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Empfangen — 18. Juni 2026 Französischsprachig

Omar Rekik : l’impôt sur la fortune taxe le patrimoine, pas le revenu

18. Juni 2026 um 15:01

L’impôt sur la fortune en Tunisie, c’est la promesse d’une justice fiscale. Mais sur le terrain, c’est l’épreuve des faits qui risque de parler : peut-être des recettes en berne, des contribuables exaspérés et une équité qu’il faudra construire. Car, la bonne intention ne suffit pas; seule la réalité des résultats nous départage. Voilà l’idée qui transparaît dans les propos de l’expert-comptable Omar Rekik*, lors d’une interview accordée à L’Economiste Maghrébin.

En somme, l’impôt sur la fortune en Tunisie, c’est la promesse d’équité… mais qui se heurtera à l’épreuve des faits. 

 

Dans le contexte tunisien, l’impôt sur la fortune peut-il être une source significative de recettes ? Ou son rendement sera-t-il limité par les difficultés d’identification et d’évaluation du patrimoine ?

Commençons par reconnaître l’intention, car elle est respectable : demander une contribution particulière aux patrimoines les plus élevés répond à un objectif d’équité. La vraie question n’est pas là. Elle est de savoir si cet impôt rapporte vraiment et l’expérience internationale invite à la prudence.

L’OCDE a recensé douze pays qui le prélevaient en 1990; ils n’étaient plus que quatre en 2017. Et son produit reste généralement compris entre 0,1 et 0,4 % du produit intérieur brut. Autrement dit, il pèse très peu dans les recettes d’un État.

Pourquoi si peu ? Parce qu’un impôt sur la fortune ne vaut que par sa capacité à identifier le patrimoine et à lui donner une valeur. Et c’est là que la mécanique se grippe. L’assiette, c’est-à-dire ce qui entre réellement dans le calcul de l’impôt, est facile à établir pour un compte en banque, mais beaucoup moins pour un immeuble qui ne se vend pas tous les jours, un fonds de commerce, une part de société non cotée ou une collection : leur valeur ne se lit pas sur un relevé, elle se déclare, s’expertise et finit souvent par se discuter.

 

« En Tunisie, où une part importante du patrimoine n’est pas encore enregistrée et où l’informalité reste forte, la base que l’on parvient réellement à taxer sera étroite; alors que le coût pour gérer, vérifier et contester, lui, ne le sera pas ».

 

En Tunisie, où une part importante du patrimoine n’est pas encore enregistrée et où l’informalité reste forte, la base que l’on parvient réellement à taxer sera étroite; alors que le coût pour gérer, vérifier et contester, lui, ne le sera pas. À ce coût supporté par l’administration s’ajoute un coût privé, tout aussi réel pour le contribuable : faire évaluer ses biens; réunir et conserver les justificatifs; répondre aux demandes; et, parfois, contester. On voit alors le risque : un impôt coûteux pour l’administration comme pour le contribuable, et dont le rendement net peut rester faible une fois tous ces frais déduits.

Il faut d’ailleurs cesser de le regarder seulement comme une recette : en obligeant chacun à déclarer ce qu’il possède, il produit surtout de l’information sur les patrimoines. Sa principale production serait donc moins de la recette que de la donnée.

 

Quels seraient les effets sur l’investissement privé, la création d’entreprises et l’attractivité de la Tunisie ?

Le vrai sujet n’est pas le taux, qui reste modéré ; c’est le comportement que l’impôt encourage. Un impôt sur la fortune frappe le capital que l’on possède et non le revenu que l’on dépense : il pèse donc sur celui qui investit, immobilise et prend des risques et il épargne celui qui consomme.

Prenons un cas simple. Imaginons un placement qui rapporte 2 % par an et un impôt qui prélève chaque année 1 % de sa valeur : avant même l’impôt sur le revenu, la moitié du rendement est déjà partie. Quand un bien rapporte peu, prélever une fraction de sa valeur revient ainsi à entamer le capital lui-même.

 

« Un impôt sur la fortune frappe le capital que l’on possède et non le revenu que l’on dépense : il pèse donc sur celui qui investit, immobilise et prend des risques, et il épargne celui qui consomme ».

 

Un impôt sur le capital reste supportable tant que le rendement normal de l’actif suffit à l’absorber ; il devient distorsif dès lors que le contribuable doit vendre, désinvestir ou distribuer des dividendes pour le payer. L’investisseur réagit alors de façon prévisible : il préfère des placements liquides, peu visibles, ou logés hors du champ de l’impôt. Autrement dit une épargne défensive qui dort, plutôt que l’entreprise, l’emploi et l’innovation.

Le cas de l’entrepreneur est le plus parlant : sa fortune n’est souvent qu’une valeur sur le papier, celle de son outil de travail, qu’il n’a pas encore transformée en argent. Pour payer l’impôt, il peut être contraint de puiser dans la trésorerie de la société, voire de se verser des dividendes supérieurs aux bénéfices. Un effet que la Norvège a vu se produire concrètement. L’attractivité du pays, enfin, ne se joue pas dans un grand basculement, mais à la marge, décision par décision ; et à fiscalité comparable, le signal que l’on envoie compte souvent autant que le chiffre que l’on inscrit.

 

Plusieurs pays ont abandonné ou réformé cet impôt. Quelles leçons pour la Tunisie, notamment sur la fuite des capitaux ?

L’histoire récente est plutôt un avertissement qu’un encouragement et elle mérite d’être lue calmement. L’Allemagne a renoncé à son impôt sur la fortune après que sa Cour constitutionnelle eut jugé, en 1995, qu’évaluer les biens de manière inégale d’un contribuable à l’autre rompait l’égalité devant l’impôt. La Suède l’a supprimé en 2007 parce qu’il rapportait peu et faisait fuir les contribuables. L’Autriche et le Danemark l’avaient fait avant elle. La France, en 2018, a préféré le recentrer sur le seul immobilier, par souci d’attractivité.

Ces exemples ne disent pas que l’impôt est impossible ; ils rappellent qu’il devient fragile dès que l’évaluation des biens prête à discussion ou que les contribuables peuvent déplacer leur résidence. L’illustration la plus frappante est toute récente : après que la Norvège eut relevé son taux en 2022, plusieurs centaines de contribuables fortunés ont quitté le pays. Soit 261 en 2022 et 254 en 2023 selon le centre de recherche Civita. Le troisième homme le plus riche du pays s’installant en Suisse.

 

Pour la Tunisie, j’en retire une leçon simple : un impôt sur la fortune ne tient que s’il reste modéré, lisible et accompagné d’une coopération réelle entre administrations fiscales. Sans cela, il fait surtout partir la richesse qu’il espérait taxer.

 

L’Espagne illustre l’écueil inverse : la concurrence entre ses régions a vidé l’impôt de sa substance à Madrid. Ce qui a obligé l’État central à créer, en 2022, un impôt de solidarité pour combler le manque. Pour la Tunisie, j’en retire une leçon simple : un impôt sur la fortune ne tient que s’il reste modéré, lisible et accompagné d’une coopération réelle entre administrations fiscales. Sans cela, il fait surtout partir la richesse qu’il espérait taxer.

 

Au-delà du pour et du contre, à quelles conditions un tel impôt serait-il soutenable en Tunisie ? 

Plutôt que de se demander si l’on est pour ou contre, posons les conditions qui rendraient cet impôt soutenable. La première est la clarté juridique. En matière fiscale, ce qui est taxé et ce qui est exonéré doit être décidé par la loi et non par un commentaire administratif ou par une case de formulaire. Or, dès la première année, une note commune et un imprimé déclaratif déplacent en pratique le périmètre voté par le législateur. Cela fragilise l’ensemble et plaide pour que ces choix soient consolidés par un texte de même rang que la loi.

La deuxième condition est la méthode d’évaluation. Tant qu’il n’existe pas de règle de valorisation claire, opposable et discutée de façon contradictoire, l’impôt se transforme en négociation au cas par cas. Et la négociation devient une source d’insécurité pour tout le monde, le contribuable comme l’administration.

La troisième est la mesure. Le seuil et le tarif devraient être calibrés sur la réalité d’une économie dont le revenu par habitant reste quatre à sept fois inférieur à celui des pays qui maintiennent cet impôt, avec un rendez-vous régulier pour réexaminer le dispositif. Le souvenir de 2014, où un impôt foncier fut introduit puis abrogé dans l’année, invite à cette prudence.

J’y ajouterais une exigence de cohérence : on ne peut pas, la même année, exonérer largement les dépôts dans la loi et resserrer cette exonération dans la doctrine. Un impôt sur la fortune réussi est d’abord un impôt que chacun comprend. Faute de quoi il reste, trop souvent, un symbole qui coûte plus qu’il ne rapporte.

 

L’article 88 présente-t-il, au-delà du débat économique, un risque constitutionnel ?

Oui, et il est réel. En matière fiscale, la question n’est pas seulement de savoir si l’impôt est utile ou juste ; il faut aussi savoir qui a le droit d’en tracer les frontières. Sur ce point, notre droit est clair. La Constitution du 25 juillet 2022 réserve à la loi, par son article 75, le soin de fixer l’assiette des impôts, leurs taux et les modalités de leur recouvrement. Et son article 76 confirme la règle en renvoyant tout le reste au pouvoir réglementaire, c’est-à-dire à l’administration.

En clair, décider de ce qui est imposé ou exonéré appartient au législateur. C’est une règle de bon sens démocratique : celui qui paie l’impôt doit pouvoir retrouver ses obligations dans la loi, et non dans une instruction ou une case de formulaire. La difficulté apparaît précisément lorsque la note ou l’imprimé déplace, en pratique, ces frontières. Trois exemples le montrent. Pour l’exonération des participations professionnelles, ils introduisent un seuil de détention de 50 % que l’article 88 ne formule pas. Ils paraissent aussi resserrer, dans le développement administratif, l’exonération large que la loi attache aux fonds déposés. Et ils traitent comme exonérés certains produits financiers, notamment l’assurance-vie et les comptes épargne en actions, alors que la loi ne les nomme pas expressément. Aucun de ces choix n’est neutre, car ils touchent au cœur de ce que seul le législateur peut décider.

Et l’enjeu dépasse même notre seul droit interne. Parce qu’il atteint ce que les personnes possèdent, l’impôt sur la fortune met en jeu des droits fondamentaux que la Tunisie s’est engagée à respecter : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qu’elle a ratifié, garantit l’égalité devant la loi et la non-discrimination, ainsi que le droit à un examen équitable des différends. Un impôt dont le montant dépend fortement de valeurs estimées au cas par cas, ou dont les frontières pratiques se déduisent d’une note plutôt que de la loi, doit donc être conçu avec une vigilance particulière au regard de l’égalité de traitement et des garanties procédurales.

 

« … l’impôt sur la fortune met en jeu des droits fondamentaux que la Tunisie s’est engagée à respecter : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qu’elle a ratifié, garantit l’égalité devant la loi et la non-discrimination, ainsi que le droit à un examen équitable des différends ».

 

La jurisprudence comparée n’oblige pas la Tunisie, mais elle balise le terrain avec précision. Saisie de l’impôt français sur la fortune lui-même, la Cour européenne des droits de l’homme l’a jugé compatible avec le droit de propriété, au prix d’une réserve nette : un tel impôt n’est admis que s’il demeure proportionné et ne tourne pas à la confiscation. La même idée d’égalité devant l’impôt avait conduit, en 1995, la Cour constitutionnelle allemande à invalider un impôt sur la fortune assis sur des valeurs estimées de manière inégale d’un contribuable à l’autre. La convergence est nette : la solidité d’un impôt sur le capital se mesure autant à sa base légale et à son égalité qu’à son taux.

Le devoir de payer l’impôt, que rappelle l’article 15 de la Constitution, trouve sa contrepartie dans la légalité fiscale : les règles du jeu doivent être posées par la loi et votées par la représentation nationale. Tant que ce n’est pas le cas, le dispositif reste exposé à une critique sérieuse, sur le terrain de la légalité, de la constitutionnalité comme des droits fondamentaux du contribuable. La question, au fond, n’est pas seulement fiscale, elle est démocratique : qui décide de ce que l’on taxe, le Parlement ou l’administration ? La réponse devrait aller de soi : faire dire par la loi ce que la note a voulu dire.

Propos recueillis par Talel BAHOURY

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*Rekik InTax Advisory · Tax Advisory | Transfer Pricing | Compliance &Reporting
Omar REKIK, ADIT · Expert-comptable membre de l’OECT · LL.M. Droit fiscal et contentieux administratif
Tél : +216 29 669 366 · o.rekik@rekikintaxadvisory.com

Document préparatoire à des fins d’entretien et d’analyse. Les positions exprimées engagent leur auteur et ne constituent ni un avis juridique ou fiscal individualisé ni une consultation. Les références internationales sont auditables et présentées selon la norme ISO 690. © Rekik InTax Advisory 2026.

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L’Algérie place 9 universités dans le classement mondial US News

18. Juni 2026 um 08:32

Selon le classement *US News Best Global Universities 2025-2026*, neuf (9) universités algériennes figurent parmi les 2 250 meilleures du monde. L’université Djilali Liabès de Sidi Bel-Abbès se distingue en intégrant le Top 1 000.

L’Algérie confirme sa montée en puissance dans l’enseignement supérieur. En tout cas, d’après le palmarès annuel intitulé *US News Best Global Universities 2025-2026*, neuf établissements du pays ont été retenus, ce qui montre une progression constante d’une édition à l’autre.

En tête, l’université Djilali Liabès de Sidi Bel-Abbès qui décroche la 849ᵉ place mondiale, devient ainsi la première université algérienne à intégrer le cercle très select du Top 1 000. « Ce résultat consacre l’ascension d’un établissement qui dépasse désormais son statut de pôle régional pour s’imposer sur la scène académique internationale », écrit le site horizons-dz.

Et ce n’est pas la seule, car huit autres universités complètent ce tableau, en l’occurrence Sétif 1, Tlemcen, l’USTHB (Alger), Annaba, Béjaïa, Boumerdès, l’Université Mohamed-Boudiaf d’Oran et Biskra. Cette répartition géographique équilibrée à travers le pays témoigne d’une dynamique qui ne se limite plus aux seuls grands centres du Nord, souligne un autre site algérien.

Comme l’on pouvait s’y attendre, le ministre algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, n’a pas manqué de se féliciter de ces résultats sur les réseaux sociaux, rappelant que l’université algérienne doit être « un moteur de l’innovation et de la croissance économique nationale ». Il inscrit cette performance dans la continuité d’une politique de modernisation et de rayonnement international assumée.

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Pharmacie : N’Djamena honore la mémoire du Pr Ammar Toumi

18. Juni 2026 um 08:07

Du 9 au 12 juin se tenait la 25e édition du Forum pharmaceutique international à N’Djamena, au Tchad, à laquelle a pris part le Conseil national de l’ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT). Et de la plus belle des manières.

En effet, le conseil fait savoir dans un communiqué que le temps fort de cette participation a été l’attribution d’un “prix spécial d’excellence“ à feu le Professeur Ammar Toumi, « distingué pour sa carrière et ses contributions majeures au développement de la pharmacie sur le continent africain ». C’est le Dr Nour El-Houda, son épouse qui a reçu ce trophée lors d’une cérémonie empreinte d’émotion.

Sur le plan diplomatique, le président du CNOPT, le Dr Mustapha Laroussi, également président de l’Inter-Ordre des pharmaciens d’Afrique (IOPA), a été reçu par le président tchadien, Mohamed Idriss Déby Itno, et par le Premier ministre et le ministre de la Santé. Ces échanges de haut niveau ont porté sur la souveraineté pharmaceutique et le renforcement des systèmes de santé en Afrique, témoignant de la reconnaissance des compétences tunisiennes, ajoute le communiqué du CNOPT.

Mais revenons sur cette 25ème édition du Forum pharmaceutique international, pour dire qu’elle était placée sur le thème « Renforcer l’accès aux soins de santé : défis et opportunités liés à la production locale et à la pharmacie clinique », et a réuni des responsables et experts d’une quarantaine de pays africains.

La délégation tunisienne y a activement participé à des ateliers et tables rondes, partageant son expérience sur l’avenir de la pharmacie et l’amélioration de l’accès à des médicaments de qualité à prix abordables, dans une dynamique de coopération continentale saluée par l’ensemble des participants.

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Empfangen — 16. Juni 2026 Französischsprachig

Bako Motors décroche l’homologation ECE

16. Juni 2026 um 14:43

La startup tunisienne Bako Motors a obtenu l’homologation ECE – pour Commission économique pour l’Europe. Ce qui fait d’elle le premier constructeur tunisien de véhicules électriques à recevoir cette certification internationale.

Cette reconnaissance atteste de la conformité des véhicules de Bako Motors aux normes internationales en matière de sécurité, de qualité et de performance. Elle ouvre également la voie à l’exportation vers plusieurs marchés internationaux, notamment ceux européens.

Fondée par l’ingénieur tunisien Boubaker Siala, Bako Motors est spécialisée dans la conception et la fabrication de véhicules électriques légers. Lancée en 2021 avec un premier véhicule électrique alimenté à l’énergie solaire, l’entreprise dispose aujourd’hui d’une capacité de production d’environ 300 véhicules par an.

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Mondial 2026 : Renard remplace Lamouchi à la tête des Aigles de Carthage

16. Juni 2026 um 11:15

En sport comme dans d’autres domaines, certaines fautes ou erreurs de casting se paient cash. Sabri Lamouchi ne dira pas le contraire.

En tout cas, Moez Nassari, le président de la Fédération tunisienne de football, a annoncé qu’« un accord officiel avait été conclu avec l’entraîneur français Hervé Renard afin qu’il prenne les rênes de l’équipe nationale jusqu’à la fin de la Coupe du monde 2026 », rapporte la télévision publique tunisienne. Et ce suite au naufrage des Aigles de Carthage face à la Suède (5-1), dimanche 14 juin lors de leur entrée en lice dans la compétition.

Au passage, plusieurs médias tunisiens et français avaient fait état du limogeage du technicien tunisien et de son remplacement par le Français Hervé Renard. Tandis qu’une autre source de la FTF affirmait le contraire.

 

Lire aussi : Tunisie – Coupe du monde : Sabri Lamouchi a-t-il été viré ?

 

Aussitôt nommé à la place de Lamouchi, Hervé Renard doit diriger ses premiers ses entraînements sur le banc de l’équipe nationale, avec une mission délicate mais claire : relancer une sélection tunisienne durement touchée après sa contre-performance face aux Suédois.

On aura saisi l’urgence : le prochain match des Aigles de Carthage c’est dimanche 21 juin à 6 heures du matin, contre les Japon qui a déjà 1 point au compteur obtenu face aux Pays-Bas (2-2).

Réussira-t-il ce challenge ? Rien n’est moins sûr. Mais il aurait accepté de le relever, car le technicien français se serait, selon des sources médiatiques, envolé vers Monterrey, au Mexique, où l’équipe tunisienne l’attend pour une première séance d’entraînement dès ce mardi 16 juin.

Deux questions cependant… à des millions d’euros. Tout d’abord, à combien se montera l’indemnité de Sabri Lamouchi, fût-il Tunisien ? Ensuite, si d’aventure l’équipe nationale venait à sombrer de nouveau et devant le Japon et devant les Pays-Bas, combien toucherait le technicien Hervé Renard comme indemnité ?

Affaire à suivre.

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Paiements numériques en Tunisie : la bascule s’accélère au premier trimestre 2026

16. Juni 2026 um 10:24

La Tunisie franchit un cap décisif vers une économie sans cash. Au premier trimestre 2026, les paiements numériques enregistrent une progression généralisée sur tous les canaux, confirmant l’accélération de la transformation financière du pays. Selon le dernier Bulletin de la Banque centrale de Tunisie, l’e-paiement progresse de 28,4 % en volume, le mobile atteint 2,7 millions de transactions et les règlements interbancaires de gros montants dépassent 1 547 milliards de dinars. L’ensemble dessine une dynamique cohérente : celle d’une économie tunisienne qui bascule progressivement vers la dématérialisation des échanges.

L’e-paiement, moteur principal de la croissance digitale

Le paiement en ligne confirme son rôle de segment le plus dynamique. Avec 5,2 millions de transactions au T1 2026, contre 4,04 millions un an plus tôt, il enregistre une hausse de 28,4 % en volume et de 34,8 % en valeur, pour un total de 382,7 millions de dinars.

Cette progression dépasse celle de la monétique globale (+11,7 %), traduisant un changement structurel des usages, souligne le Bulletin de la BCT. Cette croissance repose sur une infrastructure marchande en expansion rapide. La Tunisie compte désormais 1 288 sites e-commerce actifs, soit +28,2 % sur un an.

Dans le même temps, le parc de terminaux de paiement électronique atteint 45 000 unités, en hausse de 4,4 %, renforçant l’acceptation des paiements électroniques chez les commerçants.

Dans les points de vente physiques, la tendance est également haussière. Les transactions par carte ou sans contact atteignent 11,7 millions d’opérations (+21,4 %) pour 1 381,6 millions de dinars (+19,7 %).

Le paiement physique conserve un ticket moyen supérieur à celui de l’e-commerce, en cohérence avec la nature des achats réalisés en magasin.

Le mobile devient un levier central d’inclusion financière

Le paiement mobile s’impose comme l’un des moteurs les plus dynamiques de la période. L’application TunPay enregistre 2,7 millions de transactions au T1 2026, portées par 477 000 portefeuilles actifs, en hausse de 22,2 % sur un an.

L’écosystème se structure également avec 17 prestataires de services de paiement agréés (+34,5 %), renforçant l’interopérabilité et la concurrence. La répartition des usages montre une relative maturité du wallet : 65,6 % pour les paiements, 18,8 % pour les transferts, 10,7 % pour les dépôts (cash-in) et 4,8 % pour les retraits (cash-out).

Ce dernier segment attire particulièrement l’attention : sa hausse de 67,1 % pourrait refléter des frictions d’usage ou une dépendance persistante au cash dans certains circuits.

Par ailleurs, l’intégration de nouveaux services publics, comme le paiement des inscriptions scolaires via USSD et wallet, confirme le potentiel du mobile comme outil d’inclusion financière, notamment dans les zones sous-bancarisées.

Les échanges interbancaires gagnent en automatisation

La télécompensation interbancaire poursuit sa montée en puissance. Au T1 2026, 14,7 millions d’opérations ont été traitées pour 53,4 milliards de dinars, en hausse de 8,7 % en valeur. Les virements dominent largement avec 9,6 millions d’opérations et un taux de rejet quasi nul (0,1 %), signe de la robustesse du système.

Les prélèvements automatiques progressent de 26,4 %, illustrant la généralisation des paiements récurrents digitalisés. À l’inverse, le chèque poursuit son déclin structurel avec une baisse de 24,9 % en volume et un taux de rejet alarmant de 51,2 %, confirmant son recul comme instrument de paiement.

La lettre de change surprend toutefois par sa résilience, avec une hausse de 35,9 % en volume et de 23,5 % en montant, portée par les échanges interentreprises.

Sur les flux de très gros montants, le système Elyssa-RTGS traite 109 118 transactions (+8,4 %) pour 1 547,5 milliards de dinars (+9 %), confirmant la stabilité des infrastructures critiques.

Une architecture financière en pleine modernisation

Au-delà des chiffres, la Banque centrale met en avant plusieurs chantiers structurants. La refonte du système national de télécompensation vise à renforcer la résilience et la capacité de traitement du réseau interbancaire. La restructuration des opérateurs SIBTEL et SMT s’inscrit dans une réforme de gouvernance plus large du secteur des paiements.

Parallèlement, le déploiement du standard national White-EMV doit garantir l’interopérabilité des cartes sur tout le territoire. Enfin, la généralisation du label TunPay et l’intégration progressive des paiements administratifs visent à étendre l’usage du mobile au-delà des seuls services commerciaux.

Ces réformes traduisent une stratégie cohérente de modernisation portée par la Banque centrale de Tunisie. Elles confirment une trajectoire claire : celle d’un système financier en mutation rapide, tiré par la digitalisation, mais encore marqué par des disparités d’adoption entre canaux, secteurs et territoires.

Au premier trimestre 2026, la Tunisie ne s’est donc pas contentée d’expérimenter les paiements numériques : elle en a accéléré la généralisation.

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Source : Bulletin N°16 « Paiements en chiffres en Tunisie », PPCFR/DGPIF, Banque centrale de Tunisie, 1er trimestre 2026.

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Dr Hajer Habib remporte le Prix du meilleur jeune économiste tunisien 2026

16. Juni 2026 um 09:57

La chercheure et universitaire tunisienne Dr Hajer Habib a remporté la deuxième édition du « Prix du meilleur jeune économiste tunisien 2026 », décerné par le Global Institute for Transitions (GI4T) en partenariat avec l’Association des économistes tunisiens (ASECTU).

Le prix lui a été remis à l’occasion du Forum de l’ASECTU, organisé du 11 au 13 juin à Hammamet. Selon les organisateurs, cette distinction récompense la qualité des travaux de recherche et la contribution au développement de la réflexion économique en Tunisie de la lauréate.

Maître-assistante en sciences économiques à l’Institut supérieur de gestion de Bizerte (Université de Carthage) et chercheure associée au Forum des recherches économiques (ERF), Hajer Habib est titulaire d’un doctorat en sciences économiques de l’Université Tunis El-Manar. Elle est également diplômée en sciences politiques de l’École politique de Tunis.

Ses recherches portent notamment sur la migration internationale, le marché du travail, le changement climatique, la sécurité alimentaire et la résilience face aux crises. Elle a publié plusieurs études dans des revues scientifiques internationales et participé à des projets de recherche menés avec l’ERF et la Fondation Friedrich Naumann.

Membre de l’ASECTU et de l’Association des relations économiques et financières internationales (AREFI), elle est aussi fondatrice du Conseil arabo-africain de développement durable (CAADD).

Créé pour promouvoir l’excellence de la recherche économique tunisienne, le Prix du meilleur jeune économiste tunisien vise à encourager les jeunes chercheurs, valoriser leurs travaux et renforcer leur participation au débat public sur les enjeux économiques du pays.

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Rome attendra ! 

16. Juni 2026 um 07:26

Il aura suffi de quelques lettres pour clouer sept voyageurs au sol. Ce mercredi 3 juin 2026, à l’aéroport de Nice, rapporte le quotidien Nice Matin, « un groupe d’amis en route vers Rome s’est vu refuser l’embarquement à la suite d’une étonnante confusion géographique : des passagers mauriciens ont été pris pour des ressortissants mauritaniens. Résultat, leur avion a décollé sans eux ». Cet épisode rappelle un événement presque similaire qui est arrivé à deux touristes américaines qui voulaient se rendre à Nice – “to… nice“ – mais qui, par une malheureuse interprétation, se retrouvèrent à Tunis – pour “to (t… nis)“.

Mais passons et venons-en à notre histoire du jour. Et l’événement est décrit comme “un sketch administratif“. Alors que cinq Mauriciens (ressortissants de l’île Maurice) et deux Français s’apprêtent à embarquer sur un vol EasyJet à destination de la capitale italienne, Rome, rapporte le journal, « une agente d’escale demande aux voyageurs mauriciens de présenter un visa d’entrée pour l’Italie. Problème : les intéressés n’en possèdent aucun, et pour cause, ils n’en ont pas besoin ».

Ils ont beau expliquer, la situation ne s’arrange pas, et même au contraire, elle s’enlise. « Plusieurs responsables sont sollicités et confirment, à tort, que les passagers doivent effectivement présenter un visa. La raison de cette certitude ? Les employés croient avoir affaire à des détenteurs de passeports… mauritaniens », ajoute le journal.

Reconnaissons cependant qu’entre les deux pays il existe des océans et des pays. En effet, l’un, c’est-à-dire l’île Maurice est un paradis tropical de l’océan Indien, alors que la Mauritanie, vaste pays désertique, est située en Afrique de l’Ouest. Autrement dit, aucune confusion entre les deux ne devrait exister et donc être tolérée, étant donné que les deux pays sont séparés par une distance de 9 151 km. « Quelques syllabes de différence seulement, mais des conséquences bien réelles pour les voyageurs, parmi lesquels figuraient principalement des personnes âgées, dont une nonagénaire accompagnée de son assistante », se désolent nos confrères de Nice Matin.

Il faudra finalement l’intervention de la police aux frontières pour dissiper le malentendu et rappeler que les passeports présentés étaient bien mauriciens et non mauritaniens. Une découverte aussi tardive qu’embarrassante : l’avion pour Rome avait déjà fermé ses portes.

« Heureusement, l’histoire se termine mieux qu’elle n’avait commencé. Les sept vacanciers ont pu être replacés sur un vol suivant à destination de Rome et ont reçu des bons de restauration en guise de compensation ».

Moralité : cette mésaventure rappelle qu’en matière de géographie, mais parfois de langue, quelques lettres ou une prononciation peuvent parfois coûter un embarquement ou un changement de destination.

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Empfangen — 15. Juni 2026 Französischsprachig

Tunisie – Coupe du monde : Sabri Lamouchi a-t-il été viré ?

15. Juni 2026 um 18:05

Seulement quelques heures après avoir encaissé un cuisant revers face à la Suède (1-5 buts) pour lancer sa Coupe du monde, la Tunisie aurait congédié l’entraîneur de l’équipe nationale, Sabri Lamouchi. C’est-à-dire à peine après le match. C’est en tout cas ce qu’ont rapporté plusieurs médias dans la matinée du lundi 15 juin.

A noter au passage et pour la petite histoire que c’est un Tuniso-suédois – un certain Anis Ayari – qui a été la “bête“ noire de la Tunisie lors de cette rencontre, en inscrivant deux buts, le 1er et le 5ème.

On rappelle que cette défaite intervient après une autre survenue quelques jours auparavant face à la Belgique (0 à 5) lors du dernier match de préparation. Justement, aujourd’hui les langues se délient pour mettre en cause le technicien franco-tunisien pour avoir organisé ce match amical contre les Diables Rouges.

La question est maintenant de savoir si cette décision est confirmée, et si oui, est-ce qu’elle produira un effet psychologique positif sur les joueurs pour les deux prochaines rencontres dans un groupe F éminemment relevé ?

Certes c’est le football, mais au vu du match livré par les Japonais dimanche contre les Pays-Bas, la tâche sera très compliquée pour les Aigles de Carthage. Et pour terminer, on “accueillera“ les Oranje de Ronald Koeman. Rien que cela !

Ceci dit, il s’agit là de supputations de médias et de journalistes en mal de scoop. Car officiellement, Lamouchi est toujours, au moment où nous publions cette news, l’entraîneur des Aigles de Carthage. D’ailleurs, il ne faudrait pas exclure une qualification de la Tunisie pour le second. Qui sait!

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Empfangen — 14. Juni 2026 Französischsprachig

Tunis-Carthage, lanterne rouge des aéroports mondiaux : que cache vraiment ce classement ?

14. Juni 2026 um 11:02

L’aéroport international de Tunis-Carthage vient de décrocher un titre peu enviable : dernier du monde. C’est ce que révèle le rapport annuel 2026 d’AirHelp, spécialiste de la défense des droits des passagers, qui a passé au crible 279 aéroports à travers la planète. Avec une note de 5,50 sur 10, Tunis-Carthage ferme la marche du classement mondial.

Sur quoi repose ce verdict ? AirHelp affirme s’appuyer sur trois piliers d’évaluation : la ponctualité des vols, l’expérience vécue par les voyageurs et la qualité des services et des infrastructures.

Concrètement, cela englobe le respect des horaires de départ et d’arrivée, la fluidité des procédures d’embarquement et de contrôle, le confort des espaces d’accueil, ainsi que le niveau général des équipements disponibles. L’ensemble est synthétisé en une note sur 10, qui détermine le rang de chaque aéroport dans le classement mondial.

Toutefois, vous aurez noté que ce classement AirHelp ne concerne que quelques aéroports dans le monde. Par exemple, les Etats-Unis à eux seuls en comptent plus de 100, contre 60 pour la Chine, 11 pour l’Allemagne… Autrement dit et sur le plan déontologique, – loin de nous l’idée de défendre Tunis-Carthage -, il serait préférable de préciser qu’il s’agit des « aéroports étudiés ».

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Office du commerce : l’urgence de réformer le stockage et la distribution

14. Juni 2026 um 10:21

Il faut un changement radical en matière de mode de fonctionnement des centres de stockage et de distribution relevant de l’Office  du commerce de la Tunisie (OCT) et de réaliser un saut qualitatif dans les méthodes de travail adoptées et les mécanismes d’analyse des indicateurs du marché.

C’est le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, qui s’exprimait lors d’une réunion, samedi 13 juin au Centre de Promotion des Exportations (CEPEX).

Il estime que le rôle des centres de stockage et de distribution ne devrait plus se limiter aux tâches traditionnelles, mais plutôt  devenir une force de proposition active pour moderniser le système de distribution et renforcer la gestion des stocks de produits de base, optimisant ainsi l’efficacité des interventions.

Dans cette optique, relève un communiqué du département du Commerce, Abid a mis en relief le rôle social de l’office dans la mise en œuvre de la politique de l’État et la préservation du pouvoir d’achat des citoyens, rappelant qu’il demeure l’une des principales structures pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement.

L’OCT a réussi, ces derniers temps, rappelle-t-il, à surmonter une série de difficultés et de défis tout en maintenant un rythme d’approvisionnement stable et sans tensions notables pour les produits de base.

A noter que cette rencontre a permis de présenter plusieurs exposés axés autour des activités des centres, des futurs projets d’investissement, dans les centres de stockage et de distribution, des applications informatiques utilisées, des nouveaux projets de numérisation et de gouvernance de la gestion des activités de stockage et de distribution, en plus du projet de stratégie de l’Office de commerce de Tunisie pour la période 2026-2030.

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Empfangen — 13. Juni 2026 Französischsprachig

Minerais essentiels : la ruée mondiale qui redessine le commerce

13. Juni 2026 um 12:05

Selon un rapport de la CNUCED qui vient d’être publié, la transition énergétique provoque un bouleversement sans précédent du commerce mondial des minerais stratégiques. Lithium, cobalt, nickel, cuivre, terres rares : ces matières premières, indispensables aux technologies propres, voient leur demande exploser.

D’ici 2040, les besoins en lithium devraient bondir de 353 %, ceux en graphite de 131 %. Les batteries, véhicules électriques, centres de données et semi-conducteurs sont les principaux moteurs de cette fièvre minière, souligne la CNUCED dans son rapport.

Mais l’offre, elle, reste très concentrée. Quelques pays contrôlent l’essentiel des ressources. En 2025, la RDC produisait 74 % du cobalt mondial, l’Indonésie 67 % du nickel, et la Chine 69 % des terres rares. Surtout, Pékin domine le raffinage (l’étape la plus rentable) pour le lithium, le cobalt et les terres rares. L’Indonésie, elle, raffine 43 % du nickel planétaire, rappelle l’organisme onusien.

Face à cette dépendance, les États durcissent leur politique commerciale. Depuis 2020, près d’une centaine de nouvelles mesures à l’exportation ont été adoptées : licences, taxes, voire interdictions. Objectif : sécuriser l’approvisionnement national et capter davantage de valeur ajoutée. La RDC, la Chine et l’Indonésie sont les plus actives.

Parallèlement, les partenariats internationaux se multiplient. Sur 73 accords analysés par la CNUCED, 58 ont été signés depuis 2022. Ils couvrent exploration, extraction, raffinage et recyclage. Mais les pays en développement restent souvent cantonnés aux activités amont, sans bénéficier des technologies ou du transfert de compétences.

Le message de l’institution onusienne est clair : sans coopération internationale renforcée, le commerce des minerais essentiels risque soit d’enfermer les pays producteurs dans un simple rôle extractif, soit de fragmenter les marchés en blocs rivaux.

Pour réussir la double transition – bas carbone et numérique – il faudra à la fois diversifier les sources, mieux recycler, et associer équitablement les pays en développement à la création de valeur. La politique commerciale a un rôle décisif à jouer. Mais elle ne pourra agir seule.

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BSB Toyota dévoile le nouveau RAV4 et le bZ4X électrique

13. Juni 2026 um 10:23

Lumières tamisées, battements de cœur électroniques et tension palpable. Le soir de vendredi 12 juin, dans l’écrin aménagé par BSB Toyota, au Pavillon situé à la Baie de Gammarth, les invités, forcément nombreux du reste, ne savaient pas encore qu’ils allaient assister à un événement sans précédent sur le marché automobile tunisien. Sur la scène, deux silhouettes voilées se devinent sous des draps immaculés.

D’un côté, la courbe musclée et familière d’une icône. De l’autre, les lignes acérées et inconnues d’un ovni venu du futur. Malheureusement, avec cette lumière tamisée, on ne pouvait lire l’étonnement sur les visages de l’assistance.

Oui, vous avez bien compris… le compte à rebours s’achève. Les voiles tombent simultanément. Une clameur parcourt l’assistance. Face au public, deux SUV se répondent – comprendre par-là qu’ils se dévoilent face au public. Il s’agit en l’occurrence du nouveau RAV4 hybride, fidèle à sa légende mais plus audacieux que jamais ; et du bZ4X, premier 100 % électrique de Toyota, silencieux comme une promesse. Forcément, des flashes des journalistes – mais pas que – crépitent. Les moteurs thermique et électrique ne ronflent pas encore, mais l’émotion, elle, est à son comble. Presque visible.

Ici, on ne parle pas d’adieu aux moteurs. On parle de coexistence assumée, de complémentarité. Autrement dit, BSB Toyota, avec à sa tête Moez Belkheria, ne renie rien : il déploie deux révolutions de front. Dans la salle, concessionnaires, journalistes et premiers clients se pressent autour des deux modèles. Certains caressent le capot du RAV4, d’autres s’extasient devant l’habitacle high-tech du bZ4X. Bien évidement, trois questions sont sut toutes les lèvres : « Quelle autonomie ? Combien de chevaux ? Et la recharge ? »

Une chose est sûre : cette soirée restera gravée comme le moment où Toyota, par l’intermédiaire de son représentant tunisien, a cessé d’annoncer la transition pour la faire vivre, concrètement, sous les projecteurs. Finie l’hésitation. Place à la double mobilité : hybride pour les pragmatiques, électrique pour les pionniers. Les clés sont prêtes. L’avenir aussi. D’ailleurs, l’équipe marketing du concessionnaire semble avoir réussi ce pari visionnaire.

Revenons maintenant dans les détails sur les deux modèles Toyota présentés ce vendredi 12 juin 2026. Il s’agit de la nouvelle génération du Toyota RAV4 (hybride), avons-nous dit, et du premier SUV 100 % électrique, le Toyota bZ4X. En clair, deux modèles. Et deux énergies. Mais avec le même objectif : réinventer la mobilité durable en Tunisie, dès maintenant, comme le dira Moez Belkheria.

Toyota RAV4 Hybride – L’icône modernisée

Le RAV4, pionnier mondial des SUV, revient en version encore plus audacieuse. Design extérieur affirmé, lignes retravaillées, présence renforcée : il assume son statut de best-seller, pour emprunter le jargon littéraire.

Sous le capot : la technologie hybride de pointe Toyota.
Performances : 230 ch, 0 à 100 km/h en 7,7 secondes, trois modes de conduite (Eco, Normal, Sport).
À bord : espace optimisé, écran d’accueil configurable, connectivité totale.
Sécurité : Toyota Safety Sense dernière génération (freinage d’urgence, régulateur adaptatif, angle mort…).

Pour s’offrir ce bijou hors-norme, il faudra tout de même débourser 204 800 DT. Et pour la disponibilité, aucun souci : il est déjà dans toutes les concessions BSB Toyota, nous dit-on.

Si on pouvait qualifier ce modèle en quelques mots, on dirait : le RAV4 ne se contente pas d’évoluer, il domine.

Toyota bZ4X – L’électrique qui change la donne

Premier modèle de la série « bZ » (Beyond Zero – Au-delà du zéro), le bZ4X incarne la vision d’un avenir 100 % décarboné. Conçu sur la plateforme dédiée e-TNGA, il allie design futuriste et aérodynamique à un habitacle raffiné.

Motorisation électrique : 150 kW (227 ch), couple de 268 Nm.
Accélération : 0 à 100 km/h en 8,4 secondes.
Batterie : 73,11 kWh brut.
Autonomie WLTP : supérieure à 550 km.
Recharge : ultra-rapide (80 % en environ 30 minutes sur borne 150 kW).

Le Toyota bZ4X est proposé à 129 800 DT. Les commandes sont ouvertes dès à présent chez BSB Toyota.

Ainsi, le Toyota bz4X c’est « zéro émission, zéro compromis sur l’autonomie et le plaisir de conduire ».

Autrement dit, si vous voulez « une transition en douceur, sans contrainte de recharge », Toyota vous recommande le RAV4 hybride. Et si vous voulez « rouler zéro émission » dès aujourd’hui avec 550 km d’autonomie, alors le meilleur choix c’est le bZ4X.

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Empfangen — 12. Juni 2026 Französischsprachig

Céréales 2026 : le gouvernement fixe les prix d’acceptation

12. Juni 2026 um 15:42

Dans le cadre des préparatifs de la saison de moisson et de collecte des céréales, le ministère de l’Agriculture a annoncé que les prix d’acceptation des céréales pour la récolte de 2026 ont été fixés. Ainsi, le département précise, dans un communiqué, que les tarifs de 140 dinars/quintal pour le blé dur (40 dinars de prime de livraison rapide), 110 dinars/quintal pour le blé tendre (30 dinars de prime de livraison rapide) et 90 dinars pour l’ orge et le triticale (25 dinars de prime de livraison rapide).

Et pour bénéficier de la prime de livraison rapide pour chaque quintal d’orge local et de triticale relative à la campagne 2026, le dernier délai a été fixé au 15 juillet prochain. Sachant que la prime de livraison rapide des céréales sera octroyée au plus tard le 31 août 2026.

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SpaceX : l’euphorie de l’IA face à la réalité des chiffres

12. Juni 2026 um 13:50

SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk, réalise une entrée en Bourse historique ce vendredi 12 juin 2026, avec une valorisation record estimée à 1 765 milliards de dollars et une levée de fonds de 75 milliards. C’est, de loin, la plus grande introduction boursière jamais réalisée, symbole de l’appétit massif des marchés pour les entreprises liées à l’intelligence artificielle et aux infrastructures spatiales, rapportent les médias.

Mais derrière les superlatifs, écrit BFMTV, le contraste est frappant. « Le prix de l’action fixé à 135 dollars et les plus de 555 millions de titres mis en circulation traduisent l’ampleur de l’opération, tandis que les fondamentaux interrogent ». Car, les analystes soulignent qu’en 2025, SpaceX a enregistré une perte nette de 4,9 milliards de dollars, rappelant ainsi que la rentabilité globale du groupe reste fragile.

Et les spécialistes de la finance d’expliquer : « le modèle économique repose sur trois piliers : les activités aérospatiales historiques, Starlink (internet par satellite) et désormais l’intelligence artificielle, intégrée via xAI ». Toutefois, seule Starlink affiche une forte dynamique, avec une croissance annuelle estimée entre 50 % et 100 %. A l’inverse, les activités liées à l’IA absorbent des montants colossaux : environ 8 milliards de dollars de cash brûlés en seulement neuf mois selon Bloomberg, illustrant un pari industriel extrêmement coûteux.

C’est précisément là que réside la lecture des marchés, dit-on : « les investisseurs ne valorisent pas seulement les résultats actuels, mais une trajectoire future portée par l’IA et l’expansion des infrastructures numériques ». Certains analystes soulignent toutefois un décalage important entre valorisation et chiffre d’affaires, avec une entreprise évaluée à près de 100 fois ses revenus, un niveau rarement observé et souvent jugé excessif.

Dans le même temps, l’écosystème global de l’IA reste contrasté. Si certaines entreprises comme OpenAI, Anthropic ou xAI continuent de brûler du cash, d’autres acteurs majeurs comme Nvidia ou les géants du cloud génèrent des profits solides et soutiennent la dynamique d’investissement, selon BFMTV.

Entre enthousiasme technologique et inquiétudes sur une possible surévaluation, cette introduction en Bourse devient un test majeur pour les marchés. Elle pourrait soit confirmer l’entrée dans une nouvelle ère dominée par l’IA, soit révéler les limites d’un engouement spéculatif.

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Tunis au cœur des ambitions du commerce agroalimentaire africain

12. Juni 2026 um 09:40

Le développement du commerce intra-africain s’est imposé comme l’un des principaux enjeux du salon International Food Show for Africa (IFSA), qui s’est achevé le 10 juin à Tunis. Face aux bouleversements géopolitiques mondiaux et aux défis liés à la sécurité alimentaire, les acteurs du secteur agroalimentaire africains plaident pour une accélération des échanges entre pays africains.

Réunis à la foire du Kram en Tunisie, industriels, exportateurs et représentants des chambres de commerce ont souligné plusieurs obstacles persistants, notamment le déficit d’infrastructures logistiques et le poids du secteur informel.

Aliou Ndiaye, secrétaire général de l’Union des chambres de commerce du Sénégal, estime que l’amélioration des réseaux routiers et la formalisation des entreprises sont des conditions essentielles pour dynamiser les échanges continentaux.

Les intervenants ont également insisté sur la nécessité de renforcer la compétitivité des produits africains. Malgré les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), les marchés continueront de privilégier les produits importés si ceux-ci restent plus compétitifs en termes de prix et de qualité.

Lire aussi – ZLECAf et OAPI : Tunis s’impose comme acteur incontournable du commerce africain

Pour sa part, l’Algérie, premier partenaire commercial africain de la Tunisie, a mis en avant les projets d’infrastructures destinés à faciliter les échanges régionaux. Tunis entend toutefois diversifier davantage ses partenariats sur le continent, notamment grâce à l’Initiative du commerce guidé, qui simplifie les procédures douanières et compte désormais 15 pays membres, avec l’arrivée récente du Maroc et de l’Afrique du Sud.

En dépit de ces avancées, le commerce intra-africain demeure limité et ne représente encore que 16 % des échanges commerciaux du continent.

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Agriculture : 20 pays africains s’engagent à protéger les semences paysannes

11. Juni 2026 um 14:35

Vingt pays africains ont adopté la « Déclaration de N’Djamena » lors de la 4e Conférence panafricaine sur la gouvernance semencière, organisée récemment dans la capitale tchadienne, N’Djamena. Cette initiative vise à renforcer la souveraineté semencière du continent et à protéger les systèmes semenciers paysans. Lesquels fournissent environ 90 % des semences utilisées par les agriculteurs africains, rapporte l’agence TAP.

Réunis sous l’égide de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA), des chercheurs, parlementaires et autres représentants d’organisations paysannes ont exprimé leurs préoccupations face aux menaces pesant sur ces systèmes de semences. Ils pointent notamment les législations restrictives, la concentration du secteur semencier entre les mains de grandes entreprises et les risques liés à la privatisation des ressources biologiques à travers les nouvelles technologies numériques.

La Déclaration appelle les États membres de l’Union africaine à adopter des cadres juridiques favorables aux pratiques traditionnelles des agriculteurs et à intégrer les systèmes semenciers paysans dans les politiques agricoles, les stratégies climatiques et les budgets nationaux. Elle recommande également aux communautés économiques régionales (CEDEAO et COMESA, notamment) de garantir la protection des droits des paysans dans les futures réglementations.

Les signataires plaident par ailleurs pour une réorientation des financements vers l’agroécologie, la préservation de la biodiversité et les innovations développées par les agriculteurs eux-mêmes. Les bailleurs de fonds sont invités à soutenir davantage ces approches durables.

Lire aussi — Habib Abid : la Tunisie, leader régional en protection de la biodiversité

La Déclaration de N’Djamena prévoit en outre le renforcement des banques communautaires de semences, le soutien aux programmes de sélection participative et la mise en place de cadres juridiques et financiers favorables aux producteurs.

Enfin, les participants se sont engagés à suivre la mise en œuvre du cadre politique de l’Union africaine sur les systèmes semenciers paysans et à défendre les droits des agriculteurs face aux enjeux émergents liés aux données génétiques et à la gouvernance numérique.

À travers cette initiative, les pays signataires entendent faire des semences paysannes un levier central de la sécurité alimentaire et de la résilience agricole du continent.

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La BAD appelle à la numérisation de la TVA en Afrique de l’Ouest

11. Juni 2026 um 13:19

La Banque africaine de développement (BAD) a réuni en avril à Abidjan plus de 230 représentants des administrations fiscales, institutions régionales, entreprises et partenaires techniques autour d’un séminaire consacré à la numérisation de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). L’objectif : renforcer la mobilisation des ressources nationales et améliorer l’efficacité des systèmes fiscaux. Et ce, dans un contexte marqué par la baisse progressive de l’aide extérieure et des contraintes budgétaires croissantes.

Organisé avec le soutien du gouvernement japonais dans le cadre du programme PHRDG, le séminaire a mis en lumière le rôle stratégique de la TVA. Laquelle représente près de 30 % des recettes fiscales dans de nombreux pays africains. Malgré son importance, son efficacité demeure limitée, avec un taux de recouvrement estimé à seulement 36 %. C’est ce qu’ explique l’organisation financière panafricaine, dans une note qu’elle vient de publier.

En effet la BAD estime que la numérisation de la TVA constitue un levier essentiel pour moderniser les administrations fiscales. Au-delà de la simple automatisation des procédures, elle permet d’améliorer la transparence, de renforcer la confiance entre les contribuables et l’administration. Tout en accroissant les recettes publiques grâce à une meilleure traçabilité des transactions.

A cet égard, les échanges ont permis de présenter plusieurs expériences nationales. Ainsi, en Côte d’Ivoire, la plateforme E-Impôts facilite la déclaration et le paiement en ligne des taxes. Tandis que des systèmes de facturation électronique sont progressivement déployés. Le Nigeria expérimente quant à lui un dispositif de facturation électronique en temps réel destiné aux grands contribuables. De son côté, le Ghana utilise des outils numériques et l’analyse de données pour réduire les pertes de recettes liées à la TVA, notamment sur les importations. Pour leur part, le Togo et le Sénégal poursuivent également leurs efforts de digitalisation fiscale. Même si ce dernier fait encore face à des défis techniques liés à l’interopérabilité de ses systèmes, ajoute la BAD.

En outre, les participants ont tiré les enseignements des expériences menées en Afrique de l’Est, où la digitalisation de la TVA a contribué à améliorer la conformité fiscale, à accroître les recettes et à renforcer le contrôle des transactions.

Par ailleurs, le séminaire a souligné l’importance de la coopération régionale. La CEDEAO a rappelé que la TVA représente plus de 31 % des recettes fiscales de la région. De même qu’il a présenté un projet pilote visant à mieux taxer les transactions numériques transfrontalières. De son côté, le Forum ouest-africain de l’administration fiscale (WATAF) a mis en avant ses actions en matière de renforcement des capacités et de partage de données.

Cependant, malgré les avancées observées, plusieurs obstacles subsistent. Avec notamment le déficit d’infrastructures numériques, les difficultés d’interopérabilité, les coûts de mise en conformité pour les entreprises et les retards dans les remboursements de TVA.

Au final, les participants ont conclu que la réussite des réformes passera par des investissements technologiques, un accompagnement accru des contribuables et une collaboration renforcée entre les secteurs public et privé.

D’après une note de la BAD

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Une appli GPS française défie Google Maps et Waze

11. Juni 2026 um 11:44

Roole Map. Ce sont nos deux mots du jour. Et c’est une application qui serait « 100 % gratuite, sans publicité, sans collecte de données personnelles ». Elle aurait été  développée en France. Et elle fonctionne sur iPhone et Android, ainsi qu’avec CarPlay et Android Auto. C’est en tout cas ce que rapporte le site commentçamarche.net.

Mais au fait en consiste cette appli ? Selon notre source, Roole Map indique le trafic en temps réel, le prix des carburants à l’arrivée, les bornes de recharge électrique disponibles, le coût des péages, les parkings ouverts 24h/24, les zones de contrôle, et même les aires de repos. En cas d’embouteillage, elle précise la cause : orage, grève ou passage du Tour de France.

Donc, si elle remplit toutes ces fonctions, alors on peut la considérer comme une « super appli ». D’ailleurs, on dit d’elle qu’elle n’a pas besoin de « connexion Internet mobile, ne demande pas de création de compte et ne transmet aucune donnée à des tiers ». Ceci étant, Roole Map utiliserait « des sources publiques et vérifiables (gouvernementales, partenaires locaux comme Girève ou Chargeprice) ». Et pourquoi pas servir de signalement de disparitions, très nombreuses ces dernières années ? Le ministère de l’Intérieur français devrait en faire un outil de recherche et même de travail.

Pour la petite histoire, Roole Map a été lancée en 2022 par la société Identicar (courtage en assurance). Ses créateurs affirment ne pas cherchent à gagner de l’argent avec l’application : elle sert uniquement de vitrine à leur savoir-faire. Lu autrement, l’appli leur permettrait d’en gagner.

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Ezzeddine Bach Chaouch en détention : que lui reproche la justice ?

11. Juni 2026 um 09:36

La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a ordonné, mardi 10 juin 2026, l’émission de cinq mandats de dépôt dans le cadre d’une enquête portant sur la gestion et la cession d’un terrain appartenant à la municipalité de Carthage. Parmi les personnes visées figurent l’ancien ministre de la Culture, Ezzeddine Bach Chaouch, et le journaliste Zied El Heni.

L’affaire concerne une « opération foncière susceptible d’avoir causé un préjudice à l’administration ». Les détails précis des faits reprochés n’ont pas encore été rendus publics, selon des sources judiciaires. Tandis que l’instruction se poursuit afin de déterminer les responsabilités des différentes parties impliquées.

En tout état de cause, cette décision marque une nouvelle étape dans une procédure judiciaire qui vise plusieurs anciens responsables liés à la municipalité de Carthage. À ce stade, elle ne préjuge pas de l’issue du dossier ni de la culpabilité des personnes concernées, souligne-t-on.

Néanmoins, l’incarcération d’Ezzeddine Bach Chaouch, âgé de 88 ans, suscite une attention particulière en raison de son parcours au sein des institutions culturelles tunisiennes. Historien et archéologue reconnu, spécialiste de l’Afrique romaine, il a consacré une grande partie de sa carrière à la recherche et à la préservation du patrimoine.

A rappeler qu’au cours de son parcours, il a dirigé plusieurs institutions nationales, entre autres l’Institut national d’archéologie et d’art, la Bibliothèque nationale de Tunisie et le Centre national de traduction. Il a également exercé des fonctions auprès de l’UNESCO dans le domaine du patrimoine mondial. Excusez du peu.

Après la révolution de 2011, il avait occupé le poste de ministre de la Culture au sein du gouvernement de transition avant de présider la délégation spéciale de la municipalité de Carthage entre 2011 et 2016.

L’enquête se poursuit désormais sous l’autorité de la justice, qui devra établir les faits et déterminer si des infractions ont effectivement été commises dans le cadre de cette affaire. Mais malheureusement, il y a peu d’espoir qu’il sorte indemne de cette affaire, en tout cas si l’on en juge par les autres affaires similaires intentées par le passé.

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