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Le ministre de l’Économie vise une croissance d’environ 4,2 % avec le plan 2026-2030

Von: farhat
30. Juni 2026 um 18:58

Le plan de développement 2026-2030 vise à atteindre un taux de croissance d’environ 4,2 % à prix constants, à réduire le taux de pauvreté à moins de 15 % et à hisser l’indice de développement humain (IDH) au niveau des pays à très haut développement humain, a indiqué le ministre de l’Economie et de la planification, Samir Abdelhafidh .
Intervenant au cours d’une séance d’audition conjointe des commissions permanentes des députés, tenue mardi, le ministre a ajouté que le plan vise également à porter l’indice de développement régional à 0,6 point d’ici 2030, tout en réduisant de 0,1 point l’écart entre les limites minimale et maximale de cet indice selon les gouvernorats.
Il a souligné que le plan de développement 2026-2030 repose sur de grandes orientations, notamment la modernisation du tissu économique, le développement des infrastructures, la garantie de la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, la préservation d’un environnement sain, la modernisation du cadre institutionnel, l’amélioration de l’efficacité des services publics et la garantie d’un développement social équitable et inclusif.
Dans le secteur de l’énergie, le plan vise à porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à 35 % d’ici 2030, à améliorer l’efficacité énergétique en réduisant la consommation nationale d’énergie primaire de 30 %, outre la modernisation des réseaux électriques et l’augmentation du taux d’exploitation des eaux usées.
Le plan prévoit également la mise en place d’un système efficace et flexible de gestion des affaires publiques, afin de favoriser le développement économique et social et renforcer les droits des citoyens et des acteurs économiques.
Et de rappeler que le ministère a reçu 40 748 propositions de projets dans le cadre de l’élaboration du plan de développement, dont 34 715 projets soumis par les conseils locaux (85 % du total), 5 375 projets proposés par les conseils régionaux (13 %) et 658 projets soumis par les conseils provinciaux (2 %).

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Handball : le Club Africain enregistre quatre nouvelles recrues

Von: farhat
30. Juni 2026 um 17:19

La section de handball du Club Africain a renforcé l’effectif de son équipe première par quatre joueurs, engagés pour une durée de deux saisons, a annoncé mardi le club de Beb Jedid.

Le quatuor recruté, est composé de l’arrière gauche Ahmed Abid (28 ans), en provenance du club saoudien d’Al-Rawda, du pivot Houssem Ayadi (32 ans), transféré depuis le Club de Sakiet Ezzit, de l’ailier droit Issam Rzig (37 ans), arrivant de l’Etoile du Sahel, et du demi-centre Amine Ben Salem (23 ans), issu du club français d’Angers.

Pour rappel, le Club Africain avait nommé le 11 juin dernier Houssine Sfar Gandoura au poste de président de la section de handball du club.

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La ministre des Finances reçoit les responsables des banques et des établissements financiers

30. Juni 2026 um 17:05

La ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, a reçu, mardi 30 juin 2026, au siège du ministère, des directeurs généraux d’institutions bancaires et financières. Au cours de cette réunion, la ministre a rappelé le rôle central du secteur bancaire dans le financement de l’économie nationale. Elle a souligné son importance dans l’accompagnement de l’investissement, la...

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Le ministère des Affaires sociales ouvre les inscriptions à la Conférence arabe sur la retraite et les assurances sociales

Von: farhat
30. Juni 2026 um 16:58

Le ministère des affaires sociales a annoncé l’ouverture des inscriptions pour participer à la « Conférence arabe sur la retraite et les assurances sociales », qui se tiendra du 20 au 22 juillet 2026 en Tunisie, appelant les personnes intéressées à visiter le site officiel du ministère et ses plateformes numériques pour plus de détails.
La conférence réunira plusieurs hauts responsables et experts régionaux et internationaux dans les domaines de la protection sociale, des systèmes de retraite et de l’investissement.
L’organisation de cette conférence intervient dans le contexte des défis croissants auxquels sont confrontés les systèmes de retraite dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord qui ont adoptés, depuis des décennies, des systèmes de « paiement à l’acte » avec des prestations définies. Ces systèmes font désormais face à des pressions croissantes en raison des transformations démographiques rapides, des mutations économiques et des crises mondiales.
La conférence vise à ouvrir un débat approfondi sur l’avenir des systèmes de retraite dans le monde arabe et les moyens de renforcer leur durabilité et leur capacité d’adaptation, à travers le développement des modèles de réforme innovants et la diversification des outils d’épargne- retraite en dehors des cadres traditionnels, afin d’assurer un meilleur équilibre entre la protection sociale et la durabilité financière.
Les travaux de la conférence seront axés principalement, sur l’évaluation des réformes en cours dans les systèmes de retraite de la région et la présentation des expériences et initiatives existantes, outre l’exploration des moyens de transformation numérique dans la gestion des caisses de pension à travers l’utilisation des technologies modernes, à même de contribuer à l’amélioration des prises de décision, et à hisser les rendements.
Les participants débattront également du développement des stratégies d’investissement plus flexibles et prospectives, capables de renforcer la solidité des portefeuilles financiers face aux fluctuations économiques, ainsi que de la gestion des actifs et des engagements pour assurer un équilibre entre eux.
Cette conférence constitue une plateforme régionale importante pour l’échange d’expériences et de visions entre divers intervenants dans le secteur de la retraite et des assurances sociales. Elle regroupe des responsables gouvernementaux, des directeurs des caisses de pension, des experts, des spécialistes de la protection sociale, de l’investissement et de la gestion des risques, ainsi que des représentants des syndicats et des organisations.

(D’après TAP)

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Tunisie: plus de 3 000 démarches administratives seront disponibles en ligne à partir de cette date

30. Juni 2026 um 16:49

La Tunisie prévoit de lancer, en septembre 2026, la plateforme nationale des procédures administratives “Dalil”, un portail numérique appelé à devenir la référence officielle pour les démarches administratives des citoyens et des entreprises. Le projet est aujourd’hui achevé à 70%, a indiqué la Directrice générale des réformes et de la prospective administrative à la Présidence du gouvernement, Olfa Souli Ouertani, selon l’agence TAP.

Le portail regroupera 3 197 procédures administratives recensées à travers les différentes administrations publiques. D’après les données présentées lors du lancement du projet, une procédure sur deux concerne les entreprises, tandis que les particuliers sont concernés par un quart des démarches, le reste étant commun aux deux catégories.

Au-delà d’un simple annuaire administratif, “Dalil” est le résultat d’un vaste chantier de rationalisation. Selon l’agence TAP, 2 255 procédures, soit plus de 71% du total, ont déjà été simplifiées grâce à la réduction des documents exigés, au recours aux services numériques et à une réorganisation des circuits administratifs. 177 procédures ont, quant à elles, été supprimées après avoir été jugées obsolètes ou sans fondement juridique.

L’analyse réalisée dans le cadre du projet montre également que 63% des démarches sont fréquemment sollicitées, 16% présentent un niveau élevé de complexité et 43% nécessitent encore l’interaction de plusieurs organismes publics, illustrant l’ampleur des marges de simplification.

Inscrite dans le programme national de réforme administrative 2020-2027, la plateforme vise à uniformiser les procédures entre les administrations, améliorer leur mise à jour et faciliter l’accès à une information officielle unique. Pour le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, cité par l’agence TAP, cette initiative constitue un nouveau jalon dans la transformation numérique de l’administration tunisienne, avec le développement des échanges de données entre organismes publics et la généralisation des services à distance.

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La Tunisie commande cinq trains électriques auprès de la Chine

30. Juni 2026 um 16:46

La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a signé, mardi, un contrat portant sur l’acquisition de cinq trains électriques à unités multiples (Electrical Multiple Units – EMU) auprès de la société chinoise spécialisée dans le matériel ferroviaire.

Le contrat a été signé par le président-directeur général de la SNCFT, Chakib Rguig, et le directeur général des affaires internationales de l’entreprise chinoise.

D’un montant global de 38,2 millions d’euros, cet investissement s’inscrit dans le cadre du projet de doublement et d’électrification de la ligne ferroviaire reliant Moknine à Mahdia. Le projet est financé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). La première livraison des trains est attendue dans un délai de deux ans à compter de la signature du contrat.

Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie du ministère des Transports visant à moderniser le transport public collectif, à travers le développement des infrastructures ferroviaires et le renforcement de la flotte de trains électriques de la SNCFT.

Selon les autorités, ces nouvelles rames permettront d’augmenter la capacité de transport de la ligne, d’améliorer la fréquence des dessertes et d’offrir aux voyageurs des conditions de déplacement plus modernes, plus sûres et plus confortables, conformément aux standards internationaux en matière de sécurité et de qualité.

Le recours à des trains électriques répond également aux objectifs de promotion d’une mobilité durable, en privilégiant un mode de transport plus performant et plus respectueux de l’environnement.

Les autorités soulignent enfin que ce contrat illustre le renforcement de la coopération entre la Tunisie et la Chine dans le domaine du transport ferroviaire, à travers des projets destinés à accompagner les objectifs de développement du secteur.

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Présidentielle 2027 : ces candidats ont une part de Maghreb en eux

30. Juni 2026 um 16:22
Jean-Luc Mélenchon, Dominique de Villepin, Karim Bouamrane, Gabriel Attal, Jordan Bardella ou encore Anasse Kazib et Selma Labib ont un point commun : tous entretiennent un lien, direct ou familial, avec le Maghreb. Retour sur ces candidats à l’élection présidentielle…

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La Tunisie vise 4,2 % de croissance et moins de 15 % de pauvreté

30. Juni 2026 um 16:02

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a indiqué, mardi, que le Plan de développement 2026-2030 ambitionne d’atteindre un taux de croissance annuel moyen de 4,2 % en prix constants. Et ce, tout en ramenant le taux de pauvreté à moins de 15 % et en hissant la Tunisie parmi les pays à très haut niveau de développement humain.

S’exprimant lors d’une séance d’audition conjointe des commissions permanentes de l’Assemblée des représentants du peuple, le ministre a précisé que le plan prévoit également d’améliorer l’indice national de développement régional pour le porter à 0,6 point à l’horizon 2030. Tout en réduisant de 0,1 point l’écart entre les gouvernorats les mieux et les moins classés.

Les grandes orientations du plan

Selon Samir Abdelhafidh, le Plan de développement 2026-2030 repose sur plusieurs axes stratégiques, notamment la modernisation du tissu économique, le développement des infrastructures, le renforcement de la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, ainsi que la préservation de l’environnement.

Le document prévoit également de promouvoir un développement territorial plus équilibré, de moderniser le cadre institutionnel, d’améliorer l’efficacité des services publics et de garantir un développement social plus juste et inclusif.

Accent sur la transition énergétique

Dans le domaine de l’énergie, le plan fixe pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix énergétique d’ici à 2030. Il vise également une amélioration de l’efficacité énergétique à travers une réduction de 30 % de la consommation nationale d’énergie primaire.

Le programme prévoit, en outre, la modernisation des réseaux et l’augmentation du taux de valorisation des eaux usées traitées.

Plus de 40 000 projets proposés

Le ministre a également annoncé que son département a reçu 40 748 propositions de projets dans le cadre de l’élaboration du Plan de développement 2026-2030.

Parmi ces propositions, 34 715 projets, soit 85 % du total, ont été soumis par les conseils locaux. Les conseils régionaux ont présenté 5 375 projets (13 %). Tandis que les conseils des régions ont proposé 658 projets, représentant 2 % de l’ensemble.

Selon le ministre, cette démarche s’inscrit dans la mise en place d’un système de gouvernance publique plus efficace et plus souple, destiné à soutenir le développement économique et social. Tout en renforçant les droits des citoyens et des acteurs économiques.

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Le ministre de l’Économie mise sur une croissance au-delà de 4%

30. Juni 2026 um 15:31

Dans un contexte économique encore marqué par des tensions sur les prix et une inflation persistante qui continue de peser sur le pouvoir d’achat, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a cherché à projeter une perspective plus expansive de la trajectoire économique nationale, misant sur un potentiel de croissance jugé supérieur...

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Le CNOPT met en place une cellule de crise face aux impayés de la CNAM

Von: farhat
30. Juni 2026 um 14:18

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT) a annoncé, ce mardi, la création d’une cellule de crise qui assurera la veille et le suivi permanent de l’évolution du dossier des impayés de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM).
Selon un communiqué publié sur la page officielle du CNOPT, cette cellule sera également chargée de coordonner les mesures à prendre en vue de protéger le système de santé et l’intérêt des patients dans un contexte de crise financière menaçant l’ensemble des acteurs du secteur privé de la santé.
Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion de travail d’urgence convoquée par le président du CNOPT, Mustapha Laroussi et à laquelle ont participé le président du Syndicat des pharmaciens d’officines de Tunisie (SPOT), Zoubeir Guiga, accompagné d’une délégation syndicale, le président du Syndicat tunisien des biologistes privés (STBP), Khalil Ben Abdallah, ainsi que le président de la Chambre Syndicale Nationale des Pharmaciens Grossistes Répartiteurs relevant de l’UTICA, Hazem El Ghoul.
La réunion a été consacrée à l’examen de la « grave asphyxie financière » qui a touché l’ensemble des intervenants de la chaîne du médicament et des services de biologie.
Les participants ont dénoncé le dépassement continu des délais légaux de paiement des créances par la CNAM, soulignant que cette crise s’est également étendue au secteur de la distribution en gros des médicaments.
Selon eux, cette situation risque d’entraîner l’effondrement de toute la chaîne de soins et de priver les patients de leur droit constitutionnel à la santé.
Les structures professionnelles participantes ont renouvelé leur appel urgent à l’autorité de tutelle et à l’ensemble des parties concernées afin qu’elles assument leurs responsabilités nationales et interviennent sans délai pour garantir la continuité du service de santé et éviter une paralysie quasi certaine du secteur.

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Transports publics : 50 agressions contre les métros et bus depuis le début de l’année, des pertes en millions

30. Juni 2026 um 14:59

Le réseau de transport public traverse une période particulièrement difficile, marquée à la fois par des actes répétés de vandalisme et par des contraintes structurelles qui fragilisent son fonctionnement. Depuis le début de l’année, près de 50 agressions ont été recensées sur les bus et les métros, engendrant des pertes financières importantes et mettant à...

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L’homme d’affaires Habib Haouas condamné à 22 ans de prison, malgré un accord de réconciliation 

30. Juni 2026 um 13:08

L’homme d’affaires Habib Haouas a été condamné à 22 ans de réclusion dans une affaire portant notamment sur des accusations présumées de blanchiment d’argent en bande organisée, d’exploitation abusive des mécanismes liés à l’activité sociale et d’atteinte aux biens, a-t-on appris mardi 30 juin 2026. Les autres prévenus impliqués dans ce dossier ont, pour leur...

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Retraites : les oubliés des augmentations de 2026

30. Juni 2026 um 12:44

Pourquoi certains retraités n’ont-ils constaté aucune hausse de leur pension malgré les augmentations annoncées ? Pourquoi les difficultés financières des caisses sociales finissent-elles par provoquer des pénuries de médicaments ? Invité de l’émission Eco Mag sur Express FM, l’expert en protection sociale Badr Smaoui a livré une analyse approfondie des mécanismes qui régissent les retraites,...

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L’Économiste Maghrébin lance « L’Éco en Clair », le nouveau rendez-vous pour décrypter l’économie tunisienne

30. Juni 2026 um 11:59

Dans un contexte marqué par des mutations économiques rapides, des tensions budgétaires persistantes et un environnement international de plus en plus incertain, L’Économiste Maghrébin lance un nouveau talkshow :  « L’Éco en Clair ». Pensé comme un espace régulier de débat et d’analyse, cette émission-débat ambitionne de rendre accessibles les grands enjeux économiques qui structurent l’actualité tunisienne, en donnant la parole à des experts, économistes et décideurs.

Le premier épisode, intitulé « Réformes en Tunisie : les solutions existent. Qu’est-ce qui bloque vraiment ? », pose une question centrale : quels sont les véritables freins structurels à la mise en œuvre des réformes en Tunisie ? Au-delà des diagnostics techniques, les échanges mettent en lumière des blocages plus profonds, liés à la gouvernance, aux choix politiques et à l’efficacité de l’action publique.

Pour Majdi Hassen, directeur exécutif de l’IACE, l’obstacle principal est d’ordre institutionnel et politique. Il souligne que « sans volonté politique ni bonne gouvernance, les réformes resteront lettre morte ». Dans sa lecture, la réussite des transformations dépend avant tout de la capacité à définir une vision claire, cohérente et surtout exécutable, capable de dépasser les lenteurs administratives et les arbitrages hésitants.

De son côté, Racem Mehdi, docteur en économie et enseignant-chercheur, adopte une approche plus structurelle du modèle économique tunisien. Il estime que « l’État-providence en Tunisie ne peut être décrété par la seule loi ; il doit s’appuyer sur des fondamentaux économiques solides ». Il insiste ainsi sur la nécessité de renforcer l’efficacité de l’action publique et de générer de réels gains de productivité au service des citoyens.

Malgré la différence des angles d’analyse, un point de convergence s’impose : l’urgence de renforcer l’efficacité de la décision publique. Pour le premier intervenant, cela passe par une meilleure maîtrise de l’administration et des arbitrages politiques assumés. Pour le second, il s’agit avant tout d’améliorer la performance globale de l’État afin d’en maximiser l’impact économique et social.

Dans cette perspective, plusieurs chantiers structurants sont revenus au centre du débat : la réforme des caisses sociales, la restructuration des entreprises publiques, le renforcement de l’efficacité gouvernementale et l’accélération de la transition numérique de l’administration.

Avec « L’Éco en Clair », L’Économiste Maghrébin propose ainsi un format à la fois pédagogique et analytique, destiné à éclairer des sujets souvent complexes. L’objectif est clair : offrir un espace de compréhension et de débat ouvert sur les réformes et les transformations en cours en Tunisie, afin de mieux en saisir les enjeux et les blocages réels.

L’intégralité de ce premier épisode de « L’Éco en Clair » est à retrouver sur la chaîne YouTube de L’Économiste Maghrébin, pour aller plus loin dans l’analyse des réformes et des défis économiques en Tunisie.

Voir l’épisode — Réformes en Tunisie : les solutions existent. Qu’est-ce qui bloque vraiment ?

Cet article a été produit dans le cadre de « On en parle ! Tunisie 360° », un projet financé par l’Union Européenne, cofinancé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement et mis en œuvre par le consortium DW Akademie et AMAJ.
Son contenu relève de la seule responsabilité de L’Économiste Maghrébin et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position des bailleurs et du consortium susmentionnés.

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Le Plan de développement 2026-2030 veut réduire les disparités entre les régions

30. Juni 2026 um 11:09

La Commission de la planification stratégique, du développement durable, des transports, des infrastructures et de l’aménagement du territoire tenait, lundi 29 juin 2026, une séance préliminaire consacrée à l’examen du projet de Plan de développement 2026-2030.

Au cours des débats, les députés ont estimé que cette nouvelle version du plan marque une rupture avec les approches antérieures, qu’ils ont qualifiées de centralisées et fondées sur des modèles préétablis. Ils relèvent que ces méthodes favorisaient parfois certaines régions au détriment d’autres, contribuant ainsi à accentuer les déséquilibres du développement territorial.

Les parlementaires ont également considéré que les précédents plans de développement faisaient souvent l’objet de discussions essentiellement formelles, sans reposer sur une légitimité reflétant réellement les attentes des différentes régions. Ils ont estimé que cette méthodologie avait contribué à creuser les disparités régionales et à freiner la mise en œuvre d’un développement équilibré et inclusif.

Les membres de la commission ont salué la nouvelle démarche retenue pour l’élaboration du Plan de développement 2026-2030, qui accorde un rôle accru aux structures élues aux niveaux local, régional et territorial dans la définition des priorités et des choix de développement. Ils ont souligné que cette orientation s’inscrit dans le cadre du nouveau dispositif institutionnel et du rôle attribué à la deuxième chambre parlementaire dans la définition des politiques de développement.

Plusieurs députés ont, par ailleurs, estimé que les projets inscrits dans le plan traduisent les attentes des citoyens et les priorités exprimées par les différentes régions. Ils ont indiqué que le processus d’élaboration du document s’est appuyé sur une démarche ascendante, depuis les structures locales jusqu’aux différentes institutions concernées, avant son examen par la deuxième chambre du Parlement.

De son côté, le président de la commission, Saber Jlassi, a souligné l’importance stratégique du Plan de développement 2026-2030, qu’il a présenté comme le document de référence définissant les orientations économiques, sociales et environnementales du pays pour les cinq prochaines années.

Il a précisé que ce plan repose sur une méthodologie de planification ascendante, élaborée à partir des niveaux local, régional et territorial, avant d’être consolidée au niveau national par le ministère de l’Économie et de la Planification, en rupture avec les approches adoptées lors des précédents exercices de planification.

Selon le président de la commission, le cadre général du plan s’articule autour de politiques économiques et sociales visant à développer les infrastructures, renforcer la justice sociale, orienter les investissements, améliorer la qualité de vie et garantir l’accès des citoyens aux services essentiels.

Saber Jlassi a enfin réaffirmé que le Plan de développement 2026-2030 constitue un levier pour promouvoir la justice sociale et réduire les disparités entre les régions. Il a indiqué que l’examen du projet se poursuivra lors des auditions programmées à partir du 30 juin 2026, afin d’approfondir l’étude des différents axes du document et de formuler les recommandations nécessaires à la réalisation de ses objectifs et au suivi de la mise en œuvre de ses programmes.

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Culture sous tension : les festivals pris en otage par les contraintes de change et le silence institutionnel

30. Juni 2026 um 10:49

Sous les lumières habituellement éclatantes des scènes estivales tunisiennes, une inquiétude sourde s’installe. À quelques semaines du lancement des grands festivals internationaux, le paysage culturel semble vaciller entre incertitude administrative, tensions financières et silence institutionnel. Ce qui devait être une saison de célébration artistique prend, pour nombre d’organisateurs, les contours d’une crise ouverte. Tout a...

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Retards de paiement : la FTAPME presse l’État de régler les créances des PME

30. Juni 2026 um 10:14

La Fédération tunisienne des artisans et petites et moyennes entreprises (FTAPME) hausse une nouvelle fois le ton. Dans un communiqué publié lundi 29 juin 2026, elle dénonce la persistance des retards de paiement de plusieurs entreprises et établissements publics envers leurs fournisseurs, malgré l’exécution des prestations et le respect des procédures contractuelles. L’organisation estime que...

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Donald Trump a-t-il mis la main sur GPT-5.6 ?

30. Juni 2026 um 09:32

Les réseaux sociaux ont largement relayé ces dernières heures une publication affirmant que « l’administration Trump restreint le lancement de GPT-5.6 » et que les modèles d’intelligence artificielle les plus puissants seraient désormais « sous le contrôle du gouvernement américain ». La publication affirme également qu’OpenAI n’a autorisé l’accès au nouveau modèle qu’à un petit...

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Investissement en Tunisie : un portail unique 100% digital pour simplifier les procédures

30. Juni 2026 um 09:17

En Tunisie, le parcours de l’investisseur reste souvent freiné par une lourdeur administrative persistante : multiplicité des interlocuteurs, dispersion des systèmes d’information entre administrations, manque d’harmonisation des procédures et difficulté à suivre l’avancement des dossiers en temps réel. Cette fragmentation génère des délais rallongés et une expérience souvent jugée complexe, tant pour les investisseurs locaux...

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Le textile tunisien :  laboratoire méditerranéen de la mode intelligente

Von: farhat
30. Juni 2026 um 08:26

Par Jamel BENJEMIA

Il est des industries qui ne fabriquent pas seulement des produits, elles façonnent des territoires, structurent des vies et tissent silencieusement la mémoire collective d’une nation. Le textile appartient à cette catégorie rare. Derrière chaque atelier, chaque métier à tisser, chaque bobine de fil, se cachent des générations de femmes et d’hommes, des savoir-faire transmis, des destins familiaux et une certaine idée du travail.

Pendant plus d’un demi-siècle, le textile tunisien a incarné l’une des plus grandes aventures industrielles et sociales du pays. Porté par la loi 70 et par la vision modernisatrice impulsée sous Hédi Nouira, il a permis l’émergence d’un tissu industriel dense, créateur de centaines de milliers d’emplois et profondément arrimé aux marchés européens. La Tunisie est ainsi devenue l’un des ateliers privilégiés de l’Europe, forgeant sa réputation sur la qualité de sa main-d’œuvre, sa proximité géographique et sa remarquable capacité d’adaptation.

Mais l’histoire économique ressemble à la mer Méditerranée : elle n’accorde aucun mouillage définitif. Les courants changent, les routes commerciales se déplacent, les certitudes d’hier deviennent parfois les fragilités de demain.

La mondialisation a profondément redessiné la géographie industrielle. Le Bangladesh, le Vietnam ou l’Éthiopie disputent désormais aux pays méditerranéens le terrain des coûts salariaux. Dans le même temps, les consommateurs réclament davantage de rapidité, de personnalisation, de durabilité, mais aussi d’authenticité et de sens.

Le vêtement n’est plus un simple assemblage de tissus. Il devient une expérience, une affirmation identitaire, parfois même un engagement éthique.

Dès lors, une interrogation majeure s’impose : la Tunisie doit-elle demeurer un atelier performant au service des marques étrangères ou ambitionner de devenir un laboratoire méditerranéen de la mode intelligente ?

La réponse dépasse largement le destin d’un secteur industriel. Elle engage la capacité de la Tunisie à passer du statut d’atelier performant à celui de créateur de valeur, d’idées et d’imaginaires.

Sortir du piège du bas coût

Le principal risque auquel est confronté le textile tunisien consiste à poursuivre une bataille déjà perdue, celle des coûts.

Aucune économie méditerranéenne ne pourra durablement rivaliser avec les salaires pratiqués dans certaines régions d’Asie ou d’Afrique subsaharienne. Chercher à préserver la compétitivité uniquement par la compression des coûts reviendrait à engager une course vers le moins-disant social dont personne ne sortirait vainqueur.

L’expérience asiatique mérite à cet égard d’être méditée avec attention.

La Chine, la Corée du Sud ou Taïwan ont certes débuté par la sous-traitance intensive. Mais elles ont rapidement compris qu’une nation ne s’enrichit pas durablement en cousant pour les autres ou en vendant exclusivement des heures de travail. Elles ont investi massivement dans le design, la recherche, les marques, la logistique, la technologie et la propriété intellectuelle.

La véritable richesse ne réside plus dans l’assemblage du vêtement, mais dans sa conception, son récit, son image et sa capacité à susciter le désir.

Plus encore, la maîtrise des marques, du design et de l’innovation constitue désormais un enjeu de souveraineté économique. Les pays qui abandonnent la conception aux autres finissent souvent par dépendre des décisions prises ailleurs. Or, dans un monde fragmenté par les tensions commerciales et les rivalités technologiques, produire sans concevoir revient à naviguer sans gouvernail.

Faire émerger une signature méditerranéenne

L’une des grandes faiblesses du textile tunisien demeure son invisibilité.

Chaque année, des millions de pièces confectionnées en Tunisie sont vendues en Europe sans que le consommateur final en ait conscience. Le pays produit, mais ne signe pas.

Or, dans l’économie contemporaine, la marque constitue un actif stratégique majeur.

La Tunisie dispose pourtant d’atouts singuliers : héritage andalou, artisanat séculaire, diversité des influences méditerranéennes, maîtrise de la broderie, du tissage et des fibres naturelles.

Pourquoi ne pas faire émerger un label international associant élégance méditerranéenne, qualité européenne et production responsable ?

Cette ambition n’a rien d’utopique. Feu Ezzedine Alaïa, génie absolu de la haute couture, avait démontré qu’un créateur tunisien pouvait puiser dans sa mémoire intime pour élaborer un langage esthétique universel. Son célèbre col Alaïa demeure l’illustration éclatante de cette alchimie entre enracinement local et rayonnement mondial.

Le textile tunisien gagnerait ainsi à renouer avec sa géographie et son climat. Depuis des siècles, les peuples méditerranéens ont appris à vivre sous un soleil exigeant, à composer avec la chaleur, la sécheresse et l’intensité lumineuse.

Cette expérience pourrait devenir un formidable laboratoire d’innovation.

Pourquoi ne pas développer des vêtements spécialement conçus pour les régions soumises aux fortes chaleurs, capables de réguler la température corporelle, d’évacuer rapidement l’humidité ou de sécher en quelques minutes ? Pourquoi ne pas imaginer des tissus infroissables réduisant les besoins en repassage et, par conséquent, la consommation énergétique domestique ?

À l’heure où le réchauffement climatique redessine les modes de vie à l’échelle planétaire, la Tunisie pourrait devenir pionnière d’une nouvelle génération de vêtements adaptés aux climats extrêmes.

Demain, l’innovation textile ne consistera peut-être plus à suivre la mode, mais à aider l’humanité à mieux habiter une planète plus chaude.

Construire la mode intelligente

L’industrie textile mondiale entre dans une nouvelle révolution industrielle.

L’intelligence artificielle, l’analyse des données massives, la robotisation et la numérisation bouleversent déjà l’ensemble de la chaîne de valeur.

Demain, les algorithmes prédiront les tendances avant même qu’elles n’apparaissent sur les réseaux sociaux. Les logiciels anticiperont les ventes, réduiront les invendus et permettront la personnalisation des collections.

Le couturier de demain travaillera autant avec des stylistes qu’avec des data scientists.

Grâce à la qualité de ses ingénieurs, à ses compétences numériques et à la vitalité de sa jeunesse, la Tunisie dispose ici d’une opportunité historique.

Cela suppose toutefois la création d’écosystèmes associant universités, écoles de mode, centres de recherche, startups technologiques et industrielles.

Des pôles spécialisés pourraient émerger autour des textiles connectés, des fibres intelligentes, des tissus médicaux, des matériaux recyclés ou encore des vêtements destinés aux industries automobile et aéronautique.

Demain, l’aiguille dialoguera avec l’algorithme, le métier à tisser avec la donnée et l’inspiration créatrice avec l’intelligence artificielle.

Miser sur la proximité et la durabilité

Dans un monde marqué par les tensions géopolitiques, les ruptures logistiques et l’urgence climatique, la proximité redevient un avantage compétitif majeur.

L’Europe découvre aujourd’hui les limites d’une dépendance excessive à des chaînes d’approvisionnement lointaines.

La Méditerranée retrouve ainsi une centralité économique inattendue.

À quelques jours seulement des principaux marchés européens, la Tunisie dispose d’un atout géographique exceptionnel. Elle peut répondre rapidement aux commandes, produire en séries limitées et réduire considérablement les délais de livraison.

Parallèlement, les exigences environnementales remodèlent déjà l’industrie mondiale.

Les consommateurs européens ne recherchent plus seulement un vêtement, ils veulent connaître son histoire, son empreinte environnementale et les conditions humaines de sa fabrication.

En investissant massivement dans l’économie circulaire, les énergies renouvelables, le recyclage des fibres et la gestion durable de l’eau, la Tunisie pourrait devenir l’une des premières plateformes méditerranéennes de production textile décarbonée.

Coudre sa propre destinée

L’histoire économique enseigne qu’aucune nation ne progresse durablement en demeurant l’exécutante du génie des autres.

Durant plusieurs décennies, la Tunisie a admirablement rempli son rôle d’atelier manufacturier aux portes de l’Europe. Cette époque ne doit ni être reniée ni abandonnée aux poussières de l’histoire : elle a légué à la Tunisie bien davantage que des usines et des statistiques. Elle lui a transmis des gestes, des savoir-faire et cette intelligence de la main qui constitue souvent le premier visage du génie d’une nation.

Mais les grandes nations économiques sont celles qui savent transformer leurs héritages en tremplins plutôt qu’en refuges.

Le textile tunisien ne doit plus seulement confectionner des vêtements, il doit concevoir des idées, créer des marques, inventer des matières, produire de l’intelligence et exporter une vision méditerranéenne du monde.

Le véritable enjeu n’est plus de savoir combien de pièces la Tunisie peut fabriquer, mais combien d’innovation, de créativité et de sens elle peut incorporer dans chacune d’elles.

Car, au XXIᵉ siècle, les nations qui prospèrent ne sont plus nécessairement celles qui disposent des bras les moins coûteux, mais celles qui savent métamorphoser leur mémoire, leur culture et leur intelligence collective en richesse durable.

La Tunisie porte en elle cet héritage, cette intelligence de la main et cette créativité qui distinguent les peuples bâtisseurs. Il lui reste désormais à les convertir en vision industrielle, en innovation et en rayonnement international.

Pendant des décennies, elle a habillé l’Europe. Le siècle qui s’ouvre lui offre peut-être une destinée plus vaste : ne plus seulement confectionner des vêtements, mais imaginer les usages de demain, vêtir l’avenir et, fil après fil, tisser sa propre renaissance.

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