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Heute — 19. Februar 2026Haupt-Feeds

L’Allemagne expulse 498 migrants vers la Tunisie en 2025

19. Februar 2026 um 10:56

L’Allemagne a expulsé 1914 migrants vers les pays du Maghreb (Tunisie, Algérie et Maroc) en 2025, selon les données publiées par le gouvernement fédéral en réponse à des questions d’un groupe parlementaire de gauche, 785 migrants vers le Maroc, 631 vers l’Algérie et 498 vers la Tunisie, dont le nombre reste le plus élevé rapporté à la population du pays.

Ces chiffres risquent d’augmenter au cours de l’année en cours suite à l’approbation par le Parlement européen, le 10 février courant, d’un ensemble de règles permettant aux États membres de l’Union européenne de rejeter les demandes d’asile et d’expulser les demandeurs ayant transité ou provenant de pays dits «sûrs», parmi lesquels la Tunisie le Maroc. Mesures qui, rappelons-le, entreront en vigueur en juin dans le cadre du Pacte européen plus large sur la migration et l’asile.

L’Allemagne a procédé à 22 787 expulsions en 2025. Ce nombre a fortement augmenté ces dernières années, passant d’environ 13 000 cas en 2022 à 16 430 en 2023, puis à plus de 20 000 en 2024.

En 2025, la plupart des expulsions ont eu lieu vers la Turquie, avec 2 297 personnes, suivie de la Géorgie avec 1 690.

Dans la région arabe, l’Irak a enregistré une augmentation notable des expulsions de ses ressortissants, avec 793 personnes en 2025.

I. B.  

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Ramadan | Un souhour équilibré est la clé d’un jeûne sain

19. Februar 2026 um 10:04

Beaucoup se préparent au jeûne du mois de ramadan en modifiant leurs habitudes de sommeil, pour prendre le premier repas du souhour peu avant l’aube, ainsi que leur alimentation de tous les jours, en réduisant leur consommation de stimulants. Les règles d’un souhour équilibré et sain, selon un spécialiste en nutrition.

Cependant, les premiers jours du mois sacré nécessitent une série de mesures alimentaires et sanitaires pour éviter la sensation de soif, les maux de tête, le manque de concentration et l’envie de dormir pendant la journée, et la clé de ce nouvel équilibre réside dans le repas du souhour.

La nutritionniste Chaima Ayari a souligné que le repas du souhour est un pilier essentiel d’un jeûne sain et équilibré pendant le mois de ramadan, insistant sur la nécessité de le préparer et de le consommer selon un régime qui garantit ses bienfaits nutritionnels et maintient l’activité des jeûneurs tout au long de la journée.

Dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse (Tap), Mme Ayari a expliqué qu’il est préférable de prendre le souhour à la dernière heure avant le jeûne, car cela permet de renforcer la concentration et de réduire la sensation de fatigue pendant les heures de jeûne.

Le souhour doit être complet et équilibré, et contenir des protéines qui aident à stabiliser le taux de sucre dans le sang et à renforcer la sensation de satiété, comme les œufs, le fromage allégé et le yaourt, a-t-elle ajouté, en recommandant, également, d’inclure des glucides complexes, en particulier ceux provenant de céréales complètes comme l’avoine et le blé complet, car ils contribuent à réduire les baisses soudaines d’énergie et la sensation de fatigue.

Autre recommandation pour une alimentation équilibrée : consommer des graisses saines en quantités modérées, en ajoutant une cuillère d’huile d’olive ou quelques fruits secs, car ils fournissent une énergie durable. Il est également important d’inclure des légumes et des fruits riches en eau, tels que les tomates et les poivrons, afin de contribuer à réduire la sensation de soif pendant la journée.

En revanche, la spécialiste en nutrition a mis en garde contre la consommation excessive de boissons stimulantes telles que le café et le thé, en raison de leur effet diurétique qui contribue à la perte de liquides.

Elle a également rappelé que les aliments salés augmentent la sensation de soif, que les sucreries et les sucres accélèrent la sensation de faim, tandis que les aliments frits entraînent une léthargie et un manque d’activité pendant le jeûne.

Enfin, Mme Ayari a souligné la nécessité de boire suffisamment d’eau pendant le repas du souhour, à raison de deux à trois verres, afin d’assurer l’hydratation du corps et une préparation optimale pour la journée de jeûne.

I. B.

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Le faux passeport autrichien d’Epstein et le Mossad !

19. Februar 2026 um 09:18

Les documents publiés par le Département américain de la Justice concernant le financier pédo-criminel et agent du Mossad Jeffrey Epstein contiennent des photos d’un passeport autrichien découvert par des agents du FBI dans un coffre-fort de son hôtel particulier de l’Upper East Side à New York en 2019.

Imed Bahri

Plusieurs médias ont évoqué ce faux passeport mais le média autrichien Vol.at en a publié des photos. Le faux passeport comporte une photo d’Epstein mais il est établi au nom de Marius Robert Fortelni. Il serait né le 30 juillet 1954 à Vienne. Il serait un dirigeant d’entreprise (manager) expatrié en Arabie saoudite et précisément dans la ville de Dammam.

C’est ce qui est appelé dans le jargon de l’espionnage une légende ce qui veut dire une fausse identité complète (nom, passé, métier, papiers) créée pour permettre à un agent (dit «le clandestin») d’opérer secrètement sur le terrain.

L’agent Epstein et les opérations Iran-Contra

Ce qui est saisissant, c’est que la durée de validité de 5 ans du passeport qui va du 21 mai 1982 au 21 mai 1987 corrobore les affirmations du journaliste d’investigation Dylan Howard (auteur d’‘Epstein: Dead Men Tell No Tales’’) et de l’ancien officier du Mossad Ari Ben-Menashe qui ont indiqué qu’il a été recruté, au début des années 1980, comme agent du Mossad par Robert Maxwell, son beau-père, agent israélien lui aussi, mort en pleine mer dans des circonstances louches et enterré en Israël, comme nous l’avons écrit dans l’article «Epstein et le Mossad: Chut, il ne faut surtout pas en parler !».

Ben-Menashe a aussi affirmé que l’agent Epstein a joué un rôle dans les opérations Iran-Contra, qui se sont déroulées durant la période de validité de ce passeport. Il est donc très probable que ce faux passeport autrichien lui a servi dans ces opérations d’espion du Mossad.

Vol.at précise qu’auparavant, le quotidien Der Standard avait également déjà fait état de la découverte d’un faux passeport autrichien. Cette découverte soulève de nombreuses questions, écrivait le journal. Le passeport indique avoir été délivré le 21 mai 1982 par la Direction de la police fédérale de Vienne.

Un faux passeport qui a bien servi

Cependant, la photo d’Epstein n’y est pas authentifiée par un tampon. Et le passeport comporte des tampons d’entrée et de sortie, notamment français et saoudiens. Europe 1 a révélé que le passeport a été tamponné à plusieurs reprises dans des aéroports français, à Paris mais aussi à Nice, entre 1982 et 1983.

En mars 2022, dans une réponse à une enquête parlementaire, le ministre autrichien de l’Intérieur, Gerhard Karner (ÖVP), a indiqué que les investigations n’avaient pas permis de confirmer l’existence du passeport autrichien en question. Par conséquent, aucune information n’a pu être établie quant à son origine et aux circonstances de sa délivrance. Il a aussi déclaré : «Selon la loi sur les passeports, seuls les citoyens autrichiens peuvent obtenir des passeports ordinaires, des passeports de service ou des passeports diplomatiques»

Dans les décennies qui ont suivi, devenu un homme public, Epstein n’utilisait plus de faux passeport mais avait une autre attitude louche, il réclamait deux passeports américains en même temps, selon ABC News. Il motivait sa demande au Département d’État par le fait qu’il ne voulait pas que certains pays sachent qu’il s’est rendu dans d’autres. Par exemple, il ne voulait pas que l’Arabie saoudite et la Jordanie apprennent qu’il s’est rendu en Israël.

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La Tunisie desservie par son transport international

19. Februar 2026 um 08:51

Depuis les années 1990, et malgré les nombreuses visites et opérations coup de poing hautement médiatisées, les gouvernements qui se sont succédé en Tunisie ne sont pas arrivés à mettre de l’ordre et de la rationalité dans la gestion du transport international, se trouvant, encore aujourd’hui, dans l’incapacité d’initier un véritable programme de réformes économiques et d’amorcer une relance durable.

Elyes Kasri *

Il est grand temps de procéder à une évaluation sereine, transparente et objective du coût imposé à l’économie et au tourisme tunisiens en plus des tunisiens résidant à l’étranger par la politique de protection des liaisons aériennes et maritimes au profit de ce que de plus en plus d’experts et analystes qualifient de fardeaux et de dinosaures économiques que sont Tunisair (AirHelp Score 2025 : Tunisair classée 114e sur 117 compagnies mondiales) et la «fissfiss» Cotunav.

Fardeau insoutenable pour l’économie

Il n’est pas excessif de penser que la survie de ces deux compagnies publiques, grâce aux subventions, exonérations fiscales et la protection publiques, constitue un fardeau de moins en moins soutenable pour l’économie nationale et le trésor public et un obstacle à toute tentative de relance durable de l’économie tunisienne.

Ceci en plus des principaux aéroport et port nationaux, Tunis-Carthage (Classement Mondial AirHelp 2025 : 250e sur 250 aéroports analysés) et Rades (Classement mondial : 251ᵉ place sur 405 ports évalués et 13ᵉ à l’échelle du continent africain) qui donnent des arguments solides à ceux qui vont jusqu’à affirmer que ces deux points de passage des touristes et des marchandises sont des zones de non-droit et des foyers de pratiques qui évoquent plus la Sicile qu’aucune autre région du monde.

Il semble relever de l’évidence que, depuis les années 1990, et malgré les nombreuses visites et opérations coup de poing hautement médiatisées, tout régime qui n’arrive pas à mettre de l’ordre et de la rationalité dans la gestion du transport international se trouvera dans l’incapacité d’initier un véritable programme de réformes et d’amorcer une relance durable.

Facteurs disqualificatoires et dissuasifs

En plus de leur contribution à la flambée inflationniste en raison des surcoûts générés par les délais et les frais élevés d’importation des intrants et des produits de consommation et autres, les inefficiences devenues systémiques du secteur du transport international font qu’elle aura beau brader sa main d’œuvre et offrir toutes sortes d’avantages fiscaux en dépit de leurs nombreux effets pervers, la Tunisie aura énormément de peine, pour pas être pessimiste, à surmonter ces facteurs disqualificatoires et dissuasifs non seulement en vue de l’attraction de nouveaux investissements, mais plus grave encore pour le maintien des investissements implantés depuis des années et qui pourraient être tentés par d’autres horizons mieux organisés et plus hospitaliers.

* Ancien ambassadeur.

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Ramadan à la télé | Sitcoms débiles et orgie feuilletonesque

19. Februar 2026 um 08:15

A partir d’aujourd’hui, jeudi 19 février 2026, premier jour du mois de ramadan, la Tunisie prendra des vacances prolongées pour laisser la place aux navets qui se regardent «en famille» et aux sitcoms débiles dont le scénario se tient sur un ticket de caisse.

Mohamed Sadok Lejri

L’on y retrouve chaque année les mêmes ingrédients : des acteurs qui hurlent et braient comme des ânes pour simuler l’humour, des quiproquos et des «situations comiques» plus usés que le tapis d’une mosquée et une intrigue qui s’étire sur 22 minutes de blagues potaches et qui essaient de nous convaincre que c’est drôle.

C’est fascinant de voir comment on peut recycler les mêmes gags depuis des décennies, avec la conviction profonde que le téléspectateur rira de l’acteur qui force un accent rural pour incarner le «rifi» de service, des lascars des quartiers populaires dont l’accent de «fréret» et la grossièreté assumée sont censés passer pour de la virilité et du charisme de quartier.

Le public rira de n’importe quoi

Ils sont persuadés que le spectateur, dans un élan de convivialité ramadanesque, finira par s’esclaffer devant la maladresse du «oueld el houma ‘arbi» mal dégrossi évoluant en milieu bourgeois, devant la caricature du bourgeois préoccupé par son apparence et ses manières presque au point d’être efféminé et devant cette panoplie de clichés et de poncifs éculés qu’ils ont exploités jusqu’à la corde…

Bref, ils ont la ferme conviction que le public rira de n’importe quoi, tout en s’en mettant plein la panse, laquelle panse se retrouve au centre de toutes les conversations du réveil du matin jusqu’à la rupture du jeûne et transforme chaque rencontre en une «chehya tayba» matinale et prématurée.

Sans parler de nos imams radio-cathodico-obscurantistes qui se délectent de leur petit quart d’heure de gloire et de l’orgie publicitaire qui vient interrompre ces chefs-d’œuvre télévisuels ! On nous bombarde de gros plans ultra léchés sur le couscous de mamie et le yaourt qui guérit le plus sociopathe d’entre nous de la solitude, on chante les louanges des pâtes et de la boîte de double concentré de tomates qui semblent détenir les secrets du bonheur éternel.

Des oies prêtes pour le gavage

L’on passe d’une scène mélodramatique d’un orphelin en proie à la drogue, à l’esclavage et à l’exploitation sexuelle à une pub pour un jus infect destiné aux enfants, le tout entrecoupé par une ode lyrique à une marque de thon.

En somme, ramadan est le mois où les Tunisiens se transforment en oies prêtes pour le gavage et se divertissent devant un festival de futilités cathodiques érigées en divertissement national. Notre télé ne semble jamais saturer de trop de conneries et de médiocrité. Et vive le cinéma !

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Attijari bank lance une campagne «Ramadan vit en nous»

19. Februar 2026 um 07:04

À l’occasion du mois sacré de Ramadan, Attijari bank lance une campagne culturelle et patrimoniale inédite dédiée à la diaspora. Intitulée « يعيش فينا رمضان» («Ramadan vit en nous»), elle est placée sous le signe de la transmission, du partage et de la mémoire collective.

Pensée comme un pont entre les générations, cette initiative vise à raviver les rituels du Ramadan qui ont façonné les traditions familiales et culturelles, tout en les recontextualisant pour les nouvelles générations vivant à l’étranger.

À travers cette campagne, Attijari bank réaffirme son engagement à accompagner la diaspora bien au-delà des services bancaires, en valorisant son identité, son héritage et ses liens avec ses racines.

Faire vivre les traditions

Tout au long du mois de Ramadan, un rendez-vous hebdomadaire sera proposé sous forme de capsules thématiques, chacune mettant en lumière un rituel emblématique du Ramadan : du moment du Shour aux veillées familiales, en passant par les saveurs culinaires ou encore les pratiques spirituelles.

Chaque capsule sera éclairée par l’intervention du chercheur en patrimoine Abdessattar Amamou, qui reviendra sur l’origine du rituel, son évolution à travers le temps et sa signification profonde dans l’histoire et la culture.

Cette approche permettra de donner du sens aux traditions, de susciter le dialogue entre générations et de transformer chaque diffusion en un véritable moment de transmission.

Créer l’événement, semaine après semaine

Conçue comme une expérience culturelle vivante, la campagne s’inscrit dans une dynamique événementielle, invitant la diaspora à se retrouver chaque semaine autour d’un rituel partagé, à échanger, à se souvenir et à transmettre.

En mettant en récit ces pratiques, Attijari bank souhaite créer un espace de connexion émotionnelle entre les aînés et les plus jeunes, entre le passé et le présent.

«Le Ramadan est un temps fort de spiritualité, mais aussi de transmission. À travers cette campagne, nous souhaitons célébrer ce qui nous rassemble, renforcer les liens intergénérationnels et accompagner la diaspora dans la préservation de son héritage culturel», déclare Saïd Sebti, directeur général d’Attijari bank.

Engagement durable auprès de la diaspora

Avec cette campagne ramadanesque, Attijari bank confirme sa volonté d’être un partenaire de confiance de la diaspora, attentif à ses valeurs, à son histoire et à ses aspirations, et d’inscrire son action dans une relation durable, humaine et porteuse de sens.

Communiqué.

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Gestern — 18. Februar 2026Haupt-Feeds

Conseils d’alimentation pour un Ramadan en bonne santé

18. Februar 2026 um 13:39

Le mois de Ramadan, qui démarrera demain, jeudi 19 février 2026, en Tunisie, «est une occasion unique qui nous est offerte pour permettre à notre organisme de se débarrasser des toxiques, des excès de graisses et, pour certains, d’arrêter de fumer ou de consommer de l’alcool», rappelle Dr Faouzi Addad, professeur en cardiologie, dans le post Facebook publié aujourd’hui et que nous reproduisons ci-dessous.  

«Ce mois sacré est une opportunité spirituelle, mais aussi une véritable chance pour améliorer notre santé cardio-vasculaire et métabolique.

Perte de poids, baisse de la tension artérielle, de la fréquence cardiaque, de la glycémie et du cholestérol peuvent être obtenues si le jeûne est pratiqué correctement.

Quelques conseils simples :

– assurer une bonne hydratation entre l’iftar et le shour ;

– privilégier une alimentation équilibrée, en limitant les sucres rapides, les fritures et les aliments trop salés ;

– ne pas manger rapidement ni de manière excessive après la rupture du jeûne ;

– reprendre l’alimentation progressivement ;

– ne pas négliger le repas du shour, en privilégiant les aliments riches en fibres et en protéines pour une meilleure satiété ;

– maintenir une activité physique légère et régulière, idéalement après l’iftar, pour favoriser la perte de poids et réduire la graisse abdominale ;

– préserver un bon rythme de sommeil malgré le changement des horaires.

Les patients diabétiques, cardiaques ou souffrant d’une maladie chronique doivent adapter leur traitement avec leur médecin avant et pendant Ramadan.

N’oubliez pas de prendre vos médicaments aux horaires recommandés par votre médecin.

Le Ramadan peut être une véritable «réinitialisation métabolique» lorsqu’il est accompagné d’une bonne hygiène de vie et d’un équilibre alimentaire.»

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Vers l’extension des aires marines protégées en Tunisie

18. Februar 2026 um 13:18

Le projet «La Tunisie vers 30×30», initié par IUCN Med et SPA/RAC, est une initiative visant à renforcer et à étendre le réseau des aires marines et côtières protégées, conformément à l’objectif mondial 30×30, à savoir la conservation et la gestion efficace d’au moins 30 % des terres, des eaux intérieures et des zones côtières et marines d’ici 2030.

L’initiative, d’une durée prévue de trois ans et demi (2026-2029), prévoit l’identification et la sécurisation de zones à haute valeur biologique et écologique, afin de jeter les bases de nouvelles aires protégées potentielles et, parallèlement, d’améliorer l’efficacité de la gestion des sites existants.

Le projet, qui est mis en œuvre et coordonnée, au niveau national, par le ministère de l’Environnement et l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal), vise également à renforcer la participation des communautés locales et de la société civile aux processus de conservation.

Dans le cadre, la couverture actuelle des zones protégées dans la mer tunisienne resterait inférieure à 3 % du territoire marin, ce qui, dans la logique du projet, justifie une accélération des mesures de protection.

Il est également fait référence au cadre de la Stratégie et du Plan d’action national pour la biodiversité 2018-2030, aligné sur le cadre global de Kunming-Montréal.

En ce qui concerne les sites, la Tunisie est décrite comme disposant de 18 zones marines protégées ou gérées avec une composante marine, dont la plupart sont classées comme sites de la Convention de Ramsar (15), et de trois zones désignées comme «zones spécialement protégées d’importance méditerranéenne». Parmi les zones indiquées comme «en cours de création» figurent les Kneiss, l’archipel de La Galite, les Îles Kuriat, Zembra et Zembretta, les lots nord de Kerkennah et Ras R’mel.

En marge du lancement, la signature d’une convention de partenariat entre le SPA/RAC, l’UICN Med et le WWF Afrique du Nord a également été annoncée, dans le but de consolider la coopération en matière de biodiversité marine tunisienne.

Dans le contexte international, l’objectif 30×30 est formalisé dans la cible 3 du Cadre mondial pour la biodiversité adopté dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique ; une trajectoire qui, selon les évaluations de l’Onu, nécessite une accélération tant dans l’extension des zones protégées que dans la qualité de leur gestion.

I. B.

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Tunisie | Une Charte sur l’utilisation de l’IA dans le journalisme

18. Februar 2026 um 12:52

Dans l’état désastreux où se trouve aujourd’hui le secteur des médias et, surtout, celui de la presse écrite, en Tunisie, on peut considérer que l’élaboration d’une Charte nationale sur l’utilisation de l’Intelligence artificielle (IA) dans le journalisme est une initiative bien sympathique au regard des autres défis, ô combien plus graves, auxquels le secteur fait face et qui sont d’ordres financier, politique, juridique, éthique, etc.

Cette initiative n’en est pas moins nécessaire et le Conseil de la presse, organisme autonome du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), a bien fait d’y penser pour que le secteur ne soit pas en retard d’une si importante évolution.

La Charte nationale sur l’utilisation de l’IA dans le journalisme définit les principes éthiques et professionnels qui aident à améliorer la qualité du travail journalistique, tout en garantissant le droit des citoyens à une information fiable, pluraliste et contextualisée.

Selon le Conseil de la presse, l’utilisation de l’IA dans le travail journalistique représente «une opportunité professionnelle concrète, grâce aux nouvelles possibilités offertes dans les domaines de l’’aide à la recherche, de l’analyse des données, du traitement de contenus complexes et de l’amélioration des formules rédactionnelles».

Toutefois, l’utilisation de ces technologies en l’absence d’un cadre éthique clair pourrait comporter des risques importants, met en garde le Conseil de la presse, notamment en ce qui concerne «la fiabilité de l’information, la reproduction des préjugés, l’homogénéisation des contenus et la fragmentation des responsabilités éditoriales».

Ladite Charte souligne également que l’IA doit rester un «outil d’aide aux journalistes et ne peut en aucun cas se substituer au jugement humain ni aux principes déontologiques de la profession».

À travers la publication de ce document, le Conseil de la presse espère qu’il sera adopté par les différents acteurs du secteur, notamment les journalistes, les directeurs de publication et les organisations professionnelles, afin qu’il devienne une référence commune et une «base opérationnelle au sein des rédactions», ainsi qu’un outil utile pour les entreprises médiatiques souhaitant se doter de leurs propres codes éthiques sur l’utilisation de l’IA.

La version de la Charte présentée le 16 février 2026 lors d’une rencontre au siège du SNJT à Tunis est susceptible d’être améliorée et tous les journalistes et acteurs du secteur sont invités à donner leur avis et à envoyer leurs commentaires au Conseil. Une fois Il est à noter que le texte de la charte sera publié sur le site web du Conseil de presse pour consultation.

I. B.

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Phosphate tunisien | Relance réelle ou wishful thinking ?   

18. Februar 2026 um 11:47

Les exportations tunisiennes de phosphates et ses dérivés ont enregistré, en 2025, une hausse de 15%, contre une baisse de 26,3% en 2024, qui avait impacté les équilibres financier et commercial du pays, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS). Est-ce le début d’une véritable reprise d’un secteur sinistré depuis 2011 ? Attendons la confirmation de cette tendance pour en juger !

Cette amélioration pourrait contribuer au renforcement des recettes en devises du pays et à la réduction de son déficit commercial abyssal. Cependant, avec une moyenne de 3,5 millions de tonnes au cours de la dernière décennie, la production des phosphates tarde encore retrouver son niveau de 2010, à savoir 8 millions de tonnes. A l’époque, le secteur minier représentait 4% du PIB et 9% des exportations de la Tunisie. Mais aujourd’hui il présente le visage d’un secteur sinistré et qui peine à redémarrer.

On peut certes se féliciter, comme le fait le gouvernement, d’une amélioration de la production du phosphate entre 2024 et 2025, mais on passe à côté de l’essentiel, si on se contente d’une autosatisfaction injustifiée et on ne se donne pas pour objectif de réformer le secteur et d’y relancer l’activité d’extraction, de transformation et d’exportation pour, au moins, retrouver sa situation de 2010.

On peut aussi se raconter des histoires et tirer des plans sur la comète en parlant, comme le fait le gouvernement, d’un plan ambitieux pour atteindre une production de 14 millions de tonnes (pas moins ?) à l’horizon de 2030. Il serait plus judicieux de s’interroger sur les moyens qu’on a concrètement mis en place pour multiplier la production par 3 en moins de 4 ans, alors qu’on a assisté à sa division par 3 pendant 15 ans… sans broncher.

La soi-disant «volonté politique» que l’on agite à tout bout de champ ne suffit plus, il faut des moyens financiers, techniques et de gestion rigoureuse pour espérer inverser la tendance.

On attendra donc de connaître les performances du secteur à la fin de l’année en cours pour pouvoir juger du sérieux des annonces gouvernementales sur «le renforcement de l’investissement dans la production des dérivés de phosphates à forte valeur ajoutée», et autres wishful thinking du même genre contenus dans le plan d’action du secteur pour la période 2025-2030.

I. B.

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Le British Museum bannit le terme «Palestine» !

18. Februar 2026 um 11:04

Israël et son lobby tentaculaire poursuivent la Palestine et les Palestiniens partout et la bataille concerne aussi les lieux qui veillent sur la mémoire de l’humanité mais ces lieux, hélas, peuvent capituler face à cette pression comme c’est le cas du British Museum, l’un des musées les plus importants du monde, qui tombe aujourd’hui très bas, en bannissant le terme «Palestine». C’est ce qu’on appelle le révisionnisme historique. Non contente d’avoir livré la terre de Palestine, qu’elle occupait, à une poignée de juifs sionistes et d’avoir aidé à chasser des millions de Palestiniens de leur terre, la Grande-Bretagne cherche aujourd’hui à supprimer le terme même de «Palestine» de ses tablettes, se faisant ainsi complice du génocide des Palestiniens. Il faut dire que la Perfide Albion n’est pas à un génocide près !  (Photo : La galerie de sculptures égyptiennes du British Museum, où l’étiquetage a été révisé pour pervertir l’Histoire.)

Imed Bahri

Selon le Daily Telegraph, le British Museum de Londres a retiré le nom «Palestine» de ses salles et galeries sur le Proche-Orient ancien.

L’institution a justifié ce retrait, qui figurait sur certaines cartes et étiquettes, en affirmant que le terme avait perdu sa neutralité initiale et que cette décision faisait suite à des plaintes. Le journal britannique ajoute que des cartes et des panneaux d’information sur l’Égypte antique et les navigateurs phéniciens désignaient la côte orientale de la Méditerranée sous le nom de «Palestine» et décrivaient certains peuples «comme étant d’origine palestinienne». Et c’est cette réalité historique que le musée a cru devoir étouffer après avoir reçu des plaintes concernant l’utilisation «rétroactive» du terme Palestine pour désigner des régions et des civilisations antérieures à sa création.

Les Britanniques complices du génocide des Palestiniens

Les responsables du musée ont affirmé que le mot était «dénué de sens» en tant que terme historico-géographique. Le terme «Palestine» a déjà été retiré des expositions égyptiennes et des mesures sont prises pour éviter qu’il n’apparaisse de manière historiquement inappropriée sur d’autres panneaux d’information. Le journal affirme que ces changements font suite à des études publiques et aux inquiétudes exprimées par l’association «Avocats pour Israël».

Dans une lettre adressée à Nicholas Cullinan, directeur du musée, l’association a fait valoir que «l’utilisation rétroactive d’un seul nom –Palestine– pour désigner l’ensemble de la région, à travers les millénaires, efface les évolutions historiques et crée une fausse impression de continuité. Cela a le double effet d’occulter les royaumes d’Israël et de Juda, apparus vers 1000 avant notre ère, et de présenter à tort les origines des Israélites et du peuple juif comme descendants de Palestine. La terminologie employée dans les expositions mentionnées ci-dessus suggère l’existence d’une seule et même région antique contiguë appelée Palestine»

Le Telegraph souligne que la région bordant la côte orientale de la mer Méditerranée a porté plusieurs noms. L’un des plus anciens et des plus importants est Canaan, les Cananéens étant mentionnés dans des textes anciens datant d’environ 1500 avant notre ère. La région fut souvent contrôlée par des puissances mineures, notamment les Philistins, et une inscription égyptienne datant de 1200 avant notre ère contient l’une des plus anciennes mentions d’un royaume appelé «Israël». Plusieurs siècles plus tard, un texte assyrien mentionne «Juda» pour la première fois.

Les Grecs désignaient plus tard le territoire comme le pays des Phéniciens, correspondant à l’actuel Liban. L’historien Hérodote est considéré comme le premier à mentionner la Palestine au Ve siècle avant J.-C. Ce terme fut ensuite employé pour désigner une province des empires romain et byzantin.

La région fut arabisée après la conquête islamique du VIIe siècle après J.-C. À la fin du XIXe siècle, le terme Palestine devint un terme géographique courant et neutre pour désigner le Levant méridional mais le musée reconnaît aujourd’hui qu’il a perdu sa neutralité originelle.

Le Telegraph indique que l’utilisation par le musée d’un mot à la connotation spécifique, moderne et politique a suscité des inquiétudes dans une exposition sur l’Égypte couvrant la période d’environ 1700 à 1500 avant J.-C.

Génocide des Palestiniens et falsification de leur histoire  

L’exposition décrivait les Hyksos, originaires du delta du Nil, comme étant «d’origine palestinienne». L’attention a également été attirée sur une carte du Nouvel Empire qui utilisait le même terme géographique et décrivait les forces égyptiennes comme «dominant la Palestine». La civilisation phénicienne était également décrite comme étant centrée en Palestine.

Il semblerait que la mention «d’origine palestinienne» ait été remplacée par «d’origine cananéenne» sur la tablette des Hyksos. Le musée a promis d’autres modifications dans le cadre de son plan directeur de réaménagement et de restauration, qui seront mises en œuvre dans les années à venir. Chaque peinture fait l’objet d’un examen individuel.

Un porte-parole du British Museum a déclaré: «Pour les galeries présentant des cartes du Moyen-Orient montrant d’anciennes régions culturelles, le terme ‘‘Canaan’’ désigne le Levant méridional à la fin du IIe millénaire avant notre ère. Nous utilisons la terminologie de l’Onu sur les cartes montrant les frontières actuelles, telles que Gaza, la Cisjordanie, Israël et la Jordanie, et nous utilisons le terme ‘‘Palestinien’’  comme identifiant culturel ou ethnographique lorsque cela est pertinent».

L’ambassade de l’État de Palestine au Royaume-Uni a exprimé, dans un communiqué publié lundi 16 février 2026, sa vive préoccupation face aux informations selon lesquelles le British Museum aurait subi des pressions pour retirer, remettre en question ou restreindre l’utilisation du terme «Palestine» dans ses galeries.

Le communiqué ajouté que les tentatives visant à discréditer le nom même de «Palestine» risquent de contribuer à un climat plus général qui normalise le déni de l’existence palestinienne, à l’heure où le peuple palestinien de Gaza est victime d’un génocide et où ses compatriotes palestiniens de Cisjordanie subissent un nettoyage ethnique, une annexion et des violences d’État.

L’ambassadeur Husam Zomlot a par ailleurs déclaré : «Les institutions culturelles ne doivent pas devenir des tribunes de campagnes politiques. La Palestine existe. Elle a toujours existé. Et elle existera toujours». Il a d’ailleurs contacté le British Museum et les autorités britanniques compétentes afin d’aborder ces préoccupations et de garantir le respect de l’indépendance scientifique et muséologique.

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L’artisanat tunisien en France | Vers une économie de niche ?

18. Februar 2026 um 09:43

Du 14 au 16 février, les Tunisiens ont eu pignon sur rue dans la capitale française à l’occasion de la tenue du Salon de la Tunisie à Paris (Sitap), organisé par Tanit Events qui a posé les bases, en Île-de-France, d’un salon consacré à l’artisanat tunisien. C’est sur cette spécificité que les acteurs économiques, culturels et politiques doivent tabler pour faire passer l’artisanat d’un statut de vecteur d’identité à un statut de levier économique. Avec la diaspora comme médiatrice et principal tunnel de vente.

Jean-Guillaume Lozato

C’est entre le Parc Monceau et l’Arc de Triomphe que l’artisanat tunisien a posé ses valises. Plus précisément dans les salons Hoche jouxtant le si réputé Hôtel Royal Monceau où l’acteur Omar Sharif en personne avait ses habitudes.

Le raffinement du cadre choisi pour l’occasion s’est vu agrémenté d’éléments décoratifs tunisiens. Ce qui a plongé d’entrée tout visiteur dans le Pays du Jasmin pendant ces trois journées parisiennes, pour un public majoritairement tunisien ou franco-tunisien mais avec la venue plus soutenue de quelques curieux étrangers à la communauté, notamment le samedi.

Les exposants ont su accentuer ce sentiment d’évasion grâce à un agencement des stands déterminé par un cheminement rationalisé mais légèrement incurvé. Pour une orientation qui incite, classiquement et dans un premier temps, à déambuler au milieu des produits textiles, tapis, et poteries. Puis, plus dans le détail, vers des étals aménagés comme des dominos, évitant ainsi l’impression de surcharge, et donc d’une trivialité très souvent perceptible dans les halls d’exposition occupés pour l’occasion des salons algériens ou marocains où les commerciaux partent littéralement à l’assaut du visiteur dès son franchissement de l’entrée à Porte de Versailles ou à l’Espace Charenton.

L’intérêt de l’artisanat tunisien

La géométrie, nous la retrouvons en contemplant les œuvres réalisées par l’enthousiaste Hani Chaouch pour le compte de Sozo Créations. Des travaux grâce auxquels se concrétise un regain d’intérêt pour la culture berbère, à travers l’esthétique et non à travers une récupération politisée plus agressive comme c’est le cas en Algérie, en Libye, au Maroc et par téléportation en France. Avec la fierté de recourir à un matériau spécifique qu’est le bois d’olivier.

Autre arbre star : le palmier dattier, mis en vedette par la société Dattéa Paris, spécialiste des assortiments de dattes fourrées et farcies et qui se fournit en «deglet nour» dans le gouvernorat de Kebili.

Ce souci du bio et de l’écoresponsabilité fait écho à la volonté de deux producteurs de miel présents : Beechifa et Krima Delizia (Saveurs HJT). La première société insiste sur le fait que le miel substitue le sucre raffiné, et que de ce fait le mot d’ordre de son directeur est de proposer des produits 100 % naturels. La seconde est plus diversifiée ; bien que se concentrant majoritairement sur le miel, sa directrice explique minutieusement que la présence d’additifs est bannie, que la maison propose aussi des pâtes de fruits secs et qu’elle a recours à des produits siciliens en matière d’amandes et de pistaches.

Ce clin d’œil à l’histoire commerciale qui puise ses sources dès l’époque des guerres puniques, conjugué au tropisme envers les fruits secs, Ghada Lazreg le souligne avec emphase. En effet, la directrice de Lunéor s’est livrée à un exposé des plus intéressants à propos de sa matière première favorite, à savoir les pistaches tunisiennes de type «beldi». Initialement spécialiste en biotechnologie, elle a obtenu une double casquette après avoir été diplômée par les autorités françaises culinaires du Programme Cordon Bleu. C’est donc en offrant une vison mi-romantique mi-scientifique des choses que la native de Sousse, à l’aise aussi bien dans l’élaboration de succulents trompe-l’œil que de mets plus traditionnels, délivre une analyse intéressante selon laquelle ce type de commerce peut miser sur la diaspora. Mais aussi, d’après ses constatations depuis environ un an, sur les Algériens établis en France et de plus en plus d’Européens. Ainsi, une économie de niche et axée sur la découverte culturelle pourrait servir d’antichambre à un développement majeur.

Le local qui ouvre sur l’international

Il a été question de produits locaux tout au long des trois jours. Avec le vent de la mondialisation qui faisait flotter l’étendard tunisien. Au moyen du bilatéralisme Europe/Afrique du Nord qui a laissé entrevoir un axe Europe/Tunisie et une bifurcation France/Tunisie. Au moyen d’une pratique assidue des langues vivantes, qui a rendu la vision d’un ensemble polyglotte où les représentants parlaient le français, l’arabe dans sa version classique et dialectale, l’Anglais, l’allemand, l’espagnol, et l’italien.

Cette internationalisation linguistique n’a pas laissé insensible les visiteurs non tunisiens. Au hasard des échanges, nous pouvons citer cette remarque d’un couple franco-anglais : «L’accueil nous l’avons trouvé au départ très réservé, peut-être parce que l’endroit choisi était très chic. Mais le passage entre les langues anglaise et française a détendu nos échanges et les Tunisiens sont devenus plus chaleureux, ont partagé avec nous leurs expériences de voyages. Ensuite, nous avons été surpris par les pâtisseries».

Ces allégations sont à prendre en considération. Pourraient-elles traduire une perfectibilité au niveau de la communication ? Les Tunisiens en général sont moins connus que leurs homologues algériens et marocains établis dans l’Hexagone. En adaptant leur accueil, ils pourraient améliorer leur visibilité, ceci afin de dépasser les contours délimités par le communautarisme.

Intéresser un public plus élargi est possible en suscitant la curiosité à travers des particularités artistiques, artisanales, commerciales. Pour reprendre les propos du déjà cité plus haut Hani Chaouch, «la Tunisie a la chance de ne pas avoir de pétrole, ça nous force à réfléchir et ça nous pousse à la créativité».

Le domaine de la pâtisserie fine détient des clés pour ouvrir les portes des prochaines étapes. Les stands des entreprises Miss Crispy, Dar Jnayna et Lunéor ont déployé des trésors d’ingéniosité pour animer ces trois jours d’exposition. S’agit-il d’un prélude à l’établissement d’un soft power tunisien alimentaire, un peu comme ce que le Maroc a réussi avec l’huile d’argan et sa star Choumicha ?

Ce souci du détail à la tunisienne s’inscrit dans la ligne de la philosophie de vie d’un peuple marqué par l’esprit d’analyse des négociants ou commerçants de Sfax et de Djerba, très actifs dès la plus petite échelle de vente. Un esprit dont on retrouve l’instinct originel dans les écrits de Houda Laroussi, auteur de ‘‘Micro-crédit et lien social en Tunisie’’, ouvrage dans lequel elle parle de «solidarité instituée».

C’est à partir du sol national que les Tunisiens seront capables de développer les échanges économiques sur le plan international, et non en s’appuyant sur l’international en premier.

Ce salon a tranché par rapport aux autres événements liés à la présence maghrébine en France. Plus présentable, plus chic, moins porté vers l’immédiateté opportuniste insufflée par les promoteurs immobiliers et les voyagistes présents en d’autres lieux et moments.

Le patrimoine artisanal du pays est déjà visible dans les souks comme ceux de Djerba, Hammamet, Monastir et Sousse. Moins signalé par les guides touristiques, le souk de Tunis mérite autant le détour notamment avec la fabrication de la chechia traditionnelle. Sans compter la spécialisation de sites placés loin des sentiers battus du tourisme de masse, dans le grand ouest tunisien où la sparterie et la confection de babouches sont importantes. C’est sur cette spécificité que les acteurs économiques, culturels et politiques doivent tabler pour faire passer l’artisanat d’un statut de vecteur à un statut de levier. Avec la diaspora comme médiatrice et principal tunnel de vente.

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Kaouther Ben Hania fait résonner la voix de la Palestine à Berlin

18. Februar 2026 um 08:20

Kaouther Ben Hania a fait résonner une nouvelle fois le nom de la Palestine à la Berlin International Film Festival (Berlinale) non pas seulement par son film ‘‘La Voix de Hind Rajab’’, salué dans le monde entier, mais en refusant  le prix du «Film le Plus Précieux de l’Année» que ces chers Allemands ont cru pouvoir se dédouaner de leur soutien aveugle à Israël et au génocide que l’Etat hébreu perpètre en Palestine en le lui attribuant. Pour expliquer son refus, Ben Hania a prononcé, hier soir, mardi 17 février 2026, ce discours remarquable contre le génocide à Gaza. Dans l’espoir qu’un jour la conscience des Occidentaux sorte enfin de son cruel sommeil face au drame du peuple palestinien.  Vidéo.

«Je dois lire, parce que, le Film le Plus Précieux de l’Année, c’est trop pour moi… Bonsoir. Ce soir, je ressens plus une responsabilité qu’une gratitude. La Voix de Hind Rajab ne parle pas que d’un seul enfant. Il parle du système qui a rendu son meurtre possible. Ce qui est arrivé à Hind n’est pas une exception. Cela fait partie d’un génocide. Et ce soir, à Berlin, il y a des gens qui ont fourni une couverture politique à ce génocide. En présentant le massacre de civils comme de la «légitime défense», comme des «circonstances complexes». En dénigrant ceux qui protestent. Mais comme vous le savez peut-être, la paix n’est pas un parfum que l’on vaporise sur la violence pour que le pouvoir se sente propre et se sente à l’aise. Et le cinéma n’est pas une opération de blanchiment d’image. Si nous parlons de paix, nous devons parler de justice. La justice signifie la responsabilité. Sans responsabilité, il n’y a pas de paix. L’armée israélienne a tué Hind Rajab, tué sa famille, tué les deux ambulanciers venus la sauver, avec la complicité des gouvernements et des institutions les plus puissants du monde. Je refuse que leur mort devienne la toile de fond d’un discours poli sur la paix. Pas tant que les structures qui ont rendu cela possible resteront intouchées. Alors ce soir, je n’emporterai pas ce prix chez moi. Je le laisse ici, comme un rappel. Et lorsque la paix sera poursuivie comme une obligation légale et morale, ancrée dans la responsabilité pour génocide, alors je reviendrai l’accepter avec joie. Merci beaucoup. Merci.»

Traduit de l’anglais.

Vidéo.

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Conect | Dialogue public-privé pour accélérer la transition énergétique

18. Februar 2026 um 07:47

La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) a organisé, mardi 17 février 2026, une Conférence nationale consacrée aux énergies renouvelables, placée sous le thème : «Projets d’énergies renouvelables sous régime des autorisations : cadre actuel, enjeux et perspectives d’amélioration». L’organisation patronale a voulu créer un espace de dialogue entre décideurs publics, investisseurs et professionnels du secteur, dans un contexte marqué par l’accélération de la transition énergétique en Tunisie.

Lotfi Sahli

Cette rencontre a rassemblé l’ensemble des acteurs concernés par le secteur, notamment des opérateurs économiques, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), la Direction de l’énergie, des industriels, des bureaux d’études et des investisseurs. Plusieurs institutions financières et organismes publics ont également pris part aux échanges, dont la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) de Tunisie ainsi que deux banques de la place, dont une spécialisée dans la finance islamique.

A l’ouverture des travaux, le président du Groupement professionnel des énergies renouvelables (GPER) au sein de la Conect, Sadok Besbes, a insisté sur l’importance du régime des autorisations comme levier de relance du secteur. Selon lui, ce mécanisme constitue un outil déterminant pour redynamiser l’investissement et renforcer la confiance des opérateurs économiques. Il a souligné que de nombreuses entreprises, tunisiennes et étrangères, manifestent un intérêt croissant pour les projets d’énergies renouvelables, à condition que le cadre réglementaire soit lisible et les procédures suffisamment fluides.

Vision, simplification, accélération

Le président de la Conect, Aslan Ben Rejeb, a mis en avant l’importance stratégique des licences accordées aux projets d’énergies renouvelables, tant sur le plan juridique que financier, soulignant leur rôle déterminant dans l’accélération de la transition énergétique, notamment pour les PME régionales, qui y trouvent un levier de compétitivité et de diversification. Ben Rejeb a salué le lancement d’un cinquième cycle d’octroi de licences, révélateur de la volonté des autorités de stimuler le secteur. Estimant que le déficit énergétique peut devenir une opportunité, il a plaidé pour un soutien accru au secteur privé, à travers des procédures simplifiées et une vision claire. Toutefois, il a insisté sur la nécessité d’un accompagnement plus soutenu du secteur privé, appelant à des procédures accélérées, à une simplification administrative et à une vision stratégique claire de la part du ministère de tutelle.

La ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a annoncé l’octroi de 187 licences pour des projets d’énergies renouvelables, soulignant le rôle central de ce mécanisme dans la transition énergétique. Elle a indiqué que ce dispositif vise à accompagner les entreprises industrielles et de services souhaitant couvrir leurs besoins en énergie verte. Le système permet également aux PME de produire et de commercialiser leur propre électricité. Selon la ministre, cet investissement constitue une opportunité stratégique pour l’État, l’économie nationale et les opérateurs privés.

La conférence a donné la parole aux principaux acteurs institutionnels du secteur énergétique. Des représentants de la Direction générale de l’énergie, de l’ANME et de la Steg sont intervenus pour exposer, chacun dans son domaine de compétence, l’état d’avancement du programme des énergies renouvelables.

Fatma Chiboub Thabet.

Contraintes techniques, réglementaires et financières

Les intervenants ont exprimé leur engagement et leur enthousiasme à accompagner la mise en œuvre de cette stratégie nationale, tout en reconnaissant l’existence de contraintes techniques, réglementaires et financières. Ils ont détaillé les efforts entrepris pour moderniser le cadre juridique, renforcer les infrastructures du réseau électrique et améliorer les mécanismes d’intégration de l’électricité verte. Tous ont insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre les institutions publiques et les opérateurs privés afin d’assurer la réussite durable du programme et d’atteindre les objectifs fixés en matière de transition énergétique.

Un débat particulièrement riche et animé a suivi les interventions des différents responsables et experts présents. Les échanges ont porté sur les problématiques les plus sensibles liées au régime des autorisations, notamment les délais d’instruction des dossiers, la complexité des procédures administratives et le manque de visibilité pour les porteurs de projets.

La question du raccordement au réseau électrique a occupé une place centrale dans les discussions. Plusieurs participants ont soulevé les difficultés techniques et les contraintes liées à la capacité d’absorption du réseau, ainsi que les coûts et les délais associés aux travaux de connexion. Les intervenants ont également évoqué la nécessité d’une meilleure planification des infrastructures et d’une coordination renforcée entre les différentes parties prenantes.

Ce débat a permis de mettre en lumière les attentes du secteur privé, tout en ouvrant la voie à des propositions concrètes visant à fluidifier les procédures et à accélérer la mise en œuvre des projets.

La conférence s’est clôturée par l’intervention de Wael Chouchane, secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, chargé de la Transition énergétique, qui a salué la qualité des débats et l’engagement de tous les acteurs présents, soulignant l’importance de la concertation entre le secteur public et le secteur privé pour réussir la transition énergétique. Il a également réaffirmé la volonté de l’État de soutenir les projets d’énergies renouvelables, en insistant sur la nécessité de simplifier les procédures et de renforcer les infrastructures pour permettre un développement durable et efficace du secteur.

Interrogé sur la capacité des réseaux électriques de transport et de distribution à soutenir une telle expansion des projets d’énergies renouvelables, le directeur général adjoint de la Steg s’est déclaré confiant.

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La diplomatie tunisienne entre pragmatisme et rupturisme

17. Februar 2026 um 12:22

Alors que la Tunisie traverse une crise économique profonde et se trouve confrontée à l’urgence de la reconfiguration de sa coopération internationale pour répondre aux nouvelles exigences intérieures et aux dynamiques extérieures, une partie de l’opinion et de la classe politique semble succomber à une nouvelle tentation : celle d’un basculement vers les Brics (Russie, Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud…) et d’un alignement sur le «Grand Sud».

Elyes Kasri *

Ce discours relève d’une dangereuse «illusion» qui élude les vraies questions de gouvernance. Dans un monde en mutation et en plein devenir vers un nouvel ordre mondial aux contours et articulations qui restent à définir par le cours encore incertain des événements plutôt que par les desiderata des idéologues et romantiques du multilatéralisme et toute sorte de panismes, la diplomatie tunisienne traverse une phase de remise en question où deux visions s’affrontent.

Opportunisme idéologique et intérêt stratégique

L’attraction pour le «Grand Sud» est présentée comme l’alternative salvatrice aux pressions occidentales. Cependant, substituer une posture idéologique à une stratégie de marché risque d’aggraver l’isolement du pays car il s’agit de distinguer l’opportunisme de tribune de l’intérêt national stratégique.

Face aux appels croissants à un basculement radical vers les Brics et le «Sud Global», présentés comme une alternative salvatrice aux pressions occidentales, une analyse réaliste s’impose. Il s’agit de distinguer l’opportunisme idéologique de l’intérêt national stratégique.

La géographie ne se décrète pas  

Si un pays comme l’Algérie constitue l’anti-modèle de toutes les aspirations tunisiennes, politiques, sécuritaires, sociales, économiques et diplomatiques, l’idée d’un pivot vers l’Est repose sur l’hypothèse qu’un changement d’alliance pourrait compenser un éloignement des partenaires européens.

Or, les chiffres démentent cette possibilité à court et moyen terme :

– la dépendance structurelle : l’Union européenne absorbe plus de 70 % des exportations tunisiennes. Un basculement ne serait pas une transition, mais une rupture sismique pour le tissu industriel national ;

– le coût de la distance : contrairement aux partenaires de proximité, les Brics imposent des coûts logistiques et des barrières normatives qui rendraient les produits tunisiens moins compétitifs. Même l’annonce chinoise d’un démantèlement tarifaire en faveur des pays africains dont la Tunisie ne peut avoir que des effets marginaux du fait des coûts de transport et du désavantage compétitif des produits tunisiens en Chine ;

– les réalités géostratégiques : étant un pays partenaire de l’UE et un allié majeur des Etats-Unis d’Amérique non membre de l’Otan, goulot de la Méditerranée centrale sur le Détroit de Sicile et verrou stratégique du flanc sud de l’Otan, la Tunisie serait bien avisée de considérer le statut qui lui a valu des avantages qu’elle devrait fructifier davantage grâce à une vision d’avenir et une diplomatie sagace plutôt que de les refouler ou occulter ;

– le risque d’isolement : s’aliéner des partenaires historiques pour des raisons purement idéologiques et économiquement incertaines risque de transformer la Tunisie en un « sujet de préoccupation » international plutôt qu’en un partenaire de confiance.

Le mythe des Brics comme «Banque de secours»

Le discours pro-Brics que certains confondent au dicton populaire tunisien «un paradis avec des briks» suggère souvent que ce bloc offrirait des financements sans conditions, contrairement au FMI.

C’est une lecture erronée de la géopolitique actuelle :

Pragmatisme, pas philanthropie : les puissances des Brics ne sont pas des institutions de développement caritatives. Elles investissent là où la gouvernance est stable et le retour sur investissement est garanti. La Chine, première puissance économique du Brics, est gérée par un pouvoir rationnel qui s’est départi depuis longtemps des élans de la révolution maoïste au grand dam des réminiscences romantiques de certains idéologues de pays en développement mentalement figés dans une époque révolue ;

– l’exigence de solvabilité : sans réformes structurelles internes, la Tunisie restera un investissement à risque pour Pékin, New Delhi ou Moscou. Changer de créancier ne règle pas le problème de la dette, cela ne fait que déplacer la dépendance ;

– la souveraineté ne s’achète pas, elle se construit : si un bilan serein s’impose de la coopération avec l’Europe, les Etats-Unis d’Amérique et les pays occidentaux, en déterminant les responsabilités et insuffisances respectives dans une perspective constructive, vouloir intégrer un bloc pour «punir» un autre est une réaction émotionnelle qui affaiblit la souveraineté et la crédibilité nationales au lieu de les renforcer ;

– le risque de satellisation : en s’isolant de ses partenaires historiques sans avoir une assise économique solide, la Tunisie risque de passer d’un statut de partenaire privilégié de l’Europe et d’allié majeur des Etats-Unis d’Amérique à celui de «client secondaire» d’une puissance lointaine aux intérêts géostratégiques situés ailleurs ;

– la primauté de l’interne : la véritable souveraineté réside dans la capacité à réformer l’administration, à libérer l’investissement et à assurer une justice et une prévisibilité fiscales. Aucune alliance, qu’elle soit atlantiste ou eurasiatique, ne peut se substituer aux insuffisances des politiques publiques nationales ;

Une diplomatie multi-vectorielle et non d’exclusion

Plutôt qu’un basculement exclusif, la Tunisie doit adopter une approche multi-vectorielle :

– maintenir et moderniser l’ancrage euro-méditerranéen (source de technologie et de marché) ;

– explorer les opportunités de niche avec les Brics sans en faire une religion politique. A cet effet les mécanismes bilatéraux de coopération et de transfert de savoir-faire et de technologie avec des pays comme la Chine et l’Inde mériteraient une attention particulière et soutenue dépassant les slogans politiques ou l’attentisme d’un quelconque don. Avec l’Inde notamment, l’activation des groupes de travail conjoints et autres mécanismes bilatéraux de même que le projet de jumelage entre le gouvernorat de l’Ariana et l’état du Karnataka, berceau des technologies de pointe et de la Silicon Valley indienne, offriraient des perspectives tangibles de coopération mutuellement bénéfique loin de de toute tentation incantatoire et de charité internationale ;

conditionner toute alliance à un gain de compétitivité réel et non à une posture de contestation internationale.

Sortir de l’illusion et de l’incantation

Dans la situation de fluidité et d’incertitude que connaissent la Tunisie et le reste du monde, l’appel au «Grand Sud» ne doit pas être un paravent pour masquer l’incapacité à mener des réformes domestiques.

La Tunisie n’a pas besoin de choisir un camp, elle a plutôt besoin de redevenir un partenaire crédible tout en diversifiant sa coopération selon une vision pragmatique et stratégique des objectifs et des moyens à mobiliser.

Il est grand temps de se rendre a l’évidence que le salut ne viendra pas d’un changement de point cardinal ni d’aucun sauveur extérieur, mais d’une quête de l’excellence dans la gouvernance nationale en cessant de prendre les rêves de certains nostalgiques et exaltés pour des réalités et en engageant sans tergiversation les réformes structurelles nécessaires pour la restauration de l’attractivité du pays auprès des investisseurs, qu’ils soient de l’Est ou de l’Ouest.

* Ancien ambassadeur.

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France | La mosquée Koba de Lyon ciblée par des tags ignobles

17. Februar 2026 um 11:50

La mosquée de la Croix-Rousse à Lyon (France) a été une nouvelle fois ciblée par des tags injurieux, dimanche 15 février 2026. La Grande Mosquée de Paris a condamné ce qu’elle a qualifié de «profanation intolérable».

Tout en témoignant sa solidarité aux fidèles de la région, la Grande Mosquée de Paris a indiqué que «le nombre d’actes contre des lieux de culte musulman a considérablement augmenté ces derniers mois, comme le souligne un récent rapport du ministère de l’Intérieur» en France.

«Tout doit être mis en œuvre pour protéger les établissements religieux et agir ainsi en faveur de la cohésion nationale», lit-on dans le même communiqué.

Plusieurs personnalités politiques locales ont pris la parole sur les réseaux sociaux pour dénoncer cet acte ignoble, dont le maire de Lyon Grégory Doucet, qui a apporté «tout son soutien au responsable de la mosquée et aux personnes touchées par ces actes».

Yasmine Bouagga, maire du 1er arrondissement de Lyon, a dénoncé des «actes d’intimidation inacceptables».

Le député LFI du Rhône Abdelkader Lahmar a dénoncé de son côté des dégradations à répétition visant la mosquée Koba. «Cela fait quatre fois, en moins de deux ans, que ce lieu de culte de la Croix-Rousse est pris pour cible par des militants d’extrême-droite», a-t-il déploré.

Il a dénoncé en outre «un climat d’islamophobie préoccupant» qui doit être «dénoncé» et «fermement combattu».

La mosquée Koba avait déjà été vandalisée en novembre 2023, ainsi qu’en avril et en mai 2024.

I. B.

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Tunisie | Déchets textiles transformés en voiles de bateaux

17. Februar 2026 um 11:20

À Chebba, dans le gouvernorat de Sfax, une initiative locale vise à conjuguer économie circulaire et tradition maritime : transformer les chutes de tissu en voiles pour les bateaux de pêche, afin de réduire l’impact environnemental et de faire revivre des pratiques jugées plus durables. Vidéo.

Cette idée est au cœur de «Shabba Eco Car», un projet porté par l’Association SA Chebba (Asac).

Selon les documents publiés par Cefa Tunisie, la transformation des déchets textiles en «voiles traditionnelles» comprend également un volet de sensibilisation, avec la création d’objets artistiques et la diffusion de messages sur les déchets et la protection du milieu marin.

La décision de «revenir à la voile» est présentée comme un pont entre patrimoine maritime et innovation verte, avec un accent particulier sur la protection de la biodiversité en Méditerranée et l’avenir des communautés côtières.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Presto, mis en œuvre par le Cefa et cofinancé par l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS).

Lancé en octobre 2022 et prévu pour une durée de 36 mois, le programme est déployé en Tunisie, dans les gouvernorats de Jendouba, Bizerte, Nabeul et Mahdia. Son objectif est de renforcer la résilience et l’adaptabilité face au changement climatique grâce à une gestion durable et éclairée des ressources naturelles, en mobilisant la société civile et les institutions locales.

À court terme, l’expérience de Chebba vise à démontrer, par une approche «ascendante», comment l’action climatique peut aussi impliquer des solutions simples et reproductibles, combinant réduction des déchets, innovation sociale et valorisation des économies marines locales.

I. B.

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Kamel Jendoubi et l’universalité des droits humains

17. Februar 2026 um 10:37

Un groupe d’activistes politiques et de défenseurs des droits de l’homme ont signé et diffusé une pétition en soutien à Kamel Jendoubi, militant des droits humains, «cible d’attaques et de campagnes de dénigrement pour son engagement constant aux côtés de toutes les victimes de la répression en Tunisie», estiment-ils.  

Les 270 premiers signataires de la pétition, dont Bochra Belhaj Hamida, Khadija Cherif, Souhayer Belhassen, Mokhtar Trifi, Sana Ben Achour, Sophie Bessis et autres Hélé Béji, ont rappelé les combats menés par Kamel Jendoubi pendant un demi-siècle contre le racisme et pour la défense des droits des migrants et l’égalité des droits.   

«Militant contre le despotisme, du temps de Bourguiba, puis de Ben Ali, il est co-fondateur en 1996 du CRLDHT, dont la vocation était de relayer la lutte pour les droits et les libertés dans le pays, du temps où la persécution, l’exil où l’enfermement était le lot des combattants pour la liberté», rappellent-ils, en exprimant leur «vive indignation face à la campagne qui [le] prend pour cible» et qui serait menée, selon eux, par «les cercles habituels proches du pouvoir», ainsi que d’«opposants progressistes autoproclamés.»

«La cabale contre Jendoubi aujourd’hui – parce qu’il refuse de faire le tri des victimes – relève au fond d’une vision perverse qui conçoit les droits comme autant de privilèges que l’on concède aux uns et dont on prive les autres. Une vision aux antipodes des droits humains», soulignent les pétitionnaires qui expriment leur «solidarité indéfectible avec Kamel Jendoubi face aux campagnes de calomnie et d’agitation», rappellent que «la défense de tous les opposants et de toutes les victimes de la répression, quelles que soient leurs obédiences, est un devoir et nom une tare politique» et réaffirment que «toute tentative de porter atteinte à ce principe s’attaque à l’universalité des droits humains et à l’éthique de l’action politique et civique.»

Cette pétition fait suite aux attaques dont l’ancien président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) fait l’objet de la part de certains pseudo progressistes qui lui reprochent de défendre tous les prisonniers politiques sans discrimination, y compris les dirigeants du parti islamiste Ennahdha, voyant dans son engagement indiscriminé en faveur des droits et des libertés une forme de compromission avec certaines tendances considérées comme rétrogrades.

I. B.

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Les scandales financiers de la famille Trump

17. Februar 2026 um 09:45

Quelques jours avant le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, une société d’investissement contrôlée par un membre éminent de la famille régnante des Émirats arabes unis a secrètement conclu un accord pour acquérir près de la moitié d’une start-up de cryptomonnaie fondée par la famille Trump pour la somme de 500 millions de dollars. Sous n’importe quel autre président, un tel deal –révélé par le Wall Street Journal– aurait provoqué un véritable séisme politique à Washington. Il aurait déclenché des appels à des enquêtes parlementaires, des auditions télévisées et des mois de gestion de crise.

Imed Bahri

Mohamad Bazzi, professeur de journalisme à l’Université de New York, qui a analysé dans les colonnes du Guardian ce scandale, estime que ce dernier exemple de corruption impliquant le vénal président américain et les entreprises de sa famille est passé presque inaperçu car relégué au second plan par la tentaculaire affaire Epstein qui domine l’actualité ainsi que le flux d’informations incessant dominé par les actions et les déclarations de Trump. 

Bazzi considère que c’est scandale mérite toute notre attention : un accord d’un demi-milliard de dollars avec un responsable étranger, conclu dans l’ombre de l’investiture de Trump, qui a directement enrichi le président et sa famille.

L’accord qui a permis aux Émirats arabes unis d’acquérir 49% des parts de World Liberty Financial, une société de cryptomonnaies fondée par la famille Trump et leurs proches à l’automne 2024 en pleine campagne présidentielle, a bénéficié du soutien du cheikh Tahnoun ben Zayed Al Nahyan, l’une des personnalités les plus influentes des Émirats.

Surnommé The Spy Cheikh (le cheikh espion) et ne se séparant jamais se ses lunettes noires, Tahnoun est le frère du président des Émirats et occupe le poste de conseiller à la sécurité nationale. Il supervise également l’un des plus grands empires d’investissement au monde, dirigeant deux fonds souverains à Abou Dhabi dont les actifs combinés s’élèvent à 1 500 milliards de dollars, ainsi que la société d’intelligence artificielle G42.

La présidence comme source de revenus

Il est fastidieux de recenser toutes les manières dont Trump a transformé la présidence en source de revenus et l’a utilisée à des fins personnelles durant son second mandat.

La Trump Organization, dirigée par les fils du président, a négocié des transactions immobilières à l’étranger se chiffrant en milliards de dollars, certaines impliquant des sociétés privées soutenues par les gouvernements des trois pays arabes producteurs de pétrole les plus riches : l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats.

En mai, alors que Trump se préparait à un voyage au Moyen-Orient, le gouvernement qatari lui a fait don d’un luxueux Boeing 737 d’une valeur de 400 millions de dollars, actuellement en cours d’aménagement par l’armée américaine pour servir d’avion présidentiel à Trump. Il s’agit peut-être du cadeau le plus onéreux jamais offert par un gouvernement étranger aux États-Unis. Trump a déclaré que l’avion serait transféré à sa bibliothèque présidentielle lorsqu’il quittera ses fonctions en 2029, ce qui signifie qu’il pourrait continuer à l’utiliser après son départ de la Maison-Blanche.

Fin mai, le président a offert un dîner privé dans son club de golf de Virginie aux 220 plus importants acheteurs de sa cryptomonnaie dérivée, appelée $Trump. Cette cryptomonnaie, sans valeur intrinsèque, est liée à une blague ou une mascotte trouvée sur Internet. Les 25 premiers acheteurs de ce concours de cryptomonnaies ont été invités à une réception VIP en compagnie de Trump et à une visite de la Maison Blanche.

Au total, la famille Trump a engrangé environ 148 millions de dollars grâce à ce concours, provenant principalement d’acheteurs étrangers ou anonymes. Le plus gros dépensier était Justin Sun, un milliardaire chinois spécialisé dans les cryptomonnaies, qui a acheté pour plus de 20 millions de dollars de $Trump.

En février 2025, quelques semaines après l’entrée en fonction de Trump, la Securities and Exchange Commission a suspendu une procédure civile pour fraude engagée contre Sun en 2023, ce qui a suscité des accusations de favoritisme à son encontre, car il avait investi 75 millions de dollars dans un autre projet de cryptomonnaie de la famille Trump. Un porte-parole de Sun a déclaré qu’il n’avait «ni demandé de traitement de faveur, ni conditionné son activité commerciale à des décisions réglementaires»

Des conflits d’intérêt à la pelle

Malgré l’ampleur des conflits d’intérêts entourant Trump au cours de l’année écoulée, l’accord de 500 millions de dollars impliquant World Liberty et le cheikh Tahnoun constitue, selon le Wall Street Journal, «le seul cas connu d’un responsable gouvernemental étranger ayant acquis une participation significative dans une entreprise appartenant à Trump après son élection».

En mêlant sa fortune personnelle aux familles régnantes du Golfe, Trump a compromis sa capacité –et celle de toute son administration– à négocier une politique étrangère indépendante et à agir en médiateur impartial. Comment Washington peut-il exercer une pression crédible sur les Émirats concernant leur rôle dans l’exacerbation de la guerre civile au Soudan, alors que le conseiller à la sécurité nationale des Émirats est un partenaire commercial du président américain ?

Depuis une dizaine d’années, cheikh Tahnoun mène les négociations de politique étrangère avec les États-Unis sur des questions majeures, notamment la lutte contre le terrorisme, les investissements financiers et l’accès des Émirats aux technologies informatiques de pointe. En mars 2025, lors de sa visite à Washington, il a rencontré Trump et a bénéficié d’un accès privilégié aux hauts responsables de l’administration ainsi qu’à un dîner à la Maison-Blanche, des privilèges habituellement réservés aux chefs d’État en visite officielle. Le public ignorait l’accord secret que la société d’investissement de Tahnoun avait signé deux mois auparavant avec une entreprise de cryptomonnaies appartenant à la famille Trump.

Ces révélations soulignent également pourquoi l’incursion de Trump dans les cryptomonnaies est devenue le moyen le plus lucratif –et le plus risqué– de tirer profit de sa présidence. Depuis son premier mandat, l’empire commercial de sa famille s’est considérablement étendu, dépassant largement le cadre d’un conglomérat immobilier où le nom Trump est associé à des hôtels, des complexes de golf et des tours résidentielles à travers le monde. Il englobe désormais des plateformes médiatiques comme TruthSocial et divers projets liés aux cryptomonnaies.

Selon Bloomberg, la famille Trump a engrangé environ 1,4 milliard de dollars grâce à ces projets l’an dernier, soit environ un cinquième de sa fortune estimée à 6,8 milliards de dollars.

Ces investissements dans les cryptomonnaies permettent à Trump et à sa famille de lever des centaines de millions de dollars auprès d’investisseurs étrangers et de responsables gouvernementaux qui, en temps normal, hésiteraient à transférer des fonds à un homme politique américain.

Trump ne se contente pas de s’enrichir grâce à sa présidence, il s’est également aventuré dans un secteur gangrené par la fraude et le manque de transparence. Quelques mois après son retour au pouvoir, son administration a commencé à assouplir la réglementation du secteur et a ordonné au Département de la Justice de dissoudre une unité nationale chargée d’enquêter sur la fraude aux cryptomonnaies, créée en 2022 sous l’administration Biden.

Si l’investissement de 500 millions de dollars dans World Liberty Financial l’an dernier a été une opération lucrative pour Trump et sa famille, il n’avait aucun sens financier pour le cheikh Tahnoun, qui a orchestré cet investissement dans une toute nouvelle entreprise de cryptomonnaies peu active avant l’arrivée de Trump au pouvoir. Alors, qu’ont obtenu les Émirats en retour ?

Il semble que la monarchie autoritaire ait mis la main sur les clés de l’avenir de l’intelligence artificielle. L’investissement secret de Tahnoun était l’un des deux accords majeurs conclus l’an dernier entre la branche cryptomonnaies de la famille Trump et le gouvernement des Émirats. Lors d’une conférence sur les cryptomonnaies à Dubaï en mai, Eric Trump, fils du président, et son associé Zach Witkoff (fils de Steve Witkoff, envoyé spécial du président pour le Moyen-Orient), ont annoncé que MGX, société également dirigée par Tahnoun, investirait 2 milliards de dollars via un stablecoin émis par World Liberty. Un stablecoin est une cryptomonnaie dont le cours est fixe à un dollar, et l’accord avec MGX pourrait générer des dizaines de millions de dollars d’intérêts par an pour le président et sa famille.

Lors de cette conférence, Zach Witkoff a présenté cet investissement comme un vote de confiance envers World Liberty, une jeune entreprise technologique, sans toutefois révéler que les deux sociétés partagent d’importants investisseurs et que certains de leurs dirigeants sont également à la tête des deux entreprises. Un précédent investissement de 500 millions de dollars de Tahnoun lui a permis de nommer deux membres au conseil d’administration de World Liberty, les mêmes personnes qui siègent également au conseil d’administration de MGX, selon une enquête du Wall Street Journal.

Deux semaines seulement après l’investissement de 2 milliards de dollars de MGX dans la société de cryptomonnaies de la famille Trump, l’administration Trump a autorisé les Émirats à acquérir des centaines de milliers de puces informatiques de pointe, essentielles au développement de l’intelligence artificielle. Ces puces sont fabriquées par des entreprises américaines, principalement Nvidia. L’administration Biden avait imposé des restrictions sur le nombre de puces que certains pays étrangers pouvaient acheter, craignant un détournement de cette technologie. Cependant, Trump a levé ces restrictions.

Deux sénateurs démocrates membres de la commission des finances du Sénat ont demandé, vendredi 13 février 2026, au secrétaire au Trésor Scott Bessent d’évaluer les éventuelles implications pour la sécurité nationale de l’acquisition, par le conseiller à la sécurité nationale des Émirats, de cette participation à hauteur de 500 millions de dollars dans la société de cryptomonnaies appartenant à la famille Trump. À signaler que Donald Trump et Steve Witkoff sont membres honoraires de cette société. 

Pour une enquête impartiale et indépendante

Les sénateurs Elizabeth Warren et Andy Kim ont demandé à M. Bessent, en sa qualité de secrétaire au Trésor est président du Comité sur les investissements étrangers aux États-Unis (CFIUS), de déterminer si le CFIUS devait examiner la participation de 49% des Émirats dans World Liberty Financial et de mener une enquête approfondie, impartiale et indépendante s’il le jugeait nécessaire.

Dans une lettre, les sénateurs lui ont demandé de répondre à plusieurs questions concernant cette transaction avant le 5 mars, notamment si le CFIUS avait mené un examen de l’opération ou formulé des recommandations à ce sujet au président républicain Donald Trump. 

«Cette transaction soulève d’importantes préoccupations en matière de sécurité nationale», ont écrit les sénateurs.

Le département du Trésor n’a pas encore commenté cette lettre. Comme si l’affaire ne revêtait aucune importance. Des présidents américains avaient été poussés vers la sortie pour beaucoup moins que cela.

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