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Quand l’Estonie défie la Russie !

02. März 2026 um 11:32

«Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe», a déclaré le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, dans un entretien au journal The Telegraph. A-t-il vraiment mesuré ses paroles en affirmant que son pays ne serait pas une cible facile en cas d’agression russe, tout en avertissant que toute attaque conduirait à un transfert du conflit sur le territoire russe ?  

Habib Glenza

Dans une autre interview accordée à Deutsche Welle (DW), le chef de la diplomatie estonienne a balayé les craintes concernant la vulnérabilité de son pays face à une éventuelle invasion russe.

Interrogé sur le fait que l’Estonie soit souvent désignée comme une cible prioritaire en raison de sa position géographique, il a répondu : «Mais dans la vraie vie, nous augmentons considérablement nos capacités». «Je pense que l’Otan est plus forte que jamais. Nous avons déjà de nouveaux plans de défense, ce qui signifie que nous ne nous contentons pas d’attendre. Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe.»

Les louvoiements de l’Europe

Margus Tsahkna rejette l’idée que l’Estonie soit le pays le plus vulnérable d’Europe. Il assure que la résistance estonienne mènerait à un déplacement de la guerre sur le sol russe. Et critique les tentatives de négociation directe avec Vladimir Poutine.  

Il exprime, cependant, et à juste titre, son inquiétude quant à la volonté politique de l’Europe de faire face à la menace russe. «Nous nous inquiétons de l’Europe, de savoir si l’Europe est prête à prendre une décision, à se lever, à devenir plus forte», a-t-il admis. Tout en qualifiant de «totalement erronée» l’hypothétique envoi d’un émissaire européen au Kremlin, auquel il prévoit un retour humiliant qui affaiblirait la position de l’Ukraine.

Ces déclarations interviennent alors que plusieurs personnalités politiques européennes, dont le Premier ministre letton Evika Silina et le président estonien Alar Karis, ont récemment appelé à la nomination d’un envoyé spécial européen pour négocier avec la Russie. En décembre dernier, le président français Emmanuel Macron avait également exprimé sa conviction de la nécessité de trouver une solution pour interagir directement avec le dirigeant russe. Selon les médias, l’ancien président finlandais Sauli Niinistö serait considéré comme le favori pour ce poste.

Le potentiel militaire en place

Les déclarations du ministre des Affaires étrangères estonien font «rire et pleurer à la fois», car elle font craindre que l’Etat profond européen soit disposé à sacrifier l’Estonie, après avoir sacrifié l’Ukraine.

Ce tout petit pays de moins de 46 000 km2 dispose d’une armée de 7 700 soldats dont 1000 placés dans une base située à la frontière avec la Russie. L’Allemagne lui a récemment envoyé 44 tanks et 350 soldats comme aide militaire et c’est tout ce que peut aligner ce pays balte pour affronter la Russie, laquelle compte 17 millions de km2, 1,5 million de soldats, des milliers d’ogives nucléaires, d’avions, de tanks, de drones, de missiles, etc.! Aussi les déclarations du ministre estonien des Affaires étrangères peuvent-elles paraître insensées. Sur qui l’Estonie va-t-elle compter pour «mener la guerre sur le territoire russe» ? Apparemment sur l’Otan, l’Union européenne, les pays scandinaves (Suède, Norvège, Danemark, Islande et Finlande) et, bien entendu, les Etats-Unis. Mais ces pays sont-ils prêts à voler à son secours au risque de se trouver engagés dans une guerre qu’ils cherchent à éviter ? Si oui pourquoi ne sont-ils pas intervenus en Ukraine comme ils l’ont promis ?

Le précédent de la Pologne

Par ses déclarations, le ministre des Affaires étrangères estonien cherche en réalité à préparer ses concitoyens à une guerre que leurs voisins ukrainiens n’ont pas réussi, eux, à éviter. Ni l’Otan, ni l’Europe, ni à fortiori les Etats-Unis ne se hasarderont à entrer en guerre contre la Russie pour sauver l’Estonie au risque de déclencher une troisième guerre mondiale.

Rappelez-vous qu’en 1939, lorsque Hitler a envahi la Pologne, ce pays comptait sur ses deux alliés de taille, l’Angleterre et la France, qui n’ont pas bougé le doigt pour le défendre. La suite, on la connaît…     

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Groenland : Pourquoi Washington veut l’île la plus stratégique du monde

07. Januar 2026 um 09:33

Entre défense, ressources et rivalités arctiques

La nouvelle crispation entre Washington et Copenhague autour du Groenland ne relève pas d’un simple caprice diplomatique. L’intérêt américain pour cet immense territoire arctique renvoie à des enjeux militaires, économiques et géopolitiques d’une ampleur rarement évoquée. À mesure que la fonte de la banquise ouvre de nouvelles routes maritimes et redistribue les équilibres du Nord, le Groenland apparaît comme une pièce centrale d’un affrontement global entre puissances.

L’Arctique, nouvelle frontière stratégique

Le Groenland, plus grande île du monde avec près de 2,16 millions km² pour seulement 56.600 habitants dont environ 90% d’Inuits, constitue depuis la Guerre froide un pivot de la défense nord-américaine. La base américaine de Pituffik (ex-Thulé), construite en 1943, reste au cœur du système d’alerte avancée face à la Russie. Son personnel actuel d’environ 150 militaires contraste avec les quelque 6000 soldats de la période 1950-80, mais son rôle stratégique demeure intact.

Situé sur la trajectoire la plus courte empruntée par d’éventuels missiles russes, le Groenland contrôle également le GIUK Gap, corridor maritime crucial pour surveiller les sous-marins. Alors que Moscou a réactivé plus de cinquante installations militaires en Arctique, dont sept brise-glaces nucléaires, et que Pékin se définit comme un « État quasi arctique », Washington veut sécuriser sa position avancée dans le Nord.

Ressources critiques et routes maritimes émergentes

L’intérêt américain est aussi minéral. Le Groenland recèle jusqu’à 20% des réserves mondiales non exploitées de terres rares, selon le USGS, ainsi que du nickel, du cobalt, de l’uranium et du graphite. Une douzaine de sites miniers sont en évaluation, dans un contexte où la Chine domine près de 40% de l’extraction mondiale et une part encore plus importante de la transformation industrielle.

La fonte accélérée renforce cet intérêt : les routes polaires émergentes pourraient réduire de 30 à 40% les distances entre Asie et Europe, Shanghai–Rotterdam passant potentiellement de 20.000 km à environ 12.800 km. Pour Washington, contrôler le Groenland revient à sécuriser les futures autoroutes du commerce mondial.

Indépendance groenlandaise et tensions transatlantiques

Autonome depuis 2009 mais dont la défense reste danoise, le Groenland avance progressivement vers davantage de souveraineté politique, alors que la subvention annuelle de Copenhague – environ 700 millions de dollars, soit près d’un quart du PIB local estimé à 3,2 milliards – demeure indispensable au fonctionnement administratif.

Une majorité de Groenlandais soutient à moyen terme un processus d’indépendance, ouvrant la perspective d’un territoire potentiellement libre de redéfinir ses alliances. Cette dynamique inquiète Bruxelles et Copenhague, qui voient poindre le risque d’un basculement stratégique au profit de Washington. Pour plusieurs responsables européens, un transfert de souveraineté, même partiel, mettrait à l’épreuve la cohésion de l’OTAN.

Comment Washington espère obtenir le Groenland

La Maison Blanche n’a pas limité ses ambitions au terrain diplomatique. Selon CNN et plusieurs sources européennes, l’administration américaine examine trois options : un achat négocié avec le Danemark et le gouvernement autonome groenlandais, comme Harry Truman tenta de le faire en 1946 ; un accord de souveraineté partagée ou de présence renforcée, offrant à Washington un contrôle militaire et logistique accru sans transfert formel de territoire ; et, plus controversé, l’usage possible de la force, une hypothèse évoquée par plusieurs membres de l’administration et jamais exclue publiquement par Donald Trump, qui a affirmé à plusieurs reprises qu’il obtiendrait le Groenland « d’une manière ou d’une autre ».

Ces signaux ont provoqué un front uni européen en soutien à Copenhague, alors que des élus américains des deux partis s’opposent ouvertement à toute démarche coercitive. Le Groenland, pour sa part, affirme que son avenir « appartient à son peuple » et demande désormais à être associé à toutes discussions impliquant son statut.

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