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CRLDHT | A travers Boughalleb, c’est la liberté de la presse qui est condamnée

03. Januar 2026 um 09:22

La condamnation du journaliste Mohamed Boughaleb par la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis à deux ans de prison avec sursis «constitue un acte grave, révélateur de l’état de délabrement avancé de la justice tunisienne et de sa soumission assumée au pouvoir exécutif», estime le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme (CRLDHT), dans un communiqué publié samedi 3 janvier 2026.

En confirmant, vendredi 2 janvier, le principe même de la condamnation, la Cour d’appel «entérine une logique de criminalisation de la parole journalistique et valide l’usage politique du décret‑loi 54 comme instrument de mise au pas des voix critiques», ajoute l’Ong tunisienne basée à Paris, estimant que «le sursis ne change rien à la nature de la décision : il ne s’agit ni d’un acquittement, ni d’une correction d’une injustice manifeste, mais d’un message de menace permanente adressé à Mohamed Boughalleb et, à travers lui, à l’ensemble des journalistes, intellectuel·les et citoyen·nes qui refusent le silence.»

L’affaire a été déclenchée en avril 2023 par une plainte déposée par une enseignante universitaire, accusant le journaliste de diffamation et de menaces à partir d’une publication sur les réseaux sociaux. Elle a été «instruite sans expertise numérique sérieuse, sans démonstration rigoureuse de l’imputabilité des propos, et au mépris des principes les plus élémentaires du droit pénal et de la liberté d’expression», souligne le CRLDHT dans son communiqué.

En confirmant la condamnation prononcée en première instance, malgré les failles procédurales soulignées, tout en en suspendant l’exécution, la justice maintient le journaliste sous la menace constante d’une incarcération à tout moment.

Rappelons que Mohamed Boughalleb a déjà été condamné en avril 2024 à six mois de prison dans une affaire liée au ministère des Affaires religieuses — peine alourdie à huit mois en appel — et qu’il a intégralement purgé cette condamnation. «Il a passé près de onze mois en détention, dans des conditions éprouvantes, qui ont durablement affecté sa santé physique et psychologique», rappelle le CRLDHT, ajoutant que, «depuis sa mise en liberté conditionnelle, le 20 février 2025, il restait soumis à des mesures restrictives lourdes : interdiction de quitter le territoire, contrôle judiciaire permanent, obligation de comparution.»

Outre Mohamed Boughalleb, plusieurs autres journalistes sont poursuivis en justice dont Chadha Haj Mbarek, Borhen Bsaies, Mourad Zeghidi (en détention) et Sonia Dahmani (en liberté conditionnelle).

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Sonia Dahmani a quitté la prison de la Manouba

27. November 2025 um 15:55

La journaliste et avocate Sonia Dahmani a retrouvé la liberté ce jeudi 27 novembre 2025.

Jeudi 27 novembre, l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani a quitté la prison après un an et demi derrière les barreaux. Sa libération intervient à la suite d’une demande de libération conditionnelle introduite par son comité de défense.

Plusieurs organisations, dont le syndicat des journalistes, ont salué cette décision tout en dénonçant la nature des poursuites engagées contre elle. L’affaire remet sur le devant de la scène les accusations de dérives dans l’application de la législation relative aux crimes numériques.

Cinq dossiers à charge

Selon le communiqué du syndicat des journalistes, Sonia Dahmani a passé près de 18 mois en détention, une incarcération qualifiée d’« injuste » par ses soutiens.

Elle faisait face à cinq affaires, dont quatre fondées sur le décret 54, texte controversé censé lutter contre les crimes liés aux systèmes d’information mais largement critiqué pour son usage contre des journalistes et des opposants.

Le SNJT réagit

Le syndicat rappelle que, dans un État de droit, la privation de liberté doit rester une exception, l’incarcération devant être limitée aux cas de stricte nécessité et encadrée par des garanties procédurales solides.

Dans sa réaction, le syndicat national des journalistes tunisien a exprimé sa satisfaction quant à la libération de Dahmani, tout en soulignant que sa place n’a jamais été derrière les barreaux.

L’organisation a également appelé à la libération des autres journalistes détenus, citant notamment Chadha Hadj Mabrouk, Mourad Zeghidi et Borhane Bsaies.

Elle exhorte les autorités à mettre fin à l’usage du décret 54 et d’autres législations répressives – telles que le Code des télécommunications ou le Code pénal – dans le traitement des dossiers liés à l’expression journalistique.

La ministre de la Justice ordonne sa libération conditionnelle

La libération conditionnelle de l’avocate Sonya Dahmani a été décidée par la ministre de la Justice, Leïla Jaffel sur avis consultatif d’une commission spécialisée, selon une source informée. Cette mesure intervient sur la base d’un avis consultatif interne, et non en réponse à une requête formelle de la défense.

Décision ministérielle et avis consultatif

Une source proche du dossier a assuré à Mosaïque FM que la décision de libération conditionnelle a été prise au niveau du ministère de la Justice, après consultation de la commission du régime de la libération conditionnelle. Cette commission a fourni un avis technique, mais l’arbitrage final relève de la ministre, qui a signé le document permettant la sortie immédiate de l’avocate.

Déroulement de la libération

Dans la matinée, les services pénitentiaires de la Manouba ont reçu la notification validant le placement de Sonia Dahmani sous le régime de la libération conditionnelle. L’ordre a ensuite été exécuté sans délai, permettant à l’avocate de regagner la liberté en début d’après-midi.

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Tunisie : Sonia Dahmani libérée

27. November 2025 um 13:00

La ministre de la Justice a décidé ce jeudi 27 novembre 2025 de la libération conditionnelle de l’avocate Sonia Dhamani, mettant ainsi fin à sa détention.

Une source informée a indiqué à l’Agence TAP, ce jeudi, qu’une décision de libération conditionnelle concernant la détenue Sonia Dahmani a été émise ce jour, 27 novembre 2025, par la ministre de la Justice, entraînant ainsi sa remise en liberté.

Incarcérée depuis le 11 mai 2024 Sonia Dahmani est poursuivie dans cinq affaires distinctes, dont trois ont déjà donné lieu à des condamnations et deux restent en cours d’instruction. Ces dossiers concernent principalement des déclarations médiatiques jugées critiques envers l’administration pénitentiaire et les institutions publiques.

  • Première affaire (mai 2023) : des propos ironiques sur la situation du pays – « Hayla lebled » [le pays est formidable] – lui ont valu une condamnation à un an de prison, réduite à huit mois en appel. Peine purgée, mais un pourvoi en cassation reste en suspens.
  • Affaire IFM : des déclarations controversées sur l’existence de cimetières séparés selon la couleur de peau lui ont valu deux ans de prison en première instance, ramenés à 18 mois en appel en janvier 2025.
  • Affaire Carthage+ : poursuivie pour des propos similaires sur la ségrégation dans les bus, elle a été jugée le 16 juin 2025. Le verdict est en délibéré.
  • Une plainte de la direction générale des prisons suite à des critiques formulées par Sonia Dahmani à l’antenne, dénonçant les conditions de détention en Tunisie. L’affaire est devant la justice.
  • Un cinquième dossier oppose également Sonia Dahmani à la ministre de la Justice, Leïla Jaffel.

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Procès de Sonia Dahmani : l’audience une nouvelle fois reportée

30. September 2025 um 19:48

La chambre criminelle du tribunal de Tunis a décidé ce mardi de reporter l’audience du procès de l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani, incarcérée depuis mai 2024. Cette décision intervient alors que la défense avait déposé un pourvoi en cassation contre le renvoi de l’affaire devant la juridiction criminelle.

L’affaire, qui fait suite aux critiques de Sonia Dahmani sur les conditions de détention en Tunisie, devait initialement être examinée aujourd’hui. Le tribunal a finalement accepté la demande de report formulée par la défense, qui attend la réponse de la Cour de cassation sur le recours déposé. La nouvelle date de l’audience n’a pas encore été fixée.

Sonia Dahmani est poursuivie dans cinq affaires distinctes, dont trois ont déjà donné lieu à des condamnations et deux restent en cours d’instruction. Ces dossiers concernent principalement des déclarations médiatiques jugées critiques envers l’administration pénitentiaire et les institutions publiques.

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Procès de Sonia Dahmani : Audience prévue aujourd’hui

30. September 2025 um 10:18

L’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani, incarcérée à la prison de la Manouba depuis le 11 mai 2024, doit comparaître ce mardi devant le tribunal dans le cadre d’une affaire l’opposant à l’administration pénitentiaire. Poursuivie dans plusieurs dossiers, elle risque au total plusieurs années de prison ferme si l’ensemble des condamnations est confirmé.

Cinq poursuites judiciaires

Figure connue du barreau et des plateaux télévisés, Sonia Dahmani fait face à cinq affaires distinctes. Trois d’entre elles ont déjà conduit à des condamnations, tandis que deux autres sont encore en cours d’instruction.

Première affaire (mai 2023) : des propos ironiques sur la situation du pays – « Hayla lebled » [le pays est formidable] – lui ont valu une condamnation à un an de prison, réduite à huit mois en appel. Peine purgée, mais un pourvoi en cassation reste en suspens.

Affaire IFM : des déclarations controversées sur l’existence de cimetières séparés selon la couleur de peau lui ont valu deux ans de prison en première instance, ramenés à 18 mois en appel en janvier 2025. Elle purge actuellement cette peine.

Affaire Carthage+ : poursuivie pour des propos similaires sur la ségrégation dans les bus, elle a été jugée le 16 juin 2025. Le verdict est en délibéré.

Le procès face à l’administration pénitentiaire

Le dossier examiné ce mardi concerne une plainte de la direction générale des prisons. En cause, des critiques formulées par Sonia Dahmani à l’antenne, dénonçant les conditions de détention en Tunisie. Une première audience s’est tenue le 24 juin 2025, et l’affaire revient aujourd’hui devant la justice.

Un cinquième dossier oppose également Sonia Dahmani à la ministre de la Justice, Leïla Jaffel.

Les soutiens de la société civile

Le cas de Sonia Dahmani a suscité une large mobilisation. Plusieurs organisations de défense des droits humains – dont la FIDH, Amnesty International, Adala for All et Intersection Association for Rights and Freedoms – dénoncent des atteintes à la liberté d’expression et demandent sa libération.

En Tunisie, des associations comme Aswat Nissa ainsi que de nombreux avocats ont exprimé leur solidarité, rappelant que ses poursuites judiciaires constituent un précédent inquiétant pour l’indépendance de la profession.

L’UGTT a, de son côté, soutenu le Barreau et condamné l’arrestation de l’avocate, considérée comme une attaque contre les libertés.

Enfin, une mobilisation numérique s’est développée sur les réseaux sociaux, avec des campagnes de soutien et des appels à la réforme du décret-loi 54.

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