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Physalie | Un organisme marin dangereux apparaît sur les côtes tunisiennes

01. Juni 2026 um 12:10

La physalie (Physalia physalis) compte parmi les organismes marins les plus dangereux pour l’homme. Ses tentacules peuvent s’étendre jusqu’à 10 mètres en moyenne, et exceptionnellement jusqu’à 30 à 50 mètres sous l’eau. De plus en plus présent en Afrique du Nord, et notamment en Tunisie, cet organisme marin urticant suscite une inquiétude croissante en Méditerranée.

L’Association tunisienne pour la science participative (TunSea) a recensé trois nouvelles observations de physalie au large des côtes tunisiennes au cours des trois derniers jours de mai, sans qu’aucun incident ni blessure n’ait été signalé.

La physalie est l’un des organismes marins les plus facilement reconnaissables, mais aussi l’un des plus dangereux pour l’homme. Souvent confondue à tort avec une méduse, il s’agit en réalité d’un siphonophore, un «superorganisme» composé d’une colonie d’individus spécialisés et interdépendants.

Observé à Tabarka, Borj Cedria et Soliman

D’après un communiqué de TunSea, le premier incident concerne la découverte d’un spécimen en mer le 29 mai, au large de la côte nord de Tabarka. Le deuxième cas a été enregistré le 30 mai sur la plage de Borj Cedria, où un spécimen mort a été trouvé. La troisième observation remonte au 31 mai, avec le signalement d’un spécimen en mer près de Soliman, aux portes de Tunis.

L’association souligne que ces signalements ont été rendus possibles grâce à la collaboration spontanée des citoyens.

La physalie est composée de quatre types de zoïdes, chacun ayant une fonction spécifique. Le pneumatophore, visible en surface, est une poche d’air translucide bleue, violette ou rose pouvant atteindre 10 à 30 centimètres et servant de voile naturelle, lui permettant de se déplacer grâce au vent et aux courants. Les dactylozoïdes, responsables de la capture des proies et de la défense, sont l’élément le plus dangereux : ils peuvent s’étendre jusqu’à 10 mètres en moyenne, et même, exceptionnellement, jusqu’à 30 à 50 mètres sous l’eau. La structure est complétée par les gastrozoïdes, chargés de la digestion des proies, et les gonozoïdes, dédiés à la reproduction de la colonie.

L’habitat naturel de la physalie se situe dans les eaux tropicales et subtropicales des océans Atlantique, Indien et Pacifique. Cependant, ces dernières années, sa présence a été de plus en plus fréquemment signalée en mer Méditerranée, notamment le long des côtes espagnoles, sardes, siciliennes et dans le détroit de Sicile, jusqu’aux eaux nord-africaines. Ce phénomène est lié aux changements des courants marins et au réchauffement progressif des eaux.

Dans son communiqué, l’association a précisé que la présence de la physalie sur les côtes tunisiennes durant cette période est un phénomène naturel et temporaire, susceptible de se prolonger pendant plusieurs jours en fonction des conditions de mer, des courants et des vents.

Les autorités scientifiques tunisiennes ont donc appelé le public à la prudence, lui recommandant d’éviter de toucher ces organismes marins non identifiés, de se contenter de les photographier à distance et de signaler leur présence en précisant le lieu et la date.

L’association avait auparavant mis en garde contre les dangers que peut représenter la physalie pour les nageurs et les touristes en raison des brûlures et des douleurs cutanées causées par ses tentacules urticants, qui peuvent dans certains cas provoquer des réactions graves.

Ses tentacules sont recouverts de millions de nématocystes, des cellules urticantes capables de libérer des toxines extrêmement puissantes. Le contact avec l’homme provoque une douleur immédiate et intense, souvent décrite comme une brûlure ou un coup de fouet, accompagnée de lésions cutanées linéaires. Dans les cas les plus graves, notamment chez les personnes sensibles ou en cas d’exposition prolongée, les toxines peuvent entraîner des réactions systémiques telles qu’un choc anaphylactique, des difficultés respiratoires et des arythmies cardiaques, potentiellement mortelles.

Les cellules urticantes restent actives même après la mort de l’animal ou après plusieurs jours d’échouage, rendant tout contact direct dangereux.

Recommandations en cas de piqûre

En cas de piqûre, un traitement immédiat est essentiel, car certaines pratiques courantes peuvent aggraver la réaction toxique.

Les experts recommandent de rincer la zone touchée à l’eau de mer pour éliminer tout résidu de tentacule, en évitant l’eau douce qui peut provoquer une libération supplémentaire de toxines en rompant les cellules urticantes. Les fragments doivent être retirés à l’aide d’instruments rigides, tels qu’une carte en plastique ou une pince à épiler, sans frotter la peau. L’application de chaleur (eau à environ 40-45 degrés Celsius ou compresses chaudes pendant environ 20 minutes) est recommandée pour atténuer les effets de la toxine.

Évitez l’utilisation de vinaigre ou d’ammoniaque, qui peuvent être inefficaces, voire contre-productifs, en cas d’infection à Physalia physalis.

Enfin, une consultation médicale immédiate est recommandée en cas de symptômes généraux tels que vertiges, nausées ou difficultés respiratoires.

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Le Club Africain laisse des plumes face à l’AS Soliman

29. April 2026 um 18:06

Le Club Africain a laissé filer deux points précieux, ce mercredi 29 avril 2026, en concédant le nul face à l’AS Soliman, un but partout, lors de la première partie de la 27e journée de Ligue 1.

Ce déplacement s’annonçait déjà délicat pour les Clubistes. Initialement entourée d’incertitudes logistiques, la rencontre devait finalement se jouer au Kef, à huis clos, après plusieurs changements de lieu. Sur le terrain, le leader du championnat n’a pas réussi à convertir ce rendez-vous en victoire.

Le Club Africain avait pourtant ouvert le score par Bilel Aït Malek à la 51e minute, avant que l’AS Soliman n’égalise en fin de match grâce à Helmi Jouidi à la 84e minute. Face à une équipe engagée dans la lutte pour le maintien, ce nul ressemble à deux points perdus pour les Clubistes.

Le Stade Tunisien surpris au Bardo

Autre résultat marquant de cette première salve : la défaite du Stade Tunisien à domicile face à la Jeunesse Sportive d’El Omrane. Les Bardolais se sont inclinés 2-1 au complexe Hédi-Enneifer, un revers qui complique leur course aux premières places.

De son côté, l’Union sportive monastirienne s’est imposée 2-0 face à l’AS Gabès, tandis que l’ES Métlaoui a signé une victoire nette contre l’Étoile du Sahel, également sur le score de 2-0.

Les résultats du jour

ES Métlaoui 2-0 ES Sahel
Stade Tunisien 1-2 JS Omrane
US Monastirienne 2-0 AS Gabès
AS Soliman 1-1 Club Africain

La 27e journée se poursuivra jeudi avec d’autres affiches importantes, dont le choc entre l’Espérance sportive de Tunis et le Club sportif sfaxien.

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