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Affaire du terrain de Carthage ou quand l’administratif devient pénal

13. Juni 2026 um 13:38

Nous publions ci-dessous le commentaire que l’auteur, écrivain, éditeur et, également, habitant de Carthage, a publié sur Facebook, à propos de l’affaire dite du terrain de Carthage qui alimente actuellement une grande polémique, et dans laquelle la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis a émis, le mardi 9 juin 2026, des mandats d’arrêt contre cinq prévenus, dont Azedine Beschaouch, ancien ministre des Affaires culturelles, en sa qualité d’ancien chef de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage, son ancien adjoint, Mohamed Ali Hammami, et le journaliste Zied El Hani, incarcéré dans une autre affaire.

Abdelaziz Belkhodja *

L’affaire du terrain de Carthage pose d’abord un problème d’information. À ce stade, le public ne dispose pas de tous les éléments du dossier : les délibérations exactes, les contrats, les évaluations foncières, les autorisations de tutelle, les expertises éventuelles et les arguments complets des différentes parties ne sont pas tous accessibles. Il faut donc rester prudent. Mais les éléments connus suffisent déjà à poser une question de fond : comment traiter une décision administrative ancienne lorsqu’elle est contestée plusieurs années plus tard ?

Le dossier semble s’étendre sur plusieurs décennies. Il y aurait eu une première opération foncière dans les années 1960, une délibération municipale en 2008, une autre en 2011, puis un contrat signé en 2012. Avant de chercher des coupables, il fallait donc d’abord comprendre la chaîne des décisions : qui a décidé quoi, à quelle date, avec quelle autorisation, et sur quelle base juridique ?

Etablir la chaîne des responsabilités

C’est là que se trouve le cœur du problème. Une délibération municipale est un acte administratif. Tant qu’elle n’a pas été annulée par le juge administratif, elle est en principe considérée comme valable. Si elle est contestée, il faut d’abord vérifier sa légalité. On ne peut pas transformer automatiquement une décision administrative discutable en infraction pénale.

Il faut aussi distinguer les responsabilités. Celui qui prend une décision initiale n’a pas le même rôle que celui qui l’exécute plusieurs années plus tard. Si les responsables intervenus en 2011 ou en 2012 n’ont fait qu’appliquer une décision déjà adoptée, leur responsabilité ne peut pas être appréciée comme s’ils avaient eux-mêmes géré toute l’opération.

Dans ce genre de dossier, la bonne méthode aurait été simple : reconstituer toute la chronologie, examiner les délibérations, vérifier les autorisations de tutelle, évaluer le terrain, calculer l’éventuel préjudice, puis saisir le juge administratif si la légalité des actes est contestée.

Ensuite seulement, s’il apparaît qu’il y a eu fraude, enrichissement personnel, abus manifeste ou préjudice volontaire, la voie pénale peut être envisagée. Mais elle doit rester l’ultime recours, non le point de départ.

Les erreurs administratives, les décisions mal préparées, les régularisations anciennes ou les évaluations contestables peuvent être corrigées autrement : annulation d’un acte, révision d’un contrat, expertise indépendante, réparation financière, transaction administrative, réforme des procédures ou sanction disciplinaire. Tout ne doit pas finir devant le juge pénal.

Une logique de paralysie

Le recours au mandat de dépôt dans une affaire ancienne, technique et essentiellement documentaire pose donc un problème de proportionnalité. La détention préventive devrait rester exceptionnelle, réservée aux cas où il existe un risque réel de fuite, de pression sur les témoins ou de destruction des preuves. Dans une affaire administrative vieille de plusieurs années, d’autres mesures sont possibles.

Cette pénalisation excessive a un effet dangereux. Elle installe la peur chez les responsables publics, les élus locaux, les chefs d’entreprise, les acteurs culturels, les associations et tous ceux qui prennent des initiatives. À force de voir des décisions administratives transformées en affaires pénales, chacun finit par préférer ne rien signer, ne rien engager, ne rien autoriser.

Le résultat est grave : les projets économiques ralentissent, les initiatives culturelles deviennent risquées, les associations hésitent, l’administration se bloque et le pays entre dans une logique de paralysie.

Un État a le devoir de lutter contre les abus. Mais il doit aussi protéger l’action publique et l’initiative privée contre la peur permanente de la pénalisation. Sans cette sécurité juridique, plus personne n’ose agir. Et lorsqu’une société n’ose plus agir, c’est tout le développement économique, culturel et social du pays qui se trouve bloqué.

* Ecrivain et éditeur.

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Polémique autour de l’affaire Azedine Beschaouch

13. Juni 2026 um 13:06

L’annonce de l’exécution du mandat d’arrêt émis contre l’ancien ministre Azedine Beschaouch, âgé de 88 ans et souffrant de plusieurs pathologies, continue d’alimenter la polémique, en raison de rapports contradictoires concernant son état de santé et son lieu de détention.

Hier soir, vendredi 12 juin 2026, la chaîne de télévision nationale a cité des sources qu’elle a qualifiées de fiables, affirmant que M. Beschaouch séjournait depuis hier matin au service de cardiologie de l’hôpital Charles Nicolle de Tunis, où il reçoit les soins nécessaires et est placé sous surveillance médicale continue par une équipe spécialisée.

Cependant, l’avocat Sami Ben Ghazi, membre de son équipe de défense, a annoncé dans un poste sur sa page Facebook qu’«après que la chambre d’accusation a émis un mandat d’arrêt contre son client, le mardi 9 juin, et que ce mandat a été exécuté tard dans la nuit du mercredi 10 juin, il a été emmené de son lit d’hôpital à son domicile par un certain nombre d’agents», ajoutant, citant la sœur de son client, «qu’il n’a pas été autorisé à prendre la bouteille d’oxygène qu’il utilise pour respirer et qu’il souffre de difficultés à se déplacer».

Cette controverse survient après que la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis a émis, le mardi 9 juin, des mandats d’arrêt contre cinq prévenus, dont M. Beschaouch, en sa qualité d’ancien chef de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage, son adjoint, Mohamed Ali Hammami, et le journaliste Zied El Hani, incarcéré dans une autre affaire, dans le cadre d’une affaire liée à des soupçons de corruption dans une opération de cession de biens municipaux.

Quoi qu’il en soit, et quelles que soient les accusations portées contre le célèbre archéologue et historien, son âge avancé et son état de santé détérioré ne sauraient faire admettre son incarcération sous quelque condition que ce soit. Le principe de la présomption d’innocence devant toujours prévaloir dans de pareilles situations, le concerné peut bénéficier de la liberté conditionnelle, car il ne risque pas de se dérober à la justice.

I. B.   

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Vérand’Art | Quand la poésie devient un chemin d’individuation

13. Juni 2026 um 09:58

Dans la soirée du mercredi 4 juin 2026, à Vérand’Art, 9 rue Alturas, Kram-Salammbô, il ne s’est pas simplement tenu une rencontre autour de la poésie. Il s’est ouvert un espace rare, presque devenu clandestin dans nos sociétés saturées de vitesse : un espace où l’humain peut encore entendre ce qui parle en lui avant le bruit du monde.

Manel Albouchi

Il y avait des poètes, des lecteurs, des silences aussi. Et quelque chose d’étrange traversait la soirée dès les premiers textes : les voix semblaient se répondre sans s’être concertées, comme si chaque poème venait poursuivre secrètement celui qui l’avait précédé.

Peu à peu, la rencontre cessait d’être un simple événement culturel. Elle devenait une traversée intérieure collective, comme si la poésie révélait, derrière les individus présents, une architecture invisible de la conscience humaine.

La soirée commença symboliquement par cette question fondatrice que toutes les civilisations ont tenté de résoudre : comment relier le ciel et la terre ? Comment faire descendre l’invisible dans une existence concrète ? Car écrire n’est peut-être rien d’autre que cela : permettre à une pensée de devenir chair, permettre à une émotion informe de trouver enfin une langue capable de la contenir.

Le «je» cherche le «nous»

À cet instant, quelque chose d’essentiel apparaissait déjà : derrière chaque poème se cachait la même interrogation contemporaine. Comment habiter sa propre vie sans disparaître dans le vacarme collectif ?

Alors le mouvement vers l’autre commença. Le «je» chercha le «nous». Et avec lui surgit toute l’ambivalence humaine. Car dès qu’un groupe se forme, même autour de la beauté, apparaissent aussi les fragilités les plus profondes : le besoin d’être reconnu, les blessures narcissiques, les rivalités silencieuses, les luttes invisibles de pouvoir, cette difficulté si humaine à exister sans se comparer.

La poésie, le temps d’un soir, n’a pas tenté de masquer cela. Elle a laissé apparaître une vérité beaucoup plus profonde sur notre époque : nous sommes devenus des êtres épuisés de devoir continuellement tenir. Tenir socialement. Tenir économiquement. Tenir psychiquement. Tenir émotionnellement. Et derrière la réponse automatique du «ça va», il existe souvent une fatigue beaucoup plus ancienne : une fatigue d’exister, peut-être même une fatigue de devoir constamment jouer un rôle pour continuer à appartenir au monde.

C’est précisément là que la soirée prenait une dimension presque philosophique au sens vivant du terme. Car face à la complexité humaine, les réponses simplistes deviennent des violences invisibles. Réduire l’humain à une identité fixe, à une opinion, à une image ou à une fonction sociale finit toujours par mutiler quelque chose de vivant en lui.

Comme le rappelle Edgar Morin, la complexité n’est pas un problème à éliminer : elle est la condition même de l’existence humaine.

Et peut-être est-ce justement ce que la poésie tente encore de sauver aujourd’hui : la profondeur intérieure. Non pas compliquer le monde, mais empêcher qu’il soit réduit.

Sauver la profondeur intérieure

Au fil des lectures, une autre voie s’ouvrait alors discrètement : celle du recul face à son propre ego, celle d’Henri Michaux. Non comme humiliation de soi, mais comme déplacement intérieur. Apprendre à observer ses masques, reconnaître ses mécanismes de défense, comprendre qu’une identité trop rigide finit souvent par devenir une prison psychique.

À cet instant, la rencontre dépassait largement le cadre littéraire. Elle prenait presque la forme d’une expérience jungienne collective. Comme si chaque texte faisait traverser une étape du processus d’individuation : rencontrer son ombre, traverser ses contradictions, désidentifier progressivement l’ego, puis revenir au monde avec davantage de présence et moins de domination.

Et peut-être est-ce pour cela que certains moments de la soirée avaient quelque chose de profondément apaisant. Comme si, pendant quelques instants, la poésie suspendait l’obligation de performance qui épuise désormais les êtres. Elle rappelait discrètement que l’humain ne se construit pas uniquement dans la compétition ou la visibilité, mais aussi dans sa capacité à transmettre, à partager le pain, à laisser circuler la vie au-delà de lui-même.

Puis vint ce moment presque incandescent : le poème de clôture. Celui de Hichem Ben Ammar. Qui commence par : «Je suis.» Et soudain tout semblait tomber. Les rôles. Les postures. Les identités défensives. Les personnages sociaux que nous passons tant de temps à protéger. Il ne restait plus qu’une présence nue : être.

Peut-être que la poésie commence exactement là : dans cet espace fragile où l’humain cesse momentanément de vouloir paraître pour recommencer à exister.

Avec la participation des poètes Hichem Ben Ammar, Ahmed Ben Mahmoud, Mahmoud Chalbi et du jeune Amine Debbiche, ainsi que de Jacques Emmanuel Ottavi, philosophe et psychanalyste, Ibtissem Bejaoui, Zahra Chaouch, Amina Chenik et Chaker Ouahada, cette rencontre aura rappelé une chose essentielle : Dans une époque saturée de bruit, de vitesse et d’identités rigides, la poésie demeure encore l’un des rares lieux où la conscience humaine peut respirer.

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Tunisie | Le congé du Nouvel an de l’Hégire, mardi ou mercredi

13. Juni 2026 um 09:36

Le cabinet du Premier ministre à Tunis a annoncé dans un communiqué qu’à l’occasion du Nouvel an de l’Hégire, les fonctionnaires, les autorités locales et les institutions publiques à caractère administratif bénéficieront d’un jour de congé, à savoir le jour du Nouvel an de l’Hégire 1448, qui sera soit le mardi 16 juin, soit le mercredi 17 juin 2026, selon ce que révélera l’observation du nouveau croissant de lune et conformément à la déclaration de Son Éminence le Mufti de la République tunisienne à ce sujet.

Astronomiquement, la nouvelle année hégirienne (1 Muharram 1448 AH) devrait tomber le mardi 16 juin 2026, en attendant la confirmation officielle du Mufti de la République suite à l’observation de la nouvelle lune.

I. B.

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La responsabilité de la gauche dans l’échec de la transition tunisienne

13. Juni 2026 um 09:05

Pour créer les conditions propices à une sortie de crise en Tunisie, en plus de l’islam politique qui doit faire son autocritique, la gauche est appelée à procéder à une remise en question de son rôle et de ses crédos idéologiques d’une autre époque et dont la Russie et la Chine, foyers historiques du socialisme international, se sont débarrassés comme d’une vieille guenille pour assurer leur développement et leur souveraineté face aux forces adverses.

Elyes Kasri *

Tous les avis s’accordent sur la dégradation des indicateurs socio-économiques en Tunisie depuis 2010, devenue pour de nombreux experts une année de référence.

Bien que la Tunisie ait déjà été en crise, quoique silencieuse économiquement mais visible politiquement et diplomatiquement, la pseudo révolution de 2011 n’a rien amélioré en l’espace de quinze ans au point de faire un nombre grandissant de nostalgiques et de déçus de la démocratie et de développer une aversion des fondements du mode de gouvernance démocratique et de tous ceux qui prétendent s’y attacher.

Si l’islam politique à travers Ennahdha et sa nébuleuse a été sommé publiquement et judiciairement de rendre des comptes pour ses dérapages et méfaits durant la période post révolutionnaire, la gauche continue à alimenter une culture toxique anti réformes et anti entrepreneuriat faite de mythes socioéconomiques qui mènent inexorablement la Tunisie vers la déconstruction de son tissu entrepreneurial et économique et une croissance anémique, financée par un endettement de plus en plus lourd et onéreux, qui risque d’hypothéquer non seulement les opportunités de relance mais également la souveraineté et l’existence même du pays dans un scenario risquant d’être plus grave que celui de la Commission financière internationale de 1869 qui a pavé la voie à la colonisation française en 1881.

Une gauche lâche et irresponsable

Si l’histoire a marqué le rôle courageux et patriotique de la gauche grecque qui a sauvé avec courage et détermination son pays de la faillite en 2009, l’histoire portera un jugement sévère sur la gauche tunisienne qui, quand l’occasion s’est présentée sous feu Béji Caïd Essebsi, a refusé de partager le fardeau du pouvoir ** et les sacrifices requis par les réformes exigées par la situation du pays pour se contenter de faire sans risques de la surenchère qui continue de mener le pays à l’abysse de l’endettement, de la fonte du pouvoir d’achat et de la dégradation inexorable de l’infrastructure et des services publics ainsi que des attributs de la souveraineté nationale.

Pour créer les conditions propices à une sortie de crise, en plus de l’islam politique qui doit faire son autocritique, la gauche tunisienne est appelée à procéder à une remise en question de son rôle et de ses crédos idéologiques d’une autre époque et dont la Russie et la Chine, foyers historiques du socialisme international, se sont débarrassés comme d’une vieille guenille pour assurer leur développement et leur souveraineté face aux forces adverses.

Sans cette remise en question, la gauche tunisienne assumera une lourde responsabilité historique dans tout ce qui découlera de la pente dangereuse dans laquelle glissent l’économie et la souveraineté de la Tunisie depuis 2011.

* Ancien ambassadeur.

** En remportant les élections de 2014, Nidaa Tounes conduit par feu Béji Caïd Essebsi avait tendu la main au Parti des Travailleurs, conduit par Hamma Hammami, pour participer au gouvernement, mais ce dernier a refusé, obligeant les Nidaïstes à s’allier aux islamistes pour pouvoir constituer le gouvernement.     

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Mourad Zeghidi tient bon et poursuit sa grève de la faim

13. Juni 2026 um 08:02

Inès et Meriem Zeghidi ont pu rendre visite en parloir spécial à leur père et frère respectif, le journaliste Mourad Zeghidi, à la prison de Mornaguia où il est incarcéré depuis le 11 mai 2024. Elles ont rendu compte de cette visite dans le commentaire ci-dessous qu’Inès Zeghidi a publié, vendredi 12 juin 2026, sur sa page Facebook. Rappelons que notre confrère a été condamné à 4 ans de prison pour «diffusion de fausses nouvelles» et «délit financier»   

«La journée d’aujourd’hui fut à la fois heureuse et difficile.

«Nous avons pu rendre visite à Mourad en parloir spécial, le serrer dans nos bras, l’embrasser et sentir son odeur. Cela ne s’était plus produit pour ses filles depuis octobre 2024, date de la dernière visite spéciale qui leur avait été accordée, et depuis deux ans et deux mois pour sa sœur, depuis son incarcération.

«C’était un moment avec beaucoup de joie, de larmes et de chaleur humaine, notamment grâce à la présence de Yesmine, venue spécialement de France et des rires de son petit neveu qu’il a laissé nourrisson au moment de son arrestation.

«Physiquement, Mourad tient bon. Son état de santé se maintient malgré la fatigue et la chaleur.

«Nous avons longuement discuté avec lui, discussion au cours de laquelle nous lui avons transmis les nombreuses marques de solidarité venues de partout ainsi que les nombreux appels lui demandant de mettre fin à sa grève de la faim.

«Mourad a cependant décidé de poursuivre sa grève.

«Il remercie chaleureusement toutes celles et tous ceux qui le soutiennent, qui se tiennent à ses côtés et à ceux de sa famille, ainsi que toutes les personnes qui lui ont demandé d’arrêter, en particulier celles et ceux qui ont participé symboliquement à cette grève à ses côtés.

«Puisqu’il poursuit sa grève, nous continuerons à ses côtés pour ce neuvième jour.

«De notre côté, nous vous remercions profondément pour toutes les marques d’amour, de solidarité et de soutien.»

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Comment les drones israéliens génèrent des cibles au-dessus de Gaza

13. Juni 2026 um 07:51

Des documents révèlent comment les logiciels d’Intelligence artificielle (IA) et les équipements militaires ont donné à la flotte de drones israéliens des capacités de surveillance et offensives sans précédent.

Omer Benjakob *

La flotte de drones des Forces de défense israéliennes a opéré 24 heures sur 24 au-dessus de Gaza et du Liban pendant la guerre actuelle, servant de «générateur de cibles et de renseignement hautement efficace», selon des documents internes obtenus par Haaretz.

Les documents de l’armée israélienne révèlent des capacités de surveillance de masse et d’IA jusqu’alors non rapportées, intégrées dans les drones déployés dans le nord et le sud depuis 2023.

Les documents éclairent la manière dont la flotte principale d’Israël, composée de plusieurs dizaines de drones de surveillance et de frappe, a été utilisée pour aider à identifier des cibles et diriger les tirs tant pour les forces aériennes que terrestres. Les capacités reposent fortement sur l’IA et soulignent le rôle accru de l’automatisation dans la guerre moderne.

Une algorithmisation croissante

Les documents révèlent également que les drones Hermes 450 (ou Zik, qui signifie étincelle en hébreu) et Hermes 900 (le Kochav, ou étoile), tous deux fabriqués par l’entreprise israélienne Elbit Systems, ont été déployés à une échelle sans précédent dans les premiers mois suivant le 7 octobre 2023. Leurs heures de vol ont été multipliées par cinq, et ils ont survolé presque chaque recoin de Gaza depuis les airs, identifiant et classifiant des cibles pour les attaques, y compris les drones ennemis.

Les documents, les conversations de Haaretz avec des entrepreneurs de la défense technologique et des responsables de l’armée israélienne, ainsi que les témoignages de soldats au groupe Breaking the Silence, exposent ce qu’une source appelle «l’algorithmisation» croissante des systèmes sans pilote de l’armée israélienne. Les drones jouent un rôle de plus en plus central dans les combats, et leur nombre croissant de missions nécessite le traitement de quantités massives de données pour soutenir différents types de décisions autonomes.

Selon les documents et les autres sources, cette algorithmisation a commencé bien avant la guerre à Gaza, mais c’est là-bas que les capacités d’IA ont été employées pour la première fois à grande échelle, déployées rapidement après les massacres d’octobre 2023 — peut-être même précipitamment. Au moment de la guerre de cette année contre l’Iran, l’IA avait été intégrée dans tous les systèmes de commandement de l’armée, faisant partie de ce que l’armée israélienne appelle son Usine de données opérationnelles et d’IA. Les drones sont parmi ses principales utilisations.

Les documents montrent différents types d’automatisation soutenant divers rôles dans les opérations des drones. Ils offrent un aperçu rare de la manière dont des logiciels avancés sont superposés au matériel militaire et aux systèmes d’armes pour étendre leurs capacités.

Serveur dans le ciel

Par exemple, les documents révèlent un système jusqu’alors non rapporté connu sous le nom de Serveur dans le Ciel (Server in the Sky, ou SITS). Fonctionnant sur un ordinateur installé sur un drone, l’analyse «embarquée» utilise des algorithmes pour mener un large éventail de missions sans pilote qui exploitent l’analyse et la prise de décision par IA.

Selon les documents, l’algorithme analyse indépendamment le renseignement recueilli par les capteurs et les caméras des drones, détectant automatiquement les cibles, les classifiant et décidant de les suivre ou de les transmettre — au centre de commandement, aux pilotes de l’armée de l’air ou aux troupes au sol.

Le serveur et les analyses qu’il exécute permettent également de gérer la flotte de drones de manière autonome, en se répartissant les tâches pendant que les drones surveillent un secteur défini, en transférant la charge entre ces aéronefs sans pilote pour maintenir une visibilité continue. Par exemple, si une couverture nuageuse bloque soudainement la vue d’un drone, ou si un autre doit interrompre sa mission pour esquiver un missile sol-air, la couverture est automatiquement transférée à un autre drone disponible.

Les documents indiquent que le Serveur dans le Ciel fournit des «recommandations et décisions basées sur l’IA». Ils ne précisent pas, mais décrivent SITS comme faisant partie de «systèmes d’aide à la décision» plus larges. Ces systèmes utilisent des algorithmes avancés pour traiter d’énormes quantités de données de divers types provenant de multiples sources, fournissant aux opérateurs de drones, aux analystes et même aux forces au sol des informations et des recommandations. Bien qu’un humain soit clairement dans la boucle, le système prétend faire plus que simplement traiter des chiffres et fournirait des «analyses narratives avancées».

En mars, l’armée israélienne a confirmé que l’infrastructure d’IA initialement utilisée par des divisions spécifiques à Gaza était désormais pleinement opérationnelle dans l’ensemble de l’armée. Des responsables ont également confirmé que la flotte de drones offensifs «Storm Clouds» faisait également partie de l’Usine de données opérationnelles et d’IA, parmi d’autres utilisations. Les documents montrent comment des essaims de drones de collecte de renseignement et de frappe ont volé — d’abord au-dessus de Gaza et du Liban, et plus récemment au-dessus de l’Iran et d’autres théâtres — utilisant la vision par ordinateur pour repérer les cibles, les classifier, les cartographier et les partager en vidéo en temps réel avec toutes les forces combattantes.

Couverture à 360°, 24h/24 et 7j/7

L’Hermes 450 est entré en service il y a plus de deux décennies et constitue l’épine dorsale de la flotte de drones de l’armée israélienne. Il peut transporter jusqu’à 150 kilogrammes ; la charge utile peut inclure des systèmes comme des caméras avancées, un radar à synthèse d’ouverture qui voit la nuit et à travers les nuages, ainsi que des systèmes d’interception des communications et de renseignement électronique. L’Hermes 900 est entré en service il y a plus d’une décennie. Il peut transporter jusqu’à 350 kilogrammes et rester en vol pendant environ 35 heures, soit près du double de la durée de son prédécesseur.

Les deux sont également utilisés pour des frappes — un fait connu depuis plus d’une décennie mais dont la publication a été autorisée en Israël seulement en 2022. Selon des rapports étrangers, l’Hermes 450 peut transporter jusqu’à quatre missiles air-sol, l’Hermes 900 jusqu’à huit.

Les documents décrivent la flotte Hermes comme un «élément central et clé» de l’effort de guerre, menant des missions de défense et d’attaque simultanément. Les drones ont été testés au combat et ont été contraints de décoller de bases aériennes sous le feu ; ils ont opéré à une échelle exceptionnelle sur un terrain de «guerre urbaine» à Gaza et sur un terrain «forestier et végétal» dans le sud du Liban.

Leur mission centrale est le «soutien aérien rapproché aux forces de l’armée israélienne combattant en milieu bâti» et la «protection des forces à 360 degrés». Les documents indiquent que les capacités d’analyse visuelle des drones ont exposé des caches ennemies et trouvé des combattants attendant en embuscade ; les drones ont choisi des cibles pour les forces au sol ou les ont signalées.

Ce récit correspond aux témoignages recueillis par Breaking the Silence auprès de soldats ayant servi à Gaza et décrivant une coordination complète entre la flotte de drones et les forces au sol, jusqu’au niveau du bataillon.

Des hauts responsables de l’armée israélienne ont déclaré à Haaretz que le soutien aérien et le renseignement fournis par les drones à Gaza et au Liban ont joué un rôle essentiel dans la protection des forces. Ils affirment que ce système est très précis et a permis dans de nombreux cas à l’armée de l’air de frapper des forces ennemies opérant à quelques dizaines de mètres des troupes israéliennes. Les drones aident également à prévenir les erreurs de tir ami, en suivant les soldats et en fournissant une large vue d’ensemble visuelle des forces sur le terrain.

Renseignement et surveillance

Les documents exposent une autre capacité essentielle de la flotte : un système de surveillance connu sous le nom de Wide Area Persistent Surveillance (WAPS, surveillance persistante sur zone étendue). Elbit a dévoilé un système similaire il y a environ dix ans au salon du Bourget, mais les documents éclairent la manière dont il a été utilisé dans les combats à Gaza et au Liban.

La charge utile est montée sur l’Hermes 450 ou 900, comprenant un ensemble de 10 caméras avancées utilisant des capteurs électro-optiques qui peuvent capturer visuellement — en temps réel et depuis un seul drone — 80 kilomètres carrés. Cela représente environ un quart de la bande de Gaza. Alors qu’une seule caméra suit une petite zone fixe, le réseau de caméras permet un suivi en direct de nombreuses zones à la fois sur une vaste zone de combat, pour trouver les forces ennemies et les suivre en continu.

WAPS permet également ce qui semble être une archive massive de toute la couverture visuelle, ce que les documents appellent la «médecine légiste du renseignement» : la capacité de relire la vidéo en temps réel et a posteriori, en rassemblant différents points de vue. Cela permet aux analystes de retracer un objet jusqu’à son point d’origine, ou de reconstruire une chaîne d’événements après les faits. Selon les documents, le système — pour ces deux capacités — s’est avéré « un générateur de cibles et de renseignement particulièrement efficace » à Gaza et au Liban.

Les documents affirment que le système de surveillance dispose d’une analyse automatique intégrée, comprenant la classification, le tri et des «gardiens». Ce que cela signifie exactement n’est pas clair ; cela pourrait faire partie des décisions automatiques du Serveur dans le Ciel. Dans le monde des algorithmes, les «gardiens» désignent en partie des filtres automatiques qui décident quelles informations sont transmises, et s’il faut déclencher une action ou avertir un opérateur humain.

Des enquêtes antérieures ont révélé l’utilisation de l’IA par l’armée israélienne et comment sa puissance de calcul massif de données aide à produire et alimenter le «banque de cibles» d’Israël. Dans le magazine +972, le journaliste Yuval Abraham a dénoncé un système automatisé appelé Lavender qui, au cours de la première année de la guerre, analysait d’énormes quantités d’informations et de points de données recueillis par divers moyens sur presque chaque résident de Gaza et évaluait la probabilité qu’une personne donnée puisse être considérée comme un combattant du Hamas.

Selon l’enquête, les agents de renseignement ont entraîné le système sur des données de terroristes connus, le système prétendant apprendre à trouver des terroristes inconnus dans la population générale. De cette façon, la technologie a transformé des dizaines de milliers de Palestiniens en cibles potentielles, selon l’article. Des sources militaires ont ajouté qu’elles comptaient de plus en plus sur les analyses du système, à savoir sa méthode de classement, même si l’on savait qu’il avait un taux d’erreur de 10 pour cent.

Au total, les documents obtenus par Haaretz révèlent la partie aérienne de ces systèmes, montrant comment les drones collectent des renseignements que les systèmes d’IA analysent et filtrent, puis alimentent d’autres systèmes jusqu’au soldat sur le terrain.

Le ministère de la Défense et Elbit n’ont pas répondu aux demandes de commentaires. L’armée israélienne a déclaré dans un communiqué à Haaretz : «Les processus opérationnels au sein de l’armée israélienne, y compris l’identification des cibles et la planification des frappes, reposent sur une variété d’outils et de méthodes avancés qui incluent des systèmes de planification et de gestion de l’information. L’armée israélienne utilise les capacités basées sur l’intelligence artificielle uniquement comme outils auxiliaires sans remplacer l’implication et le jugement humain du personnel professionnel et des commandants autorisés.

«Selon les directives de l’armée israélienne, chaque frappe nécessite une évaluation individuelle par une personne concernant la nature de la cible, l’avantage militaire par rapport aux dommages collatéraux attendus, et un examen des mesures de précaution réalisables dans les circonstances. L’armée israélienne s’engage à utiliser de manière responsable et légale les outils d’information, les données et les technologies avancées, conformément au droit international.»

Drone contre drone

Les documents décrivent également une autre capacité non rapportée auparavant : la capacité des drones à détecter les drones hostiles venant du Liban et de Syrie. La guerre qui a éclaté en octobre 2023 a surpris un Israël non préparé face à la menace aérienne grandissante. En 2021, le système de radar monté sur ballon «Sky Dew» d’Israël a été déployé dans le nord, construit spécifiquement pour couvrir les angles morts des radars au sol : repérer les drones volant bas et les missiles de croisière venant du nord et de l’est. Mais six mois après le début de la guerre, un drone du Hezbollah a détruit le système avant qu’il ne devienne opérationnel. Les documents détaillent comment la flotte de drones de l’armée de l’air est devenue un nouvel acteur dans la chasse aux drones : un système électro-optique avancé appelé Spectro, dont l’existence était déjà connue. Le Spectro a été adapté à l’Hermes 900 et converti pour fonctionner avec le Serveur dans le Ciel et repérer les drones hostiles depuis les airs.

Les documents montrent comment l’armée israélienne a connecté logiciel et matériel : le Serveur dans le Ciel fonctionnait à bord de l’Hermes 900 aux côtés de technologies incluant des capteurs de renseignement électronique et de signaux, des systèmes d’observation et de marquage de cibles, des systèmes de guerre électronique et le radar d’Israel Aerospace Industries.

Les documents montrent également comment l’idée de lier les capacités d’IA à divers types de capteurs avancés dans toute la flotte de drones a commencé bien avant la guerre à Gaza.

Les documents révèlent comment, en 2021, une chaîne de combat basée sur l’IA a été présentée à l’ancien chef du renseignement militaire Aharon Haliva. Selon les documents, cela signifiait «l’intégration et la synergie entre les capteurs et l’IA du SIGINT (renseignement d’origine signal) et de la guerre électronique, permettant un cycle complet de collecte — identification — génération de cibles — attaque.»

Les capacités, selon les documents, ont été développées et intégrées dans les drones, puis utilisées à Gaza, au Liban et, plus récemment, en Iran. Mais Israël n’est pas la seule armée à utiliser ces drones. Selon Elbit, ils ont été exportés vers au moins 20 pays. L’entreprise garde généralement l’identité de ses clients secrète, mais diverses publications ont rapporté que certains des systèmes — y compris la variante offensive — ont été vendus à l’Azerbaïdjan, au Brésil, au Mexique, à la Suisse, aux Philippines, à la Thaïlande et à Singapour. L’Inde construit l’Hermes 900 elle-même dans une coentreprise avec Elbit, et la Serbie l’a acheté dans le cadre d’un vaste accord d’armement de plus de 300 millions de dollars. Les gardes-frontières maritimes [Frontex] de l’Union européenne (UE) ont également acquis ces drones, les utilisant à des fins civiles et de surveillance des frontières. Mardi, le ministère de la Défense a révélé que les exportations de défense d’Israël ont battu un record l’année dernière, bondissant de 30 % pour atteindre près de 20 milliards de dollars [= X 2 par rapport à 2020 et X4 par rapport à 2015, NdT]. Les ventes de drones et de quadricoptères — des hélicoptères à quatre rotors — ont totalisé 800 millions de dollars. La plupart des quadricoptères ont été fabriqués par les trois grandes entreprises d’armement Elbit, Israel Aerospace Industries et Rafael Advanced Defense Systems.

Source : Haaretz, traduit par Tlaxcala

* Journaliste spécialisé dans la désinformation et la cybernétique pour le quotidien israélien Haaretz. 

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Vers un marketing territorial pour l’investissement à Bizerte

13. Juni 2026 um 07:22

Dans le cadre de ses efforts pour renforcer l’attractivité économique de la région de Bizerte et promouvoir l’investissement productif, la Conect Bizerte, présidée par Lotfi Sahli, organise une rencontre-débat sur le thème : «Bizerte se mobilise pour l’investissement : vers un nouveau marketing territorial», et ce, le jeudi 18 juin 2026, à l’hôtel El Andalucia à Bizerte.

Cette rencontre, organisée en collaboration avec comité régional de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT) et la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est, vise à créer un espace de dialogue et d’échange entre les principaux décideurs, investisseurs et acteurs économiques, partager les expériences et confronter les visions pour contribuer à l’émergence de solutions concrètes visant à rendre l’environnement d’investissement à Bizerte plus attractif et compétitif.

Une présentation institutionnelle mettra en avant les opportunités d’investissement à Bizerte dans les secteurs suivants : industrie et les zones d’activités ; transport et logistique ; économie bleue et portuaire ; agriculture et agroalimentaire ; tourisme alternatif et digital et services innovants. Elle sera suivie par la présentation d’une enquête sur l’état des lieux de l’investissement à Bizerte (résultats et indicateurs).

Un premier panel auquel prendront part de représentants des institutions publiques concernées (TIA, APII, APIA, chambres de commerce, centres d’affaires…) portera sur les leviers pour renforcer l’attractivité territoriale : l’écosystème de l’investissement ; la compétitivité territoriale et la visibilité de la région de Bizerte ; les besoins et les attentes du secteur privés ; les procédures des établissements classés et disponibilité des terrains fonciers…

Un second panel portera sur les moyens d’accélérer et de sécuriser l’investissement régional : la réforme et la simplification des procédures ; l’interlocuteur unique des investisseurs et la gouvernance territoriale ; l’innovation, l’industrie 4.0 et la transformation

Digitale ; le rôle de la recherche universitaire dans le développement industriel ; l’économie bleue et le tourisme alternatif ; les mécanismes d’appui (Fipa, caisse de dépôt et consignation…)

Le troisième panel portant sur les mécanismes de financement sera marqué par la participation de représentants des banques. Et la journée sera clôturée par une synthèse sous forme de recommandations et feuille de route.

I. B.  

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Programme du Festival d’El Djem 2026

12. Juni 2026 um 13:40

Le Festival international de musique symphonique d’El Djem se tiendra du 11 juillet au 15 août 2026 dans l’amphithéâtre romain de cette ville du centre-est de la Tunisie, un site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Le programme de cette 39e édition confirme la dimension internationale de cet événement qui, depuis près de quarante ans, réunit musique classique, patrimoine archéologique et dialogue culturel méditerranéen.

Cette année, des artistes et des orchestres de Tunisie, d’Italie, de France, d’Espagne et d’Autriche se produiront, proposant un programme varié allant de l’opéra à la musique symphonique, du répertoire méditerranéen aux bandes originales de films, a-t-on appris lors de la conférence de presse organisée par les organisateurs le jeudi 11 juin 2026.

Le concert d’ouverture, le 11 juillet, sera ‘‘Didon et Énée’’, une production de l’Opéra de Tunis. Le 15 juillet, l’Orchestre symphonique de Sousse interprétera ‘‘Tarabiat symphoniques’’ avec la participation de la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani. Le 18 juillet, le public de l’amphithéâtre accueillera la Camerata de Barcelona avec ‘‘Colores de España’’.

La participation française sera assurée par l’Orchestre L’Orphéon, les 24 et 25 juillet. La première soirée sera consacrée à un hommage à Marcel Khalifé et à un projet dédié aux chants de l’exil, avec la participation du Mehdi Haddjeri Band, de La Cité des Marmots du 93 et ​​d’Ouled El Jem. La seconde soirée mettra à l’honneur deux œuvres emblématiques du répertoire symphonique : le ‘‘Boléro’’ de Maurice Ravel et ‘‘Shéhérazade’’ de Nikolaï Rimski-Korsakov.

Le mois d’août débutera avec l’Orchestre du Bal de l’Opéra d’État de Vienne. La présence italienne est particulièrement marquante, avec l’Orchestra Instabile di Arezzo (Oida), qui présentera deux concerts : le 6 août, une soirée dédiée à la musique de film, ‘‘De Cinecittà à Hollywood’’, et le 8 août, un programme intitulé ‘‘Naples en Méditerranée’’, présentant quelques-unes des plus célèbres chansons napolitaines. Le programme se poursuivra le 12 août avec l’Orchestre symphonique de Carthage et sera clôturé le 15 août avec le violoniste autrichien Yuri Revich et l’ensemble The Sound.

Le festival a pour ambition de renforcer le rôle d’El Jem comme pôle culturel et touristique de la Tunisie. Le cadre de l’amphithéâtre (également connu sous le nom de Petit Colisée), l’un des monuments romains les plus impressionnants et les mieux conservés d’Afrique du Nord, demeure la caractéristique distinctive de l’événement : un lieu où le patrimoine antique se mêle à la musique symphonique et contemporaine et à la circulation internationale des artistes.

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Pour l’Allemagne, la Tunisie reste une destination d’investissement stratégique

12. Juni 2026 um 12:23

La Chambre tuniso-allemande de l’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie) a tenu, le jeudi 11 juin 2026 à l’hôtel Sheraton Tunis, sa 47e assemblée générale ordinaire, réunissant ses membres, partenaires institutionnels et acteurs clés de l’écosystème économique tuniso-allemand.

Ouverte par le président de l’AHK Tunisie, Ghazi El Biche, en présence d’Elisabeth Wolbers, ambassadeur d’Allemagne en Tunisie, cette rencontre annuelle a été l’occasion de dresser le bilan des activités et les réalisations de l’année 2025 et présenter les perspectives de développement de la Chambre et de réaffirmer son engagement en faveur du renforcement des relations économiques entre la Tunisie et l’Allemagne.

Cette 47ᵉ édition a également constitué un espace de réflexion et de dialogue autour des enjeux économiques, nationaux et géopolitiques majeurs auxquels la Tunisie est aujourd’hui confrontée.

Dans un contexte marqué par la restructuration des chaînes d’approvisionnement mondiales et le développement du nearshoring, les entreprises allemandes considèrent plus que jamais la Tunisie comme une destination d’investissement stratégique.

Cette dynamique se reflète dans des indicateurs particulièrement encourageants : l’Allemagne a gardé sa position comme le deuxième investisseur étranger en Tunisie en 2025, tandis que l’excédent commercial tunisien avec l’Allemagne a dépassé les 771 millions d’euros en 2025.

À l’issue de l’assemblée générale, l’AHK Tunisie a organisé un débat autour du thème : «La Tunisie – compétences, compétitivité aujourd’hui et demain». En présence de Mhamed Ben Abid, directeur général du suivi et de l’évaluation des réformes du climat des affaires, accompagné de Jalel Tebib, directeur général de la Fipa et directeur général par intérim de la TIA.

Ce débat a permis d’approfondir les réflexions sur les leviers de compétitivité et de développement des compétences en Tunisie.

Jörn Bousselmi, directeur général de l’AHK Tunisie et membre exécutif du comité directeur, a présenté à cette occasion un aperçu des premiers résultats de l’enquête annuelle menée auprès des entreprises allemandes établies en Tunisie.

À travers cette rencontre, l’AHK Tunisie confirme sa vocation de passerelle entre les économies tunisienne et allemande, avec pour objectif de renforcer un climat propice à l’investissement et à une croissance durable.  

I.B. (avec communiqué).

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La Tunisie, site de relocalisation technologique pour les entreprises italiennes

12. Juni 2026 um 11:33

Le prochain Forum d’affaires Italie-Tunisie et la 22e édition du Tunisia Investment Forum (TIF), qui réuniront des milliers de participants du monde entier à Tunis les 24 et 25 juin 2026, vont ériger le concept de «relocalisation technologique» en axe stratégique de la coopération bilatérale dans le cadre de la redéfinition des chaînes de valeur européennes, accélérée par les récentes crises mondiales. La Tunisie, 5e exportateur mondial d’ingénieurs, peut devenir un pôle d’innovation capable d’attirer et de soutenir des investissements à forte valeur ajoutée. Italiens, mais aussi européens.

La Tunisie, traditionnellement perçue comme un marché local à bas coûts, devient rapidement un partenaire essentiel pour l’intégration des technologies de pointe, notamment dans les secteurs automobile, aéronautique, des nouvelles technologies et des matériaux stratégiques.

La redéfinition des chaînes de valeur européennes, accélérée par les récentes crises mondiales, pousse la Méditerranée vers un nouveau paradigme industriel. Au cœur de cette transformation se trouve le concept de «relocalisation technologique» et des dynamiques industriels qu’il inspire.   

De la sous-traitance à la co-conception en ingénierie

Le panel consacré à l’industrie de pointe, au cœur des prochaines réunions organisées par l’Agence de promotion des investissements extérieurs (Fipa) en collaboration avec les institutions et associations professionnelles italiennes, témoigne d’une nette accélération du rythme. La sous-traitance traditionnelle cède la place à une véritable co-conception en ingénierie. Le rôle de la Tunisie dans le développement du concept de véhicules pilotés par logiciel en est emblématique. Des entreprises internationales de premier plan dans les secteurs de l’automobile et de l’électronique, telles qu’Ampere et Actia, ont récemment choisi d’implanter leurs équipes dédiées aux systèmes embarqués et aux logiciels de diagnostic pour l’électromobilité de nouvelle génération dans notre pays.

Fort d’un écosystème comprenant plus de 16 chercheurs, des pôles de compétitivité stratégiques (de Bizerte à Zarzis) et des exportations de services TIC en constante croissance (le secteur contribue à hauteur de 11 % au PIB national), la Tunisie se positionne comme un pôle d’innovation capable d’attirer et de soutenir des investissements à forte valeur ajoutée.

Dans ce contexte, le secteur manufacturier italien prend des mesures cruciales pour sécuriser ses chaînes d’approvisionnement et atténuer son exposition aux fluctuations logistiques et géopolitiques des marchés asiatiques.

Des associations professionnelles de premier plan, telles qu’Assolombarda – qui a joué un rôle moteur dans l’organisation des missions commerciales fin juin – et Sicindustria, forte du succès récent d’«AfroSicilia» à Monreale, cartographient activement la région afin d’établir des coentreprises stables avec des partenaires tunisiens. L’objectif des entreprises de la chaîne d’approvisionnement (composants, mécatronique, microélectronique) est double : d’une part, créer des synergies industrielles permettant de raccourcir et de sécuriser les circuits logistiques des produits «Made in Italy» ; d’autre part, établir un corridor privilégié pour l’accès et la transformation des matières premières critiques essentielles à la transition énergétique et numérique.

Un pôle d’intégration verticale euro-africaine

Les petites et moyennes entreprises (PME) italiennes, notamment dans le sud de l’Italie, ne considèrent plus la côte sud comme une simple plateforme de délocalisation pour contenir les coûts, mais comme un pôle d’intégration verticale indispensable à la survie et à la compétitivité de l’industrie manufacturière européenne.

D’un point de vue stratégique et diplomatique, la consolidation de la production et de la production de proximité en Tunisie dépasse le cadre strictement bilatéral.

En parfaite adéquation avec le plan Mattei promu par le gouvernement italien, notre pays tire parti de sa vocation logistique pour se positionner comme une porte d’entrée privilégiée vers le vaste marché continental africain, facilitée par la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Le développement des infrastructures de transport, l’alignement sur les normes de production européennes et la disponibilité d’un capital humain hautement qualifié (la Tunisie est le cinquième exportateur mondial d’ingénieurs) font de l’axe italo-tunisien un atout majeur pour pénétrer les marchés subsahariens.

Dans cette perspective, la sécurité d’approvisionnement et le développement conjoint de technologies de pointe ne sont pas seulement des leviers économiques, mais aussi des facteurs essentiels à la stabilité régionale.

Le prochain Forum de Tunis constituera donc un terrain d’expérimentation pour évaluer la maturité d’un partenariat qui, par la technologie et l’industrie, vise à garantir la sécurité et la compétitivité de la Méditerranée au sens large.

(D’après Nova News).

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Examen de l’état d’avancement du projet de protection de Sidi Bou Saïd  

12. Juni 2026 um 10:51

Les travaux de protection de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain devraient débuter dans les prochaines semaines. Mondialement connue pour son architecture emblématique blanche et bleue et ses vues spectaculaires sur la mer Méditerranée, Sidi Bou Saïd est située sur un promontoire à environ 20 km au nord-est de Tunis et à proximité des ruines de l’ancienne Carthage.

La protection de la colline de Sidi Bou Saïd «s’inscrit dans le cadre des efforts nationaux visant à préserver l’un des sites les plus emblématiques de Tunisie et à transmettre son patrimoine naturel et architectural aux générations futures», a déclaré Salah Zouari, ministre de l’Equipement et de l’Habitat et ministre de l’Industrie par intérim, en présidant, mercredi 10 juin 2026, le comité de pilotage chargé de superviser le projet de protection du plateau sur lequel ce village est érigé. «Ce projet est particulièrement important car il permettra de réduire les risques de glissements de terrain, garantissant ainsi une plus grande sécurité aux habitants et la protection des biens et des infrastructures», a souligné M. Zouari, en mettant en avant la valeur historique, culturelle et architecturale de Sidi Bou Saïd.

Le chef d’état-major des armées et de nombreux responsables et représentants des institutions impliquées dans cette initiative ont assisté à la réunion, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la décision n° 11 du Premier ministre du 26 janvier 2026, qui a confié au ministère de l’Equipement et de l’Habitat la tâche de superviser l’achèvement des études et des travaux visant à protéger Sidi Bou Saïd des glissements de terrain, dans le cadre du programme national de protection des zones urbaines et de la bande côtière et de surveillance des infrastructures.

La fragilité du site exige des mesures drastiques

En flânant dans les ruelles pavées de Sidi Bou Saïd, on est entouré de bâtiments aux façades d’un blanc immaculé, contrastant fortement avec les portes, les fenêtres et les grilles en bois finement ouvragées, peintes d’un bleu profond. Les portes sont souvent ornées de décorations géométriques et symboliques réalisées à l’aide de grands clous noirs. Ce style architectural harmonieux est protégé par la législation locale afin de préserver le charme andalou et mauresque du village. Le risque de glissements de terrain à Sidi Bou Saïd est actuellement très élevé et constitue une urgence nationale, notamment après les intempéries du début d’année.

Fin janvier, des pluies exceptionnelles ont déversé près de 300 mm d’eau en 48 heures. Cette violente tempête, qui a coûté la vie à cinq personnes en Tunisie, a saturé les sols de Sidi Bou Saïd. Le sol s’est effondré à plusieurs endroits, ouvrant de profondes fissures et provoquant des glissements de terrain sur les pentes descendant vers la mer. La fragilité du site a contraint les autorités à prendre des mesures drastiques.

Huit bâtiments, considérés comme menaçant de s’effondrer, ont été évacués, forçant certaines familles à quitter leurs maisons ancestrales. L’accès à la colline a été interdit aux bus et camions touristiques, car les vibrations et le poids aggravaient l’instabilité du terrain, provoquant la ruine de certains vendeurs de souvenirs et d’artisanat. Plusieurs routes ont été bouclées, et même des sites historiques d’une valeur inestimable, comme les abords du palais Ennejma Ezzahra (la villa construite par le baron Rodolphe d’Erlanger), sont considérés comme des zones à haut risque.

La réunion de mercredi a permis d’examiner l’avancement de la première phase de l’étude, axée sur le diagnostic de la situation actuelle sur le plateau et la collecte des données techniques et scientifiques nécessaires à la définition des interventions les plus appropriées.

Les autorités ont également annoncé la signature d’une convention avec le Centre national de télédétection pour les levés topographiques et les photographies aériennes indispensables au projet, ainsi qu’une convention avec l’Office national des mines pour l’élaboration de cartes géologiques et géophysiques afin d’identifier les zones les plus exposées aux risques et de prioriser les interventions urgentes.

Candidature à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco

Le ministre Zouari a insisté sur la nécessité de respecter le calendrier prévu et de «mobiliser toutes les ressources techniques et logistiques pour permettre le démarrage des travaux dans les prochaines semaines». «Ce projet a été inscrit parmi les grands travaux publics stratégiques du pays précisément pour accélérer sa mise en œuvre», a-t-il souligné

Le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco examinera la candidature du village de Sidi Bou Saïd, à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial lors de sa 48e session, qui se tiendra à Busan, en Corée du Sud, du 20 au 29 juillet 2026.

La candidature tunisienne figure parmi les 30 nouvelles candidatures qui seront soumises au vote des États membres du Comité entre le 24 et le 26 juillet. Intitulée «Village de Sidi Bou Saïd : un centre d’inspiration culturelle et spirituelle en Méditerranée», la candidature vise à obtenir une reconnaissance internationale indépendante pour ce site archéologique de Carthage, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1979. Elle est actuellement évaluée par des experts du Conseil international des monuments et des sites (Icomos), chargés d’évaluer l’état de conservation du site, sa sécurité et l’efficacité du plan de gestion mis en place pour répondre aux enjeux du tourisme et aux risques d’instabilité du sol.

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Première chirurgicale à l’hôpital militaire de Sfax

12. Juni 2026 um 10:26

Une première opération neurochirurgicale d’ablation d’une tumeur cérébrale sur un patient éveillé a eu lieu à l’hôpital militaire universitaire de Sfax et a été couronnée de succès.

L’intervention a été réalisée, le mercredi 10 juin 2026, par l’équipe de neurochirurgie, avec le soutien des services d’anesthésie et de réanimation, sous la conduite de Dr Hichem Ammar et Dr Imen Cherif, dans le cadre d’une approche multidisciplinaire garantissant un haut niveau de sécurité et de précision.

Cette procédure complexe permet une surveillance en temps réel des fonctions neurologiques du patient pendant l’opération.

Le patient est resté conscient tout au long de l’intervention, permettant aux chirurgiens de surveiller en permanence le langage, la motricité et d’autres fonctions cérébrales essentielles, réduisant ainsi le risque de séquelles neurologiques postopératoires.

Selon le ministère de la Défense nationale, il s’agit de la première opération de ce type réalisée à l’hôpital militaire de Sfax et dans le sud de la Tunisie.

La neurochirurgie éveillée est considérée comme l’une des techniques les plus avancées dans le domaine, notamment pour les tumeurs situées dans des zones cérébrales «éloquentes», car elle permet une ablation plus précise des lésions, minimisant les complications et améliorant les résultats fonctionnels pour le patient.

I. B.

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Sidi Bouzid | Décès de deux ouvrières agricoles dans un accident de la route

12. Juni 2026 um 08:51

Selon des témoins oculaires, qui en ont diffusé des images et des vidéos sur les réseaux sociaux, un horrible accident survenu ce matin, jeudi 12 juin 2026, entre Mazouna et Regueb, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, a entraîné la mort sur place de deux ouvrières agricoles et des blessures de gravité variable, dont des fractures.

L’accident est survenu lorsqu’un camion léger de marque Isuzu transportant 13 travailleuses agricoles vers leur lieu de travail s’est renversé et s’est retrouvé sur le bas-côté de la route.

D’après les mêmes sources, les blessées ont été transportées vers différents hôpitaux locaux situés à proximité du lieu de l’accident et l’une des femmes, amputée de la main, a été transférée par la Protection civile à l’hôpital de Sidi Bouzid.

I. B.

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Mondial 2026 | Les Etats-Unis du soccer au football

12. Juni 2026 um 08:30

Les Etats-Unis sont une grande nation de sport. Avec un impact médiatique considérable. De la NBA au super bowl, en passant par le hockey, le tennis ou le base-ball, le show ne s’arrête point. Mais dans ce festival télévisuel et publicitaire, le football, appelé «soccer» par les Américains du Nord, n’y a occupé qu’une place mineure jusqu’à une époque très récente.

Jean-Guillaume Lozato *

Sans y être fortement enracinée, l’équipe nationale de football des Etats-Unis a tout de même fait partie des toutes premières à avoir figuré dans la World Cup. Pour la première édition de 1930, en Uruguay, rappelons qu’elle s’était retrouvée demi-finaliste.

La suite a été moins convaincante. Bien qu’auréolés d’une victoire historique 1-0 sur l’Angleterre au Mondial 1950, après seize ans d’absence, les hommes au maillot blanc ne réapparaîtront en phase finale qu’à l’occasion d’Italia 90. Le temps d’un réapprentissage fructueux à la fois logistiquement et sportivement puisqu’ils ont perdu leurs trois matches, mais ont su résister un temps contre l’Italie et l’Autriche en s’en sortant avec deux courtes défaites. La gifle 1-5 lui ayant été administrée par ce qui était à l’époque la Tchécoslovaquie et son avant-centre puissant Thomas Skuhravy.

Une courbe sinusoïdale puis ascendante 

Une première organisation de Coupe du monde confiée à la nation américaine, en 1994, a projeté le libéro Alexi Lalas et ses compagnons jusqu’en huitièmes de finale. Mais cela n’est apparu que comme une parenthèse, plus que comme une mise au point.

Ce qui a handicapé le développement du foot étasunien c’est la discontinuité, malgré un espace de peuplement conséquent. Plusieurs facteurs sont entrés en jeu. À commencer par l’image d’une activité sportive réservée davantage aux Britanniques puis aux immigrés italiens et latino-américains. Heureusement pour les footballeurs américains, l’entraîneur Bruce Arena a su instaurer une approche renouvelée et efficace de ce sport populaire.

Après l’irrégularité, une inversion de tendance a marqué la courbe américaine jusque-là impactée par un tracé sinusoïdal. En ayant produit une très bonne campagne éliminatoire en 2001, l’équipe US a fait en sorte de rendre cette courbe ascendante en ayant atteint les Quarts de finale au mondial 2002, après s’être débarrassé symboliquement du rival mexicain. 

Portée par la ferveur populaire plus attentive qu’auparavant, et bercée par la vague nationaliste imprimée par Donald Trum, la nation à la bannière étoilée aura cette fois-ci l’occasion de briller. Son effectif contient des joueurs à la plus-value grandissante : d’honnêtes défenseurs comme Alex Freeman et Mark Mc Kenzie; des arguments offensifs de poids aussi bien avec des milieux (Giovanni Reyna du Borussia Mönchengladbach et surtout Weston Mc Kennie de la Juventus); une ligne d’attaque fournie avec les trois stars que sont Folarin Balogun, Christian Pulisic et Timothy Weah.

Pour une place au dernier carré

En plus ces points, un autre aspect intervient et il concerne l’entrejeu avec le numéro 6 Cristian Roldan. Un demi très utile pouvant aussi bien officier en tant que défensif ou relayeur. Dans une sorte de rôle de piston ou de pivot, au sein d’un schéma tactique sachant présenter un 4-4-2 à plat un peu comparable à celui de l’actuelle Norvège, ou de l’Islande des années 2012 à 2020. Roldan se poste différemment des anciens internationaux Jimmy Banks et DaMarcus Beasley, mais il présente le point commun avec eux d’être un précieux relais tactique. Notamment avec le premier nommé qui a joué toute sa carrière à Milwaukee, C. Roldan faisant partie des Seattle Sounders. Un enracinement dans le territoire national qui apporte une petite touche déconcertante pour les adversaires, confrontés à une équipe faisant parfois remonter la balle à la façon d’une équipe de Basket, tout comme les Islandais s’étaient inspirés – consciemment ou inconsciemment ? – de la disposition de son rideau de joueurs à partir du handball.

La formation US entrera en lice devant le Paraguay ce samedi 13 juin 2026. Placée dans le groupe D, l’Amérique, après ce duel continental, devra se mesurer à l’Australie et la Turquie. Pas insurmontable. Pas acquis d’avance non plus.

Le fait d’évoluer à domicile et d’avoir accompli de nets progrès incite à imaginer les USA imiter leurs glorieux aînés de 1930 en atteignant le dernier carré.

Le calendrier des États-Unis à la Coupe du monde 2026

  • 13 juin 2026 (3h): États-Unis – Paraguay, à Los Angeles
  • 19 juin 2026 (21h): États-Unis – Australie, à Seattle
  • 26 juin 2026 (4h): Turquie – États-Unis, à Los Angeles

* Enseignant universitaire et analyste de football.

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Tunisie | Les pressions inflationnistes empêchent la relance économique

12. Juni 2026 um 08:21

Le taux d’inflation en Tunisie s’est maintenu à 5,5% en mai 2026, mais il reste relativement élevé, d’autant plus que cette stabilité a été enregistrée alors que l’indice des prix à la consommation a poursuivi son rythme ascendant, passant de 194,8 points, en avril, à 195,5 points, en mai. Ceci indique que le coût de la vie continue d’augmenter et que les variations des niveaux des prix se poursuivent malgré l’apparente stabilité du taux d’inflation global.

L’expert en gestion d’actifs, Larbi Benbouhali, cité par l’agence Tap, a expliqué que la stabilité du taux d’inflation ne signifie pas une stabilité des prix, mais indique seulement que les prix continuent de progresser à un rythme annuel proche de celui observé au cours des mois précédents.

L’indice des prix à la consommation de 195,5 points en mai 2026 signifie que le niveau général des prix est devenu supérieur d’environ 95,5 % à celui de l’année de référence 2015, reflétant ainsi la forte hausse du coût de la vie enregistrée au cours de ces dernières années, a encore indiqué M. Bouhali.

«L’économie tunisienne pourrait faire face, au cours de la période à venir, à une nouvelle vague de pressions inflationnistes résultant de l’interaction de plusieurs facteurs internes et externes», avertit l’expert financier. «Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les éventuelles hausses des prix mondiaux de l’énergie qui pourraient en découler, constituent l’un des principaux risques susceptibles de maintenir l’inflation à des niveaux élevés pendant une période plus longue», ajoute-t-il. Et d’expliquer que «toute nouvelle augmentation des prix du pétrole ou des coûts du transport maritime et du fret international se répercutera directement sur les coûts de production et d’importation en Tunisie, ce qui pourrait entraîner une transmission des pressions inflationnistes à l’ensemble des secteurs économiques.»

Pour ne rien arranger, la persistance de l’inflation conduira au maintien d’une politique monétaire prudente, avec des taux d’intérêt relativement élevés afin de limiter les pressions inflationnistes, ce qui pourrait impacter l’investissement et la croissance économique, au cours de la prochaine période, avertit encore M. Ben Bouhali, qui voit aussi des facteurs internes à l’origine des pressions inflationnistes actuelles, dont l’expansion de la masse monétaire au cours des dernières années (+11 % au cours des douze derniers mois), la hausse des coûts des salaires et de production (+ 5 % cette année, soit +3,5 % nette d’impôt) et l’injection par la Banque centrale de Tunisie (BCT) de 20 milliards de dinars dans l’économie au cours des deux dernières années.

La hausse des prix est aussi expliquée par les pressions financières liées au déficit budgétaire et au financement des dépenses publiques, notamment les subventions de l’énergie et de l’alimentation.

Selon M. Benbouhali, l’inflation cumulée au cours des trois dernières années (2024, 2025 et 2026) s’élève à 18,6 %, en comparaison avec la hausse réelle des salaires des ménages de 5 % en 2026 et l’augmentation des salaires de 2,6 % en 2025 dans le secteur privé. Ce qui signifie que les augmentations salariales ne suffisent pas à compenser la hausse cumulée des prix. Car l’accumulation des hausses de prix sur plusieurs années entraîne une baisse du revenu réel des ménages et une diminution de leur pouvoir d’achat.

I. B.

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Grâce à SpaceX de Musk, la fortune d’Al-Walid ben Talal explose !

12. Juni 2026 um 08:00

La fortune du prince saoudien et dirigeant de Kingdom Holding Compagny Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud explose grâce au succès de son investissement dans SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk qui va réaliser la plus grande introduction boursière de l’histoire. 

Imed Bahri

Bloomberg rapporte que lorsque le prince saoudien Al-Walid ben Talal a acquis une participation dans Twitter en 2011, il figurait parmi les investisseurs les plus en vue au monde, avec une fortune estimée à 20 milliards de dollars, et était connu pour ses paris audacieux sur des entreprises comme Apple et News Corp.

À cette époque, Elon Musk n’avait pas encore rejoint le cercle très fermé des milliardaires.

Al-Walid détient 0,63% du capital de SpaceX

Quinze ans plus tard, l’introduction en bourse de SpaceX est sur le point de propulser Musk au rang de premier milliardaire de l’histoire (fortune dépassant les 1000 milliards de dollars), tandis que de nombreux investisseurs de son entourage s’apprêtent à engranger d’énormes profits, notamment le prince saoudien, dont la stratégie d’investissement a été considérablement renforcée par ses liens avec l’homme le plus riche du monde.

La fortune d’Al-Walid a atteint son plus haut niveau en dix ans après que sa société, Kingdom Holding, a confirmé un article du média saoudien Asharq selon lequel le prince et la société détiennent conjointement 0,63% du capital de SpaceX.

Cette annonce a entraîné une hausse de 21% du cours de l’action de Kingdom Holding en deux jours, plus tôt cette semaine, portant la fortune d’Al-Walid à environ 24,5 milliards de dollars, selon l’indice Bloomberg des milliardaires.

Pari gagnant sur l’écosystème technologique

Cette participation est l’aboutissement d’un pari initié avec Twitter, désormais connu sous le nom de Platform X, puis étendu à XAI et enfin à SpaceX, liant ainsi l’un des investisseurs les plus importants du Moyen-Orient à l’écosystème technologique privé le plus précieux au monde.

Al-Walid avait rejoint le pari de Musk en 2022, lorsque le fondateur de Tesla a acquis Twitter pour 44 milliards de dollars. Al-Walid a décidé de conserver sa participation plutôt que de la vendre, à l’instar d’autres investisseurs tels que Larry Ellison et Andreessen Horowitz.

Cependant, cette opération n’a pas été sans tensions initiales. Al-Walid a utilisé Twitter à l’époque pour rejeter l’offre de rachat de Musk, affirmant qu’elle était bien en deçà de la valeur intrinsèque de l’entreprise, tandis que Musk raillait le prince saoudien.

Plus tard, Al-Walid a revu sa position et annoncé son soutien à Musk, affirmant qu’il serait un «excellent dirigeant»

Al-Walid a également investi dans XAI, la société d’intelligence artificielle de Musk, aussi bien à titre personnel que via sa société la Kingdom Holding Company, lors de deux levées de fonds en 2024.

Lorsque XAI a fusionné avec X Platform trois mois après son deuxième investissement, Al-Walid, avec la Kingdom Holding Company, est devenu le deuxième actionnaire de la nouvelle entité après Musk.

La chance lui a de nouveau souri en février lorsque Musk a fusionné XAI avec SpaceX, lui offrant ainsi une participation dans ce qui devrait être la plus importante introduction en bourse de l’histoire.

La participation personnelle d’Al-Walid dans SpaceX est actuellement évaluée à environ 3,2 milliards de dollars, sur la base de la valorisation de l’entreprise à 800 milliards de dollars lors d’un placement privé en décembre 2025 et de la valeur de XAI lors de sa levée de fonds de janvier 2026, avant la fusion.

Plus de sept fois l’investissement initial

Les calculs de Bloomberg incluent une décote de 5% due à des contraintes de liquidités.

Al-Walid a toutefois déclaré que sa participation vaut environ 4 milliards de dollars, soit plus de sept fois son investissement initial.

L’introduction en bourse de SpaceX devrait permettre de lever environ 75 milliards de dollars, soit plus du double des 29,4 milliards levés par Saudi Aramco en 2019.

Cette introduction en bourse devrait également profiter à d’autres investisseurs saoudiens, notamment le fonds d’investissement public saoudien Public Investment Fund (PIF), qui gère près de 1 000 milliards de dollars et détient une participation dans Kingdom Holding Company.

Il est à signaler que l’Arabie saoudite a fait de l’intelligence artificielle un pilier de sa stratégie de diversification économique visant à réduire sa dépendance au pétrole.

Humain, une entreprise spécialisée en IA soutenue par le PIF, a également investi 3 milliards de dollars dans XAI cette année, dans le cadre d’une levée de fonds de 20 milliards de dollars.

Cet accord a permis à Humain d’acquérir une participation minoritaire significative dans XAI, participation qui, selon l’entreprise à l’époque, serait convertie en actions SpaceX.

Cet accord est intervenu après une période de tensions entre Musk et le PIF.

En 2018, l’annonce éphémère par Musk de son intention de privatiser Tesla à 420 dollars l’action a provoqué une rupture publique avec le fonds d’investissement public (PIF), Musk estimant que ce dernier n’avait pas apporté un soutien public suffisant à l’opération.

Des SMS révélés ultérieurement lors de procédures judiciaires ont montré que Musk avait écrit au dirigeant du PIF Yasir Al-Rumayyan : «Je suis désolé, mais nous ne pouvons pas travailler ensemble.» Ce à quoi Al-Rumayyan a répondu : «C’est à vous de décider, Elon»

Mais en 2024, le ton avait changé. Musk est intervenu par vidéo à la conférence Future Investment Initiative à Riyad, s’adressant à un large public sur le thème de l’intelligence artificielle, tandis qu’Al-Rumayyan était assis au premier rang.

Pendant des années, Al-Walid ben Talal a été l’un des financiers les plus en vue du Moyen-Orient, connu pour son extravagance, ses démonstrations ostentatoires de relations et ses investissements audacieux.

Toutefois une nuit de fin 2017, il fut arrêté avec des dizaines de princes et d’hommes d’affaires à l’hôtel Ritz-Carlton de Riyad, dans le cadre de la campagne du prince héritier Mohammed ben Salmane contre ce qui était présenté comme de la corruption.

Libéré après 83 jours suite à un accord secret, il déclara par la suite que cette épreuve avait prouvé son innocence.

La nature des accusations portées contre lui demeurait floue mais les actions de Kingdom Holding Company et la fortune personnelle d’Al-Walid en subirent un net recul. Sa fortune chuta à moins de 13 milliards de dollars en 2020, soit environ un tiers de son niveau record de 2014.

Aujourd’hui, cependant, son pari sur l’empire de Musk lui a permis de retrouver une notoriété et un prestige qu’il n’avait plus connus depuis son investissement massif dans Citigroup dans les années 1990 alors que le groupe était aux prises avec un important déficit de créances douteuses.

Al-Walid publie régulièrement sur la plateforme X des images de lui et de Musk générées par IA, notamment une photo récurrente où ils apparaissent côte à côte déguisés en guerriers de la série télévisée Game of Thrones.

Sur une photo récente, Alwaleed était déguisé en Superman, tandis que Musk était en Batman. Le message l’accompagnant disait : «Leadership audacieux, exécution exceptionnelle. Notre partenariat avec mon ami et allié Elon Musk a un impact mondial».

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L’école face aux fragilités invisibles du lien

12. Juni 2026 um 07:35

‘‘Perdus – L’épreuve du vide’’ d’Asma Ben Daly (Arcadia Éditions, Tunis, avril 2026), est un essai discret dans sa forme, mais dense dans ses implications. Dès la quatrième de couverture, une interrogation en donne le ton : «Et si la perte n’était pas seulement une épreuve, mais une traversée inévitable ?»

Djamal Guettala 

Derrière cette question, l’ouvrage s’inscrit dans le champ psychopédagogique tout en le débordant, en élargissant la réflexion aux fragilités éducatives et sociales contemporaines : effritement des repères, instabilité des liens, fragilisation de l’autorité adulte et discontinuité des parcours scolaires.

L’autrice, enseignante en arts plastiques, directrice d’établissement et formatrice, propose une lecture transversale des tensions qui traversent les espaces éducatifs.

L’enfant et l’adolescent y occupent une place centrale, mais toujours en lien avec leur environnement. Parents, enseignants et éducateurs apparaissent eux aussi confrontés à des incertitudes structurelles qui redéfinissent leurs rôles et leurs marges d’action.

Dans cette perspective, la perte ne se limite plus à un événement isolé. Elle devient un état diffus, inscrit dans les relations, les institutions et les trajectoires éducatives. Elle circule dans les silences, dans les ruptures non dites et dans les ajustements permanents du quotidien scolaire.

Cartographie des fragilités éducatives

Les comportements scolaires — agitation, repli, opposition ou désengagement — sont alors relus comme des signes possibles de ruptures non élaborées, de pertes symboliques ou d’insécurités affectives, et non comme de simples problèmes disciplinaires. Cette grille de lecture déplace le regard institutionnel vers une compréhension plus fine des trajectoires individuelles.

L’ouvrage accorde une place centrale aux effets du silence autour des événements douloureux.

Au nom de la protection, certaines situations — décès, séparations, absences — sont parfois tues ou reformulées. L’autrice souligne un paradoxe : ce silence, loin de protéger, peut produire de la confusion et renforcer l’angoisse.

Ce qui n’est pas nommé ne disparaît pas. Il continue d’agir, mais sous des formes diffuses, souvent plus difficiles à identifier pour les adultes. Privé de repères explicatifs, l’enfant construit ses propres interprétations, souvent plus lourdes que la réalité elle-même. L’absence de mots devient alors un espace d’incertitude prolongée.

Cette analyse interroge directement les pratiques éducatives et familiales, entre volonté de protection et difficulté à dire. Elle met en lumière la nécessité d’une parole ajustée, ni brutale ni évitée, mais structurante.

La continuité éducative comme point de tension

Autre axe structurant : la stabilité des figures adultes dans le parcours de l’enfant.

Les changements d’enseignants, les départs non annoncés ou les ruptures de suivi sont analysés comme des événements à forte portée symbolique. Dans la logique institutionnelle, ils relèvent de l’organisation ; dans l’expérience de l’enfant, ils relèvent du lien.

Cette différence de lecture produit un décalage durable entre fonctionnement administratif et perception affective. L’adulte raisonne en termes de structure, de mobilité ou de contraintes professionnelles. L’enfant, lui, interprète ces ruptures à partir de la continuité du lien.

Lorsque cette continuité se brise sans explication, elle laisse une trace silencieuse, souvent durable, dans la manière dont l’enfant se représente sa place dans le monde scolaire.

Au-delà du champ éducatif, l’ouvrage met en lumière des transformations plus larges : fragilisation des liens sociaux, instabilité des repères symboliques et difficulté croissante à inscrire les trajectoires dans la durée.

Ces évolutions dépassent l’école, mais s’y reflètent avec une intensité particulière, car elle reste l’un des premiers lieux d’exposition aux ruptures et aux transitions.

Une lecture des fragilités contemporaines

Dans ce contexte, la perte apparaît moins comme un accident que comme une condition contemporaine, qui traverse les espaces éducatifs autant que les structures sociales.

Mais la force de ‘‘Perdus – L’épreuve du vide’’ tient peut-être ailleurs. Le livre ne cherche ni l’effet spectaculaire ni la démonstration théorique. Il s’appuie sur le terrain, sur l’expérience humaine et sur des situations concrètes pour explorer les multiples formes de la perte : le deuil, bien sûr, mais aussi les absences, les ruptures, les silences et les incertitudes qui jalonnent les parcours des enfants.

L’un de ses apports les plus convaincants réside dans l’attention portée à la stabilité du lien et à la responsabilité des adultes. À l’heure où les débats éducatifs sont souvent dominés par les méthodes, les programmes et les résultats, Asma Ben Daly rappelle que la présence, la continuité et la parole juste demeurent des repères essentiels.

Le ton adopté contribue également à la qualité de l’ensemble. L’autrice n’accuse pas. Elle n’idéalise pas davantage. Elle cherche à comprendre, à mettre en mots et à accompagner. C’est probablement dans cet équilibre que réside la force du livre.

Sans emphase ni posture militante, ‘‘Perdus – L’épreuve du vide’’ s’impose finalement comme un ouvrage utile, profondément humain et intellectuellement honnête, qui invite à regarder autrement les fragilités de l’enfance et les responsabilités du monde adulte.

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La Tunisie 11e pays le plus paisible en Afrique

12. Juni 2026 um 07:00

Selon un classement publié le mardi 9 juin 2026 par le think tank australien Institute for Economics and Peace (IEP), dont l’indice mondial de la paix (Global Peace Index/GPI) évalue les tendances pacifiques dans le monde, la Tunisie est au 11e rang des pays africains les plus paisibles (77e sur le plan mondial).

En 2008, année du démarrage de ce classement, la Tunisie était classée 5e en Afrique et 52e dans le monde. C’est dire qu’elle a perdu 6 places sur le plan africain et 25 sur le plan mondial en 18 ans.

Dans le Top 10 africain, on retrouve dans l’ordre Maurice (1er, 18e), la Guinée équatoriale (2e, 38e), le Botswana (3e, 50e), la Gambie (4e, 56e), Madagascar (5e, 59e), la Namibie (6e, 63e), le Maroc (7e, 65e), la Sierra Leone (8e, 74e), le Sénégal (9e, 75e) et le Ghana (10e, 76e). 

Les autres pays d’Afrique du Nord se classent comme suit : Algérie (19e, 91e), la Mauritanie (25e, 112e), l’Egypte (26e, 113e) et la Libye (33e, 125e)

À l’échelle mondiale, l’Afrique du Nord & Moyen-Orient est la région la moins paisible au monde, suivie de l’Asie du Sud et de l’Afrique.

L’Islande arrive en tête du classement des pays les plus paisibles, suivie par la Nouvelle-Zélande et la Suisse, tandis qu’en bas de tableau, on trouve la Russie, le Soudan et la République démocratique du Congo.

Le classement s’appuie sur 23 indicateurs quantitatifs et qualitatifs répartis en trois domaines : le niveau de sûreté et de sécurité (impact du terrorisme, nombre d’homicides pour 100 000 habitants, facilité d’accès aux armes légères, etc.) ; l’ampleur des conflits domestiques et internationaux en cours (nombre et durée de conflits internes, relations avec les pays voisins, implication dans des conflits extérieurs, etc.) et le degré de militarisation (budget de la défense en pourcentage du PIB, effectifs des forces armées, capacités en matière d’armes lourdes et d’armes nucléaires, etc.). 

I. B. (avec Ecofin).  

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Tunis | Les auteurs du meurtre de Sidi Hassine arrêtés

11. Juni 2026 um 12:33

Les unités de sécurité du district de sécurité nationale de Sidi Hassine, quartier populaire à la lisière ouest de Tunis, auraient résolu une affaire de meurtre mystérieuse restée non élucidée pendant près d’un an. Selon une source sécuritaire citée sur Mosaique FM, tous les suspects auraient été arrêtés : la mère, la sœur, le frère et une amie de la victime.

L’affaire remonte au 2 juillet 2025, date à laquelle le décès d’un jeune homme a été signalé à son domicile, dans le quartier Omar Al-Mokhtar, dans des circonstances suspectes.

La cause exacte du décès n’ayant pu être alors élucidée, le parquet du tribunal de première instance de Tunis 2 a autorisé l’unité de police judiciaire de Sidi Hassine à poursuivre l’enquête et à procéder à tous les examens nécessaires pour faire la lumière sur ce drame.

Selon des sources sécuritaires, les premiers rapports médicaux indiquaient une forte probabilité de mort par asphyxie, ce qui a incité les enquêteurs à intensifier leurs investigations et à réexaminer tous les aspects de l’affaire. Et c’est ainsi que l’attention des enquêteurs s’est portée sur les membres de la famille du défunt, notamment sa demi-sœur et une amie de celle-ci, qui avaient quitté le domicile après le drame. Localisées à Meghiret Inzel et Fouchana, celles ont été arrêtées et une série de perquisitions ont pu être menées.

Lors de son interrogatoire, la demi-sœur s’est effondrée et a avoué avoir planifié et commis le crime avec la complicité de sa mère, de son frère et de son amie. Ils avaient mis un raticide dans la nourriture du défunt et, son état s’étant dégradé, ils l’avaient étouffé avec un oreiller jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Citant les mêmes sources, Mosaique FM a indiqué que la suspecte, interrogée sur le mobile du crime, a expliqué avoir subi des agressions sexuelles répétées de la part de son frère, ayant entraîné sa grossesse. Elle a aussi évoqué des violences répétées à son encontre et à celle de son amie de la part de la victime.

La mère et le frère de la victime ayant pris la fuite après l’arrestation des deux premières suspectes, les agents du district de sécurité de Sidi Hassine n’ont pas tardé à les localiser dans une maison louée dans le quartier de Bardo et à les arrêter eux aussi.

Les quatre suspects ont été déférés devant les autorités judiciaires compétentes pour meurtre avec préméditation et complicité. Et l’enquête se poursuit.

I. B.

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