole brut contre du carburant et d’adopter des mécanismes contractuels garantissant la transparence des accords d’approvisionnement en carburant.

L’article Comment le trafic du pétrole maintient-il la division de la Libye? est apparu en premier sur Kapitalis.

Aïd El-Fitr : Le ministère de la Santé alerte sur les dangers des jouets de contrebande

Von: Yusra NY
23. März 2025 um 00:07

Le ministère de la Santé a lancé un appel à la vigilance aux parents en ce qui concerne les jouets vendus sur les marchés parallèles, qui représentent un risque sérieux pour la sécurité des enfants.

L’alerte a été lancée à l’approche de l’Aïd el-Fitr, une période de joie et de célébration pour les familles, et concerne les jouets de contrebande qui sont vendus en dehors des circuits organisés et ne sont donc soumis à aucun contrôle.

Ces jouets sont souvent non conformes aux normes de sécurité et peuvent entraîner des blessures : coupures, brûlures, et même des allergies, lit-on dans le communiqué du département de la Santé qui souligne que les yeux sont particulièrement vulnérables, avec un risque de perte de vision lié à l’utilisation d’armes en plastique ou de pointeurs laser.

Sans oublier les intoxications, causées par l’inhalation de gaz ou l’ingestion de liquides toxiques présents dans certains de ces objets, alerte encore la même source en appelant à privilégier les circuits de distribution officiels, gage de qualité et de sécurité.

« En cette période de fête, offrons à nos enfants la joie et la sécurité qu’ils méritent », ajoute encore le ministère qui appelle à la responsabilité collective.

Y. N.

L’article Aïd El-Fitr : Le ministère de la Santé alerte sur les dangers des jouets de contrebande est apparu en premier sur Kapitalis.

Tensions entre la Libye et la Tunisie à propos du «couscous de contrebande»

20. März 2025 um 13:48

C’est l’histoire du citoyen libyen Wassim Chakma, arrêté et condamné il y a quelques jours par un tribunal tunisien à 5 ans de prison pour avoir tenté d’introduire en Tunisie 150 kilos de couscous, une quantité que les autorités tunisiennes ont qualifiée de contrebande. Cette décision avait provoqué une vague d’indignation en Libye, alimentant les tensions dans les zones frontalières entre les deux pays. (Ph. Poste frontalier de Ras Jedir).

Chakma avait été arrêté avec une charge de couscous, un aliment traditionnel symbole de la cuisine nord-africaine, qui, selon le prévenu, était destiné exclusivement à la consommation personnelle et familiale. Cependant, la justice tunisienne a jugé la quantité excessive, optant pour une peine sévère qui a relancé le débat sur l’application des lois anti-contrebande dans le pays.

Cette décision a eu des répercussions immédiates : des témoins locaux ont fait état d’incidents de mauvais traitements infligés à des citoyens tunisiens aux postes frontières de l’ouest de la Libye, dans ce qui semblait être des actes de représailles.

La situation s’est encore compliquée avec le sort de dizaines de Tunisiens détenus en Libye, récemment déférés à la justice locale. Leurs familles craignaient que le climat d’hostilité puisse influencer les procès, conduisant à des peines plus sévères en réponse à l’affaire Chakma.

Des appels à la modération ont été lancés des deux côtés : en Tunisie, certains ont demandé une révision de la peine en appel pour apaiser les tensions, tandis qu’en Libye, des brutalités judiciaires ont été dénoncées.

L’incident en apparence anodin a mis en lumière la fragilité des relations bilatérales, déjà marquées par des années d’instabilité politique et une porosité des frontières favorisant les trafics illicites.

«150 kilos de couscous qui risquent de détériorer les relations entre deux pays frères sont un signe inquiétant», a commenté un observateur local, tandis que d’autres ont émis des doutes sur la véracité des détails de l’épisode, suggérant qu’il pourrait cacher des dynamiques plus complexes.

La diplomatie a fait son travail et l’affaire a finalement été réglée de la meilleure des manières, avec la libération de Chakma annoncée par le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’homme, Mustapha Abdelkebir.

L’article Tensions entre la Libye et la Tunisie à propos du «couscous de contrebande» est apparu en premier sur Kapitalis.

Douane | Saisie massive de jouets dangereux à l’approche de l’Aïd El-Fitr

Von: Yusra NY
15. März 2025 um 22:42

Une opération menée par la douane tunisienne a permis de saisir 12.500 jouets non conformes aux normes de sécurité et représentant un danger pour la santé des enfants.

A l’approche de l’Aïd El-Fitr, les services de la douane tunisienne ont intensifié leurs opérations de lutte contre la contrebande, notamment afin de contrôler les jouets pour enfants qui seront mis en vente à l’occasion de cette fête marquant la fin du mois de Ramadan et qui est prévue dans une quinzaine de jours.

Les contrôles ont notamment été renforcés ai niveau des ports tunisiens, et du 5 au 13 mars 2025, les douaniers ont ciblé 12 unités de fret dans les ports de Radès, Sousse et Sfax, annonce la Direction générale de la douane dans un communiqué publié ce samedi.

Ces opérations ont permis de mettre la main sur une cargaison de jouets contenant des lasers et ne respectant pas les normes sanitaires en vigueur, ajoute la même source, en précisant que cette saisie s’inscrit dans une série d’opérations similaires menées ces derniers mois et qui ont abouti à la saisie de 90.000 jouets dangereux

Les autorités douanières ont par ailleurs appelé les parents à la vigilance : « Lors de l’achat de jouets, il est essentiel de vérifier la conformité des produits aux normes de sécurité afin de prévenir tout risque d’accident ».

Y. N.

Ph. d’archives

L’article Douane | Saisie massive de jouets dangereux à l’approche de l’Aïd El-Fitr est apparu en premier sur Kapitalis.

❌
❌