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La Chine mise sur le vert sans lâcher le charbon

27. Juni 2026 um 16:37

La Chine entend accorder davantage de place au charbon dans son prochain plan énergétique quinquennal (2026-2030), tout en maintenant ses ambitions de transition vers les énergies renouvelables. 

Ce nouvel arbitrage place clairement la sécurité énergétique au cœur de la stratégie nationale, dans un contexte marqué par des tensions sur les marchés mondiaux, des fluctuations de la demande et la nécessité de garantir l’approvisionnement industriel du pays.

Le plan quinquennal 2026-2030 réaffirme les objectifs climatiques de long terme de la Chine, notamment le pic des émissions de CO₂ avant 2030 et la neutralité carbone à l’horizon 2060. Il prévoit également la mise en place d’un système énergétique « propre, bas carbone, sûr et efficace » d’ici 2030, avec une montée en puissance continue des énergies non fossiles.

Le charbon reste un pilier de stabilité

Malgré cette trajectoire, le charbon conserve un rôle central dans la stratégie énergétique chinoise. Pékin insiste sur son importance pour la stabilité du réseau électrique et la sécurité d’approvisionnement. Les autorités mettent en avant une approche dite de « transformation optimisée » du charbon, plutôt qu’un retrait rapide, afin d’éviter des risques de pénurie ou de déséquilibre du système électrique.

Cette orientation s’inscrit dans une tendance déjà observée ces dernières années : la Chine continue de développer simultanément ses capacités renouvelables et ses infrastructures charbonnières, dans une logique de double sécurité. Le plan quinquennal insiste sur la nécessité de renforcer la résilience du système électrique, notamment par l’amélioration des capacités de stockage, des réseaux de transport et de la gestion de la demande… Cette architecture vise à réduire la dépendance aux importations d’hydrocarbures et à limiter les vulnérabilités liées aux chocs extérieurs.

Une tension persistante entre climat et sécurité

Ce nouveau cadrage illustre l’équilibre délicat auquel fait face Pékin : accélérer la transition énergétique tout en garantissant la stabilité économique et industrielle d’un pays encore fortement dépendant des combustibles fossiles. Si la Chine demeure le premier investisseur mondial dans les énergies renouvelables, elle continue parallèlement à autoriser de nouvelles capacités de production à base de charbon, dans une logique de flexibilité du système.

Le plan 2026-2030 confirme ainsi une approche pragmatique : la décarbonation progresse, mais elle reste subordonnée à l’impératif de sécurité énergétique et de stabilité du développement économique.

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La Tunisie et la Chine s’accordent sur un modèle de certificat d’origine pour fluidifier les exportations

Von: farhat
25. Juni 2026 um 17:15

Les exportations tunisiennes vers la Chine vont être facilitées suite à la conclusion d’un accord final entre les parties tunisienne et chinoise fixant les caractéristiques techniques, la forme et le contenu du modèle de « certificat d’origine », a annoncé la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT).
Cette avancée majeure s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de libre-échange liant les deux pays et vise à répondre aux demandes récurrentes des entreprises exportatrices tunisiennes. Elle devrait permettre d’accélérer les consultations techniques avec le partenaire chinois et de garantir un accès plus fluide des marchandises nationales aux marchés asiatiques.
Selon une « note de veille » (Réf. 02/26) publiée par la CCIT, les négociations ont d’ores et déjà abouti à l’élaboration d’un projet préliminaire de ce certificat, établi conformément à la formule consensuelle arrêtée par les deux parties. Le dossier a été directement transmis aux autorités compétentes en vue de son approbation finale.
Concernant le calendrier de mise en œuvre, la même source précise qu’une fois les procédures d’homologation achevées, le modèle définitif sera transmis aux Chambres de Commerce et d’Industrie concernées qui auront pour mission de superviser son impression au niveau de l’Imprimerie Officielle de la République Tunisienne, en prélude à son émission officielle et à sa généralisation à l’ensemble des opérateurs économiques.
Les parties prenantes ont, par ailleurs, réaffirmé leur engagement à tenir les opérateurs économiques régulièrement informés de tout développement procédural, afin d’assurer la continuité et la disponibilité des lignes d’exportation nationales vers la Chine.

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Un certificat pour fluidifier les échanges tuniso-chinois

25. Juni 2026 um 16:07

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Chine viennent de franchir une étape technique décisive. Elle est de nature à faciliter concrètement la vie des opérateurs économiques des deux pays. La Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT) annonce, ce jeudi 25 juin 2026, la conclusion d’un accord définitif entre les deux parties. Il porte sur les caractéristiques du modèle de « certificat d’origine » applicable aux exportations tunisiennes à destination du marché chinois.

Cet accord vise, indique la même source, à garantir une meilleure fluidité des flux commerciaux en réduisant les lourdeurs administratives susceptibles d’entraver les échanges. Une fois la validation administrative obtenue, le modèle arrêté de certificat sera transmis aux chambres de commerce et d’industrie concernées sur l’ensemble du territoire. Lesquelles se chargeront d’en assurer la diffusion et la mise en œuvre auprès des entreprises exportatrices.

A cet égard, notons que les milieux d’affaires attendent particulièrement cette phase de déploiement. Et ce, dans un contexte où la simplification des procédures à l’export est perçue comme un levier stratégique pour renforcer la présence des produits tunisiens sur les marchés internationaux, et singulièrement en Asie.

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Tunisie : De nouvelles mesures pour fluidifier les exportations vers la Chine

25. Juni 2026 um 13:48

La Chambre de commerce et d’industrie de Tunis a annoncé qu’un accord final a été conclu entre les deux pays sur les caractéristiques techniques, formelles et le contenu du modèle de “certificat d’origine”, un document clé pour les exportations.

Cette avancée s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des mécanismes liés aux échanges commerciaux et de l’activation de l’accord de libre-échange entre la Tunisie et la République populaire de Chine.

Simplifier et accélérer les procédures administratives

Concrètement, cette mesure vise à simplifier et accélérer les procédures administratives pour les entreprises tunisiennes exportant vers le marché chinois. Jusqu’ici, plusieurs opérateurs économiques faisaient face à des interrogations et à certaines lenteurs liées aux formalités documentaires.

Lire aussi : Zéro droits de douane avec la Chine : La Tunisie a deux ans pour saisir l’opportunité

Selon la Chambre de commerce, cet accord technique répond justement aux demandes répétées des exportateurs tunisiens, tout en permettant d’accélérer les concertations avec le partenaire chinois afin d’assurer une meilleure fluidité des marchandises tunisiennes vers les marchés asiatiques.

Une première version du certificat d’origine, conforme aux exigences communes des deux parties, a déjà été élaborée. Le dossier a été transmis aux autorités compétentes pour validation finale.

Généralisation à l’ensemble des entreprises exportatrices

Une fois cette étape achevée, le modèle officiel sera transmis aux chambres de commerce concernées, qui superviseront son impression par l’Imprimerie officielle de la République tunisienne avant sa généralisation à l’ensemble des entreprises exportatrices.

Cette harmonisation documentaire pourrait réduire les délais de traitement, limiter les blocages administratifs et renforcer la compétitivité des produits tunisiens sur le marché chinois, considéré comme stratégique pour plusieurs secteurs exportateurs.

Les autorités ont indiqué qu’elles informeront les opérateurs économiques de toute évolution procédurale, afin de garantir une mise en œuvre rapide et une meilleure préparation des chaînes d’exportation nationales.

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Tunisie-Chine : un accord final sur le certificat d’origine pour fluidifier les exportations

25. Juni 2026 um 13:08

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Chine franchissent une nouvelle étape technique jugée importante pour les opérateurs économiques. La Chambre de commerce et d’industrie de Tunisie a annoncé, jeudi 25 juin 2026, qu’un accord définitif avait été trouvé entre les deux parties sur les caractéristiques du modèle de « certificat d’origine » utilisé...

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UE : nouvelle taxe de 3 euros sur les petits colis

24. Juni 2026 um 10:37

Les consommateurs de l’Union européenne à la recherche de bonnes affaires en ligne commenceront à ressentir les effets de la hausse des coûts dès la semaine du 29 juin, avec l’entrée en vigueur d’une nouvelle taxe ciblant les importations en provenance principalement de Chine. Ce qui constituera un obstacle supplémentaire aux relations commerciales entre les deux économies.

À compter du 1er juillet, une taxe de 3 € sera appliquée aux produits d’une valeur inférieure à 150 €. Une mesure visant à freiner l’afflux de produits bon marché provenant de l’extérieur de l’UE, vendus via des plateformes telles que Shein et Temu.

A noter d’ailleurs que les importations de commerce électronique dans l’UE ont atteint près de 6 milliards d’articles l’an dernier, la Chine représentant environ 90 % des produits d’une valeur inférieure à 150 €, tels que les articles de mode éphémère, les produits de beauté et les appareils électroniques.

Ce droit de douane temporaire reflète, dans une certaine mesure, des préoccupations plus générales concernant le commerce international, touchant à des secteurs aussi variés que les microprocesseurs, les terres rares et les automobiles. Ces importations massives creusent le déficit commercial de l’UE avec la Chine. Tandis que les gouvernements européens s’interrogent sur la capacité des entreprises nationales à survivre face aux industries chinoises fortement subventionnées, relève Bloomberg...

La fin d’une exception

Les vendeurs, les transporteurs ou les transitaires devront s’acquitter des frais supplémentaires et les répercuter sur les acheteurs. Des retards de livraison ne sont pas à exclure. FedEx, par exemple, indique dans un communiqué qu’elle se ferait rembourser ce montant par le client.

Les autorités douanières ont maintenu cette exemption pendant des décennies afin d’alléger les charges administratives et de limiter les coûts pour les consommateurs effectuant des achats en ligne. Cependant, l’essor des importations à bas prix est devenu un enjeu politique, renforçant les tendances protectionnistes en matière de politique commerciale.

L’UE affirme que cette nouvelle mesure n’est pas un acte de protectionnisme, mais vise à instaurer des règles du jeu équitables et à améliorer la sécurité des produits. « Cela a créé une concurrence déloyale, à laquelle les détaillants traditionnels ne peuvent pas faire face », a déclaré la Commission en début de mois.

Ce changement ajoute une couche supplémentaire de bureaucratie pour les agents de conformité douanière, qui ont déjà dû faire face à des bouleversements tels que le Brexit et les droits de douane mondiaux imposés par le président américain, Donald Trump.

Les frais de douane de l’UE sont calculés par produit en fonction de son code douanier. Ainsi, un colis contenant trois t-shirts portant le même code sera taxé à 3 euros. En revanche, si le colis contient un t-shirt et un livre, les frais s’élèveront à 6 euros. Par conséquent, un envoi contenant trois produits portant le même code mais provenant de trois pays différents se verra facturer des frais totaux de 9 euros.

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Le G7 veut briser l’emprise chinoise

18. Juni 2026 um 12:24

Les dirigeants du G7 ont convenu, mercredi 17 juin, de renforcer leur coordination afin de réduire la dépendance de leurs pays pour les minéraux critiques. Ils prévoient de créer une nouvelle plateforme dotée d’un rôle élargi au sein de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Les pays occidentaux s’efforcent de diversifier leurs sources d’approvisionnement et de réduire leur dépendance à l’égard de la Chine, car ces terres rares sont essentielles aux secteurs de la défense et des technologies. L’année dernière, Pékin a bouleversé les marchés mondiaux en imposant des restrictions à l’exportation d’aimants permanents, perturbant ainsi plusieurs industries et soulignant leur dépendance à un fournisseur unique.

Sans nommer la Chine, les dirigeants ont déclaré qu’ils visaient à réduire la dépendance à l’égard de tout fournisseur unique en dehors du G7 et de ses pays partenaires pour les terres rares et les aimants permanents à moins de 60 % d’ici 2030, avec un objectif final de 50 % « dès que possible ». « Nous sommes déterminés à œuvrer à la création de mécanismes harmonisés et interopérables. Ce plan débutera par un projet pilote portant sur deux minéraux critiques – le lithium et le nickel – et visera à éviter de nuire à la compétitivité ou d’imposer des coûts excessifs », ont déclaré les dirigeants dans un communiqué conjoint.

Ces mécanismes seront ensuite étendus à cinq nouveaux minéraux chaque année, en privilégiant toujours les terres rares.

Le G7 créera également une plateforme de coordination des politiques, de partage de données et de réponse aux crises, en collaboration avec l’AIE pour surveiller les marchés et signaler les risques, relève Reuters. Cette plateforme s’appuiera sur l’AIE pour l’analyse et la détection précoce des distorsions de marché, a précisé le groupe.

A noter que les pays du G7 et leurs alliés sont confrontés au défi de créer des chaînes d’approvisionnement complètes, de l’extraction minière au produit fini. Ce qui nécessite des investissements de plusieurs milliards de dollars. Les dirigeants ont déclaré que les institutions de financement du développement et les autres organisations du G7 devraient également collaborer avec le secteur privé pour soutenir les projets et les infrastructures.

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La Chine accuse Washington de viser ses champions technologiques

15. Juni 2026 um 12:24

La Chine exprime sa « forte insatisfaction » et sa « ferme opposition » à la décision du département américain de la Défense d’ajouter plusieurs des plus grandes entreprises technologiques et industrielles chinoises à sa liste des sociétés considérées comme liées à l’appareil militaire de Pékin.

La réaction de Pékin intervient quelques jours après la publication par le Pentagone d’une version actualisée de sa « liste 1260H », qui recense les entreprises que Washington estime soutenir, directement ou indirectement, les capacités militaires chinoises. Parmi les nouveaux noms figurent les géants technologiques chinois Alibaba et Baidu, mais aussi les constructeurs automobiles électriques BYD et NIO, ainsi que plusieurs groupes spécialisés dans les semi-conducteurs, les panneaux solaires et les biotechnologies.

Le ministère chinois du Commerce accuse les États-Unis de détourner la notion de sécurité nationale pour « réprimer de manière injustifiée » les entreprises chinoises. Pékin appelle Washington à corriger ce qu’il considère comme une erreur et a averti qu’il prendrait les mesures nécessaires pour défendre les intérêts légitimes de ses entreprises.

L’inscription sur la liste du Pentagone ne constitue pas une sanction économique immédiate. Toutefois, à partir de 2027, le département américain de la Défense ne pourra plus conclure de contrats avec les entreprises concernées ni acquérir leurs produits, directement ou indirectement. Au-delà de cet aspect réglementaire, la mesure risque d’affecter leur réputation auprès des investisseurs et de compliquer leur accès à certains marchés américains.

D’ailleurs, les sociétés visées contestent vigoureusement les accusations américaines, affirmant n’entretenir aucun lien avec l’armée chinoise et envisagent des recours juridiques afin d’obtenir leur retrait de la liste. Ces contestations s’inscrivent dans une série croissante de procédures engagées contre le Pentagone par des entreprises chinoises accusées de soutenir l’effort militaire de Pékin…

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La Chine annule des réunions de haut niveau avec l’UE

12. Juni 2026 um 08:56

La Chine vient d’annuler sine die deux réunions diplomatiques avec l’Union européenne qui devaient se tenir ce mois-ci à Pékin, rapporte jeudi 11 juin le Financial Times, citant des sources proches du dossier.

Les discussions annulées comprenaient un dialogue ministériel sur les questions de politique numérique et une rencontre avec Olof Skoog, secrétaire général adjoint du service diplomatique de l’UE, selon le média.

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Chine : forte augmentation des exportations de véhicules à énergies nouvelles en mai

11. Juni 2026 um 16:15

Les exportations chinoises de véhicules à énergies nouvelles (VEN) ont enregistré une augmentation annuelle de 112,6 % en mai, atteignant 424 000 unités. C’est ce que révèlent les statistiques officielles du secteur publiées mardi 9 juin.

En mai dernier, les exportations chinoises de VEN ont augmenté de 4,4 % par rapport aux exportations d’avril de cette année. Elles représentent 54,1 % du total des exportations chinoises de véhicules. Soit une augmentation annuelle de 9,5 %, indiquent les données de l’Association chinoise des véhicules de tourisme (CPCA).

A cet égard, les véhicules électriques à batterie ont représenté 59,3 % des exportations totales de véhicules à technologie VEN; contre 66,1 % au cours de la même période l’année précédente.

Les voitures électriques des catégories A00 et A0 sont des microvoitures et des véhicules sous-compacts, conçus principalement pour les déplacements urbains. Elles représentaient 53,8 % des exportations de véhicules électriques à batterie en mai, contre 50,7 % le même mois en 2025.

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Exportations : La Tunisie veut accélérer sa percée sur le marché chinois

10. Juni 2026 um 18:16

Les produits tunisiens pourraient bénéficier d’un accès facilité au marché chinois à la faveur de la décision de Pékin de supprimer, pendant deux ans, les droits de douane sur les importations en provenance de plusieurs pays africains, dont la Tunisie. Cette perspective a été au centre d’une rencontre tenue le 9 juin entre le Centre de promotion des exportations (CEPEX) et une délégation du Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

Le président-directeur général du CEPEX, Mourad Ben Hassine, a reçu une délégation chinoise dans le cadre du renforcement des relations économiques et commerciales entre la Tunisie et la Chine ainsi que du développement des échanges avec la province du Hunan.

Selon le CEPEX, cette visite intervient dans un contexte marqué par une dynamique favorable des relations tuniso-chinoises, notamment sur le plan économique, et vise à soutenir les échanges commerciaux et à élargir les perspectives de coopération entre les entreprises tunisiennes et celles de la province du Hunan, considérée comme l’un des principaux pôles économiques et industriels chinois.

L’exemption douanière au cœur des discussions

Les échanges ont notamment porté sur les retombées attendues de la décision chinoise d’exonérer temporairement de droits de douane certains produits importés depuis plusieurs pays africains, dont la Tunisie.

D’après le CEPEX, cette mesure est de nature à renforcer l’accès des produits tunisiens au marché chinois et à améliorer leur compétitivité. Elle pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises tunisiennes souhaitant exporter vers la Chine, tout en favorisant la diversification des destinations à l’export.

Les participants ont également souligné l’importance de cette évolution pour le développement des échanges commerciaux entre les deux pays.

Un accord pour structurer la coopération

La rencontre a aussi permis d’examiner plusieurs pistes de collaboration dans les domaines de la promotion commerciale, de l’organisation de missions économiques, des rencontres professionnelles ainsi que de l’échange d’informations et d’expertises liées au commerce extérieur et à l’investissement.

Les travaux se sont conclus par la signature d’un mémorandum d’entente entre le CEPEX et le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

Selon les deux parties, cet accord vise à mettre en place un cadre permanent de coordination et de coopération, notamment en matière d’échanges d’expériences et de bonnes pratiques dans les domaines d’intérêt commun.

Miser sur un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs

Le CEPEX souligne que la Chine constitue la deuxième économie mondiale et l’un des principaux partenaires commerciaux à l’échelle internationale. Le pays représente également un marché de consommation de plus de 1,4 milliard d’habitants.

La province du Hunan, qui compte plus de 65 millions d’habitants, est pour sa part présentée comme un important pôle économique et industriel offrant des perspectives pour les produits tunisiens à valeur ajoutée.

Selon le Centre, cette initiative devrait contribuer à renforcer la présence des entreprises tunisiennes sur le marché chinois et à développer de nouvelles opportunités en matière d’exportation, d’investissement et de partenariat économique.

Bien que les échanges avec la Chine soient en croissance, ils demeurent encore loin de ce qu’ils pourraient être si une plus grande variété de produits tunisiens accédaient au marché chinois.

Selon les données du CEPEX, les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Chine ont atteint environ 9,2 milliards de dinars en 2024, soit une progression d’environ 8% par rapport à 2023.

Cependant, malgré cette progression, les exportations tunisiennes vers la Chine ne représentent qu’une part très limitée du total des échanges commerciaux tuniso-chinois, laissant apparaitre un fort potentiel encore inexploré.

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Hunan, porte d’entrée des produits tunisiens en Chine !

10. Juni 2026 um 12:36

Le Centre de promotion des exportations (CEPEX) a signé un protocole d’accord avec le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

L’objectif de cet accord, signé mardi 9 juin à l’issue d’une rencontre tenue à Tunis entre le PDG du CEPEX, Mourad Ben Hussein, et une délégation du Conseil chinois, est de renforcer la coopération économique et commerciale entre la Tunisie et cette région clé de la Chine, à travers entre autres la facilitation l’accès des produits tunisiens au marché chinois.

 

A noter que cette réunion s’inscrit dans le cadre du développement des relations bilatérales et du renforcement des échanges entre les opérateurs économiques tunisiens et leurs homologues de la province du Hunan (qui compte plus de 65 millions d’habitants), l’un des pôles industriels et économiques majeurs de la Chine.

Le CEPEX souligne que cette initiative intervient dans un contexte marqué par une dynamique positive des relations tuniso-chinoises, particulièrement dans le domaine économique. Elle s’appuie également sur la décision des autorités chinoises d’exonérer, pendant deux ans, les droits de douane sur les importations en provenance de plusieurs pays africains, dont la Tunisie. En tout cas, cette mesure constitue une opportunité importante pour les entreprises tunisiennes, en leur permettant d’améliorer leur compétitivité sur le marché chinois et de diversifier leurs débouchés à l’export.

Par ailleurs, les deux parties assurent que cet accord devrait contribuer à réduire la dépendance des exportations tunisiennes aux marchés traditionnels, tout en favorisant une meilleure intégration de l’économie nationale dans les chaînes de valeur mondiales.

En clair, la Tunisie, à travers le CEPEX, veut faire de la province de Hunan la porte d’entrée des produits tunisiens en Chine.

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La Chine maintient inchangés ses quotas d’exportation de carburant

10. Juni 2026 um 09:35

La Chine a émis cette année son deuxième lot de quotas d’exportation de carburant, totalisant 18 millions de tonnes métriques. Les niveaux globaux restant globalement stables par rapport à l’année dernière malgré les restrictions à l’exportation existantes.

Depuis mars, la Chine restreint ses exportations de carburant vers les régions situées en dehors de Hong Kong afin de garantir son approvisionnement national, dans un contexte de conflit prolongé au Moyen-Orient qui perturbe les flux pétroliers.

Sur le total des quotas, environ 13 millions de tonnes concernent les exportations d’essence, de diesel et de carburant d’aviation. Tandis que 5 millions de tonnes sont destinées au fioul marin, ont indiqué les sources.

Sinopec, CNPC et Sinochem ont reçu un total de 4,06 millions de tonnes de quotas dans la catégorie « commerce de transformation ». Lesquels seront principalement utilisés pour les exportations vers Hong Kong et pour le ravitaillement des avions dans les aéroports chinois.

Le gouvernement a également attribué, dans la catégorie « commerce général », des quotas de 8,94 millions de tonnes à six entreprises. Mais selon deux sources, seules Sinopec et PetroChina sont autorisées à exporter en raison des restrictions actuelles.

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Chine : augmentation de près de 1 % des réserves de change en mai

08. Juni 2026 um 14:46

Les réserves de change de la Chine s’élevaient à 3 442 200 milliards de dollars (environ 2 990 milliards d’euros) à fin mai 2026, en hausse de 31,7 milliards de dollars (environ 27,51 milliards d’euros).

En mai, le taux de change du dollar a augmenté, sous l’influence de l’environnement mondial et des perspectives de politique macroéconomique des principales économies. C’est ce qu’indique l’Administration d’État des changes de Chine (SAFE) dans un communiqué.

L’influence combinée de facteurs tels que la formation des cours des changes, mais aussi les variations des prix des actifs d’investissement, a joué un rôle prépondérant dans l’augmentation des réserves de change de la Chine, explique l’Autorité fédérale des changes (SAFE).

L’économie chinoise maintient une dynamique de croissance soutenue, témoignant de progrès significatifs dans la promotion d’une croissance économique qualitative. Ce qui soutient la stabilité globale des réserves de change de la Chine, ajoute SAFE.

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La Tunisie renforce sa présence touristique à Shanghai

05. Juni 2026 um 10:43
Source: ONTT

Avec plus de 100 millions de touristes chinois voyageant à l’international chaque année, la Chine représente l’un des marchés les plus stratégiques et les plus convoités du tourisme mondial.

À cet effet, la Tunisie a participé, à Shanghai, au salon international ITB China 2026, l’un des principaux rendez-vous du secteur du voyage en Asie. Le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (Ontt), Mohamed Mehdi Haloui, y a mené plusieurs rencontres avec des acteurs majeurs du tourisme et du numérique en Chine. Ces échanges visent à renforcer la promotion de la destination Tunisie sur le marché chinois.

Plusieurs plateformes digitales ont été ciblées pour développer la visibilité de la Tunisie auprès des voyageurs, notamment les jeunes et les touristes indépendants. Des discussions ont eu lieu avec Xiaohongshu, ainsi qu’avec des acteurs du voyage en ligne comme Trip.com Group, Fliggy et Tongcheng Travel.

Les échanges ont également porté sur le développement de nouvelles campagnes de promotion et l’adaptation de l’offre tunisienne aux tendances du tourisme digital.

Des tour-opérateurs chinois ont été rencontrés pour étudier la mise en place de nouveaux circuits vers la Tunisie. Ces programmes couvrent plusieurs segments, dont le tourisme culturel, saharien, balnéaire, d’affaires et haut de gamme.

La question de la connectivité aérienne a aussi été abordée avec la compagnie Spring Airlines, afin de faciliter les déplacements entre les deux pays.

Plus largement, cette mission s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la présence de la Tunisie sur le marché touristique chinois et à diversifier ses partenariats internationaux.

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Le Kef attire un industriel chinois : 5 000 emplois espérés

03. Juni 2026 um 13:31

La perspective d’un important investissement chinois dans le gouvernorat du Kef suscite de nouveaux espoirs pour l’emploi et le développement régional. La députée à l’Assemblée des représentants du peuple pour la région du Kef, Rim Maachoui, a annoncé qu’une délégation conduite par l’ambassadeur de Chine en Tunisie s’est rendue mardi dans la région, accompagnée de représentants d’une entreprise chinoise spécialisée dans la fabrication de câbles automobiles.

Selon ses déclarations à Jawhara FM, cette visite avait pour objectif d’examiner les atouts du gouvernorat, notamment les infrastructures disponibles et les avantages fiscaux accordés aux investissements dans les régions de l’intérieur. La parlementaire a affirmé que les investisseurs chinois ont manifesté un intérêt sérieux pour l’implantation d’une unité industrielle au Kef.

L’entreprise présente dans plusieurs pays

L’entreprise concernée est déjà implantée dans le gouvernorat de Ben Arous et opère également dans plusieurs pays, dont les États-Unis et l’Allemagne. La députée a précisé que le propriétaire chinois du groupe devrait effectuer une nouvelle visite au Kef la semaine prochaine afin de poursuivre les études techniques et financières du projet.

D’après les estimations avancées, cette future unité industrielle pourrait générer environ 5 000 emplois directs, en plus de près de 2 000 postes destinés à des cadres, techniciens et agents spécialisés. Un tel projet représenterait l’un des investissements industriels les plus importants annoncés ces dernières années pour le gouvernorat du Kef.

Lire aussi : Taiking Electronics choisit la Tunisie pour sa première usine hors Chine

Le secteur des composants automobiles constitue aujourd’hui l’un des piliers de l’industrie exportatrice tunisienne. Plusieurs groupes étrangers spécialisés dans les câbles automobiles ont déjà renforcé leur présence dans le pays ces dernières années, à l’image de Yura Corporation à Kairouan ou encore Leoni et Yazaki dans d’autres régions.

Attirer davantage d’investissements industriels

La Tunisie cherche depuis plusieurs années à attirer davantage d’investissements industriels étrangers vers les régions intérieures, à travers des incitations fiscales et foncières destinées à réduire les disparités régionales. Le rapprochement économique entre Tunis et Pékin s’est également renforcé ces dernières années à travers plusieurs projets d’infrastructures et investissements industriels.

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Après le sommet Trump-Xi, Washington prêt à reprendre les négociations avec Téhéran ?

15. Mai 2026 um 13:18

Washington serait disposé à reprendre les discussions avec Téhéran, selon le ministre iranien des Affaires étrangères — mais Téhéran reste méfiant. Cette déclaration intervient alors que Donald Trump vient de quitter Pékin sans avoir obtenu d’engagement clair de la Chine sur le dossier iranien.

Araghtchi à New Delhi : ouverture et réserves

« Nous avons de nouveau reçu des messages de la part des Américains disant qu’ils sont disposés à poursuivre les discussions et à maintenir les contacts », a déclaré Abbas Araghtchi, vendredi à New Delhi, en marge de la réunion des ministres des BRICS, selon l’AFP.

Le chef de la diplomatie iranienne a toutefois tempéré cette ouverture : Téhéran ne fait « aucune confiance » aux États-Unis et n’est prêt à négocier que si Washington se montre « sérieux ». Des « messages contradictoires » américains alimentent, selon lui, la méfiance iranienne quant aux véritables intentions de l’autre partie. Il a par ailleurs estimé que la médiation pakistanaise, jusqu’ici canal privilégié entre les deux pays, se trouvait dans une « grande difficulté », en raison notamment du « comportement des Américains ».

Cette déclaration intervient quelques jours après que Donald Trump a jugé, le 10 mai, la réponse iranienne à la proposition américaine de cessez-le-feu « totalement inacceptable ».

Pékin sans percée sur l’Iran

Le contexte diplomatique est particulier. Selon Reuters, Donald Trump a quitté la Chine vendredi sans avancée majeure sur le commerce ni engagement concret de Pékin pour peser sur Téhéran. Le président américain espérait que Xi Jinping use de l’influence chinoise pour favoriser une issue négociée au conflit.

La Chine a bien appelé à la fin de la guerre, estimant que le conflit « n’aurait jamais dû avoir lieu ». Mais Pékin n’a annoncé aucune mesure précise ni engagement direct en ce sens. Trump a affirmé que les deux dirigeants partageaient une position « très similaire » sur l’Iran ; Xi Jinping n’a pas commenté publiquement ce point. Selon des analystes cités par Reuters, Pékin resterait peu disposé à exercer une forte pression sur Téhéran, l’Iran constituant un contrepoids stratégique aux États-Unis dans la région.

Araghtchi a de son côté dit apprécier tout soutien extérieur, y compris chinois : « Nous savons que la Chine a de bonnes intentions, et tout ce qu’elle peut faire pour aider la diplomatie sera le bienvenu », a-t-il déclaré à l’AFP.

Une voie diplomatique étroite

La séquence révèle les limites actuelles de la dynamique de négociation. Washington cherche à maintenir une porte de sortie diplomatique, l’Iran signale une disponibilité au dialogue sans annoncer de reprise officielle, et la médiation chinoise reste en deçà des attentes américaines.

Les positions demeurent éloignées. Mais le fait que les deux parties maintiennent des canaux de contact, même indirects, constitue en soi un signal dans un contexte de forte tension.

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Vers une hausse du nombre de bourses accordées aux étudiants tunisiens en Chine

15. Mai 2026 um 12:42

La coopération universitaire entre la Tunisie et la Chine continue de gagner en intensité. L’ambassade de Tunisie à Pékin a participé, le 14 mai 2026, à la 22e édition du Festival international de la jeunesse et de la culture organisé par l’University of International Business and Economics (UIBE), l’une des universités chinoises les plus actives dans les échanges académiques internationaux.

La délégation tunisienne était conduite par l’ambassadeur de Tunisie à Pékin, Adel Arbi, accompagné du diplomate chargé de la coopération académique, Mohamed Anas Touati.

Cette participation s’inscrit dans le cadre des efforts engagés par la mission diplomatique tunisienne pour renforcer les partenariats universitaires et scientifiques entre les deux pays, selon un communiqué de l’Ambassade Tunisie à Pékin.

La coopération académique au cœur des discussions

En marge des activités du festival, Adel Arbi a rencontré le président de l’université ainsi que plusieurs responsables de l’administration locale chinoise.

Les échanges ont porté sur l’importance accordée par la Tunisie aux secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, considérés comme des leviers essentiels du développement économique et social.

Lors de son intervention, le chef de la mission diplomatique tunisienne a appelé à intensifier les partenariats entre les universités tunisiennes et chinoises afin de consolider davantage les relations bilatérales entre Tunis et Pékin.

Plus de bourses pour les étudiants tunisiens

Point central des discussions : l’augmentation du nombre de bourses offertes aux étudiants tunisiens souhaitant poursuivre leurs études en Chine.

Les responsables tunisiens et chinois ont examiné les mécanismes déjà en place et les pistes permettant d’élargir les programmes de mobilité académique, avec un accent particulier sur les formations universitaires et scientifiques.

Cette orientation traduit une volonté commune de renforcer l’attractivité des universités chinoises auprès des étudiants tunisiens, tout en consolidant les échanges bilatéraux dans le domaine de l’enseignement supérieur.

Dans cette perspective, Pékin et Tunis entendent faire de la coopération académique un levier structurant de leur partenariat stratégique, en misant notamment sur la multiplication des bourses et des programmes d’échange.

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Trump-Xi : Accord sur Ormuz, silence sur Taïwan

14. Mai 2026 um 10:16

La Maison Blanche a présenté positivement la première journée de discussions entre Donald Trump et Xi Jinping, évoquant des échanges « bons » entre les deux dirigeants. Mais derrière cette tonalité apaisée, plusieurs dossiers hautement sensibles se sont imposés : l’Iran, le détroit d’Ormuz, Taïwan, le commerce et le fentanyl.

Selon CNN, qui cite un responsable de la Maison Blanche, l’Iran a occupé une place importante dans les discussions. La question est d’autant plus stratégique que la Chine entretient des liens étroits avec Téhéran et demeure l’un des principaux acheteurs de pétrole iranien.

Donald Trump devait notamment pousser Xi Jinping à user de son influence sur l’Iran pour éviter toute escalade autour du détroit d’Ormuz, passage maritime essentiel pour le transport mondial d’hydrocarbures.

Ormuz, point d’équilibre énergétique

D’après le responsable américain cité par CNN, les deux parties ont convenu que le détroit d’Ormuz devait rester ouvert afin de garantir la libre circulation de l’énergie.

Xi Jinping aurait également exprimé l’opposition de la Chine à la militarisation du détroit, ainsi qu’à toute tentative d’imposer un péage pour son usage. Le dirigeant chinois aurait aussi fait part de son intérêt pour l’achat de davantage de pétrole américain, afin de réduire à terme la dépendance de la Chine vis-à-vis de ce passage stratégique.

Mais la Maison Blanche n’a pas indiqué si Pékin avait accepté de jouer un rôle plus large pour contribuer à mettre fin au conflit ou peser plus directement sur Téhéran. C’est l’un des points les plus sensibles de cette séquence diplomatique : Washington cherche l’appui chinois, mais Pékin semble vouloir préserver sa marge de manœuvre.

Taïwan, la ligne rouge chinoise

Au-delà de l’Iran, Xi Jinping a salué ce qu’il a présenté comme une nouvelle phase des relations sino-américaines, fondée sur des liens plus stables et une concurrence mieux encadrée.

Mais le dirigeant chinois a également rappelé à Donald Trump que Taïwan demeure, pour Pékin, « la question la plus importante » dans la relation entre la Chine et les États-Unis. Il aurait averti qu’une mauvaise gestion de ce dossier pourrait créer une situation « très dangereuse ».

Signe de la sensibilité du sujet, Donald Trump n’a toutefois pas répondu aux journalistes qui lui demandaient si Taïwan avait été abordé pendant la rencontre. Selon des images captées par CNN, le président américain a été interrogé à deux reprises sur ce point alors qu’il posait avec Xi Jinping lors de leur visite du Temple du Ciel.

Une rivalité encadrée, mais toujours explosive

Les discussions ont également porté sur la coopération économique, alors que les détails d’éventuels accords commerciaux restent attendus. Le fentanyl a aussi été évoqué, selon la Maison Blanche.

L’ensemble dessine une rencontre à double lecture. D’un côté, Washington et Pékin cherchent à afficher une stabilisation de leur relation, après des années de tensions commerciales, technologiques et stratégiques. De l’autre, les dossiers les plus inflammables restent ouverts : l’Iran, l’énergie, Taïwan et la compétition économique mondiale.

Xi Jinping a aussi rencontré des dirigeants d’entreprises américaines ayant accompagné Donald Trump en Chine. Selon CNN, le président américain a déclaré à son homologue chinois que ces patrons, parmi lesquels Tim Cook et Elon Musk, étaient venus « rendre hommage » et développer leurs affaires.

Une séquence qui rappelle que, malgré les tensions géopolitiques, la relation sino-américaine reste profondément structurée par les intérêts économiques des deux puissances.

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Entre tensions et intérêts économiques : Trump entame une visite historique en Chine

13. Mai 2026 um 13:22

Neuf ans après la dernière visite d’un président américain en Chine, Donald Trump est attendu à Pékin pour un sommet considéré comme l’un des rendez-vous diplomatiques les plus sensibles de ces dernières années. Entre guerre commerciale, rivalité technologique, tensions autour de Taïwan et crise au Moyen-Orient, ce déplacement pourrait redéfinir l’équilibre des relations sino-américaines dans un monde de plus en plus fragmenté.

Le président américain entame une visite officielle en Chine du 13 au 15 mai, à l’invitation de son homologue chinois Xi Jinping. L’événement suscite une forte attention internationale tant les relations entre Washington et Pékin traversent une période de crispation stratégique.

Plusieurs années de tensions commerciales

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par plusieurs années de tensions commerciales et technologiques entre les deux premières puissances économiques mondiales. Les droits de douane imposés durant les précédents mandats de Donald Trump, les restrictions américaines sur les exportations de semi-conducteurs vers la Chine ainsi que les différends autour de Taïwan ont profondément détérioré le climat bilatéral.

Pékin a toutefois affiché une volonté d’apaisement avant l’arrivée du président américain. Le ministère chinois des Affaires étrangères a affirmé vouloir « renforcer la coopération » avec Washington tout en gérant les différends afin de préserver une certaine stabilité internationale.

Au-delà de la dimension diplomatique, la visite possède un important volet économique et technologique. Plusieurs dirigeants de grandes entreprises américaines doivent accompagner Donald Trump à Pékin, notamment le patron de NVIDIA Jensen Huang, Elon Musk et Tim Cook. Leur présence illustre l’importance stratégique des questions liées à l’intelligence artificielle, aux puces électroniques et aux chaînes d’approvisionnement mondiales dans les discussions entre les deux pays.

Les marchés surveillent également de près cette visite. Des analystes estiment qu’un éventuel rapprochement entre Washington et Pékin pourrait contribuer à réduire les tensions commerciales qui pèsent sur l’économie mondiale depuis plusieurs années.

Pratiques commerciales déloyales

Mais malgré les appels au dialogue, les divergences restent profondes. Les États-Unis continuent d’accuser la Chine de pratiques commerciales déloyales et de menaces croissantes dans la région indo-pacifique, tandis que Pékin critique régulièrement la politique américaine de restrictions technologiques et le soutien de Washington à Taïwan.

La guerre au Moyen-Orient pourrait aussi s’inviter dans les discussions. Plusieurs observateurs estiment que Washington cherche à obtenir un rôle plus actif de Pékin dans la désescalade régionale, notamment en raison des liens étroits entretenus par la Chine avec l’Iran.

La portée symbolique du déplacement est déjà largement commentée dans la presse internationale. Certains experts n’hésitent pas à comparer cette visite à celle de Richard Nixon en 1972, qui avait marqué un tournant historique dans les relations entre les États-Unis et la Chine.

Même si aucun accord majeur n’est encore annoncé, la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping pourrait ouvrir une nouvelle phase dans les relations sino-américaines, à un moment où les équilibres géopolitiques mondiaux semblent plus fragiles que jamais.

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