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Gestern — 04. Januar 2026Haupt-Feeds

Le député Saïdani n’écarte pas un remake du scénario vénézuélien en Tunisie

04. Januar 2026 um 12:43

Dans une vidéo postée hier, samedi 3 janvier 2026, où il commentait la capture et l’exfiltration du président vénézuélien Nicolas Maduro par une unité spéciale américaine, le député Ahmed Saïdani, n’a pas écarté un remake de ce scénario en Tunisie, si on n’arrive pas à régler nos problèmes entre nous. Vidéo.

«Le scénario vénézuélien pourrait se reproduire en Tunisie sous d’autres formes, et la jeunesse doit construire une alternative nationale tunisienne populaire, car nous risquons de nous retrouver face à des alternatives imposées de l’étranger ; les alternatives des ambassades ne seront pas dans l’intérêt du peuple», a-t-il écrit, en critiquant le culte de la personne en Tunisie qui réduit le destin du pays à celui d’un seul homme.

Le député, qui était un fervent partisan du président de la république Kaïs Saïed, avant de se mettre à critiquer certaines de ses politiques, effectue ici une comparaison un peu trop rapide entre deux Etats et deux régimes qui ont peu de choses en commun : le Venezuela, riche pays pétrolier allié des Russes et des Chinois, et la Tunisie, pays sans grandes ressources naturelles, mais qui a toujours appartenu, bon gré mal gré, à l’orbite américaine et occidentale en général. Les deux pays ont certes toujours été gouvernés d’une main de fer par des autocrates imperméables aux principes démocratiques, mais la comparaison s’arrête là.

Cependant, et malgré cette réserve qui devait être exprimée, les dirigeants politiques partout dans le sud global, y compris en Tunisie, doivent se méfier du retour en force de l’impérialisme américain, aujourd’hui incarné par Donald Trump, un président sans foi ni loi et pour qui seul compte les intérêts sonnants et trébuchants, les siens propres avant ceux de son pays.

I. B.

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Jack Lang | «La paix du monde est gravement menacée»

04. Januar 2026 um 11:01

Commentant «l’intervention criminelle» des Etats-Unis au Venezuela, hier, samedi 3 janvier 2025, l’ancien ministre français et ancien président de la commission des affaires étrangères, Jack Lang, a titré son post Facebook que nous reproduisons ci-dessous «Trump et Poutine, même combat !», «jumeaux sanguinaires contre la liberté des peuples».

Cette intervention américaine marque le retour à la politique américaine du Big stick et de l’impérialisme en Amérique latine.

Quoiqu’on pense du président vénézuélien, cette agression honteuse et répugnante est un nouveau crime contre le droit international.

L’agrégé de droit international et ancien président de la commission des affaires étrangères que je suis ressent douloureusement cette nouvelle agression contre la souveraineté d’un peuple.

La vérité est que Trump se contrefout de la démocratie au Venezuela et de la liberté de ses citoyens. Sa seule ambition est de s’emparer du pétrole et des richesses de ce pays, preuve d’un cynisme barbare.

Le comique s’ajoute au tragique lorsqu’on découvre la déclaration de Poutine, autre grand spécialiste en violation du droit, s’ériger contre le non-respect de la souveraineté vénézuélienne.

Trump et Poutine, jumeaux sanguinaires contre la liberté des peuples.

La paix du monde est gravement menacée.

Plus que jamais s’impose la création d’une Europe puissante capable de faire respecter la primauté du droit.

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Hannibal Mejbri aux Tunisiens | «On rêve trop et on ne travaille pas assez»

04. Januar 2026 um 10:40

La déclaration faite par Hannibal Mejbri à l’issue du match perdu contre le Mali en 8e de finales de la Coupe d’Afrique des Nations, hier soir, samedi 3 janvier 2026, à Casablanca, doit donner à réfléchir, et pas seulement aux acteurs du football dans notre pays. Vidéo.

Le meilleur joueur sur le terrain, hier soir, comme lors des trois précédents matchs de la compétition, inexplicablement sorti au milieu de la seconde mi-temps, n’y est pas allé par quatre chemins pour dire les choses crûment. «Désolé, peut-être que ça va faire le tour de la Tunisie. On rêve trop et on ne travaille pas assez. Et ça c’est le cas de tous les Tunisiens. On ne se forme pas. Ce n’est pas la honte d’apprendre tous les jours. Nous tous. Vous les premiers en tant que médias. Et moi le premier. Tout le monde doit apprendre. On doit vraiment se poser des questions, parce qu’on est en retard. En tant que pays, on est vraiment en retard. Il faut qu’on se repose des questions, que ce soit dans le football ou en tout.»

Rappelons que le même Mejbri avait, il y a quelques semaines, déploré l’état de la pelouse du Stade de Radès, le seul homologué par la Confédération africaine de football (CAF) pour accueillir les matchs internationaux, en expliquant qu’on ne peut pas jouer au football et sortir de bons matchs si on s’entraîne et on joue dans des conditions aussi déplorables. En débarquant au Maroc, il a d’abord loué l’excellent état des stades qui donnent envie de jouer au football : suivez mon regard !

Ce langage de vérité, direct et crû, tenu par un jeune footballeur doit interpeller tous les Tunisiens à quelque niveau qu’ils soient pour se remettre en question, retrousser les manches et travailler pour améliorer la situation dans le pays qui se dégrade dans tous les domaines. Et ce ne sont pas les discours soporifiques et menteurs des responsables qui vont y changer quoi que ce soit. Ils parlent trop, disent souvent des stupidités et ne font rien pour améliorer le vécu quotidien des gens.

A cet égard, le football, sport populaire par excellence, fonctionne comme un miroir grossissant: il nous renvoie notre image. Nous sommes médiocres, fainéants et, pour ne rien arranger, arrogants… en attendant la prochaine gifle. Et, hier, la gifle était retentissante et douloureuse pour tous les Tunisiens qui l’ont reçue comme telle. Vont-ils pour autant se réveiller enfin ?

I. B.

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Que nous apprend l’agression américaine contre le Venezuela ?

04. Januar 2026 um 09:35

Ce qu’ont fait les Etats-Unis au Venezuela, hier, samedi 3 janvier 2026, en enlevant et en exfiltrant le président Nicolas Maduro, ils n’oseront jamais le faire à la Corée du Nord qui possède une arme nucléaire qui pourrait raser Los Angeles et Chicago. Cela s’appelle la dissuasion. Il y a aujourd’hui neuf pays possédant l’arme nucléaire, et il est à craindre que dans vingt ans, il y en aura 30, dont le Venezuela.

Lahouari Addi *

L’homme entretient un rapport avec la réalité qu’il veut modifier pour qu’elle soit conforme à ses intérêts. Cela est vrai pour les individus, mais aussi pour les Etats. Même si nous avons un pouvoir, direct ou indirect, sur la réalité comme l’atteste l’histoire, elle échappe le plus souvent à notre volonté pour prendre une direction souvent imprévue.

La sociologie nous apprend que nous ne sommes pas des acteurs omniscients et omnipuissants. Nous sommes des agents de structures dont les configurations se dessinent à travers les actions antagoniques de tous les agents. Ceci est vrai au niveau microsociologique, mais aussi au niveau macrosociologique de la scène mondiale où les Etats croient être des acteurs alors qu’ils ne sont que des agents. A terme, la structure limitera la puissance des plus puissants.

Volonté de puissance et besoin de sécurité

La théorie réaliste des relations Internationales, qui remonte à Hans Morgenthau, et aujourd’hui représentée par John Mearsheimer, enseigne que les rapports entre Etats sont alimentés par une dynamique contradictoire opposant la volonté de puissance des uns et le désir de sécurité des autres.

Les théoriciens du courant réaliste expliquent que la scène mondiale est anarchique et est régulée par le rapport de force. Ceci est encore attesté par le rocambolesque kidnapping du président vénézuélien Nicolas Maduro par les Etats-Unis.

Cet événement, rare dans l’histoire des relations internationales, est l’expression de tendances hégémoniques d’un voisin puissant qui veut soumettre un pays qui possède l’une des plus grandes réserves de pétrole du monde. Pour les théoriciens du courant réaliste, cette politique agressive relève de la stratégie à court terme, car elle aura des conséquences.

Reposant sur un pessimisme anthropologique foncier, qui remonte à Thomas Hobbes, la théorie réaliste suggère de tenir compte des besoins respectifs de sécurité de tous les Etats pour éviter les conflits militaires. Contrairement aux apparences, elle est contre la guerre qui ne se justifie que par la légitime défense. Morgenthau n’a-t-il pas été un fervent opposant à la guerre du Vietnam que son étudiant, un certain Henry Kissinger, devenu Secrétaire d’Etat de l’administration Nixon, justifiait ?

Le réalisme encourage la mise en place d’un droit international dont la vocation est de prévenir les guerres en tenant compte des intérêts nationaux de chacun.

La militarisation de la scène mondiale

Le droit international, qui a interdit la guerre entre Etats depuis la création de l’Onu, est l’expression même du refus de la militarisation de la scène mondiale. Mais les Etats militairement forts, notamment les Etats-Unis, considèrent le droit international comme une entrave à leur puissance, et ils le violent régulièrement : outre les guerres coloniales menées par la France et la Grande Bretagne, il y a eu la Corée, le Vietnam, l’Afghanistan, l’Irak, sans oublier les multiples interventions des Etats-Unis en Amérique latine dont le destin a été décidé par la doctrine Monroe.

Les dirigeants américains croient pouvoir faire correspondre la réalité à leurs intérêts, mais celle-ci évoluera vers une situation imprévisible. L’histoire étant un enchaînement de causes, certains pays militairement faibles, qui se sentent menacés, vont arriver à la conclusion que s’ils possédaient l’arme nucléaire, ils ne seront pas attaqués par un Etat militairement plus fort. Ce qu’ont fait, en effet, les Etats-Unis au Vénézuéla, ils n’oseront jamais le faire à la Corée du Nord qui possède une arme qui pourrait raser Los Angeles et Chicago. Cela s’appelle la dissuasion.

La sécurité est un besoin aussi fort que l’alimentation. Pour exister, tout en ayant le sentiment d’être en sécurité, les Etats chercheront un moyen pour se protéger, et ce moyen sera l’arme nucléaire.

Hegel disait que la réalité est rationnelle, et c’est en effet vers la rationalité de la dissuasion que la réalité de la scène mondiale se dirige, c’est-à-dire celle de la prolifération nucléaire.

Il y a aujourd’hui neuf pays possédant l’arme nucléaire, et il est à craindre que dans vingt ans, il y en aura 30, dont le Vénézuéla.

* Chercheur à l’Institut d’études politiques de Lyon.

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Ce que l’affaire du Venezuela nous dit

04. Januar 2026 um 08:57

Hier matin, samedi 3 janvier 2026, le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a été capturé avec son épouse à Caracas et exfiltré par des unités spéciales américaines. Ces événements sont intervenus 36 ans, jour pour jour, après la capitulation de l’ancien président du Panama, Manuel Noriega, qui s’est rendu, le 3 janvier 1990, aux troupes américaines ayant envahi son pays deux semaines auparavant. Aussi répréhensibles moralement et du point de vue du droit international qu’ils puissent paraître, ces événements ne font que refléter la réalité brute et sans fard de notre monde et des véritables rapports de force sur la scène internationale.

Elyes Kasri *

De nombreux idéalistes et idéologues gauchistes vont crier au scandale et au banditisme international en feignant d’ignorer que ce qui est arrivé à Caracas pourrait bien être répliqué dans d’autres régions, y compris la nôtre, car si l’Amérique du Sud tombe sous le coup de la fameuse doctrine Monroe [qui établit le continent américain comme sphère d’influence des États-Unis, les positionnant comme protecteurs face aux autres puissances, doctrine qui évoluera vers un interventionnisme pour défendre les intérêts de Washington, Ndlr], l’Afrique du Nord fait partie, qu’on le veuille ou non, de la ceinture sécuritaire de l’Alliance Atlantique avec un dénominateur commun pétrolier.

Caracas pourrait n’être en fin de compte que le prélude d’une tragédie qui pourrait frapper bientôt Téhéran et probablement l’Afrique du nord.

On ne nargue pas impunément à l’Amérique

Feu Habib Bourguiba l’avait pressenti, il y a plus d’un demi-siècle, notamment en prodiguant de précieux conseils au bouillonnant colonel libyen Mouammar Kadhafi qui a fini par payer lui-même et son pays au prix cher son inconscience et sa transe révolutionnaire.

L’inoubliable discours de Bourguiba du 15 décembre 1972 au Palmarium [où il lui a expliqué qu’on ne s’attaque pas impunément à l’Amérique, quand on n’a pas les moyens économiques, technologiques et militaires pour lui faire face, Ndlr], reste plus que jamais d’actualité.

Évidemment, n’est pas Bourguiba qui veut.

Par ailleurs, et en dépit de son caractère assez inédit et surprenant, l’opération américaine de neutralisation de la direction politique du Venezuela, pays détenteur des plus grandes réserves mondiales de pétrole et pourtant mal géré et connu plutôt pour les rodomontades pseudo révolutionnaires de ses dirigeants, n’a pas suscité une grande réaction négative chez les Tunisiens car ils ont pendant des décennies entières souffert des effets pernicieux des pétrodollars dans leur voisinage immédiat avec leurs effets inflationnistes et corrupteurs et surtout des pétro-barbouzes, sorte de voyous de quartier dopés aux recettes pétrolières détournées sans vergogne parmi une clique militaire aussi corrompue qu’impopulaire et arrogante.

Les Tunisiens et les pétro-barbouzes

Depuis son indépendance, la Tunisie a payé au prix fort son voisinage plein de pétro-barbouzes et de richesses naturelles détournées et mal utilisées avec tous les effets pervers imaginables sur son économie et sa stabilité.

Si les enseignements de la fin tragique du bouillonnant colonel libyen et de l’enfer que vit son pays depuis son élimination n’ont pas été suffisamment tirés, il reste à espérer que le sort de Nicolas Maduro et de son pays donneront matière à réflexion aux pétro-barbouzes du coin.

Sinon, la 6ème flotte n’est qu’à quelques encablures. Quant à la Russie et la Chine, elles ont visiblement d’autres chats à fouetter pour le moment que de voler au secours de leurs supposés protégés.

* Ancien ambassadeur.

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Le poème du dimanche | ‘‘J’écoute le silence…’’ d’Eugenio de Andrade

04. Januar 2026 um 07:12

Né en 1923 à Fundao, Eugenio de Andrade, a vécu à Lisbonne, à Coimbra, puis s’est installé jusqu’à la fin de sa vie à Porto où il était inspecteur dans les Services de santé.

Il publie à l’âge de seize ans et sa poésie est saluée par la critique. Auteur prolifique, il touche à tous les thèmes, presque. La critique note qu’il a échappé à l’emprise de Fernando Pessoa comme bon nombre de poètes. Son œuvre cherche de nouveaux rythmes et une originalité esthétique. Il est considéré aujourd’hui comme l’un des poètes majeurs de langue portugaise. Il meurt en 2005.

Tahar Bekri

J’écoute le silence : en avril

les jours sont

fragiles, impatients et amers,

les pas

légers de tes seize ans

se perdent dans les rues, reviennent

avec des traces de soleil et de pluie

dans tes souliers,

envahissent mon domaine de sables

effacés,

et tout commence à être oiseau

ou lèvres, et veut voler.

Une rumeur croît lentement,

oh, lentement

ne cesse de croître,

une rumeur de paupières

ou pétales

monte de terrasse en terrasse,

découvre un jour

de cendres avec vertiges de baisers.

Une seule rumeur de sang

Jeune ;

seize lunes

hautes, sauvages, innocentes et joyeuses,

férocement attendries :

seize poulains blancs

dans la colline sur les eaux.

.

Comme un fleuve monte, monte une rumeur,

je veux dire

ainsi croît un corps

ainsi des pruniers sauvages

du jardin,

ainsi les mains,

si pleines de joie,

oh si pleines d’abandon !:

Une rumeur de semence,

de cheveux

ou d’herbes fraîchement coupées,

une irréelle aurore de coqs

grandit avec toi,

dans ma nuit de quatre murs,

sur le seuil de ma bouche

où tu t’attardes pour me dire adieu.

J’écoute une rumeur ; le silence.

(Traduit du portugais par Isabel Meyrelles)

‘‘Osinato rigore’’, Isabel Meyrelles, Anthologie de la poésie portugaise (du XIIe au XXe siècle)’’, Gallimard, 1971.

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Huile d’olive | La Tunisie veut exporter 100 000 tonnes vers l’UE

03. Januar 2026 um 13:56

La Tunisie se prépare à entamer des négociations avec l’Union européenne (UE) concernant le renforcement du cadre juridique bilatéral et un quota d’exportation d’huile d’olive de 100 000 tonnes. Des négociations sont également en cours avec les États-Unis sur les droits de douane fixés par Washington à 20%, et des canaux de distribution ont été ouverts avec le Brésil et l’Indonésie.

C’est le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti qui a fait cette annonce, lors de la séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), qui s’est tenue mercredi 31 décembre 2025, au palais du Bardo, et consacrée à l’examen de trois projets de loi importants relatifs à l’accord d’association entre la Tunisie et l’UE, en particulier les dispositions liées aux règles d’origine.

M. Nafti a indiqué que des négociations étaient également en cours avec l’Indonésie pour faciliter l’accès de l’huile d’olive tunisienne au marché indonésien, ainsi que pour promouvoir ce produit en Inde, au Japon et en Corée du Sud, tout en intensifiant les efforts de prospection de nouveaux marchés.

Le dossier européen s’inscrit dans un contexte réglementaire où l’accès à l’exemption de droits de douane a toujours été lié à un système de quotas : une analyse de l’Observatoire économique tunisien (OET) souligne que le mécanisme de quotas pour le commerce en franchise de droits avec l’UE est établi par le règlement (UE) 2016/1918 de la Commission européenne, avec un plafond annuel de 57 600 tonnes et des quotas mensuels variables.

Suite aux attentats terroristes de 2015, Bruxelles a également approuvé des mesures temporaires supplémentaires pour soutenir l’économie tunisienne durant la période 2016-2017. La Tunisie espère bénéficier encore de ce type de mesures dans un contexte de crise économique et financière et de fortes pressions budgétaires.

En Amérique latine, la Tunisie considère le Brésil comme un marché à fort potentiel : en mars 2025, le gouvernement brésilien a approuvé une exemption totale de droits d’importation sur l’huile d’olive extra vierge, auparavant taxée à 9 %. Cette mesure, entrée en vigueur le 14 mars 2025, a été présentée comme une opportunité de consolider la présence tunisienne sur un marché en pleine croissance. Selon les mêmes sources, en 2024, le Brésil aurait importé environ 250 000 tonnes d’huile d’olive, d’une valeur proche de 695 millions de dollars.

Les données les plus récentes disponibles sur le cycle de l’huile d’olive indiquent une tendance favorable en volume, mais plus faible en valeur.

Selon l’Observateur national de l’agriculture (Onagri), au cours des onze premiers mois de la campagne oléicole 2024-2025 (novembre 2024-septembre 2025), les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint 288 600 tonnes, soit une hausse de 41,3 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cependant, à fin septembre 2025, les recettes avaient chuté de 28,4 %, dans un contexte de forte baisse des prix moyens.

L’UE demeure le principal marché de destination, représentant 58 % des exportations, suivie de l’Amérique du Nord (26,3 %). Parmi les principaux importateurs figurent l’Espagne et l’Italie, ainsi que les États-Unis.

Par ailleurs, la question de la valorisation demeure structurelle : la majorité des produits continuent d’être exportés en vrac, surpassant largement les produits conditionnés. Cela limite la création de valeur tout au long de la chaîne d’approvisionnement et facilite les opérations de rebranding sur les marchés de destination.

Dans une perspective d’avenir, cette intensification des négociations intervient alors que la Tunisie ambitionne de tirer profit d’une saison 2025-2026 qui s’annonce prometteuse, avec des retombées positives sur ses recettes en devises et sa balance des paiements. Elle doit toutefois réduire sa vulnérabilité aux fluctuations des prix et accroître la part des exportations à plus forte valeur ajoutée.

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Arrêtée à Tunis | Une femme droguait des hommes et les faisait chanter

03. Januar 2026 um 13:29

Une femme draguait des hommes dans les lieux publics, les invitait chez elle, leur offrait une boisson contenant de la drogue, avant de leur voler argent, montre et téléphone portable, et de prendre la fuite. Elle filmait également certains d’entre eux dans des postures compromettantes, puis menaçait de publier les vidéos sur les réseaux sociaux, en leur soutirant d’importantes sommes d’argent et de cadeaux.

La suspecte, qui a fait l’objet de plusieurs plaintes, a été arrêtée, mercredi 31 décembre 2025, par des agents de sécurité du district de Bab Souika, à Tunis, rapporte Mosaïque FM.

Selon l’enquête de police, ses victimes se compteraient par dizaines.

L’enquête a également révélé que l’accusée était impliquée dans des dizaines d’affaires et qu’elle avait récemment été libérée de prison après avoir purgé une peine pour le meurtre d’un homme âgé.

Condamnée initialement à 20 ans de prison, sa peine a été réduite à 8 ans en appel. Récemment libérée après avoir purgé sa peine, elle a replongé dans le crime.

I. B.

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Perspectives prometteuses de l’agriculture biologique en Tunisie  

03. Januar 2026 um 12:51

On observe actuellement en Tunisie une forte tendance au soutien de l’agriculture biologique, et pas seulement dans les filières des olives et des dattes, et ce en raison du potentiel d’exportation important que ce secteur a démontré et des opportunités d’emploi qu’il crée, en particulier pour les jeunes entrepreneurs.

Pour soutenir ce secteur prometteur, l’État a élaboré une stratégie nationale visant à atteindre 2 millions d’hectares de surfaces biologiques dans le pays d’ici 2030, tout en mettant l’accent sur le développement durable et la protection de l’environnement.

D’après les chiffres de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), les exportations tunisiennes de produits agricoles biologiques, entre le 1er janvier et fin mai 2025, ont été estimées à environ 34 152 tonnes, générant des recettes de 420,4 millions de dinars. Ces exportations étaient destinées à 38 pays, témoignant de la diversité des marchés où sont déployés aujourd’hui les produits biologiques tunisiens.

L’huile d’olive et les dattes biologiques occupent les premières places, représentant respectivement 87,8 % et 11,7 % du volume total des exportations nationales dans ce secteur, et figurent parmi les principaux produits biologiques tunisiens avec la figue de barbarie, les plantes médicinales et aromatiques, le miel, les céréales, les légumes et la viande (vaches, moutons, lapins).

La Tunisie a connu une croissance progressive des surfaces cultivées en agriculture biologique, estimées à environ 300 hectares, ainsi qu’une augmentation du nombre d’agriculteurs ayant adopté cette filière, d’autant plus que la demande internationale de produits biologiques est en pleine expansion.

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le secteur de l’agriculture biologique en Tunisie compte actuellement environ 9 000 acteurs, parmi lesquels des agriculteurs, des producteurs et des négociants. Ces acteurs ont besoin d’un soutien et d’un accompagnement accrus pour renforcer leur compétitivité et se conformer aux nouvelles normes internationales.

D’après un rapport de la Direction générale de l’agriculture biologique de septembre 2025, la superficie consacrée à l’agriculture biologique est estimée entre 235 000 à 400 000 hectares en 2024, soit environ 2 % de la superficie agricole totale. Sa contribution aux exportations est estimée entre 14 % et 17,7 % des exportations agricoles, pour une valeur dépassant 1,13 milliard de dollars en 2024.

Il est à noter que la Tunisie se classe première en Afrique en termes de superficies consacrées à l’agriculture biologique et 23e au niveau mondial. Elle est également devenue l’un des principaux exportateurs mondiaux d’huile biologique.

Cependant, ce secteur est confronté à plusieurs défis, tels que le coût élevé des intrants et des équipements, les difficultés d’obtention des certificats de conformité, de commercialisation et d’accès aux marchés et la forte concurrence sur certains produits. Autres enjeux : la sensibilisation les consommateurs locaux à l’importance d’exiger la certification bio et les autorités publiques à la nécessité d’accorder des exemptions douanières et des subventions aux projets biologiques.

I. B.

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Venezuela | Nicolas Maduro «capturé et exfiltré» par les Etats-Unis

03. Januar 2026 um 12:17

Le président américain, Donald Trump, a annoncé ce samedi 3 janvier 2026 que les forces américaines avaient capturé et exfiltré le président vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir lancé une «attaque de grande envergure» contre le pays sud-américain, dont le bilan humain est dans l’immédiat inconnu.

Le numéro deux du Département d’Etat américain, Christopher Landau, a proclamé une «nouvelle ère» pour le Venezuela, dont le gouvernement socialiste est accusé par Washington de jouer un rôle majeur dans le narcotrafic.

La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a déclaré à la télévision ignorer où se trouvait le président Maduro et exigé des Etats-Unis «une preuve de vie» du couple Maduro.

Caracas a dénoncé une «très grave agression militaire» après les frappes en pleine nuit autour de la capitale et sa région, que le président colombien, Gustavo Petro, a attribuées à une attaque «de missiles».

De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP.

«Le Venezuela rejette et dénonce (…) la très grave agression militaire perpétrée par (…) les Etats-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens, dans les localités civiles et militaires de Caracas et les Etats de Miranda, Aragua et La Guaira autour de Caracas», a indiqué un communiqué du gouvernement.

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Tunisie | Un Etat social sans croissance forte est une fiction

03. Januar 2026 um 11:22

Renforcer l’État social, comme le préconise aujourd’hui le régime en place en Tunisie, est un objectif légitime. Mais sans croissance d’au moins 3 %, il restera un projet sans fondations… de la pure gesticulation politique. Vouloir protéger les plus vulnérables sans relancer la croissance finit par affaiblir l’ensemble du tissu économique, y compris ceux que l’on prétend défendre.

Moktar Lamari *

Depuis trois années, le discours politique officiel en Tunisie insiste sur la nécessité d’édifier un État social fort, protecteur, équitable, capable de garantir la dignité, l’accès aux services publics et la justice sociale.

Ce projet, porté avec constance par le président Kaïs Saïed, répond à une aspiration réelle et profonde de larges franges de la population. Mais à force de privilégier l’intention politique sans en affronter les contraintes économiques, une question centrale demeure trop souvent éludée : un modèle social renforcé est-il possible sans croissance économique significative ?

La réponse, aussi inconfortable soit-elle, est non. Sans une croissance annuelle d’au moins 3 % (et plusieurs années de suite), le renforcement du modèle social tunisien relève davantage de la simple rhétorique que de la politique publique effective.

Vivre au-dessus de ses moyens

Le modèle social — subventions, services publics, protection sociale, investissements dans la santé, l’éducation et les infrastructures — a un coût. Ce coût n’est pas idéologique, il est comptable. Or, dans une économie à croissance faible, voire stagnante, l’État ne crée pas suffisamment de richesses nouvelles pour financer durablement ces engagements. Il ne fait alors que redistribuer une richesse existante qui s’amenuise, aggravant mécaniquement les tensions budgétaires.

Depuis plusieurs années, la croissance tunisienne évolue en dessous de son potentiel. Elle est insuffisante pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail, encore moins pour réduire le chômage structurel, améliorer les revenus et élargir l’assiette fiscale. Dans ce contexte, chaque dinar supplémentaire dépensé pour le social est financé soit par l’endettement, soit par la compression d’autres dépenses, soit par une pression fiscale accrue sur une économie déjà fragilisée.

Le paradoxe est là : vouloir protéger les plus vulnérables sans relancer la croissance finit par affaiblir l’ensemble du tissu économique, y compris ceux que l’on prétend défendre.

Les subventions généralisées, par exemple, deviennent de plus en plus coûteuses dans un contexte inflationniste et bénéficient souvent davantage aux ménages les plus aisés qu’aux plus pauvres. Sans croissance, leur réforme devient politiquement risquée et économiquement explosive.

Modèle de survie ?

Une croissance d’au moins 3 % n’est pas un chiffre arbitraire. Elle correspond, dans le cas tunisien, au seuil minimal permettant de stabiliser les finances publiques, de créer des emplois nets et d’augmenter les recettes fiscales sans alourdir la pression sur les acteurs existants. En dessous de ce seuil, l’État court après les urgences, gère la pénurie et transforme le modèle social en simple mécanisme de survie.

Or, le discours dominant tend parfois à opposer croissance et justice sociale, comme si la première était suspecte et la seconde moralement supérieure. Cette opposition est intellectuellement séduisante, mais économiquement dangereuse. Il n’y a pas de justice sociale durable sans création de richesse. La redistribution ne précède pas la production ; elle en dépend.

Le renforcement du rôle de l’État, tel qu’il est envisagé aujourd’hui, suppose un secteur productif dynamique, capable d’investir, d’exporter, d’innover et de créer de l’emploi.

Cela implique un climat de confiance, une visibilité réglementaire, un accès au financement et une administration efficace. Sans ces conditions, la croissance restera molle, et le modèle social restera sous-financé.

Le risque majeur est alors celui d’un État social sans moyens, contraint de multiplier les annonces sans pouvoir les traduire en politiques effectives. Les attentes sociales augmentent, mais les ressources stagnent. Ce décalage alimente frustration, perte de crédibilité et tensions sociales. À terme, c’est le modèle lui-même qui se délégitime.

Sans croissance forte, point de salut

Il ne s’agit pas de renoncer à l’ambition sociale portée par le président, ni de l’opposer à une vision purement libérale de l’économie. Il s’agit de rappeler une évidence souvent oubliée : la croissance n’est pas un luxe, c’est une condition de souveraineté sociale. Sans elle, l’État devient dépendant de financements extérieurs, de mesures d’urgence et d’arbitrages douloureux.

La vraie question n’est donc pas de savoir si la Tunisie veut un modèle social fort. La société tunisienne a déjà répondu. La vraie question est de savoir comment créer les conditions d’une croissance inclusive, soutenable et durable, capable de financer ce modèle sans l’asphyxier.

En l’absence d’une stratégie claire de relance de l’investissement, de modernisation productive et d’intégration économique, le modèle social restera une promesse fragile. Et les promesses sociales, lorsqu’elles ne reposent pas sur des bases économiques solides, finissent toujours par se retourner contre ceux qu’elles prétendent protéger.

Renforcer l’État social est un objectif légitime. Mais sans croissance d’au moins 3 %, il restera un projet sans fondations… de la pure gesticulation politique.

* Economiste universitaire.

Blog de l’auteur: E4T.

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La Tunisie et sa souveraineté vestimentaire

03. Januar 2026 um 10:55

La question du plein emploi en Tunisie est trop souvent abordée par le haut : chiffres macroéconomiques, réformes financières, plans d’austérité ou promesses d’investissements étrangers. Elle est rarement pensée à partir du quotidien, de ce qui touche chaque citoyen dans ses gestes les plus simples. Or, s’habiller est l’un de ces gestes universels, répétitifs, constants, et pourtant profondément politiques. Et si s’habiller tunisien pourrait aider à retrouver le plein emploi, la dignité économique et l’empreinte culturelle ?

Zouhaïr Ben Amor *

Pendant plusieurs décennies, la Tunisie a su se vêtir elle-même. Cette réalité, aujourd’hui presque oubliée, n’était ni marginale ni archaïque : elle constituait un véritable système économique intégré, capable de faire travailler des dizaines de milliers de personnes, de structurer les villes et les villages, et d’ancrer la production dans la culture locale. La mémoire de cette époque n’est pas une nostalgie : elle est un gisement de solutions.

La thèse défendue dans cet article est simple mais exigeante : la souveraineté vestimentaire peut devenir un levier central du plein emploi en Tunisie, tout en restaurant une dignité économique, une cohérence culturelle et une ambition africaine.

Quand la Tunisie s’habillait elle-même

Il fut un temps où la Tunisie produisait l’essentiel de ce qu’elle portait. Les tissus sortaient d’usines nationales, parmi lesquelles la célèbre Sogitex, symbole d’une industrie textile publique protégée et structurante. Ces tissus étaient ensuite transformés localement : robes, jupes, costumes, draps, manteaux. Dans chaque quartier, dans chaque rue presque, travaillaient des couturières et des tailleurs.

Ce modèle reposait sur plusieurs piliers solides : une industrie textile nationale protégée ; un artisanat de confection dense et diffus; un commerce de proximité; et une culture du sur-mesure et de la réparation.

Même les chaussures, souvent peu confortables mais accessibles, étaient tunisiennes. Les espadrilles, imparfaites mais bon marché, permettaient à chacun de se chausser dignement. Les importations étaient limitées aux accessoires : boutons, fermetures éclair, mercerie. La valeur ajoutée, elle, restait locale.

Ce choix n’était pas accidentel. Il relevait d’une politique économique consciente, fondée sur la protection des industries naissantes, comme l’ont fait avant nous l’Europe, les États-Unis ou le Japon (Chang, 2002).

Le rôle structurant du protectionnisme intelligent

Contrairement au discours dominant actuel, le protectionnisme n’est pas un gros mot. Il devient nocif lorsqu’il est aveugle et permanent. Mais lorsqu’il est temporaire, ciblé et stratégique, il constitue un outil de développement essentiel (Rodrik, 2011).

Dans le cas tunisien, la protection du textile a permis : la montée en compétence de la main-d’œuvre ; la stabilisation de l’emploi urbain et féminin ; et la constitution d’un tissu industriel et artisanal cohérent.

Le textile est un secteur intensif en main-d’œuvre, particulièrement adapté à un pays à forte démographie active et à faible capital. En abandonnant cette protection sans stratégie de substitution, la Tunisie a exposé son industrie à une concurrence internationale écrasante, souvent fondée sur des coûts sociaux et environnementaux insoutenables.

La double destruction : malls et friperies

Aujourd’hui, deux modèles dominent l’habillement en Tunisie, et tous deux sont destructeurs de souveraineté.

Les malls ou l’importation du prestige :les centres commerciaux proposent des produits importés, souvent haut de gamme, inaccessibles à la majorité. Ils drainent les devises, créent peu d’emplois qualifiés et participent à une dépendance culturelle, où l’élégance est perçue comme nécessairement étrangère.

Les friperies ou l’illusion de l’accessibilité : à l’autre extrême, les friperies offrent des vêtements à bas prix, mais au coût caché immense. Elles détruisent la production locale, inondent le marché de vêtements usagés venus du Nord et transforment la Tunisie en décharge textile mondiale (Niinimäki et al., 2020).

Entre le luxe importé et la seconde main massive, l’industrie nationale n’a plus d’espace pour respirer.

Définition et portée de la souveraineté vestimentaire

Par analogie avec la souveraineté alimentaire (Patel, 2009), la souveraineté vestimentaire peut se définir comme la capacité d’un pays à produire majoritairement, sur son territoire, des vêtements accessibles, adaptés culturellement, socialement et économiquement à sa population.

Il ne s’agit ni d’autarcie ni de repli identitaire. Il s’agit de maîtrise : maîtrise des chaînes de valeur, des emplois, des savoir-faire, des normes.

La dépendance vestimentaire est une fragilité stratégique. Un pays incapable d’habiller sa population dépend entièrement de flux extérieurs, soumis aux crises, aux ruptures logistiques et aux rapports de force internationaux.

Gandhi et le vêtement comme acte politique

L’exemple de Mahatma Gandhi est ici central. En promouvant le khadi, tissu filé et tissé localement, Gandhi ne prônait pas le retour au passé, mais un acte de désobéissance économique face à l’industrie textile britannique. Le vêtement devenait un symbole de dignité, d’autonomie et de résistance (Roy, 1999).

La leçon est universelle : se vêtir n’est jamais neutre. C’est choisir un système économique plutôt qu’un autre.

Le textile comme moteur du plein emploi

Relancer une filière textile intégrée permettrait  d’absorber une partie massive du chômage, de créer des emplois féminins stables, de revitaliser les régions, et de réhabiliter les métiers manuels.

Chaque dinar investi dans le textile crée plus d’emplois que dans les secteurs capitalistiques. Le plein emploi ne viendra pas des technologies importées seules, mais de secteurs à forte intensité humaine, enracinés localement (ILO, 2018).

Habiller l’Afrique : une ambition réaliste

La Tunisie ne doit pas penser petit. L’Afrique est le continent de demain : croissance démographique, urbanisation, émergence d’une classe moyenne. La demande en vêtements adaptés, abordables et de qualité y est immense.

Grâce à sa position géographique, son savoir-faire et son histoire textile, la Tunisie peut devenir une plateforme vestimentaire africaine, à condition de reconstruire d’abord son marché intérieur.

Azzedine Alaïa et le génie tunisien du vêtement

La preuve que la Tunisie possède un talent exceptionnel dans l’art d’habiller est incarnée par Azzedine Alaïa. Parti de Tunisie, devenu l’un des plus grands couturiers à Paris, Alaïa n’a jamais renié son rapport charnel au tissu, à la coupe, au corps.

Son parcours démontre que l’excellence tunisienne peut être universelle sans être déracinée. Il est l’illustration parfaite de ce que pourrait devenir une filière nationale ambitieuse : une alliance entre artisanat, créativité et modernité.

Se vêtir pour se redresser

La souveraineté vestimentaire n’est ni un slogan ni une utopie. Elle est un choix de société. Elle engage l’emploi, la culture, l’environnement, la dignité.

S’habiller tunisien, ce n’est pas seulement consommer autrement. C’est produire autrement, penser autrement, transmettre autrement. C’est redonner un sens au travail, une valeur au geste, une cohérence à l’économie.

Comme hier, dans les rues d’Ez-Zahra et d’ailleurs, la Tunisie peut à nouveau se vêtir elle-même – et, ce faisant, se remettre debout.

Bibliographie indicative

Chang, H.-J. (2002). Kicking Away the Ladder. Anthem Press.

Rodrik, D. (2011). The Globalization Paradox. Oxford University Press.

Patel, R. (2009). Food Sovereignty. Journal of Peasant Studies.

Niinimäki, K. et al. (2020). The Environmental Price of Fast Fashion. Nature Reviews Earth & Environment.

Roy, A. (1999). The Politics of the Spinning Wheel. Oxford India.

International Labour Organization (2018). Employment-intensive industries and development.

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CAN 2025 | La Tunisie dos au mur

03. Januar 2026 um 10:08

Après une phase de groupe poussive et peu convaincante, l’équipe de Tunisie a le dos au mur : si elle veut poursuivre l’aventure de la Coupe d’Afrique des Nations (CAF Maroc 2025), elle doit battre le Mali, une équipe coriace et accrocheuse, qui lui a toujours posé problème, ce samedi 3 janvier 2026 à 20h00, au Stade Mohammed V de Casablanca. (Ph. Hannibal Mejbri/Lassine Sinayoko).

Latif Belhedi

Les coéquipiers de Hannibal Mejbri, qui alternent le meilleur et le pire, montrant une instabilité qui rend perplexe tous les analystes et plonge leurs supporters dans l’incertitude, ont ce soir une occasion pour se racheter et prouver que leur défaite contre le Nigéria (2-3) et leur match nul contre la Tanzanie (1-1) ont été des accidents de parcours.

Le coach Sami Trabelsi, dont les choix techniques ont été jusque-là très controversés, a lui aussi le dos au mur, car une nouvelle défaite pourrait lui valoir un renvoi sans ménagement, à quelques mois de la Coupe du Monde, la compétition reine à laquelle il avait pourtant réussi à qualifier les Aigles de Carthage.

Au regard de l’histoire

La rencontre de ce soir sera la 16e entre les deux équipes : la Tunisie ayant remporté 7 des 15 derniers matchs, le Mali 5, et 3 se sont soldés par un match nul.

Les deux équipes se sont déjà rencontrées 4 fois en CAN, le Mali restant invaincu (2 victoires, 2 nuls). Ce sera leur première confrontation en phase à élimination directe, leurs 4 précédents face-à-face ayant eu lieu en phase de groupes.

Les deux nations se retrouveront pour la 4e fois consécutive en CAN, après s’être déjà affrontés en 2019, 2021 et 2023, suite à leur première rencontre en phase finale en 1994.

Le Mali avait battu la Tunisie, pays hôte, 2-0 lors de son premier match de la CAN 1994, se qualifiant ainsi pour les 8e de finale aux côtés de la RD Congo, tandis que la Tunisie était éliminée dès la phase de groupes.

Leur rencontre de 2019 s’était soldée par un match nul 1-1 lors de leur 2e match de groupe. Les deux équipes se sont qualifiées : le Mali a terminé premier du groupe et la Tunisie deuxième, devant l’Angola et la Mauritanie.

Lors de l’édition 2021, un penalty d’Ibrahima Koné à la 48e minute a offert au Mali une victoire 1-0 à Limbé, lors de leur premier match du Groupe F. Les deux équipes se sont qualifiées, le Mali terminant 1er du groupe et la Tunisie 3e.

Lors de l’édition 2023, les deux équipes se sont retrouvées pour leur deuxième match de groupe, qui s’est soldé par un match nul 1-1. Lassine Sinayoko a donné l’avantage au Mali dès la 10e minute, avant qu’Hamza Rafia n’égalise pour la Tunisie à la 20e. Le Mali s’est qualifié en tant que premier du groupe, ex aequo avec l’Afrique du Sud et la Namibie, tandis que la Tunisie a été éliminée.

Le Mali a marqué lors de ses 4 confrontations en CAN face à la Tunisie et a conservé sa cage inviolée lors de ses victoires 2-0 et 1-0 en 1994 et 2021. Le Mali a ouvert le score lors de ces quatre rencontres (2 victoires, 2 nuls).

Trois des 5 buts inscrits par le Mali contre la Tunisie en CAN l’ont été en première mi-temps. Sur les 7 buts inscrits lors des confrontations entre ces deux équipes en CAN, 4 l’ont été en première mi-temps, seules les rencontres de 2019 et 2021 ayant vu des buts marqués en seconde période.

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CRLDHT | A travers Boughalleb, c’est la liberté de la presse qui est condamnée

03. Januar 2026 um 09:22

La condamnation du journaliste Mohamed Boughaleb par la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis à deux ans de prison avec sursis «constitue un acte grave, révélateur de l’état de délabrement avancé de la justice tunisienne et de sa soumission assumée au pouvoir exécutif», estime le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme (CRLDHT), dans un communiqué publié samedi 3 janvier 2026.

En confirmant, vendredi 2 janvier, le principe même de la condamnation, la Cour d’appel «entérine une logique de criminalisation de la parole journalistique et valide l’usage politique du décret‑loi 54 comme instrument de mise au pas des voix critiques», ajoute l’Ong tunisienne basée à Paris, estimant que «le sursis ne change rien à la nature de la décision : il ne s’agit ni d’un acquittement, ni d’une correction d’une injustice manifeste, mais d’un message de menace permanente adressé à Mohamed Boughalleb et, à travers lui, à l’ensemble des journalistes, intellectuel·les et citoyen·nes qui refusent le silence.»

L’affaire a été déclenchée en avril 2023 par une plainte déposée par une enseignante universitaire, accusant le journaliste de diffamation et de menaces à partir d’une publication sur les réseaux sociaux. Elle a été «instruite sans expertise numérique sérieuse, sans démonstration rigoureuse de l’imputabilité des propos, et au mépris des principes les plus élémentaires du droit pénal et de la liberté d’expression», souligne le CRLDHT dans son communiqué.

En confirmant la condamnation prononcée en première instance, malgré les failles procédurales soulignées, tout en en suspendant l’exécution, la justice maintient le journaliste sous la menace constante d’une incarcération à tout moment.

Rappelons que Mohamed Boughalleb a déjà été condamné en avril 2024 à six mois de prison dans une affaire liée au ministère des Affaires religieuses — peine alourdie à huit mois en appel — et qu’il a intégralement purgé cette condamnation. «Il a passé près de onze mois en détention, dans des conditions éprouvantes, qui ont durablement affecté sa santé physique et psychologique», rappelle le CRLDHT, ajoutant que, «depuis sa mise en liberté conditionnelle, le 20 février 2025, il restait soumis à des mesures restrictives lourdes : interdiction de quitter le territoire, contrôle judiciaire permanent, obligation de comparution.»

Outre Mohamed Boughalleb, plusieurs autres journalistes sont poursuivis en justice dont Chadha Haj Mbarek, Borhen Bsaies, Mourad Zeghidi (en détention) et Sonia Dahmani (en liberté conditionnelle).

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‘‘La Négociatrice’’ de Ghita El Khyari | Au cœur des crises qui façonnent le monde

03. Januar 2026 um 08:42

‘‘La Négociatrice’’, premier roman de Ghita El Khyari, mêle fiction et faits géopolitiques réels. New York s’éveille sous une tempête de neige. Les rues glissent, les trottoirs deviennent boueux. Alya Nasser avance à grands pas, enveloppée dans son manteau. Les Uber refusent, elle persiste. Manhattan est silencieux, figé dans un hiver immaculé. Elle serre son badge, le rend visible, franchit les portiques de l’Onu. Chaque regard est indifférent, chaque mouvement calculé.

Djamal Guettala

Dans le bureau de Noah, petit et nerveux, la tension est palpable. Trois points à respecter : reconnaissance, contexte, information cruciale. Alya écoute, prend note. Chaque mot compte, chaque silence pèse. Le vrai enjeu ne se cache jamais dans les phrases simples, mais dans ce qui reste implicite.

À 45 ans, Alya a dédié sa vie à la diplomatie. Kaboul, Birmanie, Haïti : des crises mondiales suivies de nuits courtes et de jours sans repos. Son appartement à New York est minimaliste, rationnel : café, repas commandés, rapports annotés. La vie personnelle passe après l’urgence des conflits. Pourtant, Alya vit pour ces moments : l’adrénaline d’être au centre, la certitude que ses décisions influencent des vies et le destin du monde.

Entre intime, diplomatie et géopolitique

Genève l’attend. La Syrie, théâtre d’une guerre civile depuis 2011. Alliances fragiles : Union européenne, États-Unis, Russie, Turquie, Iran. Chaque rencontre, chaque mot devient un fil tendu entre diplomatie et survie humaine. C’est là qu’elle rencontrera Alexeï, son homologue russe. Rivalité et attraction se mêlent. L’invasion de l’Ukraine brouille la frontière entre intime et géopolitique.

Alya connaît la solitude et la discipline. Bureau froid, gris, lumière filtrée, East River argenté au loin. Téléphones qui vibrent, messages qui s’accumulent. Chaque minute est une décision, chaque geste un calcul. Elle suit les crises, alerte ses équipes, prépare ses briefings, relit ses rapports. Elle anticipe, mesure, pèse. Tout est chronométré, millimétré, calibré pour que rien n’échappe à sa vigilance.

Noah, ancien supérieur à Kaboul, désormais chef du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix, structure ses briefings en trois points : premièrement, la reconnaissance ; deuxièmement, le contexte ; troisièmement, l’information cruciale. Avec lui, Alya apprend à lire entre les lignes, à anticiper les pièges et à protéger sa stratégie face à l’intensité du monde.

La diplomatie n’est pas une abstraction. Chaque conflit, chaque accord, chaque parole prononcée peut modifier le cours des événements. Alya s’y plonge avec une discipline quasi militaire. Elle sait que le poids de la responsabilité repose sur ses épaules et que les décisions qu’elle prend affectent des milliers de vies.

La pandémie de Covid-19 a transformé les espaces de travail. Les bureaux sont froids, impersonnels. Mais Alya s’y adapte. Chaque détail, du bruit des flocons sur le pavé au reflet argenté de l’East River, lui rappelle l’urgence et la fragilité des situations qu’elle doit gérer. Elle avance, seule mais jamais isolée, soutenue par une connaissance intime des crises et une détermination sans faille.

Un thriller humain et politique

Alya Nasser devient le miroir d’un monde où la diplomatie et la vie personnelle s’entrelacent, où chaque choix est un risque et chaque mot une arme. Le lecteur traverse New York et Genève, suit les négociations syriennes et ressent la tension de la diplomatie mondiale.

La fiction prend ici la dimension d’un thriller humain et politique. Les alliances sont fragiles, les enjeux immenses, les relations ambiguës. Alya Nasser incarne cette réalité : fragile et puissante à la fois, vulnérable et indispensable. Chaque décision peut bouleverser le cours des événements, chaque silence est porteur de conséquences.

Ghita El Khyari offre une plongée inédite dans le quotidien des diplomates et des fonctionnaires internationaux. Elle raconte la diplomatie non pas comme une abstraction, mais comme un art de précision, où émotions, stratégies et enjeux humains se croisent. Alya avance, et le lecteur avance avec elle, au rythme des négociations, des urgences et des dilemmes. Chaque page respire l’adrénaline et l’intelligence de la décision.

Ghita El Khyari (née en 1983 au Maroc) est autrice et ancienne diplomate. Elle a travaillé près de vingt ans au sein des Nations Unies, expérience qu’elle transpose dans ses romans, explorant les coulisses de la diplomatie et des organisations internationales. Son premier roman suit une négociatrice de paix en Syrie confrontée à un dilemme personnel, et son second, en cours, met en scène une jeune femme dans le monde humanitaire et le Forum de Davos. Ghita El Khyari a vécu dans plusieurs pays et réside aujourd’hui en région parisienne.

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Tebboune : «La Tunisie n’est pas une cible facile»

02. Januar 2026 um 12:52

Abdelmadjid Tebboune a fermement réfuté les allégations concernant un accord militaire secret avec la Tunisie qui porterait atteinte à la souveraineté tunisienne. Ces accusations proviennent de la diffusion d’un document douteux prétendant révéler les détails d’un tel accord. En réponse, le président algérien a qualifié ces allégations de tentative de déstabilisation de la Tunisie et de l’amitié de longue date entre les deux nations nord-africaines. «Certains acteurs tentent de semer la discorde entre l’Algérie et la Tunisie, pensant ainsi faciliter leurs infiltrations», a-t-il déclaré dans son discours à la nation, 31 décembre 2025.

Latif Belhedi

La controverse a éclaté après la signature, le 7 octobre 2025, à Alger, d’un accord de coopération militaire entre l’Algérie et la Tunisie. Cet accord visait à renforcer l’entraînement militaire conjoint, l’échange d’informations et la coordination face aux menaces transfrontalières. Cependant, le manque de détails officiels concernant cet accord a alimenté rumeurs et inquiétudes.

Le ministre de la Défense, Khaled Sehili, a précisé, à la réponse d’une question de député, que l’accord n’était qu’une mise à jour d’un pacte de coopération de 2001, conçu pour s’adapter à la nouvelle dynamique régionale et en élargir le champ d’application.

Les craintes de l’opposition politique tunisienne

Malgré cela, le 17 décembre, un document en ligne, censé révéler les détails de l’accord, a commencé à circuler, suscitant des craintes quant à une possible «subordination» de la Tunisie à l’Algérie.

Ce document, provenant prétendument d’une source confidentielle, laissait entendre que l’accord autoriserait l’armée algérienne à pénétrer jusqu’à 50 kilomètres en Tunisie pour poursuivre des terroristes ou des groupes armés. Cela impliquait également que l’Algérie pourrait intervenir pour rétablir la «stabilité institutionnelle» en Tunisie en période de troubles.

Cette situation a suscité des craintes, notamment au sein de l’opposition politique tunisienne, déjà confrontée à une forte répression depuis l’accaparement du pouvoir par le président Kaïs Saïed, depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021. Les détracteurs de Saïed perçoivent ce pacte militaire comme une nouvelle atteinte à la souveraineté tunisienne.

Selon le document divulgué, la Tunisie serait responsable du soutien logistique, incluant l’hébergement et les dépenses des troupes algériennes, et fournirait également des ressources naturelles en échange de l’intervention algérienne.

De plus, la Tunisie aurait besoin de l’approbation de l’Algérie avant de conclure tout nouvel accord de sécurité ou militaire avec d’autres pays.

Ce document a soulevé des inquiétudes en Tunisie quant à sa souveraineté et a alimenté des débats sur la transparence des alliances du pays, certains accusant l’Algérie de tenter d’exercer une forme de tutelle sur la Tunisie.

Le document a été largement repris par les médias étrangers, en particulier marocains et français, qui y ont vu la preuve de l’influence croissante de l’Algérie sur la Tunisie. Le Figaro, un quotidien français de droite, a même comparé la situation au protectorat français sur la Tunisie au début du XXe siècle.
L’authenticité du document est toutefois fortement contestée. Certains experts y ont relevé de multiples signes de falsification, notamment des erreurs dans l’en-tête et des références inexactes aux grades militaires et aux textes juridiques. Le contenu contredisait aussi, selon eux, la Constitution algérienne, qui impose des conditions strictes aux interventions militaires à l’étranger et exige l’approbation du Parlement.

Le démenti formel du président algérien

Dans un discours à la nation, Tebboune a mis en garde contre toute tentative de division entre l’Algérie et la Tunisie, insistant sur les liens fraternels étroits qui unissent les deux pays. Il a ajouté que ceux qui cherchent à rompre ces liens sous-estiment la force du patriotisme tunisien : «La Tunisie n’est pas une cible facile, et ceux qui le pensent se trompent.»

Tebboune a également lancé une pique à l’encontre de ceux qui militent pour une normalisation des relations avec l’entité «israélienne», faisant référence aux accords de normalisation conclus entre cette entité et certains pays arabes, comme le Maroc et les Émirats arabes unis. Il a souligné que le président Saïed n’était ni favorable à une normalisation avec l’entité « israélienne», ni pressé de prendre de telles mesures.

Le président algérien a réaffirmé que l’Algérie ne s’est jamais ingérée dans les affaires intérieures de la Tunisie et ne le fera jamais. «La sécurité de l’Algérie est indissociable de celle de la Tunisie», a-t-il déclaré, ajoutant : «Qui nuit à la Tunisie nuit à l’Algérie.»

Le président tunisien Kaïs Saïed avait déjà démenti en termes très généraux les rumeurs concernant l’accord militaire le 18 décembre, les qualifiant de pures inventions destinées à nuire au peuple tunisien.

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Nabeul accueille un bain du nouvel an

02. Januar 2026 um 12:14

La plage de la Rotonde à Nabeul a accueilli jeudi 1er janvier 2026 un «bain du nouvel an» dans le cadre de l’événement Village Citoyen organisé par la Fédération tunisienne du sport pour tous (FTST) en partenariat avec la Délégation régionale pour la Jeunesse et les Sports.

Cet événement sportif et récréatif, qui proposait diverses activités de plage et des spectacles, a rassemblé quelques centaines de participants de différentes nationalités.

Des tentes étaient également installées pour le dépistage des maladies chroniques telles que le diabète et l’hypertension.

Connue en France sous le nom du «bain des givrés», cette tradition vient des Américains, qui se sont eux-mêmes inspirés des pratiques scandinaves.

I. B.

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Plan directeur de la mobilité urbaine dans le Grand Tunis

02. Januar 2026 um 11:55

L’Agence d’urbanisme du Grand Tunis (Augt), sous la tutelle du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, a annoncé le lancement d’une enquête de terrain auprès des ménages sur la mobilité individuelle dans les quatre gouvernorats du Grand Tunis (Tunis, Ariana, Manouba et Ben Arous). Cette enquête se déroulera de début janvier à fin mars 2026.

Les agents chargés de rendre visite aux familles incluses dans l’enquête le feront en soirée (à partir de 16h00) afin de recueillir des données sur leurs déplacements quotidiens.

Il s’agit de créer un plan stratégique pour une mobilité durable, plus équilibrée, moins polluante et plus inclusive, en intégrant transports publics (métro léger, bus, train), modes doux et solutions numériques, pour mieux gérer les défis d’une agglomération complexe. L’objectif est de repenser l’offre et la demande de transport, réduire les embouteillages et la pollution, et améliorer la qualité de vie des citoyens. 

Cette enquête vise à recueillir les données nécessaires à l’élaboration du «Modèle directeur de la mobilité urbaine dans le Grand Tunis», réalisé par l’Agence en coopération avec l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), qui contribuera à la mise en place d’un système de transport et de mobilité urbain sophistiqué, sûr, intégré et durable, répondant aux besoins des différents groupes sociaux.

Il s’agit de créer un plan stratégique pour une mobilité durable, plus équilibrée, moins polluante et plus inclusive, en intégrant transports publics (métro léger, bus, train), modes doux et solutions numériques, pour mieux gérer les défis d’une agglomération complexe.

L’objectif est de repenser l’offre et la demande de transport, réduire les embouteillages et la pollution, et améliorer la qualité de vie des citoyens. 

Cette enquête comprend un échantillon représentatif de 7 000 familles issues des gouvernorats du Grand Tunis, sélectionnées selon une méthodologie statistique scientifique.

Il restera à espérer qu’une fois élaborés et adoptés, lesdits stratégie et plan ne resteront pas dans les tiroirs de ces messieurs de l’administration publique et trouveront le chemin de la mise en œuvre effective.

I. B.

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Tunis | Un taxiste agressé et braqué à Gammarth

02. Januar 2026 um 11:32

Les chauffeurs de taxis sont devenus des cibles faciles pour les braqueurs. La dernière victime de cette catégorie de la population a été poignardé hier soir, jeudi 1er janvier 2025, à Gammarth, dans la banlieue de Tunis. Il a été aussi dépouillé de son téléphone portable et de sa recette.

Selon Diwan FM citant une source sécuritaire, le chauffeur de taxi a fait monter un homme qui s’est fait passer pour un client et lui a demandé de le transporter dans la région de Gammarth. Une fois arrivé, il l’a poignardé à plusieurs endroits de son corps, lui a arraché son téléphone portable et lui a pris son argent et s’est enfui.

L’agresseur est activement recherché alors que le taxiste a été transféré à l’hôpital pour des soins.

I. B.  

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