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Pétrole : la BM alerte sur les marges de manœuvre limitées de l’Asie

07. Oktober 2026 um 12:11

Les économies d’Asie de l’Est et du Pacifique disposent de marges de manœuvre de plus en plus limitées pour absorber le choc pétrolier provoqué par le conflit au Moyen-Orient, avertit la Banque mondiale. Malgré une croissance qui reste résiliente, la prolongation de prix élevés de l’énergie pourrait rapidement accentuer les pressions budgétaires, inflationnistes et financières.

Dans sa nouvelle mise à jour économique régionale rendue publique le 6 octobre, la Banque mondiale estime que la croissance de l’Asie de l’Est et du Pacifique devrait atteindre 4,5 % en 2026, soit une révision à la hausse de 0,3 point par rapport à sa précédente prévision. Elle prévoit ensuite une croissance de 4,4 % en 2027.

Cette résistance s’explique notamment par le dynamisme des investissements et des exportations liés à l’essor mondial de l’intelligence artificielle. Mais cette performance masque des vulnérabilités croissantes face au renchérissement de l’énergie.

Plusieurs gouvernements asiatiques ont choisi de limiter la répercussion de la hausse du pétrole sur les consommateurs en renforçant les subventions aux carburants. Cette stratégie a permis d’atténuer, dans l’immédiat, l’impact du choc énergétique sur les ménages et les entreprises. Mais son coût devient de plus en plus lourd.

La Banque mondiale cite notamment l’Indonésie, la Thaïlande et le Vietnam, qui ont pris différentes mesures pour contenir les prix de l’essence. Ces interventions ont contribué à réduire leurs réserves de change en dollars de 15 % à 40 % depuis le début de l’année, selon l’institution.

Pour la Banque mondiale, prolonger ces dispositifs pourrait retarder les ajustements nécessaires à une hausse durable des prix de l’énergie, tout en aggravant les déficits publics et en réduisant les réserves disponibles pour faire face à de nouveaux chocs.

Un choc qui pourrait durer jusqu’en 2027

L’institution internationale estime que les exportations pétrolières du Moyen-Orient pourraient ne pas retrouver leurs niveaux d’avant le conflit avant la mi-2027. Cette perspective complique la stratégie des pays importateurs d’énergie, qui ne peuvent plus considérer la flambée actuelle comme un phénomène temporaire.

La hausse des coûts énergétiques commence déjà à affecter l’industrie manufacturière et le transport. Tandis que l’augmentation des prix du carburant pèse sur la consommation des ménages. La Banque mondiale avertit ainsi qu’une nouvelle accélération des prix de l’énergie pourrait avoir un impact économique plus important que prévu initialement, notamment si elle s’accompagne d’une inflation persistante et de conditions financières plus restrictives.

L’IA amortit pour l’instant le choc

L’un des éléments qui permettent à la région de conserver une croissance relativement élevée est le boom mondial de l’intelligence artificielle. Plusieurs économies asiatiques bénéficient directement de leurs chaînes de production et d’exportation de composants et de produits liés à l’IA. Le Vietnam, la Malaisie et la Thaïlande figurent parmi les économies dont les perspectives ont été sensiblement relevées par la Banque mondiale. Mais l’institution souligne que cette dynamique ne constitue pas une protection permanente contre un choc énergétique prolongé.

Un ralentissement du cycle d’investissement dans l’IA, combiné à une nouvelle flambée du pétrole ou à un épisode climatique sévère lié à El Niño, pourrait accroître fortement les risques pour la croissance régionale. L’Asie se retrouve ainsi face à une équation délicate : protéger les consommateurs contre la hausse des carburants sans épuiser les finances publiques ni les réserves de change.

Le Fonds monétaire international avait déjà souligné que la hausse des prix du pétrole et du gaz mettait sous pression les balances commerciales, l’inflation et la capacité d’intervention des gouvernements asiatiques, particulièrement dans les économies fortement dépendantes des importations énergétiques.

La situation actuelle marque donc un changement de nature du choc pétrolier. Tant que les perturbations de l’offre au Moyen-Orient persistent, les économies asiatiques devront progressivement passer d’une logique d’amortissement des prix à une adaptation structurelle de leur consommation énergétique.

Pour la Banque mondiale, la résilience actuelle de l’Asie est réelle, mais elle ne pourra pas être indéfiniment financée par les subventions et les réserves publiques.

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Tunisie-Algérie :  la réalisation d’une centrale électrique de 1.400 MW en projet

Von: farhat
07. Oktober 2026 um 10:12

Le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables algérien a annoncé, dans un communiqué publié le 1er octobre 2026, qu’à l’issue d’une séance de travail réunissant le ministre de l’Equipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, et le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, la réalisation d’une centrale électrique à cycle combiné d’une capacité de 1.400 mégawatts (MW) en Tunisie figure parmi les principaux projets inscrits dans le cadre du partenariat énergétique entre les deux pays.

Lors de cette rencontre, tenue en marge de la deuxième réunion ministérielle des ministres de l’Énergie des pays partenaires du projet de corridor sud de l’hydrogène «SouthH2», le ministre Slah Zouari a indiqué que les investissements nécessaires à la réalisation de la centrale devraient être déterminés prochainement, afin d’accélérer le lancement des différentes étapes du projet et de permettre sa concrétisation dans les meilleurs délais.

«Une délégation technique tunisienne se rendra prochainement en Algérie. Cette visite aura pour objectif d’examiner de manière approfondie les différents aspects techniques et opérationnels liés à la réalisation de cette infrastructure énergétique», a-t-il affirmé.

Ainsi, selon le communiqué du ministère algérien, les discussions ne se sont pas limitées au projet de la centrale électrique. Elles ont également porté sur les moyens de réactiver le Comité maghrébin de l’électricité (COMELEC), dans le but de renforcer la coopération énergétique à l’échelle régionale.

 

L’Algérie s’engage à soutenir l’approvisionnement énergétique tunisien

Dans cette continuité, le ministre algérien a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à poursuivre son soutien à la Tunisie, notamment en matière d’approvisionnement énergétique, conformément aux orientations du président algérien, Abdelmadjid Tebboune.

«L’Algérie a réaffirmé sa volonté de poursuivre ses exportations d’énergie vers la Tunisie durant l’été 2026, malgré les circonstances exceptionnelles qu’a connues le pays», a souligné le ministre algérien.

Par ailleurs, Mourad Adjal a insisté sur l’importance d’intensifier les efforts et de renforcer la coordination entre la Société algérienne de distribution de l’électricité et du gaz (Sonelgaz) et la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG).

«Cette coopération vise notamment à consolider un partenariat davantage structuré, fondé sur une vision prospective et capable de répondre aux défis et aux besoins énergétiques futurs des deux pays», selon le communiqué du ministère algérien.

 

Centrale électrique : un projet dès mai 2026

Il convient de rappeler que le projet de la centrale électrique de 1.400 MW avait déjà été évoqué en mai 2026.

La réalisation d’une centrale électrique à cycle combiné en Tunisie avait alors été au cœur d’une rencontre tenue en Algérie, le 24 mai 2026, entre le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, et une délégation de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG), conduite par son PDG, Fayçal Trifa.

Selon l’Agence de presse algérienne (APS), le ministre algérien Mourad Adjal avait, à cette occasion, donné des instructions aux responsables de Sonelgaz afin de renforcer la coordination avec la STEG et de l’accompagner dans la prise en charge de ses différents besoins énergétiques.

En outre, en 2025, Sonelgaz et la STEG avaient déjà signé un mémorandum d’entente destiné à renforcer leur coopération et à consolider leurs relations.

Selon un communiqué du ministère algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, ce mémorandum établit le cadre général ainsi que les mécanismes devant permettre la mise en œuvre d’actions conjointes, notamment dans les domaines de la production, du transport et de la distribution de l’électricité, ainsi que du transport et de la distribution du gaz naturel et de la maintenance des infrastructures électriques.

Nouha MAINSI

 

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Vers une amélioration progressive de l’efficience du système électrique en Tunisie

06. Oktober 2026 um 15:58

L’été 2027 constituerait une étape décisive pour le système électrique en Tunisie, compte tenu de la pression persistante sur les capacités de production et de la demande croissante en électricité. C’est ce qu’il ressort d’une étude, élaborée par l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), et dont les résultats viennent d’être présentés, mardi 6 octobre.

D’après la même source, les indicateurs devraient s’orienter vers une amélioration progressive de la situation, à partir de 2028. Et ce, grâce à un ensemble de mesures et de réformes structurelles proposées.

L’étude a fait savoir que les difficultés confrontées par la Tunisie durant l’été 2026 ne sont pas liées uniquement aux conditions climatiques, mais elles sont le résultat de plusieurs problèmes structurels (la hausse du prix de gaz importé, la détérioration du rendement des turbines de 25%, le retard au niveau de réalisation d’un nombre de projets…). Lesquels doivent être surmontés grâce à la mise en œuvre de mesures adéquates, à la mobilisation des financements nécessaires et à une exécution rigoureuse dans les délais impartis.

L’objectif est de renforcer la stabilité du système électrique, à travers le renforcement des capacités de production, l’accélération du développement des énergies renouvelables couplées à des solutions de stockage, tout en rationalisant la demande et en réduisant les pertes. Ainsi, l’étude a recommandé, sur le court terme, de mettre en place une cellule nationale de gestion de crise opérationnelle 24/24h et l’adoption d’un système d’alerte à trois niveaux. Elle a également préconisé de garantir la continuité de l’approvisionnement en électricité pour les services vitaux et de ne programmer des coupures qu’en cas de nécessité, tout en informant les citoyens au préalable.

Elle a proposé, aussi, de lancer des campagnes périodiques de rationalisation de la consommation de l’électricité ainsi que de multiplier les initiatives visant à lutter contre la fraude et les raccordements illicites.

Par ailleurs, l’étude a appelé au renforcement de la coopération énergétique avec l’Algérie, la Libye et l’Italie afin de sécuriser l’approvisionnement en gaz durant les périodes de pointe. Sur le moyen terme (les années 2027 et 2028), l’étude a proposé une série de réformes structurelles. Il s’agit notamment de la création d’une autorité de régulation indépendante, l’élaboration d’un Code pour l’électricité et la nomination d’un commissaire du gouvernement à l’énergie, outre l’amélioration du recouvrement des créances, l’investissement dans les ressources humaines…

Avec TAP

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ZLECAf et transition énergétique : Cynthia Gnassingbé-Essonam détaille la stratégie verte

06. Oktober 2026 um 13:17

L’ambition de la ZLECAf est de bâtir un marché unique continental. Mais qu’en est-il du volet transition énergétique, notamment les énergies renouvelables ? Cynthia Gnassingbé-Essonam, conseillère principale pour l’engagement du secteur privé auprès du secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), souligne le rôle clé de la Tunisie dans un contexte d’intégration accélérée et de transformation digitale. Interview.

« La question de la transition énergétique est effectivement au cœur de la ZLECAf », déclare Cynthia Gnassingbé-Essonam, dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin. « Ce que nous sommes en train de faire, c’est de mettre en place une plateforme sous le leadership du président du Kenya, William Ruto. Nous avons lancé ce que nous appelons l’Africa Green Industrialization Initiative (AGII), une initiative qui vise à mobiliser les acteurs de la finance verte et les projets verts. Il s’agit des banques multilatérales et des banques commerciales qui disposent de financements pour des projets, mais qui ne trouvent pas de projets véritablement bancables. L’idée est donc de consolider et de fédérer tous ces acteurs, de mobiliser les financements, d’identifier des projets bancables dans le secteur vert, projets verts, commerce vert et de voir comment mobiliser les investissements dans ces projets », explique-t-elle.

Le Secrétariat coordonne aujourd’hui cette plateforme. A cet effet, Cynthia Gnassingbé-Essonam souligne que la transition énergétique passe aussi par les minéraux critiques et, partant, par l’industrialisation, en interrogeant la manière d’utiliser le cadre de la ZLECAf pour apporter de la valeur ajoutée à ces minéraux au service de cette transition énergétique. 

Et d’expliquer : « Il est question, par exemple, de véhicules électriques. Comment faire en sorte que des pays comme la Zambie et la RDC, qui disposent de cobalt, puissent transformer ces ressources et participer pleinement à ces chaînes de valeur ? C’est donc sous un angle essentiellement industriel que nous abordons la question. Depuis février de cette année, les chefs d’État de l’Union africaine ont décidé de travailler sur un protocole portant sur l’industrialisation et la politique commerciale au niveau continental. Ce protocole couvrira toutes les questions liées à la transition énergétique et au rôle des minéraux critiques. » 

Concernant le calendrier de mise en place de ce protocole, la conseillère principale dira qu’il doit d’abord être développé, puis négocié entre les différents États. Mais qu’en est-il des énergies renouvelables concrètement ? « Effectivement, tout cela va faire partie des discussions. Les énergies renouvelables sont importantes » répond-elle. « Pour l’instant, ce que nous sommes en train de faire aussi, c’est de travailler avec les petites entreprises qui sont dans ce secteur-là et nous espérons que cela fera partie du lot. Mais l’idée, c’est vraiment de voir comment intégrer ces aspects dans un nouveau protocole, parce que le protocole initial porte uniquement sur le commerce des marchandises. C’était là notre mandat. Il faut donc vraiment avoir un cadre qui implique cet aspect-là et nous sommes en train d’y travailler. Un cadre législatif unifié, par exemple. Oui, ce sera un protocole harmonisé sur la question » conclut-elle.

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Voitures électriques : jusqu’à 5 millions de barils de pétrole évités par jour en 2030

05. Oktober 2026 um 09:09

La progression des véhicules électriques commence à modifier les équilibres du marché pétrolier mondial. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), leur essor pourrait éviter jusqu’à 5 millions de barils de pétrole par jour à l’horizon 2030.

Le véhicule électrique n’est plus seulement une question de mobilité ou de transition énergétique. Il devient progressivement un facteur qui pèse sur la demande mondiale de pétrole. C’est l’un des enseignements du Global EV Outlook 2026 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Le rapport indique que les véhicules électriques ont déjà permis d’éviter environ 1,7 million de barils de pétrole par jour en 2025. Avec la poursuite des politiques actuelles, ce volume pourrait atteindre près de 5 millions de barils par jour en 2030.

Plus de 20 millions de voitures électriques vendues

Cette évolution repose sur une progression rapide des ventes. En 2025, plus de 20 millions de voitures électriques ont été vendues dans le monde, représentant environ un quart des ventes de voitures neuves.

La Chine reste le principal moteur de cette transformation. Les véhicules électriques y ont représenté près de 55 % des ventes de voitures en 2025. En Europe, leur part a atteint 28 %, contre un peu moins de 10 % aux États-Unis, relève l’AIE.

Pour 2026, la dynamique devrait se poursuivre. La hausse des prix des carburants renforce par ailleurs l’intérêt économique des véhicules électriques, dont les coûts d’utilisation sont généralement inférieurs à ceux des véhicules thermiques.

Un impact direct sur la demande de pétrole

L’enjeu est majeur pour le marché pétrolier. Le transport routier représente une part importante de la consommation mondiale de pétrole. Chaque véhicule thermique remplacé par un modèle électrique réduit donc la consommation de carburants pétroliers.

Cette évolution intervient dans un marché déjà soumis à de fortes tensions. Dans son Oil Market Report – September 2026, l’AIE prévoit une baisse de 2,5 millions de barils par jour de la demande mondiale de pétrole en 2026. L’offre mondiale devrait, pour sa part, reculer de 5,7 millions de barils par jour.

La montée en puissance des véhicules électriques ajoute ainsi un facteur structurel à un marché déjà bouleversé par les tensions géopolitiques et les perturbations de l’approvisionnement.

La Chine en première ligne

La Chine joue un rôle central dans cette transformation. D’après l’AIE, les véhicules électriques y ont déjà permis d’éviter environ 1 million de barils de pétrole par jour en 2025. Ce chiffre pourrait atteindre 2,7 millions de barils par jour en 2030.

L’impact ne se limite donc plus aux émissions de carbone. L’électrification du parc automobile réduit également la dépendance aux importations de pétrole et peut renforcer la sécurité énergétique des économies fortement dépendantes des hydrocarbures.

Le passage de 1,7 million à près de 5 millions de barils de pétrole évités quotidiennement en quelques années marque un changement d’échelle.

Cela ne signifie pas la disparition du pétrole dans les transports. Mais l’électrification devient désormais suffisamment importante pour peser sur les équilibres du marché mondial.

Pour les pays importateurs d’énergie, l’enjeu est double : réduire leur facture pétrolière et limiter leur exposition aux fluctuations des cours et aux crises géopolitiques. Le développement de la voiture électrique s’impose ainsi progressivement comme un enjeu industriel, énergétique et géopolitique.

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TRIBUNE – Le couloir du Sud de l’hydrogène vert : de l’accord diplomatique à l’ingénierie d’exécution euromaghrébine

04. Oktober 2026 um 07:40

La récente rencontre au sommet à Alger entre le président, Abdelmadjid Tebboune, le ministre tunisien de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, et les ministres de l’Énergie d’Autriche, d’Allemagne et d’Italie marque le passage d’une vision géopolitique globale à une feuille de route opérationnelle. L’accélération du projet de Couloir Sud de l’Hydrogène Vert (SoutH2 Corridor) ­- une artère de 3 300 kilomètres conçue pour transporter plus de 4 millions de tonnes d’hydrogène vert par an depuis l’Afrique du Nord vers l’Europe centrale via la Tunisie et l’Italie – concrétise l’axe stratégique euromaghrébin.

 

Comme nous le soulignions en juillet dernier, la Tunisie dispose d’un positionnement géographique et institutionnel unique pour agir en tiers de confiance de l’axe euro-africain. Mais face à ce méga projet d’infrastructures, une question fondamentale se pose : la Tunisie se contentera-t-elle de percevoir des redevances de transit passives, ou saura-t-elle s’imposer comme un copropriétaire industriel et technologique de la chaîne de valeur ?

Le piège historique des grands pipelines intercontinentaux réside dans la logique d’extraction pure : traverser un territoire en laissant des infrastructures de passage sans irriguer le tissu économique local. Des voix critiques s’élèvent déjà pour dénoncer un risque d’« extractivisme vert », où le Nord capterait l’énergie propre tout en déléguant au Sud la pression sur les ressources.

Pour le cycle 2026-2030, la doctrine tunisienne doit imposer une contrepartie d’intégration industrielle stricte. L’accord de transit doit s’accompagner d’investissements directs dans le dessalement d’eau de mer par énergies renouvelables, garantissant que la production d’hydrogène ne prélève pas une seule goutte dans les nappes phréatiques du pays, et d’un transfert technologique sur l’assemblage et la maintenance des électrolyseurs. La Tunisie ne prêtera pas seulement ses côtes pour les tuyaux ; elle hébergera les unités de conversion, de compression lourde et de certification.

 

La Tunisie comme interface de conformité et de certification numérique

L’accès au marché européen de l’énergie décarbonée exige le respect de normes réglementaires drastiques : traçabilité stricte de l’empreinte carbone, critères de durabilité de l’Union européenne et sécurisation des données de flux. C’est ici que la Tunisie doit faire valoir son capital immatériel et la solidité de son secteur bancaire et numérique.

En couplant l’infrastructure énergétique, déjà renforcée par le projet d’interconnexion électrique sous-marine ELMED de 600 MW entre Cap Bon et la Sicile, à une numérisation souveraine (IoT industriel, traçabilité par registres sécurisés et IA prédictive de gestion de flux), la Tunisie peut devenir la plateforme d’audit et de certification énergétique de l’axe Maghreb-Europe. Garantir la conformité technique et environnementale des molécules d’hydrogène injectées constitue un rôle stratégique à haute valeur ajoutée que ni les fournisseurs bruts ni les acheteurs finaux ne peuvent assumer seuls avec la même neutralité.

Lire aussi : ELMED, ou LE projet du siècle entre la Tunisie et l’Italie

L’objection récurrente face à ces mégaprojets réside dans leur coût financier : comment la Tunisie, sous contrainte budgétaire, peut-elle financer sa participation à des investissements chiffrés en milliards d’euros ?

Prétendre financer ces infrastructures sur le budget de l’État serait une erreur d’ingénierie. L’opportunité réside dans la structuration de financements mixtes (Blended Finance) et de partenariats public-privé (PPP) internationaux, adossés aux garanties des institutions financières européennes (BEI, BERD) et aux mécanismes de crédit carbone. Le secteur bancaire tunisien et maghrébin doit s’organiser en consortium pour agir en co-arrangeur de ces financements complexes, garantissant ainsi que les retours sur investissement et les flux de trésorerie irriguent le système financier national.

 

Régulation et gouvernance : transformer l’urgence diplomatique en vitesse d’exécution

Face à la concurrence féroce d’autres pays du Nord de l’Afrique pour capter la rente énergétique européenne, le principal risque pour la Tunisie n’est pas technologique, mais administratif. La lourdeur des circuits d’autorisation et l’absence d’un cadre réglementaire dédié à l’hydrogène vert risquent de décourager les investisseurs.

Le message délivré à Alger par la présence conjointe des ministres tunisien, algérien, italien, allemand et autrichien démontre que la volonté politique au plus haut sommet est acquise. L’urgence du cycle 2026-2030 exige désormais de traduire cette alliance diplomatique en un cadre réglementaire d’exception : une « Fast-Track » administrative, un guichet unique d’investissement énergétique et un code de l’hydrogène clair.

 

En alliant souveraineté industrielle, rigueur de certification et rapidité d’exécution, la Tunisie a l’occasion historique de transformer son positionnement géographique en une puissance d’ingénierie au service du continent.

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Slah Zouari : « La Tunisie, partenaire stratégique des énergies propres entre l’Afrique du Nord et l’Europe »

03. Oktober 2026 um 09:44

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, a participé jeudi 1er octobre 2026 à Alger au deuxième sommet ministériel du projet de corridor sud de l’hydrogène « SouthH2 », réunissant la Tunisie, l’Algérie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne.

À cette occasion, Slah Zouari a souligné que la transition énergétique constitue une opportunité stratégique pour renforcer le partenariat entre l’Afrique du Nord et l’Europe, notamment à travers l’investissement conjoint et le développement de nouvelles chaînes de valeur.

La Tunisie mise notamment sur les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et ses dérivés. Selon le ministre, sa position géographique et ses infrastructures énergétiques en font un partenaire stratégique pour le développement d’un réseau régional de transport des énergies propres entre les deux rives de la Méditerranée.

Tunis souhaite désormais passer du dialogue à des projets concrets, en privilégiant les initiatives économiquement viables et finançables, tout en tenant compte de leur impact environnemental. La coopération dans la recherche, l’innovation et le transfert de technologies figure également parmi les priorités.

À l’issue de la réunion, la Tunisie, l’Algérie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ont signé la Déclaration ministérielle d’Alger relative au corridor SouthH2. Celle-ci prévoit notamment la création d’un secrétariat dédié au projet, avec l’accompagnement de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI).

Cette nouvelle étape vise à renforcer la coopération énergétique euro-méditerranéenne et à poser les bases de futurs échanges d’énergies propres entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

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Hydrogène vert : l’Algérie accélère le corridor énergétique vers l’Europe

02. Oktober 2026 um 14:23

L’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ont annoncé, jeudi 1er octobre, le renforcement de leur coopération autour du South H2 Corridor, projet destiné à acheminer 4 millions de tonnes d’hydrogène vert algérien par an vers l’Europe.

Le projet de South H2 Corridor franchit une nouvelle étape. Les ministres de l’Énergie de l’Algérie, de la Tunisie, de l’Italie, de l’Autriche et de l’Allemagne ont signé, jeudi à Alger, une déclaration ministérielle destinée à renforcer la coopération et à accélérer le développement de ce futur corridor d’hydrogène vert entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

La déclaration prévoit entre autres la création d’un « secrétariat chargé de l’appui technique au projet », avec l’accompagnement de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Les cinq pays réaffirment également le caractère stratégique du corridor pour l’intégration énergétique euro-méditerranéenne et le développement des échanges entre les deux rives de la Méditerranée.

Le South H2 Corridor doit permettre d’acheminer jusqu’à 4 millions de tonnes d’hydrogène vert par an depuis l’Algérie vers l’Italie, l’Autriche puis l’Allemagne; volume à même de représenter environ 10 % de la demande européenne attendue en hydrogène vert à l’horizon 2040.

Le projet prévoit un tracé d’environ 3 000 kilomètres à travers la Tunisie et la Méditerranée. L’infrastructure doit notamment contribuer à diversifier les approvisionnements énergétiques européens et à renforcer les échanges énergétiques entre l’Europe et l’Afrique du Nord.

L’un des principaux intérêts du projet réside dans la possibilité d’utiliser, après adaptation et modernisation, une partie des infrastructures existantes de transport du gaz naturel.

Cette approche pourrait permettre de réduire certains coûts et délais liés à la construction d’un réseau entièrement nouveau. Le projet doit toutefois encore franchir plusieurs étapes techniques, réglementaires et financières avant sa réalisation complète. Le réseau envisagé relierait ainsi les installations de production algériennes au réseau européen en passant par la Tunisie, l’Italie et l’Autriche jusqu’à l’Allemagne.

Les données disponibles indiquent cependant que les coûts définitifs des différentes sections algérienne et tunisienne restent confidentiels et que les modalités précises de réutilisation des infrastructures doivent encore être déterminées…

La Tunisie au cœur du dispositif

Pour la Tunisie, le projet présente une dimension stratégique particulière puisqu’elle constitue un pays de transit essentiel entre l’Algérie et l’Europe. La participation tunisienne au dispositif a été confirmée lors de la réunion ministérielle d’Alger Au-delà du transit énergétique, le corridor pourrait favoriser le développement d’activités industrielles et logistiques liées à l’hydrogène et renforcer la coopération énergétique entre les deux pays du Maghreb.

Pour l’Algérie, le projet constitue une tentative de prolonger son rôle traditionnel de fournisseur énergétique de l’Europe vers les nouvelles filières bas carbone. Le pays dispose d’un potentiel solaire important et cherche à développer une capacité de production d’hydrogène renouvelable destinée à la consommation intérieure et à l’exportation. Le gouvernement algérien a également engagé des coopérations industrielles autour des électrolyseurs et des technologies nécessaires à la production d’hydrogène.

Pour l’Europe, le corridor s’inscrit dans la diversification géographique de ses approvisionnements en hydrogène et dans le développement d’une infrastructure reliant directement les capacités renouvelables d’Afrique du Nord aux grands marchés industriels européens.

La signature de la Déclaration d’Alger ne constitue toutefois pas encore le démarrage du lancement commercial de l’infrastructure. Elle marque tout au plus une nouvelle étape politique et technique dans la préparation d’un projet dont la réalisation dépendra encore des études de faisabilité, des investissements et des décisions réglementaires.

Le South H2 Corridor apparaît ainsi comme l’un des projets structurants de la future coopération énergétique euro-méditerranéenne, avec un enjeu dépassant la seule production d’hydrogène : celui de la création d’un nouvel axe énergétique entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

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Empreinte carbone : BH Bank chiffre ses émissions

02. Oktober 2026 um 11:09

Dans son rapport de durabilité 2025, la BH Bank dévoile des émissions limitées aux scopes 1 et 2, dont 84 % liées à l’électricité achetée. Elle reconnaît une démarche ESG encore en cours de structuration.

Réalisé avec ProVerdy, start-up tunisienne labellisée, selon la méthodologie du GHG Protocol, le bilan couvre la période du 1er janvier au 31 décembre 2025 et porte sur le siège social, les bâtiments centraux et le réseau d’agences de la BH Bank. Il établit les émissions totales à 3 056 tonnes de CO2 : 490 pour le scope 1 (émissions directes) et 2 566 pour le scope 2 (électricité), soit 84 % du total selon le graphique des principaux contributeurs.

Au sein du scope 1, les émissions fugitives des climatiseurs atteignent 303 tonnes, devant les voitures de fonction (115,53 tonnes) et les groupes électrogènes et chaudières (71,25 tonnes). Ce premier exercice sert d’année de référence pour mesurer et piloter les émissions. La banque a engagé le chantier du scope 3 pour étendre progressivement le périmètre à l’ensemble de sa chaîne de valeur.

Ce bilan s’inscrit dans le plan d’actions 2025-2027. Le président du conseil d’administration, Taoufik Mnasri, cite deux projets structurants dont la finalisation progresse : la certification ESG et le premier bilan carbone. Le directeur général par intérim, Lotfi Ben Hammouda, confirme que la démarche reste en phase de structuration et de consolidation. Il souligne que les prochains exercices seront consacrés à la qualité du reporting, à l’analyse approfondie des risques ESG et à l’intégration graduelle des enjeux climatiques dans les processus internes.

Le plan 2025-2027 prévoit, côté financement, un système de gestion environnementale et sociale (SGES), la formation des équipes à la finance durable et de nouveaux produits verts et financements durables (programme ADAPT, convention de l’économie verte, bleue et circulaire, assistance technique de la BEI). Il prévoit aussi le lancement d’une cellule d’écoute pour les risques psychosociaux.

Les enjeux ESG dans les financements de la BH Bank

En finance responsable, la banque amorce la structuration de son approche et mène des projets pour renforcer l’intégration des enjeux ESG dans ses processus de financement et d’investissement. Elle recense 76 crédits majels en 2025. Ce dispositif de crédits sans intérêts pour la construction de majels, instauré par l’article 28 de la Loi de finances 2023 et piloté par le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, vise à encourager la collecte et le stockage des eaux pluviales. Leur montant a reculé de 8,5 % par rapport à 2024. Ce que le rapport attribue à un ajustement du rythme de déploiement.

Dans le logement, le crédit FOPROLOS, destiné aux ménages à revenus modestes, atteint 528 dossiers pour 60,25 MD, en hausse de 4,5 % en nombre et de 13,7 % en valeur par rapport à 2024. Le programme Masken Awel, consacré aux futurs propriétaires, enregistre 84 dossiers pour 2,4 MDT, en baisse de 3,4 % en nombre et de 4 % en montant entre 2024 et 2025. Ce que le rapport explique notamment par l’application de la loi 2024-41 (code de commerce, article 412).

L’encours du Plan d’épargne logement passe de 787 MDT au 31 décembre 2024 à 777 MDT au 31 décembre 2025. Une évolution attribuée au nivellement des soldes des comptes dormants (article 43 de la loi de finances 2025); et ce, malgré l’ouverture de 4 641 nouveaux comptes.

RSE et ESG

Côté gouvernance, le conseil d’administration supervise la stratégie et les orientations RSE/ESG. Il est composé de neuf membres dont une femme (11,11 %) et deux administrateurs indépendants (22,22 %), et a tenu huit réunions. Un comité RSE/ESG présidé par le directeur général définit ces orientations, suit le plan d’action et coordonne les initiatives, la coordination opérationnelle revenant à la direction Communication et RSE. Il s’est réuni quatre fois en 2025, avec un taux d’assiduité de 77,8 %, et compte 55 % d’hommes et 45 % de femmes. La matrice de matérialité 2024-2027 retient 17 enjeux, dont huit critiques, et la banque a identifié 13 des 17 objectifs de développement durable des Nations unies comme prioritaires. Elle a maintenu ses certifications AML 30000, ISO 9001:2015 (opérations bancaires à l’international) et MSI 20000. Le taux de KYC valide ressort à 71,28 % en 2025, contre 69,5 % en 2024.

Sur le plan social, BH Bank compte 1 853 collaborateurs, dont 53 % de femmes, et a recruté 232 personnes en 2025, toutes accueillies par un parcours d’intégration structuré. Selon les indicateurs, 100 % des contrats sont des CDI et 100 % de l’effectif est couvert par un accord de négociation collective. Le taux d’absentéisme est de 3,91 %, le taux de rotation de 12,4 % et le taux d’accidents du travail de 0,3 %, sans aucune maladie professionnelle en 2025.

Côté formation, 68 % des collaborateurs suivent un cursus conformité et LAB-FT. Le rapport comptabilise 168 heures de formations intégrant des thématiques ESG et de finance durable, et un taux de couverture de 42 % pour les formations obligatoires réglementaires. Une formation de deux jours (12 heures) aux fondamentaux du développement durable a réuni 18 managers, soit 216 heures au total. Et 60 collaborateurs ont suivi une formation aux premiers secours et à la prévention des risques. Le Fonds d’Aide Sociale a accordé 167 dossiers de crédit pour 4,9 MDT.

Sur les ressources, le rapport fait état d’une baisse de 28 % de la consommation d’eau et de 3 % de celle d’électricité par rapport à 2024, sans préciser le périmètre exact de ces baisses. La consommation totale d’eau du siège, des agences et des bâtiments centraux s’établit à 55 526 m³ en 2025. Un tri sélectif, centré sur les déchets papier, est déployé d’abord sur certains sites, avant une extension à l’ensemble des locaux.

Enfin, le rapport recense 154 agences, 202 DAB et 2 222 TPE, et chiffre à plus de 750 mille dinars les contributions financières au soutien à l’enfance. Une journée d’éducation financière a aussi été organisée en 2025 pour des étudiants, notamment avec l’École supérieure des Ingénieurs de Medjez El Bab, dans le cadre d’une tournée dans les différentes régions.

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Tunisie, Italie, Allemagne, Autriche : Tebboune réunit 4 pays autour du corridor hydrogène vers l’Europe

02. Oktober 2026 um 08:48

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a reçu les ministres de l’Énergie d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie et de Tunisie, cette dernière étant représentée par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari. Cette rencontre était consacrée au projet de corridor SudH2, destiné à relier l’Afrique du Nord à l’Europe pour le transport d’hydrogène renouvelable.

Selon un communiqué de la présidence algérienne, la réunion s’inscrit dans le cadre des efforts visant à accélérer la concrétisation de ce projet énergétique stratégique, qui associe l’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Allemagne et l’Autriche.

À l’issue de l’entretien, Salah Zouari a souligné que le corridor SudH2 constitue une infrastructure stratégique pour les énergies propres. Il doit permettre de relier les capacités de production d’hydrogène en Afrique du Nord aux marchés européens, en renforçant les interconnexions énergétiques entre les deux rives de la Méditerranée.

Le ministre tunisien a également indiqué que les études complémentaires relatives au projet devraient être achevées dans les prochaines semaines. Cette étape doit ouvrir la voie à l’annonce de la configuration définitive du corridor ainsi que des modalités de sa réalisation.

Un corridor énergétique entre l’Afrique du Nord et l’Europe

Le projet SudH2 Corridor figure parmi les initiatives européennes visant à développer une chaîne de valeur de l’hydrogène renouvelable reliant l’Afrique du Nord à plusieurs marchés européens. Son tracé doit notamment passer par la Tunisie et l’Italie avant de se prolonger vers l’Allemagne et l’Autriche.

Au-delà du transport de l’hydrogène, le projet entend renforcer la coopération énergétique entre les pays participants et accompagner la transition vers des sources d’énergie moins carbonées.

Pour la Tunisie, son intégration à ce corridor représente également un enjeu en matière d’interconnexion énergétique et de positionnement dans les nouvelles chaînes de valeur liées à l’hydrogène renouvelable. Le pays se trouve ainsi au cœur d’un axe énergétique appelé à relier les capacités de production nord-africaines aux besoins croissants du marché européen.

La rencontre de haut niveau à Alger intervient donc à une étape importante du projet, alors que les pays partenaires travaillent à finaliser les études techniques et à préciser les conditions de sa mise en œuvre.

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Ouael Chouchene : « Le défi n’est plus la planification, mais la rapidité d’exécution »

01. Oktober 2026 um 16:55

Ouael Chouchene, secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique au ministère de l’Industrie, en inaugurant le Salon international de la transition énergétique (SITE 2026), a affirmé que la transition énergétique fait désormais consensus et que l’enjeu principal n’est plus la planification, mais la vitesse d’exécution.

Face aux bouleversements géopolitiques, à la volatilité des marchés énergétiques et aux tensions sur les chaînes d’approvisionnement, la sécurité énergétique est redevenue une priorité absolue. « L’énergie est avant tout une question de souveraineté, de sécurité économique et de compétitivité », a-t-il souligné.

Ouel Chouchene rappelle que la Tunisie a déjà entamé sa transition, la part des énergies renouvelables dans le mix électrique étant passée de 4 % il y a deux ans à environ 9 % aujourd’hui. Si ce progrès confirme que la stratégie porte ses fruits, il met aussi en évidence l’ampleur du chemin restant à parcourir. La canicule exceptionnelle de l’été 2026 a révélé les vulnérabilités du système électrique national, imposant selon lui une accélération simultanée sur tous les fronts.

Les projets en cours couvrent les grands parcs renouvelables, le régime des autorisations et de l’autoproduction, le renforcement du réseau, le stockage, l’efficacité énergétique et l’interconnexion électrique. L’objectif étant de « construire un système plus robuste et plus résilient ». 

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Après un été sous tension, la Tunisie veut accélérer sa transition énergétique

01. Oktober 2026 um 16:50

Après un été marqué par des délestages à répétition et de fortes tensions sur le réseau électrique, la Tunisie veut désormais accélérer la concrétisation de ses projets énergétiques. Pour le secrétaire d’État chargé de la transition énergétique, Ouael Chouchene, l’urgence n’est plus de convaincre de la nécessité de la transition énergétique, mais de passer plus...

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SITE 2026- Financement, change, garanties : la triple équation du renouvelable

01. Oktober 2026 um 16:30

L’ouverture du 4ᵉ Salon international de la transition énergétique (SITE 2026) a eu lieu, ce 1er octobre 2026, au siège de l’UTICA. A cette occasion, un panel dédié au financement des projets d’énergies renouvelables a mis en lumière les contraintes structurelles qui freinent le déploiement massif des énergies propres en Tunisie. L’accent a aussi été mis sur les réformes prioritaires pour accélérer la transition.

La Tunisie s’est fixé l’objectif d’atteindre 35 % d’énergies renouvelables dans son mix électrique à l’horizon 2030. Or, le taux actuel ne dépasse pas 9,2 %. C’est ce que font ressortir les derniers chiffres présentés lors du salon SITE 2026. 

La canicule de l’été 2025, avec plus de 15 jours de températures extrêmes, a impacté la pression sur le réseau électrique. Ce qui a amené  à agir au plus vite pour mieux renforcer la résilience énergétique du pays.

Les banques disposent de liquidités, mais cherchent des projets bancables

Les intervenants ont souligné que les banques tunisiennes ont créé des fonds dédiés aux énergies renouvelables. Et ce dans le but de  bénéficier d’avantages fiscaux. Comme par exemple les exonérations d’impôt lorsque les projets sont réalisés dans des zones éligibles, notamment le Sud et le Centre-Ouest.

Ces fonds disposent de liquidités confortables et doivent utiliser leurs ressources sous deux ans. Cependant, ils peinent à identifier des projets à rentabilité à long terme. La transformation des dépôts à court terme en crédits à moyen/long terme reste limitée à 7–10 ans maximum. Alors que les projets renouvelables nécessitent des horizons plus longs pour être rentables.

Risque de change : un frein majeur au financement

Un autre obstacle identifié concerne le risque de change. En effet, les crédits des bailleurs internationaux sont octroyés en devises aux banques, mais transférés en dinars aux entreprises pour éviter que ces dernières ne supportent la volatilité du taux de change.

L’ancien mécanisme public de couverture (Fonds de péréquation de change) a été remplacé par des instruments de marché (TCX). C’est ce qu’a rappelé Ahmed Karam, expert international en Finances et président du Conseil d’administration TLF. Ils sont plus coûteux et moins accessibles pour les banques locales. A cet égard, il a rappelé qu’une proposition a été formulée pour réactiver un fonds de couverture du risque de charge, combiné aux garanties internationales et au fonds de garantie tunisien, qui couvre jusqu’à 75 % du coût du projet.

Taux d’intérêt élevés, mais des mécanismes de bonification existent

Les taux d’intérêt pratiqués suivent les conditions du marché, autour de 7–10 %, rendant le financement onéreux pour les promoteurs. Toutefois, le Fonds de transition énergétique, autorisé par la loi de finances 2026, permet une bonification de trois points de pourcentage, ramenant le taux effectif à environ 7 %.

Certains bailleurs de fonds internationaux offrent également des subventions couvrant jusqu’à 10 % du coût du projet, venant compenser partiellement la charge d’intérêt.

Les garanties classiques (terrain, équipements, contrat STEG, assurances) ne suffisent pas toujours à convaincre les banques de financer les projets. Alors, le fonds de garantie intervient en complément. Mais les procédures d’indemnisation restent complexes et lentes, pouvant s’étaler sur trois ans en cas de défaillance.

Une réforme est proposée pour automatiser le refinancement et accélérer l’indemnisation, afin de renforcer la crédibilité du dispositif de garantie.

Les banques et bailleurs développent désormais des services de conseil gratuit pour aider les promoteurs à structurer des business plans crédibles, choisir les fournisseurs et piloter l’investissement. Certaines banques encouragent même la mutualisation de projets sur un même terrain pour réduire les coûts et favoriser les synergies.

La Banque mondiale : un partenaire engagé

Amira Klibi, spécialiste en énergie à la Banque mondiale, souligne que la BM accompagne la Tunisie à travers ses trois filiales (BIRD, SFI, MIGA), avec un portefeuille global d’environ 1 milliard de dollars dédié au secteur énergétique.

  • BIRD finance le renforcement du réseau (corridor Sud-Nord), l’interconnexion Tunisie-Italie (ELMED, 600 MW, 268,4 millions de dollars) et un programme d’amélioration de la performance de la STEG.
  • SFI mobilise des financements pour les projets IPP (Independent Power Producers) renouvelables.
  • MIGA fournit des garanties pour sécuriser les investissements privés.

La Banque mondiale a appuyé également les régimes d’autoproduction (600 MW en cours) et la réforme des autorisations. Elle travaille aussi sur les projets de concession pour les grands projets.

La Caisse des Dépôts : un investisseur public stratégique

La Caisse des Dépôts se positionne comme un investisseur public accompagnant les transitions majeures (énergie et numérique). Néjia Gharbi, directrice Générale de la CDC revient sur le rôle de la CDC qui mobilise et oriente les financements vers des projets stratégiques, tout en dérisquant les investissements. Elle souligne la complexité des projets renouvelables, notamment en termes de rentabilité, de procédures d’autorisation et de coordination multipartite.

Cinq réformes prioritaires pour accélérer la transition

Les intervenants ont formulé cinq recommandations structurantes :

  1. Créer une agence foncière pour les énergies renouvelables, sur le modèle de l’agence foncière industrielle, pour rendre disponibles des terrains connectés au réseau STEG et réduire les coûts d’acquisition.
  2. Verdir la politique monétaire et le crédit bancaire, en imposant aux banques des règles de gestion des risques environnementaux et en offrant des conditions préférentielles pour les projets verts.
  3. Créer une autorité de régulation des énergies renouvelables, chargée du suivi, du contrôle et de la régulation du secteur, ainsi que de la supervision du futur marché carbone.
  4. Développer un marché carbone volontaire, supervisé par cette autorité et confié à la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis pour la gestion quotidienne.
  5. Instaurer un guichet unique public-privé, sur le modèle du programme de mise à niveau des entreprises, pour délivrer un « passeport » regroupant tous les avantages (financement, subventions, fiscalité) et éviter les démarches administratives multiples.

La question essentielle est de savoir si les banques sont prêtes à jouer un rôle accru dans le financement de la transition énergétique, dans un cadre réformé (accès au foncier, régulation claire, couverture du risque de change, simplification des procédures). Le partenariat public-privé est jugé indispensable pour accélérer les investissements, à l’image des projets de centrales électriques réalisés avec des partenaires internationaux.

Comme l’a résumé Ahmed Karam : « Accélérer, accélérer, accélérer » doit devenir le mot d’ordre pour garantir un approvisionnement énergétique efficace, durable et sécurisé, condition sine qua non d’une croissance économique régulière.

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Recul des bourses européennes face aux tensions énergétiques

01. Oktober 2026 um 10:06

Les bourses européennes ont débuté le quatrième trimestre dans le rouge, pénalisées par les craintes d’inflation liées à l’énergie et d’enlisement des discussions au Moyen-Orient.

Les marchés actions européens ont entamé le mois d’octobre et le dernier trimestre de l’année sur une note négative. Les investisseurs restent préoccupés par la persistance des tensions énergétiques et par leurs conséquences sur l’inflation. Alors que les négociations visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran restent dans l’impasse. Au niveau des indices des principales bourses européennes, le STOXX 600, indice paneuropéen, le DAX allemand et le CAC 40 français perdaient chacun environ 0,6 % dans les premiers échanges de jeudi 1er octobre. Tandis que le FTSE 100 londonien reculait de 1,1 %.

Le principal facteur de pression reste l’évolution des prix de l’énergie. L’absence d’avancée décisive dans les discussions entre Washington et Téhéran entretient les incertitudes sur les approvisionnements en hydrocarbures et limite l’appétit pour le risque.

Les premières données de septembre ont montré une accélération des prix à la consommation dans plusieurs grandes économies de la zone euro, notamment en France, en Italie, en Allemagne et en Espagne, sous l’effet notamment de l’essence, du diesel et du gaz.

Cette remontée des prix complique la tâche de la Banque centrale européenne, confrontée au risque de voir le choc énergétique se prolonger et alimenter les anticipations d’inflation.

Les marchés obligataires ajoutent à la pression

Par ailleurs, la remontée des rendements obligataires constitue un deuxième facteur de fragilisation des marchés actions. Les investisseurs ont massivement réévalué leurs anticipations de taux dans un contexte marqué par la hausse des coûts énergétiques et les inquiétudes inflationnistes.

Ainsi, le rendement du Treasury américain à dix ans a atteint 5,3168 %, son plus haut niveau depuis plusieurs décennies. Tandis que les obligations européennes ont également subi une forte remontée des rendements.

Cette évolution renchérit le coût du financement pour les entreprises et réduit, toutes choses égales par ailleurs, l’attrait relatif des actions. Les secteurs sensibles aux taux, notamment l’immobilier et les services aux collectivités, restent particulièrement exposés.

Les investisseurs ont intégré également  les dernières données américaines sur l’inflation. L’indice des dépenses de consommation personnelle (PCE) pour août s’est révélé inférieur aux anticipations, offrant un léger soulagement sur le front des prix et des taux américains.

Paradoxalement, le pétrole a montré des signes de détente jeudi après avoir enregistré une forte progression en septembre. La reprise de certaines exportations du Golfe et l’augmentation inattendue des stocks américains ont contribué à réduire les craintes immédiates concernant l’offre. Le Brent avait néanmoins terminé septembre sur une hausse d’environ 14 %, sa plus forte progression mensuelle depuis juillet. T andis que le WTI avait gagné environ 5 %.

Les investisseurs restent prudents

À l’ouverture du quatrième trimestre, les opérateurs restent donc confrontés à plusieurs incertitudes simultanées : évolution des prix de l’énergie, trajectoire de l’inflation, niveau des taux d’intérêt et issue des discussions au Moyen-Orient.

Les prochaines statistiques européennes, notamment celles relatives au chômage dans la zone euro, ainsi que les prochains résultats d’entreprises devraient contribuer à préciser la trajectoire à venir des marchés.

Après avoir enregistré en septembre sa première baisse mensuelle en six mois, le STOXX 600 aborde ainsi le dernier trimestre de l’année dans un environnement marqué par une remontée des coûts de financement et une nouvelle sensibilité des marchés aux prix de l’énergie.

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Intelligence artificielle | Un débat qui nous manque en Tunisie

26. September 2026 um 09:23

À l’heure où le monde se prépare à la révolution technologique qui vient, la véritable question en Tunisie n’est peut-être pas seulement de savoir combien nous pouvons investir, mais aussi combien de talents nous risquons de perdre si nous continuons à leur fermer les portes de l’innovation. (Image d’illustration réalisée par IA.)

Lassaad Bouazzi *

Suivre les débats des candidats français à l’élection présidentielle sur des sujets ô combien techniques, mais aussi porteurs d’avenir, me donne parfois beaucoup à réfléchir. Comparer ces débats à ceux organisés par notre télévision nationale lors de l’élection présidentielle de 2019 relève presque de l’impossible, tant la différence de niveau est importante, aussi bien entre les candidats français et les nôtres qu’entre les journalistes qui ont animé ces débats.

Hier, j’ai pu suivre un débat consacré à l’intelligence artificielle et je me suis régalé : ses avantages, ses inconvénients, les risques que pourrait engendrer le mariage entre l’IA et la robotique, ainsi que la nécessité d’une régulation, ont été abordés en détail et d’une manière pédagogique. Cela témoigne d’un véritable effort de préparation et de vulgarisation de sujets pourtant particulièrement complexes.

Il apparaît d’ailleurs que les data centers sont de très grands consommateurs d’énergie, ce qui pourrait, à terme, avoir des répercussions importantes sur les ressources énergétiques et, indirectement, sur le bien-être de la population.

Notre pays, dont une partie de la population connaît encore les coupures d’électricité, s’il aspire réellement à développer de grands centres de données, doit dès maintenant réfléchir à une stratégie énergétique à long terme, y compris à la question du nucléaire, afin d’être au rendez-vous des besoins de demain.

La Tunisie dispose pourtant d’ingénieurs et de compétences capables de nous rendre compétitifs dans des domaines aussi prometteurs que l’IA, la robotique, la monnaie électronique, les énergies renouvelables et bien d’autres secteurs susceptibles de nous apporter innovation, savoir-faire et richesse.

Ce qui accable notre jeunesse et la tire vers le fond, ce n’est pas seulement le manque de financement. C’est aussi, et peut-être surtout, une législation trop contraignante qui freine l’initiative et l’innovation.

Posséder un drone pour lancer une activité est déjà soumis à des contraintes réglementaires extrêmement lourdes, qui peuvent finir par décourager les plus entreprenants. Que dire alors de la possibilité de concevoir et de fabriquer un drone en Tunisie ?

À l’heure où le monde se prépare à la révolution technologique qui vient, la véritable question n’est peut-être pas seulement de savoir combien nous pouvons investir, mais aussi combien de talents nous risquons de perdre si nous continuons à leur fermer les portes de l’innovation.

* Officier retraité de la marine nationale.  

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Crise de l’énergie : les hôtels tunisiens plongés dans la pénombre en pleine saison touristique

Hôtels, restaurants et autres établissements d’hébergement sont confrontés à des interruptions de courant qui mettent à rude épreuve leur fonctionnement quotidien et risquent d’avoir des répercussions durables sur l’image de la destination.

Alors que la haute saison estivale bat son plein, les coupures d’électricité à répétition qui frappent le pays tout entier plongent une partie du secteur touristique tunisien dans une situation inédite.

Ces perturbations interviennent au pire moment. Les conséquences se font déjà sentir dans plusieurs régions : les réclamations de clients se multiplient, des demandes de rapatriement sont signalées, tandis que certains tour-opérateurs demandent des explications à leurs partenaires tunisiens.

En parallèle, les avis négatifs publiés sur les principales plateformes de réservation et de notation entraînent une dégradation de la réputation de plusieurs établissements, avec un impact qui pourrait perdurer bien au-delà de la saison actuelle.

Les solutions impossibles

Sur le plan opérationnel, les difficultés s’accumulent. Les hôtels qui tentent de louer des groupes électrogènes font face à une forte hausse des coûts, sans pour autant pouvoir garantir une alimentation électrique continue. Les interruptions de courant fragilisent également la chaîne du froid, exposant les établissements à des pertes de denrées alimentaires et à un risque accru de rupture d’approvisionnement, dans la mesure où les fournisseurs sont eux aussi affectés par la crise énergétique.

Cette nouvelle épreuve intervient alors que le secteur touristique n’avait pas encore totalement retrouvé son rythme habituel. Déjà confrontés à un ralentissement des réservations lié aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux répercussions du conflit entre les États-Unis et l’Iran sur les comportements de certains marchés émetteurs, les professionnels voient désormais s’ajouter un facteur de crise supplémentaire susceptible de fragiliser davantage la saison estivale.

Les questions sans réponses

Au-delà des conséquences immédiates, les interrogations sont nombreuses. Combien de temps cette situation durera-t-elle ? Quel sera son coût économique pour les entreprises touristiques ? Quel impact aura-t-elle sur la perception de la destination Tunisie auprès des voyageurs internationaux ? Et surtout, s’agit-il d’un épisode ponctuel ou du début d’un phénomène appelé à se reproduire lors des prochaines saisons estivales ?

Sur le terrain, les professionnels font face à une clientèle de plus en plus difficile à rassurer.

« Nous faisons tout pour essayer de calmer les esprits et de nous excuser auprès de nos clients, mais rien n’y fait. Il faut comprendre que lorsqu’il fait encore 36 °C à 23 heures et qu’il n’y a plus de climatisation dans les chambres, les clients sont hors d’eux, notamment les familles avec de jeunes enfants », témoigne une hôtelière de Hammamet.

Toutes les régions touchées

« La clientèle est particulièrement remontée contre l’hôtel et ne peut pas admettre que cette situation échappe totalement à notre volonté. Beaucoup considèrent qu’il est de notre responsabilité de disposer d’un groupe électrogène », explique pour sa part le directeur commercial d’un établissement à Monastir.

Or, rappellent les professionnels, la réalité technique est bien plus complexe. Installer des groupes électrogènes de forte puissance représente un investissement considérable, nécessite des espaces adaptés et implique des contraintes d’exploitation importantes.

Dans la plupart des hôtels, les équipements de secours existants — groupes électrogènes ou onduleurs — ont été conçus pour assurer uniquement les fonctions essentielles : un éclairage minimal des espaces stratégiques comme la réception, le maintien des systèmes de sécurité ainsi que l’alimentation des chambres froides afin de préserver la chaîne du froid. Ils ne permettent généralement pas d’assurer le fonctionnement simultané de l’ensemble des installations d’un hôtel, notamment les systèmes de climatisation des centaines de chambres.

Pour les professionnels du secteur, la multiplication des coupures d’électricité dépasse désormais le simple désagrément technique. Elle constitue un véritable enjeu économique, commercial et d’image pour une industrie qui représente l’un des piliers de l’économie tunisienne et dont la compétitivité repose avant tout sur la qualité de l’expérience offerte aux visiteurs.

D.T

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STEG: 3,5 Milliarden Dinar ausstehenden Zahlungen, 600 MW Defizit und 19% Verluste

25. Juli 2026 um 20:37

Die ausstehenden Forderungen der tunesischen Strom- und Gasgesellschaft (STEG) gegenüber öffentlichen Einrichtungen belaufen sich auf fast 3,5 Milliarden Dinar. Ein Betrag, der die Finanzen des Mehr

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BlackoutTN: Eine Web-App von Bürgern, um Kommunikationslücken der Steg zu schließen

22. Juli 2026 um 12:58

Angesichts der zunehmenden Stromausfälle und der wachsenden Kritik an der Außen-Kommunikation der tunesischen Strom- und Gasgesellschaft (STEG) hat eine Gruppe junger Entwickler eine partizipative App Mehr

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Deutscher Porzellanriese BHS Tabletop will sich in Tunesien ansiedeln

22. Juli 2026 um 11:25

Mit der Ansiedlung der deutschen Unternehmensgruppe BHS Tabletop sollen in Tunesien mehr als 500 Arbeitsplätze entstehen. Der Hersteller hochwertiger professioneller Porzellanprodukte plant dort eine Investition Mehr

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Erneuter großer Stromausfall in Tunesien: Eine Nacht voller Hitze, Angst und Wut

15. Juli 2026 um 17:36

Eine schwüle Nacht, ganze Städte im Dunkeln, stillstehende Aufzüge, Einwohner ohne Informationen und dringend benötigte Rettungskräfte. In der Nacht vom Dienstag, den 14., auf Mittwoch, Mehr

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