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Appareil secret d’Ennahdha | Verdict attendu ce mardi à Tunis

01. Juni 2026 um 21:17

Le verdict dans l’affaire de l’appareil secret du parti islamiste Ennahdha sera prononcé demain mardi 2 juin 2026 par la Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis.

c’est ce qu’a indiqué une souce judiciaire, citée ce lundi par l’agence Tap de source, sachant que ce verdict intervient après que la Chambre criminelle ait décidé, vendredi dernier, de renvoyer l’affaire à la date du 2 juin afin de donner la parole aux accusés pour leurs ultimes plaidoiries de défense, avant la délibération et le prononcé du jugement.

Pour rappel le dossier implique un total de 35 accusés, dont cinq actuellement en détention, douze autres poursuivis en état de liberté, tandis que onze suspects sont quant à eux en cavale. Enfin, sept accusés sont déjà détenus et poursuivis dans le cadre d’autres affaires distinctes.

Parmi les figures clés de ce procès figurent notamment le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, l’ancien Chef du gouvernement nahdhaoui et ministre de l’Intérieur, Ali Laârayedh, ainsi que plusieurs anciens hauts responsables sécuritaires.

Y. N.

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Quand l’IA fait vaciller la confiance de la tech

01. Juni 2026 um 17:04

Longtemps considérés comme les grands gagnants de la transformation numérique, les professionnels de la tech voient désormais l’intelligence artificielle comme une menace directe pour leur avenir. Malgré des salaires supérieurs à la moyenne et des perspectives de carrière encore favorables, une inquiétude profonde s’installe dans un secteur pourtant habitué à être à l’avant-garde de l’innovation.

Si l’on en croit une étude menée par InfoJobs, plus d’un salarié de la tech sur deux (52 %) craindrait que les outils d’intelligence artificielle finissent par remplacer son travail. Un niveau d’anxiété bien supérieur à celui observé dans l’ensemble de la population active, où cette crainte concerne 39 % des travailleurs. Un signal fort qui témoigne d’un changement de perception : ceux qui développent, utilisent et maîtrisent les technologies d’IA sont aussi parmi les premiers à redouter leurs conséquences, ajoute ladite étude.

Cette montée des inquiétudes intervient alors même que les professionnels du secteur continuent de bénéficier d’avantages salariaux significatifs. Près de 43 % d’entre eux gagnent plus de 2 000 euros nets par mois, contre seulement 23 % pour l’ensemble des actifs. Leur satisfaction vis-à-vis de leur rémunération reste également supérieure à la moyenne nationale.

Mais ces revenus plus élevés ne suffisent plus à dissiper les doutes. Derrière les augmentations de salaire et les opportunités de carrière, une question s’impose de plus en plus : combien de temps les compétences humaines resteront-elles indispensables face à des outils capables d’automatiser des tâches toujours plus complexes ?

L’étude montre pourtant que le secteur conserve un certain dynamisme. Au cours des deux dernières années, 65 % des salariés de la tech ont bénéficié d’une augmentation de salaire, contre 58 % dans l’ensemble des métiers. Pourtant, cette progression ne semble pas rassurer durablement les professionnels, dont beaucoup anticipent déjà de nouveaux bouleversements liés à l’IA.

La pression économique continue également de peser. Plus d’un tiers des répondants estiment que leur situation financière s’est détériorée malgré la hausse des rémunérations. Face à l’inflation, plus de huit salariés sur dix déclarent avoir réduit leurs dépenses, notamment dans les loisirs, les voyages ou les achats jugés non essentiels.

L’enquête met ainsi en lumière un paradoxe de plus en plus visible : même parmi les travailleurs les mieux rémunérés et les plus qualifiés du numérique, la peur du déclassement progresse. A mesure que l’intelligence artificielle gagne en puissance, l’idée qu’aucun métier ne soit réellement à l’abri semble s’imposer jusque dans les rangs de ceux qui ont contribué à bâtir cette révolution technologique.

Alors aux experts de la tech vont pouvoir s’inventer de nouveaux rôles qui leur rendraient indispensables pour échapper à d’éventuels licenciements.

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Tunisiens résidant à Dubaï, ceci vous concerne. Inscription avant le 30 juin

01. Juni 2026 um 16:48

Le Consulat général de Tunisie à Dubaï et aux Émirats du Nord a annoncé, dans un communiqué officiel, l’organisation prochaine d’une campagne pour l’émission et le renouvellement des cartes d’identité nationales tunisiennes à Dubaï.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts visant à améliorer les services consulaires et à faciliter les démarches administratives pour les Tunisiens résidant à l’étranger, lit-on dans un communiqué.

Selon la même source, les personnes souhaitant bénéficier de ce service sont invitées à s’inscrire au préalable, soit en se présentant directement au siège du consulat, soit en envoyant une copie de leur passeport et leur numéro de téléphone à l’adresse suivante: Tunisiaconsulate@gmail.com, avant le 30 juin 2026.

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RTX Spark : le coup de tonnerre qui rebat les cartes du PC Windows

01. Juni 2026 um 14:45

Nvidia a présenté lundi 1er juin, à l’ouverture du Computex de Taipei, le RTX Spark. C’est une nouvelle puce destinée à équiper les ordinateurs portables sous Windows dès l’automne prochain. Développé en partenariat avec Microsoft, ce processeur central marque l’entrée du géant des GPU sur un terrain jusqu’ici dominé par Intel.

« Microsoft et Nvidia vont réinventer le PC, ce sera le nouveau PC », a déclaré Jensen Huang, directeur général de Nvidia, devant les professionnels du secteur réunis à Taipei. Le nouveau composant est conçu pour exécuter des agents d’intelligence artificielle — des programmes autonomes capables d’accomplir des tâches à la place des utilisateurs — en local, directement sur la machine.

Nvidia, dont la valorisation boursière dépasse désormais les 5 000 milliards de dollars, soit davantage que le PIB du Japon ou de l’Inde, tire sa puissance de ses GPU. A savoir des processeurs graphiques devenus le moteur des infrastructures d’IA mondiales, des chatbots aux générateurs d’images. Le RTX Spark représente un pivot vers le CPU, le processeur central qui constitue le « cerveau » d’un ordinateur. Un marché où l’entreprise ne s’était encore jamais imposée à cette échelle.

L’appareil se distingue de précédentes incursions de Nvidia dans l’univers Windows. En effet, si le fabricant fournissait déjà des puces à des tablettes au début des années 2010, la nouvelle plateforme est pensée intégralement autour des usages IA. Jensen Huang évoque des applications allant de la biologie numérique au traitement sismique en passant par l’astrophysique. Affirmant que les deux groupes « ont méticuleusement tout optimisé pour que cet ordinateur puisse littéralement faire tourner tout ce que le monde a jamais créé ». La mise en vente est prévue pour l’automne, sans date ni tarif précisés. Jensen Huang qualifie ce lancement de « première gamme de PC entièrement repensée depuis quarante ans ». D’ailleurs, il le compare à la mutation du téléphone en smartphone.

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Tunis, capitale de l’entrepreneuriat féminin du COMESA, du 1er au 3 juillet 

01. Juni 2026 um 14:22

La 7ème édition de la Foire commerciale et conférence d’affaires de la Fédération des femmes entrepreneures du COMESA (COMFWB) se tiendra à Tunis du 1er au 3 juillet 2026, plus précisément à l’UTICA.

Comme son nom l’indique, cette rencontre économique constitue une plateforme dédiée à l’accélération du commerce, de l’investissement et de l‘intégration régionale à travers le continent.

A l’instar des six précédentes éditions, organisées au Malawi, en Éthiopie, en Zambie, en Ouganda, en Égypte et à Madagascar, ce septième rendez-vous (CTF7) réunira un panel diversifié d’entrepreneurs, investisseurs, dirigeants institutionnels et autres décideurs politiques.

L’événement est conçu comme une passerelle économique à fort impact, visant à transformer les femmes entrepreneures en actrices économiques pleinement intégrées dans leurs marchés respectifs. L’objectif est par conséquent de renforcer leur contribution à la croissance tant nationale que régionale en mettant en avant le leadership féminin.

Avec une participation attendue de plus de 6 000 personnes (présence physique et participation en ligne), l’événement devrait engendrer des opportunités d’affaires concrètes, des pistes d’investissement stratégiques et des partenariats durables à même de renforcer l’intégration régionale africaine.

A noter que le COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe ou Common Market for Eastern and Southern Africa en anglais), créé en 1994, est un espace économique regroupe 21 pays d’Afrique orientale et australe, à savoir :

Liste des 21 États membres

  • Burundi
  • Comores
  • Djibouti
  • Égypte
  • Érythrée
  • Eswatini
  • Éthiopie
  • Kenya
  • Libye
  • Madagascar
  • Malawi
  • Maurice
  • Ouganda
  • République démocratique du Congo
  • Rwanda
  • Seychelles
  • Somalie
  • Soudan
  • Tunisie
  • Zambie
  • Zimbabwe.

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Physalie | Un organisme marin dangereux apparaît sur les côtes tunisiennes

01. Juni 2026 um 12:10

La physalie (Physalia physalis) compte parmi les organismes marins les plus dangereux pour l’homme. Ses tentacules peuvent s’étendre jusqu’à 10 mètres en moyenne, et exceptionnellement jusqu’à 30 à 50 mètres sous l’eau. De plus en plus présent en Afrique du Nord, et notamment en Tunisie, cet organisme marin urticant suscite une inquiétude croissante en Méditerranée.

L’Association tunisienne pour la science participative (TunSea) a recensé trois nouvelles observations de physalie au large des côtes tunisiennes au cours des trois derniers jours de mai, sans qu’aucun incident ni blessure n’ait été signalé.

La physalie est l’un des organismes marins les plus facilement reconnaissables, mais aussi l’un des plus dangereux pour l’homme. Souvent confondue à tort avec une méduse, il s’agit en réalité d’un siphonophore, un «superorganisme» composé d’une colonie d’individus spécialisés et interdépendants.

Observé à Tabarka, Borj Cedria et Soliman

D’après un communiqué de TunSea, le premier incident concerne la découverte d’un spécimen en mer le 29 mai, au large de la côte nord de Tabarka. Le deuxième cas a été enregistré le 30 mai sur la plage de Borj Cedria, où un spécimen mort a été trouvé. La troisième observation remonte au 31 mai, avec le signalement d’un spécimen en mer près de Soliman, aux portes de Tunis.

L’association souligne que ces signalements ont été rendus possibles grâce à la collaboration spontanée des citoyens.

La physalie est composée de quatre types de zoïdes, chacun ayant une fonction spécifique. Le pneumatophore, visible en surface, est une poche d’air translucide bleue, violette ou rose pouvant atteindre 10 à 30 centimètres et servant de voile naturelle, lui permettant de se déplacer grâce au vent et aux courants. Les dactylozoïdes, responsables de la capture des proies et de la défense, sont l’élément le plus dangereux : ils peuvent s’étendre jusqu’à 10 mètres en moyenne, et même, exceptionnellement, jusqu’à 30 à 50 mètres sous l’eau. La structure est complétée par les gastrozoïdes, chargés de la digestion des proies, et les gonozoïdes, dédiés à la reproduction de la colonie.

L’habitat naturel de la physalie se situe dans les eaux tropicales et subtropicales des océans Atlantique, Indien et Pacifique. Cependant, ces dernières années, sa présence a été de plus en plus fréquemment signalée en mer Méditerranée, notamment le long des côtes espagnoles, sardes, siciliennes et dans le détroit de Sicile, jusqu’aux eaux nord-africaines. Ce phénomène est lié aux changements des courants marins et au réchauffement progressif des eaux.

Dans son communiqué, l’association a précisé que la présence de la physalie sur les côtes tunisiennes durant cette période est un phénomène naturel et temporaire, susceptible de se prolonger pendant plusieurs jours en fonction des conditions de mer, des courants et des vents.

Les autorités scientifiques tunisiennes ont donc appelé le public à la prudence, lui recommandant d’éviter de toucher ces organismes marins non identifiés, de se contenter de les photographier à distance et de signaler leur présence en précisant le lieu et la date.

L’association avait auparavant mis en garde contre les dangers que peut représenter la physalie pour les nageurs et les touristes en raison des brûlures et des douleurs cutanées causées par ses tentacules urticants, qui peuvent dans certains cas provoquer des réactions graves.

Ses tentacules sont recouverts de millions de nématocystes, des cellules urticantes capables de libérer des toxines extrêmement puissantes. Le contact avec l’homme provoque une douleur immédiate et intense, souvent décrite comme une brûlure ou un coup de fouet, accompagnée de lésions cutanées linéaires. Dans les cas les plus graves, notamment chez les personnes sensibles ou en cas d’exposition prolongée, les toxines peuvent entraîner des réactions systémiques telles qu’un choc anaphylactique, des difficultés respiratoires et des arythmies cardiaques, potentiellement mortelles.

Les cellules urticantes restent actives même après la mort de l’animal ou après plusieurs jours d’échouage, rendant tout contact direct dangereux.

Recommandations en cas de piqûre

En cas de piqûre, un traitement immédiat est essentiel, car certaines pratiques courantes peuvent aggraver la réaction toxique.

Les experts recommandent de rincer la zone touchée à l’eau de mer pour éliminer tout résidu de tentacule, en évitant l’eau douce qui peut provoquer une libération supplémentaire de toxines en rompant les cellules urticantes. Les fragments doivent être retirés à l’aide d’instruments rigides, tels qu’une carte en plastique ou une pince à épiler, sans frotter la peau. L’application de chaleur (eau à environ 40-45 degrés Celsius ou compresses chaudes pendant environ 20 minutes) est recommandée pour atténuer les effets de la toxine.

Évitez l’utilisation de vinaigre ou d’ammoniaque, qui peuvent être inefficaces, voire contre-productifs, en cas d’infection à Physalia physalis.

Enfin, une consultation médicale immédiate est recommandée en cas de symptômes généraux tels que vertiges, nausées ou difficultés respiratoires.

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La Tunisie veut attirer des investisseurs siciliens

01. Juni 2026 um 11:41

La Tunisie mise sur la Sicile pour renforcer son rayonnement économique en Italie et en Europe du Sud. Tel est le message qui est ressorti de la participation du bureau milanais de l’Agence de promotion des investissements extérieurs (Fipa-Tunisie) à l’événement «AfroSiciliana», organisé du 24 au 26 mai 2026, à Monreale, dans la province de Palerme, et consacré au renforcement des relations entre la Sicile et les pays africains.

L’initiative a réuni des délégations institutionnelles et économiques du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de Tunisie et de Zambie, ainsi que des représentants d’entreprises et d’institutions italiennes, dans le but de développer de nouvelles synergies dans les secteurs de l’agroalimentaire, des énergies renouvelables, de l’innovation technologique et des infrastructures.

L’Afrique, un marché à fort potentiel

Au cœur des discussions figure l’intérêt croissant des entreprises italiennes pour le continent africain, considéré comme un marché à fort potentiel démographique et économique, mais aussi comme un partenaire stratégique pour les chaînes d’approvisionnement et les processus de nearshoring.

La réunion a été ouverte par le maire de Monreale, Alberto Arcidiacono, qui a souligné le rôle historique de la Sicile comme «pont naturel» entre l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique.

Ce concept revêt aujourd’hui une importance économique et géopolitique considérable, dans un contexte marqué par la redéfinition des chaînes de production internationales et l’intérêt croissant de l’Europe pour la Méditerranée au sens large.

La délégation tunisienne était composée du consul de Tunisie à Palerme, Mohamed Ali Mahjoub, du représentant de la Fipa-Tunisie à Milan, Wissem El Hani, et du représentant du Centre tunisien de promotion des exportations (Cepex) à Milan, Anis Basti.

Dans son allocution, M. El Hani a mis en avant les atouts majeurs de la Tunisie en tant que plateforme régionale pour les investissements industriels et les partenariats de production, citant sa situation géographique stratégique, sa proximité avec les marchés européens, son capital humain qualifié et son environnement compétitif et tourné vers l’exportation.

La Tunisie lorgne les PME du sud de l’Italie

Mohamed Ali Mahjoub, du représentant de la Fipa-Tunisie à Milan, Wissem El Hani, et du représentant du Centre tunisien de promotion des exportations (Cepex) à Milan, Anis Basti.

Une attention particulière a été portée aux perspectives de coopération entre les entreprises siciliennes et tunisiennes dans les secteurs de l’agroalimentaire, de la transformation industrielle et des industries à forte valeur ajoutée.

La Tunisie s’intéresse de près aux petites et moyennes entreprises (PME) italiennes, notamment celles du sud de l’Italie, qui pourraient utiliser le pays comme plateforme de production et de logistique pour desservir les marchés européens et africains.

Ces dernières années, la Tunisie a intensifié ses efforts pour attirer les investissements étrangers, en se concentrant sur les secteurs de la production manufacturière, de l’automobile, de l’aéronautique, du numérique et des énergies renouvelables.

Dans ce contexte, le renforcement des relations économiques avec la Sicile est également considéré comme stratégique en raison de la proximité géographique et culturelle entre les deux rives de la Méditerranée.

En marge de l(événement, des rencontres interentreprises (B2B) entre opérateurs italiens et africains ont permis d’identifier diverses pistes de collaboration commerciale et industrielle. Selon les organisateurs, ces échanges pourraient déboucher sur des missions économiques réciproques et de nouveaux partenariats commerciaux dans les prochains mois.

La participation à «AfroSiciliana» a également offert à Fipa Tunisia l’opportunité de promouvoir le Forum tunisien de l’investissement (TIF 2026), principal événement économique du pays dédié aux investissements internationaux, qui se tiendra les 25 et 26 juin à Tunis. La rencontre de Monreale confirme par ailleurs l’intérêt croissant des régions du sud de l’Italie pour le continent africain, conformément au plan Mattei promu par le gouvernement italien, qui vise à renforcer la coopération économique, énergétique et infrastructurelle avec les pays africains par le biais d’un partenariat.

I. B.

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Première nidification d’un flamant rose au lac Ichkeul

01. Juni 2026 um 11:14

La Société tunisienne d’ornithologie (STO) a annoncé dans un communiqué publié dimanche 31 mai 2026 sur sa page Facebook avoir enregistré et documenté la première nidification d’un flamant rose dans l’histoire du lac Ichkeul, le dernier grand lac d’eau douce d’Afrique du Nord et un havre majeur pour les oiseaux migrateurs, situé dans le gouvernorat de Bizerte à environ 75 km au nord de Tunis, au cœur d’un parc national homonyme classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Cette découverte revêt une importance scientifique et environnementale considérable, car la nidification et l’accouplement des flamants roses sont rares et irréguliers en Tunisie, et constituent un indicateur scientifique de l’état général de l’écosystème, selon la STO, qui explique que cette découverte s’inscrit dans le cadre de ses recherches sur la biodiversité des oiseaux en Tunisie et représente l’aboutissement du travail de ses différentes équipes de terrain.

Badr Eddine Jemaa, membre de la STO, a été le premier à observer la nidification, indique l’association en confirmant que ce phénomène est prioritaire et fait l’objet d’un suivi rigoureux par son équipe de terrain jusqu’à la fin de la période de nidification, afin de protéger la colonie et de recueillir les données scientifiques nécessaires.

Pour préserver cet événement scientifique important, la STO prévoit d’établir prochainement, en coordination avec les autorités compétentes, un camp de terrain pour une surveillance continue. Elle a également indiqué que son équipe scientifique a entamé la rédaction d’un article sur le sujet, qui sera publié une fois la collecte et l’organisation des données de terrain relatives à cet événement majeur seront terminées.
La nidification des flamants roses en Tunisie est un phénomène rare et irrégulier, car ces oiseaux choisissent des sites de reproduction très spécifiques, présentant des conditions environnementales précises en termes de niveau d’eau, de tranquillité et de disponibilité alimentaire. Par conséquent, leur nidification réussie à Ichkeul est considérée comme un indicateur scientifique important de l’amélioration des conditions écologiques dans la région.

Cette découverte est particulièrement significative car le parc national d’Ichkeul compte parmi les plus importantes réserves naturelles d’Afrique, accueillant chaque année des milliers d’espèces d’oiseaux migrateurs d’Europe et d’Afrique.

I. B.

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Transition écologique dans les entrepôts | La logistique verte progresse en Méditerranée

01. Juni 2026 um 10:27

Les factures d’énergie grimpent. Les normes environnementales se durcissent d’année en année. Dans les entrepôts du bassin méditerranéen, ces deux réalités obligent les entreprises à repenser leurs méthodes de travail. La Tunisie n’y fait pas exception.

Quand les entrepôts passent au vert

Peu de gens en ont conscience, mais la logistique pèse lourd sur le bilan carbone planétaire. En France, l’Ademe estime que ce secteur représente près de 16 % des émissions nationales de gaz à effet de serre, soit quelque 63 millions de tonnes de CO₂ équivalent chaque année – un chiffre qui inclut le transport de marchandises, le stockage et les emballages.

Ce constat alarme les opérateurs des deux côtés de la Méditerranée, et particulièrement en Tunisie, où la flambée des prix de l’énergie rogne les marges des entreprises depuis plusieurs années déjà.

La réponse la plus directe passe souvent par l’équipement lui-même. Des fabricants proposent désormais des chariots élévateurs électriques capables de fonctionner dans tous types d’environnements industriels, du petit dépôt familial à la grande plateforme régionale. Moins bruyants, sans émission en intérieur, ils affichent aussi des frais d’entretien nettement inférieurs aux modèles thermiques. Leur adoption s’accélère un peu partout sur le pourtour méditerranéen, portée par la baisse continue des coûts de production des batteries lithium-ion et par des réglementations de plus en plus strictes sur la qualité de l’air en milieu de travail.

Des pionniers locaux qui montrent la voie

Certaines entreprises tunisiennes n’ont pas attendu que la tendance devienne incontournable. LogistiKa a adopté un système de gestion intelligent pour rationaliser l’ensemble de ses plateformes logistiques. Cette initiative prouve une chose : la modernisation écologique n’est plus un privilège des multinationales européennes. D’autres acteurs de la région emboîtent le pas, poussés par la pression de partenaires commerciaux exigeants et par des coûts opérationnels devenus difficilement soutenables.

Ces transformations ne se limitent pas aux équipements de manutention. La digitalisation des flux – via des systèmes de gestion d’entrepôt (WMS) couplés à des capteurs IoT – permet de réduire les trajets inutiles, d’optimiser le remplissage des rayonnages et de diminuer la consommation globale d’énergie. Le mouvement est lancé. Reste à savoir s’il se généralisera assez vite pour peser véritablement sur les émissions régionales.

Énergie solaire et éclairage intelligent : deux leviers sous-estimés

L’éclairage consomme une part surprenante du budget énergétique d’un entrepôt – jusqu’à 35 % de la consommation totale selon certaines estimations sectorielles. Le passage aux LED, couplé à des détecteurs de présence, réduit cette dépense de 50 à 70 %. Le gain est mesurable dès les premiers mois suivant l’installation, sans nécessiter de travaux lourds ni d’interruption d’activité.

Les panneaux solaires installés sur les toitures apportent un complément logique, surtout dans le bassin méditerranéen : les régions du centre et du sud de la Tunisie cumulent plus de 3 000 heures d’ensoleillement par an, tandis que le nord du pays, autour de Tunis, enregistre déjà environ 2 800 heures annuelles – un potentiel solaire considérable comparé à la moyenne européenne. Associer ces deux investissements revient à transformer durablement le profil énergétique d’une installation, sans en bouleverser le fonctionnement au quotidien. C’est du bon sens économique avant d’être un geste militant.

Ce que les entreprises tunisiennes ont à y gagner

Réduire ses factures d’énergie, c’est un acquis appréciable. Les retombées vont cependant bien au-delà du simple bilan comptable. Les donneurs d’ordres européens examinent de plus en plus les pratiques environnementales de leurs sous-traitants et partenaires logistiques, notamment dans le cadre du règlement européen sur le devoir de vigilance et des exigences croissantes liées au reporting ESG.

Pour une entreprise tunisienne engagée dans la logistique verte, les bénéfices concrets sont multiples :

  • une crédibilité renforcée à l’international, capable de faire basculer un appel d’offres ;
  • un accès facilité aux programmes de financement dédiés à la transition énergétique, comme les fonds de l’Agence Française de Développement (AFD) ou les mécanismes du Green Deal européen ;
  • Des coûts opérationnels en baisse, libérant des marges pour investir ailleurs.

Ces fonds internationaux, encore peu exploités par les PME tunisiennes, représentent une source de capitaux non négligeable pour qui sait en saisir l’opportunité. Dans un contexte où la compétition logistique s’intensifie en Afrique du Nord, chaque avantage compte.

La logistique verte n’est pas un luxe réservé aux pays les plus riches. Pour les entrepôts tunisiens, c’est un pari stratégique – et sans doute l’un des plus rentables à moyen terme.

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Snapshot : Est-ce la bonne heure pour arroser l’avenue Bourguiba ?

01. Juni 2026 um 09:51

Sur l’avenue Bourguiba, les équipes municipales et un camion-citerne font leur apparition matinale autour de 8 heures.

L’arrosage du terre-plein de l’avenue est alors entamé à grande eau malgré la présence des personnes déjà installées sur les bancs publics.

De toute évidence, ce n’est pas la bonne heure et le nettoyage devrait être logiquement avancé d’une ou deux heures.

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En visite à l’Ariana, Kaïs Saïed met les responsables en garde et mise sur la jeunesse

01. Juni 2026 um 08:48

En visite surprise dans plusieurs localités du gouvernorat de l’Ariana, le président de la République, Kaïs Saïed, a échangé directement avec des citoyens sur leurs préoccupations quotidiennes. Réaffirmant son engagement à répondre aux attentes des Tunisiens, il a insisté sur la nécessité de solutions nationales globales, tout en adressant un avertissement aux responsables qui ne remplissent pas leurs engagements.

Le président de la République, Kaïs Saïed, a effectué dimanche soir une visite non annoncée dans le gouvernorat de l’Ariana, où il a rencontré des habitants de plusieurs localités afin de prendre connaissance de leurs préoccupations et de leurs revendications.

Dans une déclaration exclusive accordée à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), le chef de l’État a expliqué que cette démarche s’inscrivait dans le cadre de son approche fondée sur le contact direct avec les citoyens et le suivi de leurs conditions de vie. Il a assuré que les efforts se poursuivent afin de répondre aux attentes exprimées par les Tunisiens.

Des solutions nationales plutôt que des réponses ponctuelles

Au cours de ses échanges avec les habitants, Kaïs Saïed a estimé que les problèmes soulevés dépassent souvent le cadre individuel ou local. Selon lui, ces difficultés nécessitent des réponses globales à l’échelle nationale, capables de traiter les causes profondes des dysfonctionnements constatés.

Le président a affirmé que le travail se poursuit « jour et nuit » pour répondre à ce qu’il a qualifié de revendications légitimes, tout en réitérant son attachement aux orientations politiques engagées et sa détermination à poursuivre les réformes qu’il juge nécessaires pour la prochaine étape.

Un avertissement aux responsables et un appel à la jeunesse

Le chef de l’État a également appelé les responsables à assumer pleinement leurs fonctions et à respecter les engagements pris envers les citoyens. Il a souligné que la jeunesse tunisienne possède les compétences nécessaires pour occuper davantage de postes à responsabilité au sein des institutions.

Dans ce contexte, il a averti que les responsables qui n’accomplissent pas leur mission pourraient être remplacés par de jeunes compétences capables de contribuer à la gestion des affaires publiques et à la mise en œuvre des politiques de l’État.

« L’État se gère par ses institutions »

Évoquant la situation du pays, Kaïs Saïed a affirmé que « l’État ne se gère ni par les publications sur les réseaux sociaux ni par les mensonges », soulignant que la Tunisie demeure forte grâce à son peuple et à sa capacité à faire face aux différentes tentatives de déstabilisation.

Le président a enfin insisté sur le rôle des institutions et du respect de la loi dans la conduite des affaires publiques, se disant confiant dans la capacité des Tunisiens à relever les défis auxquels le pays est confronté.

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Football | L’Espérance à l’heure des choix difficiles

01. Juni 2026 um 08:18

L’Espérance de Tunis, éliminée de la Ligue des champions d’Afrique au niveau des demi-finales et privée du Championnat de Tunisie par son rival de toujours, le Club africain, a sauvé sa saison en remportant la Coupe de Tunisie de football (2025-2026), après avoir battu l’Espérance de Zarzis (1-0), en finale disputée dimanche 31 mai 2026 au stade Hammadi Agrebi de Radès.

Latif Belhedi  

Pour l’histoire : l’unique but de la rencontre a été très contesté par les Espérantistes du Sud, prétextant une faute sur leur gardien de but avant le tir foudroyant de Hamza Rafia à la 62e minute.

De son côté, l’ES Zarzis n’a pas réussi le défi de remporter sa seconde Coupe de Tunisie face au même adversaire qu’il avait battu en finale en 2005.

Ce 17e trophée dans cette compétition et du deuxième consécutif remporté par le club de Bab Souika, qui a également assuré sa participation à la Ligue des champions de la CAF en terminant deuxième du championnat, a été difficile à remporter, l’équipe ayant toujours eu mal à déverrouiller les défenses adverses.

Les Camarades de Yacine Meriah créent certes beaucoup d’occasions, mais se montrent souvent maladroits devant les buts adverses, à l’image de leur attaquant de pointe, Florian Danho à qui manque presque toujours la dernière touche. Cette incapacité à conclure leur a d’ailleurs joué de très mauvais tours au cours de la saison leur faisant perdre des points précieux en championnat face à des adversaires à leur portée qu’ils ont pourtant dominés de la tête et de pieds.  

Pour les «Sang et Or», cette saison en demi-teinte est enfin terminée, et pour beaucoup d’entre eux, en fin de contrat, c’est l’heure du départ du Parc B.

Pour le président Hamdi Meddeb, tout est à revoir, à commencer par le choix du coach capable de faire renouer l’équipe avec le sacre continental, qui la fuie depuis six ans, sa 4e et dernière Ligue des champions d’Afrique remontant à 2019.

Va-t-il garder le Français Christian Bracconi, qui assure l’intérim après le limogeage de son compatriotePatrice Beaumelle et qui n’a pas démérité en ne concédant aucune défaite ? Rien n’est sûr, mais le remue-ménage c’est au niveau de la composition de l’équipe qui va avoir lieu. Il s’agit de trouver des joueurs capables de rehausser le jeu de l’équipe et lui faire gagner en efficacité, et cela est valable pour tous compartiments de jeu.

L’Espérance est certes riche, surtout en comparaison avec les autres clubs tunisiens, mais au niveau international, il doit faire face à une rude concurrence, sachant que les bons joueurs disponibles et à portée de bourse se font rares dans un marché qui flambe.

Certains joueurs, comme Danho ou Rafia, les meilleurs hier, n’ont pas encore retrouvé la pleine maîtrise de leurs moyens, mais le club peut-il se payer le luxe d’attendre ?

Les semaines à venir vont être décisives pour une Espérance qui sait faire le ménage avec toute la discrétion requise. Des changements sont attendus, mais pas des bouleversements, l’esprit de continuité a toujours primé dans l’entourage de Hamdi Meddeb, qui a fait appel à Chokri El Ouaer, le gardien de but légendaire de l’Espérance et de l’équipe de Tunisie, pour l’aider dans les grands choix techniques. La touche de ce dernier, qui n’est pas réputé pour être un sentimental, ne tardera pas à se faire sentir.

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Tunisie | Kaïs Saïed garde le même cap

01. Juni 2026 um 06:54

Après une absence des radars qui a duré plus d’une semaine, le président Kaïs Saïed est apparu hier soir, dimanche 1er mai 2026, pour, écrira l’agence officielle Tap, «une visite non annoncée dans le gouvernorat de l’Ariana, où il a rencontré des habitants de plusieurs localités afin de prendre connaissance de leurs préoccupations et revendications.»

Latif Belhedi

Comme souvent, la relative longue absence du président de la République, sans aucune communication officielle conséquente pour l’expliquer, a donné lieu à des supputations sur une hypothétique vacance du pouvoir, situation qui angoisse un certain nombre de Tunisiens qui déplorent l’ambiguïté avec laquelle la constitution de 2022, promulguée par Saïed, traite de cette question, surtout en l’absence d’une Cour constitutionnelle pouvant, le cas échéant et en cas de nécessité, la trancher.

Nous n’allons pas nous égarer nous-même dans les débats, parfois surréalistes, auxquels la longue absence du chef de l’Etat a donné lieu. Nous constatons seulement que les propos que Saïed a tenus à l’occasion de cette sortie «inopinée» ont complètement éludé cette question. N’a-t-il pas senti la nécessité de rassurer les Tunisiens, lesquels ont de bonnes raisons de craindre l’inconnu ou, tout au moins, de répondre à ses détracteurs, qui n’ont de cesse de rappeler cette éventualité de vacance de pouvoir qui doit être clairement et définitivement tranchée ?    

Quoi qu’il en soit, dans une déclaration exclusive à l’agence Tap, le chef de l’État a indiqué que cette visite s’inscrivait dans le cadre de sa démarche de contact direct avec les citoyens et de suivi de leurs préoccupations, affirmant sa volonté d’œuvrer à la satisfaction de leurs attentes.

Le président Saïed a souligné que les problèmes soulevés nécessitaient, selon lui, des «solutions nationales globales» plutôt que des réponses limitées à des cas individuels ou à des groupes spécifiques.

Il a ajouté que les efforts se poursuivaient «jour et nuit» pour répondre à ce qu’il a qualifié de revendications légitimes des Tunisiens.

Le président a également réaffirmé son attachement aux choix politiques engagés et sa détermination à poursuivre le travail en vue d’atteindre les objectifs de la prochaine étape.

Par ailleurs, il a appelé les responsables à assumer pleinement leurs fonctions, estimant que la jeunesse tunisienne était en mesure de prendre des responsabilités et de contribuer davantage à la gestion des affaires publiques.

Il a averti que les responsables n’ayant pas tenu leurs engagements pourraient être remplacés par de jeunes compétences.

 «L’État ne se gère ni par les publications sur les réseaux sociaux ni par les mensonges», a lancé le président, ajoutant que «la Tunisie demeure forte grâce à son peuple, capable de faire échec à toutes les manœuvres ourdies contre elle».

Le chef de l’État a assuré que l’État est gouverné par ses institutions et ses lois, exprimant sa confiance dans la capacité des Tunisiens à relever les différents défis.

Bref, rien de nouveau sous le soleil. Des propos déjà entendus et relayés maintes fois par les médias au cours des dernières années. Circulez, il n’y a rien à voir ! Ou plutôt : Rien de nouveau sous le soleil, on garde le même cap, n’en déplaise à ceux, opposants ou non, qui estiment qu’il n’est pas le bon et qu’il ne mènera pas à des progrès réels dans le pays, surtout sur les plans économique et social où les revendications se font le plus entendre, notamment sur les réseaux sociaux.

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Oueld Lamia, un dangereux repris de justice, arrêté à Hammamet

31. Mai 2026 um 13:40

La sous-direction des enquêtes criminelles d’El Gorjani a arrêté samedi soir, 30 mai 2026, un détenu classé «extrêmement dangereux», surnommé «Oueld Lamia», à la suite d’une opération réussie à Hammamet, rapporte Mosaïque FM.

Selon les informations disponibles, le suspect purge une peine de 18 ans de prison pour sa participation à une série de vols, de cambriolages et de violences aggravées. En détention, le prisonnier a simulé une maladie et exagéré son état de santé, ce qui a nécessité son transfert dans un hôpital de la capitale pour y être soigné. Il a profité de cette occasion pour s’évader et disparaître.

Oueld Lamia est considéré comme un criminel notoire et un pilier du crime organisé dans le quartier de Jebel Lahmar. Il a terrorisé les habitants de la capitale pendant des années et son casier judiciaire comprend pas moins de 38 mandats d’arrêt émis par différentes unités de sécurité et instances judiciaires. Il est notamment accusé de voies de fait graves, de vol qualifié, de vol sous la menace d’une arme blanche, de tentative de meurtre et de vol avec violence.

Le parquet a autorisé sa détention provisoire pour complément d’enquête et son renvoi ultérieur devant les tribunaux.

I. B.

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Festivals : Jazz à Tabarka aura bien lieu

31. Mai 2026 um 10:00

Après une période marquée par remous, éclipses et annulations, la manifestation musicale Jazz à Tabarka devrait prochainement faire son retour.

En effet, Jazz à Tabarka devrait se tenir du 2 au 9 juillet et faire la part belle aux musiciens locaux.
Cette reprise est une bonne nouvelle aussi bien pour la scène jazz que pour la ville de Tabarka qui retrouve ainsi un de ses fleurons festivaliers.

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L’appel d’offres pour le câble électrique entre l’Italie et la Tunisie prolongé au 15 juin

31. Mai 2026 um 10:37

La date limite de dépôt des offres pour l’appel d’offres de Terna relatif à l’assistance spécialisée aux activités d’ingénierie des stations de conversion CCHT du projet Elmed, l’interconnexion électrique entre l’Italie et la Tunisie, est reportée au 15 juin 2026.

Cette prolongation est mentionnée dans l’avis d’appel d’offres n° 2600053838, publié sur la plateforme de publicité légale Anac, le portail des marchés publics de Terna et au Journal européen.

Cet appel d’offres, d’une valeur totale estimée à 1,43 million d’euros, porte sur des services techniques destinés à appuyer les activités d’ingénierie des stations de conversion CCHT, infrastructure essentielle au fonctionnement de l’interconnexion électrique entre les deux rives du détroit de Sicile.

L’appel d’offres est divisé en deux lots : le premier, d’une valeur de 770 000 euros, concerne les travaux électromécaniques. Le second contrat, d’une valeur de 660 000 €, concerne des travaux de génie civil.

Elmed est financé par Terna (Italie) et Steg (Tunisie), les gestionnaires des réseaux électriques de la Sicile et de l’Afrique du Nord, et représente l’une des principales infrastructures énergétiques euro-méditerranéennes.

Le projet prévoit une interconnexion en courant continu de 600 MW et 500 kV, d’une longueur d’environ 220 kilomètres, principalement par câble sous-marin, entre la Sicile et Cap Bon.

Côté italien, les travaux ont été autorisés par le ministère de l’Environnement et de la Sécurité énergétique par un décret du 10 mai 2024.

Cette interconnexion vise à relier les réseaux électriques d’Europe et d’Afrique du Nord, afin de renforcer la sécurité d’approvisionnement, de favoriser l’intégration des marchés de l’électricité et de soutenir le développement des énergies renouvelables en Tunisie.

Ce projet est également considéré comme stratégique dans le cadre de la coopération énergétique entre Rome et Tunis et des politiques européennes de connexion du littoral sud de la Méditerranée.

I. B. (avec Ansamed)

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‘‘Alouette, jolie alouette’’ de Habib Selmi | Les petits mystères du quotidien

31. Mai 2026 um 08:38

Même s’il n’est pas honoré comme il le mérite dans son propre pays, où il passerait presque inaperçu dans la rue, Habib Selmi reste le romancier tunisien le plus en vue, le plus lu et le plus célébré à l’étranger. Il est, en tout cas, l’auteur arabophone tunisien le plus traduit dans les langues du monde et le plus publié à l’étranger. Dans son nouveau roman ‘‘أيتها القبرة’’ (Alouette, jolie alouette !), paru aux éditions Dar Al Adab (Beyrouth, 2025, 229 pages), on retrouve ses atmosphères intimistes où les éléments du quotidien finissent par se draper d’un voile de mystère et d’étrangeté.

Ridha Kefi

On retrouve aussi dans ce treizième roman les thématiques chères au romancier, professeur d’arabe de son état qui vit à Paris depuis le début des années 1980 : la douce douleur de l’exil, la nostalgie de l’enfance, dans le village d’El Âla, au cœur de la campagne kairouanaise, et le choc des cultures, exprimé chez lui sans animosité ni violence, comme une quête de soi à travers l’autre, comme une volonté de savoir et un besoin de reconnaissance.

A travers la multiplicité des personnages, la complexité des situations et la diversité des destins qu’il raconte, on retrouve toujours dans ses romans, au fil des mots, des éléments autobiographiques, mais qui sont soigneusement noyés dans le cours de la narration. En fait, Habib Selmi ne fait que se raconter lui-même, exprimer ses désirs, ses frustrations et son angoisse de la mort qui rode partout dans ses récits, mais sans se découvrir vraiment, en se glissant, subrepticement et imperceptiblement, dans la peau de ses personnages.

Dans ce nouveau roman, le narrateur prénommé Mohamed est un sexagénaire, Tunisien vivant en France depuis des décennies, marié à une Française et père d’un enfant lui-même marié et qui lui a donné un petit-enfant. C’est un retraité solitaire, imaginatif, suspicieux et rêveur qui vient de perdre son épouse et tente de lui survivre, difficilement, en cherchant à donner un sens à tous ses faits et gestes. S’il se donne pour mission de s’occuper de Jocelyne, sa belle-mère nonagénaire qui vit seule dans un village loin de Paris, c’est par respect pour la mémoire de la défunte Dominique. Mais peu à peu, sa relation avec la vieille dame prend une tournure inattendue : l’intérêt succédant à la curiosité, ses allers-retours entre Paris et Le Tronchet deviennent un pèlerinage quasi-hebdomadaire.

Entre aveux, confessions et silences, les dits et non-dits des deux complices finissent par donner une certaine densité aux petits mystères du quotidien. L’intrusion d’un troisième personnage, Bernard, dans la vie de cet improbable «couple» vient perturber l’ordre précaire où Mohamed a semblé, un moment, se complaire, avant que la mort ne vienne, encore une fois, remettre les choses à leur place.

A soixante-dix ans passés, Habib Selmi traite désormais des thématiques de son âge : la vieillesse, le corps qui lâche, le désir toujours vif, le cœur qui résiste et la mort tapie dans tous les coins. Mais sa réflexion est légère, calme, apaisée, sereine et lumineuse, celle de l’acceptation du temps qui fuit et du monde qui vacille.

Un roman d’une rare sensibilité qui vous tient en haleine sans véritable intrigue, rien que le mystère recommencée de la vie. Merci Habib Selmi, et continuez de nous émouvoir par les petits riens qui illuminent nos vies comme cette alouette posée sur le rebord de la fenêtre qui ouvre et ferme le roman.

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Le poème du dimanche | ‘‘Je te vois la larme difficile’’ de Abou Firas Al-Hamdani

31. Mai 2026 um 07:34

Né à Mossoul en 932, au sud de l’Irak, Abou Firas Al-Hamdani est prince, poète et chevalier. (Illustration : Statue d’Al-Hamdani dans un jardin public à Alep / Timbre à l’effigie du poète émis par la Poste de Syrie).

Appartenant à la dynastie des Hamdanites, il est nommé par son cousin, Sayf Ad-Dawla, gouverneur de Manjib, au nord de la Syrie. D’où il fait des attaques contre l’Empire byzantin. Il sera ainsi capturé puis emprisonné à Constantinople, aujourd’hui, Istanbul, où il compose ce poème, selon toute vraisemblance. Il meurt en 968, à Homs. Il laisse un Diwan / recueil, l’un des plus beaux et émouvants de la poésie arabe, entre captivité, amour et nostalgie de la vie libre. Le poème, ici traduit, rendu célèbre aussi, parce que chanté par Oum Kalthoum.  

Tahar Bekri

Je te vois la larme difficile ton mérite la patience

L’amour n’a-t-il sur toi interdit et ordre ?

Mais si ! Je languis et une douleur me tenaille

Mais celui qui me ressemble ne révèle secret

Quand la nuit m’éclaire je tends ma main à l’amour

Et asservis une larme bien qu’orgueilleuse

Le feu au point de brûler mes entrailles

Quand l’attisent ma flamme et mon esprit

Tu m’assures d’aimer et la mort est préférable

Si je meurs assoiffé que la pluie ne tombe jamais !

J’ai préservé notre amour et tu l’as égaré

Plus haute que la fidélité est ta traitrise

Les jours ne sont que des feuillets aux lettres

de la main de leur auteur le bon augure

J’ai parmi les passantes du quartier une belle

Ma passion est un péché sa joie est une excuse

Elle trompe tous ceux qui me calomnient

Pour toute calomnie j’ai une oreille sourde

J’ai apparu parmi les miens en leur présence

Une demeure dont tu es absente est déserte

J’ai combattu les miens pour ton amour

Sans lui c’eût été qu’eau et vin

Si les calomniateurs ne disaient pas vrai

La foi détruirait ce que l’incrédulité construit

J’étais fidèle et dans la fidélité une humiliation

Envers une femme dont le mérite est de trahir

Posée mais la vigueur de la jeunesse la soulève

Elle se cabre parfois comme une jument

Elle demande qui suis-je mais elle le sait

Un jeune comme moi peut-il être inconnu

Je lui dis comme tu le désires

Je meurs pour toi elle dit ils sont nombreux

Je dis si tu le voulais tu n’aurais été si difficile

Tu me demandes des nouvelles bien que tu les saches

Elle dit le temps t’a nui après notre séparation

Je dis non ce n’est point le temps mais toi 

Si ce n’était toi il n’y aurait vers la tristesse voie

vers le cœur l’amour vers la perdition a un pont

L’âme dépérit entre sérieux et plaisanterie

Si la séparation l’assaille l’abandon la tourmente

Je me persuadais qu’il n’y aurait d’amoureux après moi

Mais ce à quoi main s’est accrochée est vide

J’ai médité sur mon sort ne voyant aucun repos

Si par l’éloignement j’oublie l’abandon me le rappelle

Les miens se souviendront de moi s’ils sont sérieux

C’est dans la nuit sombre que la lune vient à manquer

Si je survis ils connaissent les coups qu’ils portent au dos

Ces lances ces sabres ces blancs émincés et jaunes

Si je meurs l’être est forcément mortel

Même si la vie et les jours s’allongent

Nous sommes des gens sans mesure

Au premier des rangs ou dans la tombe

Pour atteindre la grandeur nos personnes sont insignifiantes

Celui qui demande la main d’une belle ne compte point sa dot

Les plus fiers des humains les meilleurs des vénérables

Le plus généreux sur la terre et sans vantardise

Traduit de l’arabe par Tahar Bekri

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Snapshot : Si Sbeitla réveillait son théâtre antique

30. Mai 2026 um 11:41

Au sud de Kairouan, au cœur de la steppe, Sbeitla se souvient encore de l’Antiquité, au temps de Sufetula, ses capitoles et ses basiliques byzantines.

Dans le site antique de cette ville du centre-ouest de la Tunisie, un théâtre somnole. Il semble rêver à ceux de Carthage et de Dougga qui accueillent des festivals internationaux réputés. Il semble attendre une initiative qui le sortirait de l’oubli et rétablirait la joie.

Délaissé, accueillant de rares manifestations culturelles, ce théâtre pourrait constituer une chance rare pour Sbeitla. Pour l’heure, il attend et peut-être songe-t-il à un destin similaire à celui de l’amphithéâtre d’El Djem devenu l’épicentre de toute une ville.

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