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Heute — 28. April 2026Leconomiste Maghrebin

Accord de libre-échange entre l’Inde et la Nouvelle-Zélande

28. April 2026 um 14:57

L’Inde et la Nouvelle-Zélande ont franchi une étape majeure dans leurs relations économiques en signant, le 27 avril 2026 à New Delhi, un accord bilatéral de libre-échange qualifié d’« emblématique ». Ce partenariat vise à renforcer les échanges commerciaux, les investissements et la mobilité des travailleurs entre les deux pays.

L’accord prévoit une libéralisation massive des échanges, en garantissant notamment un accès en franchise de droits pour 100 % des exportations indiennes vers la Nouvelle-Zélande, couvrant plus de 8 000 produits.

En retour, la Nouvelle-Zélande bénéficiera d’une réduction ou d’une suppression progressive des droits de douane sur la majorité de ses exportations vers l’Inde, notamment dans des secteurs clés comme le bois, la laine, le charbon ou encore certains produits agricoles.

L’accord vise à doubler le volume des échanges bilatéraux pour atteindre les 5 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. Il s’accompagne également d’un engagement d’investissement néo-zélandais estimé à 20 milliards de dollars sur quinze ans, destiné à soutenir des secteurs stratégiques tels que l’industrie, les services et les technologies.

Au-delà des biens, le texte introduit des dispositions importantes sur la mobilité professionnelle. Il prévoit notamment la délivrance de visas pour environ 5 000 travailleurs qualifiés indiens, ainsi que des programmes spécifiques pour les jeunes et les étudiants, favorisant les échanges dans des domaines comme les technologies de l’information, la santé, l’ingénierie et l’éducation.

Toutefois, certaines filières sensibles ont été exclues de la libéralisation, notamment les produits laitiers, le sucre ou certaines huiles alimentaires, afin de protéger les agriculteurs et les industries locales indiennes.

Fruit de plusieurs années de négociations — relancées récemment dans un contexte de recomposition du commerce mondial — cet accord s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique. New Delhi cherche à réduire sa dépendance à certains marchés traditionnels, tandis que Wellington ambitionne de limiter son exposition à la Chine et de renforcer sa présence dans la région indo-pacifique.

L’entrée en vigueur de l’accord reste conditionnée à sa ratification par le Parlement néo-zélandais, un processus qui pourrait s’étendre sur plusieurs mois.

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Carburants : la France au bord de la panne sèche ?

28. April 2026 um 14:12

La France se dirige-t-elle vers une nouvelle crise énergétique ? Alors que le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, alerte sur un possible risque de pénurie de carburants dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, les premiers impacts se font déjà sentir dans le transport aérien. La compagnie Transavia a ainsi commencé à ajuster son programme de vols face à la flambée des prix du kérosène.

La crainte d’une pénurie de carburants en France refait surface. Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a évoqué, lundi 27 avril, ce risque, alimentant les inquiétudes dans un contexte international particulièrement instable.

En ligne de mire : le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial. Sa fermeture ou ses perturbations, liées aux tensions entre les États-Unis et l’Iran depuis la fin février, font peser une menace directe sur l’approvisionnement énergétique global…

Si les autorités françaises appellent à relativiser — rappelant que le pays dispose de réserves stratégiques capables de couvrir plusieurs semaines de consommation — les premiers signes de tension sont déjà visibles. Depuis fin mars 2026, un nombre croissant de stations-service rencontre des pénuries d’approvisionnement, dans un contexte de hausse des prix et de déséquilibres persistants sur le marché du diesel.

Transavia supprime des vols avant l’été

Surtout, les répercussions de cette crise énergétique commencent à dépasser le seul cadre routier. Le transport aérien en subit désormais les effets concrets. La compagnie low-cost Transavia, filiale du groupe Air France-KLM, a ainsi annoncé l’annulation de certains vols prévus en mai et juin. Une décision directement liée à la flambée des prix du kérosène. Ces annulations restent toutefois limitées (moins de 2 % des vols) mais traduisent une adaptation prudente face à la hausse des coûts. Pour les passagers concernés, la compagnie propose des solutions de report, de remboursement ou de réacheminement rapide, généralement sous 24 heures. Parallèlement, une hausse moyenne d’environ 10 euros par aller-retour a déjà été appliquée sur certains billets, une tendance susceptible de s’étendre à l’ensemble du secteur.

Face à cette situation, les inquiétudes gagnent également les institutions internationales. L’Association internationale du transport aérien (IATA) appelle à une meilleure coordination entre États. Tandis que certains gouvernements envisagent de recourir à des stocks stratégiques pour éviter une pénurie de kérosène.

Ainsi, si le scénario d’une panne sèche généralisée en France reste, à ce stade, peu probable selon les pouvoirs publics, la conjonction de tensions géopolitiques, de perturbations logistiques et de hausse des coûts énergétiques révèle la vulnérabilité d’un système fortement dépendant des équilibres internationaux. Une fragilité désormais visible, aussi bien à la pompe que dans les airs.

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BH Assurance : 4,26 millions de dinars de dividendes pour 2025

28. April 2026 um 12:37

L’assemblée générale ordinaire de BH Assurance a validé le versement d’un dividende de 1,6 dinar par action au titre de l’année 2025. C’est une des mesures qui ressort de la réunion du 27 avril 2026. Cela correspond à une distribution totale d’environ 4,26 millions de dinars aux actionnaires de la compagnie.

Les participants à cette AGO de BH Assurances ont entériné la répartition des bénéfices selon les modalités financières prévues pour l’exercice précédent. La date de détachement des dividendes est fixée au mardi 12 mai 2026. Elle marque le moment où le coupon est séparé de l’action.

Ainsi, ce versement global de plus de 4 millions de dinars souligne la performance financière de l’assureur sur l’année écoulée. Les investisseurs percevront donc leur rémunération un peu plus de deux semaines après la tenue de l’assemblée annuelle.

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La BTS digitalise le financement des projets des personnes handicapées

28. April 2026 um 12:30

Une plateforme électronique dédiée à la réception des demandes de financement au profit des personnes en situation de handicap vient d’être lancée. C’est ce qu’annonce la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS Bank).

Accessible en ligne via le site web de la BTS Bank, cette plateforme s’inscrit dans le cadre des efforts visant à soutenir le financement des petits projets et à favoriser la création d’emplois au profit de cette catégorie.

Les porteurs de projets en situation de handicap souhaitant bénéficier de ce programme peuvent soumettre leurs demandes exclusivement en ligne, via cette plateforme dédiée. Et ce jusqu’au 20 mai 2026, à travers le lien acces-financement.emploi.gov.tn

Par ailleurs, une enveloppe globale de 5 millions de dinars a été mobilisée pour ce programme. Lequel se destine à financer des microprojets dans divers secteurs économiques, avec un plafond de 10 000 dinars par crédit.

En outre, ces prêts sont accordés sans intérêts bancaires, sans apport personnel et sans garanties. De même qu’ils sont remboursables sur une période de huit ans, dont deux années de grâce, indique la BTS Bank.

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Le Canada lance son premier fonds souverain doté de 25 milliards de dollars

28. April 2026 um 12:11

Le Canada annonce la création de son tout premier fonds souverain, baptisé « Canada Strong Fund ».  Et ce, dans un contexte de recomposition économique mondiale et de tensions commerciales croissantes. C’est une initiative que présentait le Premier ministre Mark Carney, à Ottawa, lundi 27 avril.

Doté d’un capital initial de 25 milliards de dollars canadiens (environ 18 milliards de dollars américains), ce fonds public d’investissement vise à financer des projets stratégiques à l’échelle nationale, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, des minerais critiques, de l’agriculture et des technologies.

Pensé comme un outil de long terme, le fonds fonctionnera sur un modèle d’investissement aux côtés du secteur privé, avec l’objectif de générer des rendements commerciaux tout en soutenant la transformation de l’économie canadienne. Les bénéfices seront réinvestis afin d’accroître progressivement sa capacité financière et de constituer une richesse durable pour les générations futures.

L’une des particularités du dispositif réside dans la volonté d’ouvrir le fonds aux citoyens. Le gouvernement prévoit en effet de lancer un produit d’investissement accessible au grand public, permettant aux Canadiens de participer directement au financement des projets et de bénéficier des retombées économiques.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par des tensions commerciales avec les États-Unis et une volonté affichée d’accroître l’indépendance économique du pays. Le fonds doit ainsi contribuer à réduire la dépendance du Canada à certains partenaires commerciaux, tout en renforçant sa compétitivité dans des secteurs clés.

Toutefois, certains observateurs soulignent que le Canada ne dispose pas d’importants excédents budgétaires — traditionnellement à l’origine des fonds souverains — ce qui pourrait limiter, à court terme, la capacité d’expansion du dispositif. Malgré ces réserves, le gouvernement défend un instrument stratégique destiné à stimuler l’investissement domestique et à soutenir la croissance sur le long terme.

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Sofiene Weriemi : « Il faut inciter au rapatriement des devises plutôt que de contraindre »

28. April 2026 um 11:41

Archaïque, inadaptée aux réalités économiques et technologiques contemporaines, la réglementation tunisienne des changes pénalise aussi bien les entreprises que les particuliers. Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, Sofiene Weriemi, expert-comptable spécialisé dans les affaires bancaires, décortique les principaux dysfonctionnements du code des changes et plaide pour une refonte globale et immédiate d’un cadre juridique qui n’a quasiment pas évolué depuis 1976.

Sofiene Weriemi, expert-comptable spécialiste dans les affaires bancaires, rappelle que la loi relative aux changes remonte à 1976 et n’a été révisée qu’à deux ou trois reprises depuis lors. Il souligne toutefois que le problème dépasse le seul texte législatif : la réglementation des changes forme un dispositif bien plus vaste, composé de dizaines de textes d’application, notamment des circulaires de la Banque centrale, qui doivent eux aussi être mis en conformité avec les évolutions économiques, financières et technologiques actuelles.

Trois failles majeures qui paralysent l’économie

Le spécialiste identifie trois dysfonctionnements majeurs. Le premier tient à la définition des concepts « résidents » et « non-résidents ». Il estime que les textes actuels comportent des ambiguïtés, voire des aberrations, dans la manière dont ces notions sont délimitées, et que ces imprécisions découragent l’installation de personnes étrangères en Tunisie, en les soumettant à des contraintes réglementaires excessives qu’il conviendrait de lever.

Le deuxième dysfonctionnement réside dans l’interdiction faite aux Tunisiens résidant en Tunisie de détenir des avoirs à l’étranger. Notre interlocuteur précise qu’un résident tunisien ne peut légalement détenir ni devises, ni comptes courants… Il établit un lien direct avec la question des cryptomonnaies et des portefeuilles électroniques, largement utilisés par de jeunes Tunisiens pour fournir des services à des clients étrangers — une pratique en contradiction formelle avec la réglementation en vigueur. Pour y remédier, il préconise d’autoriser les résidents à détenir des avoirs à l’étranger dans des limites définies, assortie d’une obligation de rapatriement dès que ces plafonds sont dépassés.

Le troisième dysfonctionnement concerne le régime des infractions et des sanctions. Sofiene Weriemi dénonce une absence totale de gradation : toute infraction à la réglementation des changes, qu’il s’agisse d’une tentative ou d’un manquement avéré, est passible des peines suivantes : entre un mois et cinq ans d’emprisonnement, une amende pouvant atteindre 300 000 dinars, assortie d’un multiple de la valeur de l’objet de l’infraction. Il illustre l’absurdité du dispositif en soulignant que le simple fait de quitter le territoire avec un chèque en dinars constitue techniquement une infraction punie au même titre que le transfert de plusieurs millions d’euros à l’étranger. Il plaide pour une modulation des sanctions en fonction de la gravité de l’infraction et de l’intention de son auteur.

Inciter plutôt que contraindre : un changement de paradigme urgent

Notre interlocuteur ne laisse aucun doute sur la nécessité d’agir sans délai. Il relève que la réforme de la réglementation des changes est évoquée depuis des décennies sans jamais avoir été concrétisée et qu’il est temps de proposer un texte répondant à l’ensemble des problèmes identifiés.

Il pointe par ailleurs une incohérence fondamentale : dans un contexte où la Tunisie a un besoin pressant de devises, les autorités s’attachent toutefois à restreindre les importations pour en limiter les sorties. Alors que la priorité devrait être d’encourager les résidents à rapatrier leurs avoirs en devises et à en détenir davantage. Une orientation qui contribuerait à résoudre le problème structurel de la balance commerciale et de la balance des paiements.

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Santé : Ferjani plaide pour l’investissement dans la formation professionnelle

28. April 2026 um 11:22

Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a souligné l’importance d’investir dans la formation aux métiers des sciences de la santé, qu’il considère comme un investissement direct dans le capital humain, la qualité des services et la sécurité des patients.

Présidant, lundi 27 avril 2026, une réunion consacrée au suivi du projet « Renouveau Santé », visant à moderniser la formation dans les métiers de la santé et à améliorer l’encadrement pédagogique et pratique, le ministre a insisté sur la nécessité de développer les programmes d’enseignement, de renforcer les stages et de consolider les capacités des formateurs.

L’objectif est de former des compétences capables de répondre aux besoins des citoyens et aux évolutions rapides du secteur sanitaire.

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de la Santé, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, l’Université de Montréal et la Fondation Dr Balserour, en appui à la modernisation des cursus et au renforcement des compétences des cadres de santé.

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Avant le Hajj, l’aéroport de Tunis-Carthage met les bouchées doubles

28. April 2026 um 10:48

Lors de sa visite, lundi 27 avril 2026, à l’aéroport international de Tunis-Carthage, le ministre du Transport, Rachid Amri, a appelé à l’achèvement dans les délais des travaux en cours au niveau de la « station des pèlerins ». Avec, notamment, l’aménagement de ses différentes installations. Et ce, afin de garantir de meilleures conditions d’accueil et de confort.

Cette visite de l’aéroport s’inscrit dans le cadre du suivi des composantes commerciales et opérationnelles de la plateforme aéroportuaire, ainsi que de l’évaluation du degré de préparation des terminaux 1 et 2. En vue de la sécurisation des saisons du Hajj et du retour des Tunisiens résidant à l’étranger pour l’année 2026.

Le ministre a, à cette occasion, examiné l’état d’avancement des mesures engagées pour améliorer la qualité des services et renforcer les infrastructures de l’aéroport.

Rachid Amri s’est également informé de l’aménagement de l’espace dédié à l’équipe chargée de la programmation des vols au terminal principal, récemment finalisé; ainsi que du dispositif de traitement des bagages.

Il a enfin insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre l’ensemble des intervenants. Avec pour objectif d’assurer des services au sol efficaces. Tout en garantissant la régularité des vols et le respect des standards internationaux de qualité et de performance.

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Dividende : une première à Carthage Cement

28. April 2026 um 10:32

Le Conseil d’administration de Carthage Cement s’est réuni le vendredi 24 avril 2026. Il a arrêté les états financiers de l’exercice 2025. Lesquels font ressortir un résultat net bénéficiaire de 40,1 millions de dinars. Il est en baisse par rapport aux 70,3 millions enregistrés en 2024.

Ceci étant, le Conseil d’administration de Carthage Cement a décidé, pour la première fois de son histoire, de distribuer des dividendes. Et ce, à raison de 0,065 dinar par action.

Au 31 décembre 2025, le total du bilan de Carthage Cement s’établit donc  à 892,8 millions de dinars; contre 873,5 millions un an auparavant. Le chiffre d’affaires annuel atteint 382,8 millions de dinars; contre 421,6 millions en 2024. Soit un recul de 9,2 %. Cette baisse s’explique principalement par la diminution de 19 % des volumes de ciment vendus sur le marché local. La compense partiellement une hausse de 73 % des volumes exportés.

Par ailleurs, le Conseil d’administration annonce la convocation d’une Assemblée générale ordinaire prévue pour le mercredi 24 juin 2026. Y sera soumise la proposition de distribution de dividendes au titre de l’exercice 2025. Selon une source bien informée, c’est la première fois que l’entreprise décide de distribuer des dividendes.

En outre, une Assemblée générale extraordinaire est également convoquée pour la même date. A l’ordre du jour : la modification du premier paragraphe de l’article 4 des statuts de la société, portant sur le changement de l’adresse du siège social.

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Tunisie – Transition énergétique ou perte de souveraineté ?

28. April 2026 um 09:47

La Fédération générale de l’électricité et du gaz, relevant de l’Union générale tunisienne du travail, organise, mardi 28 avril 2026, un rassemblement de protestation devant l’Assemblée des représentants du peuple. Elle appelle l’ensemble des syndicalistes et des agents de la STEG à se mobiliser pour dénoncer la discussion de projets de loi relatifs à la production d’électricité à partir des énergies renouvelables.

Dans un communiqué publié la veille, la Fédération affirme inscrire cette action dans la défense de la souveraineté énergétique nationale et dans le cadre de sa « responsabilité » vis-à-vis de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz.

La structure syndicale rappelle avoir présenté, lors d’une conférence de presse le 21 avril au siège de l’UGTT, sa vision et ses propositions concernant les concessions de production d’électricité renouvelable. Elle dénonce son exclusion des auditions parlementaires consacrées à ces projets de loi.

Au cœur des critiques : un dispositif de concessions jugé défaillant et défavorable à la STEG. La Fédération pointe des investisseurs défaillants n’honorant pas leurs engagements, transférant un lourd fardeau financier à la STEG. Elle fustige également les « concessions » accordées par l’État, notamment l’allongement de la durée des contrats de 20 à 30 ans, privant l’entreprise publique de l’exploitation des centrales durant la dernière décennie de leur cycle de vie. Soit une perte estimée à 800 millions de dinars.

Audit global des concessions accordées

Plus largement, la Fédération accuse le gouvernement de ne pas négocier de contreparties à ces avantages, comme la relance de projets renouvelables à l’arrêt. Au passage, elle appelle également à un audit global des concessions accordées depuis 2019, dénonçant leur coût élevé pour les finances publiques et leur faible taux de réalisation.

Toujours selon le syndicat, la STEG dispose des capacités d’investissement nécessaires dans les énergies renouvelables, à condition d’obtenir l’aval de l’État pour mobiliser des financements extérieurs. De ce fait, elle met en garde contre une dépendance croissante aux capitaux étrangers, qui risquerait, selon elle, d’éroder la part de la STEG dans la production électrique et de fragiliser la souveraineté énergétique du pays.

Cette mobilisation intervient alors que le Parlement va tenir, ce 28 avril 2026, une séance plénière dédiée à l’examen de plusieurs projets de loi relatifs à la production d’électricité à partir de l’énergie solaire.

À l’ordre du jour figure l’étude du rapport unifié de la commission de l’industrie, du commerce, des ressources naturelles, de l’énergie et de l’environnement. Celui-ci porte sur cinq projets de loi visant à approuver des conventions de concession pour la production d’électricité, ainsi que, pour certains, des contrats de location de sites et leurs annexes.

Les textes concernent des centrales photovoltaïques prévues dans plusieurs régions du pays : à Khebna, Mazzouna (gouvernorat de Sidi Bouzid), Ksar, Skdoud et Menzel Habib.

Ces projets s’inscrivent dans la stratégie nationale de développement des énergies renouvelables, dans un contexte marqué par des débats croissants autour de la gouvernance du secteur, des modalités de concession et de leurs retombées économiques pour l’État.

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Smartphones et IA plus chers : la guerre en Iran frappe la tech

28. April 2026 um 09:15

Le conflit en Iran ne se limite plus aux marchés de l’énergie : il perturbe désormais profondément l’industrie technologique mondiale, désorganise la chaîne d’approvisionnement des circuits imprimés et des puces électroniques, entraînant une hausse significative des coûts pour les entreprises du secteur.

Au cœur de cette crise figure une dépendance critique à certains matériaux produits ou transitant par le Moyen-Orient. Selon un rapport de Reuters, des installations pétrochimiques majeures ont été touchées, affectant notamment la production de résines essentielles à la fabrication des circuits imprimés. L’un des acteurs clés du marché, responsable d’une large part de l’approvisionnement mondial, se retrouve ainsi à l’arrêt, aggravant les tensions sur les stocks disponibles.

Conséquence directe : les prix des composants électroniques flambent. Selon plusieurs analyses, le coût des circuits imprimés a bondi jusqu’à 40 % en avril, dans un contexte déjà marqué par la hausse des prix des puces mémoire et des matières premières comme le cuivre.

Cette situation fragilise l’ensemble de l’écosystème technologique, des fabricants de smartphones aux géants du cloud et de l’intelligence artificielle. Les entreprises doivent désormais arbitrer entre augmentation des prix, réduction des marges ou réorganisation de leurs chaînes d’approvisionnement.

Ressources stratégiques affectées…

Au-delà des matériaux, le conflit affecte aussi des ressources stratégiques indispensables à la production de semi-conducteurs. Le Moyen-Orient joue en effet un rôle clé dans la fourniture de gaz rares comme l’hélium, utilisé pour refroidir les wafers lors de la fabrication des puces. Les perturbations logistiques et les fermetures de sites accentuent la pression sur une chaîne déjà sous tension.

Plus largement, la fermeture ou la perturbation du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle des hydrocarbures et de nombreuses matières premières, renforce les difficultés d’approvisionnement à l’échelle mondiale.

Lire aussi – Détroit d’Ormuz : un cessez-le-feu trop court pour relancer le trafic

Face à cette accumulation de chocs, les industriels anticipent une hausse durable des coûts et des tensions persistantes sur les chaînes d’approvisionnement. Même en cas d’accalmie militaire, les effets du conflit pourraient se prolonger pendant plusieurs années, tant les interdépendances industrielles sont profondes et difficiles à reconfigurer rapidement.

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Kaïs Saïed appelle à finaliser la plateforme de recrutement des chômeurs de longue durée

28. April 2026 um 08:30

Le président de la République Kaïs Saïed a réuni, dans l’après-midi du 27 avril au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, la ministre des Finances Mechket Slama Khaldi, le ministre des Affaires sociales Issam Lahmer et celui de l’Emploi Riadh Chaoued.

Objectif : avancer sur l’application de l’article 15 de la loi de finances 2026, prévoyant des augmentations de salaires dans le public comme le privé, et des revalorisations des pensions pour 2026-2028.

Dès les premières minutes,  Kaïs Saïed a réitéré l’engagement tunisien pour une politique sociale tous azimuts, couplée à une traque sans relâche des « poches de régression, de trahison et de corruption ». Il a exigé l’accélération de la plateforme numérique dédiée au recrutement des chômeurs de longue durée, calée sur des critères d’équité absolue.

Le chef de l’État n’a pas mâché ses mots sur l’administration publique, gangrénée par des nominations « illégales et claniques », fruits de « fidélités partisanes » et du pouvoir comme « privilèges ». « Ces acteurs attisent les tensions par tous les moyens », a-t-il fustigé.

En clôture, le chef de l’État s’est exprimé par métaphores poétique interposées : « Nous pointons la lune de la nuit de pleine lune… La souveraineté tunisienne et les slogans de la Révolution : emploi, liberté, dignité nationale… L’index et le pouce qui se touchent ? … Zéro, ou illusions d’union ou de rupture ! » Le peuple, seul arbitre, démantèlera « cercles vicieux, intrigues obscures, déclarations fallacieuses et marchands d’illusions », sit-ins et programmes financés inclus, « de l’intérieur comme de l’extérieur ».

Enfin, un décret présidentiel a été pris : la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie est relevée de ses fonctions. Salah Zouari, ministre de l’Équipement et du Logement, assure l’intérim.

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Fatma Thabet Chiboub démise de ses fonctions

28. April 2026 um 08:15

Le président de la République, Kaïs Saïed, a décidé de démettre de ses fonctions la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub.

L’intérim sera assuré par Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat, jusqu’à nouvel ordre.

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CEPEX/Technoparks : cap sur l’exportation des entreprises tunisiennes

27. April 2026 um 22:49

Le Centre de promotion des exportations (CEPEX) et l’association Tunisia Technoparks s’apprêtent à conclure un accord-cadre pour renforcer l’intégration des entreprises des technopôles au dispositif national d’appui à l’internationalisation.

Décidée à l’issue d’une réunion tenue vendredi 24 avril entre le PDG du CEPEX, Mourad Ben Hassine, et des représentants de l’association, cette initiative vise à structurer les actions conjointes en faveur de l’innovation, de la compétitivité et de l’accès aux marchés extérieurs.

Les deux parties ambitionnent notamment de faciliter l’accès des entreprises aux services du CEPEX, en particulier aux mécanismes de soutien financier, et d’accroître leur participation aux opérations de promotion à l’étranger, telles que les salons professionnels et les rencontres BtoB.

Les discussions ont également porté sur l’organisation de journées d’information dans les technopôles afin de rapprocher les entrepreneurs des représentants du CEPEX à l’international et de mieux valoriser le savoir-faire tunisien.

Tunisia Technoparks fédère plusieurs pôles de compétitivité et technopôles couvrant divers secteurs, dans l’objectif de soutenir l’innovation et le développement économique.

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Gestern — 27. April 2026Leconomiste Maghrebin

Centrales photovoltaïques : l’OTE critique, déjà, le régime de concession

27. April 2026 um 22:29

À la veille de l’examen par l’Assemblée des représentants du peuple, le 28 avril 2026, de cinq projets de concessions de centrales photovoltaïques, l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) met en garde contre leurs impacts potentiels sur la souveraineté nationale et les équilibres financiers.

Dans une note récente, l’OTE critique des projets censés renforcer l’indépendance énergétique, réduire les coûts et soutenir la STEG. Selon lui, ces objectifs masquent surtout des avantages accordés aux bailleurs de fonds, au détriment de l’intérêt national.

L’Observatoire alerte sur plusieurs risques majeurs. D’abord, un fardeau financier accru pour la STEG, qui supporterait l’essentiel des coûts et des aléas, avec un risque d’endettement aggravé. Ensuite, un déséquilibre contractuel favorisant les entreprises étrangères, sans garanties de transfert technologique, d’intégration industrielle locale ni de création d’emplois durables.

L’OTE pointe aussi les effets du transfert du risque de change à la STEG et du rapatriement de devises sur plus de 20 ans, susceptibles de fragiliser l’économie nationale, ainsi que des impacts environnementaux.

Face à ces enjeux, l’Observatoire appelle les députés à rejeter ces projets et à ouvrir un débat public pour repenser une transition énergétique plus souveraine et inclusive.

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La Tunisie et le Canada vont renforcer leur coopération énergétique

27. April 2026 um 22:21

Le secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, chargé de la Transition énergétique,  Wael Chouchane, a examiné, lundi 27 avril, lors de sa rencontre avec l’envoyé spécial du Canada pour l’Afrique, Ben Marc Diendéré, les moyens de renforcer la coopération bilatérale entre la Tunisie et le Canada  dans les domaines de l’énergie, des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et des technologies propres.

 Cette rencontre a permis  d’aborder la solidité des relations tuniso-canadiennes, notamment, à l’approche du 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays et d’examiner les opportunités de développer la coopération bilatérale dans le secteur énergétique, a indiqué le ministère de l’Industrie, des mines et de l’énergie dans un communiqué.

 Les discussions ont porté également sur la possibilité d’établir des partenariats tripartites entre la Tunisie, le Canada et les pays africains, ainsi que l’élargissement des domaines de coopération économiques dans le continent africain.

Le secrétaire d’État a souligné que la Tunisie œuvre à exécuter des réformes structurelles, s’inscrivant dans le cadre de la stratégie nationale de l’énergie et qui visent à accélérer la transition énergétique, mettant en exergue les opportunités  prometteuses que la Tunisie offre aux investisseurs, notamment dans les projets de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables.

Pour sa part, l’envoyé spécial du Canada pour l’Afrique a exprimé la volonté de son pays de soutenir la coopération économique avec la Tunisie et de s’ouvrir davantage sur les marchés africains.

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Il roule… au charbon (oui, vraiment)

27. April 2026 um 17:43

Quand l’essence se fait rare, l’ingéniosité prend le volant. À Cuba, un mécanicien a décidé de dépoussiérer une technologie que l’Europe connaît bien… surtout quand les temps deviennent compliqués : transformer du charbon en carburant.

Faute d’essence – conséquence d’un embargo pétrolier renforcé par Donald Trump sur l’île – Juan Carlos Pino n’a pas abandonné sa vieille Polski Fiat de 1980. Il l’a simplement… réinventée. Son idée : bricoler un système artisanal capable de produire un gaz combustible à partir de charbon et de l’injecter directement dans le moteur à la place de l’essence, rapporte 20minutes.fr.

Le dispositif, entièrement fabriqué avec des matériaux de récupération, n’a rien d’un prototype de laboratoire. C’est du pur système D comme on en trouve partout à Cuba, frappée qu’elle est depuis des décennies par les sanctions américaines, durcies dernièrement par l’administration Trump, qui interdit toute vente  de carburants aux Cubains. Et pourtant, les premiers essais sont plutôt encourageants : la voiture peut atteindre environ 70 km/h et parcourir une cinquantaine de kilomètres. Ce n’est pas un record de vitesse, certes, mais c’est toujours mieux que de rester coincé au garage.

Un air de déjà-vu historique

Les plus férus d’histoire automobile auront sans doute un sentiment de déjà-vu. Car cette idée rappelle fortement le gazogène, un dispositif largement utilisé en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale. À l’époque, l’essence était réservée à l’effort de guerre, et les conducteurs faisaient rouler leurs véhicules avec ce qu’ils avaient sous la main : bois, charbon ou autres combustibles capables de produire un gaz alimentant le moteur.

Rustique ? Assurément. Peu efficace ? Pas faux. Mais incroyablement ingénieux. De là à imaginer que la flambée des prix du pétrole ou les tensions internationales puissent faire ressortir les vieux gazogènes des greniers… disons simplement que l’idée reste, pour l’instant, dans la catégorie des curiosités mécaniques. Mais qui sait? l’avenir peut nous réserver de surprises, en ce sens que la guerre au Moyen-Orient pourrait durer et impacter

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Le SNJT se mobilise pour Ziad El Hani

27. April 2026 um 16:43

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) appelle à participer à un rassemblement de solidarité avec le journaliste Ziad El Hani. Il est prévu le jeudi 30 avril 2026 à partir de 9h00, devant le tribunal de première instance de Tunis 1, situé rue Bab Bnet.

A noter que le parquet près le tribunal de première instance de Tunis a ordonné le renvoi de Ziad El Hani devant la chambre correctionnelle le même jour, avec l’émission d’un mandat de dépôt à son encontre. Et ce, à la suite de son audition pour des faits d’atteinte à autrui via les réseaux publics de communication. C’est ce que révèle une source judiciaire.

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Iuliu Stocklosa : « La Tunisie peut constituer une porte d’entrée en Afrique pour la Roumanie »

27. April 2026 um 16:26

Le forum B2B tuniso-roumain, organisé lundi 27 avril 2026 à Gammarth, place au cœur des échanges la relance du partenariat économique entre les deux pays.

Rencontré en marge de cet événement, Iuliu Stocklosa, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Bucarest, est revenu sur la coopération entre la Tunisie et la Roumanie dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com. « Nous sommes venus avec une délégation multisectorielle réunissant des entreprises actives dans l’automatisation, les technologies de l’information, le transport et les énergies renouvelables  » précise-t-il.

Puis il poursuit : « Nous espérons rencontrer de bons partenaires en Tunisie. Cette visite s’inscrit dans la continuité d’une délégation tunisienne qui s’était rendue en Roumanie l’année dernière avec Conect International. Nous sommes convaincus que cette coopération va se renforcer. Car nous considérons la Tunisie comme une porte d’entrée vers l’Afrique et la Roumanie comme une porte d’entrée vers l’Europe centrale et orientale. »

Interrogé sur le fait de savoir s’il s’agissait de sa première visite en Tunisie, il a répondu : « Ce n’est pas ma première visite en Tunisie. Mais c’est la première fois que je m’y rends avec cette délégation. »

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