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Crédits et microfinancements sur l’honneur : la BCT impose une plateforme numérique dans chaque banque

01. September 2026 um 20:45

À partir du 1er octobre 2026, chaque banque tunisienne devra disposer d’une plateforme numérique dédiée à la réception des demandes de crédits et de microfinancements sur l’honneur. C’est ce que prévoit une nouvelle circulaire publiée mardi 1er septembre par la Banque centrale de Tunisie (BCT), conformément au décret n° 2026-148 du 23 juillet 2026 relatif aux prêts d’honneur.

Cette plateforme sera l’unique canal de réception des demandes de prêts  d’honneur des clients, explique la banque des banques. « Chaque dossier y sera horodaté électroniquement de manière infalsifiable. Ce qui permettra d’établir l’ordre de traitement selon la règle du « premier arrivé, premier servi » et de calculer précisément les délais de traitement », précise-t-elle.

Lire aussi – Prêt sur honneur : un signal social, mais un impact limité sur le financement

L’objectif de la BCT est double : garantir l’égalité de traitement entre les clients et assurer une priorisation objective des demandes en fonction de leur date de dépôt, indépendamment de la banque concernée.

Cette mesure s’inscrit plus largement dans les efforts de la Banque centrale pour moderniser les services bancaires, simplifier les procédures et renforcer la transparence et la fiabilité dans le traitement des demandes des clients.

Autrement dit, toutes les banques tunisiennes sont obligées d’accorder des prêts d’honneur. Cela commence mal cette histoire.

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Le Nobel qui ne dort plus (à cause des robots, pas du café) !

01. September 2026 um 16:11

Il fut un temps où Daron Acemoğlu, économiste turco-américain, prix Nobel d’économie, regardait les prophètes de l’apocalypse IA avec un petit sourire condescendant : « 5 % des emplois menacés, tout au plus – arrêtez de paniquer ». Pendant que l’OCDE agitait le chiffre de 25 % et le FMI carrément 40 %, lui restait le grand sage imperturbable du MIT.

Sauf que l’été 2026 est passé par là, et avec lui les agents IA, ces stagiaires numériques qui, contrairement aux vrais stagiaires, n’ont pas besoin qu’on leur explique deux fois où se trouve la photocopieuse. Résultat : notre économiste avouerait aujourd’hui perdre le sommeil en pensant aux conséquences énormes que tout cela va avoir, indique une tribune publiée sur la revue Nature, lundi 31 août.

Sa nouvelle estimation ? On grimpe à 8 ou 9 %. Presque le double, donc, mais toujours loin du chiffre du FMI. Ce qui permet à Acemoğlu de garder un pied dans le camp « raisonnable » tout en piquant une insomnie de temps en temps.

Sa vraie angoisse, ceci dit, n’est pas tant le nombre de postes qui vont sauter que la philosophie derrière la manœuvre : les entreprises préfèrent-elles remplacer leurs employés, ou les rendre plus costauds avec l’IA ? Dans cette tribune, il plaide pour une IA « pro-travailleurs » plutôt qu’une course effrénée vers l’intelligence artificielle générale, un peu comme demander à un bulldozer de faire du jardinage de précision plutôt que de tout raser.

Moralité : même les Nobel changent d’avis. Et visiblement, l’IA a le chic pour transformer les optimistes en “oiseaux de nuit“*. Dit autrement, seules les personnes ayant l’intelligence au talon ne changent pas d’avis!

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Un “oiseau de nuit“ désigne une personne qui est très active, sort ou aime vivre tard pendant la nuit, par opposition au “lève-tôt“.

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Le dinar tient face à l’euro, cède du terrain au dollar, les changes s’emballent

01. September 2026 um 15:57

Au premier semestre 2026, le dinar tunisien a affiché une relative stabilité face à l’euro. C’est ce qu’annonce la dernière « note de conjoncture économique » de la Banque centrale de Tunisie (BCT). 

Même si le dinar tunisien a perdu 2 % de sa valeur face au dollar américain par rapport à fin 2025, la monnaie nationale s’est toutefois renforcée de 5,9 % face au dollar et de 12,4 % face au yen japonais. Et ce, tout en enregistrant un léger recul de 1,1 % face à l’euro, en moyenne semestrielle (S1 2026 vs S1 2025). 

Parallèlement, le marché des changes au comptant a connu une forte hausse d’activité, avec une progression de 23,7 % en volume. Cette dynamique a été portée par le marché interbancaire, dont les transactions sont passées de plus de 7,113 milliards de dinars à plus de 9 milliards, ainsi que par les opérations avec la BCT, qui ont augmenté de 4,1 à 4,9 milliards de dinars.

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Mutinerie à Niamey : pourquoi Alger se porte-t-il au secours du régime nigérien ?

01. September 2026 um 14:50

Pour la première fois, l’Algérie a déployé dimanche 30 août 2026 des avions de combat au Niger après qu’une mutinerie contre la junte a été déjouée la veille à Niamey. En affichant son soutien aux autorités nigériennes, l’Algérie cherche en réalité à stabiliser ses frontières sud et surtout lutter contre les groupes djihadistes au Niger et au Sahel.

L’envoi de quatre Su-30 avec leurs équipages à Niamey relève-t-il d’un simple soutien politique ou marque-t-il une évolution de la doctrine militaire algérienne ? Selon le ministère algérien de la Défense, ce déploiement intervient « à la demande des autorités du Niger  » et vise à soutenir l’armée du pays « face à la tentative de déstabilisation ».

Mais, selon les experts militaires, il s’agit d’une décision inédite pour l’Algérie qui, pour la première fois de son histoire, a envoyé des avions de combat, avec leurs équipages, dans un pays étranger.

En effet, quatre Sukhoï Su-30, un avion de transport militaire Il-76 et un avion ravitailleur Il-78  fournis par l’Algérie ont atterri dimanche 30 août à Niamey, capitale du Niger, au lendemain d’une mutinerie déjouée par le régime militaire avec l’appui de son partenaire russe et une semaine après la visite à Alger du Premier ministre malien.

Selon les autorités nigériennes, ces équipements viennent compléter les quatre hélicoptères algériens livrés le dimanche 9 août, soit deux Mi-171 et deux Mi-24. Niamey considère cet appui comme un « soutien stratégique » de l’Algérie aux Forces armées nigériennes, alors que le Niger reste confronté à la menace djihadiste et à des tensions internes.

Mutinerie

Rappelons le contexte de ce fait inédit. Le Niger vient de traverser l’une des crises les plus sérieuses depuis le coup d’État de juillet 2023. Dans la nuit du 28 au 29 août 2026, des militaires, notamment de jeunes officiers des forces spéciales, ont tenté de renverser le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte au pouvoir. Les mutins ont attaqué simultanément le palais présidentiel et la base aérienne 101, située dans l’enceinte de l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey. Ils ont également tenté de prendre le contrôle de la télévision publique.

Or, lorsque les mutins ont pris le contrôle de la base aérienne 101, les forces loyalistes se sont retrouvées face à un problème majeur : plusieurs unités de l’armée auraient hésité à donner l’assaut contre leurs propres frères d’armes. La garde présidentielle est restée le principal soutien de Tiani.

Le jeu trouble de Moscou

C’est dans ce contexte que les Russes de l’Africa Corps, présents précisément sur cette base, sont entrés en action. Environ 200 éléments russes auraient participé à la reconquête de la base aux côtés des forces nigériennes loyalistes.

Selon Reuters, les forces russes auraient notamment utilisé des drones kamikazes contre les positions des mutins, contribuant à leur reddition.

A noter que jusqu’ici, la Russie se présentait essentiellement comme un partenaire sécuritaire du Niger, son rôle se limitant à la  fourniture d’équipements, formation, présence et soutien dans la lutte contre les groupes jihadistes. Mais cette fois, les Russes sont intervenus pour sauver directement un régime militaire menacé par une rébellion interne.

Ainsi, le régime de Tiani, arrivé lui-même au pouvoir par un coup d’État en 2023, a désormais recours à une force étrangère pour empêcher qu’un autre coup d’État ne réussisse.

Pour rappel, après avoir rompu avec la France et éloigné progressivement les partenaires occidentaux, le Niger s’est tourné vers Moscou. Le Mali et le Burkina Faso ont suivi une trajectoire comparable. Les trois pays ont créé l’Alliance des États du Sahel (AES). Et en contribuant à sauver militairement le régime de Tiani, la Russie de Poutine démontre aux militaires au pouvoir au Sahel qu’elle peut offrir quelque chose que les partenaires occidentaux ne proposaient pas, à savoir une protection directe du régime lorsque celui-ci est menacé.

Enjeu géostratégique

Reste la question essentielle : pourquoi l’Algérie a-t-elle choisi de soutenir le régime Tiani ? D’abord, pour sécuriser sa propre frontière. En effet, pour l’Algérie qui partage une longue frontière avec le Niger, un effondrement du régime de Tiani ou une nouvelle prise de pouvoir militaire dans un pays déjà confronté aux groupes jihadistes pourrait provoquer une déstabilisation supplémentaire de toute la bande sahélienne. Alger, qui veut donc avant tout éviter le scénario du chaos à sa frontière méridionale, préfère un régime militaire stable, même contesté, à un Niger plongé dans une guerre entre factions militaires.

Ensuite, empêcher une victoire des jihadistes. Le Niger est devenu l’un des principaux foyers de l’insurrection jihadiste au Sahel. Les attaques contre l’armée se multiplient et constituent précisément l’une des causes du mécontentement qui a provoqué la mutinerie. Or, pour Alger, une chute de Tiani dans ces circonstances pourrait créer un vide sécuritaire dont profiteraient immédiatement les groupes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique.

Enfin, Alger cherche à récupérer son influence au Sahel. En effet, pendant plusieurs années, l’Algérie a vu son influence régionale reculer au profit de la Russie, notamment après les coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Or, depuis quelques mois, Alger et Niamey ont entrepris un rapprochement. En février 2026, Tiani s’est rendu en Algérie et les deux pays ont annoncé le renforcement de leur coopération sécuritaire.

Pour conclure, le soutien apporté à Tiani au moment où son pouvoir était menacé peut donc être interprété comme un investissement géopolitique. Ainsi, l’Algérie montre qu’elle entend redevenir un acteur incontournable du Sahel. Surtout, elle ne veut pas laisser Moscou monopoliser le Sahel. Sauf que, ironie du sort, Moscou et Alger, deux puissances rivales au Sahel, se retrouvent momentanément du même côté pour empêcher la chute de Tiani !

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Délice Holding : le bénéfice net bondit à 71,6 MDT au premier semestre 2026

01. September 2026 um 14:47

Délice Holding SA a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026. Le résultat net de la période s’établit à 71,6 millions de dinars (MDT); contre 44,8 MDT au 30 juin 2025. Soit une progression de près de 60 %.

Le total du bilan atteint 718,9 MDT au 30 juin 2026, contre 662,8 MDT au 31 décembre 2025. Les capitaux propres avant affectation s’élèvent à 642,6 MDT, contre 631,3 MDT à la fin de l’exercice précédent. Le capital social demeure fixé à 549,1 MDT, répartis en 109,8 millions d’actions d’une valeur nominale de cinq (5) dinars chacune.

Les revenus de la holding proviennent essentiellement des dividendes perçus auprès des filiales du groupe. Ces dividendes s’élèvent à 70,9 MDT au 30 juin 2026, contre 44,2 MDT un an plus tôt. Cette hausse s’explique notamment par la distribution de 32,6 MDT par la Société des Boissons du Cap-Bon (SBC), qui n’avait versé aucun dividende au premier semestre 2025, ainsi que par la progression des dividendes de la Société Tunisienne des Industries Agricoles et Laitières (STIAL), passés de 21,5 à 28,9 MDT. En revanche, les dividendes perçus de la Centrale Laitière du Cap-Bon (CLC) ont reculé, passant de 20,1 à 7,5 MDT.

Les management fees facturés aux sociétés du groupe, correspondant aux prestations de gestion et d’études, s’établissent à 1,9 million de dinars, contre 1,7 million de dinars au 30 juin 2025. Le total des produits d’exploitation atteint 72,8 MDT, contre 45,9 MDT un an auparavant, pour un total des charges d’exploitation de 1,8 million de dinars. Le résultat d’exploitation s’établit ainsi à 71 MDT.

Après prise en compte des produits financiers de 869 000 dinars, de l’impôt sur les bénéfices de 216 000 dinars et de la contribution sociale de solidarité de 32 000 dinars, le résultat net de la période s’établit à 71 647 751 dinars, soit un résultat par action de 0,652 dinar, contre 0,816 dinar au 30 juin 2025. Le portefeuille d’immobilisations financières de Délice Holding, correspondant aux participations dans les filiales du groupe, s’élève à 586 MDT au 30 juin 2026. Il comprend notamment des participations dans CLC (99,81%), STIAL (43,01%), SBC (98,73%), Delta Plastic (99,99%) et la Compagnie Fromagère (33,68%). Les placements financiers, constitués de pensions livrées à court terme, totalisent 52,3 MDT au 30 juin 2026, contre 32,2 MDT au 31 décembre 2025. L’assemblée générale ordinaire du 11 juin 2026 a approuvé l’affectation du résultat de l’exercice 2025, avec une distribution de dividendes de 60,4 MDT.

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100 millions d’euros de l’Allemagne pour l’économie tunisienne

01. September 2026 um 14:41

À l’occasion du 70ᵉ anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, la Tunisie et l’Allemagne ont décidé de consolider leur partenariat stratégique. Ainsi, en visite officielle à Tunis le 31 août 2026, le chef de la diplomatie allemande, Johann Wadephul, a signé des accords et des contrats de financement d’un montant total dépassant les 100 millions d’euros. Et une enveloppe supplémentaire de 40 millions d’euros serait également à l’étude.

Selon des sources officielles, ces fonds sont destinés à soutenir les priorités du plan de développement tunisien 2026-2030. Ils cibleront principalement la transition énergétique et environnementale, la gestion des ressources en eau, la transformation numérique, ainsi que le renforcement des PME et l’emploi.

Deuxième investisseur étranger et premier marché d’exportation de la Tunisie, l’Allemagne s’appuie déjà sur un tissu industriel solide de plus de 320 entreprises implantées dans le pays, essentiellement dans l’automobile, l’électronique et le textile.

Cette nouvelle étape confirme la volonté de Tunis et Berlin de dépasser la coopération traditionnelle pour s’orienter vers des investissements innovants à forte valeur ajoutée, à même de moderniser l’économie tunisienne et d’accroître sa compétitivité dans le bassin méditerranéen.

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La course mondiale aux ingénieurs : qui forme le plus chaque année ?

01. September 2026 um 14:39

La maîtrise du capital humain en ingénierie est devenue un enjeu stratégique majeur pour les économies contemporaines. Selon les périmètres retenus, diplômes d’ingénieur accrédités ou formations STEM élargies (sciences, technologies, ingénierie, mathématiques), les classements peuvent varier sensiblement. Voici un état des lieux actualisé des principaux pays producteurs d’ingénieurs.

La Chine et l’Inde dominent largement le classement en termes absolus. Pékin formerait entre 1,2 et 4 millions de diplômés par an, la fourchette haute intégrant un vaste socle de filières techniques et scientifiques. L’Inde, quant à elle, délivre annuellement entre 1,3 et 1,5 million de diplômes d’ingénieur. Ce qui la place régulièrement en tête des classements mondiaux. La Russie conserve un système historiquement tourné vers l’ingénierie industrielle, avec environ 450 000 à 500 000 ingénieurs formés chaque année.

Les puissances technologiques établies

Les États-Unis forment environ 240 000 à 250 000 ingénieurs par an, selon les sources et le périmètre retenu. L’Iran se distingue avec entre 233 000 et 237 000 diplômés annuels, dont une proportion notable de femmes.

En Asie de l’Est, le Japon et la Corée du Sud affichent respectivement environ 168 000 et 147 000 ingénieurs diplômés par an.

La Tunisie et la France : des réalités contrastées

Pour le cas de la Tunisie, avec environ 8 000 à 9 000 nouveaux ingénieurs diplômés chaque année, affiche une dynamique soutenue, portée en partie par le secteur privé qui contribue à hauteur de près de 6 500 diplômés annuels.

En France, les estimations varient de 40 000 à plus de 100 000 diplômés par an, selon que l’on retient les seuls diplômes d’ingénieur accrédités ou l’ensemble des formations techniques et STEM connexes.

Au-delà des volumes absolus, la performance relative de la Tunisie mérite attention. Selon les derniers rapports UNESCO/OCDE, le pays compte près de 950 diplômés STEM pour 100 000 habitants, se classant parmi les leaders mondiaux en la matière, devant la Corée du Sud, l’Allemagne ou la France.

Cette densité de capital humain qualifié constitue un atout majeur, encore sous-exploité, pour le développement économique et l’attraction d’investissements à forte valeur ajoutée.

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La popularité du président Trump stagne à 33 %

01. September 2026 um 14:27

La popularité de Donald Trump reste bloquée à son plus bas niveau depuis le début de sa présidence en raison du mécontentement généralisé des Américains face à la guerre en Iran et à la gestion de l’économie américaine. C’est ce que révèlent les résultats d’un sondage réalisé le 31 août par Ipsos pour le compte de l’agence de presse Reuters.

Pour le troisième sondage Ipsos/Reuters consécutif, seul un Américain sur trois approuve la performance du président Trump à la Maison Blanche. La faible popularité de Trump est de plus en plus perçue comme un handicap potentiel pour le Parti républicain lors des élections de mi-mandat de novembre. Les républicains visent à conserver la majorité au Congrès, mais les prévisions concernant le parti du président Trump ne sont pas encourageantes.

Les électeurs démocrates semblent plus unis, 46 % d’entre eux se disant enthousiastes à l’idée des élections de mi-mandat. En revanche, 31 % des républicains expriment un sentiment similaire. Interrogés sur le parti pour lequel ils voteraient si l’élection avait lieu aujourd’hui, 36 % des personnes se déclarant indépendantes ont choisi les démocrates et 22 % les républicains.

Depuis la mi-août, la cote de popularité de Trump est à son plus bas niveau historique, bien en deçà des 47 % enregistrés au début de son second mandat. Elle est même inférieure au niveau le plus bas atteint par son prédécesseur à la Maison-Blanche, Joe Biden, qui s’était établi à 35 % en octobre 2024.

À l’instar de Biden, Trump est confronté à un mécontentement généralisé lié à l’inflation galopante. Les prix des carburants ont explosé depuis qu’il a ordonné les frappes contre l’Iran en février, une guerre que seulement 36 % des Américains approuvent, selon le sondage.

Sept Américains sur dix – dont quatre républicains sur dix – désapprouvent la gestion par Trump du coût élevé de la vie. Le mois dernier, la plupart des électeurs inscrits interrogés ont déclaré que les démocrates avaient un meilleur plan économique que les républicains. Reuters souligne que c’est la première fois en dix ans que le Parti démocrate se retrouve en tête sur une question économique.

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Sfax accueille un événement international sur l’huile d’olive tunisienne

01. September 2026 um 13:28

Du 23 au 25 octobre, Sfax accueillera un rendez-vous économique et scientifique, doublé d’une dimension touristique et culturelle. Il est consacré à la « valorisation et la commercialisation de l’huile d’olive tunisienne ». L’initiative est portée par l’association Tunisie Zaytouna, en collaboration avec plusieurs partenaires tunisiens et étrangers.

Cette rencontre a pour objectif de dégager des pistes permettant d’augmenter la valeur ajoutée du produit et de consolider sa présence sur les marchés internationaux, en mettant particulièrement l’accent sur les appellations d’origine contrôlée (AOC), considérées comme un outil clé de reconnaissance à l’échelle mondiale. Ces informations proviennent de la page Facebook officielle de l’association.

Faouzi Zayani, président de l’association, a invité l’ensemble des professionnels du secteur à participer à la construction d’une « feuille de route pratique » visant à faire progresser la valorisation et la commercialisation de l’huile d’olive tunisienne, en tirant parti des expériences internationales qui ont fait leurs preuves.

Il a souligné que, bien que reconnue pour sa qualité, l’huile d’olive tunisienne continue d’être exportée principalement en vrac : la proportion conditionnée à l’export reste inférieure à 14 %.

L’événement se déroulera sur trois jours. Le 23 octobre sera marqué par un colloque scientifique rassemblant des experts, des spécialistes ainsi que des délégations venues de France, du Japon et d’Allemagne, autour du rôle des AOC dans la promotion de l’huile d’olive tunisienne.

Le 24 octobre sera consacré à des visites de terrain le long de la « route de l’olivier », permettant de découvrir les étapes de la cueillette, du pressage et les méthodes de production modernes.

Le 25 octobre, un séminaire accompagné d’une table ronde abordera les vertus de l’huile d’olive ainsi que sa place au sein de la gastronomie tunisienne et arabe. La manifestation se clôturera par un petit-déjeuner traditionnel.

A noter que l’événement bénéficie du soutien de nombreux partenaires du secteur oléicole, parmi lesquels le comité de jumelage Grenoble-Sfax.

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Urgences saturées : l’Organisation des jeunes médecins tire la sonnette d’alarme

01. September 2026 um 12:29

Les services d’urgences hospitaliers enregistrent une hausse sans précédent des décès et des hospitalisations liés aux coups de chaleur et à la canicule. Tandis que le personnel médical, épuisé, fonctionne au-delà des capacités du système de santé. C’est ce que révèle l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, qui exige la proclamation immédiate de l’état d’urgence sanitaire.

L’Organisation alerte, dans un communiqué, sur une situation critique dans les services d’urgence. Elle y fait état d’une augmentation inédite du nombre de décès et d’admissions consécutives aux coups de chaleur et à la hausse des températures. De même que de décès de détenus survenus au sein de plusieurs services d’urgences.

Parallèlement, les médecins et le personnel infirmier exercent dans des conditions d’épuisement extrême, sous une pression qui dépasse largement la capacité de la structure sanitaire. Pourtant, malgré le recensement des données par les services compétents du ministère de la Santé concernant les cas de décès, les victimes des fortes chaleurs et les capacités d’accueil dans les services de réanimation, aucun chiffre officiel n’a encore été rendu public à ce jour.

Alors, l’organisation lance un appel unique : déclarer sans délai l’état d’urgence sanitaire et soutenir les professionnels de santé.

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Tunisie : les chiffres alertent, la réalité rattrape

01. September 2026 um 12:27

Cet été a été fortement marqué par des vagues de chaleur extrêmes, avec parfois des températures avoisinant les 50 °C, mais aussi des coupures d’électricité, des coupures d’eau et des pénuries d’eau minérale. Beaucoup plus qu’une canicule, il s’agit d’une forte démonstration des fragilités de l’économie tunisienne, largement amplifiée par le changement climatique.

La montée des risques climatiques aggrave une vulnérabilité déjà existante, sans devenir la source de tous les maux. La croissance qui ralentit, des finances publiques sous pression, un déficit énergétique qui se creuse, etc. sont autant d’indicateurs d’alerte qui puisent leurs racines dans un système de gouvernance défaillant et dépourvu de vision stratégique. Dans une économie où les marges budgétaires se rétrécissent, avec des infrastructures non modernisées, un service public dégradé (santé, éducation, transport, réseau de distribution d’eau potable…) et un climat social miné, le coût de l’inaction se manifeste alors à travers les pertes encaissées par le secteur privé, confronté aux coupures d’eau et d’électricité. Sans compter les difficultés des agriculteurs, les dépenses supplémentaires supportées par les ménages et la dé gradation de leur pouvoir d’achat.

Or, la pression sur les ressources hydriques ne disparaîtra pas avec la fin de l’été, les besoins énergétiques continueront d’augmenter et les infrastructures continueront de cumuler les signes de délabrement. Et cela tant que la boussole des dirigeants ne sera pas pointée sur les dossiers prioritaires de l’économie.

Attendre que la population soit secouée de plein fouet par la crise, c’est prendre le risque de ne disposer ni de temps ni de marges de manœuvre suffisantes pour la traiter.

Par conséquent, continuer de repousser les réformes aux calendes grecques pèsera davantage sur les finances publiques, en rendant le coût économique de l’inaction plus élevé et son coût social plus difficile à supporter.

En somme, combien de temps encore la Tunisie pourra-t-elle supporter le coût de l’inaction et éviter de sombrer dans l’abîme ? Rien n’est garanti, l’urgence est de réformer avant que la crise n’impose, dans la précipitation, une cure d’austérité fort menaçante pour la paix sociale.

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Canicule et mortalité animale : la filière volaille sous tension

01. September 2026 um 11:57

Ibrahim Nefzaoui, le président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches relevant de l’UTICA, alerte sur la pénurie de volailles et d’œufs en Tunisie liée à la chaleur et à la mortalité animale. Il assure toutefois que l’approvisionnement est normal et écarte toute crise.

Ibrahim Nefzaoui indique, dans une déclaration accordée aux médias, que la production mensuelle de viandes de volaille a chuté de 16 000 à environ 13 600 tonnes. Tandis que celle des œufs est tombée à 11 000 tonnes.

Il a imputé cette baisse aux effets de la vague de chaleur et à la mortalité d’un nombre important de poulets. Il a toutefois tenu à rassurer : les opérations d’approvisionnement se déroulent normalement. Et la demande étant elle-même en repli, l’équilibre du marché reste préservé.

M. Nefzaoui a prévu un retour à la stabilité des quantités dès le mois d’octobre prochain. Le responsable de la centrale patronale a fermement démenti l’existence d’une crise dans le secteur et appelé à ne pas dramatiser la situation. Il a également annoncé que les trois maillons de la filière que sont les producteurs, les détaillants et les grossistes, en coordination avec le ministère du Commerce et du Développement des exportations, travaillent à corriger ce déséquilibre. Et ce, pour garantir un approvisionnement régulier et éviter toute tension.

Enfin, il a vivement critiqué les abattoirs clandestins, dont il a fait un facteur aggravant du désordre productif, en lien avec la réduction du nombre d’abattoirs agréés. Il a précisé que la marge bénéficiaire des abattoirs légaux a été relevée; même si elle n’atteint pas encore le niveau escompté.

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ATL : le bénéfice net grimpe à 13,6 MDT au premier semestre 2026

01. September 2026 um 11:29

L’Arab Tunisian Lease (ATL) a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026. Le résultat net de la période s’établit à 13,6 millions de dinars (MDT), en hausse de 20 % par rapport aux 11,3 MDT enregistrés au 30 juin 2025.

Le total du bilan atteint 829,6 MDT au 30 juin 2026, contre 733,5 MDT au 31 décembre 2025. Les capitaux propres avant affectation s’élèvent à 157,5 MDT, contre 156,9 MDT à la fin de l’exercice précédent. Le capital social demeure fixé à 32,5 MDT, répartis en 32,5 millions d’actions d’une valeur nominale d’un dinar chacune.

Les créances issues d’opérations de leasing, principal poste de l’actif, s’établissent à 720 MDT nets de provisions, contre 669,6 MDT au 31 décembre 2025. Les mises en force ont progressé de 22 % par rapport à la même période de 2025. L’encours financier moyen est passé de 632,9 MDT à 698,4 MDT, soit une hausse de 10 %.

Le ratio des actifs non performants s’établit à 6,72 % au 30 juin 2026, contre 6,99 % au 31 décembre 2025 et 7,93 % au 30 juin 2025. Le taux de couverture de ces actifs par les provisions et agios réservés atteint 89,32 %, contre 88,83 % à fin décembre 2025.

Les liquidités et équivalents de liquidités s’élèvent à 60,3 MDT au 30 juin 2026, contre 10,6 MDT au 31 décembre 2025. Les placements à long terme totalisent 31,5 MDT, contre 28,5 MDT à la fin de l’exercice précédent.

Concernant les résultats, le total des produits de leasing s’établit à 52,4 MDT au premier semestre 2026, contre 48,5 MDT un an plus tôt, porté par la hausse des intérêts et revenus assimilés qui passent de 46,8 à 51,1 MDT. Les charges financières nettes s’élèvent à 21,6 MDT. Le produit net de leasing progresse de 10 %, passant de 30,6 à 33,8 MDT.

Les charges de personnel s’établissent à 7 MDT, contre 6,4 MDT au 30 juin 2025. Les dotations nettes aux provisions et le résultat des créances radiées ressortent à 2 MDT, contre 2,7 MDT un an auparavant.

Après un résultat des activités ordinaires avant impôt de 23 MDT, un impôt sur les bénéfices de 7,8 MDT et des éléments extraordinaires de 1,6 million de dinars liés aux contributions conjoncturelles exceptionnelles instituées par la loi de finances 2026, le résultat net de la période s’établit à 13.555.275 dinars. Soit un résultat par action de 0,417 dinar, contre 0,346 dinar un an plus tôt. Au passif, les emprunts et dettes rattachées s’élèvent à 542,2 MDT au 30 juin 2026, contre 459,1 MDT au 31 décembre 2025, incluant notamment un nouvel emprunt de 50 MDT auprès de la Banque Européenne d’Investissement.

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Algérie-Allemagne : des « étapes concrètes » pour accélérer le partenariat

01. September 2026 um 11:23

L’Algérie et l’Allemagne ont convenu, le 31 août 2026, d’adopter des « étapes concrètes » pour donner un nouvel élan à leur coopération bilatérale.

À Alger, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, et son homologue allemand, Johann Wadephul, ont identifié l’énergie, les renouvelables, l’industrie, les transports et les produits pharmaceutiques comme secteurs prioritaires. Les deux pays veulent transformer la dynamique politique récente de leurs relations en projets économiques concrets. Les deux responsables ont insisté sur la nécessité de profiter davantage des possibilités d’investissement et de partenariat disponibles dans plusieurs secteurs économiques prioritaires.

La coopération énergétique figure également parmi les principaux axes identifiés par les deux pays. Elle couvre à la fois les secteurs énergétiques traditionnels, les énergies renouvelables et la transition énergétique. Cette orientation s’inscrit dans le rapprochement engagé depuis plusieurs mois entre Alger et Berlin. Elle avait notamment été confortée lors de la visite officielle du président algérien Abdelmadjid Tebboune en Allemagne les 16 et 17 juillet 2026. À cette occasion, les deux pays avaient adopté une déclaration commune sur un nouvel agenda stratégique de partenariat.

 

Lire aussi : TRIBUNE – Tunisie-Allemagne : de la coopération à la coproduction, le nouveau pacte de souveraineté

 

Industrie, transports et pharmacie

Les discussions ont également porté sur l’industrie, les transports et les produits pharmaceutiques, considérés comme d’autres domaines offrant des possibilités de coopération et d’investissement. Alger et Berlin souhaitent notamment renforcer les mécanismes institutionnels de coopération et consolider le cadre juridique permettant de faciliter les échanges économiques.

Les deux parties ont également insisté sur la nécessité de rapprocher davantage les milieux d’affaires afin de favoriser la mise en œuvre des accords et contrats de partenariat conclus lors du Forum économique algéro-allemand du 17 juillet dernier.

La rencontre d’Alger constitue ainsi une étape de suivi de l’agenda stratégique adopté lors de la visite de Tebboune à Berlin. Les deux gouvernements veulent désormais passer de la définition des priorités à leur mise en œuvre. L’objectif affiché est notamment d’activer les mécanismes de coopération existants et de renforcer le cadre juridique nécessaire à la concrétisation des projets annoncés. Cette démarche intervient alors que les relations algéro-allemandes connaissent, selon Alger, une « dynamique positive », renforcée par les contacts de haut niveau intervenus au cours de l’été.

Le contexte régional également au menu

Les entretiens ne se sont toutefois pas limités aux questions bilatérales. Ahmed Attaf et Johann Wadephul ont également échangé sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux. Les discussions ont notamment porté sur la situation au Moyen-Orient, les évolutions dans la région du Sahel et les perspectives du partenariat euro-méditerranéen. Ces dossiers donnent une dimension politique supplémentaire au rapprochement entre Alger et Berlin, au-delà des seuls échanges commerciaux et énergétiques.

L’enjeu pour les deux pays est désormais de traduire les engagements politiques en investissements, contrats et projets effectivement réalisés. Pour l’Algérie, le renforcement des relations avec l’Allemagne peut contribuer à diversifier les partenariats économiques et technologiques. Pour Berlin, l’approfondissement des relations avec Alger ouvre des perspectives dans l’énergie, l’industrie et la transition énergétique.

Après l’adoption d’un agenda stratégique en juillet, Alger et Berlin veulent désormais passer à l’étape suivante : concrétiser leurs engagements. L’énergie, les renouvelables, l’industrie, les transports et la pharmacie devraient constituer les principaux terrains de cette nouvelle phase du partenariat algéro-allemand.

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Tribune de Ferid Belhaj : « Recentrer l’ONU sur la paix grâce à l’article 99 »

01. September 2026 um 10:11

À l’heure où les Nations unies s’apprêtent à élire leur nouveau Secrétaire général, une tribune de l’ancien vice-président de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord Ferid Belhaj met l’accent sur l’importance d’opérer un recentrage stratégique : confier le développement aux acteurs les mieux outillés et faire de la paix, via l’article 99 de la Charte, la priorité absolue de l’institution.

L’idée est claire : recentrer l’action du Secrétaire général sur son rôle premier de prévention et de résolution des conflits, en s’appuyant sur la prérogative exceptionnelle de l’article 99, qui lui permet d’attirer l’attention du Conseil de sécurité sur toute menace à la paix et à la sécurité internationales. 

Dans cette note de politique publique, Ferid Belhaj soutient que l’Organisation des Nations unies s’est progressivement éloignée de sa mission centrale en accumulant un nombre croissant de responsabilités. Développement durable, changement climatique, santé, migrations, gouvernance numérique, financement, égalité entre les sexes et systèmes alimentaires : autant de domaines désormais associés à l’action du Secrétaire général. Ces enjeux sont essentiels, mais l’élargissement continu de l’agenda onusien aurait créé une forme d’ « inflation des missions » , caractérisée par la multiplication des priorités, des mécanismes de coordination, des sommets et des déclarations, sans que l’organisation dispose des moyens nécessaires pour obtenir des résultats concrets.

Lire aussi : Ferid Belhaj : “La souveraineté du XXIe siècle se mesure à la capacité d’un pays à organiser ses interdépendances”

Ferid Belhaj estime que le prochain Secrétaire général devrait donc renoncer à devenir le responsable de toutes les grandes questions mondiales. Il devrait plutôt recentrer son action sur les domaines dans lesquels l’ONU possède une véritable légitimité et des compétences difficilement remplaçables : la diplomatie préventive, la médiation, la sécurité collective et la préservation de la paix internationale.

Cette proposition repose sur un retour à l’architecture multilatérale conçue après la Seconde Guerre mondiale. Les accords de Dumbarton Oaks, de Bretton Woods et de San Francisco avaient établi un système décentralisé, dans lequel chaque institution devrait disposer d’un mandat, d’instruments et d’une expertise spécifiques. Le Fonds monétaire international devait assurer la coopération monétaire et répondre aux crises de balance des paiements. La Banque mondiale devait financer la reconstruction puis le développement. Les agences spécialisées, telles que l’Organisation internationale du travail, la FAO, l’UNESCO ou l’Organisation mondiale de la santé, devaient exercer leurs propres responsabilités techniques et conserver leurs structures de gouvernance.

Dans ce dispositif, le Secrétariat de l’ONU n’était pas conçu comme le gouvernement administratif de la planète. Le poste de Secrétaire général devait être avant tout politique, à la croisée de la diplomatie, du jugement et de la légitimité internationale. La Charte des Nations unies accorde d’ailleurs une place prioritaire à la paix et à la sécurité. Le Conseil de sécurité en assume la responsabilité principale, tandis que l’article 99 donne au Secrétaire général le pouvoir d’attirer l’attention du Conseil sur toute situation susceptible de menacer la paix internationale.

Ferid Belhaj souligne que cette logique de spécialisation fonctionnelle a progressivement été affaiblie. La décolonisation, les revendications du dialogue Nord-Sud, les crises humanitaires et l’optimisme multilatéral qui a suivi la fin de la guerre froide ont conduit l’ONU à élargir son rôle. Le Secrétaire général est devenu la figure publique d’un agenda mondial de plus en plus vaste. Les réformes du système de développement des Nations unies, notamment celle de 2018, ont renforcé la coordination depuis le centre, avec des coordonnateurs résidents davantage rattachés au Secrétaire général et une planification plus intégrée des équipes présentes dans les différents pays.

Cette réforme visait à remédier à la fragmentation du système. Le Groupe des Nations unies pour le développement durable rassemble aujourd’hui 37 agences, fonds et programmes opérant à travers 130 équipes de pays dans plus de 160 pays et territoires. Cependant, cette centralisation aurait également renforcé une tendance consistant à répondre au chevauchement des mandats par la création de nouveaux mécanismes de coordination, plutôt que par une définition plus précise des responsabilités

Ferid Belhaj distingue ainsi la “dérive des missions” de l’ “inflation des missions”. La première désigne l’extension progressive d’une organisation au-delà de son mandat initial. La seconde est plus profonde : les objectifs se multiplient plus vite que les pouvoirs et les instruments nécessaires pour les atteindre. L’organisation devient alors politiquement responsable de résultats qu’elle ne peut pas réellement produire. L’écart entre les promesses et les capacités risque ainsi d’affaiblir sa crédibilité.

Les Objectifs du millénaire pour le développement et les Objectifs de développement durable illustrent cette évolution. Les huit Objectifs du millénaire avaient permis de concentrer et de rendre lisible l’agenda du développement. Leur mise en œuvre reposait toutefois sur une division claire des tâches : les gouvernements adoptaient les réformes, les banques de développement finançaient les investissements, les agences spécialisées apportaient leur expertise et les donateurs bilatéraux fournissaient des subventions.

Avec les Objectifs de développement durable, l’ambition s’est considérablement élargie : 17 objectifs, 169 cibles et plus de 200 indicateurs couvrent presque tous les aspects des politiques économiques, sociales et environnementales. Cette démarche a constitué une réussite politique, mais elle a aussi rendu la priorisation plus difficile. Aucun acteur ne possède l’autorité ou les ressources nécessaires pour diriger la mise en œuvre d’un programme aussi vaste. La coordination est donc devenue une activité administrative lourde, mobilisant des plans intégrés, des mécanismes interagences, des examens nationaux et des procédures de suivi.

Pour l’auteur, le principal problème est que le Secrétariat acquiert des responsabilités sans disposer du contrôle correspondant. Le développement dépend en réalité des décisions des États, des investissements des entreprises, du financement des infrastructures, de la stabilité macroéconomique et du fonctionnement des services publics. L’ONU peut mobiliser, réunir les acteurs et donner une légitimité politique, mais elle ne doit pas confondre cette capacité d’influence avec les instruments opérationnels qui produisent effectivement les résultats.

Le coût de cette inflation des missions est d’autant plus important que la ressource la plus rare du Secrétaire général n’est pas seulement l’argent, mais aussi l’attention. Chaque nouvelle priorité réduit le temps et le capital politique disponibles pour les crises qui exigent une intervention diplomatique urgente.

Ferid Belhaj propose donc plusieurs orientations. La première consiste à replacer la paix et la sécurité au centre de l’action du Secrétaire général, en utilisant davantage l’article 99 et en développant une doctrine d’engagement politique précoce. La deuxième serait d’appliquer un « test de subsidiarité  à chaque nouvelle initiative » : une autre institution dispose-t-elle déjà du mandat et des instruments nécessaires ? L’intervention du Secrétariat apporterait-elle une véritable valeur ajoutée politique ? Que pourrait-il cesser de faire pour préserver ses capacités ?

La Banque mondiale et les banques régionales devraient diriger les dossiers nécessitant des financements et des investissements. Le FMI devrait rester l’acteur principal en matière de stabilité macroéconomique, de dette et de coopération monétaire. Les agences spécialisées devraient exercer leur leadership technique. Tandis que les gouvernements devraient rester responsables de la mise en œuvre nationale. Le Secrétariat pourrait continuer à réunir ces acteurs lorsqu’un obstacle politique l’exige, mais il devrait cesser de vouloir devenir leur centre opérationnel.

Enfin, l’ancien vice-président de la Banque mondiale préconise la suppression régulière des mandats devenus inutiles, la limitation des obligations de rapport et l’instauration de dates d’expiration pour les groupes d’experts et les envoyés spéciaux. La retenue ne serait pas un recul, mais une forme de puissance institutionnelle. Le prochain Secrétaire général devrait être jugé moins sur le nombre d’initiatives lancées que sur les crises désamorcées, les canaux de dialogue préservés et les guerres évitées.

La thèse finale est claire : une ONU qui entreprend moins de tâches, mais qui se montre indispensable dans les domaines qu’elle seule peut véritablement assumer, pourrait contribuer à rendre le multilatéralisme à nouveau crédible.

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Mohamed Chedli El Fahem nommé Deputy CEO de BYD Tunisie

01. September 2026 um 10:07

Mohamed Chedli El Fahem vient d’être nommé Deputy CEO Group de BYD Tunisie, une nouvelle étape clé dans le déploiement de la marque chinoise de véhicules électriques sur le marché en Tunisie. 

Fort de plus de 15 ans d’expérience dans le management, la finance, les opérations et le développement stratégique, il a construit l’essentiel de son parcours dans le secteur automobile en Tunisie. Il a notamment évolué au sein de Ben Jemaa Motors, distributeur historique de plusieurs marques, ainsi que chez Toyota Tunisie et Citroën, où il a acquis une solide connaissance des réseaux de distribution, de la gestion commerciale et des enjeux de transformation du secteur.

Son profil associe expertise opérationnelle et vision stratégique, avec une orientation marquée vers la performance, la montée en gamme des organisations et l’accompagnement des transitions industrielles. Avant de rejoindre BYD, il a également occupé des fonctions de direction chez Alaseel for Food Industries, élargissant ainsi son expérience au-delà de l’automobile vers d’autres secteurs à forte intensité logistique et opérationnelle.

Lire aussi : BYD lance son roadshow national : vivez l’expérience de la mobilité électrique

Sa nomination intervient à un moment où BYD consolide sa présence en Tunisie, après avoir franchi le cap des 1 000 véhicules électriques vendus et multiplié les initiatives de proximité, comme le BYD Roadshow organisé à Tunis City en mai 2026 pour sensibiliser le public à la mobilité électrique 

En tant que Deputy CEO Group, Mohamed Chedli El Fahem sera chargé de soutenir la stratégie de croissance de BYD Tunisie, d’accompagner le développement du réseau, d’optimiser les opérations et de renforcer le positionnement de la marque dans un marché en pleine mutation, marqué par l’émergence progressive de l’électrique et les nouvelles attentes en matière de mobilité durable.

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Eau minérale : la part des grandes surfaces dans la distribution triplée depuis le début de la crise

01. September 2026 um 09:43

Entre 85 % et 90 % du total des ventes d’eau minérale en bouteille ont été réalisés par les grandes surfaces commerciales au cours des quatre premiers jours de l’opération de distribution massive lancée en coordination avec les autorités. C’est ce qu’a indiqué, mardi 1er septembre, le président de la Chambre des propriétaires des grandes surfaces commerciales, Hédi Baccour. Cette initiative vise à faire face à la pénurie d’eau minérale actuelle.

S’exprimant lors d’une intervention téléphonique dans l’émission « Sbeh El Warad » sur Radio Jawhara FM, Hédi Baccour a affirmé que la part des grandes surfaces dans la distribution d’eau a grimpé à un niveau compris entre 50 % et 70 %, contre un taux habituel ne dépassant pas 20 % de la consommation nationale. Il a souligné que le stock régulateur national d’eau était épuisé depuis la mi-juillet. Ajoutant à cet égard que l’opération de distribution se poursuivra et sera étendue à l’ensemble des gouvernorats de la République jusqu’à la résorption de la crise.

Hédi Baccour a par ailleurs relevé que la majorité des grandes surfaces disposent de groupes électrogènes garantissant la continuité de leur activité et permettant de préserver la sécurité des produits alimentaires ainsi que la chaîne du froid en cas de coupures de courant. Alors que certains commerces de proximité sont contraints de fermer, faute d’espace suffisant pour installer de tels équipements.

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Etats-Unis : Amazon visé par une plainte pour manipulation des prix

01. September 2026 um 09:18

La Commission fédérale du commerce américaine (FTC) et les autorités de 22 États américains ont engagé une action en justice contre Amazon, qu’elles accusent d’avoir manipulé pendant plusieurs années ses enchères publicitaires afin de gonfler secrètement les prix payés par les annonceurs.

La pression réglementaire s’intensifie sur Amazon. La FTC, accompagnée de 22 États américains, accuse le géant du commerce électronique d’avoir utilisé son système d’enchères publicitaires pour augmenter artificiellement les sommes versées par les entreprises souhaitant promouvoir leurs produits sur sa plateforme.

La plainte, déposée devant un tribunal fédéral de l’État de Washington, affirme que le dispositif aurait permis à Amazon de prélever plus de 20 milliards de dollars supplémentaires auprès de ses annonceurs. Les autorités estiment que les pratiques en cause auraient concerné environ 1,2 million de clients publicitaires, dont plus de 500 000 petites et moyennes entreprises.

Le litige concerne notamment les publicités Sponsored Products, Sponsored Brands et Sponsored Display, qui apparaissent dans les résultats de recherche ou sur les pages de produits d’Amazon.

Selon la FTC, Amazon présentait son système comme une enchère au second prix : l’annonceur remportant l’emplacement publicitaire devait normalement payer seulement un montant légèrement supérieur à celui proposé par le deuxième enchérisseur. Mais l’autorité américaine affirme que le groupe aurait, à partir de 2019, introduit discrètement des mécanismes permettant de relever le prix final au-delà du résultat de l’enchère. Amazon aurait ainsi parfois participé lui-même aux enchères ou imposé un prix minimum supérieur au montant qui aurait résulté du mécanisme annoncé aux annonceurs.

Jusqu’à 80 % des enchères concernées

La FTC affirme que ces interventions auraient été particulièrement fréquentes. Selon la plainte, 70 % à 80 % des enchères auraient fait l’objet d’une intervention destinée à augmenter le prix payé par l’annonceur. L’autorité accuse également Amazon d’avoir pris des mesures pour dissimuler ce mécanisme à ses clients et d’avoir présenté les augmentations de prix comme le résultat normal de la concurrence entre annonceurs.

Pour les autorités américaines, le problème dépasse donc la simple question tarifaire : elles mettent en cause la transparence du marché publicitaire numérique et la capacité d’une plateforme dominante à déterminer elle-même les règles des enchères auxquelles participent ses propres clients.

L’affaire intervient alors qu’Amazon est devenu l’un des principaux acteurs mondiaux de la publicité numérique. Son activité publicitaire a généré 68,6 milliards de dollars en 2025, tandis que ses recettes publicitaires ont atteint 19,8 milliards de dollars au deuxième trimestre 2026, en hausse de 26 % sur un an. Le groupe occupe désormais la troisième place mondiale du marché publicitaire numérique, derrière Google et Meta. La croissance rapide de cette activité explique aussi l’attention croissante portée par les autorités à ses méthodes de fixation des prix…

Les consommateurs pourraient aussi être concernés

La FTC estime que les surcoûts imposés aux annonceurs ne sont pas restés cantonnés aux entreprises. Une partie de ces dépenses publicitaires supplémentaires aurait été répercutée sur les prix des produits vendus aux consommateurs. L’enjeu pourrait donc dépasser le seul marché de la publicité en ligne et toucher directement le prix final de nombreux biens commercialisés sur Amazon.

Avec cette nouvelle plainte, le régulateur américain s’attaque cette fois au cœur d’une activité devenue essentielle à la rentabilité d’Amazon : la publicité numérique. Si les accusations de la FTC étaient confirmées, l’affaire pourrait imposer de profondes modifications au fonctionnement des enchères publicitaires de l’une des plus grandes plateformes commerciales au monde.

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UGTT : la révolte des régions face au bureau national

01. September 2026 um 09:07

Que se passe-t-il actuellement au sein des sections régionales de l’UGTT ? Réunies séparément samedi 29 août 2026, les instances régionales de Siliana et de Mahdia n’excluent plus une grève générale, et au passage réclament une amnistie générale ainsi qu’une réforme de la justice.

La grève générale figure désormais parmi les options envisagées par plusieurs structures régionales de l’UGTT. Réunie samedi 29 août 2026 sous la présidence du secrétaire général adjoint chargé des affaires juridiques, Fakher Eddine Aouiti, l’instance administrative régionale de l’Union régionale du travail de Siliana a qualifié la situation économique, sociale et politique du pays de « sans précédent ». Le même jour, l’instance administrative régionale de l’UGTT à Mahdia a adopté une position similaire, se déclarant prête à défendre les revendications des travailleurs et de la population « par tous les moyens légaux et légitimes, y compris la grève générale ».

Un diagnostic sévère de la situation du pays

À Siliana, les responsables syndicaux ont sévèrement critiqué la gestion du pays. Ils dénoncent la « concentration de la décision, l’absence de dialogue ainsi que des atteintes aux libertés, au droit syndical et à l’activité de la société civile ». L’instance pointe également une dégradation continue de la situation économique et sociale : endettement, inflation, chômage et pauvreté s’ajoutent, selon elle, aux difficultés rencontrées par les petites et moyennes entreprises. Les services publics ne sont pas épargnés, la santé, l’éducation et le transport figurant parmi les secteurs jugés en déclin.

À Mahdia, les syndicalistes ont insisté sur d’autres aspects de la crise, évoquant la hausse des prix, la dégradation du pouvoir d’achat, les pénuries de produits essentiels et des coupures répétées d’eau et d’électricité.

Des revendications précises adressées aux autorités

Face à cette situation, l’instance de Siliana appelle les autorités à renoncer à « l’unilatéralisme » et à lancer une initiative destinée à apaiser les tensions et à prévenir une possible explosion sociale.

Parmi ses revendications figure une amnistie générale en faveur des personnes détenues en raison de leurs opinions, publications ou activités syndicales, politiques et civiles; à l’exception des personnes impliquées dans des crimes établis. L’instance demande aussi une réforme garantissant l’indépendance de la justice, ainsi que l’ouverture d’un dialogue général et inclusif consacré au diagnostic de la crise et à la recherche de solutions. Sur le plan syndical, elle exige l’abandon de décisions qu’elle juge « injustes et illégales » concernant la négociation collective et le droit syndical, ainsi que le respect des accords déjà conclus avec les travailleurs.

À Mahdia, les syndicalistes ont pour leur part appelé les autorités à s’attaquer aux causes des mouvements de protestation sociale, plutôt qu’à privilégier des réponses sécuritaires et judiciaires.

Une position partagée par d’autres régions, prise indépendamment du bureau exécutif national

L’instance de Siliana affirme être disposée à participer à « toutes les formes de lutte pacifiques et légitimes » que pourraient décider les structures syndicales, y compris la grève générale. Des positions comparables à celles exprimées à Mahdia ont également été défendues par plusieurs autres structures régionales de l’UGTT, notamment celle de Tozeur.

Ces prises de position ont été adoptées indépendamment du bureau exécutif national de l’UGTT. Elles interviennent quelques jours après un communiqué virulent de l’Union régionale du travail de Sfax, qui s’en était pris frontalement au pouvoir. Cette succession de déclarations régionales interroge sur la relation entre les structures régionales et le bureau national de la centrale syndicale.

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G20 : les droits de douane et l’Iran dominent les débats

01. September 2026 um 09:05

Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G20 se réunissent les 31 août et 1er septembre 2026 à Asheville, en Caroline du Nord, pour discuter de croissance mondiale, de dette et de déséquilibres commerciaux. Mais les droits de douane américains et la volonté de Washington d’accentuer la pression économique sur l’Iran s’imposent au cœur des débats.

Les grands argentiers du G20 se retrouvent aux États-Unis dans un contexte particulièrement tendu. La réunion d’Asheville intervient alors que Washington poursuit sa politique tarifaire à l’égard de plusieurs partenaires commerciaux et cherche parallèlement à convaincre ses alliés de participer à son offensive économique contre l’Iran.

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, doit piloter les discussions avec ses homologues des principales économies mondiales, aux côtés du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh. La présidence américaine du G20 souhaite officiellement consacrer les travaux à la croissance, à la déréglementation et à la réduction des déséquilibres commerciaux.

La question commerciale risque toutefois de monopoliser une partie des échanges. Les États-Unis ont imposé de nouveaux droits de douane à de nombreux partenaires; tandis que les négociations avec le Canada se sont récemment tendues.

Washington présente ces mesures comme un moyen de corriger les déséquilibres commerciaux et de lutter contre des politiques jugées déloyales, notamment les surcapacités industrielles. Plusieurs pays du G20 souhaitent cependant discuter des conséquences de cette politique sur le commerce mondial et sur leurs propres économies. L’Europe entend notamment soulever la question de l’augmentation des exportations chinoises, qui exerce une pression croissante sur certaines de ses industries.

Washington veut élargir la pression sur l’Iran

L’autre grand dossier de la réunion est l’Iran. Washington cherche à obtenir le soutien des membres du G20 à sa stratégie visant à isoler économiquement Téhéran. Scott Bessent a indiqué avant la réunion que les États-Unis entendaient poursuivre et renforcer les sanctions contre les acteurs financiers et commerciaux qui continuent à traiter avec l’Iran. Il a notamment annoncé la préparation de nouvelles sanctions visant une banque. La question est particulièrement sensible pour les pays qui continuent d’importer du pétrole iranien. Washington menace en effet d’appliquer des sanctions secondaires aux institutions et entreprises étrangères qui faciliteraient les transactions avec Téhéran.

La stratégie américaine ne fait toutefois pas l’unanimité. Plusieurs membres du G20 doivent composer avec leurs propres intérêts énergétiques et commerciaux. L’Union européenne s’est dite disposée à examiner les propositions américaines, tout en insistant sur la nécessité de maintenir les efforts diplomatiques. La France a notamment indiqué qu’elle étudierait les moyens de renforcer les sanctions contre l’Iran.

Mais la présence de la Chine et de la Russie autour de la table complique la recherche d’une position commune. Pékin reste notamment un important acheteur du pétrole iranien, tandis que Moscou demeure opposé à la stratégie de sanctions occidentales.

Dette et croissance au programme

Au-delà des tensions géopolitiques, les États-Unis veulent replacer la croissance mondiale au centre du G20. Washington souhaite promouvoir la déréglementation, l’augmentation de la production énergétique et l’investissement privé afin de stimuler l’activité et de réduire les déséquilibres économiques. La restructuration de la dette souveraine doit également figurer parmi les principaux sujets de discussion.

La question de la dette américaine constitue cependant un point de fragilité pour Washington. La dette fédérale des États-Unis a dépassé 40 000 milliards de dollars. Tandis que la hausse des rendements obligataires alimente les inquiétudes sur la stabilité des marchés financiers.

Un G20 sous pression

La réunion d’Asheville intervient ainsi dans un environnement où les priorités des membres du G20 divergent fortement. Washington souhaite parler de croissance, de déséquilibres commerciaux et d’Iran. Alors que plusieurs partenaires veulent avant tout obtenir davantage de visibilité sur la politique tarifaire américaine. Le conflit avec l’Iran complique encore la situation en maintenant les prix de l’énergie à des niveaux élevés et en perturbant les flux maritimes dans le détroit d’Ormuz. Ces tensions constituent une menace directe pour la croissance mondiale et les perspectives d’inflation.

La réunion des 31 août et 1er septembre apparaît ainsi comme un test diplomatique pour Washington. Les États-Unis cherchent à utiliser leur présidence du G20 pour rallier les grandes économies à leur stratégie commerciale et à leur campagne de pression contre l’Iran, mais les divergences sur les droits de douane, les sanctions et la politique énergétique risquent de limiter la portée d’un éventuel consensus.

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