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Heute — 11. Januar 2026Haupt-Feeds

Ikram Azzouz, gérant du Centre des arts à l’Africa, à La Presse : Nouveau visage, nouvelle approche

11. Januar 2026 um 20:00

Homme de théâtre, acteur et producteur, Ikram Azzouz a pris la gérance de la salle de cinéma Africa devenue désormais Centre des arts polyvalent proposant une programmation spécifique et diversifiée entre théâtre, cinéma, danse et musique. Dans cette interview, il apporte un éclairage sur la rénovation de la salle Africa et donne un aperçu du […]

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Alia Nakhli au Pavillon Bleu : L’École de Tunis à l’épreuve de l’État-nation

11. Januar 2026 um 19:45

Une conférence consacrée à l’École de Tunis, courant majeur de la peinture tunisienne, au croisement de l’art, de l’histoire et de la construction nationale. La Presse — Le Pavillon Bleu a le plaisir d’accueillir Alia Nakhli, historienne de l’art contemporain et maître-assistante à l’Essted (Université de la Manouba). Elle est l’auteure de Arts visuels en […]

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On nous écrit – « La noce » ou « Al’urs » du Collectif Nouveau Théâtre de Tunis (1978) : Un huis clos conjugal comme métaphore d’un monde en ruine !

11. Januar 2026 um 19:30

Sous les apparences du rite, la violence lente d’une société à bout de souffle. Entre Berlin, Hollywood et la médina de Tunis, une idée circule depuis le début du XXe siècle : le théâtre peut être un instrument de vérité sociale, le cinéma un miroir des contradictions humaines. Bertolt Brecht a expérimenté cette tension : fasciné […]

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«Terre des puits» |  Projet de restauration de Bir Ettin à Kebili  

11. Januar 2026 um 13:38

Situé dans le gouvernorat de Kebili, le projet «Terre des puits», du collectif Bled el Abar, pour la restauration d’une source d’eau dans le Sahara figure, est l’un des 40 finalistes du Prix de l’Union européenne d’architecture contemporaine ou Prix Mies van der Rohe, selon la sélection annoncée par la Commission européenne et la Fondation Mies van der Rohe.

«Terre des puits» est un projet de petite envergure mais concret de réhabilitation du paysage et de régénération dans le Sahara tunisien : la réhabilitation du puits de Bir Ettin, dans les dunes du Grand Erg Oriental, à plus de 30 km du village habité le plus proche, le long des anciennes routes de transhumance nord-africaines.

Le projet a été attribué au collectif Bled el Abar, dirigé par Mounir Ayoub, Vanessa Lacaille et Hamed Kriouane, et le «client» est la communauté de Sabria.

Selon le cahier des charges, le projet consiste en une série d’actions essentielles et reproductibles : le désensablement, le nettoyage et la restauration du puits et de l’abreuvoir, la protection contre les vents chargés de sable par des barrières de feuilles de palmier dattier, et la construction d’un abri ombragé en bois de palmier.

Le choix du puits à restaurer s’est fait par le biais de réunions et de visites sur site, afin de garantir son utilisation et son entretien efficaces à un coût abordable ; Bir Ettin est présenté comme ayant été sélectionné «avec» les bergers et les nomades de la région.

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un travail plus vaste mené par le collectif sur le patrimoine hydrique du désert, qui comprend l’archivage et la cartographie des puits ainsi que des actions de diffusion, notamment des expositions à Tunis.

«Terre des Puits» n’est pas un bâtiment emblématique, mais un projet d’infrastructure micro-environnementale et paysagère : il restaure un point d’eau et ses protections avec des matériaux locaux, dans le cadre d’une stratégie plus large visant à documenter et à réactiver les puits sahariens.

La Tunisie est membre du programme Europe créative de l’UE, qui soutient la coopération et l’innovation dans les secteurs culturels et créatifs.

Le jury a sélectionné 40 projets répartis dans 36 villes, 30 régions et 18 pays, offrant un panorama représentatif de l’architecture européenne contemporaine des deux dernières années.

La sélection couvre un large éventail de contextes, des grandes métropoles aux villes de taille plus modeste, illustrant la diversité des échelles, des usages et des approches architecturales à travers le continent.

Conformément au calendrier des prix, les projets finalistes seront annoncés en février 2026, suivis des lauréats en avril 2026. Les Journées des Prix EUmies se tiendront en mai 2026 à Barcelone et proposeront des conférences, des débats, des expositions et la cérémonie officielle de remise des prix au Pavillon Mies van der Rohe.

De mai à juin 2026, le programme Out&About offrira des visites, des rencontres et des expositions itinérantes afin de mieux faire découvrir les projets sélectionnés au public.

Les Prix EUmies sont organisés par la Fondation Mies van der Rohe et la Commission européenne dans le cadre du programme Europe créative, en collaboration avec le Conseil des architectes d’Europe et l’Association européenne pour l’enseignement de l’architecture.

I. B. (avec Ansamed).

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Lily de Zoubeir Jlassi : Le meilleur film IA au monde est tunisien

11. Januar 2026 um 10:34

Ce n’est pas l’intelligence artificielle qui a gagné. C’est le cinéma. En décrochant le prix suprême des AI Film Awards, Zoubeir Jlassi démontre que l’innovation n’a de sens que lorsqu’elle prolonge l’émotion, la mémoire et la conscience humaine. La Presse — Il est des victoires qui dépassent le cadre d’un palmarès et s’inscrivent durablement dans […]

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Disparition de l’artiste plasticien Béchir Dziri

10. Januar 2026 um 17:48

La scène artistique tunisienne perd l’une de ses figures marquantes, comme le rapporte un média de la place. L’artiste plasticien Béchir Dziri s’est éteint le samedi 10 janvier 2026, laissant derrière lui un parcours créatif singulier et une contribution durable aux arts plastiques en Tunisie.

Artiste réservé mais unanimement estimé, Béchir Dziri a développé au fil des années une œuvre exigeante, nourrie d’une grande sensibilité esthétique et d’une recherche constante de sens et de forme, ajoute la même source.

Comme l’on peut l’imaginer, sa disparition a profondément ému le milieu culturel. En effet, plusieurs artistes, critiques et institutions ont rendu hommage à un créateur intègre, dont le travail a largement contribué à l’enrichissement et au rayonnement de la scène artistique nationale.

Que Dieu ait son âme.

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Le poème du dimanche | ‘‘La stèle’’ de Moncef Louhaïbi

11. Januar 2026 um 07:30

Né en 1949 à Hajeb El Ayoun (Kairouan, Tunisie), Moncef Louhaïbi est poète, romancier et professeur de littérature arabe.

Voix importante de la poésie tunisienne et arabe, sa vision ancrée solidement dans l’héritage culturel arabo-musulman classique qu’il revisite avec des élans parfois soufis, est installée dans la modernité et l’une des plus ouvertes sur la poésie internationale. Son œuvre est récompensée de nombreuses distinctions.

Quelques titres (en arabe): Les filles de l’arc-en-ciel, 2015; Avec l’avant-dernier verre, 2019; La vie d’Al-Aghani, essai sur Aboulkacem Chebbi, Nihed, 2024 ; Qu’est-ce qui manque au bleu pour être ciel ?, autobiographie, Nihed, 2025.

En français : Que toute chose se taise, Bruno Doucey, 2012.

Tahar Bekri

Elle est comme la pierre…Ne nous doit rien

Toute stèle est un livre…ou une histoire de mort vivant…

Nous en avons le nom

ton témoin   Elle

Blanche jaune rouge ou couleur de poussière

Dans l’écume des soleils et son flottement

Eclaire notre vide et le sien

Garde-t-elle les morts ou les vivants ?

Ou est-elle monument de pierre comme cette tristesse rassemblée ?

Je t’aperçois aux seuils de mars. A travers les fenêtres

Dans la pluie du printemps et sa lumière mi-aveugle

Sans Norouz pour moi ni pour elle

Nulle ombre sauf la tienne transparente par-dessus mes rideaux

…dans leur nuit et jour

qu  flotte…par-dessus la soie de son velours

qui se noie puis flotte puis se noie

Ni poupées ni jouets pour jouer avec leur ombre

Et m’y fondre  comme elle s’en va

Peut-être suis-je… Peut-être est-elle

Nul héritage sauf celui des poètes  J’accorde les mots comme eux

Je les arrondis à leur rythme …les dirige

Et tourne autour de leur langue

J’attache mes cordes aux leurs

Si j’oubliais comme elle…

J’aurais desserré la ceinture de sa glace et de ses fers

Mais  elle est un miroir aux prismes cette pierre

Plutôt un mirage salé

Ne nous doit rien

Et nous lui sommes redevables

Te conduit  comme un menhir

dans l’écume des soleils nos yeux des diamants déformants

se pointant dans son flottement

Isole-t-elle les morts ?

Ou les vivants ?

Ou est-elle une promesse de mort prochaine ?

Si j’oubliais comme elle

Et mon poème ma tombe

Et ma stèle

Al-Qods al-‘arabi, 17 octobre 2025

(Remerciements à l’auteur)

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Récital de piano – Robert Lehrbaumer au Théâtre de l’Opéra de Tunis

Von: Yusra NY
10. Januar 2026 um 23:47

​En prolongation des festivités célébrant le nouvel an, le Théâtre de l’Opéra de Tunis – Pôle Musique & Opéra propose un rendez-vous amoureux avec Robert Lehrbaumer, pianiste au sommet de son art pour un récital-solo unique !

​S’inscrivant dans le cycle des Concerts mensuels de l’Orchestre symphonique tunisien, l’événement est programmé le jeudi 15 janvier 2026 à 19H00 dans la salle de l’Opéra de Tunis, Cité de la Culture Chedly Klibi

​Au programme de la soirée, un bouquet subtilement composé, aux sonorités raffinées des musiques entraînantes des célèbres bals de Vienne.

​En entrée, la Polonaise en bémol majeur de Frédéric Chopin, souvent jouée en version orchestrale au début des bals viennois, lorsque les jeunes gens font leur entrée dans la salle.

​Johann Strauss, Valse « Voix du printemps » inspirée du compositeur italien Antonio Vivaldi, notamment dans son cycle « Les Quatre Saisons ». Il en résulte une musique baroque très vivante, en partie très populaire.

​Franz Schubert, Scherzo qui rappelle fortement la valse. Il fut le premier à intégrer pleinement la musique de danse à la musique de concert
​En clôture et d’une virtuosité époustouflante, la Grande Polonaise, opus 22 de Frédéric Chopin, qui a véritablement popularisé la musique de danse avec ses polonaises, valses et mazurkas pour piano.

​Amis mélomanes avertis ou amateurs néophytes, laissez-vous tenter par ce plateau de choix ! Soyez nombreux pour vivre et partager ce pur moment de plaisir musical !

Pour faire connaissance avec notre brillant invité…

Né et formé à Vienne, en Autriche, Robert Lehrbaumer a donné ses premiers concerts publics en Autriche, en Allemagne et en Suisse, dès l’âge de 9 ans. Depuis, il n’a cessé de se produire dans les salles les plus célèbres à travers le monde.

Il participe en tant que soliste lors de festivals internationaux notoires dont Wiener Festwochen, SalzburgerFestspiele, Orgelwochen Nürnberg, Schubert-Festival Washington, Festival Cervantino Mexico, Martha Argerich Festival Japan et autres.

Il joue en tant que pianiste, également en tant qu’organiste et/ou chef d’orchestre des plus prestigieuses formations musicales classiques d’Autriche. Il collabore entre autres avec Martha Argerich, Walter Berry, Anton Dermota, etc.

En plus de la direction d’orchestre et des récitals de piano, d’orgue, de musique de chambre et de lieder, il se produit également lors de doubles soirées spéciales piano/orgue, tant en récital qu’avec des orchestres. Il donne également des concerts de pianoforte, de clavecin. Il compte de nombreux enregistrements documentaires pour la radio, la télévision, la vidéo, les disques, et le cinéma.
Dans son large répertoire qui va du baroque au moderne, l’accent est mis sur le classicisme viennois, notamment Schubert, Liszt et des œuvres rarement jouées du romantisme tardif.

En outre, Robert Lehrbaumer défend la musique contemporaine (en particulier celle influencée par le jazz). Il donne des master classes en Autriche et à l’étranger, enseigne dans un conservatoire de Vienne et agit en tant que membre et président de jury lors de concours internationaux.

Directeur artistique et conseiller de festivals, de séries de concerts et d’académies de musique. En décembre 2014, le titre honorifique de « professeur » lui a été décerné par le Président de la république

Communiqué

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Gestern — 10. Januar 2026Haupt-Feeds

Cinéma : «  Promis le ciel» d’Erige Sehiri : Destins croisés de trois subsahariennes

10. Januar 2026 um 19:00

L’œuvre dépasse les portraits de ces trois femmes et propose une peinture plus large d’une communauté subsaharienne immigrée en Tunisie qui représente un point de passage vers l’Europe et non une destination dans laquelle elle veut s’implanter.   La Presse — Erige Sehiri, Tunisienne établie en France, avait bluffé les spectateurs avec son premier long […]

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Mes humeurs : Azzedine Alaïa, l’intemporel

10. Januar 2026 um 18:45

La Presse — Il y a un peu plus de trois mois (20 septembre 2025), le sujet de l’Humeur portait sur le phénomène des stylistes et particulièrement sur Azzedine Alaïa, l’actualité de la mode m’invite aujourd’hui à y revenir : le  couturier tunisien est célébré cette année à Paris, les médias spécialisés et généralistes annoncent deux […]

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FIFEJ 2026 : À Sousse, le cinéma grandit avec l’enfance

10. Januar 2026 um 18:30

Du 6 au 11 avril 2026, Sousse accueillera la 15e édition du Festival international du film pour l’enfance et la jeunesse. Un rendez-vous singulier qui place le jeune public au cœur de l’expérience cinématographique, entre création, transmission et ouverture sur le monde. La Presse — Sousse s’apprête à renouer avec l’un de ses événements culturels […]

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Films générés par l’IA : un million de dollars décerné à Zoubeir Jlassi

10. Januar 2026 um 13:28

Le réalisateur tunisien Zoubeir Jlassi a accompli un exploit arabe remarquable en remportant le prix d’un million de dollars lors de la « AI Film Awards » (Prix des films générés par l’IA). L’annonce a été faite ce samedi 10 janvier 2026 lors du « 1 Billion Followers Summit », l’un des plus grands rassemblements […]

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‘‘Where the wind comes from’’ sort en salles en Tunisie

10. Januar 2026 um 13:04

Après sa présentation en avant-première mondiale au Festival de Sundance et une tournée dans des festivals à travers le monde où il a remporté plusieurs prix, ‘‘Where the wind comes from’’,  premier long-métrage de fiction de Amel Guellaty, avec Eya Bellagha et Slim Baccar dans les principaux rôles, sort en salles en Tunisie à partir du 14 janvier 2026. Vidéo.

Meilleurs amis depuis l’enfance, Alyssa, l’intrépide, et Mehdi, l’artiste sensible, se sentent à l’étroit dans leur modeste quartier de Tunis. Lorsqu’Alyssa découvre un concours d’artistes à Djerba, qui pourrait être leur porte de sortie, elle entraîne Mehdi dans un voyage fantastique à travers la Tunisie, qui mettra leur amitié à l’épreuve.

Après avoir signé deux courts métrages primés, ‘‘Black Mamba’’ et ‘‘Chitana’’, Amel Guellaty  réalise son premier long métrage ‘‘Where the wind comes from’’ en 2025. Le film est présenté en première mondiale à Sundance et en première européenne à Rotterdam. Il remporte le prix du public et celui du scénario aux dernières Journées cinématographiques de Carthage.

La cinéaste est également photographe et publie dans différents magazines tels que « ‘‘Elle’’ en France.

I. B.

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Vient de paraître | ‘‘Bonne année’’ par Adam Fathi

10. Januar 2026 um 10:43

Adam Fathi, qui, jusque-là, écrivait en arabe, franchit le pas vers cette langue à partir de laquelle il a traduit de nombreux textes, pour donner un recueil court et grave. Composé de cinq parties, il mêle, prose poétique, aphorismes, évocations, méditation, narration, écriture autobiographique, réflexions.

La poésie, libérée de la forme, s’écrit pour dire un bilan de vie, sans complaisance. Adam Fathi rejette l’état des choses, met en cause la platitude des jours et des années, les échecs, sources de tant de douleurs et de souffrances, jusqu’à aboyer comme un lévrier en laisse sous un caroubier, quand la vie est de courir libre.

Il y a comme une descente aux enfers, sans purgatoire. Pour cela, mythologie grecque, références coraniques, poésies françaises, sont invoquées pour dire le besoin d’aller au plus profond de l’être, réclamer la beauté du monde, quitter la trahison, amis, Histoire ?, déjouer les lieux communs, chercher un chemin entre soi et l’Autre, ce frère semblable. Seul le poétique peut encore sauver, permet d’espérer, et contre l’enfer, «le paradis c’est la femme /elle te dit je t’aime et te voilà jeune pour l’éternité».

Trente poèmes qui se lisent comme une suite de lampadaires éclairants quand l’obscurité s’installe.

Tahar Bekri

‘‘Bonne année’’, Adam Fathi, Ed. Asmodée Edern, Bruxelles, 2026, 52 p. 18 euros.  

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‘‘La voix de la braise’’ | Epopée mémorielle de la Tunisie noire

10. Januar 2026 um 09:17

‘‘La voix de la braise’’, premier roman de l’historien Abdelhamid Largueche (à paraître aux éditions Sikelli, à Tunis) se présente comme une ambitieuse fresque romanesque qui retrace, sur près de trois siècles (1740-2020), l’histoire d’une famille noire tunisienne dont le destin s’entremêle avec celui de la nation. Bien plus qu’un simple roman historique, l’œuvre s’impose comme une méditation profonde sur la mémoire, l’identité et la transmission, explorant les strates souvent occultées de l’histoire tunisienne.

Amel Fargi *

À travers la saga de la lignée de Samba/Moussa, Largueche construit un récit polyphonique où se croisent les grandes transformations politiques (esclavage, colonisation, indépendance, révolution) et les silences individuels, les blessures intimes et les résistances discrètes. Cet article se propose d’analyser la structure narrative innovante du roman, d’examiner sa dimension mémorielle et politique, et d’évaluer son apport à la littérature maghrébine contemporaine.

Entre saga familiale et fresque historique

La structure tripartite comme cadre d’intelligibilité historique : le roman se structure selon une division tripartite qui correspond aux grands cycles de l’histoire tunisienne : «La Nuit du Désert (1740-1881)» couvre la période précoloniale et l’esclavage ; «Le Regard qui Blesse (1881-1956)» traite du Protectorat français et de la lutte indépendantiste; «Le Silence et le Retour (1956-2020)» aborde la Tunisie postcoloniale jusqu’à la révolution.

Cette architecture n’est pas seulement chronologique mais thématique : chaque partie explore une forme spécifique de domination et de résistance.

L’alternance entre récits intimes et contexte historique crée un effet de va-et-vient constant entre le personnel et le politique, montrant comment les grandes forces historiques s’incarnent dans des destins singuliers.

Le système des générations comme fil conducteur : la progression narrative s’articule autour de quatre générations successives, chacune incarnant une posture différente face à l’histoire :Samba/Moussa représente la rupture originelle et la survie dans la dépossession ; Othman incarne l’entre-deux identitaire, né libre mais marqué par l’héritage esclavagiste ; Youssef et Aïcha personnifient l’engagement politique et social dans la lutte anticoloniale ; et Rafiq matérialise la quête mémorielle dans une Tunisie désillusionnée.

Ce dispositif générationnel permet à Largueche d’explorer la dialectique complexe entre transmission et transformation, entre fidélité à l’héritage et nécessité d’inventer de nouvelles formes d’être au monde.

L’art de la transition et du montage temporel : l’auteur maîtrise remarquablement les ellipses et les transitions, passant d’une époque à l’autre avec une fluidité qui évite le didactisme. Les «sauts temporels» ne sont jamais arbitraires : ils correspondent à des moments charnières où se joue le destin collectif. La technique narrative mêle différents registres – récit historique, monologue intérieur, dialogue, description ethnographique – créant une texture romanesque riche et variée. Les «carnets» des personnages (ceux de Youssef puis de Rafiq) servent de fil rouge matériel et symbolique, matérialisant la continuité de la mémoire à travers les époques.

Mémoire, praxis politique et déconstruction des récits officiels

Contre-histoire et réhabilitation mémorielle : ‘‘La voix de la braise’’ s’inscrit dans la tradition des «romans de contre-histoire» qui donnent voix aux oubliés des grands récits nationaux.

Largueche entreprend un travail de «réhabilitation mémorielle» en mettant en lumière plusieurs dimensions occultées de l’histoire tunisienne :

1.«L’esclavage et la présence noire» : le roman restitue la réalité de la traite transsaharienne et ses prolongements dans la société tunisienne contemporaine ;

2. «Les résistances infra-politiques»: à côté du mouvement national «officiel», il montre les formes de résistance discrètes (spiritualité noire, solidarités féminines, préservation culturelle) ;

3. «Les continuités entre systèmes de domination» : l’œuvre suggère comment certaines structures hiérarchiques (raciales, sociales) survivent aux changements de régime.

Métaphore de la braise ou épistémologie de la mémoire : la «braise» fonctionne comme métaphore centrale d’une mémoire qui ne s’éteint jamais complètement mais peut se raviver à tout moment. Cette image guide toute l’épistémologie mémorielle du roman :

– «Mémoire-chaleur» : elle préserve une énergie potentielle, une virtualité de sens ;

– «Mémoire-fragilité» : elle menace toujours de s’éteindre si on ne l’entretient pas ;

– «Mémoire-transmission» : elle passe d’une génération à l’autre comme un feu qui se communique.

Les «sanctuaires noirs» représentent les lieux où cette mémoire se conserve hors des institutions officielles, dans des espaces de spiritualité et de communauté qui échappent au contrôle des pouvoirs successifs (beylical, colonial, national).

Archives du silence ou méthodologie de la remémoration : le personnage de Rafiq incarne une «méthodologie spécifique de la remémoration» :

– Collecte des témoignages oraux : il parcourt le pays pour recueillir les récits des anciens ;

– Attention aux non-dits : il écoute autant les silences que les paroles ;

– Reconstruction fragmentaire : il assemble patiemment les pièces d’un puzzle mémoriel ;

– Transmission créative : il adapte les formes de transmission aux nouvelles générations.

Cette démarche constitue une critique implicite des historiographies officielles qui privilégient les archives écrites et les grands événements au détriment des mémoires intimes et des expériences marginalisées.

Intersectionnalité des luttes : race, genre et classe

La question raciale comme fracture persistante : le roman explore avec subtilité la persistance des hiérarchies raciales à travers les régimes politiques :

– Sous le «Protectorat», la racialisation devient bureaucratique avec la catégorie «indigène» ;

– Après «l’indépendance», le discours d’égalité masque mal la permanence des préjugés ;

– Sous Ben Ali, la question raciale est doublement occultée : par le discours modernisateur et par le contrôle politique.

L’expérience des personnages noirs montre comment la «couleur de peau» fonctionne comme un marqueur social qui traverse les classes et les époques, créant une forme spécifique d’«altérité».

‘‘La voix de la braise’’ est une contribution majeure à la littérature maghrébine contemporaine par son ampleur historique, sa profondeur anthropologique et son inventivité formelle. Plus qu’un roman sur la mémoire, c’est un roman par et avec la mémoire, qui fait de l’acte de remémoration une pratique éthique et politique. En suivant le destin d’une famille noire tunisienne sur trois siècles, Largueche nous offre non seulement une fresque historique impressionnante mais aussi une réflexion profonde sur les conditions de possibilité d’un vivre-ensemble véritablement inclusif.

L’œuvre résiste aux catégorisations faciles : à la fois saga familiale et essai historique, récit initiatique et traité politique, elle témoigne de la vitalité de la forme romanesque pour penser les questions les plus urgentes de notre temps. Sa publication en 2026, quinze ans après la révolution tunisienne, lui donne une résonance particulière : elle rappelle que toute révolution politique doit s’accompagner d’une révolution mémorielle qui donne voix à ceux que l’histoire a trop longtemps réduits au silence.

La dernière phrase du roman – «La braise continue à brûler» – résume cet optimisme têtu qui parcourt l’œuvre : malgré les tentatives d’effacement, malgré les désillusions, malgré le temps qui passe, quelque chose persiste, quelque chose résiste, quelque chose attend son heure pour se raviver et éclairer à nouveau le chemin. C’est peut-être là le message le plus précieux de ce roman remarquable : la mémoire n’est pas derrière nous, elle est devant nous, et c’est en marchant vers elle que nous inventons notre avenir.

* Comédienne et professeur d’art dramatique.

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Lancement et dédicace « En attendant qu’elle arrive » de Henda Barrouta‎

Von: Yusra NY
09. Januar 2026 um 23:57

Les Editions Arabesques et la Fnac célèbrent la sortie du livre « En attendant qu’elle arrive », qui rend hommage à la figure la plus fondatrice de nos vies : la mère.

A l’occasion, une séance de dédicace sera organisée demain, samedi 10 janvier 2026 à 16 heures par Henda Barrouta Rekaya.

À travers des histoires sensibles et des réflexions profondes, Henda Barrouta explore tout ce qu’une maman transmet — les valeurs, la force, la tendresse, mais aussi les silences, les peurs et cet héritage invisible qui nous façonne.

Un ouvrage qui parle de ce qu’une mère inculque, de ce qu’elle symbolise, et de la place unique qu’elle occupe dans notre parcours.

Un livre qui touche, qui éclaire, et qui rappelle que derrière chaque adulte, il y a une maman qui a semé les premières graine

Editions Arabesques

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Lancement demain du 23ème Salon du livre à Bizerte : il y en aura pour tous les goûts

09. Januar 2026 um 20:35

C’est sous l’égide du ministère des Affaires culturelles et de la délégation régionale des Affaires culturelles de Bizerte que la 23ème édition du Salon du livre de Bizerte qui aura lieu au Centre culturel Cheikh Idriss sera lancée dès demain, samedi 10 janvier, pour se poursuivre jusqu’au 8 février 2026. Intitulée « Fais du livre […]

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Hommage – Béla Tarr (1955-2026) : Un maître du temps

09. Januar 2026 um 19:45

La démarche du cinéaste se voulait radicalement empirique. Il n’envisageait pas le cinéma comme un simple moyen d’expression, mais comme une technique d’exposition des choses elles-mêmes. Dès lors, la figure humaine n’est plus définie par le langage ou l’action, mais par sa présence matérielle et par son rythme corporel inscrit dans la durée et soumis […]

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Première du long métrage fiction de Khedija Lemkacher : «Belles de nuit»: L’histoire d’un paradoxe…

09. Januar 2026 um 19:30

Vers les marais les plus salés, les plus sales et malodorants, émigrent de jolis oiseaux et éclosent de belles fleurs : le soleil et la lune versent indolemment leur lumière scintillante et le paysage affiche sa beauté tout comme tout autre étang d’eau. Le marais Sijoumi, hormis ses défauts, ne manque pas d’offrir un joli paysage […]

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