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APAISE-PBF : 5 000 bénéficiaires pour mieux gérer l’eau à Gafsa et Kairouan

24. August 2026 um 12:45

Selon un communiqué conjoint de l’UNICEF Tunisie et de la FAO Tunisie, 5 000 personnes devraient bénéficier d’un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement dans le cadre du projet APAISE-PBF, mis en œuvre à Gafsa et Kairouan.

Le projet vise à renforcer la gouvernance de l’eau au niveau local, en développant les capacités des acteurs à mieux comprendre les enjeux liés à cette ressource, à prendre des décisions et à agir collectivement. Le ministère de l’Agriculture, la FAO, l’UNICEF et le PNUD unissent ainsi leurs expertises pour placer les communautés locales au cœur des solutions.

Le renforcement des capacités constitue un axe central du projet. 300 femmes rurales et 100 jeunes seront formés à la gestion efficiente de l’eau, tandis que 100 agriculteurs bénéficieront de formations consacrées à des techniques innovantes visant à améliorer l’utilisation des ressources hydriques.

Le projet prévoit également de renforcer les compétences de 50 acteurs locaux en matière de gouvernance participative.

Au-delà des formations, l’objectif est de transformer les connaissances acquises en pratiques concrètes, de favoriser le dialogue entre les différents acteurs et de renforcer les capacités locales à anticiper et à gérer durablement les ressources en eau.

À travers cette démarche, le projet APAISE-PBF entend contribuer à renforcer la résilience des territoires de Gafsa et de Kairouan et à favoriser des solutions durables et équitables en matière de gestion de l’eau. Le projet est consacré à l’amélioration de la gouvernance territoriale pour un accès équitable et une utilisation durable de l’eau dans les deux gouvernorats.

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Un poème pour la route | À quoi bon ?

24. August 2026 um 10:59

Notre contributeur, économiste au long parcours, qui a sillonné le globe en long et en large, et dont les articles sur la situation de l’économie tunisienne font souvent le bonheur des lecteurs de Kapitalis, se découvre, à 70 ans passés, une âme de poète. Nous partageons ci-dessous son dernier poème.   

Sadok Zerelli

À quoi bon courir après les heures,

Quand le temps nous poursuit sans se lasser ?

À quoi bon bâtir des demeures,

Que le vent un jour viendra balayer ?

À quoi bon les querelles et les rancunes,

Les ambitions, les honneurs, les vanités,

Quand nous sommes tous, poussière parmi les poussières,

Des voyageurs égarés dans l’immensité ?

Nous naissons sans avoir choisi de naître,

Nous apprenons à marcher, à parler, à aimer,

Puis nous passons notre vie à vouloir être

Quelqu’un que le temps finira par oublier.

Nous sommes de passage,

Quelques battements dans l’immensité,

Une poussière de lumière sur une page

Que l’univers refermera un jour sans pitié

Et pourtant…

Il suffit d’un ciel bleu après la pluie,

D’un camélia qui un matin fleurit,

D’un poème écrit au milieu de la nuit,

Pour qu’on aime la vie.

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À Montréal, les mille visages de la culture marocaine

24. August 2026 um 10:46
Achevée le 16 août, la 16ᵉ édition du Festival Orientalys a consacré une large place à la culture marocaine. Musique, traditions amazighes, artisanat, costumes et savoir-faire ont permis au public montréalais de découvrir un Maroc pluriel. Une présence qui s’inscrit…

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Mémoire : Kalthoum Bornaz, dix ans après

24. August 2026 um 10:39

Né le 24 août 1945, Kalthoum Bornaz est décédée le 3 septembre 2016 suite à un malheureux accident domestique.

Diplômée de l’Idhec en 1968, cette cinéaste a eu un long parcours de scripte et de monteuse avant de passer à la réalisation avec le court métrage « Couleurs fertiles » en 1984.

Kalthoum Bornaz réalisera ensuite plusieurs autres films courts et deux longs métrages de fiction qui sont « Kesswa, le fil perdu » et le second opus « Chtar Mhaba » respectivement en 1996 et 2008.

Elle fut une grande cinéaste et nous a laissé ces deux films inoubliables. À sa sortie, « Kesswa » avait surpris le public confronté à une jeune mariée lancée dans une dérive urbaine à la recherche d’une salle des fêtes.

Quelques années plus tard, son deuxième long métrage « Chtar Mhaba » posait dès 2008, la question de la parité dans l’héritage à travers les personnages de Sélim et Sélima, deux jumeaux face à leur père.

Kalthoum Bornaz a également réalisé un moyen métrage en 1987. Ce film intitulé « Trois personnages pour un théâtre » est un plaidoyer pour sauver le Théâtre municipal de Tunis alors menacé de démolition.

Paix à son âme dix ans après son tragique accident. Elle reste dans nos mémoires grâce à ses films et aux travaux documentaires de sa sœur aînée Alia Bornaz Baccar.

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Sidi Bou Saïd raconté aux enfants par la voix, la plume et le dessin

24. August 2026 um 10:06

Les plus petits auront désormais leur livre pour aller à la découverte de Sidi Bou Saïd grâce à un ouvrage original destiné en priorité aux enfants de 3 à 6 ans.

L’éditeur La Voix du livre vient en effet de publier un ouvrage bilingue (tunisien et français) intitulé « Mima, on va où? A Sidi Bou Saïd ».

Écrit par Emna Mrad, illustré par Dorra Borgi et édité par Zakia Bouassida, cet ouvrage est accompagné d’un livre audio dans les deux langues lu par l’auteure avec une musique originale composée par le flûtiste Mohamed Ben Salha.

L’ouvrage est complété par des bonus ludiques pour jouer, apprendre de nouveaux mots tunisien et français ainsi que la translittération qui permet à ceux qui ne maitrisent pas l’alphabet arabe de lire le tunisien en lettres latines.

L’événement de lancement aura lieu mercredi 26 août à 18h30 à la Librairie Fahrenheit 451 à Carthage Dermech.

Au programme : une lecture dans les deux langues animée par l’auteure qui sera accompagnée par le flûtiste, un coloriage collectif, des dédicaces illustrées et beaucoup de surprises pour les grands et les petits.

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Mouled : 350 tonnes de zgougou produites… mais seulement 95 tonnes collectées !

24. August 2026 um 08:44

À l’approche du Mouled et face à la hausse de la demande en zgougou et en fruits secs, le traitement de l’augmentation des prix de ces produits nécessite un suivi de l’ensemble des maillons des circuits de distribution afin d’identifier l’origine des hausses enregistrées et de garantir un prix équitable reflétant les coûts réels et la valeur ajoutée du produit.

C’est ce qu’a déclaré, dimanche, le président de l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur, Lotfi Riahi.

Il a appelé les différents intervenants, du producteur au commerçant, en passant par les autorités de contrôle et les organisations de défense du consommateur, à œuvrer en faveur d’un marché équitable et transparent, permettant au citoyen de célébrer le Mouled sans supporter des prix excessifs.

Lotfi Riahi a souligné que la protection du pouvoir d’achat ne signifie ni lutter contre le commerçant ni exercer une pression sur le producteur. Elle consiste, selon lui, à parvenir à un équilibre entre les intérêts du producteur, du distributeur et du consommateur.

Le prix final dépend de toute la chaîne

Le président de l’organisation a expliqué que le prix final du zgougou et des fruits secs ne dépend pas uniquement du coût de production. Il est également influencé par les différentes étapes que traverse le produit, de la production, la collecte et le regroupement au stockage et au transport, puis à la vente en gros, à la distribution et à la vente au détail.

Les marges bénéficiaires ainsi que l’évolution de l’offre et de la demande interviennent également dans la formation du prix final.

Selon lui, la multiplicité des maillons de distribution peut accentuer l’écart entre le prix à la source et celui payé par le consommateur. Il préconise ainsi un suivi des prix à chaque étape, ainsi que la détermination du coût réel et de la marge bénéficiaire appliquée à chaque maillon.

Cette démarche doit permettre, a-t-il précisé, de distinguer les hausses justifiées par les coûts des augmentations qui ne le sont pas.

Zgougou : 350 tonnes de production contre 95 tonnes collectées

Concernant le zgougou, Lotfi Riahi a indiqué que la production est estimée à environ 350 tonnes, alors que quelque 95 tonnes seulement sont collectées.

Cet écart entre les quantités disponibles et les volumes collectés nécessite, selon lui, un suivi accru de la part des services de l’administration des forêts, afin d’identifier les raisons de cette situation et ses répercussions sur les prix.

Extrait des fruits du pin d’Alep, le zgougou est un produit local à valeur alimentaire et patrimoniale. Son prix au consommateur est toutefois influencé, outre les coûts de production, de collecte et de transformation, par les frais de stockage et de transport, le nombre d’intermédiaires et les marges bénéficiaires, ainsi que par la spéculation et l’évolution de l’offre et de la demande à l’approche du Mouled.

Fruits secs : une chaîne qui pèse sur le prix final

Le président de l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur a également insisté sur la nécessité de distinguer une hausse réelle du coût de production d’une augmentation injustifiée résultant de l’exploitation commerciale de l’occasion du Mouled.

Le consommateur ne doit pas, selon lui, supporter seul le poids de la hausse des prix lorsque celle-ci n’est pas proportionnelle à l’évolution des coûts réels et de la valeur ajoutée du produit.

S’agissant des fruits secs produits localement, Lotfi Riahi a souligné que l’existence d’une production tunisienne ne signifie pas nécessairement que le produit arrive au consommateur à un prix abordable.

Le prix final se forme à travers une succession d’étapes, du producteur ou agriculteur à la collecte, au stockage, au transport, à la vente en gros, à la distribution et, enfin, à la vente au détail.

Chaque maillon peut ajouter un coût et une marge bénéficiaire, ce qui peut entraîner un écart important entre le prix à la source et le prix final, sans que cet écart soit toujours expliqué par les coûts réels ou la valeur ajoutée.

Lotfi Riahi a ainsi appelé à renforcer la transparence dans la formation des prix et à expliquer les écarts enregistrés tout au long des circuits de distribution.

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Doc House : 3300 dinars pour les jeunes cinéastes

23. August 2026 um 11:35

Le projet « Tatwir » est de retour pour sa 4ème édition. Portée par Doc House, cette initiative propose un programme visant à guider les participant.e.s à travers les différentes phases de développement de leurs projets de longs métrages de films documentaires.

Cette initiative se déroulera selon les étapes suivantes :

  • Une résidence d’écriture du 28 septembre au 3 octobre 2026
  • Une phase d’écriture & de développement
  • La réalisation d’une démo
  • La rencontre avec des structures d’appui

Une bourse individuelle de 3300 dinars sera allouée à chaque projet sélectionné.

Le dernier délai de soumission des candidatures est fixé au 31/08/2026. « Tatwir  » est un projet de Doc House, soutenu par IMS ( International Media Support ).

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Le poème du dimanche | ‘‘Le bruit du galop’’ de Hervé Carn

23. August 2026 um 07:00

Né en 1949 à Fumay (Ardennes) de parents bretons, Hervé Carn vit à Plancoët (Côtes-d’Armor, Bretagne). Il est poète, essayiste et enseignant.

Docteur en littérature française, professeur agrégé de lettres modernes. Auteur de neuf romans, il a publié une dizaine de livres de poésie, Le Bruit du galop, Folle Avoine, 2019, des essais, Bernard Noël, « Poètes d’Aujourd’hui », Seghers, 1986 ; Au pays d’Aimé Césaire, Diabase, 2004. Ami de Georges Perros, il a codirigé le numéro de la revue Europe qui lui a été consacré ainsi qu’un Eloge, Georges Perros, La vie est partout, La Part Commune, 2023, récompensé en 2024 par le Prix Yves Cosson de l’Académie de Bretagne et des Pays de Loire.

Tahar Bekri

Celle qui te suivait

Si proche de tes pas

Avait enfin trouvé en toi

Le baume qui endort

Dans ce pays qui t’aime

Malgré tes gestes durs

Il est toujours en toi

Cette trace fine nette

Que fit son regard

Déposé sur la nuque

Dans l’attention appliquée

D’un soleil réduit au trait

Qui te fend et te fonde

En une manière nouvelle

De prendre congé du temps

Au plus près des embellies

De son ombre habitée

*

Mais le bleu que tu tiens

Entre tes doigts d’ombre

Sort du plus lointain

Pays de ton âme

De tes sens de ton énergie

Que dure est la fin

D’une vivante carapace

Qu’enserre en tremblant

Le souffle du vent chaud

Gagné par la fièvre

Ou les rauques cavalcades

Des cils ombragés des pores

Enneigés par la moisissure

Des pluies et des pleurs

Déposés sur les doigts

Par la fleur effeuillée

Des lèvres entrouvertes

*

La coulée de lave

Souille tes lèvres

Ramène du plus profond

Tes émois tes désirs

On mange le temps dis-tu

Ou on le ronge

Mais ton corps avance

Quand même sous l’élan

Du premier pas

Comme ta langue

Est emportée par le mot

Qui vint se caler

De ta bouche à la remorque

De ton souffle de ton cri

Poussé par le geste brutal

D’une chute dans la nuit

De la perte et du chagrin

*

Souvent en nage

Vers le songe qui menace

Ton corps saigne dis-tu

Ton corps gît dans la glace

Des draps mouillés

Tu renonces à vivre

Tu laisses aller tes membres

Qui cognent contre le mur

Dans un dernier ahan

Dans un dernier élan

Que tu aimerais léger

Pareil dans les nuées

Au vide sans image

Aucune sinon une trace

Ephémère et vive

Blessante et claire

Pour donner à la terre

Des frissons de regret

Ed/ Folle Avoine, 2019. (Remerciements à l’auteur)

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Hind Rajab | L’aveu tardif d’Israël et la colère de Kaouther Ben Hania

22. August 2026 um 11:54

Plus de deux ans après la mort de Hind Rajab, l’armée israélienne reconnaît que ses soldats ont tiré sur la voiture où se trouvait la fillette palestinienne de cinq ans. Un aveu tardif qui pulvérise la version officielle avancée après le drame et que la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania qualifie d’«écran de fumée».

Djamal Guettala

Il y a des voix que les démentis ne parviennent pas à faire taire. Celle de Hind Rajab en fait partie.

En janvier 2024, la fillette palestinienne de cinq ans se retrouve prisonnière d’une voiture à Gaza, après que plusieurs membres de sa famille ont été tués. Elle appelle le Croissant-Rouge palestinien. Sa voix tremble. Elle demande qu’on vienne la chercher. Autour d’elle, les tirs continuent.

Deux ambulanciers sont envoyés à sa rencontre. Ils seront eux aussi tués.

Pendant plus de deux ans, l’armée israélienne a nié que ses soldats se trouvaient dans le secteur au moment du drame. Aujourd’hui, elle reconnaît finalement que ses troupes ont bien ouvert le feu sur le véhicule et annonce l’ouverture d’une enquête pénale.

Une version officielle qui se fissure

Cette reconnaissance intervient après une longue bataille autour de la vérité.

Dès les premières semaines, plusieurs enquêtes indépendantes avaient mis en doute la version israélienne. Images satellites, analyses acoustiques, données géographiques et examen de la scène ont permis de reconstituer les mouvements militaires autour du véhicule.

Le contraste est désormais saisissant : ce que l’armée niait hier, elle le reconnaît aujourd’hui.

Mais cette admission ne répond pas à la question centrale. Elle ne dit pas pourquoi une voiture occupée par des civils a été prise pour cible. Elle ne dit pas non plus pourquoi la présence de soldats israéliens avait été initialement niée.

Elle ouvre donc un nouveau chapitre plutôt qu’elle ne referme celui de Hind Rajab.

La voix qui est devenue une preuve

L’histoire de Hind Rajab a franchi les frontières de Gaza grâce à un document aussi fragile que terrible : l’enregistrement de son appel aux secours.

Une enfant de cinq ans qui demande de l’aide. Une enfant qui attend une ambulance. Une enfant qui entend les tirs et comprend qu’elle est en danger.

Cette voix est devenue le cœur du film ‘‘La Voix de Hind Rajab’’ de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania.

Présenté à la Mostra de Venise en 2025, le film a transformé ce drame en une œuvre cinématographique et politique qui interroge la disparition des civils dans les récits de guerre.

Kaouther Ben Hania dénonce «un écran de fumée»

L’annonce israélienne n’a pas convaincu la réalisatrice. Kaouther Ben Hania dénonce «un écran de fumée», considérant que les éléments permettant de comprendre ce qui s’est passé étaient disponibles depuis longtemps.

Son interrogation est simple et vertigineuse : pourquoi cette reconnaissance intervient-elle seulement maintenant ? Et surtout, que signifie une enquête militaire menée après des années de dénégations ?

La cinéaste refuse que l’affaire soit réduite à un communiqué annonçant une procédure interne. Derrière cette affaire se trouve une enfant dont la voix avait déjà raconté, presque minute par minute, ce qui se déroulait autour d’elle.

Une enquête ne suffit pas

La famille de Hind Rajab et des organisations de défense des droits humains réclament une enquête indépendante. Elles mettent en doute la capacité d’une procédure interne à établir pleinement les responsabilités. Car la question n’est plus seulement de savoir si les soldats israéliens ont tiré. L’armée vient de le reconnaître. Il faut désormais déterminer les circonstances exactes des tirs, les règles d’engagement appliquées, les éventuels ordres reçus et les responsabilités individuelles et hiérarchiques.

Le cas de Hind Rajab est devenu un symbole parce que sa voix a survécu à la mort. Elle est devenue une trace que les versions officielles successives n’ont pas réussi à effacer.

L’aveu israélien constitue donc un tournant. Mais il ne saurait être confondu avec la justice.

Deux ans après, l’armée reconnaît les tirs. Kaouther Ben Hania y voit un «écran de fumée». Entre les deux se trouve l’essentiel : la vérité complète sur ce qui s’est passé et la question, toujours ouverte, de savoir qui devra répondre de la mort d’une enfant de cinq ans et des secouristes venus la sauver.

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La Goulette : La Kharja de Sidi Chérif aura lieu début septembre

22. August 2026 um 09:16

Comme chaque année la procession ( kharja ) de Sidi Chérif aura lieu à la Goulette au début du mois de septembre.

La date de la première journée de la kharja sera le 9 septembre pour un parcours qui se déroulera entre la zaouia de Sidi Chérif et la municipalité de la Goulette.

La kharja se poursuivra ensuite pour les journées du 10 et du 11 septembre.

Selon les traditions locales, la kharja de Sidi Chérif clôture le calendrier des célébrations estivales liées aux principales zaouias de Tunis.

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Mostafa Derkaoui, une autre idée du cinéma marocain

21. August 2026 um 13:04
Le cinéma marocain perd l’un de ses grands pionniers. Mostafa Derkaoui s’est éteint jeudi 20 août, à l’âge de 82 ans. Réalisateur, scénariste et producteur, il laisse une œuvre singulière, libre et profondément ancrée dans la société marocaine. De «…

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Huile d’olive tunisienne : 368 000 tonnes exportées depuis le début de la campagne 2025/2026

Von: tmps
21. August 2026 um 12:13

Les quantités exportées de l’huile d’olive tunisienne, au cours des neuf premiers mois de la campagne 2025/2026, ont atteint 368,0 mille tonnes contre 236,9 mille tonnes au cours de la même période de la campagne précédente, soit une hausse de 55,3%, selon un bulletin de suivi publié vendredi par l’observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI).

La quantité d’huile d’olive conditionnée a enregistré une hausse de 50,8% par rapport à la campagne précédente (2024/2025), passant de 34,1 mille tonnes à 51,5 mille tonnes.  Elle représente désormais 14% des quantités totales exportées, tandis que l’huile d’olive exportée en vrac représente 86% des quantités totales exportées.

Par ailleurs, la catégorie extra vierge représente à elle seule 83,6% du volume total exporté.

En termes de valeur, la recette des exportations enregistrée durant les neuf premiers mois de la campagne 2025/2026 est de 4605,3 MD contre 3190,0 MD durant la même période de la campagne précédente d’où une hausse de 44,4%. Sachant que seulement 18,6% de la recette proviennent des exportations de l’huile d’olive conditionnées.

En juillet 2026, le prix moyen de l’huile d’olive a augmenté de 1,4% par rapport à la même période de la campagne précédente, passant de 12,97 DT/kg à 13,16 DT/kg. Selon les catégories, les prix varient entre 8,22 DT/kg et 17,00 DT/kg.

À fin juillet 2026, l’huile d’olive tunisienne a été exportée vers plus de 70 pays, confirmant la diversification des marchés internationaux. Le marché de l’Union européenne représente 57,1% du volume total des exportations, notamment vers l’Espagne (32,1%) et l’Italie (20,0%). L’Amérique du Nord représente 24,0% des exportations, principalement à destination des États-Unis (19,2%) et du Canada (4,8%). L’Asie absorbe 11,3% des volumes exportés, avec notamment l’Arabie Saoudite (4,6%) et la Jordanie (3,1%). Enfin, le marché africain représente 3,8%, dont 3,3% pour l’Égypte.

Concernant les exportations d’huile d’olive biologique, au cours des neuf premiers mois de la campagne 2025/2026, le volume des exportations a atteint 51,2 mille tonnes d’une valeur d’environ 673,4 MD.

Néanmoins, la part de l’huile d’olive biologique conditionnée n’a pas dépassé les 6,2% du total du volume de l’huile d’olive biologique exporté. Quant au prix, la moyenne du prix de l’huile d’olive biologique atteint est de 13,16 DT/kg variant entre 12,93 DT/kg pour le vrac et 16,56 DT/kg pour le conditionnée.

Le 1er pays importateur de l’huile d’olive biologique tunisienne est l’Italie avec une part de 38% des quantités exportées durant les neuf premiers mois de la campagne 2025/2026, suivi par l’Espagne (26%), l’USA (23%) et la France (8%).

(D’après Tap)

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A la Chebba, au rendez-vous international des artistes

21. August 2026 um 11:31

L’association Chebba Art et Environnement organise sous l’égide du ministère des Affaires culturelles la douzième édition du festival international Marsa El Founoun (Le port des arts).

Cette importante manifestation culturelle se déroulera du 25 au 27 août en présence de nombreux artistes tunisiens et étrangers.
Un événement qui compte dans le calendrier des arts et gagne en importance à chaque année.

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Portrait. Sonia Recasens, la curatrice qui bouscule l’art contemporain

21. August 2026 um 09:32
Commissaire d’exposition franco-marocaine, Sonia Recasens défend une scène artistique plus inclusive. De ses recherches sur les artistes africaines et arabes à ses combats contre le « greenwashing » et pour une culture plus accessible, la directrice de l’AICA internationale revendique…

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Des bénévoles pour réhabiliter l’écomusée de l’orangeraie de Hammamet

21. August 2026 um 09:26

L’Association d’éducation relative à l’environnement (Aere), présidée par Dr Salem Sahli, annonce l’organisation de son 34 chantier de jeunes bénévoles, qui se tiendra du 23 au 30 août 2026. Cette initiative citoyenne aura pour mission la réhabilitation de l’écomusée de l’orangeraie, situé au sein du Centre culturel international de Hammamet (CCIH).

Projet initié par l’Aere et cofinancé par le programme Euromed Heritage de l’Union européenne, l’écomusée de l’orangeraie a été conçu en juillet 2009 lors d’un atelier d’étude international, avant d’être mis en œuvre par des bénévoles et inauguré en 2011. Il permet aux habitants comme aux visiteurs de redécouvrir le patrimoine paysager et agricole de la région de Hammamet.

Organisé en partenariat avec le CCIH, ce chantier réunira 15 participants bénévoles. Leurs interventions porteront sur la remise en état des trois composantes majeures du site :

– le verger témoin et le jardin de collection : travaux de débroussaillage, nettoyage, désherbage, badigeonnage des arbres, ainsi que la réparation et la consolidation de la passerelle en bois ;

– le circuit d’irrigation traditionnelle : curage et badigeonnage des rigoles et du bassin ;

– la salle d’exposition permanente : remise à niveau de l’espace et renouvellement des panneaux d’information et des supports de sensibilisation.

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L’Italie veut changer sa relation avec l’Afrique par la culture

20. August 2026 um 11:08
Avec le nouveau Prix Mattei pour la coopération culturelle, Rome veut faire de la création, du patrimoine et de la formation de nouveaux instruments de rapprochement avec l’Afrique. Le Maroc figure déjà parmi les partenaires de cette stratégie qui entend…

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René De Maximy | Rencontre autour d’une mémoire partagée

20. August 2026 um 10:43

Je n’avais pas prévu de rencontrer René De Maximy. Mais le hasard, parfois, emprunte les chemins du destin. Ce jour-là, à la librairie Île aux Mots, je pensais simplement découvrir un livre consacré à l’Algérie. Je ne savais pas encore que cette rencontre me conduirait jusqu’à l’Ehpad Résidence Rivoli, à Marseille, auprès d’un homme dont la mémoire, malgré les années et la maladie, porte encore les traces d’une histoire commune entre la France et l’Algérie.

Djamal Guettala, à Marseille.

Tout commence par un détail. Une femme tient un livre entre ses mains. Mon regard s’arrête sur la couverture : ‘‘Le cœur à contre-guerre. Grande Kabylie, mars 1960-mars 1962’’ (Éditions La Fontaine de Siloé, 1er décembre 2011). Un livre sur l’Algérie. Un livre consacré à une période dont les blessures et les interrogations demeurent, plus de soixante ans après. Je lui demande : «Qui a écrit ce livre ?» Sa réponse me surprend : «C’est mon mari.»

Cette femme s’appelle Marie-Christine de Maximy. À cet instant, l’ouvrage change de dimension. Il n’est plus seulement un témoignage sur une période de l’histoire. Il devient le lien vers un homme, un parcours et une mémoire.

Je veux en savoir davantage. Est-il encore vivant ? Est-il possible de le rencontrer ?

— Oui, il est vivant… mais il est à l’Ehpad Résidence Rivoli, à Marseille. Il a Alzheimer. Cette phrase aurait pu mettre fin à ma démarche. Elle produit l’effet inverse.

Derrière chaque livre, il y a une voix. Lorsque le temps commence à effacer les souvenirs, il devient peut-être encore plus urgent d’aller à la rencontre de celui qui les a confiés à l’écriture.

Je lui demande : «Le jour où vous irez le voir, puis-je vous accompagner ?» Elle accepte, en ajoutant avec prudence : «Je ne sais pas s’il pourra parler avec vous.»

Je décide pourtant d’y aller. Avec son livre entre les mains.

Un livre, une mémoire, une histoire

Publié en 2011 aux éditions La Fontaine de Siloé, ‘‘Le cœur à contre-guerre’’ est un témoignage singulier sur les dernières années de la guerre d’Algérie.

Dès les premières lignes, René De Maximy donne le ton : «J’ai 25 ans, en 1960, lorsque j’aborde en terre algérienne.»

Son récit n’est ni celui d’un militaire racontant une campagne, ni celui d’un acteur politique défendant une position. Il témoigne comme un jeune citoyen français appelé sous les drapeaux et envoyé en Algérie au moment où le conflit entre la France et le FLN entre dans une phase décisive.

Son regard est celui d’un homme qui découvre une réalité plus complexe que les discours officiels. Derrière les mots de «maintien de l’ordre», il perçoit une véritable guerre, avec ses violences, ses blessures et ses contradictions.

À son arrivée en 1960, le jeune appelé connaît déjà, par les journaux et les récits, la violence des années précédentes. Il sait également que le plan Challe et l’opération Jumelles, menée en Grande Kabylie, ont profondément affaibli les maquis du FLN.

L’Algérie semble alors, en apparence, sous le contrôle de l’armée française. Les combattants indépendantistes sont repoussés vers les frontières tunisienne et marocaine. Mais cette impression de pacification reste fragile. Dans les montagnes, les tensions demeurent.

C’est cette réalité que René De Maximy raconte avec sobriété. Son témoignage n’est pas une simple chronique militaire. Il constitue avant tout une réflexion sur la conscience individuelle face à la guerre. L’auteur évoque les violences commises de part et d’autre et affirme une exigence essentielle : le respect de la dignité humaine.

Le titre résume cette position intérieure : ‘‘Le cœur à contre-guerre’’. Comme si l’homme en lui résistait à la mécanique de la violence.

Djamal Guettala en visite à René De Maximy.

Quand le livre réveille la mémoire

Le jour de la rencontre, Marie-Christine de Maximy m’accompagne jusqu’à la chambre de son mari, à la Résidence Rivoli.

Je ne sais pas comment René De Maximy va réagir. Alzheimer est là, avec ses silences et ses absences. Mais certains objets ont parfois le pouvoir de faire ressurgir une part de soi que l’on croyait perdue.

Je me présente. Puis je lui montre son livre. Son regard change. Il reconnaît l’ouvrage. Et soudain, la parole revient. Il évoque la Kabylie, ses paysages, ses villages, les femmes kabyles, les embuscades, mais aussi les scènes de la vie quotidienne. La guerre n’est pas le seul sujet. Il parle également d’une terre et de rencontres.

La conversation avance naturellement, d’un souvenir précis à une anecdote plus légère. Derrière chaque phrase, une mémoire cherche à rester vivante.

Marie-Christine est étonnée. Elle qui craignait qu’il ne puisse plus échanger découvre un homme encore capable de raconter et de transmettre.

Ce jour-là, le livre devient un déclencheur. Un lien entre le passé et le présent.

L’homme derrière l’auteur

René De Maximy est né en 1935 à Craponne-sur-Arzon, en Haute-Loire. Géographe, il a été directeur de recherches émérite à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).

Son parcours scientifique, consacré aux territoires et aux sociétés humaines, éclaire aussi son regard sur l’Algérie : une attention portée aux réalités humaines derrière les événements historiques.

René De Maximy est également écrivain. Son premier roman, ‘‘La Ferme des Neuf Chemins’’, révèle déjà un homme attentif au monde qui l’entoure, désireux d’observer et de comprendre.

Sa famille appartient elle aussi à plusieurs univers. Il est le frère de Jean De Maximy, artiste-peintre, et l’oncle d’Antoine de Maximy, connu notamment pour l’émission ‘‘J’irai dormir chez vous’’.

Recherche, art, écriture et voyage semblent ainsi se rejoindre autour d’une même volonté : aller vers l’autre.

Une rencontre qui dépasse le livre

Depuis cette première visite, je suis retourné plusieurs fois à la Résidence Rivoli. Ce qui devait être une rencontre autour d’un ouvrage est devenu un rendez-vous humain. Lors de ma deuxième visite, c’est lui qui m’interroge : «Comment va l’Algérie ?» Puis : «Comment êtes-vous venu ici ?» «Pourquoi habitez-vous Marseille ?»

Ses questions montrent que, malgré la maladie, sa curiosité pour l’autre demeure intacte.

Lors d’une visite plus récente, je le trouve plus triste. Son visage porte la fatigue. Mais dès que nous commençons à parler, quelque chose change. La conversation semble l’apaiser. Puis il me confie cette phrase : «Au moins, il y a quelqu’un qui sait que j’existe encore.»

Quelques mots qui disent beaucoup de la solitude et de ce besoin universel d’être reconnu.

À chaque fin de visite, il répète : «Merci, merci, merci d’être passé me voir.»

Alors je continuerai à venir aussi longtemps que cela sera possible. Avec du temps, des conversations, des souvenirs partagés. Et parfois quelques madeleines ou des gâteaux au chocolat.

Une mémoire qui défie l’oubli

À travers le parcours de René De Maximy, une autre manière de regarder une période majeure de notre histoire commune apparaît. Plus de soixante ans après, la guerre d’Algérie demeure une mémoire sensible, traversée de blessures et d’interrogations qui continuent d’habiter les deux rives de la Méditerranée.

L’intérêt de son témoignage tient aussi à cette volonté de replacer l’humain au centre. Derrière les grandes dates, les opérations militaires et les affrontements politiques, il y a toujours des destins individuels : des jeunes hommes appelés sous les drapeaux, des populations confrontées à la violence, des femmes et des hommes pris dans une période qui les dépasse.

Son livre ne simplifie rien. Il propose le regard d’un témoin qui a choisi de raconter son expérience avec lucidité et exigence morale.

René De Maximy ne se présente pas en héros. Il est simplement un homme qui a vécu un moment particulier de l’Histoire et qui a voulu transmettre ce qu’il avait vu et ressenti.

La mémoire ne prend véritablement sens que lorsqu’elle est transmise, lorsqu’elle circule entre les générations et permet de regarder le passé sans enfermer les peuples dans ses blessures.

Cette rencontre m’amène aujourd’hui à lancer un appel aux autorités culturelles de Marseille ainsi qu’à M. le maire. René De Maximy mérite un geste de reconnaissance. Pas nécessairement une grande cérémonie. Une simple visite suffirait. Quelques instants d’échange avec un homme qui a consacré sa vie à la recherche, à l’écriture et à la compréhension des sociétés humaines.

Marseille est une ville de mémoire et de culture, ouverte sur la Méditerranée, un lieu où les histoires de France et d’Algérie se rencontrent quotidiennement. Venir saluer René De Maximy à la Résidence Rivoli, c’est reconnaître le parcours d’un géographe, d’un chercheur, d’un écrivain et d’un témoin. C’est aussi rappeler que les hommages les plus précieux sont souvent ceux que l’on rend aux personnes de leur vivant. Parce qu’une reconnaissance tardive ne remplace jamais une présence. Parce qu’un simple échange peut parfois avoir une valeur immense.

René De Maximy a écrit ‘‘Le cœur à contre-guerre’’ pour que ses souvenirs ne disparaissent pas. Aujourd’hui, cette mémoire continue de vivre. Dans un livre. Dans une voix. Dans une rencontre. Et parfois, il suffit de pousser une porte, de s’asseoir quelques minutes et d’écouter.

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Philofest An 5 : Comment repenser la liberté ?

20. August 2026 um 10:00

Le Nabeul Book Club organise la cinquième édition du Philofest du 21 au 23 août avec la participation de nombreux invités.

Le thème choisi pour cette édition est celui de la liberté face à nos choix, nos limites et notre époque.

Le Philofest se définit comme un espace de pensée critique, de création artistique et de réflexion collective.

Après avoir exploré lors des éditions antérieures, les thèmes de la démocratie, du corps, du bonheur et de l’amour, Philofest ouvre un nouveau cycle de réflexion autour de trois grandes questions :

  • L’art est-il un espace de liberté radicale ?
  • Sommes-nous libres par nature ou apprenons-nous à le devenir ?
  • Quelle place reste-t-il pour notre liberté dans un monde façonné par les contraintes sociales, économiques et culturelles ?

Pendant trois jours, philosophes, artistes, écrivain·es et citoyen·nes croiseront leurs regards pour questionner nos certitudes, confronter les idées et construire une réflexion commune.

Organisé par le Nabeul Book Club, fort de plus de dix ans d’engagement culturel, le Philofest est devenu un espace où la philosophie quitte les livres pour rencontrer l’art, la société et les préoccupations de notre époque.

À suivre du 21 au 23 août à l’espace Jeelen à Nabeul.

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Carthage Off 2026 : Cairokee, Nancy Ajram, Haifa Wehbe… découvrez le programme complet

19. August 2026 um 18:45

La scène culturelle tunisienne s’apprête à vibrer au rythme de la musique tunisienne et arabe avec le festival Carthage Off 2026, qui propose, du 26 août au 15 septembre, une programmation réunissant artistes tunisiens, stars de la chanson arabe et créations musicales originales.

Organisé au Théâtre Antique de Carthage, le festival propose une série de spectacles qui débuteront tous à 22h00. L’événement se présente comme une programmation parallèle et complémentaire autour de la saison culturelle estivale de Carthage, en misant sur la diversité des styles et des publics. Les billets sont disponibles sur le site Teskerti.

Le coup d’envoi sera donné mercredi 26 août avec « Ziara », le spectacle soufi conçu par le compositeur et musicien tunisien Sami Lajmi. Cette création, devenue l’un des rendez-vous majeurs de la musique spirituelle en Tunisie, mêle chants soufis, instruments traditionnels et arrangements contemporains.

« CA Symphony », un concert symphonique

Le 28 août, place à « CA Symphony », un concert avec participation de Mohamed Jebali, avant « 24 Parfums », le 29 août. Cette création musicale d’Amine Bouhafa entend réunir plusieurs univers et sonorités de la Tunisie.

La chanson tunisienne sera également à l’honneur le 30 août avec une soirée réunissant Lotfi Bouchnak, figure emblématique de la chanson tunisienne, et la jeune artiste Rana Zarrouk.

Le festival se poursuivra le 1er septembre avec la chanteuse égyptienne Mai Farouk, qui rendra hommage au grand répertoire classique arabe. Le 3 septembre, le public retrouvera la star libanaise Haifa Wehbe pour un spectacle pop, suivie le 4 septembre par son compatriote Adam.

Le patrimoine musical tunisien sera ensuite mis à l’honneur avec « Carthage Yghani », programmé le 6 septembre. Le spectacle collectif entend célébrer les grandes expressions de la musique tunisienne.

La programmation prendra ensuite une dimension résolument arabe avec plusieurs grandes voix de la scène musicale régionale. L’Égyptienne Amal Maher sera sur scène le 9 septembre, avant la chanteuse libanaise Yara le 10 septembre. Le 11 septembre, le public découvrira le chanteur égyptien Bahaa Sultan.

La soirée du 12 septembre sera consacrée à Nancy Ajram, l’une des figures majeures de la pop arabe contemporaine. Le festival s’achèvera le 15 septembre avec Cairokee, groupe égyptien connu pour son mélange de rock et de musique alternative.

Tarifs proposés

Côté tarifs, les prix annoncés vont de 40 à 117 dinars selon les spectacles, avec des tarifs plus élevés pour certaines grandes têtes d’affiche. Les billets pour « Ziara » sont proposés à 46,5 dinars, tandis que « CA Symphony » est affiché à 50 dinars et « 24 Parfums » à 40 dinars. Les concerts de Haifa Wehbe et Adam sont proposés à 105 dinars, celui d’Amal Maher à 106 dinars, Bahaa Sultan à 117 dinars et Nancy Ajram à 90 dinars.

Avec cette programmation, Carthage Off 2026 mise ainsi sur un équilibre entre créations tunisiennes, valorisation du patrimoine musical national et présence de grandes vedettes de la scène arabe. Le choix du Théâtre Antique de Carthage comme lieu unique donne par ailleurs à ces rendez-vous une dimension patrimoniale et spectaculaire, en associant l’un des sites historiques les plus emblématiques de Tunisie à une programmation musicale contemporaine.

Programme complet

DateSpectacle / ArtisteTarif (TND)
26 Août 2026Ziara46.5 TND
28 Août 2026CA SYMPHONY50 TND
29 Août 202624 Parfums40 TND
30 Août 2026Lotfi Bouchnak | Rana Zarrouk50 TND
01 Septembre 2026Mai Farouk95 TND
03 Septembre 2026Haifa Wehbe105 TND
04 Septembre 2026ADAM105 TND
06 Septembre 2026Carthage Yghani40 TND
09 Septembre 2026Amal Maher106 TND
10 Septembre 2026YARA40 TND
11 Septembre 2026Bahaa Sultan117 TND
12 Septembre 2026Nancy Ajram90 TND
15 Septembre 2026Cairokee110 TND

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