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Municipalité de Tunis | Saisie de 400 kg de fromage impropre à la consommation

15. August 2026 um 21:18

Les services de contrôle de la municipalité de Tunis ont mené de récentes inspections, qui ont notamment abouti à la saisie de 400 kg de fromage impropre à la consommation.

Dans son communiqué, la municipalité précise que les 400 kilos de fromage, stockés dans des conditions ne répondant pas aux normes sanitaires requises, ont été retirés du circuit.

Plusieurs procès-verbaux et avertissements ont été dressés à l’encontre des contrevenants de ladite zone, indique encore la municipalité de Tunis, tout en réaffirmant son engagement à poursuivre ces visites d’inspection pour garantir la santé et la sécurité des consommateurs.

Y. N.

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​Festival des arts plastiques de Mahrès | la 37e édition célébrera l’art durable du 16 au 23 août

15. August 2026 um 20:00

Mahres s’apprête à vibrer au rythme de la création contemporaine avec la tenue de la 37ᵉ édition de son Festival international des arts plastiques, du 16 au 23 août 2026.

​Le comité d’organisation a récemment dévoilé sur sa page officielle l’affiche de cette édition 2026, placée sous le signe de la mémoire et de la transmission avec le thème : « Un impact qui résiste à la disparition » .

Mahres s’imposera ainsi, une nouvelle fois comme le carrefour incontournable des plasticiens, artistes et passionnés d’art venus des quatre coins du monde.

Les organisateurs promettent d’ailleurs une programmation riche et immersive pour cette nouvelle édition, où la création contemporaine investira pleinement l’espace public, avec des échanges interculturels, des ateliers à ciel ouvert, des galeries éphémères, des tables rondes et des débats autour de la pérennité de l’œuvre d’art et de son empreinte culturelle.

Y. N.

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Alerte météo | Le ministère de l’Agriculture appelle à la plus grande vigilance

15. August 2026 um 19:14

​Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche lance un appel à la prudence à l’attention de l’ensemble des agriculteurs et des pêcheurs suite aux prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM) annonçant vents pluies et orages pour cette nuit.

​Selon les bulletins de suivi, plusieurs régions du pays connaîtront des cellules orageuses accompagnées de pluies parfois abondantes ; de chutes de grêle et de fortes rafales de vents ont même été annoncés

​Ces perturbations toucheront progressivement les régions du Nord-Ouest et du Centre-Ouest, avant de s’étendre localement aux zones est du pays et en particulier les gouvernorats de Béja, Siliana, Le Kef, Zaghouan, Kairouan, Sidi Bouzid et Sfax, et ce, avec des rafales dépassant temporairement les 80 km/h sont attendues sous les orages.

​Afin de limiter les dégâts matériels et de garantir la sécurité des exploitants, le ministère recommande de prendre les dispositions nécessaires pour abriter les équipements, machines et récoltes contre la grêle et les fortes pluies, de consolider les structures et installations vulnérables au vent et d’éviter les travaux en zones dégagées lors des orages et s’éloigner impérativement des points bas et des cours d’eau.

Le ministère appelle également à mettre le bétail à l’abri dans des lieux sécurisés, ombragés et bien approvisionnés en eau afin de préserver les animaux du stress thermique et des intempéries.

​Quant aux pêcheurs et face à la dégradation des conditions en mer, le ministère appelle à éviter toute sortie en mer en cas de vents forts, de mer agitée ou d’activité orageuse, à amarrer fermement les embarcations et sécuriser les équipements dans les ports.

Y. N.

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Sécurité routière en Tunisie | Bilan alarmant de l’ATSR

15. August 2026 um 18:33

​La route continue de tuer à un rythme inquiétant en Tunisie, selon les dernières données communiquées par l’Association Tunisie pour la sécurité routière (ATSR).

En effet, plus de 2820 accidents de la circulation ont été enregistrés depuis le début de l’année 2026 avec un bilan humain particulièrement lourd, déplorant déjà 810 décès et plus de 3700 blessés.

Le gouvernorat de Kairouan se hisse au triste rang de la région la plus meurtrière du pays avec 67 personnes tuées, suivi de très près par le gouvernorat de Tunis, qui enregistre 64 décès.

​L’Association affirme que les facteurs humains demeurent la cause principale des tragédies, en citant l’excès de vitesse comme le facteur le plus mortel, directement impliqué dans 640 accidents ayant coûté la vie à 304 personnes. Parallèlement, le manque d’attention et la distraction au volant sont notés comme causes majeures de mortalité, responsables de 126 décès au cours de la même période.

​Face à ce constat alarmant, l’ATSR tire la sonnette d’alarme et souligne la nécessité absolue de multiplier les actions préventives et les contrôles, en particulier dans les gouvernorats les plus touchés, tout en réitérant son appel à l’ensemble des usagers à la vigilance, au respect des limitations de vitesse et à une conduite responsable.

Y. N.

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Météo de cette nuit | Pluies et vents pouvant dépasser les 80 km/h

15. August 2026 um 18:14

L’Institut national de la météorologie (INM) annonce pour le début de cette nuit le développement de cellules orageuses accompagnées de pluies localement fortes.

Ce temps pluvieux annoncé en particulier au centre et au nord du pays, laissera progressivement place à un ciel couvert de nuages passagers sur l’ensemble du pays.

La même source annonce des vents d’abord faibles à modérés, mais qui se renforceront temporairement au passage des nuages orageux pour dépasser les 80 km/h sous forme de rafales.

Côté températures, l’INM annonce des nocturnes variant entre 26 et 30 degrés, s’abaissant aux alentours de 22 degrés sur les hauteurs ouest et atteignant, en revanche, les 33 degrés dans le sud-ouest du pays.

Y. N.

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Après Djerba, les peines alternatives s’étendent à Gafsa

15. August 2026 um 15:39

Après une première expérience mise en lumière à Djerba, le recours aux peines alternatives se concrétise également à Gafsa, avec la mise en œuvre d’une peine de travail d’intérêt général au sein d’un établissement hospitalier.

Dans le cadre de l’activation de la convention de partenariat entre le Bureau d’accompagnement de Gafsa et la Direction régionale de la santé, une personne condamnée à une peine de travail au profit de la collectivité a été affectée à l’hôpital universitaire Houssine Bouzid de Gafsa afin d’y effectuer les heures de travail qui lui ont été imposées par la justice.

Opérations de nettoyage et d’entretien

Selon les informations rapportées par Jawhara FM dans la région, cette présence au sein de l’établissement hospitalier vise notamment à contribuer aux opérations de nettoyage, à l’entretien de l’environnement ainsi qu’aux travaux de jardinage.

Au-delà de l’exécution de la sanction, le dispositif poursuit un objectif de réinsertion sociale. Le travail d’intérêt général permet en effet au condamné d’exécuter sa peine dans un cadre utile à la collectivité, tout en favorisant son maintien dans son environnement social et professionnel plutôt que son incarcération.

Cette démarche intervient alors que les peines alternatives font progressivement l’objet d’expériences concrètes dans plusieurs régions tunisiennes. À Djerba, une initiative similaire avait récemment retenu l’attention, avec la mise en œuvre de peines alternatives dans le cadre d’actions au service de la collectivité.

Lire aussi : Peines alternatives : A Djerba, des condamnés nettoient les plages

Exécution des peines en Tunisie

Ces expériences illustrent une évolution de l’approche de l’exécution des peines en Tunisie, en privilégiant, dans les cas prévus par la loi, des mécanismes qui combinent sanction, responsabilité et réinsertion.

L’expérience de Gafsa vient ainsi s’inscrire dans cette dynamique, en associant l’exécution d’une décision judiciaire aux besoins concrets d’un établissement public, notamment dans les domaines de l’entretien et de la préservation de l’environnement hospitalier.

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Hammamet, première destination touristique : Les déchets s’accumulent en pleine haute saison

15. August 2026 um 15:09

Alors que Hammamet accueille actuellement un important afflux de touristes et de vacanciers, plusieurs quartiers et artères de la ville font face, ces derniers jours, à une accumulation préoccupante des déchets ménagers.

Des tas d’ordures se sont formés dans différents secteurs de la ville, donnant lieu à une situation particulièrement visible en pleine haute saison touristique. Cette accumulation intervient au moment où Hammamet connaît l’une de ses périodes de plus forte fréquentation de l’année, faisant craindre des conséquences aussi bien environnementales qu’esthétiques sur l’image de la destination.

La situation suscite l’inquiétude et l’exaspération des habitants, mais également des visiteurs confrontés à la présence de déchets dans plusieurs espaces de la ville.

Une situation préoccupante pour une destination touristique majeure

Le problème prend une dimension particulière à Hammamet, considérée comme l’une des principales destinations touristiques de Tunisie. La ville accueille chaque été un nombre important de visiteurs tunisiens et étrangers, notamment dans sa zone touristique et ses différents espaces balnéaires.

La présence prolongée de déchets dans les rues et les quartiers constitue ainsi non seulement une question de salubrité publique, mais également un enjeu pour l’attractivité touristique de la ville.

Au-delà de l’impact visuel, l’accumulation des ordures en période de fortes chaleurs peut également favoriser les mauvaises odeurs et attirer des insectes et autres nuisibles, accentuant les préoccupations sanitaires et environnementales.

La Ligue des droits de l’Homme demande des explications

Face à cette situation, la section de Hammamet de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme a publié un communiqué dans lequel elle fait part de sa vive inquiétude concernant la dégradation de la situation.

L’organisation dénonce notamment l’absence, à ce stade, d’explications officielles concernant les raisons de cette perturbation dans la collecte des déchets.

Elle regrette également l’absence d’un programme clairement annoncé ou de mesures urgentes destinées à remédier à la situation.

Lire aussi : Nettoyage des plages : Près de 6 000 m³ de déchets collectés en Tunisie depuis le début de l’été

Pour les habitants et les professionnels du tourisme, l’enjeu est d’autant plus important que la période estivale représente un moment crucial pour l’activité économique locale. Une dégradation durable de l’environnement urbain risque de nuire à l’image d’une ville dont l’activité repose en grande partie sur le tourisme.

L’absence d’explications alimente les inquiétudes

À ce stade, les causes précises de cette perturbation de la collecte des déchets ne sont pas officiellement établies dans les éléments disponibles.

L’absence de communication détaillée des autorités compétentes contribue toutefois à alimenter les interrogations des habitants et des visiteurs sur la durée de cette situation et sur les mesures envisagées pour y mettre fin.

La question est désormais de savoir si les services concernés mettront rapidement en place un dispositif exceptionnel afin de rétablir la collecte et d’éviter que l’accumulation des déchets ne se prolonge durant les semaines restantes de la haute saison.

Pour Hammamet, ville vitrine du tourisme tunisien, la gestion des déchets constitue ainsi un enjeu qui dépasse la seule propreté urbaine : elle touche directement à l’image de la destination et à la qualité de l’accueil réservé aux visiteurs en pleine saison touristique.

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3 000 km² en Méditerranée : La Tunisie et la Libye relancent un projet pétrolier stratégique

15. August 2026 um 14:33

La coopération énergétique entre la Tunisie et la Libye se concrétise davantage. La société mixte tuniso-libyenne Joint Oil a actualisé le calendrier de son appel d’offres international destiné à attirer des partenaires pour l’exploration du bloc offshore « Joint Oil » et le développement de la découverte de Zarat.

Selon les informations publiées le 12 août par Energy-Pedia, sur la base des éléments communiqués par Joint Oil et son conseiller stratégique Moyes & Co, la nouvelle procédure sera officiellement ouverte le 7 septembre 2026 et restera ouverte jusqu’au 31 décembre 2026. Les offres devront être déposées au plus tard le 8 janvier 2027. Les entreprises retenues devraient être informées le 26 février 2027, tandis que les attributions formelles sont attendues d’ici le 30 avril 2027.

Cette actualisation est importante, puisque le calendrier communiqué au printemps prévoyait initialement une ouverture le 1er août 2026 et une clôture à la fin novembre ou au début décembre. Le nouveau calendrier repousse donc le lancement effectif de la procédure au mois de septembre.

Deux opportunités pétro-gazières mises sur le marché

L’opération porte en réalité sur deux volets distincts. Le premier concerne l’exploration du « Joint Oil Block », un périmètre offshore d’environ 3 000 km² situé dans le bassin Gabès-Tripoli. Joint Oil cherche un partenaire capable de poursuivre l’exploration afin d’identifier de nouveaux gisements, prospects et structures géologiques, dans le cadre d’un accord de partage de l’exploration et de la production (EPSA).

Le bloc se situe à des profondeurs d’eau comprises entre 80 et 120 mètres et bénéficie d’un important volume de données sismiques, avec environ 6 500 kilomètres de données 2D et 1 900 km² de données 3D. Plusieurs forages ont également déjà été réalisés dans le périmètre.

Le deuxième volet concerne la découverte de Zarat et vise cette fois son développement en tant que ressource pétrolière et gazière unifiée. Le dossier prévoit notamment un Development and Production Sharing Agreement (DPSA), un accord d’unitisation ainsi que des accords relatifs à l’exploitation et aux services.

Le site de Joint Oil indique que la découverte de Zarat couvre la zone de Zarat North ainsi qu’une partie du Joint Oil Block. Le projet dispose notamment de données sismiques 2D et 3D, de plusieurs puits d’exploration et de données de réservoir permettant de préparer différents scénarios de développement.

Un projet à la frontière maritime tuniso-libyenne

L’intérêt de cette opération tient également à sa dimension transfrontalière. Joint Oil est une société commune créée en 1988 et associant l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et OLA Energy Holdings, liée à la Libyan Investment Authority. Elle intervient dans les ressources en hydrocarbures de la zone offshore située entre les deux pays.

La zone proposée aux investisseurs se trouve dans le bassin Gabès-Tripoli, dans le prolongement géologique du bassin de Sabratha-Gabès. Elle est entourée de plusieurs champs pétroliers et gaziers déjà exploités ou connus, notamment El Bouri, El Jurf et Bahr Essalam côté libyen, ainsi que Hasdrubal, Ashtart, Miskar et Didon côté tunisien.

Cette proximité avec des infrastructures existantes constitue l’un des arguments avancés pour attirer des investisseurs : elle pourrait faciliter les opérations offshore, le traitement des hydrocarbures et leur acheminement vers les infrastructures d’exportation.

Lire aussi : Pétrole et gaz : La production nationale poursuit son repli

Une relance après une première tentative en 2023

Le lancement actuel n’est pas une première. Une précédente procédure avait été engagée en 2023 pour cette zone, mais elle n’avait pas permis d’attirer suffisamment d’investisseurs. Le Middle East Economic Survey (MEES) avait déjà fait état, en décembre 2023, d’une tentative de commercialisation de ces actifs offshore. En mai 2026, la publication spécialisée indiquait que Joint Oil relançait la procédure dans un contexte jugé plus favorable à l’investissement énergétique régional.

La relance intervient donc après plusieurs années durant lesquelles le développement de ces ressources n’a pas abouti à l’arrivée d’un partenaire industriel ou financier suffisamment solide.

Pourquoi ce projet est stratégique pour la Tunisie

L’enjeu est particulièrement important pour la Tunisie, dont la production nationale d’hydrocarbures reste sous pression et dont la dépendance aux importations énergétiques pèse sur la balance commerciale.

Le développement de nouvelles ressources offshore pourrait, s’il aboutit à une production commerciale, contribuer à renforcer l’offre nationale de pétrole et de gaz. Mais il serait prématuré d’en déduire un impact immédiat sur la production ou sur les importations tunisiennes : aucun partenaire n’a encore été sélectionné et aucune décision finale d’investissement n’a été annoncée.

Il faut également distinguer deux étapes : l’exploration du Joint Oil Block, qui comporte un risque géologique inhérent à toute activité d’exploration, et le développement de Zarat, qui correspond à une découverte déjà documentée mais qui nécessite encore un schéma industriel et financier permettant son exploitation commerciale.

Un contexte énergétique libyen également favorable à l’exploration

La démarche intervient alors que la Libye cherche elle aussi à accroître ses investissements dans l’exploration pétrolière. En juin 2026, la National Oil Corporation (NOC) libyenne avait annoncé la signature d’accords définitifs avec plusieurs compagnies internationales ayant remporté la dernière procédure d’appel d’offres du pays, mettant fin à une longue période sans nouvelles entrées internationales dans certains projets d’exploration.

Le contexte n’est toutefois pas sans risques. La Libye reste confrontée à des problèmes de sécurité et à une forte instabilité politique. Début août, des attaques de drones avaient notamment visé le complexe pétrolier de Zawiya, même si la raffinerie elle-même n’avait pas été endommagée.

Pour les investisseurs, le dossier tuniso-libyen présente donc à la fois l’attrait d’un potentiel géologique important et les risques liés à l’environnement régional.

Les prochaines échéances

La prochaine étape sera désormais l’ouverture officielle de la procédure le 7 septembre 2026. Joint Oil prévoit par ailleurs de présenter l’opportunité aux investisseurs lors du London Mediterranean, Middle East & Africa Scout Group (MMEA), le 9 septembre, puis au World Energy Summit à Londres les 29 et 30 septembre 2026.

Le processus devrait ensuite suivre le calendrier suivant :

  • 7 septembre 2026 : ouverture du nouvel appel d’offres ;
  • 31 décembre 2026 : fin de la procédure ;
  • 8 janvier 2027 : date limite de remise des offres ;
  • 26 février 2027 : annonce des soumissionnaires retenus ;
  • 30 avril 2027 au plus tard : attribution formelle des contrats.

À retenir

Il ne s’agit donc pas encore de l’annonce d’un nouveau gisement ni de la signature d’un contrat avec une compagnie pétrolière. La nouveauté est le lancement prochain d’une procédure internationale destinée à sélectionner des partenaires pour deux opérations : l’exploration du Joint Oil Block et le développement de Zarat.

L’enjeu dépasse ainsi la seule recherche de pétrole : pour la Tunisie et la Libye, le dossier constitue un test important de leur capacité à valoriser conjointement une zone offshore transfrontalière, à attirer des capitaux internationaux et à transformer des ressources géologiques identifiées en production énergétique.

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Tunisie | Protection des îles Kneiss dans le golfe de Gabès

15. August 2026 um 13:38

Le projet Pik («Préserver les îles Kneiss») visant à renforcer la protection de cet archipel de petites îles situées situé dans le golfe de Gabès, à quelques kilomètres des côtes et cinquante kilomètres au sud de Sfax, vient d’être achevé par un atelier à Tunis, organisé le mardi 11 août 2026 par l’Association pour la Continuité des Générations (ACG).  

Pour protéger la biodiversité de l’archipel, ce projet financé par le Programme de microfinancements du Fonds pour l’environnement mondial (PMF-FEM) a mis mené une série d’actions dont la mise en place de nids artificiels pour favoriser la reproduction des oiseaux, le suivi des herbiers marins, la restauration de la végétation côtière, la collecte de déchets plastiques et la plantation de salicornes pour lutter contre l’érosion.  

Situées à environ 25 kilomètres au sud-est de Mahrès, dans le gouvernorat de Sfax, les îles Kneiss constituent l’une des zones humides les plus précieuses de Tunisie sur le plan écologique. Le site est reconnu comme zone humide d’importance internationale au titre de la convention de Ramsar et figure sur la liste des Aires spécialement protégées d’importance méditerranéenne (Aspim).

L’archipel peut accueillir jusqu’à 330 000 oiseaux hivernants et est considéré comme un site d’hivernage régional clé pour diverses espèces d’oiseaux d’eau.

Des écosystèmes les plus fragiles

Le projet Pik s’est concentré tout particulièrement sur des solutions fondées sur la nature afin de renforcer la résilience de l’écosystème face aux effets du changement climatique, notamment l’élévation du niveau de la mer et l’érosion côtière. Des nids artificiels ont été installés sur l’île d’El Bassila pour améliorer les conditions de reproduction d’espèces telles que la spatule blanche, le flamant rose et l’huîtrier pie.

Selon les responsables du projet, les premières observations indiquent que les oiseaux ont déjà commencé à utiliser ces structures et à s’y adapter.

Un autre volet du projet a porté sur le suivi scientifique des herbiers de Zostera noltii (une espèce de zostère naine), un habitat marin d’une importance capitale pour l’archipel. La cartographie de ces herbiers permet de suivre l’évolution d’écosystèmes qui servent de zones de nurserie pour de nombreuses espèces de poissons et contribuent à stabiliser les fonds marins.

Par ailleurs, la réintroduction de la salicorne — une plante halophile capable de consolider le sol et de réduire l’érosion — a été expérimentée le long du littoral.

Parmi les participants à ces activités figuraient l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal), la Direction générale des forêts, l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM), The MedFund et des communautés locales de la délégation de Ghraiba.

Le projet comprenait également des opérations de collecte de déchets plastiques sur les îles.

Les îles Kneiss sont depuis longtemps au cœur de programmes de conservation de la biodiversité. Des initiatives antérieures, soutenues par le Programme de microfinancements du FEM, avaient déjà identifié l’archipel comme une zone prioritaire pour la protection des habitats marins, de l’avifaune et des ressources naturelles locales.

Les résultats du projet PIK devraient désormais contribuer au processus de création de la future aire marine et côtière protégée des îles Kneiss, dans le but d’assurer une gestion plus durable de l’un des écosystèmes les plus fragiles et les plus importants du golfe de Gabès.

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Pourquoi les bouteilles d’eau minérale manquent-elles ? Les producteurs s’expliquent

15. August 2026 um 13:28

La Chambre syndicale nationale des producteurs de boissons non alcoolisées a expliqué les tensions observées ces derniers jours dans l’approvisionnement en eaux minérales conditionnées dans certaines régions du pays. Selon elle, ces difficultés sont principalement liées à la hausse exceptionnelle des températures, qui a entraîné une augmentation rapide et importante de la demande.

Dans un communiqué explicatif, la Chambre syndicale indique que la consommation a, à certaines périodes, dépassé les niveaux habituellement enregistrés durant la saison estivale. Cette hausse a entraîné une consommation importante des stocks de réserve constitués par les producteurs en prévision du pic de demande.

À cette pression sur la demande se sont ajoutées des coupures et perturbations répétées de l’électricité dans plusieurs régions. Ces interruptions ont affecté le fonctionnement normal de certaines unités de production, provoquant, dans certains cas, l’arrêt de lignes de production et des pannes d’équipements industriels. Des interventions techniques, des opérations de maintenance et des redémarrages ont ainsi été nécessaires avant le retour progressif au rythme habituel de production.

31 unités mobilisées à pleine capacité

Face à cette situation exceptionnelle, les 31 unités de production d’eau minérale réparties à travers le pays fonctionnent à leurs capacités maximales afin d’assurer un approvisionnement continu du marché, notamment à travers la mise à disposition directe de la production quotidienne.

Parallèlement, les unités affectées par les perturbations sont progressivement remises à leur rythme normal. La Chambre syndicale assure que les producteurs maintiennent leur engagement en faveur du respect des normes de qualité et de sécurité sanitaire.

Elle dément, par ailleurs, toute volonté de la part de ses adhérents de provoquer une pénurie, de retenir les produits du marché ou de se livrer à une quelconque forme de spéculation.

Un marché concurrentiel

La Chambre rappelle que le secteur tunisien des eaux minérales conditionnées compte 31 usines, réparties dans différentes régions du pays. Il se caractérise par la diversité des entreprises et des marques ainsi que par un niveau élevé de concurrence.

Aucune entreprise ou aucun groupe d’entreprises ne détient plus de 25 % du marché, souligne-t-elle, estimant que cette configuration exclut toute situation de domination permettant à un seul acteur de contrôler les quantités disponibles ou le rythme d’approvisionnement du marché.

La Chambre syndicale précise également que la coordination se poursuit entre les producteurs, le ministère du Commerce et du Développement des exportations ainsi que les différents services concernés, afin de garantir la régularité de l’approvisionnement et de parvenir à une répartition optimale des quantités disponibles entre les différentes régions.

Appel à éviter le stockage excessif

Selon la Chambre, les tensions actuelles restent conjoncturelles, tandis que l’ensemble du secteur est mobilisé pour rétablir l’approvisionnement normal dans les meilleurs délais.

Elle appelle ainsi les différents intervenants dans les circuits de distribution à faciliter l’acheminement des produits jusqu’aux consommateurs et à éviter tout stockage inhabituel.

Les consommateurs sont, de leur côté, invités à maintenir un rythme d’achat normal, correspondant à leurs besoins réels. Une telle démarche contribuerait, selon la Chambre syndicale, à réduire la pression momentanée exercée sur le marché.

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Tunisie | Essor des résidences médicalisées pour des séniors européens

15. August 2026 um 13:00

Piscines, jardins, chambres avec vue sur la mer, soins infirmiers et personnel francophone. La Tunisie connaît une multiplication des résidences médicalisées pour personnes âgées ; au-delà de la clientèle locale, ces établissements visent de plus en plus les retraités européens, et notamment les Français.

Cette tendance est particulièrement marquée à Tunis, Hammamet, Sousse, Monastir, Djerba et Sfax, où certains établissements proposent un modèle hybride — à mi-chemin entre la maison de retraite et le complexe de villégiature — alliant soins médicaux 24 heures sur 24 et prestations hôtelières haut de gamme.

Les tarifs affichés varient généralement de 1 200 à 4 000 euros par mois, selon l’établissement et le niveau de dépendance du résident. L’avantage financier par rapport à la France peut être considérable, surtout dans le secteur privé, où les tarifs des Ehpad français dépassent souvent 3 000 euros par mois — et peuvent être bien plus élevés dans les grandes villes. En Italie également, les coûts de structures d’accueil similaires peuvent atteindre 3 000 euros par mois.

L’attractivité de la Tunisie repose sur des coûts de main-d’œuvre plus faibles, la disponibilité de personnel médical francophone, un climat méditerranéen et la proximité avec l’Europe.

Toutefois, les établissements tunisiens ne sont pas automatiquement comparables aux Ehpad français, qui sont soumis à des réglementations spécifiques ainsi qu’à des normes sanitaires et de soins rigoureuses.

Cette augmentation de l’offre coïncide également avec une évolution démographique nationale.

Selon l’Institut national de la statistique, les personnes âgées de plus de soixante ans représentent désormais environ 17 % de la population en Tunisie, un chiffre qui devrait avoisiner les 20 % d’ici 2030. Bien qu’il n’existe pas actuellement de données officielles récentes confirmant une véritable «explosion» du nombre de résidences privées, le marché est manifestement en pleine expansion et se tourne de plus en plus vers l’international. Pour les familles européennes, cependant, le prix n’est pas le seul critère : la qualité réelle des soins, la continuité des traitements, la couverture par l’assurance maladie, le contrôle des établissements et la proximité avec la famille demeurent des facteurs déterminants.

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Eau minérale : Les Tunisiens en consomment trois fois plus en dix ans

15. August 2026 um 12:26

La consommation d’eau minérale a fortement progressé en Tunisie au cours de la dernière décennie, au point d’atteindre un niveau largement supérieur à la moyenne mondiale. Selon une étude récemment publiée par l’Observatoire tunisien de l’eau, chaque Tunisien consommait en moyenne 225 litres d’eau minérale en 2020, contre 87 litres en 2010. Cette évolution pèse directement sur le budget des ménages, alors que le secteur connaît parallèlement un recul marqué de l’investissement.

De 87 à 225 litres par personne

Les chiffres de l’étude illustrent une progression spectaculaire de la consommation.

En 2010, la consommation annuelle moyenne par habitant ne dépassait pas 87 litres. Dix ans plus tard, elle atteignait 225 litres, soit environ 2,6 fois plus.

Le niveau enregistré en Tunisie apparaît particulièrement élevé à l’échelle internationale. La consommation mondiale moyenne d’eau minérale était estimée à environ 40 litres par personne et par an, selon l’étude.

Cette évolution traduit notamment la place croissante prise par l’eau embouteillée dans les habitudes quotidiennes des Tunisiens.

Une dépense qui pèse sur le pouvoir d’achat

Cette hausse de la consommation a également une conséquence directe sur les dépenses des ménages.

Selon l’étude, l’achat quotidien d’eau minérale représente environ 700 millimes par personne et par jour. Rapportée aux revenus des catégories populaires et moyennes prises en compte dans l’analyse, cette dépense représenterait environ un cinquième du revenu quotidien.

L’eau en bouteille, longtemps perçue comme un produit de consommation courante, constitue ainsi une charge non négligeable pour les ménages qui y ont recours quotidiennement.

La progression de la consommation ne peut donc pas être lue uniquement comme un changement d’habitudes : elle traduit également l’importance croissante de l’eau embouteillée dans les dépenses quotidiennes.

Pourquoi les Tunisiens préfèrent-ils l’eau en bouteille ?

Cette forte progression de la consommation d’eau minérale s’explique aussi par la perception qu’ont de nombreux Tunisiens de la qualité de l’eau du robinet. Si l’eau distribuée par la SONEDE est, en principe, soumise à des traitements et à des contrôles destinés à la rendre potable, son goût peut varier sensiblement selon les régions.

Une teneur élevée en sels minéraux, la présence de chlore utilisée pour la désinfection ou encore l’état des réseaux et des réservoirs domestiques peuvent altérer ses qualités gustatives et pousser les consommateurs à privilégier l’eau en bouteille.

Cette préférence est également renforcée par le stress hydrique que connaît la Tunisie. La baisse des ressources disponibles et la pression exercée sur les réseaux alimentent les inquiétudes des consommateurs, même lorsque l’eau distribuée reste conforme aux normes de potabilité.

L’explosion de la consommation d’eau minérale ne traduit donc pas uniquement une évolution des habitudes : elle révèle aussi une confiance inégale dans l’eau du robinet, devenue pour de nombreux ménages une dépense quotidienne presque incontournable.

Un secteur qui investit moins

L’étude relève parallèlement une évolution préoccupante du côté de l’investissement dans le secteur.

Les volumes d’investissement mentionnés dans l’étude auraient fortement diminué entre 2011 et 2020, passant de 12 000 tonnes à 82 tonnes. En valeur, ils seraient passés de 4,5 millions de dollars à 0,93 million de dollars sur la même période.

Cette contraction contraste avec la progression spectaculaire de la demande intérieure. La Tunisie se retrouve ainsi face à un paradoxe : les consommateurs achètent toujours davantage d’eau minérale, tandis que l’investissement dans le secteur recule fortement.

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La Mauritanie recrute des enseignants universitaires tunisiens

15. August 2026 um 11:56

L’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) a annoncé l’ouverture des candidatures pour le recrutement d’enseignants de l’enseignement supérieur dans les spécialités de l’architecture et des arts plastiques, au profit d’un établissement public de la République islamique de Mauritanie.

Selon un avis publié par l’ATCT sur sa page officielle Facebook, les offres concernent deux postes : enseignant de l’enseignement supérieur en architecture et enseignant de l’enseignement supérieur en arts plastiques. Les candidats doivent répondre aux conditions définies dans la fiche de poste correspondant à chaque fonction.

Les personnes intéressées sont invitées à remplir le formulaire électronique dédié à l’offre. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 18 août 2026.

L’ATCT précise que, dans le cas où le nombre de candidatures reçues dépasserait les besoins exprimés, la date de réception de la candidature pourra être retenue comme l’un des critères de sélection.

Cette opportunité s’inscrit dans le cadre de la coopération technique tunisienne et offre ainsi aux compétences tunisiennes spécialisées dans l’architecture et les arts plastiques la possibilité de rejoindre un établissement public mauritanien.

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Les Tunisiens utilisent de plus en plus leur carte bancaire pour payer

15. August 2026 um 11:07

La monétique tunisienne poursuit sa progression au premier semestre 2026, portée par l’augmentation du nombre de cartes bancaires et, surtout, par leur utilisation croissante pour effectuer des paiements. Avec plus de 85 millions d’opérations enregistrées et une hausse de près de 10 % des transactions, un changement se dessine : la carte bancaire commence progressivement à sortir de son rôle traditionnel de simple outil de retrait d’espèces.

Plus de six millions de cartes en circulation

À la fin du premier semestre 2026, le parc de cartes bancaires en Tunisie a atteint 6,151 millions d’unités, en hausse de 5,1 % par rapport à la fin de l’année 2025.

Parallèlement, les infrastructures destinées au retrait et à l’utilisation des cartes continuent de se développer. Le pays compte désormais 3 427 distributeurs et guichets automatiques bancaires, soit une progression de 3,8 %.

Mais derrière cette croissance des équipements et du nombre de cartes, c’est surtout l’évolution des habitudes de paiement qui constitue le principal enseignement.

Plus de 85 millions d’opérations en six mois

Au cours du premier semestre 2026, l’activité monétique a totalisé 85,4 millions d’opérations, contre 77,7 millions durant la même période de 2025, soit une progression de 9,8 %.

En valeur, ces transactions ont représenté 15,425 milliards de dinars, en hausse de 11,2 % sur un an.

La monétique tunisienne continue ainsi de gagner du terrain, mais la transformation ne se limite plus à l’augmentation mécanique du nombre de cartes ou de transactions.

Les paiements progressent face aux retraits

Le changement le plus significatif concerne la structure même des opérations.

Les paiements par carte représentent désormais 42 % du nombre total des opérations monétiques, contre 38 % au premier semestre 2025.

En valeur, leur part est passée de 23 % à 25 % en un an.

Autrement dit, les Tunisiens utilisent davantage leurs cartes pour payer directement leurs achats, et non plus uniquement pour retirer de l’argent liquide avant de régler leurs dépenses en espèces.

La tendance reste progressive : les retraits conservent encore une place importante dans les usages. Mais les chiffres montrent que la frontière commence à bouger.

La carte bancaire change progressivement de rôle

Pendant longtemps, la carte bancaire a surtout été associée en Tunisie aux distributeurs automatiques. Son principal usage consistait à accéder au cash.

Les données du premier semestre 2026 suggèrent toutefois une évolution. La carte s’installe progressivement comme un véritable moyen de paiement dans les usages quotidiens.

Cette transformation repose sur plusieurs facteurs : l’augmentation du nombre de détenteurs de cartes, le développement des terminaux et des solutions de paiement, mais aussi une évolution progressive des habitudes des consommateurs et des commerçants.

La progression des paiements ne signifie pas pour autant que la Tunisie a tourné la page du cash.

Le fait que les paiements représentent 42 % des opérations monétiques montre aussi que les retraits d’espèces demeurent majoritaires. En valeur, les paiements ne représentent encore qu’un quart environ de l’activité monétique.

Mais la tendance est désormais visible. En un an, la part des paiements a progressé à la fois en nombre et en valeur. Le signal essentiel se trouve là : la carte bancaire commence à gagner du terrain comme outil de paiement, et non plus seulement comme moyen d’accéder aux espèces.

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Industrie 4.0 : jusqu’au 13 septembre pour bénéficier d’un accompagnement 100 % financé

15. August 2026 um 10:39

Les entreprises industrielles tunisiennes disposent désormais de davantage de temps pour rejoindre le programme d’accompagnement dédié à leur transformation numérique. Le Hub Industrie 4.0, relevant de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), a annoncé la prolongation des délais de candidature jusqu’au 13 septembre 2026.

Ce programme vise à soutenir les entreprises industrielles tunisiennes dans leur transition numérique et à renforcer leur capacité à s’adapter aux évolutions technologiques, à innover et à améliorer leur compétitivité.

L’initiative est menée en partenariat avec le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, dans le cadre de l’initiative allemande « Travail décent pour une transition juste », relevant du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement et mise en œuvre par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

De l’évaluation à la mise en œuvre

Selon l’APII, le programme s’adresse aux entreprises industrielles souhaitant évaluer leur niveau de maturité numérique, identifier leurs priorités technologiques et définir une vision claire de leur transformation digitale.

L’objectif est notamment de permettre aux entreprises de dépasser le stade du diagnostic pour passer à la mise en œuvre de projets numériques concrets et réalisables.

Les entreprises retenues bénéficieront ainsi d’un accompagnement personnalisé comprenant, dans un premier temps, un diagnostic de leur maturité numérique. Cette étape permettra d’évaluer leur situation actuelle et d’identifier les principaux domaines nécessitant des améliorations.

Une feuille de route numérique personnalisée sera ensuite élaborée afin de définir les priorités et les actions concrètes à engager pour améliorer les performances numériques et renforcer la préparation de l’entreprise à sa transformation digitale.

Un projet pilote pour tester les solutions numériques

L’accompagnement prévoit également l’élaboration d’un cahier des charges pour un projet pilote (Proof of Concept – PoC). Cette étape doit permettre aux entreprises de passer à l’expérimentation de solutions numériques concrètes, adaptées à leurs besoins spécifiques.

Autre avantage mis en avant par l’APII : cet accompagnement est entièrement financé dans le cadre de la coopération allemande. Les entreprises participantes peuvent ainsi bénéficier d’une expertise spécialisée et d’un appui pratique pour identifier leurs besoins numériques et construire un parcours de transformation cohérent et efficace.

À travers ce programme, l’APII encourage les entreprises industrielles tunisiennes intéressées par la transformation numérique à saisir cette opportunité. L’enjeu est de renforcer leur compétitivité, d’améliorer leur performance et leur productivité, d’accroître leur efficacité opérationnelle et de mieux répondre aux exigences technologiques de l’industrie moderne.

Les candidatures restent ouvertes jusqu’au 13 septembre 2026.

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Météo : Orages, fortes pluies et vents violents attendus dans plusieurs régions

15. August 2026 um 09:53

Des cellules orageuses accompagnées de pluies parfois fortes sont attendues ce samedi 15 août dans plusieurs régions tunisiennes. Le temps sera d’abord peu nuageux sur la majeure partie du pays avant une dégradation dans l’après-midi, particulièrement sur l’ouest du Nord et du Centre, avec des précipitations pouvant atteindre localement 60 millimètres, de la grêle et de fortes rafales de vent.

Une journée calme avant l’arrivée des orages

Le ciel sera peu nuageux sur la plupart des régions durant la première partie de la journée. L’après-midi, des cellules orageuses devraient se former sur les régions ouest du Nord et du Centre, avant de concerner localement certaines régions orientales.

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les pluies seront parfois abondantes et pourront s’accompagner de chutes de grêle, notamment dans les régions de l’Est.

Jusqu’à 60 millimètres de pluie par endroits

Les quantités de pluie les plus importantes devraient varier entre 20 et 40 millimètres, notamment dans les gouvernorats de Béja, Siliana, Le Kef, Zaghouan, Kairouan, Sidi Bouzid et Sfax.

Des cumuls pouvant atteindre localement 60 millimètres sont également possibles dans le gouvernorat de Kasserine ainsi que dans certaines zones du Sahel.

En raison du caractère orageux de ces perturbations, les précipitations pourraient être particulièrement intenses sur de courtes périodes.

Grêle et rafales dépassant 80 km/h

Le vent soufflera de secteur Est, faible à modéré dans un premier temps, avant de se renforcer nettement avec l’apparition des cellules orageuses.

Les rafales pourraient temporairement dépasser 80 km/h, notamment sous les nuages orageux. Des chutes de grêle sont également attendues par endroits. La mer sera peu agitée.

Des températures toujours élevées

Malgré le retour des perturbations, les températures resteront globalement stationnaires.

Les maximales seront comprises entre 30 et 35 degrés sur les régions côtières et les hauteurs, et entre 36 et 40 degrés dans le reste du pays.

Dans le sud-ouest, le mercure pourra atteindre 42 degrés, avec des coups locaux de sirocco.

L’INM appelle ainsi à suivre l’évolution de la situation météorologique et les bulletins de vigilance, alors que des phénomènes orageux parfois violents sont attendus dans plusieurs régions au cours de la journée.

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Histoire des femmes dans la Tunisie du XXe siècle

15. August 2026 um 09:53

Publié récemment aux éditions Santillana, ‘‘Femmes de tous les combats dans la Tunisie du XXe siècle’’ de Rym Lajmi, maître-assistante à la Faculté de Manouba, propose de revisiter une partie de l’histoire tunisienne à travers les parcours de femmes engagées dans les combats politiques, sociaux et féministes entre 1930 et 1960. L’ouvrage paraît dans la collection «Tunisie plurielle», dirigée par le professeur Habib Kazdaghli.

Djamal Guettala

Le choix du sujet n’est pas anodin. Une grande partie du récit historique consacré à la Tunisie du XXe siècle s’est construite autour des grandes figures masculines du mouvement national et des principales étapes de la lutte anticoloniale. Rym Lajmi déplace ici le regard pour faire émerger des femmes qui ont, elles aussi, participé aux transformations politiques et sociales de leur époque.

Tunisiennes musulmanes et juives, «Italiennes de Tunisie» et «Françaises de Tunisie» se retrouvent au centre de cette recherche. Des femmes issues d’horizons différents, appartenant à des communautés différentes, mais dont les trajectoires peuvent se rejoindre autour de certains combats.

Engagées dans une Tunisie en transformation

La période étudiée, de 1930 à 1960, correspond à une séquence décisive de l’histoire tunisienne. La contestation du protectorat français s’intensifie, le mouvement national s’affirme et les revendications liées à la condition féminine prennent progressivement une place plus importante dans l’espace public.

À travers les parcours étudiés, le militantisme féminin apparaît dans toute sa diversité. Il ne se réduit pas à une participation secondaire au mouvement national. Les revendications sociales, les aspirations à l’émancipation et l’engagement anticolonial peuvent se croiser et donner naissance à des formes de militantisme qui dépassent les appartenances communautaires.

C’est l’un des intérêts du travail de Rym Lajmi : ne pas présenter une histoire uniforme du militantisme féminin, mais faire ressortir des trajectoires différentes, des sensibilités parfois éloignées et des expériences qui témoignent de la pluralité de la société tunisienne.

Les parcours étudiés permettent également de dépasser une lecture de l’histoire fondée uniquement sur la séparation entre communautés. Ils font apparaître des contacts, des échanges, des solidarités et des engagements partagés.

Réinscrire les femmes dans le récit historique

L’ouvrage pose ainsi une question essentielle : quelle place accorder aux femmes dans l’écriture de l’histoire nationale ?

Rym Lajmi ne se contente pas d’ajouter quelques figures féminines à un récit déjà établi. Elle montre que leurs trajectoires permettent de comprendre autrement les mutations de la Tunisie du XXe siècle.

Dans plusieurs de ces parcours, le combat anticolonial et la volonté d’émancipation des femmes se rejoignent. Participer à la transformation politique de la société pouvait également signifier remettre en question la place traditionnellement réservée aux femmes.

Cette approche permet de mieux saisir la diversité du militantisme féminin tunisien et les différentes formes qu’il a pu prendre au cours des décennies qui ont précédé et accompagné l’indépendance.

Le livre s’inscrit pleinement dans l’esprit de la collection «Tunisie plurielle», consacrée aux différentes communautés, minorités et mémoires qui ont participé à l’histoire du pays. La préface de Silvia Finzi souligne la singularité du parcours de l’auteure, tandis que la postface de Laura Faranda, qui a dirigé la thèse doctorale dont est issu l’ouvrage, vient compléter cette lecture.

À travers ces femmes et leurs engagements, c’est finalement une autre cartographie de la Tunisie du XXe siècle qui se dessine : une société traversée par plusieurs appartenances, plusieurs mémoires et plusieurs formes de mobilisation.

En redonnant une visibilité à ces trajectoires, Rym Lajmi contribue ainsi à élargir le récit historique et à rappeler que les femmes n’ont pas seulement accompagné les grandes transformations de la Tunisie : elles y ont également pris part.

Cette nouvelle publication sera présentée dimanche 16 août 2026 à 18h30, dans le cadre des Journées culturelles pour défendre les patrimoines en péril à Hammamet. La littérature prendra alors le relais avec une rencontre autour de ‘‘Femmes de tous les combats dans la Tunisie du XXe siècle’’, organisée sous l’égide du Cercle Mahmoud Messaadi et des Éditions Santillana.

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Rentrée scolaire 2026-2027 : 67 MD d’aides pour soutenir les familles pauvres et à revenu limité

15. August 2026 um 09:44

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a présidé vendredi 14 août 2026, au Palais du gouvernement à la Kasbah, un conseil ministériel restreint consacré aux préparatifs de la rentrée scolaire, universitaire et de la formation professionnelle 2026-2027.

La réunion a permis d’évaluer le niveau de préparation des différents ministères concernés et de passer en revue les mesures nécessaires pour assurer une rentrée dans de bonnes conditions.

Les ministres de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de l’Intérieur, de la Santé, du Transport, des Affaires sociales, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, des Technologies de la communication, de l’Équipement et de l’Habitat, des Affaires religieuses, du Commerce et du Développement des exportations, ainsi que de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, ont présenté les mesures prises dans leurs secteurs respectifs.

67 millions de dinars supplémentaires pour les aides sociales

Parmi les principales décisions annoncées figure l’allocation d’un crédit supplémentaire de 67 millions de dinars au programme d’aides sociales à l’occasion de la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027.

Cette enveloppe vise à soutenir les familles pauvres et à revenu limité, dans le cadre du rôle social de l’État, de la consolidation de la justice sociale et du principe d’égalité des chances.

Des aides financières et en nature seront ainsi accordées afin de permettre aux élèves de disposer des fournitures scolaires essentielles. La gratuité du transport sera également assurée pour les bénéficiaires concernés.

Le programme prévoit par ailleurs des actions de prévention et d’intégration sociale, ainsi qu’un dispositif d’éducation tout au long de la vie consacré à l’éducation sociale et à l’intégration scolaire. Des centres de défense sociale seront notamment mis en place pour accompagner les jeunes ayant abandonné leur scolarité.

Réduire la surcharge des classes

Le gouvernement entend également agir sur la surcharge des classes à travers une meilleure répartition des élèves entre les établissements et le renforcement des extensions et des nouvelles constructions jugées nécessaires.

L’objectif est d’améliorer les conditions d’enseignement et de parvenir à un meilleur équilibre entre les établissements éducatifs.

Des programmes anticipatifs sont également prévus pour renforcer les flottes de transport scolaire et universitaire, améliorer la programmation des trajets et accroître la capacité de réponse aux besoins des élèves et des étudiants.

La sécurité routière fera l’objet d’une attention particulière, avec un renforcement de la présence sécuritaire aux abords des établissements et sur les axes routiers qui y sont liés, afin d’assurer la sécurité des élèves, étudiants, stagiaires et personnels éducatifs et de formation.

Vers une école davantage numérisée

La numérisation des services scolaires sera poursuivie, notamment à travers le système informatique de la vie scolaire, « viescolaire.education.tn », ainsi que les services d’inscription à distance.

Le gouvernement prévoit de poursuivre le développement de cette plateforme, d’élargir son utilisation et de l’exploiter davantage pour améliorer la gouvernance des établissements scolaires, simplifier les procédures et assurer un meilleur suivi du parcours scolaire.

Les activités culturelles, de jeunesse et sportives seront également renforcées. Elles sont considérées comme essentielles au développement de la personnalité de l’apprenant, à la consolidation des valeurs de citoyenneté et de responsabilité, ainsi qu’au développement de la créativité et de l’esprit d’initiative.

Dans ce cadre, le gouvernement appelle également à renforcer l’ouverture des établissements éducatifs sur les espaces culturels, de jeunesse et sportifs.

Santé scolaire et inclusion

La santé scolaire figure également parmi les priorités, avec le renforcement des services de dépistage, de vaccination, de premiers secours, d’accompagnement sanitaire et psychologique, ainsi que des actions de sensibilisation et de prévention.

Le conseil ministériel a par ailleurs insisté sur le renforcement de la vie scolaire, notamment à travers le développement de l’éducation inclusive et la prévention de la violence et des phénomènes émergents dans le milieu scolaire.

Les programmes d’intégration scolaire en faveur des personnes en situation de handicap, ainsi que des élèves confrontés à des difficultés ou à des troubles de l’apprentissage, seront également soutenus.

La formation professionnelle comme passerelle vers l’emploi

La place de la formation professionnelle au sein du système national d’éducation et de formation devra, elle aussi, être renforcée.

L’objectif est de consolider son rôle de véritable passerelle vers l’emploi, en améliorant la qualité de la formation et en adaptant les spécialités aux besoins de l’économie et du marché du travail.

Le renforcement des stages pratiques et le développement des compétences doivent permettre d’élargir les perspectives offertes aux jeunes et de consacrer davantage le principe de l’apprentissage tout au long de la vie.

Hébergement, restauration et services universitaires

Le gouvernement a également appelé à accélérer la finalisation des préparatifs liés à l’hébergement, à la restauration et au transport, tout en développant les différents services scolaires et universitaires.

L’ambition affichée est de garantir une vie universitaire favorisant le développement des compétences personnelles des étudiants et constituant un environnement propice à la créativité.

Les bourses scolaires et universitaires ainsi que les aides sociales devront être attribuées à leurs bénéficiaires. Les activités culturelles, scientifiques et sportives seront également soutenues, avec un renforcement des infrastructures qui leur sont dédiées.

La prise en charge sanitaire et psychologique des élèves, étudiants et stagiaires fera également l’objet d’un suivi renforcé.

Manuels scolaires : disponibilité et lutte contre la spéculation

Enfin, le conseil a insisté sur la nécessité d’assurer la disponibilité des manuels scolaires et des cahiers subventionnés dans les délais et en quantités suffisantes.

Les circuits de distribution devront être mieux maîtrisés afin de prévenir la spéculation et les pratiques de monopole, tout en tenant compte du pouvoir d’achat des familles.

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Mahdia : A Borj Erras, après la colère, l’eau revient… deux heures par jour

15. August 2026 um 09:44

Après plusieurs jours de pénurie et une mobilisation qui a dégénéré en affrontements et en interpellations, les habitants de Borj Erras, à Mahdia, verront de nouveau l’eau couler dans leurs robinets à partir de ce samedi 15 août. Mais la solution annoncée par la SONEDE reste loin d’un retour à la normale : l’approvisionnement ne devrait durer qu’entre une heure et demie et deux heures par jour, pendant plus d’une semaine. Entre crise de l’eau, colère sociale et poursuites judiciaires, Borj Erras est devenu le symbole d’un problème qui dépasse désormais largement cette seule localité.

Après des semaines sans eau, un approvisionnement au compte-gouttes

À Borj Erras, la situation était devenue intenable. Depuis plusieurs jours, les habitants dénonçaient des coupures prolongées, laissant de nombreuses familles sans accès régulier à l’eau potable.

Les chiffres eux-mêmes traduisent l’ampleur du malaise. Les services du gouvernorat évoquent une interruption de l’approvisionnement ayant duré près de vingt jours, tandis que les habitants et les organisations locales de défense des droits humains parlent d’une crise remontant à plus d’un mois.

À partir de samedi matin, une solution temporaire doit être mise en place. La localité sera alimentée quotidiennement pendant environ deux heures, selon une source officielle citée par l’agence TAP. Ce dispositif exceptionnel devrait être maintenu pendant plus d’une semaine, en attendant le rétablissement d’une distribution présentée comme « normale et régulière ».

Pour les habitants, il ne s’agit donc pas encore d’un retour à la normale, mais plutôt d’une respiration après des semaines de robinets à sec.

La colère des habitants a fini par éclater

Cette crise de l’eau a pris une tout autre dimension jeudi soir lorsque des habitants sont descendus dans la rue pour réclamer le rétablissement de l’approvisionnement.

La mobilisation a donné lieu à des tensions et à plusieurs interpellations, y compris parmi des jeunes et des mineurs. L’affaire a ensuite pris une tournure judiciaire, avec des qualifications pénales évoquées dans le cadre des poursuites.

La section de Mahdia de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme ainsi que le Conseil régional de l’Ordre des avocats se sont alors mobilisés pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une judiciarisation de la protestation.

La libération des jeunes arrêtés lors des manifestations a finalement été annoncée vendredi soir.

La séquence reste cependant saisissante : après une mobilisation née de l’absence d’eau, plusieurs habitants se sont retrouvés confrontés à des poursuites, tandis que la première réponse concrète apportée à leur revendication consiste désormais en un accès limité à une ou deux heures d’eau par jour.

Un problème qui touche aussi Sousse et Monastir

Borj Erras n’est pas un cas isolé. Depuis le 5 juillet, plusieurs zones des gouvernorats de Mahdia, Sousse et Monastir sont soumises à des coupures nocturnes, généralement entre minuit et 5 heures du matin.

Mais la remise en service du réseau ne signifie pas nécessairement le retour de l’eau dans tous les foyers. Dans certaines zones, notamment celles situées en hauteur, la faiblesse de la pression empêche l’eau d’atteindre les étages.

Borj Erras et Jebel Dar Wajeh figurent parmi les secteurs les plus touchés. Dans certains immeubles, seuls les appartements du rez-de-chaussée parviennent encore à être alimentés.

La crise locale s’inscrit ainsi dans une difficulté beaucoup plus large, liée à la pression exercée sur les capacités de production et de distribution d’eau potable durant la période estivale.

Plus de besoins, mais une dotation qui ne suit pas

À Mahdia, la situation est aggravée par l’afflux estival. La région, devenue une destination touristique et balnéaire importante, voit sa consommation d’eau augmenter fortement durant les mois d’été.

Or, selon les services régionaux, les volumes d’eau alloués au gouvernorat ne connaissent pas une évolution comparable. L’équation est donc simple : les besoins augmentent, mais les ressources disponibles restent limitées.

Pour répondre à cette situation, plusieurs réunions ont été organisées avec les autorités centrales afin d’identifier des solutions capables de renforcer l’approvisionnement de toute la région.

Parmi les réponses attendues figure la mise en exploitation de la station de dessalement de l’eau de mer de Sidi Abdelhamid, à Sousse. Cette infrastructure doit contribuer à améliorer l’alimentation en eau potable de plusieurs gouvernorats du Sahel, dont Mahdia, Sousse et Monastir.

Mais tant que cette capacité supplémentaire n’est pas pleinement disponible, certaines zones continuent de subir les conséquences d’un réseau soumis à une forte pression.

Pour l’heure, la crise n’a pas disparu. Elle est simplement passée d’une absence totale d’eau à une distribution au compte-gouttes.

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Séniors et emploi : la France mise sur eux, la Tunisie les oublie

15. August 2026 um 09:15

Six métiers recrutent particulièrement les séniors en France selon chiffres de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) cités par Indeed. Un contraste frappant avec la Tunisie, où aucune statistique équivalente n’existe pour cette tranche d’âge.

Le taux d’emploi des 60-64 ans atteint 44,4 % en France, porté notamment par la réforme des retraites de 2023. Pour la Dares, six métiers concentrent l’essentiel des recrutements de plus de 55 ans : agents d’entretien (4,6 %), enseignants (4,5 %), cadres administratifs (4,3 %), conducteurs de véhicules (3,3 %), aides à domicile et cadres commerciaux (3,2 % chacun), et vendeurs (2,9 %).

Et en Tunisie ? Le contraste est tout simplement saisissant. Le taux de chômage tunisien s’établissait à 15 % au premier trimestre 2026, avec un taux d’activité global de seulement 45,9 % – un chiffre proche, ironiquement du reste, du taux d’emploi français des séniors pris isolément. Mais surtout, l’INS (Institut national de la statistique) ne publie aucune donnée détaillée sur l’emploi des 55 ans et plus, contrairement à la Dares, comme si les personnes âgées tunisiennes ne faisaient plus partie des « statistiques nationales ». Cette absence semble montrer que les séniors tunisiens n’apparaissent tout simplement pas comme une catégorie de politique publique. Une omission, sans doute voulue, qui mérite d’être réparée, comme le suggère l’article en lien ci-dessous.

Lire aussi : Tunisie : Avec 17% de la population, les séniors sont-ils un levier de croissance ?

Le vrai souci, en Tunisie, reste ailleurs : le chômage des diplômés du supérieur atteint 24,2 %, en hausse, pendant que le chômage global recule. Dans ce contexte, la question des travailleurs expérimentés passe au second plan : beaucoup d’entre eux basculent silencieusement dans l’informel ou une retraite anticipée non choisie, faute de dispositif de maintien dans l’emploi comparable à celui qui se dessine en France. Un angle mort qui mériterait, lui aussi, son propre rapport.

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