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Heute — 30. März 2026Leconomiste Maghrebin

Fonderies d’aluminium du Golfe à l’arrêt : choc pour l’économie mondiale

30. März 2026 um 13:32

L’Iran a revendiqué dimanche 29 mars la responsabilité des attaques contre deux des plus grandes usines d’aluminium au monde, à Bahreïn et aux Émirats arabes unis. Ravivant ainsi les craintes que la guerre au Moyen-Orient, qui entre dans son deuxième mois, n’ait de graves conséquences pour l’économie mondiale.

Les Gardiens de la révolution d’Iran ont confirmé dans un communiqué diffusé par les médias d’État iraniens avoir lancé des attaques de missiles et de drones qui ont endommagé les usines Aluminium Bahrain (ALBA) et Emirates Global Aluminium (EGA).

Ils indiquent que ces attaques étaient une réponse aux frappes israélo-américaines contre deux aciéries iraniennes. Tout en faisant référence aux liens de ces entreprises avec des sociétés militaires et aérospatiales américaines. « Grâce aux investissements et aux participations d’entreprises américaines, ces deux sociétés jouent un rôle important dans l’approvisionnement des industries militaires qui fournissent l’armée américaine », ont déclaré les Gardiens de la révolution dans leur communiqué.

De son côté, ALBA, qui possède l’une des plus grandes usines d’aluminium au monde, a déclaré lundi 30 mars qu’elle évaluait les dégâts causés par ces attaques iraniennes contre ses installations.

Quant à Emirates Global Aluminium (EGA), elle a également signalé d’importants dégâts suite à des attaques de missiles et de drones iraniens. EGA a précisé aujourd’hui que son usine de Tawila, à Abou Dhabi, l’une de ses deux unités aux Émirats arabes unis, a subi des « dégâts majeurs » et que six personnes ont été blessées.

Dans ce contexte, la plupart des producteurs d’aluminium du Golfe, qui représentent environ 9 % de l’offre mondiale, ont interrompu leurs livraisons aux marchés mondiaux par leurs canaux habituels depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran; et ce, en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz.

A cet égard, notons que les deux entreprises sont des fournisseurs majeurs du secteur aérospatial mondial. EGA produisant des alliages de haute qualité utilisés par des géants de l’aviation tels que Boeing et Airbus.

Les attaques contre les fonderies s’inscrivent dans une offensive iranienne plus large contre les infrastructures économiques critiques du Golfe, qui a ciblé les raffineries de pétrole, les ports commerciaux, les aéroports et les voies maritimes…

Pour sa part, l’usine d’Al Tawilah d’EGA a produit 1,6 million de tonnes métriques de métal en fusion en 2025. La société possède également une raffinerie d’alumine adjacente à El Tawilah qui a produit l’année dernière 2,4 millions de tonnes de matière première d’aluminium.

L’industrie sidérurgique de Bahreïn déclare un cas de force majeure

Enfin, Foulath Holding, la société mère de BahrainSteel, a également déclaré un cas de force majeure dans ses activités, en raison des problèmes engendrés par la guerre.

Sachant que les États-Unis importent 10 % de leur aluminium primaire des pays du Golfe, soit 171 400 tonnes. Les Émirats arabes unis sont leur troisième fournisseur après le Canada et l’Afrique du Sud.

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Phosphate : la Tunisie décroche un prêt de 52 millions de dollars

30. März 2026 um 12:32

La Tunisie mise sur la modernisation de son réseau ferroviaire pour redonner de l’élan à sa filière phosphate, fortement pénalisée par des contraintes logistiques persistantes.

Ainsi la commission des Finances de l’ARP a approuvé un prêt de 16 millions de dinars koweïtiens, soit environ 51,9 millions de dollars, via le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), destiné à financer des infrastructures ferroviaires liées au transport du phosphate.

Ce financement s’inscrit dans un programme plus large de réhabilitation du réseau en deux phases. La première phase  prévoit le renouvellement de 190 km de voies sur plusieurs lignes stratégiques, dont la ligne 21. La seconde phase comprend la réhabilitation de 415 km supplémentaires, la modernisation des tunnels et des gares, ainsi que l’installation d’un nouveau système de signalisation.

L’enjeu est de taille. Car il faut rappeler que les difficultés de transport ont fortement réduit la capacité de production et d’exportation du secteur, la CPG n’ayant exploité qu’environ 40 % de ses capacités en 2025.

Le projet devrait aussi soutenir l’activité de la SNCFT, dont une part importante des revenus dépend du transport du phosphate. Reste toutefois à sécuriser les financements complémentaires et à maîtriser les délais d’exécution.

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Quadrilatère au Pakistan : projet pour le détroit d’Ormuz sur le modèle du canal de Suez

30. März 2026 um 10:57

Le Pakistan a accueilli dimanche 29 mars des pourparlers avec la Turquie, l’Égypte et l’Arabie saoudite dans le cadre de ses efforts de médiation pour mettre fin à la guerre en Iran. Les premières discussions ont porté sur des propositions visant à rouvrir le détroit d’Ormuz à la navigation, selon des sources proches du dossier.

Les ministres des Affaires étrangères des trois puissances régionales ont atterri à l’aéroport d’Islamabad pour les pourparlers, alors que l’Iran a averti les États-Unis de ne pas lancer d’attaque terrestre et que les prix mondiaux du pétrole ont grimpé en flèche. Selon cinq sources proches du dossier qui se sont confiées à Reuters, les pays réunis au Pakistan ont soumis des propositions à Washington concernant le trafic maritime et l’ouverture du détroit d’Ormuz, dans le cadre d’efforts plus larges visant à stabiliser les flux maritimes.

Environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié transitait chaque jour par le détroit d’Ormuz, mais l’Iran a effectivement bloqué le trafic maritime à cet endroit en réponse aux frappes aériennes américano-israéliennes qui ont débuté il y a un mois.

Propositions pour l’ouverture d’Ormuz

Le Pakistan qui, comme la Turquie, partage une frontière avec l’Iran, a mis à profit ses liens étroits avec Téhéran et Washington pour devenir un acteur diplomatique clé dans ce conflit, aux côtés d’Ankara et du Caire. Des propositions, notamment celles de l’Égypte, avaient été transmises à la Maison Blanche par le Pakistan avant la réunion de dimanche et prévoyaient des redevances similaires à celles du canal de Suez. Deux autres sources pakistanaises ont indiqué que la Turquie, l’Égypte et l’Arabie saoudite pourraient former un consortium pour gérer le flux de pétrole transitant par cette voie navigable et ont invité le Pakistan à y participer.

La proposition de création d’un consortium de gestion conjointe a été discutée avec les États-Unis et l’Iran, selon les sources. Une première source pakistanaise a indiqué que le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, Asim Munir, est en contact régulier avec le vice-président américain J.D. Vance.

De son côté, une source diplomatique turque a indiqué qu’Ankara avait pour priorité d’obtenir un cessez-le-feu. « Garantir le passage sûr des navires pourrait constituer une mesure importante pour instaurer la confiance dans ce dossier », a déclaré une personne, qui a souhaité garder l’anonymat…

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Riadh Sidaoui : « L’Iran, nouveau Vietnam pour les États-Unis ? »

30. März 2026 um 10:20

Alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran s’installe dans la durée, le politologue tunisien Riadh Sidaoui décrypte, dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, une escalade aux conséquences potentiellement mondiales. Entre guerre totale, enjeu pétrolier et risque d’enlisement militaire, il met en garde contre des choix stratégiques lourds de dangers.

Riadh Sidaoui estime que les États-Unis et Israël ont engagé une guerre totale contre l’Iran, visant à la fois ses installations nucléaires, ses infrastructures industrielles et civiles. Il souligne toutefois que les infrastructures énergétiques constituent une ligne rouge, en raison de la menace iranienne de riposter en ciblant les installations pétrolières et gazières dans toute la région du Golfe.

Le politologue explique que cette menace confère à l’Iran un levier stratégique majeur, en particulier via le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial. Il précise que toute perturbation majeure pourrait entraîner une flambée des prix du baril, susceptible d’atteindre des niveaux critiques pour l’économie mondiale et américaine.

Selon lui, cette variable énergétique constitue le principal facteur susceptible de freiner l’escalade américaine, d’autant que les marchés financiers ont déjà réagi négativement à la hausse des prix de l’énergie.

Une guerre controversée jusque dans le camp occidental

Le politologue tunisien affirme que ce conflit ne correspond ni aux intérêts du peuple américain ni à ceux de son économie, mais qu’il s’inscrit avant tout dans la stratégie du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Il considère que ce dernier a réussi à entraîner Donald Trump dans une confrontation que les précédentes administrations américaines avaient évitée.

Riadh Sidaoui souligne l’existence de critiques au sein même des États-Unis, y compris dans le camp républicain, notamment parmi les partisans du mouvement « Make America Great Again », qui rejettent une guerre jugée étrangère aux Américains.

Il ajoute que plusieurs alliés occidentaux, y compris le Royaume-Uni et la France, ont exprimé des réserves quant à la légalité de cette guerre, perçue comme non conforme au droit international. Il  juge qu’une opération terrestre constituerait une erreur majeure pour Washington. Notre invité  rappelle que, depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont connu des échecs répétés dans ce type d’engagements, citant les guerres de Corée, du Vietnam, d’Afghanistan et d’Irak.

Il souligne encore que si les États-Unis disposent d’une supériorité aérienne indéniable, les opérations au sol se sont souvent soldées par des pertes importantes et des retraits contraints. Il estime qu’une intervention en Iran exposerait l’armée américaine à un scénario comparable, voire plus complexe.

Le politologue insiste sur les spécificités iraniennes : un territoire vaste, une population de plus de 90 millions d’habitants, une armée déterminée et des forces paramilitaires prêtes à mener des actions de type guérilla. Il évoque également un soutien logistique extérieur, notamment de la Chine et de la Russie. Dans ces conditions, il considère qu’une guerre terrestre pourrait marquer la fin politique de Donald Trump.

Le facteur géographique et humain, clé du conflit

Riadh Sidaoui souligne que la géographie iranienne, notamment ses zones montagneuses, constitue un avantage stratégique pour les forces locales, familières du terrain. Il rappelle que les échecs américains passés s’expliquent en grande partie par cette asymétrie.

Il insiste également sur la capacité de mobilisation de l’Iran, qui pourrait aligner plusieurs millions de combattants déterminés à défendre leur territoire, renforçant ainsi le risque d’enlisement. Le politologue identifie deux scénarios principaux. Le premier, qu’il qualifie de rationnel, verrait Donald Trump proclamer une victoire stratégique et accepter une désescalade, sous l’influence des institutions militaires américaines.

Le second scénario, jugé plus dangereux, serait celui d’une escalade chaotique, alimentée par l’influence israélienne, avec un durcissement du conflit et un risque accru de déstabilisation régionale. Riadh Sidaoui souligne que les menaces iraniennes sur les infrastructures énergétiques régionales pourraient provoquer une explosion des prix du pétrole, mettant en difficulté l’économie américaine et mondiale.

Notre invité précise que les frappes ont affaibli les courants modérés en Iran, renforçant les factions les plus radicales, notamment au sein des Gardiens de la révolution. Il considère que cette évolution réduit les marges de compromis et durcit la posture iranienne.

Dans ce contexte, un retrait du traité de non-prolifération nucléaire marquerait, selon lui, une escalade majeure, traduisant un basculement stratégique du régime.

L’île de Kharg, un enjeu stratégique central

Le politologue explique que cette île constitue une infrastructure vitale pour l’économie iranienne, assurant plus de 70 % des exportations de pétrole du pays. Elle abrite également des installations militaires et logistiques essentielles. Il souligne que toute tentative de contrôle de cette île exposerait les forces américaines à des attaques depuis les côtes iraniennes, transformant potentiellement l’opération en piège militaire.

Au final, Riadh Sidaoui considère que l’Iran conserve un levier stratégique déterminant à travers le contrôle du détroit d’Ormuz et la menace sur les marchés pétroliers. Et d’ajouter que cette réalité pourrait contraindre Washington à revoir sa stratégie, face au risque d’une crise économique globale. Le politologue conclut que, dans ce conflit, la variable énergétique pourrait s’avérer plus décisive que la puissance militaire elle-même.

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Nouvelle escalade au Moyen-Orient : le pétrole franchit les 115 dollars

30. März 2026 um 10:07

Les prix du baril du pétrole ont fortement augmenté lundi 30 mars, portés par une nouvelle escalade du conflit au Moyen-Orient après l’entrée en scène des rebelles houthis du Yémen contre Israël. Le Brent a dépassé les 115 dollars le baril, poursuivant une hausse spectaculaire entamée depuis plusieurs semaines. Tandis que le brut américain WTI a lui aussi franchi les 100 dollars.

Plus précisément, le prix du pétrole brut Brent a bondi de 3,09 dollars, soit 2,74 %, à 115,66 dollars le baril après avoir clôturé en hausse de 4,2 % vendredi. Le West Texas Intermediate américain s’établissait à 102,56 $ le baril, en hausse de 2,92 $, soit 2,93 %, après un gain de 5,5 % lors de la séance précédente.

Cette flambée s’explique par l’élargissement du conflit entre l’Iran, Israël, les Etats-Unis mais aussi leurs alliés, faisant craindre des perturbations majeures de l’approvisionnement mondial.

En effet, durant le week-end, les Houthis, soutenus par l’Iran, ont lancé des attaques contre Israël, marquant une extension géographique du conflit vers la mer Rouge et le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, axe clé du transport pétrolier mondial.

Parallèlement, la fermeture du détroit d’Ormuz — par où transite environ 20 % du pétrole mondial — accentue les tensions sur les marchés énergétiques…

Face à ces risques, certains producteurs, notamment en Arabie saoudite, ont commencé à réorganiser leurs flux d’exportation pour limiter les perturbations. Mais les analystes redoutent qu’une intensification militaire, voire une intervention terrestre américaine, ne provoque une nouvelle envolée des prix.

Les exportations de pétrole brut saoudien redirigées du détroit d’Ormuz vers le port de Yanbu en mer Rouge ont atteint 4 658 millions de barils par jour la semaine dernière, selon les données de la société d’analyse Kpler.

A rappeler enfin que depuis le début du conflit, le 28 février 2026, le pétrole a enregistré une hausse exceptionnelle, dépassant déjà les niveaux observés lors de précédentes crises majeures, signe d’une inquiétude croissante des marchés face à une guerre régionale prolongée.

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Nabil Fahmi, le nouveau secrétaire général de la Ligue arabe

30. März 2026 um 09:12

Le diplomate égyptien Nabil Fahmi a refait surface sur la scène arabe après l’annonce, dimanche, de l’approbation unanime par les ministres arabes des Affaires étrangères au poste de secrétaire général de la Ligue arabe, en succession d’Ahmed Aboul Gheit, en fonction depuis mars 2016 et dont le mandat prendra fin en juin prochain.

Nabil Fahmi devrait prendre ses fonctions le 1er juillet 2026 pour un mandat de cinq ans.

Qui est Nabil Fahmi? 

Nabil Fahmi est né en 1951 dans l’État de New York, alors que son père, Ismaïl Fahmi, exerçait des fonctions diplomatiques aux États-Unis. Ce dernier deviendra plus tard ministre égyptien des Affaires étrangères en 1973, avant de démissionner en 1977 pour protester contre la visite du président Anouar el-Sadate à Jérusalem.

Nabil Fahmi a entamé sa carrière au sein de l’appareil d’État égyptien en 1974, au bureau du président Anouar el-Sadate. Il a ensuite occupé plusieurs postes diplomatiques, notamment auprès des Nations unies, avant d’être nommé ambassadeur d’Égypte au Japon de 1997 à 1999, puis aux États-Unis de 1999 à 2008.

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Tunisie – L’illusion du calme : quand les chiffres rassurent plus qu’ils ne guérissent

30. März 2026 um 06:00

À première vue, les indicateurs monétaires et financiers arrêtés au 27 mars 2026 offrent un tableau presque apaisé de la conjoncture tunisienne. Les soldes s’améliorent, les réserves en devises se renforcent, les taux se stabilisent. L’économie semble respirer. Mais cette respiration est-elle le signe d’une guérison ou simplement celui d’une économie maintenue sous assistance, dans un équilibre précaire ? Car derrière la mécanique apparente des chiffres se cache une réalité plus complexe : celle d’un système financier qui s’ajuste, sans pour autant se transformer en profondeur. Une économie qui tient, mais qui peine encore à se réinventer.

 

Le redressement du solde du compte courant du Trésor, à 2 235,9 MDT, constitue indéniablement l’un des signaux les plus positifs de cette photographie conjoncturelle. L’amélioration est nette, aussi bien en variation journalière qu’en glissement annuel. Elle traduit un effort de gestion plus rigoureux, probablement soutenu par une meilleure mobilisation des recettes et un pilotage plus fin des dépenses.

Mais cette amélioration, pour significative qu’elle soit, ne doit pas masquer la réalité structurelle des finances publiques tunisiennes. Le Trésor continue de fonctionner dans une logique de flux tendus, dépendant étroitement des ressources de court terme et de l’appui du système bancaire. Ce que révèlent ces chiffres, ce n’est pas une transformation du modèle budgétaire, mais plutôt une optimisation conjoncturelle de ses marges de manœuvre. Une respiration, certes, mais encore loin d’un rééquilibrage durable.

 

Banques et liquidité : une dépendance qui persiste

Le système bancaire, quant à lui, affiche une amélioration relative de sa liquidité, avec un solde du compte courant ordinaire en hausse à 391,7 MDT. Ce mouvement est renforcé par une augmentation du volume global du refinancement, qui atteint 11 683,9 MDT. Mais cette apparente détente doit être interprétée avec prudence. En réalité, elle confirme surtout la dépendance persistante des banques tunisiennes à la liquidité fournie par la Banque centrale. Le refinancement reste le pilier invisible du système bancaire, révélant une intermédiation encore fragile et peu autonome.

La baisse annuelle du volume de refinancement, de plus de 3 milliards de dinars, est certes un signal encourageant. Elle suggère un début de normalisation. Mais elle s’accompagne d’une tension latente, visible dans le recours accru à la facilité permanente de prêt à 24 heures, qui bondit en variation journalière. Le marché interbancaire lui-même illustre cette dualité : actif mais instable, dynamique mais fragmenté. La liquidité circule, mais elle circule avec précaution.

 

Le dilemme monétaire : soutenir sans relâcher, freiner sans casser

Dans ce contexte, la Banque centrale évolue sur une ligne de crête particulièrement étroite. Le maintien du taux directeur à 7 %, combiné à un taux du marché monétaire à 6,99 %, traduit une volonté claire de stabilisation. La baisse de 50 points de base sur un an marque une inflexion prudente, presque timide, vers un assouplissement monétaire.

Mais cette orientation reste contrainte. L’inflation, bien que moins explosive, n’est pas totalement maîtrisée. Le dinar demeure vulnérable. Et l’environnement international impose une discipline monétaire accrue. Ainsi, la Banque centrale ne peut ni relâcher significativement sa politique, au risque de raviver les tensions inflationnistes et de fragiliser la monnaie, ni durcir davantage les conditions financières, au risque d’asphyxier une économie déjà affaiblie. Ce dilemme est au cœur de la conjoncture actuelle : comment soutenir une économie fragile sans compromettre sa stabilité ?

 

L’économie du cash : symptôme d’un mal plus profond

L’augmentation spectaculaire des billets et monnaies en circulation, qui atteignent 28 448 MDT sur un an, constitue un indicateur souvent sous-estimé, mais fondamental.

Elle révèle une réalité persistante : la domination du cash dans les échanges économiques tunisiens. Une domination qui traduit à la fois la défiance envers le système bancaire, l’ampleur de l’économie informelle et l’incertitude des agents économiques. Dans un tel contexte, la politique monétaire perd en efficacité. Les canaux de transmission traditionnels – crédit, taux d’intérêt, intermédiation bancaire – se trouvent partiellement contournés. Autrement dit, une partie significative de l’économie échappe aux instruments classiques de régulation. Et tant que cette dualité persistera, les marges de manœuvre des autorités resteront limitées.

 

Le front extérieur : une accalmie précieuse mais fragile

C’est sans doute du côté des équilibres extérieurs que les signaux les plus encourageants apparaissent. Les avoirs nets en devises atteignent 25 112,9 MDT, soit l’équivalent de 106 jours d’importation. Cette amélioration renforce la capacité du pays à faire face à ses engagements extérieurs et réduit les risques immédiats de crise de balance des paiements.

Cette dynamique repose largement sur deux moteurs essentiels : les recettes touristiques, en progression à 1 310 MDT, et les revenus du travail à l’étranger, qui atteignent 1 930,1 MDT. Ces flux constituent de véritables amortisseurs macroéconomiques.

Mais cette accalmie reste fragile. Elle dépend de facteurs externes – conjoncture internationale, stabilité géopolitique, attractivité touristique — sur lesquels la Tunisie a peu de prise. Par ailleurs, le service de la dette extérieure, bien qu’en baisse annuelle, demeure élevé et continue de peser sur les réserves. La question de la soutenabilité de la dette reste donc entière.

 

Le dinar : entre répit tactique et fragilité structurelle

Le comportement du dinar reflète parfaitement cette situation intermédiaire. Face au dollar, la monnaie tunisienne montre des signes de résistance, avec une légère appréciation annuelle. Cette évolution est favorable, notamment dans un contexte de pressions sur les prix de l’énergie.

Mais face à l’euro, partenaire commercial majeur, le dinar s’inscrit dans une trajectoire plus fragile. Cette dépréciation relative renchérit le coût des importations et alimente les tensions inflationnistes. Ces mouvements traduisent une réalité structurelle : le dinar reste une monnaie sensible, fortement exposée aux déséquilibres internes et aux chocs externes.

 

Une dette domestique en mutation silencieuse

L’évolution des bons du Trésor révèle une transformation stratégique importante. La chute spectaculaire de l’encours des bons à court terme, conjuguée à une forte hausse des bons assimilables, traduit une volonté de réallonger la maturité de la dette. Une stratégie rationnelle, visant à réduire les risques de refinancement immédiats.

Mais cette mutation n’est pas sans coût. Elle implique une charge d’intérêt potentiellement plus élevée et renforce la dépendance de l’État vis-à-vis du système bancaire domestique. Ce basculement silencieux redessine les équilibres financiers internes, tout en posant la question de la capacité du marché à absorber durablement cette dette.

 

L’ombre du contexte international : une contrainte permanente

La Tunisie évolue dans un environnement mondial incertain, marqué par une croissance molle, des tensions géopolitiques persistantes et des politiques monétaires encore restrictives. Les grandes économies avancées hésitent entre désinflation et ralentissement. Les flux de capitaux se font plus sélectifs. Les coûts de financement restent élevés.

Dans ce contexte, les marges de manœuvre des économies émergentes se réduisent. L’accès au financement extérieur devient plus complexe, plus coûteux, plus conditionné. Pour la Tunisie, cela signifie une dépendance accrue aux ressources internes et une nécessité urgente de restaurer la confiance des investisseurs.

 

À court terme : une stabilisation sous surveillance

À horizon immédiat, la situation apparaît relativement stabilisée. Les indicateurs monétaires sont maîtrisés, les réserves en devises confortables, les taux contenus. Mais cette stabilité reste conditionnelle. Elle repose sur un équilibre délicat, susceptible d’être remis en cause par le moindre choc externe ou interne. La vigilance s’impose donc. Plus que jamais.

 

À moyen terme : l’impératif de transformation

Au-delà de la conjoncture, la véritable question est celle du modèle économique. La Tunisie peut-elle continuer à fonctionner avec une économie duale, une forte dépendance au refinancement, un poids élevé de l’informel et une croissance atone ?

La réponse est clairement non. Les indicateurs actuels offrent une fenêtre d’opportunité. Mais sans réformes structurelles — fiscales, financières, productives — cette accalmie restera temporaire. Il ne s’agit plus seulement de stabiliser, mais de transformer.

 

In fine, entre répit et responsabilité

Les données du 27 mars 2026 racontent une histoire subtile : celle d’une économie qui tient, mais qui hésite encore à changer. La Tunisie bénéficie aujourd’hui d’un répit. Mais ce répit n’est pas une victoire. Il est une responsabilité. Car dans les équilibres fragiles se cachent souvent les urgences les plus profondes. Et dans les périodes d’accalmie se jouent, parfois, les décisions les plus décisives.

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Références :

(1) Sources principales consultées pour le contexte international : World Bank MENAAP (27/03/2026), données prix Brent / marché pétrolier (27/03/2026), minutes Fed / prises de position récentes, analyses Reuters sur la réaction des marchés aux tensions régionales. (Banque Mondiale)

(2) (*) https://www.bct.gov.tn/bct/siteprod/indicateurs.jsp

(**) https://www.ins.tn/

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG).

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Gestern — 29. März 2026Leconomiste Maghrebin

120 000 euros pour un excès vitesse de 29 km/h…

29. März 2026 um 20:06

Deux chiffres : 29 km/h et 120 000 euros.

L’événement se passe en Finlande. Le premier chiffre indique un excès de vitesse sur un parcours limité à 30 km/h de la part d’un conducteur, un certain Anders Wiklöf, âgé de 79 ans.

Le second chiffre concerne une amende qu’il a reçue pour ce dépassement, elle s’élève à 120 000 euros. Oui, vous avez bien lu : on ne s’est trompé de deux ou trois 0 de plus c’est bien cent-vingt mille euros.

Cependant, en Finlande mais aussi en Suède, « le montant des amendes est calculé en fonction des revenus du contrevenant », rapportent nos confrères de 20Minutes.

Ceci étant, cette décision s’explique par « la réglementation en vigueur dans le pays pour les excès de vitesse de plus de 20 km/h, rappelle le journal finlandais, Nya Äland. « Dans ce cas, il n’existe aucun plafond pour le montant de l’amende. Celle-ci est calculée en fonction des revenus du contrevenant. Un calcul est effectué pour relever le revenu net mensuel (moins 255 euros), qui est ensuite divisé par 30 pour obtenir le montant du jour-amende, lui-même réduit de moitié », ajoute le journal.

Pour mieux comprendre le phénomène – et essayer de suggérer qu’une pareille loi soit adoptée chez nous en Tunisie-, le média poursuit l’explication : « En fonction de la gravité de l’infraction commise, un nombre de jours-amendes est fixé par les autorités. Pour les usagers millionnaires comme Anders Wiklöf, la note peut donc vite grimper ».

Mais ce dernier, philosophe et qui n’est pas à son premier essai (près de 400 000 versés au Trésor public finlandais en 13 ans), a accepté la sanction : « Si j’ai commis une erreur, je l’accepte et il n’y a rien d’autre à dire », a-t-il confié, « tout en s’estimant chanceux de ne pas avoir perdu son permis de conduire. Ce qui aurait pu être le cas s’il avait atteint les 60 km/h », selon le site français.

Moralité : imaginez un seul instant qu’on applique pareille loi en Tunisie non seulement dans le domaine de la conduite mais aussi dans d’autres domaines de la vie…

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CCITF : Speed Dating B2B entreprises-startups

29. März 2026 um 15:11

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF), organise le 19 mai 2026 un « Speed Dating B 2 B à Tunis, dédié à la mise en relation entre entreprises et startups. « Favoriser des connexions à forte valeur ajoutée autour de besoins concrets, de solutions innovantes et de nouvelles opportunités de collaboration commerciale », c’est l’objectif de cette rencontre professionnelle.

Au programme, figurent des « Pitchs startups » (présentation) et des sessions de « Speed Dating B2B » qui sont destinés aux entreprises à la recherche de solutions adaptées à leurs enjeux ou une startup souhaitant présenter son offre à des interlocuteurs qualifiés.

Pour ce faire, la CCITF indique avoir mis à la disposition des entreprises, qui désirent participer à cette rencontre, un formulaire Entreprises : urlr.me/edCBfN et un formulaire Startups : urlr.me/yBuZ9d.

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Disparition d’un bâtisseur : Othman Ben Arfa n’est plus

28. März 2026 um 19:05

Figure majeure de l’énergie en Tunisie et ancien PDG de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), Othman Ben Arfa est décédé samedi 28 mars 2026.

Ingénieur de formation, il laisse l’empreinte d’un dirigeant rigoureux qui a marqué durablement le développement énergétique national.

À la tête de la Steg entre 2002 et 2011, il a piloté la modernisation du réseau électrique, soutenu l’intégration du gaz naturel et accompagné l’extension des infrastructures pour répondre à une demande croissante. Il a également favorisé l’ouverture internationale de l’entreprise et amorcé des réflexions sur les énergies renouvelables.

Entré à la Steg en 1967, il y a gravi tous les échelons après des études d’électrotechnique aux États-Unis, contribuant dès ses débuts à des projets techniques stratégiques.

Après la Révolution tunisienne de 2011, il s’est exilé en France dans un contexte politique tendu.

Décoré de l’Ordre de la République, ancien sportif accompli, il demeure une référence pour plusieurs générations d’ingénieurs tunisiens.

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Perenco : l’outsider discret devenu pilier pétrolier au Gabon et en Tunisie

29. März 2026 um 11:34

Perenco est une entreprise pétrolière un peu particulière. Discrète, familiale, loin des grands groupes cotés en Bourse, elle a pourtant réussi à devenir un acteur majeur au Gabon. Son secret ? Une stratégie simple mais efficace : reprendre des champs pétroliers vieillissants, que les grandes compagnies délaissent, et leur redonner vie.

Cela dit aux passage, on a suivi son parcours en Tunisie, étant donné qu’elle communiquait beaucoup avec les médias, ce qui malheureusement ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Lire aussi: ARP : prolongation des permis d’exploitation du groupe Perenco

Au Gabon, elle aurait progressivement pris de l’ampleur jusqu’à dépasser TotalEnergies, devenant ainsi le premier producteur de pétrole du pays, avec environ 100 000 barils par jour. Une réussite construite avec patience, loin des projecteurs, comme le rapporte gabonactu.com.

Mais Perenco ne se limite plus au pétrole. L’entreprise développe aussi des projets gaziers et cherche à devenir un véritable acteur de l’énergie. Elle investit dans des infrastructures, produit du gaz et travaille à réduire le gaspillage, notamment en limitant le torchage.

Au-delà du Gabon, Perenco est également présente en Tunisie, où elle participe à l’exploitation de ressources énergétiques, contribuant à l’économie locale. Cette présence montre une volonté d’ancrage durable dans les pays où elle opère.

Concrètement, l’entreprise est impliquée dans l’exploration et la production d’hydrocarbures, aussi bien onshore qu’offshore. Ces dernières années, Perenco a élargi ses actions en Tunisie, en investissent dans de nouveaux projets énergétiques (y compris le solaire) mais aussi en menant des initiatives sociales et environnementales, comme des programmes de reboisement ou des actions en faveur des communautés locales. Et par les temps qui courent, devrait être plus visible sur le sol tunisien.

Au fond, Perenco, c’est l’histoire d’une entreprise qui avance à son rythme, en s’adaptant, tout en restant proche des réalités du terrain et des besoins des populations.

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Football : Lamouchi réunnit ses débuts à la tête des Aigles de Carthage

29. März 2026 um 09:03

Sabri Lamouchi n’a pas raté sa première à la tête de l’Equipe nationale de Tunisie de football, en signant une courte mais combien précieuse victoire (1-0) face à l’équipe d’Haïti de football. C’était dimanche 29 mars à 1 heure du matin (heure de Tunisie). Il s’agit d’un match amical disputé au Canada. L’unique but de la rencontre a été marqué dès la 7ème minute par Sebastien Tounekti sur une passe d’Ismail Gharbi

Même s’il s’agit d’un match amical, il demeure reste encourageant pour le nouveau coach des Aigles de Carthage, Sabri Lamouchi, dont c’était donc le premier test à la tête de la sélection.

Toutefois, on attend maintenant une autre rencontre avec un calibre plus relevé que celui des Haïtiens, pour nous faire une plus d’idée sur les capacités de Lamouchi à conduire loin la sélection nationale.

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Décès de l’ancien président algérien, Lamine Zeroual

29. März 2026 um 06:37

Liamine Zéroual, ancien président de l’Algérie, est décédé samedi 28 mars 2026 à Alger à l’âge de 84 ans, des suites d’une longue maladie. Dans ce cadre, les autorités algériennes ont décrété un deuil national en hommage à cette figure majeure de l’État, dont la disparition marque un tournant symbolique dans l’histoire politique du pays.

Chef de l’État entre 1994 et 1999, il avait pris les rênes du pouvoir en pleine « décennie noire », une période de violences aiguës. En effet, élu en 1995 lors d’un scrutin pluraliste, il s’était attaché à rétablir progressivement les institutions tout en menant une politique mêlant lutte contre le terrorisme et initiatives de dialogue, rappellent les médias algériens.

Son choix de ne pas se représenter en 1999 constitue l’un des faits les plus marquants de son parcours. En se retirant volontairement de la vie politique, il avait contribué à ouvrir une nouvelle séquence institutionnelle, illustrant une approche singulière de l’exercice du pouvoir.

Avant son accession à la présidence, Liamine Zéroual était un ancien officier de l’armée et un moudjahid de la guerre de libération. Après son départ, il s’était fait discret, restant en retrait de la scène publique tout en conservant une réputation d’intégrité.

Sa trajectoire demeure étroitement liée à une période critique durant laquelle l’Algérie tentait de préserver son unité et de reconstruire ses institutions face à une crise profonde.

Que son âme repose en paix.

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Le recyclage cellulaire, clé du rajeunissement du sang !

29. März 2026 um 09:00

Et si la clé pour mieux vieillir se cachait dans le système de recyclage de nos cellules ? Pour en savoir davantage, poursuivez la lecture de cet article. 

Une équipe internationale de chercheurs a réussi à restaurer certaines fonctions de cellules souches sanguines âgées chez la souris, ouvrant ainsi une nouvelle piste pour lutter contre le vieillissement du système immunitaire et certaines maladies du sang.

En effet, cette étude, publiée dans la revue scientifique Cell Stem Cell, rapporte le site spécialisé techno-science-net, révèle qu’en agissant sur les lysosomes – les centres de recyclage des cellules – il serait possible de redonner de la vigueur à des cellules souches affaiblies par l’âge. Voilà qui ne manquera de réjouir les partisans de la « jeunesse éternelle ».

Ces cellules, appelées cellules souches hématopoïétiques, résident dans la moelle osseuse et assurent la production continue des cellules du sang : globules rouges, plaquettes et globules blancs. Avec le temps, leur capacité à se renouveler diminue, ce qui fragilise l’immunité et augmente les risques d’infections ou de cancers du sang, explique la source.

Les chercheurs ont donc identifié un mécanisme clé de ce vieillissement : le dysfonctionnement des lysosomes. « Grâce à des technologies d’analyse à l’échelle de la cellule unique, ils ont observé que ces structures deviennent trop acides et perdent leur efficacité chez les souris âgées ». Résultat : les déchets moléculaires s’accumulent et déclenchent une inflammation chronique nuisible aux cellules souches.

Et ce n’est pas tout, en utilisant un inhibiteur ciblant l’ATPase vacuolaire, expliquent-ils, l’équipe aurait réussi à corriger ce déséquilibre. Les lysosomes ont retrouvé un fonctionnement plus stable et les cellules souches traitées ont vu leur capacité à produire de nouvelles cellules sanguines multipliée par plus de huit après transplantation chez la souris. Le traitement a également réduit l’activation de la voie inflammatoire cGAS-STING.

Ces travaux, issus d’une collaboration entre l’Institut Imagine et le Mount Sinai (situé à New York), pourraient à terme améliorer les greffes de moelle osseuse, les thérapies géniques et les traitements des maladies sanguines liées à l’âge. Source : étude publiée dans Cell Stem Cell.

Vive la science!

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L’Institut des maladies génétiques Imagine (situé en France) a été créé en 2007 et soutenu par la fondation du même nom. C’est un lieu de recherches pour des solutions diagnostiques et thérapeutiques dont ont besoin les patients enfants et adultes atteints de ces maladies.

L’Icahn School of Medicine at Mount Sinai Medical School est située à New York (Etats-Unis). En tant que centre médical principal de la ville, elle fournit des soins et participe à la recherche médicale.

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Produits pétroliers : la demande en hausse de 6 % en janvier 2026

28. März 2026 um 22:52

La demande nationale de produits pétroliers a augmenté de 6 % en janvier 2026 pour atteindre 401 ktep, selon l’Observatoire national de l’énergie et des mines. Cette hausse est principalement portée par la progression de la consommation d’essence (+15 %) et de jet d’aviation (+11 %).

Parallèlement, la demande totale de gaz naturel a progressé de 7 %, confirmant une tendance générale à la hausse de la consommation énergétique.

Dans le détail, la structure de consommation des produits pétroliers reste globalement stable, malgré une légère évolution en faveur de l’essence, tandis que le gasoil conserve la part dominante.

La consommation de carburants routiers demeure prépondérante, représentant plus de la moitié de la demande totale, alors que la hausse de la consommation de gaz naturel est principalement tirée par les besoins accrus en production électrique.

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Énergie primaire : le déficit s’aggrave de 9 % en janvier 2026

28. März 2026 um 22:40

Le bilan d’énergie primaire fait apparaître, en janvier 2026, un déficit de 0,5 Mtep enregistrant, ainsi, une hausse de 9 % par rapport à janvier 2025, et ce, en comptabilisant la redevance, selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

  Le taux d’indépendance énergétique, qui représente le ratio des ressources d’énergie primaire par la consommation, s’est situé à 35 % en janvier 2026 contre 37 % en janvier 2025.

Alors que, sans comptabilisation de la redevance, le taux d’indépendance énergétique se limiterait à 26 % en janvier 2026 contre 30% en janvier 2025, a fait savoir l’Observatoire.

 Les ressources d’énergie primaire se sont situées à 0,3 Mtep en janvier 2026, enregistrant, ainsi, une hausse de 2 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette augmentation est due principalement à la hausse de la redevance sur le transit du gaz algérien. Les ressources d’énergie primaire restent dominées par la production nationale de pétrole et du gaz qui participent tous les deux à hauteur de 68 % de la totalité des ressources d’énergie primaire.

La part de l’électricité renouvelable (production STEG et privée et autoproduction) reste timide et ne représente que 3 % des ressources primaires.

A signaler que la redevance sur le transit du gaz algérien a enregistré une hausse de 31% en janvier 2026 par rapport à janvier 2025.

La demande d’énergie primaire a enregistré entre janvier 2026 et janvier 2025 une hausse de 6 %. La demande du gaz naturel a augmenté de 7 %, celle des produits pétroliers a enregistré une hausse de 6 % et la production d’électricité à partir des sources renouvelables a augmenté de 27 %.

 La structure de la demande en énergie primaire a enregistré un léger changement, en effet, la part de la demande des produits pétroliers est passé de 49 % en janvier 2025 à 48 % durant janvier 2026. La part du gaz naturel a augmenté, par contre, de 50 % en janvier 2025 à 51 % en janvier 2026.

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Le déficit de la balance commerciale énergétique recule de 16 % en janvier 2026

28. März 2026 um 22:34

Le déficit de la balance commerciale énergétique, en tenant compte de la redevance du gaz algérien exportée, a enregistré, en janvier 2026, une baisse de 16% pour se situer à 945 millions de dinars (MDT), selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

Les exportations des produits énergétiques ont enregistré une hausse en valeur de 62% accompagnée par une baisse des importations en valeur de 5%.

Selon l’observatoire, les échanges commerciaux dans le secteur de l’énergie sont très sensibles à trois facteurs à savoir : les quantités échangées, le taux de change dollar/dinar ($/DT) et les cours du Brent, qualité de référence sur laquelle sont indexés les prix du brut importé et exporté ainsi que les produits pétroliers.

En effet, au cours du mois de janvier 2026, les cours du Brent ont enregistré une baisse de 12$/bbl par rapport au mois de janvier 2025.

Au cours de la même période, le taux de change du dinar tunisien par rapport au dollar a enregistré une baisse de 10% par rapport au Dollar américain, principale devise d’échange des produits énergétiques en comparaison avec la même période de l’année dernière.

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Tunisie – Forte chute de la production pétrolière en janvier 2026

28. März 2026 um 21:44

La production nationale de pétrole brut a diminué de 12%, pour se situer à 95 kt en janvier 2026, en comparaison avec la même période de l’année 2025, d’après le bulletin de la Conjoncture énergétique, que vient de publier par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

On lit dans ledit bulletin que la moyenne journalière de la production de pétrole est passée de 28,8 mille barils/j en janvier 2025 à 25,7 mille barils/j en janvier 2026. Cette baisse est expliquée par la régression de la production dans la plupart des champs, à savoir Ezzaouia (-500%), Ashtart (-68%), Franig/Bag/Tarfa (-71%), Adam (-19%), Gherib (- 48%), El Hajeb/Guebiba (-19%), El borma(-6%) et Halk el Manzel (-14%).

Lire aussi:  Loi de finances 2026 : l’indispensable plan B face au choc de la guerre

Par ailleurs, la production au sein des concessions Cherouq, Durra, Anaguid Est, Jinane, Benefsej a été arrêtée, depuis le 23 septembre 2025, pour des travaux de maintenance

En revanche, d’autres champs ont enregistré une amélioration au niveau de la production, notamment, Sidi marzoug (+91%), Miskar (+22%), Cercina (+11%), Nawara (+15%) et Ouedzar (+2%).

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La troisième guerre du golfe : enjeux et perspectives

28. März 2026 um 13:27

La guerre israélo-américaine initiée fin février 2026 à l’encontre de l’Iran s’est rapidement muée en conflit régional susceptible de déraper en confrontation globale impliquant de nombreuses puissances nucléaires menacées par les retombées du nouveau choc pétrolier et gazier découlant de la fermeture partielle du détroit d’Ormuz.

Trump et Netanyahu assument la pleine responsabilité de cette guerre qui se situe dans le prolongement de celle qui avait été déclenchée par Israël en juin 2025 avec un soutien américain limité, en vue de susciter une « révolution » aboutissant au renversement du régime iranien, à l’instar des changements de régime opérés dans le cadre des « printemps arabes ».

Les véritables enjeux de la guerre

La reprise des hostilités était prévisible car les USA et Israël persistent dans leur volonté de modifier les rapports de force régionaux et mondiaux en substituant au régime iranien un nouveau pouvoir hostile aux BRICS, à la résistance palestino-libanaise et soumis à la volonté américano-sioniste incarnée par le G7 piloté par les USA et les institutions multilatérales représentatives des oligarchies mondialisées. Au nombre des  objectifs centraux de cette entreprise, figure la dislocation et l’implosion de l’Iran ainsi que la destruction des assises de l’Etat iranien en vue de le dépouiller des atouts de la puissance militaire et technologique susceptible de constituer une menace existentielle pour Israël et les intérêts hégémoniques occidentaux.

Lire aussi: L’Iran ferme le détroit d’Ormuz aux navires liés aux « ennemis »

En effet, il ne faut pas perdre de vue que l’Iran est perçu comme un danger mortel du fait qu’il demeure l’un des derniers  obstacles restants à la mise en œuvre du plan expansionniste sioniste dans la région nouvellement promu par Netanyahu. Initiée par la guerre génocidaire et d’épuration ethnique à Gaza et en Palestine, cette dynamique d’expansion messianiste s’est accélérée aux dépens du monde arabe, après la chute de la Syrie et l’affaiblissement de l’axe de la résistance au Liban.

En somme, la finalité de cette politique n’est pas seulement de soumettre l’Iran à la volonté occidentale tout en s’emparant de ses richesses et de ses importantes potentialités industrielles, scientifiques et militaires. Il s’agit de modifier ses alliances en mettant fin à son hostilité à l’impérialisme et au néocolonialisme tout en confisquant son indépendance décisionnelle en politique étrangère et dans le domaine de la coopération internationale. Avec pour ambition de les mettre au service du projet expansionniste sioniste soutenu par les USA et l’Occident collectif qui cherchent à mettre en échec les prémices du nouvel ordre mondial multipolaire ambitionné par les BRICS. Ceci avec pour perspective de porter un coup fatal aux intérêts sécuritaires et économiques vitaux de la Chine, de la Russie ainsi qu’à la cause palestinienne et à l’axe de la résistance.

 

La finalité de cette politique n’est pas seulement de soumettre l’Iran à la volonté occidentale tout en s’emparant de ses richesses et de ses importantes potentialités industrielles, scientifiques et militaires.

 

Certes, des dommages considérables ont été occasionnés à l’Iran, mais aucun de ses objectifs n’a pu être réalisé après un mois d’une confrontation implacable où les USA se sont impliqués à fond en vue de trancher rapidement le conflit tout en cherchant à éviter l’enlisement et la guerre d’usure ainsi que l’extension des combats à d’autres fronts, ce qui serait catastrophique pour la coalition israélo-américaine.

Lire également : L’Iran émerge-t-il comme nouvelle puissance régionale au Moyen-Orient ?

A l’opposé, l’Iran, conscient des enjeux vitaux de cette épreuve, s’est préparé à une guerre d’usure de longue durée destinée à mettre un terme final aux périls existentiels qui menacent la nation iranienne.

D’où le retour en force de la résistance chiite libanaise incarnée par le Hezbollah qui a repris le combat au sud Liban parallèlement aux attaques de la résistance irakienne ciblant la présence et les intérêts américains. De même que l’appui politique et militaire discret mais efficient manifesté par la Chine et la Russie à l’Iran, ce qui a conféré une efficacité  accrue à son potentiel de riposte et de résilience dans cette confrontation décisive pour le peuple et l’Etat iraniens.

En définitive, il se confirme qu’en dépit de leur agressivité et de leurs pulsions guerrières persistantes, les USA et leurs alliés occidentaux sont en recul face à la réémergence du  nationalisme persan associé aux nationalismes russes et Chinois qui se retrouvent solidaires au regard des tentatives de l’Occident collectif d’empêcher l’avènement d’un nouveau monde multipolaire plus juste et plus équilibré[1].

 

L’évolution du cours de la guerre et les capacités d’endurance et de riposte de l’Iran semblent avoir convaincu le président Trump de la nécessité de rechercher, à ce stade, une voie de sortie provisoire sans pour autant renoncer à ses objectifs initiaux, lesquels s’insèrent dans le cadre de sa stratégie de sécurité nationale.

 

Ainsi, l’évolution du cours de la guerre et les capacités d’endurance et de riposte de l’Iran semblent avoir convaincu le président Trump de la nécessité de rechercher, à ce stade, une voie de sortie provisoire sans pour autant renoncer à ses objectifs initiaux, lesquels s’insèrent dans le cadre de sa stratégie de sécurité nationale. Ce faisant, il ne semble pas mesurer les implications véritables de cette confrontation régionale désormais devenue d’ordre planétaire qui risque chaque jour de déraper et d’échapper à tout contrôle.

Les pays du Golfe dans l’œil du cyclone

Celle-ci s’est de fait muée en crise économique et pétrolière mondiale après la réduction drastique des flux pétroliers en provenance de la région du fait du blocage du détroit d’Ormuz et sa fermeture aux exportations des pays du Golfe. Sans compter les dommages considérables infligés à leurs sites pétroliers ainsi qu’à la crédibilité des USA du fait de la destruction des bases américaines censées les protéger de l’Iran.

A l’inverse, ils se sont retrouvés impliqués, contre leur gré par leurs protecteurs dans ce conflit dévastateur, ce qui leur a valu d’être traités en belligérants et durement attaqués par l’Iran en raison de leur participation aux hostilités à travers les bases américaines qui y sont installées. Dès lors, ils sont, de fait, considérés par les responsables iraniens en tant « qu’Etats fonctionnels », membres de l’alliance israélo-occidentale qui œuvre depuis les « printemps arabes » à détruire l’Iran et à renverser l’ensemble des pouvoirs en place dans la sphère arabo-islamique afin de leur substituer des pouvoirs vassaux pro-occidentaux d’obédience islamiste.

A vrai dire, les pays du Golfe, sous la conduite de l’Arabie saoudite, ont toujours lié leur sort et leur sécurité à la protection des USA moyennant le rôle prééminent des entreprises américaines dans la production et la commercialisation du pétrole en dollars. Cette dépendance économique et sécuritaire à l’égard des USA s’est consolidée après la chute de l’URSS avec l’installation des bases américaines et l’imposition de la normalisation des relations arabo-israéliennes désormais considérée comme étant l’un des piliers de la politique américaine dans la région.

Notons qu’avec les accords d’Abraham, cette normalisation s’est muée en une sorte d’alliance non déclarée tripartite dirigée contre l’Iran et l’axe de la résistance.

 

Dans un prochain article, nous examinerons les retombées prévisibles de cette guerre sur le monde arabo-musulman qui risque, encore une fois, d’être le grand perdant des mutations en cours sur la scène régionale et mondiale.

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Ahmed Ben Mustapha,

Diplomate et ancien ambassadeur

 

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[1] Dans une récente déclaration à l’économiste Maghrébin, j’ai en effet situé ce conflit dans le cadre des mutations en cours dans les équilibres fondamentaux au niveau planétaire :  Ahmed Ben Mustapha insiste sur ce qu’il considère comme la clé de lecture fondamentale de l’ensemble du conflit : un affrontement de nationalismes. D’un côté, le nationalisme sioniste associé au nationalisme européen, avec l’appui décisif des États-Unis. De l’autre, les nationalismes de résistance. Israël et Washington ont réussi à neutraliser le nationalisme arabe, mais ils n’avaient pas anticipé la puissance d’un nationalisme persan adossé à une civilisation millénaire. Ce phénomène s’inscrit dans un mouvement plus large, observable également en Russie et en Chine, où la réunification nationale et la revalorisation des identités propres constituent les objectifs fondamentaux. Ce que le monde traverse, dit-il, c’est la faillite du système de globalisation américain, fondé sur l’absence de repères idéologiques, religieux et moraux, et la réémergence simultanée des grandes forces nationales.

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