Normale Ansicht

Céréales : la Tunisie couvre 65% de ses besoins, mais reste dépendante des importations

17. Juni 2026 um 15:27

La récolte céréalière de la saison 2025-2026 devrait permettre de couvrir près de 65% des besoins nationaux en céréales. Une performance qui marque une amélioration notable après plusieurs années difficiles, mais qui rappelle aussi l’ampleur du défi alimentaire auquel la Tunisie reste confrontée. Le pays demeure en effet fortement dépendant des marchés internationaux pour assurer...

L’article Céréales : la Tunisie couvre 65% de ses besoins, mais reste dépendante des importations est apparu en premier sur Business News.

La Tunisie sur le point de lancer un centre commercial africain stratégique

17. Juni 2026 um 15:22

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a reçu ce mercredi une délégation de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), dans le cadre des préparatifs du lancement officiel des procédures de réalisation d’un centre commercial africain multidisciplinaire à Tunis, qui comprendra également une représentation de la banque.

Selon le ministère, ce projet vise à renforcer l’accès des produits et services tunisiens aux marchés africains, tout en offrant un appui financier et technique aux entreprises tunisiennes, notamment celles actives dans l’exportation et l’importation au sein de l’espace africain.

Lors de cette rencontre, le ministre a salué la qualité du partenariat entre la Tunisie et Afreximbank, en particulier dans le soutien à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et au développement du système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), auquel la Tunisie a été le premier pays d’Afrique du Nord à adhérer en février 2024.

Il a également mis en avant le rôle de la banque dans le financement des projets économiques, notamment des petites et moyennes entreprises, ainsi que dans la promotion du commerce intra-africain. Il a rappelé que la Tunisie soutient les secteurs prioritaires et dispose d’entreprises publiques capables de renforcer leur présence sur le continent grâce à la qualité de leurs services et à leur crédibilité à l’international.

Le ministre a aussi évoqué plusieurs initiatives stratégiques liées à l’intégration économique africaine, notamment le corridor commercial continental africain terrestre, dont la zone franche des activités logistiques et commerciales de Ben Guerdane et le poste frontalier de Ras Jedir constitueront des points de départ vers la Libye et plusieurs pays d’Afrique subsaharienne enclavés.

De son côté, la délégation d’Afreximbank a exprimé sa satisfaction quant au soutien apporté par les autorités tunisiennes pour le lancement de ce projet. Elle a également fait part de sa volonté d’élargir davantage la coopération avec la Tunisie, dans les secteurs public et privé, et a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les entreprises tunisiennes dans leur développement en Afrique à travers divers mécanismes de financement, facilités et garanties.

Afreximbank est une institution financière multilatérale regroupant 52 États membres. Elle figure parmi les principaux bailleurs de fonds des gouvernements africains et des entreprises privées du continent, avec pour missions principales le financement du commerce, le développement des exportations, ainsi que le soutien à l’industrialisation et au développement économique en Afrique.

L’article La Tunisie sur le point de lancer un centre commercial africain stratégique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Accord États-Unis–Iran : le pétrole chute sous 80 dollars

17. Juni 2026 um 14:06

La détente entre Washington et Téhéran provoque déjà une onde de choc – positive – sur les marchés mondiaux. Alors que l’Iran affirme que le blocus de ses ports a été levé avant même la signature officielle de l’accord de paix avec les États-Unis, les cours du pétrole ont chuté sous les 80 dollars le baril pour la première fois depuis février.

Un vice-ministre iranien des Affaires étrangères a assuré que le blocus des ports iraniens, mis en place par les forces américaines pendant environ deux mois avant la signature officielle du « mémorandum d’entente » entre Washington et Téhéran, a déjà été levé. « Le blocus a été levé avant la signature officielle », a déclaré Majid Takht-Ravanchi, cité par le site web du gouvernement iranien, rappelant que c’était l’une des conditions préalables posées par l’Iran pour donner son accord.

L’accord de paix conclu entre les États-Unis et l’Iran commence déjà à produire ses effets avant même sa signature officielle prévue vendredi en Suisse.

Sur les marchés, les investisseurs saluent cette détente géopolitique : le pétrole est retombé sous la barre des 80 dollars le baril pour la première fois depuis près de quatre mois. Le WTI s’est échangé autour de 78 dollars mardi, en baisse de plus de 4 % sur la journée, tandis que le Bitcoin est resté proche de 66 650 dollars.

Les analystes estiment que la baisse du prix du pétrole renforce la perspective d’une nouvelle tendance haussière sur la cryptomonnaie qui se rapproche d’un nouveau seuil symbolique de 70 000 dollars.

L’article Accord États-Unis–Iran : le pétrole chute sous 80 dollars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Omra et voyages organisés: les agences de voyages réclament la digitalisation des transferts et des procédures

17. Juni 2026 um 12:10

Les agences de voyages tunisiennes veulent accélérer la transformation numérique de plusieurs activités clés du secteur, à commencer par la omra et les voyages organisés à l’étranger. Réunis avec le ministre du Tourisme le 12 juin 2026, les responsables de la Fédération tunisienne des agences de voyages et du tourisme (FTAV) ont plaidé pour une modernisation rapide des procédures administratives et financières qui encadrent ces activités.

Au cœur des revendications figure la mise en place de plateformes numériques permettant de traiter les dossiers de manière dématérialisée et d’assurer un suivi en temps réel des demandes. Les professionnels estiment que les mécanismes actuels restent trop lourds et ralentissent le traitement des dossiers, notamment pendant les périodes de forte demande.

Concernant la omra, la FTAV appelle à accélérer le lancement effectif de la saison et à revoir le plafond des transferts financiers autorisés. La fédération demande également la création d’une plateforme électronique dédiée aux opérations de transfert, afin de réduire les délais de traitement et d’améliorer la traçabilité des dossiers.

Les agences souhaitent par ailleurs une révision du cadre réglementaire qui régit cette activité. Elles plaident pour l’actualisation du document de référence encadrant la omra et pour un renforcement de la lutte contre les opérateurs qui organisent des voyages en dehors des circuits autorisés.

La profession propose également la création d’un label de qualité dédié aux services de la omra. L’objectif est de mieux distinguer les opérateurs respectant les normes professionnelles et de renforcer la confiance des voyageurs.

Le dossier des voyages organisés à l’étranger soulève des préoccupations similaires. Les représentants du secteur demandent une révision du plafond financier accordé aux agences pour ce type d’opérations, estimant que les montants actuels ne correspondent plus à l’évolution des coûts et aux attentes du marché.

La FTAV défend également la simplification des transferts financiers à travers des plateformes numériques capables d’assurer un suivi instantané des demandes. Pour les professionnels, cette évolution constitue un levier essentiel pour améliorer la réactivité des agences et renforcer leur compétitivité face aux plateformes internationales.

Au-delà de la digitalisation, les agences de voyages cherchent à obtenir un cadre plus flexible et plus adapté aux réalités du marché. Un enjeu stratégique à l’heure où la concurrence se renforce et où les clients attendent des démarches plus rapides et entièrement dématérialisées.

 

L’article Omra et voyages organisés: les agences de voyages réclament la digitalisation des transferts et des procédures est apparu en premier sur Managers.

« قريتش حسابك » : la nouvelle offensive épargne de l’UBCI

17. Juni 2026 um 12:09

Dans un contexte où la préparation de l’avenir financier est devenue une priorité, l’UBCI annonce le lancement de sa nouvelle gamme de produits d’Epargne en Assurance, conçue pour répondre aux besoins évolutifs de ses clients et les accompagner à chaque étape clé de leur vie.

À travers cette nouvelle offre, l’UBCI propose des contrats d’assurance vie flexibles et performants, permettant de constituer un capital sur une durée minimale de huit ans, tout en bénéficiant d’avantages attractifs. Ces solutions s’adressent aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels à titre privé souhaitant sécuriser leur avenir et celui de leurs proches.

Une offre complète alliant performance, sécurité et flexibilité

La nouvelle gamme d’épargne en assurance de l’UBCI se distingue par plusieurs atouts majeurs :

  • Un cadre fiscal avantageux.
  • Une rémunération attractive avec un minimum garanti.
  • Une diversité d’options de sortie, notamment en capital ou en rente (viagère ou certaine).

Pensée pour répondre à des objectifs variés, cette offre permet d’accompagner les projets de vie les plus importants : financement des études des enfants, réalisation de projets personnels ou professionnels, ou encore l’installation dans la vie active de son enfant.

Des solutions adaptées à chaque besoin

La nouvelle gamme s’articule autour de plusieurs produits :

  • Épargne STUDENT : une solution dédiée au financement des études des enfants, garantissant le versement d’une bourse, en cas de vie ou de décès de l’assuré.
  • Épargne LIBERTY : une formule flexible permettant de constituer un capital pour des projets personnels (aménagement de son commerce, de sa maison, achat de voiture…).
  • Épargne START : conçue pour accompagner les enfants dans leurs entrées dans la vie active grâce à un capital dédié.
  • Épargne Projets : idéale pour financer des projets personnels à moyen terme.
  • Épargne Garantie : une solution intégrant une protection en cas de décès ou d’invalidité, avec prise en charge des primes restantes et garantie du capital.

Un accompagnement dans la durée

Avec cette nouvelle gamme de produits de Bancassurance, l’UBCI confirme son engagement à proposer des solutions innovantes et adaptées aux attentes de ses clients.

En alliant sécurité, performance et souplesse, ces produits permettent à chacun selon ses besoins et sa période de vie de concrétiser ses projets dans les meilleures conditions.

L’article « قريتش حسابك » : la nouvelle offensive épargne de l’UBCI est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’UBCI lance la campagne قريتش حسابك pour annoncer sa nouvelle gamme de produits d’épargne en assurance

17. Juni 2026 um 11:45

Dans un contexte où la préparation de l’avenir financier est devenue une priorité, l’UBCI annonce le lancement de sa nouvelle gamme de produits d’Épargne en Assurance, conçue pour répondre aux besoins évolutifs de ses clients et les accompagner à chaque étape clé de leur vie.

À travers cette nouvelle offre, l’UBCI propose des contrats d’assurance vie flexibles et performants, permettant de constituer un capital sur une durée minimale de 8 ans, tout en bénéficiant d’avantages attractifs. Ces solutions s’adressent aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels à titre privé souhaitant sécuriser leur avenir et celui de leurs proches.

Une offre complète alliant performance, sécurité et flexibilité

La nouvelle gamme d’épargne en assurance de l’UBCI se distingue par plusieurs atouts majeurs :

  • Un cadre fiscal avantageux
  • Une rémunération attractive avec un minimum garanti
  • Une diversité d’options de sortie, notamment en capital ou en rente (viagère ou certaine)

Pensée pour répondre à des objectifs variés, cette offre permet d’accompagner les projets de vie les plus importants: financement des études des enfants, réalisation de projets personnels ou professionnels, ou encore l’installation dans la vie active de son enfant.

Des solutions adaptées à chaque besoin

La nouvelle gamme s’articule autour de plusieurs produits:

  • Épargne STUDENT: une solution dédiée au financement des études des enfants, garantissant le versement d’une bourse, en cas de vie ou de décès de l’assuré.

  • Épargne LIBERTY: une formule flexible permettant de constituer un capital pour des projets personnels (aménagement de son commerce, de sa maison, achat de voiture…).

  • Épargne START: conçue pour accompagner les enfants dans leurs entrées dans la vie active grâce à un capital dédié.

  • Épargne Projets: idéale pour financer des projets personnels à moyen terme.

  • Épargne Garantie: une solution intégrant une protection en cas de décès ou d’invalidité, avec prise en charge des primes restantes et garantie du capital.

Un accompagnement dans la durée

Avec cette nouvelle gamme de produits de Bancassurance, l’UBCI confirme son engagement à proposer des solutions innovantes et adaptées aux attentes de ses clients.

En alliant sécurité, performance et souplesse, ces produits permettent à chacun selon ses besoins et sa période de vie de concrétiser ses projets dans les meilleures conditions.

L’article L’UBCI lance la campagne قريتش حسابك pour annoncer sa nouvelle gamme de produits d’épargne en assurance est apparu en premier sur Managers.

Tunisie : croissance en reprise et déséquilibres structurels toujours présents

17. Juni 2026 um 10:08

Le « tableau de bord sur la compétitivité tunisienne de l’économie tunisienne » réalisé par l’ITCEQ en mai 2026 indique que les indicateurs de compétitivité de l’économie tunisienne montrent des évolutions différenciées sur la période récente.

Le PIB de la Tunisie progresse de 0,2 % en 2023 à 1,6 % en 2024 puis 3,2 % en 2025. Et ce, dans un contexte de reprise progressive de l’activité industrielle, de regain de certains secteurs exportateurs et de raffermissement de la demande intérieure.

Sur le plan externe, la part de marché des biens tunisiens sur le marché de l’Union européenne s’établit à 0,52 % en 2023 puis 0,53 % en 2024; contre 0,42 % en 2022. Une évolution associée notamment à la hausse des exportations d’huile d’olive liée à l’augmentation du prix moyen à l’export. La part de marché interne passe quant à elle de 43,1 % en 2022 à 51,6 % en 2025.

De son côté, le compte extérieur courant enregistre une amélioration avec un déficit moyen de 2,1 % entre 2023 et 2025, contre 6,9 % sur la période 2020-2022, en lien avec la reprise du secteur touristique et la hausse des transferts des Tunisiens résidents à l’étranger.

Pour sa part, le déficit budgétaire recule de 9,7 % du PIB en 2020 à 5,4 % en 2025, sous l’effet de l’évolution des recettes fiscales, de la maîtrise de la masse salariale et de la baisse des dépenses de compensation, notamment énergétiques.

Quant à l’endettement extérieur exprimé en pourcentage du revenu national brut disponible, il diminue de 62,7 % en 2020 à 44,1 % en 2024. Et ce, dans un contexte de remboursement du principal de la dette extérieure à long terme et de recours accru aux emprunts intérieurs. L’inflation atteint 8,3 % en 2022 puis 9,4 % en 2023, avant de reculer à 5,3 % en 2025.

Par ailleurs, les investissements directs étrangers représentent 1,9 % du PIB en 2025 contre 1,3 % en 2023; et 11,5 % de la formation brute de capital fixe contre 8,1 % en 2023, avec une concentration dans le secteur manufacturier, suivi de l’énergie et des services. Le taux d’investissement demeure à 16 % du PIB sur la période 2021-2025. Tandis que l’ICOR recule pour atteindre 5,5 en 2025. Le taux d’épargne nationale se situe à 5 % en 2024 et 6 % en 2025.

La pression fiscale s’établit à 25,4 % en 2023, 25,1 % en 2024 et 24,7 % en 2025. La part des créances impayées passe de 15,7 % en 2024 à 16,8 % en 2025. Le marché boursier enregistre une progression avec un volume des transactions de titres à 2,9 % du PIB en 2025 contre 1,8 % en 2023, et une capitalisation boursière à 18,9 % du PIB contre 16 % en 2023.

L’article Tunisie : croissance en reprise et déséquilibres structurels toujours présents est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Une première en Tunisie: Bako Motors certifiée aux normes internationales ECE

17. Juni 2026 um 09:23

C’est une étape qui peut sembler technique, mais qui marque en réalité un vrai tournant pour la startup tunisienne Bako Motors. L’entreprise vient d’obtenir l’homologation ECE, une certification internationale qui confirme que ses véhicules respectent des standards stricts en matière de sécurité et de qualité.

Derrière ce sigle un peu administratif se cache un enjeu très concret. Cette validation agit comme un passeport international pour les véhicules. En clair, une voiture ou un utilitaire certifié ECE peut être accepté plus facilement dans de nombreux pays, sans devoir repasser une batterie de tests locaux. Pour une entreprise industrielle, cela signifie une chose essentielle: l’accès facilité à l’export.

Dans le cas de Bako Motors, cette reconnaissance prend une dimension particulière. La startup devient en effet le premier constructeur tunisien de véhicules électriques à décrocher cette homologation, un signal fort dans un secteur encore en construction en Tunisie.

Fondée par l’ingénieur tunisien Boubaker Siala, l’entreprise s’est spécialisée dans les véhicules électriques légers, conçus pour répondre aux besoins très concrets de la mobilité urbaine et de la logistique. Depuis ses débuts, elle mise sur une approche simple: proposer des solutions pratiques, moins polluantes et adaptées aux réalités des villes africaines.

Le projet a commencé à se faire connaître en 2021 avec un premier véhicule développé localement, intégrant des solutions innovantes autour de l’énergie électrique et solaire. Depuis, la production reste encore limitée, autour de 300 véhicules par an, mais la dynamique est clairement à la montée en puissance.

Au-delà du cas de Bako Motors, cette homologation raconte quelque chose de plus large. Elle montre que certaines startups africaines ne se contentent plus de développer des prototypes ou des marchés locaux: elles cherchent désormais à se conformer à des standards internationaux pour viser plus loin.

C’est aussi un signal pour l’écosystème industriel tunisien. Obtenir une certification de ce niveau, c’est entrer dans une logique de compétition globale, où l’innovation ne suffit plus sans reconnaissance réglementaire.

Avec cette étape, Bako Motors ne change pas seulement de statut. Elle change surtout d’ambition: passer d’un acteur local de la mobilité électrique à un industriel capable de s’inscrire dans les chaînes de valeur internationales.

L’article Une première en Tunisie: Bako Motors certifiée aux normes internationales ECE est apparu en premier sur Managers.

Inauguration des centres ELIFE Sidi Bouzid et ELIFE Tozeur: de nouvelles opportunités de formation et d’emploi pour les jeunes des régions

17. Juni 2026 um 09:07

La Fondation Tunisie pour le Développement poursuit le déploiement du programme ELIFE avec l’inauguration officielle, en présence des Ambassadrices d’Allemagne et de France, de deux nouveaux centres technologiques, de formation et de culture: le centre ELIFE Sidi Bouzid le 16 juin et le centre ELIFE Tozeur le 17 juin. Grâce à ces deux nouvelles ouvertures, l’ensemble du réseau ELIFE, qui bénéficie de co-financements allemand, français et européen, comprend désormais six centres technologiques opérationnels à Sidi Bouzid, Tozeur, Siliana, Béja, Le Kef et Djerba.

À travers les formations qualifiantes, la professionnalisation des jeunes, leur insertion dans les entreprises des secteurs du numérique et de l’industrie ainsi que l’incubation de startups, le programme ELIFE contribue à créer et à pérenniser des milliers d’emplois dans les différentes régions de la Tunisie tout en favorisant un développement régional inclusif et durable.

Réalisés dans le cadre du projet ELIFE (Tozeur, Sidi Bouzid, Kairouan), ces deux nouveaux centres technologiques ont été mis en place grâce à un co-financement franco-allemand :

– de la Facilité Investissements pour l’Emploi (IFE), mise en œuvre par la KfW Banque de Développement dans le cadre de l’initiative spéciale « Emploi décent pour une transition juste » du Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).

– de l’Agence Française de Développement (AFD), pour le renforcement de leurs infrastructures informatiques et technologiques, contribuant ainsi à doter les jeunes des régions d’espaces de formation modernes et connectés aux standards internationaux.

Ces deux nouveaux centres viennent renforcer le réseau national ELIFE, qui compte désormais six centres opérationnels après l’ouverture des centres de Siliana, Béja, Le Kef et Djerba. Ils permettront d’élargir l’empreinte du programme dans les régions du Centre et du Sud-Ouest tunisien et de renforcer l’action de la Fondation Tunisie pour le Développement en faveur de l’inclusion économique et sociale des jeunes.

À travers des formations qualifiantes dans les métiers du numérique, des programmes de professionnalisation adaptés aux besoins des entreprises, l’accompagnement entrepreneurial et l’incubation de startups, les centres ELIFE ambitionnent de créer et pérenniser des milliers d’emplois à travers toute la Tunisie.

Le projet ELIFE (Tozeur, Sidi Bouzid, Kairouan) bénéficie d’une subvention de 4,9 millions d’euros accordée par la Facilité Investissements pour l’Emploi (IFE), mise en œuvre par la KfW Banque de Développement. Il prévoit la création et l’animation de trois nouveaux centres ELIFE dans les régions du Centre et du Sud tunisien. Au terme des trois années suivant leur mise en service, les centres devraient permettre la création de plus de 1 300 emplois directs et indirects.

Le chômage des jeunes demeure particulièrement élevé en Tunisie, notamment dans les régions de l’intérieur. Les gouvernorats de Sidi Bouzid et Tozeur figurent parmi les régions où les besoins en accompagnement vers l’emploi et en diversification des opportunités professionnelles restent importants.

Dans la région de Sidi Bouzid, le taux de chômage des jeunes demeure élevé. L’économie locale repose principalement sur l’agriculture, ce qui souligne l’importance de développer de nouvelles opportunités dans des secteurs innovants et à forte valeur ajoutée afin d’élargir les perspectives professionnelles des jeunes diplômés. Dans le gouvernorat de Tozeur, l’activité économique est largement portée par le secteur du tourisme, qui reste marqué par une certaine saisonnalité. Les jeunes diplômés aspirent ainsi à davantage d’opportunités dans les domaines du numérique, des services et des nouvelles technologies afin de diversifier les débouchés professionnels dans la région.

À travers l’ouverture des centres ELIFE Sidi Bouzid et ELIFE Tozeur, la Fondation Tunisie pour le Développement entend rapprocher les opportunités de formation et d’emploi des jeunes talents des régions et contribuer à la création d’un écosystème régional innovant et durable. Les centres ELIFE sont conçus comme de véritables hubs technologiques et entrepreneuriaux.

Ils offrent aux jeunes:
• des formations certifiantes dans les métiers du numérique et des technologies ;
• des programmes d’accompagnement vers l’emploi ;
• des espaces de coworking et d’incubation de startups ;
• des FabLabs et des équipements numériques modernes ;
• des espaces culturels, scientifiques et collaboratifs.

Chaque centre pourra accueillir jusqu’à 1000 apprenants par an dans le cadre des différents programmes de formation et d’accompagnement. Depuis l’ouverture du premier centre ELIFE à Siliana le 24 juin 2019, plusieurs milliers de jeunes et de bénéficiaires ont pu profiter des différents services proposés par les centres ELIFE : formations dans les métiers du numérique et de l’industrie, accompagnement entrepreneurial, accès aux nouvelles technologies, événements culturels et challenges scientifiques.

L’expérience des premiers centres ELIFE est aujourd’hui reconnue comme un modèle innovant de développement régional, ayant déjà contribué à la création de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects et à l’accompagnement de nombreuses startups et initiatives entrepreneuriales dans différentes régions du pays.

Le Président de la Fondation Tunisie pour le Développement, Badreddine Ouali, a déclaré : « L’inauguration des centres ELIFE Sidi Bouzid et Tozeur constitue une étape importante dans notre engagement en faveur de l’égalité des chances et du développement régional. Nous croyons profondément que les jeunes des régions disposent d’un potentiel immense qui mérite d’être accompagné, valorisé et connecté aux métiers de demain. »

L’article Inauguration des centres ELIFE Sidi Bouzid et ELIFE Tozeur: de nouvelles opportunités de formation et d’emploi pour les jeunes des régions est apparu en premier sur Managers.

Et si Israël était le grand perdant du « deal » américano-iranien ?

17. Juni 2026 um 08:35

L’accord d’Islamabad a suscité en Israël colère et amertume. Tel-Aviv n’a obtenu satisfaction ni sur le nucléaire ni sur le sort des stocks d’uranium hautement enrichi ; encore moins sur sa liberté d’action militaire au Liban contre le Hezbollah.

 

« Une défaite stratégique », « On nous avait promis une victoire totale et nous avons un désastre total », « Benjamin Netanyahu se sera retrouvé devant le fait accompli ». Tels étaient les gros titres des médias israéliens, qu’ils soient de droite ou de gauche, pour une fois unanimes à dénoncer l’accord d’Islamabad. A savoir, un protocole d’accord avec l’Iran pour arrêter la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris au Liban.

C’est qu’aux yeux des Israéliens, l’accord conclu entre Washington et Téhéran est ainsi largement perçu comme une victoire de l’Iran. Pis, il renforce la République islamique tout en laissant sans réponse les exigences israéliennes.

« Le principal problème de cet accord, c’est que les questions importantes du point de vue d’Israël, celles liées au nucléaire, sont reportées à un avenir dont on ignore tout », conclut une ancienne responsable du renseignement israélien et spécialiste de l’Iran à l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS).

Les sujets épineux en suspens

Certes, il ne s’agit pas d’un accord final, mais selon les informations fuitées par la presse américaine, le texte prévoit grosso modo un cessez-le-feu de 60 jours sur « tous les fronts », y compris le Liban, ainsi que le déblocage du détroit d’Ormuz. En échange, le blocus opéré par la Navy américaine depuis le 13 avril sera levé. Un allégement des sanctions à l’encontre de l’Iran est prévu, « selon l’avancement d’un accord et l’engagement continu et de bonne foi » de l’Iran.

En effet, dans le détail, le texte fixe les grandes lignes pour la paix mais laisse en suspens des questions plus épineuses. Comme ar exemple : l’avenir du programme nucléaire iranien; le sort des stocks d’uranium hautement enrichi; la levée progressive des sanctions américaines; et le dégel ou non des milliards de dollars d’actifs iraniens qui demeurent en suspens.

Sur ce dernier point, Tel-Aviv redoute que le possible remboursement à l’Iran de quelque 24 milliards de dollars gelés à l’étranger permette au régime de financer la reconstruction des installations militaires détruites ou endommagées lors des raids américains et israéliens depuis un an.

Humiliation publique

Pour rappel, dans l’accord-cadre concernant la guerre en Liban, à aucun moment Israël n’est mentionné. C0pomme si l’allié privilégié des Américains, le pays qui aura mené des frappes contre l’Iran de concert avec l’armée américaine, était relégué au statut négligeable de sous-traitant américain.

« Non seulement Trump a ignoré Israël, mais il a, de fait, décidé à la place d’Israël, sans le consulter ni même le prévenir », note pour sa part Michael Horowitz, un expert sécuritaire indépendant qui évoque clairement un « déclin de l’influence d’Israël à Washington ».

Un déclin manifeste dans un contexte de tension extrême entre les deux alliés. Donald Trump n’avait-il pas hésité, lors d’une une conversation téléphonique houleuse avec Premier ministre israélien sur le bombardement israélien du Sud de Beyrouth, à le traiter comme quantité négligeable ? « T’es complètement cinglé ! Qu’est-ce que tu fous ? Tu serais en prison sans moi. Je t’ai sauvé les fesses. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça », lui aurait lancé le milliardaire républicain, faisant référence au procès pour corruption visant le Premier ministre israélien depuis 2020.

 

Lire aussi – Trump-Netanyahu : Divergences ou rupture ?

 

Avalant la couleuvre, le Premier ministre israélien a préféré encaisser le coup en silence mais l’humiliation est totale. D’autant plus que la fin prévue des hostilités intervient à quelques mois d’élections législatives cruciales pour l’avenir politique du Premier ministre Benjamin Netanyahu ; lui, qui a fait de la lutte contre la menace iranienne un fonds de commerce électoral. Lui qui crie sur tous les toits depuis trente ans que la République islamique est à deux doigts de se doter de l’arme nucléaire.

Fissures

Si Benjamin Netanyahu n’a pas encore réagi officiellement, les critiques ont fusé contre cet accord dans l’opposition. Ainsi, l’ancien Premier ministre, Naftali Bennett, principal rival de Netanyahu pour le prochain scrutin, a estimé que l’accord constituait un « tournant dangereux pour la sécurité d’Israël ».

Yaïr Golan, le chef du parti de gauche Les Démocrates, a lui affirmé que c’était « une mauvaise matinée pour Israël ». Il a déclaré que « ce  matin, les citoyens israéliens se réveillent en découvrant un accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, négocié au-dessus de la tête d’Israël, sans son consentement ni sa participation ».

Même son de cloche du côté de Yaïr Lapid, le chef officiel de l’opposition centriste. « Le régime iranien survit, les programmes sur les missiles balistiques et le nucléaire iranien se poursuivent », a-t-il constaté, en déplorant qu’Israël ait été traité « en protectorat recevant des instructions concernant sa sécurité nationale » de la part des États-Unis. Il évoque un Premier ministre « faible, malade, isolé et sans influence ».

Pauvre Bibi, un homme à terre rattrapé par sa karma de boucher de Gaza ; mais, charité chrétienne oblige, il n’est pas décent de tirer sur une ambulance.

L’article Et si Israël était le grand perdant du « deal » américano-iranien ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Sotetel prévoit le versement de ses dividendes en septembre

17. Juni 2026 um 08:02

Les actionnaires de Sotetel recevront un dividende de 0,600 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Cette décision a été adoptée lors de l’Assemblée générale ordinaire de l’entreprise tenue le 12 juin 2026, selon CMF.

Au total, l’opérateur consacrera près de 2,75 millions de dinars à cette distribution, qui bénéficiera aux détenteurs des 4,57 millions d’actions composant son capital concerné par l’opération.

Selon le calendrier arrêté par la société, les actions seront négociées détachées du droit au dividende à partir du 9 septembre 2026. Les actionnaires pourront quant à eux percevoir leurs dividendes dès le 11 septembre.

À travers cette distribution, Sotetel confirme son engagement à partager une partie des résultats réalisés avec ses actionnaires, dans un contexte où les entreprises cotées poursuivent leurs politiques de rémunération du capital.

L’article Sotetel prévoit le versement de ses dividendes en septembre est apparu en premier sur Managers.

Paiements numériques en Tunisie : la bascule s’accélère au premier trimestre 2026

16. Juni 2026 um 10:24

La Tunisie franchit un cap décisif vers une économie sans cash. Au premier trimestre 2026, les paiements numériques enregistrent une progression généralisée sur tous les canaux, confirmant l’accélération de la transformation financière du pays. Selon le dernier Bulletin de la Banque centrale de Tunisie, l’e-paiement progresse de 28,4 % en volume, le mobile atteint 2,7 millions de transactions et les règlements interbancaires de gros montants dépassent 1 547 milliards de dinars. L’ensemble dessine une dynamique cohérente : celle d’une économie tunisienne qui bascule progressivement vers la dématérialisation des échanges.

L’e-paiement, moteur principal de la croissance digitale

Le paiement en ligne confirme son rôle de segment le plus dynamique. Avec 5,2 millions de transactions au T1 2026, contre 4,04 millions un an plus tôt, il enregistre une hausse de 28,4 % en volume et de 34,8 % en valeur, pour un total de 382,7 millions de dinars.

Cette progression dépasse celle de la monétique globale (+11,7 %), traduisant un changement structurel des usages, souligne le Bulletin de la BCT. Cette croissance repose sur une infrastructure marchande en expansion rapide. La Tunisie compte désormais 1 288 sites e-commerce actifs, soit +28,2 % sur un an.

Dans le même temps, le parc de terminaux de paiement électronique atteint 45 000 unités, en hausse de 4,4 %, renforçant l’acceptation des paiements électroniques chez les commerçants.

Dans les points de vente physiques, la tendance est également haussière. Les transactions par carte ou sans contact atteignent 11,7 millions d’opérations (+21,4 %) pour 1 381,6 millions de dinars (+19,7 %).

Le paiement physique conserve un ticket moyen supérieur à celui de l’e-commerce, en cohérence avec la nature des achats réalisés en magasin.

Le mobile devient un levier central d’inclusion financière

Le paiement mobile s’impose comme l’un des moteurs les plus dynamiques de la période. L’application TunPay enregistre 2,7 millions de transactions au T1 2026, portées par 477 000 portefeuilles actifs, en hausse de 22,2 % sur un an.

L’écosystème se structure également avec 17 prestataires de services de paiement agréés (+34,5 %), renforçant l’interopérabilité et la concurrence. La répartition des usages montre une relative maturité du wallet : 65,6 % pour les paiements, 18,8 % pour les transferts, 10,7 % pour les dépôts (cash-in) et 4,8 % pour les retraits (cash-out).

Ce dernier segment attire particulièrement l’attention : sa hausse de 67,1 % pourrait refléter des frictions d’usage ou une dépendance persistante au cash dans certains circuits.

Par ailleurs, l’intégration de nouveaux services publics, comme le paiement des inscriptions scolaires via USSD et wallet, confirme le potentiel du mobile comme outil d’inclusion financière, notamment dans les zones sous-bancarisées.

Les échanges interbancaires gagnent en automatisation

La télécompensation interbancaire poursuit sa montée en puissance. Au T1 2026, 14,7 millions d’opérations ont été traitées pour 53,4 milliards de dinars, en hausse de 8,7 % en valeur. Les virements dominent largement avec 9,6 millions d’opérations et un taux de rejet quasi nul (0,1 %), signe de la robustesse du système.

Les prélèvements automatiques progressent de 26,4 %, illustrant la généralisation des paiements récurrents digitalisés. À l’inverse, le chèque poursuit son déclin structurel avec une baisse de 24,9 % en volume et un taux de rejet alarmant de 51,2 %, confirmant son recul comme instrument de paiement.

La lettre de change surprend toutefois par sa résilience, avec une hausse de 35,9 % en volume et de 23,5 % en montant, portée par les échanges interentreprises.

Sur les flux de très gros montants, le système Elyssa-RTGS traite 109 118 transactions (+8,4 %) pour 1 547,5 milliards de dinars (+9 %), confirmant la stabilité des infrastructures critiques.

Une architecture financière en pleine modernisation

Au-delà des chiffres, la Banque centrale met en avant plusieurs chantiers structurants. La refonte du système national de télécompensation vise à renforcer la résilience et la capacité de traitement du réseau interbancaire. La restructuration des opérateurs SIBTEL et SMT s’inscrit dans une réforme de gouvernance plus large du secteur des paiements.

Parallèlement, le déploiement du standard national White-EMV doit garantir l’interopérabilité des cartes sur tout le territoire. Enfin, la généralisation du label TunPay et l’intégration progressive des paiements administratifs visent à étendre l’usage du mobile au-delà des seuls services commerciaux.

Ces réformes traduisent une stratégie cohérente de modernisation portée par la Banque centrale de Tunisie. Elles confirment une trajectoire claire : celle d’un système financier en mutation rapide, tiré par la digitalisation, mais encore marqué par des disparités d’adoption entre canaux, secteurs et territoires.

Au premier trimestre 2026, la Tunisie ne s’est donc pas contentée d’expérimenter les paiements numériques : elle en a accéléré la généralisation.

————————

Source : Bulletin N°16 « Paiements en chiffres en Tunisie », PPCFR/DGPIF, Banque centrale de Tunisie, 1er trimestre 2026.

L’article Paiements numériques en Tunisie : la bascule s’accélère au premier trimestre 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Riadh Zghal: Quand le sauvetage d’un patrimoine devient un levier de développement

16. Juni 2026 um 11:00
Riadh Zghal: Quand le sauvetage d’un patrimoine devient un levier de développementLa création de l’Office national de l’artisanat (ONA) en 1959 témoigne d’un intérêt porté au patrimoine comme l’un des moyens d’affirmer une identité nationale au lendemain de l’indépendance du pays. En tant qu’organisme public, l’ONA a été chargé de plus d’une mission qui dépassent la conservation d’un savoir-faire hérité. Ses multiples missions ont couvert le design, la formation, la production, le soutien aux artisans-es, la commercialisation, la réalisation de produits haut de gamme destinés à des besoins spécifiques de certaines institutions de l’Etat et de ses relations diplomatiques. L’ONA a œuvré à sauvegarder l’authenticité d’un ...

AssurPilot: superviser, optimiser, réagir en temps réel

15. Juni 2026 um 17:20

Une supervision en temps réel des opérations terrain permet d’identifier immédiatement les écarts par rapport au planning initial. «On ne peut améliorer que ce que l’on mesure», dit l’Américain Peter Drucker, théoricien du management des entreprises.

Dans le paysage assurantiel, les agents enchaînent les missions terrain souvent non structurées, opportunistes et peu coordonnées: relances ponctuelles, démarches de prospection irrégulières. Sans outils adaptés, les superviseurs ne savent pas où ils en sont. Mauvaise supervision vaut mauvais résultats. Tout leur échappe. Imaginons maintenant l’inverse. Dans un environnement bien piloté, la donnée devient un véritable moteur de performance. En mesurant les processus, elle permet de cartographier précisément l’activité et d’orienter les actions d’amélioration de manière continue.

Après plus de 20 ans d’expérience en management des équipes commerciales et des réseaux d’agents, Aïda Bouraoui, cofondatrice et CEO de Scalpilot, diplômée d’un MBA de l’Université Paris Dauphine, constate que le secteur continue d’ignorer un angle mort pourtant stratégique: la supervision terrain. «En réalité, un écart persiste entre les objectifs fixés et les résultats obtenus. Ce décalage ne s’explique pas seulement par la performance individuelle des équipes, mais surtout par l’absence d’un pilotage opérationnel en temps réel. Les commerciaux disposent d’indicateurs, mais rarement d’outils immédiats pour ajuster leurs actions», souligne-t-elle. Et d’enchaîner: «Trois limites reviennent de manière récurrente: un pilotage orienté vers l’historique plutôt que vers l’avenir, une difficulté à transformer la donnée en actions concrètes pour les équipes terrain, et une sous-exploitation du potentiel client, notamment en matière de développement et de multi-équipement».

Dans des marchés où le taux de pénétration de l’assurance reste encore limité, cet enjeu devient central: il ne s’agit plus seulement de vendre davantage, mais de gagner en efficience, en orientant l’effort commercial vers les bons segments. C’est de cette lecture terrain qu’est née Scalpilot, entreprise spécialisée dans la transformation du pilotage commercial dans les services financiers. Son objectif n’est pas d’ajouter un outil de plus à un écosystème déjà saturé, mais de repenser la logique même du pilotage. Et donc de passer d’un suivi des résultats à un pilotage de l’effort commercial.

AssurPilot, l’outil au cœur de cette transformation

Dans cette démarche, AssurPilot est l’outil développé par Scalpilot pour rendre ce nouveau modèle opérationnel. Il répond à trois questions simples: quoi faire, avec qui et comment? La solution structure, en temps réel, le plan de travail quotidien de l’agent en lui indiquant les actions à mener, les cibles à adresser et la manière de procéder. Elle permet ainsi d’uniformiser les pratiques commerciales et de favoriser la montée en compétence du réseau, tout en quantifiant l’impact des actions et en projetant les résultats pour un pilotage anticipé de l’activité. Pensé pour être interopérable et tourné vers le futur, AssurPilot complète les outils en place en introduisant une logique de pilotage par la valeur. Il permet d’analyser chaque client selon son potentiel, son risque et sa contribution, afin d’optimiser l’allocation des efforts commerciaux.

Reconnecter terrain et décision

L’objectif est d’assurer une continuité entre le terrain et le back-office, dans le but de fluidifier la prise de décision. Le pilotage devient alors moins intuitif et plus proactif et surtout plus opérationnel. «Dans le paysage assurantiel tunisien, composé de nombreuses compagnies et réseaux de distribution, la valeur d’une organisation réside dans la profondeur de son portefeuille clients», affirme Aïda Bouraoui. Disponible en version web et mobile, AssurPilot accompagne les assurances dans la structuration et l’optimisation de leurs réseaux. Cela contribue à renforcer la diffusion des produits d’assurance et à favoriser une inclusion financière plus large, répondant ainsi à la responsabilité sociétale portée par les compagnies d’assurance au-delà de leurs enjeux de performance.

De l’ambition à revendre

Les ambitions sont clairement affirmées. D’ici à 5 ans, «voire avant», Scalpilot entend installer une nouvelle lecture du pilotage commercial dans les services financiers en Tunisie comme dans des marchés internationaux. Cette vision repose sur trois leviers qui s’entrecroisent. D’abord, passer d’un pilotage qui constate à un pilotage qui anticipe. Ensuite, décloisonner les métiers (assurance, leasing, microfinance…) pour les penser en silos comme un écosystème connecté. Dans cette continuité, la solution se décline déjà en versions adaptées au leasing et à la microfinance, selon la même logique de pilotage et de création de valeur. Enfin, remettre du sens dans l’action commerciale.

 

L’article AssurPilot: superviser, optimiser, réagir en temps réel est apparu en premier sur Managers.

À qui s’adresse le nouveau service d’étalonnage industriel lancé par le Cettex?

15. Juni 2026 um 16:43

Le Centre Technique du Textile (Cettex) met en place un service d’étalonnage en Tunisie destiné aux entreprises industrielles, avec un objectif clair : réduire la dépendance aux laboratoires étrangers et améliorer la performance des chaînes de production locales.

Selon le communiqué officielle, cette nouvelle offre permet aux industriels de faire vérifier et ajuster leurs instruments de mesure directement sur le territoire tunisien, sans recours à l’international. Jusqu’ici, ces opérations nécessitaient des envois à l’étranger, entraînant des délais longs, des coûts logistiques élevés et une immobilisation des équipements. Avec ce service, le Cettex introduit un gain opérationnel immédiat pour les entreprises : réduction des délais de traitement, baisse des coûts en devises et meilleure disponibilité des équipements critiques. Le centre a déjà réalisé une première opération concrète avec l’émission d’un rapport d’étalonnage de luxmètres pour une entreprise textile tunisienne. Ce premier test confirme la mise en service effective du dispositif et sa capacité à répondre aux standards industriels.

Au-delà de l’aspect technique, l’enjeu est directement lié à la qualité industrielle. Un instrument mal calibré peut entraîner des erreurs de production, des défauts de fabrication, des pertes de matière ou des non-conformités lors des audits. L’étalonnage régulier devient donc un outil de maîtrise des risques et de sécurisation de la qualité. Le service s’adresse en priorité à l’industrie textile, mais aussi aux secteurs qui dépendent fortement de la précision des mesures, comme l’électronique, les laboratoires d’analyse ou les chaînes de production de haute précision.

 

L’article À qui s’adresse le nouveau service d’étalonnage industriel lancé par le Cettex? est apparu en premier sur Managers.

La Tunisie dans le top africain de la sécurité sanitaire

15. Juni 2026 um 16:37

La Tunisie a accueilli, ce lundi 15 juin 2026, le premier Forum tuniso-africain sur la résilience, la gestion des risques, les épidémies et la justice sociale en santé. Organisé par l’Université Tunis El Manar dans le cadre du projet de l’Indice africain de sécurité sanitaire, l’événement a réuni des experts, universitaires et décideurs venus débattre des défis sanitaires auxquels fait face le continent africain.

À cette occasion, la responsable du projet de l’Indice africain de sécurité sanitaire et professeure à l’Université Tunis El Manar, Hanan Boussi, a souligné que la Tunisie occupe une position avancée dans le classement africain de la sécurité sanitaire. Elle a précisé que le pays poursuit ses efforts pour renforcer ses systèmes de santé et améliorer sa capacité à prévenir et à gérer les risques sanitaires ainsi que les épidémies.

Inspiré du Global Health Security Index, l’Indice africain de sécurité sanitaire vise à évaluer de manière globale la préparation des pays africains face aux pandémies, aux maladies infectieuses et aux urgences sanitaires. Selon Hanan Boussi, cet outil tient compte des spécificités du continent, confronté à des défis particuliers tels que les épidémies récurrentes d’Ebola, les effets du changement climatique et les vulnérabilités structurelles de certains systèmes de santé.

L’universitaire a indiqué que la Tunisie enregistre des progrès significatifs dans plusieurs domaines, notamment en matière d’investissement dans la santé, de digitalisation et de développement des infrastructures sanitaires. Et ce, grâce à une coopération impliquant plusieurs départements ministériels. Elle a toutefois relevé certaines insuffisances, notamment au niveau des mécanismes de communication et de la production scientifique en langue anglaise.

Intervenant lors du forum, le directeur général de la coopération internationale au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Malek Kachlaf, a rappelé que cette rencontre se tient dans un contexte marqué par la résurgence du virus Ebola dans plusieurs pays africains. Une situation qui, selon lui, met en évidence la nécessité pour les États de disposer de systèmes de santé résilients et capables d’anticiper les crises sanitaires.

Il a également souligné que la Tunisie a joué un rôle central dans la réalisation de cette étude continentale, qui a permis d’évaluer et de comparer les systèmes de santé africains afin d’identifier leurs forces et leurs faiblesses. Selon lui, les chercheurs tunisiens ont développé, dans le cadre du projet, des outils fondés sur l’intelligence artificielle pour affiner les indicateurs de l’Indice africain de sécurité sanitaire.

Le responsable a par ailleurs mis en avant les partenariats scientifiques noués par le ministère avec des institutions académiques de premier plan, notamment l’Université Brown aux États-Unis, partenaire majeur du projet.

De son côté, le président de l’Université Tunis El Manar, Moez Chefra, a indiqué que ce programme international, piloté par la Tunisie, associe plusieurs institutions nationales, dont l’Institut Pasteur de Tunis, la Faculté de médecine de Tunis, l’Institut de recherche vétérinaire, ainsi que des partenaires en Afrique du Sud, au Kenya, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Le projet a permis d’évaluer les capacités de 64 pays africains à faire face aux risques sanitaires et aux épidémies. Les données recueillies et analysées ont servi à établir un classement détaillé des systèmes de santé du continent. Les résultats de cette évaluation continentale doivent être dévoilés à l’issue du forum, offrant ainsi une photographie inédite de l’état de préparation sanitaire de l’Afrique face aux défis émergents.

L’article La Tunisie dans le top africain de la sécurité sanitaire est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie – Météo : les pêcheurs appelés à la vigilance

15. Juni 2026 um 16:11

Face aux prévisions météorologiques annonçant des pluies localement abondantes dans plusieurs régions du Nord et du Centre du pays, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a appelé, lundi, les agriculteurs et les professionnels du secteur à prendre les mesures préventives nécessaires pour limiter les risques liés aux intempéries.

Dans un communiqué, le département recommande en particulier de veiller à la bonne conservation des récoltes céréalières déjà collectées. Et ce, en les entreposant dans des espaces de stockage adaptés et en les protégeant efficacement contre l’humidité et les eaux de pluie.

Le ministère invite également les pêcheurs à suivre attentivement les bulletins météorologiques officiels. De même qu’ils doivent respecter les consignes émises par les services compétents avant toute sortie en mer.

Par ailleurs, plusieurs mesures de précaution ont été préconisées afin de préserver les exploitations agricoles et les équipements. Les agriculteurs sont ainsi appelés à sécuriser les machines et matériels agricoles en les éloignant des lits d’oueds et des zones basses susceptibles d’être inondées.

De plus, le ministère recommande de renforcer la protection des serres et des installations agricoles exposées aux vents violents ou aux éventuelles chutes de grêle. Tout en évitant les travaux agricoles en plein champ durant les épisodes orageux.

Concernant l’élevage, les éleveurs sont invités à mettre le bétail à l’abri et à le protéger des variations météorologiques brusques.

Enfin, les autorités appellent à la plus grande prudence lors des déplacements à proximité des oueds et des cours d’eau. Car une montée soudaine du niveau des eaux pourrait être observée en raison des fortes précipitations attendues.

L’article Tunisie – Météo : les pêcheurs appelés à la vigilance est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tribune – Après le sursaut souverain et l’alerte RH : L’IMIB comme boussole de la performance

15. Juni 2026 um 14:45

Dans nos récentes contributions ici même, nous appelions d’abord à faire des banques publiques le levier de notre souveraineté numérique, avant de démontrer comment l’immobilisme RH menaçait de faire dérailler le bras armé financier de l’État dans le cadre du Plan 2026-2030. Il convient aujourd’hui de dépasser le stade du diagnostic. Face à l’acquisition frénétique de briques technologiques exogènes et au déni persistant du capital humain, le secteur financier tunisien doit opérer une rupture opérationnelle. L’Indice de Maturité IA Bancaire (IMIB) s’impose désormais comme une boussole capable de traduire nos alertes en un outil de pilotage de notre performance et de notre autonomie réelle.

 

Comme nous l’affirmions récemment, l’un des plus grands dangers qui guettent nos structures publiques est leur propension à s’enfermer elles-mêmes dans des logiques bureaucratiques d’auto-préservation. Dans le secteur bancaire, cet enfermement prend une forme particulièrement insidieuse : celle du fétichisme de l’infrastructure. Pour s’auto-convaincre de leur modernisation, nos institutions affichent des budgets d’investissement spectaculaires : migration vers le Cloud, refonte des Core Banking Systems (CBS) ou déploiement de modules d’IA générative.

 

Lire aussi : Tribune – Banques publiques tunisiennes à l’horizon 2030 : le levier de la souveraineté numérique

 

Pourtant, un examen approfondi de l’efficience opérationnelle post-intégration révèle un paradoxe flagrant. Les coûts d’exploitation augmentent, les circuits décisionnels s’allongent et la valeur ajoutée réelle peine à se matérialiser. Ce dysfonctionnement structurel démontre que l’on ne brise pas l’immobilisme en achetant simplement de la technologie « Plug-and-Play ». Superposer des couches logicielles de pointe sur des processus organisationnels obsolètes et des architectures silotées ne fait qu’automatiser la bureaucratie existante. La technologie ne crée pas de la performance par sa seule présence ; elle ne fait qu’amplifier l’efficacité (ou l’inefficacité) de la structure qui l’accueille. Prétendre que l’urgence opérationnelle ou le manque de temps nous imposent d’installer ces outils à la hâte, sans audit préalable de notre réceptivité, revient à justifier le financement à fonds perdus d’une modernisation de façade.

 

Du mythe du rattrapage à la réalité de la maturité : qu’est-ce que l’IMIB ?

C’est précisément ici que se dissipe l’« illusion du rattrapage » que nous dénoncions il y a quelques jours. Vouloir enfermer le secteur financier tunisien dans une course effrénée pour combler un « retard numérique » théorique est une erreur stratégique. Cette vision pousse nos banques à acquérir des solutions exogènes standardisées à un rythme qu’elles ne peuvent absorber. Tout en occultant la seule question qui vaille : celle de notre capacité réelle d’assimilation. C’est pour rompre avec cette logique de consommation passive qu’intervient l’IMIB (Maturity Index for Banking Intelligence).

Que l’on ne s’y trompe pas : l’IMIB n’est pas une contrainte bureaucratique ou réglementaire de plus venant alourdir un secteur financier déjà sur-audité. Bien au contraire, il s’agit d’une police d’assurance contre le gaspillage de nos capitaux. Délaissant le contrôle de conformité formel pour une véritable culture de la preuve, l’IMIB est une matrice de diagnostic sectoriel qui évalue la viabilité d’une institution financière à travers quatre axes fondamentaux. A savoir :

La Maturité des Données (Data Readiness) : l’indice mesure l’intégrité, la traçabilité et la centralisation des données de la banque. Si les données sont silotées ou non qualifiées, l’IA la plus avancée ne produira que des prévisions erronées.

L’Autonomie Technologique (Vendor Lock-in Risk) : il jauge le degré de dépendance de la banque vis-à-vis des éditeurs étrangers. Une banque mature doit pouvoir auditer, paramétrer et faire évoluer ses modèles sans dépendre du bon vouloir technique ou tarifaire d’un tiers.

L’Agilité Managériale (Operational Agility) : il évalue la perméabilité des structures d’exécution. L’indice sanctionne la lourdeur des circuits de décision et valide la capacité de l’organisation à déployer des innovations en cycles courts.

La Rétention du Capital Humain (Talent Sustainability) : il audite la capacité de l’institution à intégrer, valoriser et stabiliser ses compétences critiques (Data Scientists, architectes Cloud, experts en cybersécurité) au sein de ses grilles managériales.

En mesurant ces dimensions, l’IMIB ne s’intéresse plus à ce qu’une banque dépense pour « rattraper » ses concurrents, mais à sa capacité structurelle et humaine à transformer un investissement technologique en levier de performance net.

 

Lire également — Plan de développement 2026-2030 : pourquoi l’immobilisme RH va faire dérailler le bras armé financier de l’État

 

La gouvernance des données et le risque de subordination algorithmique

Le cœur de la souveraineté financière nationale se joue désormais dans la couche invisible des flux de données. À l’ère de l’intelligence artificielle, se contenter d’un rattrapage de façade en externalisant aveuglément le stockage ou le traitement de ces informations critiques équivaut à une cession de souveraineté opérationnelle. Il ne s’agit pas ici de prôner une autarcie technologique ou un protectionnisme rétrograde – aucune institution au monde ne développe ses infrastructures de zéro -, mais bien de refuser une vassalisation algorithmique totale vis-vis des intégrateurs et géants de la Tech étrangers.

Si les modèles qui évaluent le risque de crédit, détectent la fraude ou modélisent le comportement des agents économiques tunisiens, sont des boîtes noires dont nous ne maîtrisons ni le code source, ni la logique décisionnelle, nos banques s’exposent à une vulnérabilité majeure. La maturité exige une maîtrise absolue de la chaîne de valeur de la donnée. L’IMIB permet d’auditer cette étanchéité en mesurant la capacité d’une banque à concevoir des modèles d’apprentissage adaptés aux spécificités de l’économie locale. Sans cette autonomie technique, le secteur financier national s’expose à un risque de subordination où les décisions de financement stratégiques seront dictées par des biais importés, totalement déconnectés des réalités de notre tissu entrepreneurial régional.

 

Le capital humain comme actif technologique n°1

L’indicateur le plus critique de l’IMIB, et le véritable point de convergence de toutes nos analyses précédentes, reste le facteur humain. Ici surgit souvent l’objection de la prudence administrative : face à l’argent public et aux risques de fraude, les structures pyramidales et les comités pléthoriques seraient des remparts nécessaires. C’est confondre le contrôle et la paralysie. La dilution généralisée de la responsabilité à travers des comités redondants n’a jamais protégé une institution ; elle protège simplement le gestionnaire contre le risque d’exercer sa signature, tout en étouffant l’innovation.

Il existe une contradiction intenable à vouloir introduire des technologies de rupture en maintenant ces circuits paralysés par la méfiance systémique. Les experts de la Tech, les architectes Cloud et les Data Scientists exigent de l’agilité, de l’autonomie et une trajectoire d’évolution dynamique. Face à l’exode massif de cette élite vers l’Europe ou le Golfe, invoquer le fatalisme macroéconomique du différentiel salarial est une capitulation managériale commode. Le salaire est souvent le prétexte du départ, mais le manque de considération, la lourdeur des processus et le sentiment d’inutilité professionnelle en sont les déclencheurs réels. En refusant de moderniser notre gouvernance des talents sous prétexte que nous ne pouvons pas rivaliser avec les devises étrangères, nous acceptons passivement de subventionner à fonds perdus la transformation numérique de l’Occident avec l’argent du contribuable tunisien.

L’heure n’est plus aux indignations stériles sur le conservatisme des structures, ni aux investissements cosmétiques dictés par les effets de mode. Les conseils d’administration de nos institutions financières doivent urgemment intégrer la maturité technologique et algorithmique au cœur de leurs rapports de gestion annuels, non pas comme un indicateur technique secondaire, mais comme le pilier central de leur viabilité économique à long terme.

 

Continuer à ignorer le diagnostic de vérité de l’IMIB, c’est condamner nos banques à financer à fonds perdus une modernisation de façade. Tout en acceptant passivement une dépendance technologique et managériale qui hypothèque notre souveraineté économique nationale.

______________

Les opinions exprimées dans cette tribune reflètent une analyse économique et technique personnelle et n’engagent que leur auteur. 

L’article Tribune – Après le sursaut souverain et l’alerte RH : L’IMIB comme boussole de la performance est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les États-Unis imposent la suspension de Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropic. Voici pourquoi

15. Juni 2026 um 12:19

Un ordre du gouvernement américain vient de forcer la désactivation immédiate des modèles Fable 5 et Mythos 5, développés par Anthropic. Et ce, parce qu’il y a des tensions autour de la sécurité nationale et des risques de contournement des systèmes de protection des IA.

Selon un communiqué publié le 12 juin 2026 par l’entreprise, une directive de contrôle des exportations a été émise par les autorités américaines. Elle impose la suspension de tout accès à ces modèles pour toute personne étrangère, y compris les employés non américains de la société, qu’ils se trouvent aux États-Unis ou à l’étranger. Face à cette obligation légale, Anthropic indique devoir désactiver entièrement Fable 5 et Mythos 5 pour l’ensemble de ses clients. Les autres modèles de la société ne sont pas concernés par cette mesure.

La notification gouvernementale, reçue à 17h21 (heure de l’Est), n’a pas détaillé les raisons précises liées à la sécurité nationale. D’après l’interprétation d’Anthropic, les autorités auraient identifié une méthode permettant de contourner les protections de Fable 5, un phénomène connu dans le domaine sous le nom de “jailbreak”. Cette technique aurait permis de révéler certaines vulnérabilités déjà connues, jugées mineures par l’entreprise et également détectables par d’autres modèles publics.

Dans son communiqué, Anthropic défend toutefois la solidité des garde-fous intégrés à Fable 5. L’entreprise affirme avoir mis en place des protections renforcées visant à limiter les usages sensibles, notamment en cybersécurité. Avant le lancement, le modèle aurait été soumis à des milliers d’heures de tests et d’audits réalisés avec des partenaires publics et privés, dont des organismes de sécurité américains et britanniques. Ces évaluations n’auraient pas permis d’identifier de “jailbreak universel”, capable de contourner largement les protections du système.

L’entreprise reconnaît cependant qu’une résistance parfaite à ces contournements n’existe pas aujourd’hui dans l’industrie de l’IA. Elle revendique une stratégie dite de “défense en profondeur”, combinant limitation des abus, détection des comportements suspects et surveillance continue. Anthropic souligne également que les risques observés seraient comparables à ceux d’autres modèles déjà déployés sur le marché.

Dans l’immédiat, la société affirme se conformer à la décision réglementaire tout en contestant son interprétation. Elle indique travailler à rétablir l’accès à ses services dans les meilleurs délais.

L’article Les États-Unis imposent la suspension de Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropic. Voici pourquoi est apparu en premier sur Managers.

Nouveaux bureaux Fi2T et FTAV: ce qu’ils ont échangé avec le ministre du Tourisme

Fraichement élus, les deux nouveaux bureaux des fédérations professionnelles du Tourisme, Fi2T et FTAV, ont été reçus par le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya.

Premières rencontres officielles entre le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, et les deux bureaux récemment élus des deux fédérations professionnelles du tourisme, la Fi2T avec désormais à sa tête Walid Tritar, et la FTAV, présidée par Mohamed Ali Toumi.

Enjeux et constats avec la Fi2T

Avec la Fi2T tout d’abord, l’ordre du jour du 11 juin a porté sur l’examen des propositions des professionnels visant à diversifier l’offre nationale et à s’adapter aux mutations du marché touristique mondial.

Le ministre du Tourisme a souligné la nécessité d’une approche prospective, en pointant du doigt des lacunes à combler, notamment en matière de digitalisation, de réservation électronique et d’expériences touristiques. Il a également insisté sur l’impératif de moderniser le cadre législatif et réglementaire afin de débloquer les investissements et d’assainir le climat des affaires.

Les discussions ont également mis en évidence la nécessité d’exploiter les spécificités régionales via des circuits thématiques. L’objectif est de développer des segments à plus forte valeur ajoutée, à savoir le tourisme culturel, écologique, médical, sportif (dont le golf), d’aventure et alternatif.

De son côté, le président de la Fi2T a confirmé l’engagement de la fédération à travailler conjointement avec le ministère pour structurer ces différentes composantes.

Plan d’action et priorités

À l’issue de la séance, les deux parties ont convenu de se concentrer sur les cinq axes prioritaires suivants :

  • Planification : Élaboration d’un document de travail compilant les mesures concrètes pour le développement des différents modes de tourisme.

  • Cadre réglementaire : Révision en cours des textes régissant le tourisme alternatif, afin de lever les freins aux projets situés dans les zones rurales et forestières.

  • Infrastructures et animation : Soutien à la dynamisation des îles tunisiennes et développement des ports de plaisance pour enrichir le produit national.

  • Événementiel : Poursuite des préparatifs liés à l’événement « Tunis, capitale du tourisme arabe 2027 » pour optimiser la visibilité de la destination.

  • Offre touristique : Développement de nouveaux programmes d’animation basés sur des approches actualisées et conformes aux tendances internationales.

    Rencontre avec la FTAV

    Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a reçu le lendemain 12 juin le nouveau bureau exécutif élargi de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages et de Tourisme (FTAV), présidé par Mohamed Ali Toumi. La rencontre s’est déroulée en présence des cadres du ministère et du directeur général de l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT).

    ministere-tourisme-tunisie

    Positionnement de la destination et qualité des services

    Le ministre a ouvert la séance en rappelant les récents indicateurs de la destination tunisienne, notamment sa désignation comme « Capitale du tourisme arabe pour 2027 » et son classement en tant que deuxième meilleure destination de courts séjours sur le marché suisse.

    ftav-tunisie-bureau

    Les membres du nouveau bureau de la FTAV: de droite à gauche: Manel Mehiri, Kamel Zahra, Khouloud Khairi, Aymen Fessi (président FRAV Cap Bon) et Zied Felfoul.

    Il a souligné que ces acquis imposent une révision à la hausse de la qualité de l’expérience touristique. L’orientation du ministère vise désormais à soutenir un tourisme haut de gamme, en améliorant l’accueil et l’animation pour cibler des marchés à forte valeur ajoutée, particulièrement dans la perspective des afflux attendus des pays arabes et du Golfe en 2027.

    Le président de la FTAV a, pour sa part, réitéré la disposition de la fédération à maintenir un travail participatif avec la tutelle afin de résoudre les blocages professionnels et d’améliorer la compétitivité du secteur.

    ghozzi-nadaa-ftav

    Walid Zidi (président FRAV Sfax) et Nadaa Ghozzi.

    Dossiers prioritaires et axes de travail

    La séance de travail a permis de passer en revue plusieurs dossiers opérationnels :

    • Digitalisation des procédures : Accord sur la nécessité de numériser les réservations et les paiements, avec le projet de création d’une plateforme électronique dédiée aux visas et à la déclaration préalable des excursions touristiques pour accélérer les démarches.

    • Tourisme intérieur : S’appuyant sur l’affluence enregistrée lors de la première édition du « Salon du marché du voyage tunisien » (les 7 et 8 mai 2026), les deux parties ont insisté sur l’importance de concevoir des offres tarifaires préférentielles pour les familles tunisiennes afin de maintenir l’activité tout au long de l’année et d’ancrer la culture de la réservation anticipée.

    • Transport touristique : Examen de l’état du parc roulant et des difficultés liées à son renouvellement, en mettant l’accent sur les avantages fiscaux nécessaires pour adapter la flotte de transport aux besoins actuels.

    • Tourisme saharien et oasien : Identification des problèmes d’accès aux zones sahariennes et nécessité de renforcer le rôle des guides locaux pour améliorer l’encadrement des visiteurs.

    • Omra : Nécessité d’une meilleure coordination entre les différents intervenants pour garantir le bon déroulement de la saison du petit pèlerinage.

    • Circuits régionaux : Promotion des parcours touristiques intégrant les villages artisanaux pour valoriser le patrimoine local et assurer une meilleure répartition des revenus touristiques sur les différentes régions.

L’article Nouveaux bureaux Fi2T et FTAV: ce qu’ils ont échangé avec le ministre du Tourisme est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

❌