❌

Normale Ansicht

Je n’aime pas l’IA, mais la question n’est pas là !

12. Oktober 2026 um 08:33

Ah, cette intelligence artificielle ou IA ! Ces deux lettres si galvaudées ! Que de bouleversements elle impose et que d’efforts elle exige pour ne pas se laisser dévorer par ceux qui en détiennent les clés.

Raouf Laroussi *

Tout le monde est expert en IA ! Tout le monde, ou presque, adopte une posture sérieuse pour parler d’IA ! IA, IA, IA… combien de fois entend-on ces deux lettres prononcées ou écrites dans un sens ou dans l’autre ! Parfois même, pour sacrifier aux anglicismes, cet acronyme est prononcé à l’anglaise («Aïe-Eh»)… Ah, que c’est douloureux !

Et voilà que tout le monde s’improvise expert. Si certains vantent ses bienfaits, d’autres appellent à la méfiance. Certains poussent même la phobie jusqu’à affirmer que cette technologie pourrait conduire à l’extinction de l’humanité ! Jamais une avancée technologique n’a suscité autant d’émoi et de curiosité.

Mais moi, je n’aime pas l’IA !

Comment aimer ces textes qui se déroulent sans la moindre faute d’orthographe, de conjugaison ou de grammaire ? Ces textes au rythme si froidement calculé, dénués d’âme. L’imperfection n’est-elle pas, au fond, une part indéniable du charme humain ? Certes, l’IA génère de belles images et des vidéos superbes à une vitesse fulgurante. Mais ces productions ne sont-elles pas souvent conçues pour tromper ou désinformer ? Il devient difficile de distinguer le vrai du faux, avec tous les dégâts qui en résultent !

Et puis, l’IA s’en prend aux mathématiques, la discipline même qui lui a donné vie ! La voilà devenue concurrente, s’attaquant à des questions ouvertes et parvenant parfois à y apporter des réponses. Mais mesure-t-on les conséquences d’un relâchement de l’esprit mathématique, jadis fondé sur l’effort, l’élaboration de méthodes et la rigueur du raisonnement ? Car l’essence des mathématiques ne se résume pas à résoudre des problèmes, mais bien à concevoir des méthodes pour y parvenir.

L’IA séduit, incontestablement.

Il est vrai qu’une application capable de dialoguer avec un humain dans son propre langage, et de répondre à ses questions en quelques secondes, tient du miracle. Il est fascinant de voir des modèles analyser des images ou des documents avec une acuité dépassant souvent celle des meilleurs experts. Mieux encore, des robots propulsés par l’apprentissage automatique (Machine Learning) ou profond (Deep Learning) accomplissent des tâches à notre place. Alors, oui, l’IA a de quoi séduire.

Toutefois, cette déferlante qui bouleverse toutes les activités humaines reste mal encadrée à bien des égards : sécuritaire, éthique, légal, etc. Un effort colossal reste à fournir pour en tirer le meilleur parti tout en circonscrivant ses effets pervers. Alors oui : je n’aime pas l’IA… du moins tant qu’elle n’est pas entièrement domestiquée !

D’autre part, bien que la production basée sur l’IA se répande à un rythme effréné dans tous les domaines, le cœur de cette technologie — qu’il s’agisse du matériel (hardware), des données (data), de la conception des modèles ou des ressources énergétiques — se concentre dangereusement autour de deux pôles : les géants américains et la puissante Chine, qui se disputent le leadership mondial. S’il n’y prend garde, le reste du monde risque de devenir l’otage technologique de ces deux superpuissances. Et dans cette prise d’otages, tout est en jeu : la performance économique, la santé, l’éducation, la défense et, surtout, la souveraineté.

Voilà un autre facteur qui doit éveiller notre méfiance à l’égard de l’IA et nous pousser à l’action pour ne pas en être les victimes. C’est d’ailleurs une autre raison pour laquelle je n’aime pas l’IA : sa gouvernance n’est pas équitablement partagée.

Je n’aime pas l’IA ? En réalité, aimer ou ne pas aimer n’est pas la bonne question !

L’IA est là, tout comme les avancées technologiques qui l’ont précédée. Face à une telle révolution, la meilleure résolution est de l’adopter au plus vite. Plus que l’adopter, nous devons en acquérir une maîtrise totale. Ce choix s’impose à tous les niveaux : aux individus en tant qu’usagers, aux entreprises en tant qu’utilisateurs avertis et producteurs de modèles adaptés, et aux pouvoirs publics pour élaborer une stratégie nationale et des partenariats garantissant une souveraineté technologique.

Justifions ce verdict quelque peu tranchant.

Prenez le cas d’un parent. Peut-il faire l’impasse sur l’intrusion de l’IA ? Comment vérifier, dès lors, si ses enfants ont réellement fourni un effort pour leurs devoirs ou s’ils se sont contentés de solliciter une IA ? De même pour l’enseignant, qui doit redoubler de vigilance face à l’usage abusif de ces outils. À l’inverse, tout individu peut chercher à en tirer profit pour optimiser ses tâches quotidiennes.

Les exemples foisonnent. La médecine est également bouleversée : l’IA permet d’interpréter des radioscopies avec une précision surpassant parfois celle des meilleurs praticiens. Pourquoi un radiologue se priverait-il de cette assistance, sachant qu’il lui revient toujours de poser le diagnostic final ?

En contrepartie, cette avancée confronte le médecin à de nouveaux défis : les patients arrivent souvent informés, connaissant a priori leur pathologie et les traitements potentiels. C’est au médecin d’offrir ce qu’aucune machine ne peut procurer : l’empathie et la prise en compte du contexte personnel et humain du patient.

Pour l’entreprise, l’introduction de l’IA entraîne des mutations profondes. Dès lors qu’elle permet d’améliorer la productivité et de réduire les coûts de production, son usage devient impératif dans un environnement concurrentiel. L’innovation technologique n’est pas un luxe ni une mode ; son adoption est souvent une condition de survie.

Enfin, à l’échelle d’une nation, il est crucial que les autorités prennent la mesure de cet enjeu. Une stratégie nationale s’impose : élaboration d’une feuille de route, identification des acteurs clés, et mobilisation des ressources humaines et financières pour des projets d’envergure. Une structure de gouvernance dotée de larges prérogatives doit voir le jour. Il est évident qu’une IA pleinement souveraine est difficilement réalisable par un pays de taille modeste seul ; des partenariats régionaux sont indispensables pour espérer concurrencer les modèles dominants.

Ah, cette IA ! Ces deux lettres si galvaudées ! Que de bouleversements elle impose et que d’efforts elle exige pour ne pas se laisser dévorer par ceux qui en détiennent les clés.

Alors, définitivement… Aimer ou ne pas aimer n’est pas la bonne question !

Au travail !

L’article Je n’aime pas l’IA, mais la question n’est pas là ! est apparu en premier sur Kapitalis.

Amadeus RoadShow 2026 : la transformation numérique au service du voyageur

Dans un contexte où la technologie redéfinit profondément l’expérience de voyage, les agences de voyages tunisiennes spécialisées en billetterie aérienne sont amenées à repenser leur modèle. À cet égard, l’opération « Amadeus RoadShow 2026 » met en avant des solutions concrètes visant à préserver leur rentabilité et renforcer leur compétitivité.

Dans un secteur du voyage en pleine mutation technologique, Amadeus a réuni le 21 avril à Tunis ses agences partenaires lors de la première étape de son « RoadShow 2026 ». Cette rencontre stratégique a permis de lever le voile sur les dernières innovations en matière d’automatisation et d’intelligence artificielle, tout en ouvrant un débat nécessaire sur les défis opérationnels rencontrés par les professionnels du secteur.

L’un des moments forts de cette rencontre a été le partage des résultats d’une étude mondiale menée par Amadeus sur les tendances du marché. Cette enquête révèle que les agences de voyages ont pris conscience de la nécessité d’investir massivement dans la technologie, avec une hausse des investissements technologiques de 13 % enregistrée en 2024.

L’étude souligne deux priorités majeures pour les professionnels : optimiser l’expérience client pour plus de la moitié d’entre eux et améliorer la productivité pour plus de 40 %. Plus édifiant encore, près de 70 % des agences expriment le souhait de pouvoir offrir un voyage complet, de bout en bout, via un guichet unique capable de répondre à tous les besoins des clients.

La rigueur comme fondement de la réussite

Avant d’explorer les innovations du secteur, les experts d’Amadeus ont rappelé que la performance d’une agence repose d’abord sur une application rigoureuse des règles de l’industrie. La gestion d’une réservation ne se limite pas à la saisie d’un nom ; elle exige une hygiène constante des dossiers pour éviter les sanctions financières.

Les réservations dites frauduleuses, effectuées sans intention réelle de voyager, ou la pratique du « Churning », qui consiste à annuler et réserver à nouveau les mêmes segments pour gagner du temps sur l’émission des billets, sont désormais des comportements à haut risque. Car ces pratiques nuisent non seulement à la relation avec les compagnies aériennes mais expose également l’agence à des notes de débit coûteuses (ADM, Agency Debit Mémo).

La clarté des dossiers passe également par la suppression systématique des segments de vol inactifs, comme ceux dont le statut est devenu invalide suite à un changement d’horaire ou une fermeture de vol. Une surveillance quotidienne des files d’appels permet de nettoyer ces dossiers au moins 24 heures avant le départ, libérant ainsi des places pour d’autres voyageurs. Enfin, la transparence est devenue un impératif de sécurité. L’inclusion correcte des coordonnées des passagers via les formats standards de demandes de services spéciaux est essentielle pour que les transporteurs puissent informer les clients en temps réel en cas d’imprévu.

gouider-walid-tunisie

Walid Gouider, Sales Manager Amadeus Tunisie lors de la première édition de l’Amadeus Road Show à Tunis.

L’Intelligence artificielle pour simplifier la réservation

Face à la multiplication des tarifs et des nouvelles technologies de distribution comme le NDC, l’agent de voyages se retrouve parfois submergé par la complexité des informations. Pour répondre à ce défi, l’intelligence artificielle s’invite désormais dans les outils quotidiens sous la forme d’assistants conversationnels.

Ces solutions sont capables de décoder instantanément les règles tarifaires les plus denses pour répondre à des questions de routine sur les frais de changement ou les franchises de bagages. Cette approche permet de transformer l’agent en un expert capable de fournir une assistance efficace et rapide, même sur des dossiers complexes, tout en réduisant considérablement le risque d’erreur humaine.

L’idée est d’automatiser les tâches répétitives pour personnaliser les méthodes de travail et rendre les opérations plus fiables. En simplifiant la consultation de l’historique d’un dossier et en automatisant les saisies d’informations, l’agence gagne un temps précieux qu’elle peut alors consacrer à l’accompagnement et au conseil de ses clients.

Amadeus SMART PNR

Amadeus introduit une nouvelle génération de dossiers passagers, pour répondre aux enjeux d’un écosystème du voyage de plus en plus complexe et multi-sources. Cette solution permet aux agences de voyages de créer des PNR enrichis, capables d’intégrer, au sein d’un même dossier, tous les types de contenus : aérien (GDS, NDC, low-cost), ferroviaire, hôtelier ou encore croisière, quelle que soit leur technologie d’origine.

Cette évolution vers un « Smart PNR » simplifie les opérations, améliore l’efficacité lors de la réservation et facilite la gestion après-vente, notamment en cas de modification ou de perturbation. Grâce à ses capacités avancées, incluant la combinaison illimitée de contenus, la prise en charge d’itinéraires complexes et la conformité aux exigences de protection des données, le Smart PNR offre aux professionnels du voyage un levier puissant pour proposer des expériences plus fluides, personnalisées et durables, tout en optimisant leur performance opérationnelle.

amadeus-tunisie-agences-voyages

Les agences de voyages ont répondu en nombre à la première édition de l’Amadeus Road Show 2026.

La Suite robotique d’Amadeus

Le volet technique le plus spécifique de la journée a été présenté par l’équipe d’Amadeus Tunisie, qui s’est concentrée sur les bénéfices concrets de la « Suite robotique ». Ces outils agissent comme de véritables collaborateurs virtuels capables de sécuriser les revenus de l’agence. Elle a notamment mis en avant le système de notification de pénalités qui alerte l’agent en temps réel en cas de mauvaise pratique détectée dans un dossier, comme un doublon ou un risque de réservation répétée. Cet outil ne se contente pas de prévenir l’erreur ; il permet également à l’agence d’éviter les ADM.

L’équipe a également détaillé le fonctionnement des robots dédiés à la gestion de la date limite d’émission de billets et des changements d’horaires. Le robot calcule les dates limites d’émission, détermine automatiquement l’échéance la plus restrictive pour chaque billet évitant ainsi les annulations involontaires par les compagnies aériennes.

Par ailleurs, le robot de gestion des changements d’horaires analyse et priorise les modifications de vols 24h/24. Il traite automatiquement les changements mineurs et place les cas les plus complexes dans des files d’attente prioritaires pour une intervention humaine. Cette automatisation est la clé pour optimiser les processus opérationnels et maximiser la productivité globale.

Outils de pilotage pour un marché en mouvement

L’avenir des agences tunisiennes passe également par une meilleure analyse de leurs propres données de performance. Des outils de comparaison proposés par Amadeus permettent désormais aux agences de mesurer leur positionnement par rapport à leurs concurrents sur des routes clés ou d’analyser les tendances de réservation pour les saisons à venir.

En suivant de près la croissance des marchés dynamiques, les agences peuvent se repositionner plus efficacement et évaluer l’impact de leurs campagnes marketing. Cette approche stratégique est complétée par des systèmes de suivi de la productivité qui analysent l’ensemble du cycle de réservation pour identifier les opportunités de revenus et renforcer la satisfaction des clients.

En conclusion, l’Amadeus RoadShow 2026 a démontré que le succès de l’agence de demain repose sur un équilibre entre la rigueur humaine et la puissance des outils numériques. En suivant les bonnes pratiques du métier et en adoptant les solutions d’intelligence artificielle et de robotique présentées, les professionnels tunisiens disposent d’un arsenal complet pour affronter les défis futurs. La transformation numérique n’est plus une simple tendance, mais un levier indispensable pour garantir la rentabilité des agences et offrir une expérience de voyage exceptionnelle.

L’opération conduite par Amadeus Tunisie se poursuivra dans les régions à l’intention des agences de voyage de Sfax (le 28 avril), Sousse (le 5 mai) et Djerba (le 12 mai).

L’article Amadeus RoadShow 2026 : la transformation numérique au service du voyageur est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

❌