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Déclaration de soutien au journaliste Zied El Hani

27. April 2026 um 11:19

Dans une déclaration commune datée du 27 avril 2026, que nous traduisons ci-dessous, une centaine de militants associatifs et politiques, vingt journalistes, quinze organisations et neuf partis politiques ont apporté leur soutien au journaliste Zied El Hani, exigeant sa libération et la fin du harcèlement des médias.

Poursuivant une campagne de pressions, de harcèlement et de procès visant les journalistes et les médias indépendants, le journaliste Zied El Hani a été arrêté le vendredi 24 avril, sur la base d’une déclaration et d’une publication sur les réseaux sociaux, en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications.

Cette nouvelle arrestation intervient alors que les journalistes Mourad Zeghidi et Borhane Bsaies sont emprisonnés depuis plus de 700 jours, et que la journaliste Sonia Dahmani est jugée pour la deuxième fois pour les mêmes propos, tandis que le site web Inkyfada fait face à de graves menaces qui pourraient entraîner sa dissolution, ce qui constitue une violation flagrante de la liberté d’expression et du droit des citoyens à l’information.

Les soussignés, compte tenu de ce qui précède et de l’escalade du ciblage des journalistes et des médias indépendants :

1- Expriment leur soutien au journaliste Zied El-Hani et exigent sa libération, ainsi que celle de tous les journalistes et de toutes les personnes détenues en raison de leurs opinions, déclarations et écrits. Ils estiment que les mesures prises à son encontre visent à le faire taire, à étouffer la liberté d’expression et à intimider les journalistes et les personnalités influentes.

2- Ils condamnent la poursuite continue des journalistes, des blogueurs et des leaders d’opinion sur la base de décrets et de lois inconstitutionnels et non conformes aux traités et conventions internationaux ratifiés par l’État tunisien, et qui suppriment les libertés, comme le décret 54 et l’article 86 du Code des communications, tout en ignorant le décret 115, qui est le cadre juridique régissant le secteur des médias et de l’édition dans notre pays.

3- Ils expriment leur soutien au site web Inkyfada et à toutes les voix libres et aux médias indépendants qui sont pris pour cible et harcelés, et ils appellent à la fin des ingérences dans les médias et la profession de journaliste.

4- Ils expriment leur solidarité avec les instances indépendantes qui défendent la liberté de la presse, les droits des journalistes et la déontologie, notamment le Syndicat national des journalistes et le Conseil de la presse, ainsi qu’avec les médias indépendants, en particulier les médias alternatifs, et les défenseurs de la liberté d’expression, face aux campagnes d’incitation à la haine et de harcèlement dont ils sont victimes.

5- Ils soulignent que les campagnes systématiques visant le secteur des médias ont pour principal objectif de saper les dernières garanties démocratiques et les fondements de l’État de droit acquis après 2011, et d’instaurer un État où règne une opinion unique et une voix unique. En effet, la liberté d’expression et la liberté de la presse ne sont pas des privilèges accordés par les autorités, mais bien des droits fondamentaux et des piliers indispensables à la construction d’un État de droit et d’institutions solides.

Traduit de l’arabe.

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Le 27 mai sera le jour de l’Aid al-Adha

27. April 2026 um 10:56

Le mercredi 27 mai 2026 sera le jour de l’Aïd al-Adha, selon les calculs astronomiques, a déclaré Sarra Snoussi, directrice du département Espace et Univers de la Cité des Sciences de Tunis, a confirmé ce lundi 27 avril 2026, lors de l’émission ‘‘Sabah Ennas’’, sur Mosaique FM.

Le samedi 16 mai sera la date d’observation du croissant de lune du mois de Dhu al-Hijjah, toujours selon ces calculs, a expliqué la docteure en biochimie et biologie moléculaire, ajoutant que le dimanche 17 mai devrait être le dernier jour de Dhu al-Qi’dah et le lundi 18 mai, le premier jour de Dhu al-Hijjah 1447 AH.

Cela signifie que le jour d’Arafat (9 Dhu al-Hijjah) tombera astronomiquement le mardi 26 mai 2026 et que l’Aïd al-Adha aura lieu le mercredi 27 mai.

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Le management des risques en plongée sous-marine

27. April 2026 um 10:01

Dans un contexte marqué par le déficit de l’approche analytique dans la prévention des risques en plongée sous-marine, une conférence en ligne consacrée à la gestion des risques en plongée, a réuni le 26 avril 2026, des professionnels issus de plusieurs pays (Maroc, Algérie, France, Belgique, Tunisie) et de plusieurs organismes (FRMPAS, CMAS Europe, Lifras, ANMP, FRMPAS, MAN).

Latif Belhedi

La conférence, organisé par Abysse Plongée et modéré par Mehdi Tabbakh, a tourné autour de l’intervention de Richard Mas, formateur de moniteurs de plongée au CREPS, et auteur du livre « Management du risque et prise de décision en plongée subaquatique » paru en octobre 2025.

Cet événement s’inscrit dans une dynamique de transfert de compétences, que cette association tunisienne œuvre à faire valoir depuis plusieurs années. Selon Salma Zribi, sa secrétaire générale, cette dynamique se concrétise par des projets et des rencontres avec des experts internationaux, visant à éclairer les professionnels sur des questions d’actualité et à pousser la réflexion sur les défis de la plongée sous-marine en Tunisie.

Vers une approche systémique de la gestion des risques

Salma Zribi.

Richard Mas a présenté une analyse approfondie de l’accidentologie en plongée sous-marine, en mettant en lumière plusieurs axes essentiels se référant à la cindynique ; la science du danger et la gestion des risques. Il a notamment souligné que l’approche analytique de la sécurité en plongée a prouvé ses limites, insistant sur l’importance d’adopter une approche systémique dans la gestion des risques en plongée.

L’exposé a permis d’aborder des dimensions à la fois théoriques et pratiques, notamment les facteurs psychologiques, les facteurs organisationnels et les facteurs environnementaux. À travers des illustrations concrètes, Richard Mas a mis en évidence une matrice des déficits en plongée, offrant ainsi des clés de compréhension accessibles à un public diversifié.

Réflexion sur la sécurité en milieu accidentogène

La session interactive qui a suivi a donné lieu à des échanges nourris entre les participants et l’intervenant. Plusieurs questions ont porté sur la refonte des standards, l’apport des sciences humaines et la sécurité, témoignant de l’intérêt suscité par le sujet et de sa pertinence dans différents contextes professionnels.

Au-delà du contenu présenté, ce webinaire a également mis en évidence la nécessité de renforcer la dynamique de réflexion autour de la sécurité en milieu accidentogène, dans un contexte où la plongée sous-marine attire un nombre de plus en plus élevé de pratiquant. Il ouvre ainsi la voie à de nouvelles perspectives de modélisation de l’accidentologie dans la plongée.

En conclusion, cet événement a confirmé l’importance des espaces d’échange pour favoriser la diffusion des connaissances et encourager le dialogue entre experts et public.

Une initiative d’Abysse Plongée, saluée par les participants, qui ont souligné la qualité de l’intervention et la richesse des débats.

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Justice | Zied El Hani comparaîtra le 30 avril

27. April 2026 um 09:12

Après avoir émis un mandat d’arrêt contre Zied El Hani en vertu de l’article 86 du code des télécommunications, le parquet du tribunal de grande instance de Tunis a décidé, dimanche 26 avril 2026, de renvoyer le journaliste devant la sixième chambre correctionnelle du même tribunal et a fixé une audience au 30 avril pour examiner l’affaire.

Le parquet avait précédemment ordonné la détention de Zied El Hani après l’avoir interrogé vendredi dernier pour diffamation par voie de médias publics et outrage à magistrat.

I. B.

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Bourses d’études japonaises pour des Tunisiens

27. April 2026 um 08:57

L’ambassade du Japon en Tunisie annonce l’ouverture des candidatures pour de nouvelles bourses d’études dans le cadre du programme Mext 2027, offrant aux étudiants tunisiens la possibilité de poursuivre leurs études au Japon. Cette initiative vise à soutenir la coopération universitaire et les échanges d’expertise entre les deux pays.

Ces bourses se répartissent en deux catégories principales. La première s’adresse aux étudiants tunisiens titulaires d’un diplôme universitaire souhaitant entreprendre des études de troisième cycle dans des universités japonaises.

Les candidats doivent être nés le 2 avril 1992 ou après.

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au vendredi 22 mai 2026, le cachet de la poste faisant foi.

La période de départ prévue s’étend d’avril à octobre 2027.

Il est conseillé aux candidats de passer le test d’aptitude en langue japonaise (JLPT), sans que cela soit obligatoire.

Le second type de bourse concerne les écoles d’ingénieurs et s’adresse aux étudiants tunisiens titulaires d’un baccalauréat ou sur le point de l’obtenir, nés le 2 avril 2002 ou après.

Les candidats devront passer un concours d’entrée en fonction de leur filière.

La date limite de candidature est le 22 mai 2026 et les études au Japon débuteront en avril 2027.

Le JLPT est recommandé, mais non obligatoire.

Cette initiative témoigne de l’engagement du Japon à soutenir les étudiants internationaux les plus brillants et à offrir aux jeunes Tunisiens de nouvelles perspectives d’études supérieures dans un environnement scientifique de pointe, renforçant ainsi leurs perspectives professionnelles et académiques.

L’ambassade du Japon a invité tous les étudiants intéressés à consulter tous les détails via les liens officiels dédiés à la bourse, en soulignant l’importance de respecter les délais et les critères d’admissibilité pour bénéficier de cette opportunité unique.

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Iran | Divisions à propos des négociations avec les Américains

27. April 2026 um 08:08

Les tensions au sein du pouvoir iranien concernant les négociations avec les États-Unis qui ont éclaté au grand jour soulignent la difficulté pour le président Donald Trump d’obtenir la percée diplomatique qu’il recherche pour mettre fin à la guerre et s’extraire du bourbier iranien.

Imed Bahri

Le Wall Street Journal indique que ces désaccords étaient déjà manifestes lors du premier cycle de pourparlers début avril. Selon des sources proches du dossier, les médiateurs ont indiqué que l’Iran était resté vague lorsque les États-Unis ont insisté pour obtenir des précisions sur les points que Téhéran s’était dit prêt à aborder.

Il est désormais clair que de profondes divisions existent au sein du pouvoir iranien quant à l’ampleur des concessions qui pourraient être faites pour parvenir à un accord avec les Américains. Ces divisions inquiètent les médiateurs qui tentent d’organiser un deuxième cycle de pourparlers après l’annulation d’une réunion prévue la semaine dernière en raison de l’escalade des tensions dans le détroit d’Ormuz.

La porte-parole de la Maison-Blanche Carolyn Leavitt avait déclaré que les envoyés américains Steve Wittkopf et Jared Kushner se rendraient à Islamabad pour des entretiens avec des responsables iraniens ajoutant que le vice-président J.D. Vance était prêt à les rejoindre en cas de progrès. Finalement, Donald Trump a annulé le voyage prévu de ses deux émissaires.

Une cohésion qui s’érode

Parallèlement, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi s’est rendu à Islamabad mais les médias d’État iraniens ont rapporté qu’aucune rencontre n’était prévue.

L’agence de presse Tasnim, affiliée aux Gardiens de la révolution, a accusé les États-Unis de diffuser des informations inexactes, affirmant : «Il n’y a actuellement aucune négociation avec les Américains et la visite d’Araghchi n’a rien à voir avec des négociations». 

Durant la guerre, les dirigeants iraniens ont fait preuve de cohésion dans leur discours politique et ont maintenu un contrôle strict sur leurs forces armées.

Cependant, cette cohésion a commencé à s’éroder à mesure qu’ils s’orientaient vers la recherche d’un allègement des sanctions par le biais d’un accord avec Washington, ce qui impliquerait des concessions difficiles. Une lutte de pouvoir interne oppose actuellement les conservateurs -dont l’influence s’est accrue- aux responsables soucieux de relancer une économie exsangue.

Les conservateurs exercent une pression croissante sur les négociateurs afin qu’ils s’abstiennent de toute concession. Ils utilisent les médias locaux et les réseaux sociaux pour attaquer des négociateurs clés notamment le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi pour avoir accepté d’aborder le volet nucléaire lors du premier round de négociations.

Le député conservateur Mahmoud Nabavian, membre de la délégation iranienne au Pakistan, a critiqué la gestion des négociations par Ghalibaf, déclarant : «Nous avons commis une erreur stratégique en mettant la question nucléaire à l’ordre du jour car cela a enhardi l’ennemi». 

Selon des sources bien informées, le commandant des Gardiens de la révolution Ahmad Vahidi s’est également opposé à toute concession significative.

Les analystes estiment que ces désaccords au sein du régime iranien compliquent le processus de négociation et ralentissent les progrès.

La recherche d’un consensus

Le premier cycle de négociations s’était poursuivi tard dans la nuit au Pakistan. Jared Kushner s’était entretenu avec Donald Trump et le secrétaire d’État Marco Rubio avant que les États-Unis ne réitèrent leur exigence d’un moratoire de vingt ans sur l’enrichissement d’uranium par l’Iran, ce qui a finalement conduit à l’échec des négociations.

«Le processus décisionnel au plus haut niveau est entravé par l’hésitation et la lenteur et les débats internes sur les intérêts de l’Iran retardent la recherche d’un consensus», a déclaré Mohammad Amirsi, spécialiste du Moyen-Orient.

Malgré cela, les dirigeants iraniens se sont empressés de nier l’existence de divisions. «Il n’y a ni extrémistes ni modérés en Iran, nous sommes tous Iraniens et révolutionnaires», a affirmé Ghalibaf, tandis qu’Araghchi et le président Massoud Pezeshkian ont publié des déclarations quasi identiques.

Certains experts estiment que cette divergence apparente pourrait être une tactique visant à accroître la pression sur les États-Unis lors des négociations afin de les inciter à assouplir les sanctions ou à faire des concessions.

«Différents cercles de pouvoir cherchent à obtenir les meilleures conditions avant tout accord formel et feignent l’hésitation pour renforcer leur position de négociation», a déclaré le chercheur Saeed Golkar.

Cependant, la poursuite de ce débat public comporte des risques internes car elle pourrait donner une image de faiblesse du régime aux yeux de l’opinion publique.

Absence d’un leadership décisif

Ces divisions sont exacerbées par l’absence d’un leadership fort et décisif. Depuis son accession au pouvoir après l’assassinat de son père au début de la guerre, le nouveau Guide suprême Mojtaba Khameneï n’est pas apparu en public et serait isolé, possiblement malade et incapable de communiquer librement.

L’absence d’une figure décisive à ce stade complique considérablement la prise de décision en Iran, contrairement à la situation à la fin de la guerre Iran-Irak en 1988, lorsque l’ayatollah Khomeini avait pris la difficile décision de mettre fin au conflit. Comme l’a dit un expert : «Contrairement à 1988, personne n’est aujourd’hui prêt à boire dans le calice empoisonné».

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Joey R. Hood | La Tunisie «exportateur de stabilité» pour les pays du Sahel

27. April 2026 um 07:10

Dans une étude intitulée «Réévaluation de l’importance stratégique de la Tunisie pour les États-Unis», publié par le site de Stimpson Center, Joey R. Hood, ancien ambassadeur américain à Tunis (2023-2025), estime que Washington pourrait «tirer parti de la Tunisie en matière de sécurité régionale, de stabilité économique et de coopération axée sur le Sahel».

«La Tunisie fait rarement la une des journaux, pourtant sa situation géographique, sa main-d’œuvre et ses partenariats de sécurité en font un pivot discret en Afrique du Nord et au Sahel», écrit-il. Aussi soutient-il que «négliger la Tunisie risque de céder de l’influence à des concurrents et de passer à côté d’une voie rentable vers la stabilité régionale.»

Le diplomate explique dans sa note d’analyse comment les États-Unis et leurs partenaires peuvent s’appuyer sur la coopération sécuritaire existante entre Washington et Tunis pour soutenir les pays sahéliens, «tout en privilégiant un engagement économique axé sur l’investissement et adapté aux réalités politiques actuelles.»

«En repositionnant la Tunisie comme un partenaire à la fois sécuritaire et économique, les décideurs politiques |américains] peuvent promouvoir la stabilité sans interventions à grande échelle», affirme-t-il, en rappelant, à ce propos, les nombreux atouts géostratégiques et économiques de la Tunisie, dont sa position centrale en Méditerranée et, surtout, le fait qu’elle «compte régulièrement parmi les pays affichant le pourcentage le plus élevé de diplômés en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM) au monde.»

L’objectif des États-Unis et leurs partenaires en Tunisie serait d’aider le pays à devenir un «exportateur de stabilité» pour les pays du Sahel. «Par le biais de formations, d’exercices et de ponts aériens, l’armée tunisienne peut soutenir le développement des forces antiterroristes, de police et de maintien de la paix sur l’ensemble du continent africain, d’une manière trop coûteuse ou trop complexe pour que les États-Unis et l’Europe puissent le faire seuls. De cette façon, la Tunisie et ses partenaires peuvent offrir une alternative viable aux mercenaires russes et aux autres influences étrangères dans les États sahéliens, qui ne font qu’aggraver l’instabilité», soutient-il.

I. B.

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Gestern — 26. April 2026Haupt-Feeds

Tunisie | Mandat d’arrêt contre le journaliste Zied El Hani

26. April 2026 um 14:19

Un juge d’instruction du tribunal de première instance de Tunis a émis ce dimanche 26 avril 2026 un mandat d’arrêt contre le journaliste Zied El Hani, qui devrait être jugé conformément à l’article 86 du Code des télécommunications, a indiqué son avocat, Samir Dilou.

Le parquet de ce même tribunal avait ordonné la détention d’El Hani vendredi dernier pour outrage sur les réseaux sociaux suite à des propos qui lui sont attribués.

Il avait été auditionné par la 5e unité centrale de lutte contre la cybercriminalité de la Garde nationale d’El Aouina.

Un journaliste a commenté cette décision en ces termes : «Le journalisme n’est pas du harcèlement, et l’analyse objective d’une affaire classée n’est pas de la diffamation ; c’est au contraire le rôle même de l’information comme moyen de contrôle démocratique , protégé par la Constitution tunisienne et les conventions internationales.»

I. B.

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La Tunisie a de bases pour l’utilisation de l’IA dans la santé

26. April 2026 um 13:50

Le Dr Moez Benali, chercheur en oncologie moléculaire et spécialiste du développement de médicaments contre le cancer, a déclaré que l’Intelligence artificielle (IA) est actuellement utilisée comme outil médical pour le diagnostic précis du cancer et le suivi des patients, en soulignant l’utilisation de nombreuses applications d’IA dans le développement de médicaments.

De la détection précoce des cancers à la conception de nouveaux médicaments, l’IA redessine en profondeur la pratique médicale et la recherche thérapeutique. Quelles promesses tient-elle réellement ? Quelles limites éthiques et scientifiques impose-t-elle ? Et comment la Tunisie peut-elle s’inscrire pleinement dans cette transformation mondiale ?

C’est pour répondre à ces questions qu’un séminaire sur le thème «La santé à l’ère de l’IA : où en sommes-nous ?» a été organisé , samedi 25 avril 2026 par le Forum tunisien du savoir et du développement humain (FTSDH) et l’Université internationale de Tunis (UIT).

Selon le Dr Benali, qui y a pris part, la Tunisie possède d’excellentes bases pour l’utilisation de l’IA dans divers domaines médicaux, mais manque d’une vision appropriée et d’une stratégie efficace pour s’y engager avec confiance et compétence. Le pays doit, selon lui, avoir une vision claire de ce qu’il veut : devenir développeur ou simplement consommateur d’IA.

Dans une déclaration à Mosaïque FM en marge d’ Ben Ali a annoncé qu’avec son équipe à l’étranger, il avait développé avec succès 11 médicaments biologiques contre le cancer, désormais homologués à l’international, ajoutant que trois autres médicaments seraient approuvés par les autorités sanitaires du monde entier d’ici septembre 2027.

Benali s’est dit prêt à collaborer avec les entreprises pharmaceutiques tunisiennes pour développer et fabriquer des médicaments localement, et a appelé à une législation autorisant la production biologique de médicaments en Tunisie.

I. B.

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Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !

26. April 2026 um 13:00

Ce qui se passe aujourd’hui au Mali ce ne sont pas des troubles dans un pays lointain, mais une menace directe et urgente pour la sécurité nationale tunisienne. La Tunisie doit donc prendre les plus grandes précautions pour sécuriser ses frontières désertiques les plus reculées ainsi que ses frontières terrestres avec l’Algérie et la Libye…

Sami Jallouli *

Ce que vit aujourd’hui le Mali n’est pas un simple trouble passager, mais un profond bouleversement géopolitique. Le problème dépasse le cadre des attaques internes ou des conflits locaux ; nous sommes désormais confrontés à un contexte régional complexe où les agendas de puissances étrangères rivales se croisent, rendant la stabilité du Maghreb, y compris celle de la Tunisie, extrêmement fragile.

La Mauritanie a récemment protesté contre l’incursion des forces régulières maliennes sur son territoire national…

Au niveau régional, le régime malien a déclaré son soutien explicite au Maroc sur la question du Sahara occidental et à l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine…

Relation tendue entre l’Alger et Bamako

Alors que le Maroc et l’Algérie connaissent une crise diplomatique et sécuritaire prolongée depuis les années 1990, exacerbée par l’embargo énergétique depuis 2021, l’Algérie a connu une rupture similaire avec Bamako en 2025. Cette rupture a fait suite à l’annonce par l’Algérie de la destruction d’un drone à sa frontière avec le Mali, à la dénonciation par Bamako de l’Accord de paix d’Alger de 2015 et à son accusation selon laquelle l’Algérie soutient des mouvements séparatistes…

Dans ce climat tendu, la coordination et la coopération algéro-mauritaniennes se renforcent…

Même les grandes alliances ne sont pas épargnées par cette complexité. La Russie, garante de la sécurité du régime malien actuel et liée historiquement à l’Algérie, semble désormais en désaccord avec cette dernière quant à la gestion de la crise malienne. Tandis que le Mali accuse l’Algérie de soutenir les rebelles de l’Azawad, l’Algérie réplique en accusant Bamako de collaborer avec des acteurs régionaux pour la déstabiliser…

Cette situation explosive laisse présager une explosion imminente qui pourrait déborder les frontières et embraser tous les pays voisins. Il ne s’agit plus simplement d’une rébellion touareg ou d’attaques de groupes armés ; le Mali est devenu un champ de bataille par procuration où convergent des intérêts internationaux conflictuels, contraignant la Tunisie à l’état d’alerte maximale…

La principale préoccupation aujourd’hui est l’extension du conflit et les vagues de déplacements massifs de population qui en résultent, du Mali vers l’Algérie, puis vers la Tunisie ou la Libye. Le danger réside non seulement dans le nombre de personnes déplacées, mais aussi dans leur identité, leurs origines et leurs nationalités.

Les groupes armés peuvent s’infiltrer facilement

Parmi des milliers de civils, des éléments radicaux liés à des groupes armés peuvent facilement s’infiltrer par les routes désertiques accidentées. Le danger s’intensifie si l’Algérie, sous le poids de ses pressions sécuritaires et économiques, décide de ne pas absorber ces afflux massifs de personnes, faisant de la Tunisie une destination inévitable. Ceux qui arrivent du Sahel sont souvent porteurs d’une idéologie radicale et possèdent une vaste expérience du combat acquise dans les rudes environnements désertiques…

Du point de vue de la sécurité, le vaste désert ne peut être patrouillé par les seuls moyens humains traditionnels. La Tunisie doit activer de toute urgence des systèmes de reconnaissance aérienne par drones de pointe et les relier à des centres d’opérations s’appuyant sur l’intelligence artificielle, afin de distinguer avec précision les mouvements de civils déplacés de ceux des groupes armés organisés, quelles que soient les conditions naturelles…

Ce qui se passe au Mali n’est pas un trouble dans un pays lointain, mais une menace directe et immédiate pour la sécurité nationale tunisienne. La Tunisie doit donc faire preuve de la plus grande prudence et vigilance.

Protégez vos frontières, non seulement par la force militaire, mais aussi par une vigilance technologique de pointe et une coordination régionale intelligente, car la stabilité de la Tunisie et du sud de la Méditerranée repose avant tout sur la sécurisation de ce point crucial au cœur de notre désert et de nos frontières terrestres…

* Expert juridique.

Page facebook de l’auteur.

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Non à la surconsommation quotidienne de pain blanc !

26. April 2026 um 12:04

Le pain blanc occupe une place centrale dans nos habitudes alimentaires en Tunisie. Dans beaucoup de foyers, il est le premier aliment posé sur la table, symbole de partage et de générosité. Pourtant, consommé en excès, il participe souvent à un modèle alimentaire défavorable à la santé cardiovasculaire.

Dr Faouzi Addad *

Notre pays figure parmi les plus gros consommateurs de pain, avec une consommation estimée à près de 74 kg par personne et par an.

Sur le plan nutritionnel, le pain blanc est préparé à partir de farine raffinée, appauvrie en fibres et moins rassasiante que les versions complètes. Il apporte principalement des glucides rapidement digestibles, pouvant favoriser des élévations rapides de la glycémie, surtout lorsqu’il est consommé seul ou accompagné de produits sucrés.

Dans un contexte de sédentarité et d’excès calorique global, une consommation élevée et répétée de pain blanc peut contribuer :

• au surpoids ;

• à la résistance à l’insuline ;

• au diabète de type 2 ;

• à l’hypertension artérielle, notamment lorsque l’alimentation est également riche en sel.

Le matin, l’association pain blanc + confiture + pâte à tartiner + boisson sucrée constitue un petit-déjeuner à fort impact glycémique, peu rassasiant à long terme.

La meilleure alternative reste de privilégier le «pain complet ou intégral», plus riche en fibres, vitamines et minéraux. Les études montrent qu’une consommation plus importante de céréales complètes est associée à un risque plus faible de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.

Mais le point essentiel reste la «quantité consommée». Même un pain de bonne qualité, pris en excès, reste un apport calorique important.

Conseils simples :

• réduire la taille des portions ;

• éviter de manger du pain à chaque repas par automatisme ;

• limiter les associations avec sucre ajouté ;

• accompagner le pain de protéines et de bons lipides (œufs, fromage frais, huile d’olive, thon, avocat, légumineuses) ;

• varier avec d’autres sources de glucides de meilleure qualité.

Le pain n’est pas un ennemi. Le vrai problème est la «surconsommation quotidienne de pain blanc», devenue trop souvent normale.

* Professeur en cardiologie.

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L’Italie relance le port de Zarzis en Tunisie

26. April 2026 um 11:01

Le port de Zarzis, au sud-est de la Tunisie, a accueilli ce matin, dimanche 26 avril 2026, son premier porte-conteneurs, marquant ainsi le lancement de sa première ligne maritime internationale régulière reliant les ports commerciaux de Zarzis et de Radès à ceux de Gioia Tauro (Italie) et de Tripoli (Libye). Selon un communiqué du ministère des Transports, le port a reçu environ 407 conteneurs vides, qui seront livrés aux clients et rechargés dans ce port avant la mi-mai 2026.

L’approbation de cette activité commerciale pour le port de Zarzis s’inscrit dans le cadre de la contribution au développement de l’activité économique et de la stimulation du commerce dans la région sud-est de la Tunisie, et répond aux demandes de nombreuses entreprises implantées dans la région et concernées par l’activité d’exportation via le port commercial de Zarzis, et vise à stimuler l’investissement dans la région en réduisant le coût du transport et les délais de transit des marchandises en général et en tirant parti des capacités disponibles dans ce port.

Il convient de noter que l’ensemble des équipements et installations nécessaires ont été mis en place pour assurer le bon déroulement des opérations de chargement, de déchargement et de manutention des conteneurs par les différentes autorités, agences et entreprises impliquées dans le port.

Par ailleurs, le port commercial de Zarzis se prépare actuellement à entamer des travaux de dragage d’ici la fin de l’année. Ce projet vise à permettre au port d’accueillir des navires plus grands, d’un tirant d’eau allant jusqu’à 11 mètres, pour le trafic commercial et de croisière, tout en garantissant la sécurité de la navigation maritime.

Dans un post Facebook en date du 20 avril, le consultant tunisien basé en Suisse, Sami Jallouli, avait souligné l’importance que les Italiens accordent désormais au port de Zarzis comme un point focal pour leur commerce avec l’Afrique.  «Les Italiens perçoivent le port de Zarzis comme une plateforme maritime stratégique, alliant les avantages douaniers des zones franches, la rapidité logistique due à la proximité géographique et la sécurité commerciale nécessaire pour accéder au prometteur marché libyen», a-t-il notamment écrit. Et d’ajouter : «Selon les informations disponibles, le projet prévoit une liaison ferroviaire avec l’aéroport international de Tozeur, offrant ainsi un accès aérien à plusieurs continents. Par ailleurs, plusieurs sociétés portuaires internationales seraient intéressées par le projet, et une forte concurrence pourrait s’engager entre DP World et QTerminals (Qatar), toutes deux cherchant à étendre leurs investissements à l’étranger au-delà du Moyen-Orient.»

Sami Jallouli s’interroger ensuite, à juste titre, comme pour indiquer aux autorités tunisiennes l’orientation à suivre pour la promotion du port de Zarzis dont la position stratégique se confirme de jour en jour : «Le port de Zarzis bénéficierait-il d’investissements importants pour moderniser ses quais, améliorer ses technologies de gestion et construire des entrepôts intelligents de nouvelle génération ?»

I. B.

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Sécurité cybernétique | Entraînement conjoint tuniso-américain

26. April 2026 um 10:27

L’Agence tunisienne des renseignements et de la sécurité pour la défense (ARSD) et la Brigade de protection cybernétique de la réserve de l’armée américaine (ARCBP) ont mené un entraînement conjoint en matière de sécurité pour la première fois lors d’African Lion 26 à Tunis, en Tunisie, le 21 avril 2026. (Photo : Sergent de première classe Andrew Mallett.)

C’est ce que rapporte le site de défense américain Dvids, ajoutant qu’African Lion 2026 (AL26) est le plus grand exercice conjoint annuel du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom), conçu pour renforcer les capacités de sécurité collectives des États-Unis, des nations africaines et de leurs alliés internationaux.

Codirigé par la Force opérationnelle de l’armée américaine pour l’Europe du Sud et l’Afrique (Setaf-AF) du 20 avril au 8 mai 2026 et mené au Ghana, au Maroc, au Sénégal et en Tunisie, l’exercice AL26 mobilise plus de 5 600 personnes issues de plus de 40 pays, en s’appuyant sur l’innovation pour renforcer la sécurité régionale sous l’égide des partenaires.

I. B. (avec Dvids).

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La redistribution des puissances

26. April 2026 um 09:59

Dans un monde où les règles ne sont plus crues, les peuples cherchent dans le leader ce que le réel ne garantit plus. Il est des moments dans l’histoire où les nations ne se contentent plus d’agir. Elles révèlent.  

Manel Albouchi

Nous avons longtemps cru, peut-être trop longtemps, vivre dans un monde structuré, organisé autour d’un centre, d’une gravité politique, d’une loi implicite. Ce centre n’a pas disparu. Mais il ne fait plus autorité.

Ce basculement ne produit pas immédiatement le chaos. Il engendre quelque chose de plus subtil : une transformation du lien entre les acteurs, une fragilisation des repères, une mutation de la croyance.

Le monde n’est plus organisé par une évidence partagée, mais traversé par des incertitudes concurrentes. Dans cet espace liminal, où l’ordre persiste sans convaincre, trois puissances avancent, non pas comme une alliance, mais comme une fissure : Iran, Russie et Chine.

L’illusion d’un bloc

La tentation est grande de les désigner comme un bloc. De simplifier. De nommer une coalition. Mais cette lecture, si elle rassure, ne résiste pas à l’analyse. Ce que nous observons n’est pas une alliance structurée, mais une convergence de refus : refus d’un monde unipolaire, refus d’une norme imposée, refus d’un centre unique incarné par les États-Unis.

Ils coopèrent, échangent, coordonnent. Mais ils ne fusionnent pas. Car chacun porte une temporalité propre et, plus profondément, une angoisse collective spécifique.

Un phénomène, plus discret mais décisif, traverse cette reconfiguration : l’érosion de la norme. Le droit international, longtemps perçu comme cadre régulateur, apparaît désormais comme sélectivement appliqué. Les interventions se justifient différemment selon les acteurs. Les violations ne produisent pas les mêmes conséquences. Les sanctions ne sont pas universelles.

Ce décalage ne génère pas seulement des tensions politiques. Il produit une désorganisation symbolique. Car une règle n’existe pas uniquement parce qu’elle est écrite. Elle existe parce qu’elle est crue comme applicable à tous. Lorsque cette croyance se fissure, ce n’est pas seulement la règle qui s’affaiblit. C’est la confiance dans l’ensemble du système.

Dans la perspective de Paul Ricoeur, toute norme repose sur une forme de confiance partagée, une narration implicite du juste et de l’injuste. Lorsque cette narration se fragmente, le monde commun lui-même se désagrège.

Idéal du moi et Nom-du-Père

Face à cette fragilisation, le sujet, individuel ou collectif, ne disparaît pas. Il se réorganise. Et lorsque la loi ne structure plus suffisamment le réel, l’identification prend le relais. Ce déplacement peut être éclairé par deux concepts fondamentaux.

Chez Sigmund Freud, le leader peut venir incarner l’Idéal du moi : cette instance à laquelle le sujet aspire, celle qui donne une direction, une cohérence, une image valorisée de soi. Dans les moments d’incertitude, cet idéal se projette sur une figure extérieure qui semble concentrer force, clarté et décision.

Chez Jacques Lacan, le Nom-du-Père désigne la fonction symbolique qui organise le monde par la loi, qui introduit la limite et structure le réel. Lorsque cette fonction s’affaiblit non pas en disparaissant, mais en perdant son caractère universel, elle laisse place à des incarnations partielles.

Ainsi, le leader contemporain n’est plus seulement un représentant politique. Il devient à la fois : un support de l’Idéal du moi, un substitut local du Nom-du-Père et un point d’identification dans un monde désorganisé.

C’est dans ce déplacement que s’inscrit le phénomène de l’identification au leader : non plus simplement adhérer, mais se reconnaître dans celui qui semble restaurer une cohérence perdue.

Trois formes d’identification

L’Iran agit à partir d’une mémoire historique dense, marquée par les ruptures et les ingérences. Sa stratégie repose sur la continuité, la résistance et le contournement. Le détroit d’Ormuz devient levier, les réseaux deviennent prolongement, la pression devient langage.

Mais au-delà de la stratégie, le pouvoir prend une forme particulière : il circule, se transmet, s’inscrit dans une continuité souvent invisible. À travers des figures comme Mojtaba Khamenei, il se déploie dans la filiation et le symbolique. L’identification ne se fait pas seulement à un individu, mais à une fonction : celle de la permanence.

La Russie agit à partir d’une blessure : la perte de son statut de centre après l’effondrement de l’Union soviétique. Dans cette faille, le pouvoir prend la forme d’une restauration. Vladimir Poutine incarne cette dynamique : non pas simplement comme dirigeant, mais comme opérateur de réparation symbolique. Son style marqué par la méfiance, l’anticipation et la gestion du rapport de force, répond à une angoisse collective : celle de l’humiliation et de la disparition. L’identification s’organise ici autour d’une fonction de protection.

La Chine, à l’inverse, répond à la crise par l’organisation. Son horizon n’est pas l’urgence, mais la continuité. Avec Xi Jinping, le pouvoir s’inscrit dans le temps long : discipline, planification, centralisation.

L’héritage de la Révolution culturelle chinoise a laissé une empreinte durable : la nécessité de prévenir toute désorganisation du réel. L’identification y est moins émotionnelle, mais plus structurelle : elle se fait à un principe d’ordre.

Le monde sans garant

Ce qui vacille aujourd’hui dépasse la seule géopolitique. C’est une fonction symbolique qui se fragilise.

Pendant des décennies, le monde reposait implicitement sur un garant, une instance capable d’organiser les règles du jeu. Aujourd’hui, cette fonction se fissure.

Dans la lecture de Jacques Lacan, ce moment pourrait être interprété comme une crise du Nom-du-Père : non pas sa disparition, mais sa fragmentation. Chaque puissance propose désormais sa propre cohérence. Chaque espace produit ses propres normes. Le monde devient un champ de subjectivités politiques plutôt qu’un système ordonné.

Dans cette configuration, comme l’a suggéré René Girard, la violence ne disparaît pas avec la loi. Elle se transforme. Elle devient diffuse, mimétique, difficile à contenir.

Iran. Russie. Chine. Trois trajectoires. Trois blessures. Trois stratégies. Mais aussi trois figures. Ce qu’elles révèlent, ce n’est pas seulement une redistribution des puissances. C’est une transformation du lien politique lui-même. Le monde cesse d’être organisé par une loi commune. Il devient un espace d’identifications concurrentes, où la stabilité ne repose plus sur la norme, mais sur les figures qui prétendent l’incarner.

Le basculement du monde ne commence pas lorsque les puissances s’opposent, mais lorsque les règles cessent d’être crues et que les peuples, privés de norme, cherchent dans le leader ce que la loi ne garantit plus.

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Tunisie | Le CRLDHT dénonce une «dérive inquiétante»

26. April 2026 um 09:14

Dans un communiqué publié samedi 25 avril 2026, le Centre pour e respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) parle d’une «dérive inquiétante et assumée» qui «se confirme jour après jour, marquée par la multiplication des poursuites judiciaires, la répression des voix critiques et la dégradation alarmante des conditions de détention de figures politiques, médiatiques et de la société civile.»

L’Ong tunisienne basée à Paris parle d’un «climat de répression croissante contre journalistes, opposants et société civile» et passeen revue les derniers faits enregistrés la semaine écoulée en lien avec les droits humains en Tunisie, notamment la suspension de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) pour un mois, les «pressions accrues sur les associations», notamment le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) et Al-Khat, éditrice du webzine Inkyfada; le journaliste Zied Heni placé en détention «pour une opinion critique sur les réseaux sociaux»; Jawhar Ben Mbarek au 28e jour de grève de la faim en prison; l’état de santé préoccupant de Chaïma Issa, également en prison; l’ex-bâtonnier Chawki Tabib incarcéré et Sihem Ben Sedrine, l’ex-président de l’Instance Vérité et dignité (IVD) menacée de détention.  

Ces cas ne sont pas isolés et s’inscrivent dans «une offensive plus large contre la liberté de la presse et les médias indépendants», souligne encore le CRLDHT, qui évoque, également, «la situation des détenus politiques atteint un niveau alarmant», notamment ceux condamnés dans l’affaire dite de «complot contre la sûreté de l’État», dont certains à des peines allant jusqu’à 66 ans de prison.

L’Ong appelle les autorités tunisiennes à«libérer immédiatement et sans condition tous les prisonniers politiques et d’opinion en Tunisie, ainsi que toutes les personnes détenues pour l’exercice pacifique de leurs droits et libertés fondamentales.»

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Washington | Trump échappe à une nouvelle tentative d’assassinat

26. April 2026 um 08:25

Pour la première fois, samedi 25 avril 2026, Donald Trump assistait en tant que président au dîner de gala annuel organisé par l’association des journalistes accrédités à la Maison Blanche (WHCA), lorsque des tirs ont été entendus dans les couloirs de l’hôtel Hilton de Washington, où se déroulait l’événement, et des agents en uniforme ont investi la tribune pour évacuer le président.

Les personnes assises à la tribune ont également été évacuées, dont son épouse, Melania, le vice-président, J. D. Vance et la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

L’assaillant, aux motivations encore inconnues, a été neutralisé avant de parvenir à la salle de réception. Il s’appelle Cole Allen, un homme de 31 ans qui aurait suivi des études d’ingénieur, habitant à Torrance, dans la banlieue de Los Angeles, dans une maison à deux étages, décrite comme «modeste» par le New York Times.

Trump décrit un «loup solitaire», ajoutant : «Personne ne m’avait dit que c’était une profession si dangereuse».

Trump évacué en catastrophe.

L’homme a ouvert le feu à l’extérieur de la salle de réception, au niveau des portiques de sécurité près du hall, tentant de forcer le passage. Les agents du Secret Service l’ont maîtrisé et interpellé. Trump lui-même a diffusé la photo de l’assaillant sur Truth Social, torse nu et menotté dans le dos, allongé sur la moquette de l’hôtel.

Selon Trump, les services de sécurité ont fait «un bien meilleur travail qu’à Butler», où il avait été la cible d’une tentative d’assassinat en 2024 lors d’un meeting de campagne dans l’État de Pennsylvanie.

I. B.

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Salah El Gharbi publie ‘‘L’Etau’’, son 6e roman

26. April 2026 um 07:28

Salah El Gharbi, romancier et essayiste, vient de publier chez Contraste éditions, à Tunis (mars 2026, 184 pages), ‘‘L’Étau’’, son septième roman, où il plonge le lecteur dans l’univers inquiétant de Bassam, un vieil écrivain pourchassé et persécuté par une force occulte cherchant, fébrilement, à le museler.

Dans cette atmosphère tendue, minée par une menace permanente, l’impitoyable «Machine», au pouvoir tentaculaire, est donnée à voir, elle-aussi, en désarroi, prise au piège de son propre dessein.

‘‘L’Étau’’, c’est aussi, l’histoire de Najla, cette jeune femme qui se débat, ardemment et désespérément, à la recherche d’une existence, à la fois paisible et exaltée.

Ainsi, à travers un jeu subtil, le récit met en scène les deux personnages principaux du roman, et nous retrace le parcours de ces deux destinées frustrées, éprouvées par la vie, en quête de sérénité et d’équilibre dans un monde brutal et incertain.

Les deux premiers romans de l’auteur, ‘‘Perditions’’ a reçu le Prix Comar du Premier roman en 2004 et ‘‘Et quand mes nuits se souviennent’’ le Prix spécial du jury Comar 2007.

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Le poème du dimanche | ‘‘A Douz… Souvenir d’un temps lointain’’ de Noureddine Bettaïeb

26. April 2026 um 07:25

Né en 1967 à Douz, dans le sud tunisien, Noureddine Bettaïeb est poète, essayiste, documentariste, animateur culturel. Après des études en sociologie, il rejoint le journalisme.

A publié en arabe, divers recueils de poésie,  dont : Poèmes mélancoliques, 1993 ; Pluies d’été, 1997.(trad. en français par Hédi Khelil) ; Toi solitude …comme une herbe dans les sables, (trad. en français par Amel Safta); Prières pour le sable, 2014.

Tahar Bekri

A tes yeux

L’innocence de mon enfance

Son ciel blanc

L’odeur de ma mère

La craie de mon école

Et ma gomme

Mes chevaux verts.

A tes yeux

Les pluies d’un automne lointain

Les chansons d’amour dans les mariages au désert

Comment t’appellerais-je ?

Mon poème

Ma chanson

Etoile du matin

Hivers de souvenirs

Ou étés de soif

Et de sables

Le cœur te chantait

Le long des années

Mais la voix s’est perdue

Dans l’affliction de ce monde

Ton chanteur est maintenant seul

Ni les amis ne sont des amis

Ni les proches ne sont es proches

Ni le sable

N’est Sable

Rends à ton prince

La joie de son enfance et de sa jeunesse

Les chansons qu’il fredonnait dans les nuits de distance

Les versets du Coran

Rends-lui

La tristesse des fêtes

Les hirondelles de pluie

Portant le salut des enfants isolés

Vers la Maison de Dieu

Comment s’est-il perdu ton prince ?

Comment a-t-il été trahi par les amis

Les soldats

Et les amantes

Même les papillons de jeunesse

Ont trahi

Les poèmes

Fatima

Mohamed qui n’a pas pris de ses nouvelles

Depuis des années

La musique de la nuit

Dans les palmeraies

Sans voix

Ton prince est fatigué des souvenirs

Et des voyages

Rends à ton prince son burnous*

Et les clefs de l’univers

Prends-le entre tes mains comme un orphelin

Donne-lui à boire de l’affection de tes yeux pluvieux

Ton prince est fatigué des pérégrinations     

Et dus souvenirs

Tunis, décembre 2009

Traduit de l’arabe par Tahar Bekri, « Comme une pluie qui tombe dans mon cœur » (inédit),

(Remerciements à l’auteur)

* Habit traditionnel

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Tunisie | Le télétravail pour lutter contre l’absentéisme

25. April 2026 um 13:09

En Tunisie, les taux d’absentéisme sont plus élevés chez les jeunes que chez les travailleurs plus âgés, pour des raisons objectives, dont les conditions de travail et les bas salaires, qui contraignent les individus à cumuler plusieurs emplois, entraînant ainsi de l’absentéisme dû à la fatigue quotidienne et à la baisse de productivité dans leur activité principale.

C’est ce qu’a indiqué le professeur Lotfi Benour, spécialiste en économie du travail, dans une déclaration à Mosaique FM en marge de sa participation à un forum organisé par l’Association tunisienne des inspecteurs du travail (Atit), le jeudi 23 avril 2026 à Hammamet, sur le thème «Lutter contre l’absentéisme : stratégies juridiques, sociologiques et de gestion des ressources humaines».

L’absentéisme est un phénomène mondial, et non propre à la Tunisie, mais que ses causes et ses indicateurs varient d’un pays à l’autre, a encore souligné M. Bennour, ajoutant que l’on peur remédier à ce phénomène par trois solutions principales : le télétravail, les plateformes technologiques ou l’expérimentation de la semaine de quatre jours, une approche qui a fait ses preuves dans plusieurs pays, et dont on pourrait s’inspirer.

M. Bennour a confirmé que le taux d’absentéisme en Tunisie se situe dans la moyenne mondiale, autour de 4 à 5 % dans le secteur privé, hommes et femmes confondus, contre 6 % dans le secteur privé français. Ce taux ne reflète pas une aversion des Tunisiens pour le travail ; il témoigne au contraire d’une forte éthique professionnelle et d’une culture du travail positive.

M. Bennour a appuyé ses propos en citant des indicateurs d’investissements directs en Tunisie, qui ont augmenté de 30 % en 2025, créant environ 14 000 emplois. Selon lui, cela démontre que les Tunisiens sont travailleurs, c’est pourquoi ils continuent d’attirer des investissements directs étrangers au pays.

Revoir le cadre juridique du travail

De son côté, le professeur d’université Nouri Mzid, également cité par Mosaïque, a indiqué que l’absentéisme en Tunisie est élevé dans le secteur public, atteignant près de 15 %, contre une moyenne mondiale de 5 %. Ce taux est globalement plus faible dans le secteur privé, oscillant entre 6 % et 7 %.

D’après le professeur Mzid, l’absentéisme est fréquent dans les secteurs du textile et de l’industrie manufacturière, et s’accentue pendant l’été, le Ramadan et la saison des récoltes d’olives, les travailleuses préférant profiter de ces périodes pour augmenter leurs revenus.

Concernant les raisons de l’absentéisme, M. Mzid a indiqué qu’elles vont des mauvaises conditions de travail aux difficultés de transport.

M. Mzid, qui a présidé ledit forum, estime que les facteurs contribuant à ce phénomène sont multiples et interdépendants, nécessitant ainsi des solutions diverses. Et dans ce cadre, la prévention reste primordiale, plutôt que les mesures disciplinaires qui, à elles seules, ne suffisent pas.

Si le taux d’absentéisme est plus élevé dans une entreprise que dans d’autres opérant dans le même secteur, cette entreprise devrait examiner les facteurs internes tels que l’environnement de travail, l’équipe et le style de management.

En conclusion, M. Mzid a affirmé que les approches juridiques actuelles, telles que les conventions collectives, dont certaines remontent à 1973, bien qu’elles abordent et légitiment certaines problématiques liées au travail, sont insuffisantes et obsolètes, et doivent être actualisées pour refléter les exigences de nos vies modernes.

I. B.

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