Dhia KHALED, Ambassadeur, Délégué permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO a pris part à la réunion d’information sur les actions au Liban, tenue le, 8 juin 2026 au siège de l’Organisation à Paris.
Faisant part de la grande préoccupation de la Tunisie quant aux conséquences de la situation au Liban sur les secteurs de l’éducation et de la protection du patrimoine culturel et historique du pays, l’Ambassadeur a mis l’accent sur l’urgence et la nécessité d’assurer la continuité de l’apprentissage, qui doit demeurer une priorité absolue en temps de crise, et a salué les mesures décisives prises pour placer 73 biens menacés au Liban sur la Liste internationale des biens culturels sous protection renforcée.
Il a, par ailleurs, réitéré la pleine solidarité de la Tunisie avec le Liban et appelé à renforcer la protection des civils, des journalistes, du patrimoine culturel et des établissements éducatifs de ce pays frère.
La chambre régionale des propriétaires des établissements de formation à la conduite et à la sécurité routière de Bizerte, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, a annoncé une nouvelle grille tarifaire applicable à partir du 9 juin 2026 pour plusieurs prestations liées au permis de conduire catégorie “B”permettant de conduire les voitures particulières et utilitaires.
Selon le document diffusé par la structure syndicale régionale, les propriétaires d’auto-écoles affiliés sont appelés à respecter ces nouveaux montants, qui concernent aussi bien les examens que les séances de formation théorique et pratique.
200 dinars pour la première demande
La nouvelle grille prévoit notamment un tarif de 200 dinars pour la première demande de passage de l’examen théorique, ainsi que 200 dinars pour l’examen de circulation et 200 dinars pour l’examen de manœuvre.
Les cours pratiques de conduite sont fixés à 30 dinars la séance, tandis que les cours du code de la route passent à 15 dinars. Les séances consacrées à la conduite des véhicules louage sont fixées à 35 dinars, tout comme les séances de stationnement.
Le document précise également que la durée d’une séance ne doit pas dépasser 50 minutes.
Nouveaux tarifs annoncés
Première demande pour l’examen théorique : 200 dinars
Frais de l’examen de circulation : 200 dinars
Frais de l’examen de manœuvre : 200 dinars
Séance de conduite : 30 dinars
Séance du code de la route : 15 dinars
Séance de conduite sur véhicule louage : 35 dinars
Séance de stationnement : 35 dinars
Cette annonce intervient dans un contexte où les coûts liés à l’obtention du permis de conduire continuent de varier d’une région et d’une auto-école à l’autre en Tunisie. Plusieurs plateformes spécialisées estiment que le coût global du permis peut dépasser les 1 500 dinars selon le nombre d’heures de conduite et les frais annexes.
Aucune réaction officielle des autorités de tutelle n’avait encore été publiée au moment de la rédaction de cet article concernant l’application de cette nouvelle grille tarifaire.
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Il était évident dès le départ que les négociations directes entre Israël et le Liban, non seulement n’allaient aboutir à aucune sorte d’apaisement entre les deux pays, mais qu’elles ne manqueraient pas d’engendrer une aggravation de la situation dans toute la région.
Tout le monde sait, et les responsables du gouvernement libanais en premier, que les Américains qui se sont posés en « intermédiaires », sont partie prenante plutôt qu’un arbitre neutre. Que les responsables américains, quand il s’agit d’Israël, non seulement tournent le dos à toute autre considération, mais ignorent même l’intérêt de leur propre peuple. Pourtant, le président du Liban Michel Aoun et son Premier ministre se sont pliés aux pressions américaines de s’engager dans des négociations directes avec leur pire ennemi.
Pire encore, ils ont accepté de négocier avec leur ennemi « sous le feu », c’est-à-dire négocier alors que les bombes israéliennes continuent de tuer les Libanais par centaines et de détruire leurs villages par dizaines.
La seule « concession » que Trump a pu arracher à Netanyahu est que la banlieue sud de Beyrouth, la fameuse ‘Dhahya’, soit épargnée. Une concession obtenue après que l’Iran a menacé de bombarder le nord d’Israël au cas où celui-ci attaquerait la ‘Dhahya’.
Mais les démangeaisons de Netanyahu pour plus de guerre, plus de morts, plus de destruction se sont avérées plus fortes que les pressions américaines et les menaces iraniennes : il a bombardé la banlieue sud de Beyrouth. Et l’Iran a répondu aussitôt en lançant des missiles sur des cibles militaires en Israël, après avoir ordonné aux Israéliens vivant à proximité d’évacuer les lieux…Netanyahu qui n’attendait que ça, a répondu par des bombardements en Iran, escomptant que Trump le rejoigne dans la guerre. Jusqu’à présent, Trump n’a pas rejoint son allié, mais les Houthis sont entrés en scène en lançant une série de missiles sur Israël et en interdisant la mer Rouge aux navires israéliens…
Nul ne sait comment les choses vont évoluer dans les prochaines heures et les prochains jours. Nul ne sait si l’on est au bord de la guerre totale ou s’il s’agit d’une tentative désespérée de Netanyahu de provoquer une reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran. Mais une chose est certaine : l’économie mondiale que la prise en charge par l’Iran du détroit d’Ormuz a mise à genoux et une éventuelle fermeture de Bab el Mendeb par les Houthis engendreraient l’asphyxie économique de la planète. Ce qui se traduirait par l’aggravation des conditions de vie, déjà précaires, des milliards d’êtres humains, y compris la majorité des Américains qui ne cachent plus leur fureur contre leurs dirigeants et ceux d’Israël…
Dans son podcast, « Judging Freedom », diffusé le 1er juin, le juge Andrew Napolitano a demandé à l’ancien diplomate britannique Alastair Crooke si les Israéliens et les milliardaires en Amérique se souciaient réellement de la fermeture du détroit d’Ormuz et des conséquences néfastes pour l’économie américaine, et par extension pour l’économie mondiale ?
Crooke a répondu : « Les milliardaires qui soutiennent si ardemment Israël, possèdent une fortune telle que beaucoup considéreraient une récession, voire une dépression, comme une opportunité d’acquérir des terres agricoles et d’autres biens. »
Tout est dit. Les 10 % d’Américains qui possèdent 90 % des richesses du pays sont majoritairement de grands défenseurs d’Israël. C’est parmi eux que se trouvent ceux qui ont conçu, planifié et soutenu toutes guerres de l’Amérique, du Vietnam à l’Iran, en passant par l’Afghanistan et l’Irak. Car la guerre, loin de les affecter, est une aubaine qui accroîtrait leurs richesses…
Le drame est que cette infime minorité a le pouvoir de manipuler à sa guise l’opinion publique américaine pour lui faire accepter toutes ses décisions politiques, y compris celles très dommageables pour les intérêts de la grande majorité, comme la guerre contre l’Irak hier et contre l’Iran aujourd’hui. Toutefois, ce pouvoir de manipulation se réduit de jour en jour à mesure que les millions d’Américains prennent de plus en plus conscience que les responsables des malheurs de leur pays sont les hordes enragées au pouvoir à Tel-Aviv encore capables de mener par le bout du nez la plus grande puissance du monde.
Charley Reese, chroniqueur vedette de C-SPAN (Cable-Satellite Public Affairs Network) et d’autres médias a écrit en 2005 : « Les principaux instigateurs de la guerre en Irak sont les mêmes que d’habitude : des Américains qui, depuis longtemps, prétendent défendre les intérêts des États-Unis alors qu’en réalité, ils servent les intérêts israéliens. »
La même vérité écrite il y a plus de 20 ans, s’applique à la réalité que le monde vit aujourd’hui. Il suffit de remplacer « Irak » par « Iran ».
Depuis mai 2024, le Koweït mène une campagne de déchéance de la nationalité qui concerne principalement des femmes mariées à des Koweïtiens et plus généralement des personnes naturalisées de longue date. La tendance n’a fait que s’accélérer depuis le début de la guerre d’Iran et un climat de suspicion s’abat actuellement sur tous les pays du Golfe à tel point que les observateurs craignent pour la cohésion sociale de ces pays. Seul le Sultanat d’Oman semble tirer son épingle du jeu. (Photo : Des responsables koweïtiens inspectent les dégâts à l’intérieur d’un terminal de l’aéroport international de Koweït, à la suite d’une attaque de drones et de missiles, à Koweït City, le 3 juin 2026, attribuée aux groupes chiites irakiens).
Imed Bahri
Selon The Economist, les Koweïtiens redoutent désormais le jeudi, jour où l’émir Mechaal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah publie la liste des citoyens déchus de leur nationalité.
Selon les organisations de défense des droits humains, près de 70 000 personnes, ainsi que leurs familles –soit environ 16% de la population koweïtienne– se sont vus retirer leur citoyenneté depuis mai 2024.
La perte de leur citoyenneté les prive d’accès à des emplois dans la fonction publique, aux soins de santé gratuits, au droit de posséder un logement et au droit de gérer une entreprise. Les Koweïtiens témoignent que l’oppression est devenue si intense que certains se sont même suicidés.
Le magazine britannique souligne que le Koweït n’est pas un cas isolé. Les États du Golfe sont confrontés à une situation stratégique précaire : l’Iran et ses milices en Irak leur lancent des missiles, le contrôle du détroit d’Ormuz par Téhéran entrave les exportations de pétrole et de gaz, tandis que la protection américaine semble de moins en moins fiable. Le modèle du Golfe lui-même paraît également menacé par la guerre.
Au prétexte de la guerre, certains pays ont imposé des mesures d’urgence s’apparentant à la loi martiale. Des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur nationalité ou ont été expulsées. Plus de 1 000 personnes ont été arrêtées dont des expatriés aux Émirats arabes unis accusés d’avoir filmé des attaques de missiles.
En avril, le Koweït a durci ses critères d’obtention de la nationalité. Cheikh Meshaal a qualifié cette mesure d’«assainissement national».
The Economist rapporte que les États du Golfe ont traité leurs populations chiites comme une cinquième colonne. Les Émirats, qui accueillent des centaines de milliers d’Iraniens, ont fermé leurs hôpitaux, leurs écoles et leurs clubs aux résidents iraniens qui ont également été interdits de retour.
«Nous avons un besoin urgent de main-d’œuvre, compte tenu de l’exode des étrangers pendant la guerre», déclare un membre de la famille princière koweïtienne. Un responsable de la sécurité, mécontent, déclare plus crûment : «C’est comme si un cancer s’était propagé au Koweït, nous sommes tous suspects».
Avant même la guerre, cheikh Meshaal avait déjà abandonné le statut de démocratie exceptionnelle du Koweït parmi les États autoritaires du Golfe. En mai 2024, le Parlement élu, dont l’existence remonte à 1938, a été suspendu. Depuis, le gouvernement gouverne par décrets. De plus, son emprise s’est considérablement renforcée depuis le début du conflit. Les émissions de débat télévisé ont été interdites et les diwaniyas, les forums de discussion traditionnels du Koweït, ont été fermées. Les restrictions imposées aux médias s’étendent même aux groupes WhatsApp de trois personnes ou plus. Les élections municipales ont été annulées. «Nous sommes devenus une dictature», déplore un universitaire.
Pays riches, peu peuplés avec un faible taux de natalité
Le magazine britannique rapporte que certains analystes de la sécurité du Golfe craignent que cette purge ne déstabilise les petits États de la région. Il s’agit de pays riches, peu peuplés et affichant un faible taux de natalité, dominés par leurs voisins plus puissants : l’Iran, l’Irak et l’Arabie saoudite. Parmi les personnes déchues de leur nationalité figurent des femmes étrangères mariées à des Koweïtiens, des dirigeants de compagnies pétrolières, des banquiers et l’ambassadeur du Koweït au Royaume-Uni.
Les critères de révocation de la citoyenneté, en constante évolution, suscitent de vives inquiétudes. «Pourquoi devrais-je sacrifier ma vie pour un pays qui ne fait que m’aliéner ?», s’est interrogé un militant de la société civile apatride. Un général à la retraite, qui avait mobilisé les Koweïtiens contre l’invasion irakienne de 1991, a acquiescé : «Je ne suis pas sûr que tout le monde se battrait pour le pays aujourd’hui».
Les chiites sommés de prouver leur loyauté
The Economist rapporte que les pressions exercées depuis longtemps sur les chiites et les résidents iraniens ont ravivé des tensions sectaires qui s’étaient apaisées. Les Émirats arabes unis ont fermé des mosquées chiites et arrêté des dizaines de chiites, dont au moins deux responsables, accusés d’appartenir à un groupe terroriste chiite.
Nombreux sont les chiites qui tentent de prouver leur loyauté en remplaçant leurs profils sur les réseaux sociaux par des photos de leurs dirigeants et en abandonnant les imposantes bagues en argent qui symbolisent leur allégeance. Mais en vain. Un officier koweïtien de haut rang affirme que des centaines de chiites ont été rétrogradés au sein des services de sécurité.
À ces pressions exercées par les dirigeants contre les chiites dans leur propre pays s’ajoute l’attrait croissant d’un Iran de plus en plus affirmé. La communauté chiite de Bahreïn a organisé des cérémonies de deuil en hommage à l’ayatollah Ali Khamenei, ancien guide suprême iranien. Les musulmans chiites traditionnels, partisans de la séparation de la religion et de la politique, déplorent l’influence prépondérante des militants pro-iraniens.
Oman demeure une exception parmi les États du Golfe, cherchant à coopérer avec l’Iran et à renforcer ses relations avec ce pays. Il aspire également à se joindre à l’Iran pour imposer des droits de douane aux navires transitant par le détroit d’Ormuz. Oman est le seul État du Golfe à proposer des vols quotidiens vers l’Iran.
L’ère de Dubaï est révolue au profit de celle de Mascate
Son ministre des Affaires étrangères Badr al-Boussaïdi a été également le seul parmi ses collègues du Golfe à signer le registre de condoléances ouvert par l’ambassade d’Iran après le décès de Khamenei. Oman espère tirer profit de sa position, étant l’un des deux seuls États du Golfe à ne pas dépendre entièrement du détroit et remplacer les Émirats arabes unis comme principale porte d’entrée commerciale de la région. L’afflux d’expatriés, notamment iraniens, renforce son attrait. Bien que son système politique demeure autoritaire, contrairement à d’autres régimes, il évite les politiques identitaires.
La bourse omanaise a surperformé le marché régional l’an dernier. Un négociant iranien en café, qui a récemment transféré son siège régional à Mascate, la capitale, a déclaré : «L’ère de Dubaï est révolue. Désormais, c’est Oman qui est leader».
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Manchmal reicht schon ein kleiner, bläulicher, fast schon schöner Körper, der am Strand angespült wurde, damit das Meer nicht mehr die vertraute Landschaft ist, die Mehr
Le nombre de plateformes pétrolières américaines est en hausse pour la sixième semaine consécutive, marquant la plus forte progression en près de quatre ans.
Le nombre de plateformes de forage en activité dans les champs pétroliers américains a augmenté de deux cette semaine pour atteindre 431, selon les données publiées vendredi 5 juin par Baker Hughes Co. La dernière tendance à la hausse similaire dans l’exploration nationale remonte à la mi-2022, lorsque la demande énergétique avait commencé à se redresser après les confinements liés à la pandémie.
Cette tendance suggère que les producteurs de pétrole de schiste réagissent à la hausse continue des prix du pétrole, les raffineurs étrangers augmentant leurs achats de cargaisons américaines pour remplacer les approvisionnements pétroliers perturbés par le conflit, qui dure maintenant depuis près de 100 jours.
Selon Bloomberg, les contrats à terme sur le pétrole brut de référence américain ont bondi de 35 % depuis le début du conflit fin février, atteignant en moyenne près de 98 dollars le baril au cours des six dernières semaines.
La fragile trêve observée depuis plusieurs semaines entre Washington et Téhéran a de nouveau été mise à rude épreuve. Les États-Unis et l’Iran ont échangé frappes et tirs de missiles ces dernières heures, dans un contexte de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz et de négociations toujours bloquées entre les deux adversaires.
Washington frappe des installations iraniennes
L’armée américaine a annoncé avoir mené des frappes contre des sites de surveillance côtière iraniens situés notamment sur l’île de Qeshm et dans la région de Goruk, dans le sud de l’Iran. Selon le commandement militaire américain, cette opération est intervenue après l’interception de drones iraniens considérés comme une menace pour le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
Les autorités américaines affirment également avoir neutralisé plusieurs drones et missiles lancés en direction de positions alliées dans le Golfe.
En réaction, les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué des tirs de missiles visant des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn. Selon les informations communiquées par Washington, la majorité de ces projectiles ont été interceptés par les systèmes de défense aérienne déployés dans la région.
Cette nouvelle escalade intervient alors que le détroit d’Ormuz demeure au cœur des tensions régionales. Cette voie maritime stratégique assure le transit d’une part importante des exportations mondiales d’hydrocarbures, faisant craindre de nouvelles perturbations sur les marchés énergétiques internationaux.
Ces affrontements surviennent au moment où les discussions indirectes entre les États-Unis et l’Iran peinent à progresser. Téhéran réclame notamment un allègement des sanctions et le déblocage de plusieurs milliards de dollars d’avoirs gelés, tandis que l’administration du président américain Donald Trump maintient la pression sur le régime iranien.
Malgré les efforts diplomatiques engagés ces derniers mois, les échanges de frappes répétés alimentent les craintes d’un nouvel embrasement régional impliquant plusieurs acteurs du Moyen-Orient.
Les dernières opérations militaires illustrent la fragilité du cessez-le-feu observé depuis le printemps. Plusieurs incidents similaires ont déjà été signalés ces dernières semaines, alimentant un climat d’instabilité dans le Golfe et compliquant les tentatives de médiation internationale.
Depuis un mois, Dar Dou accueille ses premiers visiteurs dans un écrin ensoleillé de la rue Ben Rejeb, dans l’ancien quartier andalou de la médina de Tunis.
À quelques pas de Bab Djedid, à l’embouchure de la rue du Riche, la rue Ben Rejeb s’étire en longueur jusqu’à la rue Mohsen et Hammam Daoulatli.
C’est là, dans un quartier qui oscille entre mémoire khorassanide et legs andalou que Rania a eu un coup de foudre irrésistible pour une ancienne demeure quasiment en ruines et ayant changé de mains à plusieurs reprises.
Cinq années plus tard, Dar Dou vient de voir le jour et offre un havre de paix non loin de Bab Menara et ses souks traditionnels.
Comme les nombreuses maisons d’hôtes de la médina, Dar Dou contribue à la gentrification des quartiers environnants et offre une expérience de qualité au cœur d’une maison ancestrale.
Originalité de cette demeure : elle possède deux puits dont l’un servait à cultiver un jardin aujourd’hui disparu. C’est au cours des travaux de rénovation que Rania a littéralement découvert ce puits dont l’accès était caché sous une cloison.
Restaurée, embellie et mise aux normes d’un accueil personnalisé, la maison aux deux puits mise sur la sérénité dans l’intimité. Seulement trois chambres, un patio convivial et une salle à manger qui ouvre directement sur une cuisine lumineuse.
Après plus de trois ans d’un chantier aux multiples aléas, Rania savoure l’instant. Grâce à son implication, la maison jadis en ruines n’est plus qu’un souvenir fixé par quelques photos.
Forte de son désir de revenir vers le quartier paternel et d’une volonté d’exceller, Rania qui est également photographe, rayonne et partage ses créations qui s’affichent sur les murs de Dar Dou après avoir animé l’une des portes de Tunis.
Désormais, jour après jour, Rania apporte son rêve à une médina qui frémit et réapprend un art de vivre qui l’avait longtemps désertée.
Unique femme à travailler dans la vaste halle aux poissons du Marché central, Ahlem est une combattante. Toujours à l’affût, rapide à la tâche, elle mériterait la palme de l’efficacité.
Durant ses journées, elle nettoie le poisson et veille à ce que les écailles soient enlevées et les intestins évidés. Comme un métronome, elle répète les mêmes gestes et aligne ensuite les poissons dans un bac.
Dans le tumulte du marché et le flot des chalands, Ahlem reste toujours concentrée et obéit à une cadence impressionnante. Son métier et sa précision sont précieux et sa bonne humeur contagieuse.
Îlot de féminité dans une marée masculine, la présence d’Ahlem est un éclair qui marie beauté, expertise et art de la répartie. Car c’est bien elle qui finit par avoir le dernier mot : celui qui est l’apanage des travailleurs exemplaires.
Qui a pris la décision de détruire les mûriers de la rue de la Driba dont, désormais, il ne reste plus que des moignons ?
Pourtant, ces arbres centenaires paraient tout un quartier, restent liés à la vénérable Rachidia voisine et donnaient leur ombre généreuse aux passants et aux riverains ?
Pourquoi ce massacre ? Est-ce la ville qui a liquidé ces arbres à la tronçonneuse ou bien les édiles ont-ils simplement laissé faire ?
Triste réalité qui vient ôter à la médina des arbres qui sont une partie de son identité.
Une distinction qui vient consacrer l’excellence du centre et renforcer son positionnement parmi les acteurs majeurs du wellness en Méditerranée.
L’Athénée Thalasso & Spa Djerba vient d’obtenir le prestigieux Label Spa-A, décerné par l’Association Française des Spas, à l’issue de sa participation à la 18ᵉ édition du Forum HOTEL&SPA, rendez-vous international de référence dédié aux professionnels du spa, du bien-être et de l’hôtellerie de luxe, qui s’est tenu récemment à Paris.
Cette distinction constitue une certification de référence dans l’univers du spa et du bien-être haut de gamme. Elle est attribuée aux établissements répondant à des standards particulièrement exigeants et repose sur une évaluation approfondie portant notamment sur la qualité des protocoles de soins et des prestations, le niveau d’hygiène, de sécurité et de conformité, l’expertise, la formation et le professionnalisme des équipes, la qualité de l’accueil et de l’expérience client, ainsi que l’organisation globale et le management des espaces de bien-être.
Au-delà d’une reconnaissance symbolique, le Label Spa-A représente un véritable gage de qualité et de confiance pour une clientèle internationale exigeante et constitue un repère de performance pour les acteurs du secteur. Cette reconnaissance vient confirmer le niveau d’excellence de l’établissement et consolider sa crédibilité sur la scène internationale du wellness et de l’hôtellerie de luxe.
Une présence remarquée au Forum HOTEL&SPA 2026
Cette distinction intervient dans le cadre de la participation de l’Athénée Thalasso & Spa Djerba à la 18ᵉ édition du Forum HOTEL&SPA, organisée cette année sous le thème de la longévité et de l’hospitalité. L’événement a réuni des experts internationaux issus des principaux marchés anglophones et francophones du spa, du wellness et de l’hospitalité.
Dans ce contexte, l’Athénée Thalasso & Spa Djerba a été convié à prendre part à cette rencontre internationale à travers une invitation d’exception réservée à des établissements de référence du secteur du luxe et du bien-être. L’établissement y était représenté par son Directeur, Kaïs Nabli.
Cette participation confirme le positionnement de l’Athénée Thalasso & Spa Djerba comme un acteur engagé dans l’évolution du spa de destination et de la thalassothérapie haut de gamme en Méditerranée.
La longévité au cœur des nouvelles tendances du bien-être
Tout au long de cette 18ᵉ édition, les échanges ont mis en lumière une transformation profonde de l’industrie du bien-être, où la notion de longévité devient un pilier central de l’hospitalité contemporaine. Les intervenants ont souligné que les établissements de luxe évoluent désormais vers des expériences globales intégrant prévention, équilibre de vie et personnalisation des soins.
Dans cette dynamique, le spa ne se limite plus à une offre de relaxation, mais s’impose comme un levier stratégique de l’hospitalité moderne et durable.
Une référence méditerranéenne du spa et de la thalassothérapie
Situé à Djerba au sein de l’hôtel Radisson Blu Palace Resort & Thalasso Djerba, l’Athénée Thalasso & Spa s’inscrit pleinement dans cette évolution en développant une approche globale du bien-être fondée sur la qualité des protocoles de soins, l’expertise des équipes et une attention constante portée à l’expérience client.
L’établissement se positionne aujourd’hui comme une référence du spa et de la thalassothérapie en Méditerranée, reconnu pour son exigence opérationnelle et sa capacité à intégrer les standards internationaux du secteur.
Une reconnaissance qui conforte les ambitions de l’établissement
Cette double actualité – obtention du Label Spa-A et participation au Forum HOTEL&SPA 2026 – marque une étape importante dans le développement de l’Athénée Thalasso & Spa Djerba. Elle confirme le standing de l’établissement comme marque experte du bien-être et du spa de destination, engagée dans une dynamique d’innovation, de qualité et de rayonnement international.
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A l’occasion des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a réaffirmé la solidité des relations entre les deux pays. Au-delà de la dimension commémorative, son discours a mis en avant les perspectives de coopération économique, sécuritaire et éducative que Washington entend développer avec Tunis.
La célébration du « Freedom 250 », organisée jeudi à Tunis par l’ambassade des États-Unis, a pris une dimension dépassant largement le cadre symbolique des festivités marquant le 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Devant un parterre composé de responsables tunisiens, d’acteurs économiques, de représentants de la société civile et de partenaires internationaux, l’ambassadeur américain Bill Bazzi a profité de l’événement pour réaffirmer la volonté de son pays de consolider son partenariat avec la Tunisie.
En présence du ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, le diplomate a insisté sur la profondeur historique des relations entre les deux États, tout en mettant l’accent sur les opportunités de coopération à venir.
Une relation historique mise en avant
Dans son intervention, Bill Bazzi a rappelé que la Tunisie figure parmi les premiers pays à avoir reconnu l’indépendance des États-Unis. Il a notamment cité le Traité de paix et d’amitié de 1797, considéré comme l’un des plus anciens accords internationaux encore en vigueur dans l’histoire américaine.
Le diplomate a également évoqué la reconnaissance par Washington de l’indépendance tunisienne en 1956, soulignant la continuité des relations bilatérales depuis plus de deux siècles.
Cette référence à l’histoire commune vise à inscrire les relations tuniso-américaines dans une perspective de long terme, alors que les deux pays poursuivent leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques.
Commerce, investissement et sécurité au cœur du message américain
Au-delà des références historiques, l’ambassadeur a surtout insisté sur les perspectives économiques et sécuritaires du partenariat.
Depuis sa prise de fonctions à Tunis en novembre 2025, plusieurs initiatives ont été lancées, selon ses déclarations. Bill Bazzi a notamment évoqué de nouveaux projets commerciaux ainsi que la participation d’entrepreneurs tunisiens à un sommet consacré à l’investissement.
Le responsable américain a également mis en avant les avancées enregistrées dans le cadre de la coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays, un domaine qui demeure l’un des piliers des relations bilatérales.
Dans le même esprit, il a affirmé la volonté de Washington de créer de nouvelles opportunités d’investissement susceptibles de favoriser l’emploi et de soutenir la croissance économique des deux côtés de la Méditerranée.
Le Mondial 2026 comme nouveau vecteur de rapprochement
Parmi les thèmes abordés lors de la cérémonie figure également la Coupe du monde 2026, que les États-Unis accueilleront conjointement avec le Canada et le Mexique.
L’ambassade américaine considère cet événement planétaire comme une opportunité supplémentaire de renforcer les échanges entre les deux pays. La présence attendue de nombreux supporters et sportifs tunisiens sur le sol américain pourrait, selon les organisateurs, favoriser de nouveaux contacts culturels, touristiques et commerciaux.
Cette référence au Mondial illustre la volonté américaine d’élargir le champ des relations bilatérales au-delà des dossiers diplomatiques traditionnels pour y intégrer davantage d’échanges humains et économiques.
Un partenariat que Washington veut consolider
A travers cette célébration, l’administration américaine a cherché à envoyer un message clair : les États-Unis entendent poursuivre et approfondir leur coopération avec la Tunisie dans plusieurs domaines clés.
En mettant en avant les 229 années de relations diplomatiques entre les deux pays, les responsables américains ont insisté sur la continuité d’un partenariat fondé sur les échanges économiques, la coopération sécuritaire, les programmes éducatifs et les liens entre les sociétés civiles.
Dans le cadre du renforcement de la coopération sécuritaire entre Tunis et Washington, les États-Unis ont procédé, mercredi 4 juin 2026, à la livraison de 48 véhicules à haute mobilité et polyvalents (HMMWV) à l’Armée tunisienne. La cérémonie officielle s’est déroulée à la base militaire d’El Aouina, à Tunis, en présence de responsables militaires et civils des deux pays.
Renforcement des capacités opérationnelles
Cette dotation s’inscrit dans le cadre des programmes de coopération militaire entre les deux partenaires, visant à renforcer les capacités opérationnelles des forces armées tunisiennes.
Selon l’Ambassade des Etats-Unis à Tunis, ces véhicules blindés sont destinés à améliorer la mobilité des unités tunisiennes, notamment dans le cadre d’exercices conjoints et d’opérations interarmées.
Ils devraient également permettre une meilleure réactivité lors d’interventions sur le terrain, dans un contexte où la modernisation des équipements militaires demeure une priorité pour les autorités tunisiennes.
Un partenariat militaire qualifié de stratégique
La cérémonie s’est tenue en présence de l’ambassadeur des États-Unis à Tunis, Bill Bazzi, qui a salué la solidité des relations bilatérales entre les deux pays.
Dans son intervention, il a rappelé que la coopération sécuritaire constitue un pilier central des relations entre la Tunisie et les États-Unis, établies depuis plus de deux siècles. Il a également souligné que cette livraison illustre la continuité d’un partenariat qualifié d’allié stratégique majeur non membre de l’OTAN.
Selon les deux parties, cette nouvelle dotation de matériel militaire marque une étape supplémentaire dans l’élargissement de cette coopération, dans un contexte régional où les enjeux sécuritaires restent importants.
Les autorités américaines affirment, de leur côté, que ce type de programme contribue également à soutenir le secteur industriel de la défense aux États-Unis, en parallèle de l’aide apportée aux partenaires étrangers.
L’administration américaine prévoit une profonde restructuration de son dispositif consulaire en Afrique en réduisant le nombre de centres chargés du traitement des visas. Selon des informations rapportées par l’Associated Press, le Département d’État américain envisage de concentrer le traitement des demandes de visa dans seulement vingt centres régionaux, contre une cinquantaine actuellement. La Tunisie ne figure pas parmi les sites retenus, une décision qui pourrait compliquer davantage les démarches des demandeurs de visa dans la région.
Cette réorganisation, qui pourrait entrer en vigueur dès ce mois de juin, s’inscrit dans une stratégie de rationalisation des ressources et de renforcement des contrôles administratifs et sécuritaires.
La Tunisie absente de la nouvelle carte consulaire US
Les vingt représentations diplomatiques appelées à devenir des centres régionaux de référence sont notamment Abidjan (Côte d’Ivoire), Accra (Ghana), Addis-Abeba (Éthiopie), Le Cap (Afrique du Sud), Dakar (Sénégal), Dar es Salaam (Tanzanie), Djibouti (Djibouti), Johannesburg (Afrique du Sud), Kampala (Ouganda), Kigali (Rwanda), Kinshasa (Congo), Lagos (Nigeria), Lomé (Togo), Luanda (Angola), Malabo (Guinée équatoriale), Monrovia (Liberia), Nairobi (Kenya), Port-Louis (Maurice), Praia (Cap-Vert) et Yaoundé (Cameroun).
Aucune représentation américaine en Tunisie ne figure sur cette liste, ce qui signifie que le pays ne fera pas partie des plateformes régionales chargées du traitement des demandes de visa dans le cadre du nouveau dispositif. Par ailleurs, aucune information allant dans ce sens n’a été confirmée par la page Facebook de l’Ambassade des Etats-Unis à Tunis.
Cette absence intervient alors que la Tunisie constitue un point de passage diplomatique important en Afrique du Nord et entretient des relations soutenues avec les États-Unis dans plusieurs domaines.
Avec la Tunisie, l’Algérie et le Maroc sont également exclus de cette nouvelle liste en rapport avec le dispositif de traitement des visas. Reste donc à savoir vers quels centres les ressortissants maghrébins devront se diriger pour déposer leurs dossiers de demande de visa…
Le Département d’État, dirigé par Marco Rubio, justifie cette restructuration par la nécessité d’utiliser les ressources publiques de manière plus efficace. La mesure s’inscrit également dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine et de renforcement des procédures de contrôle.
Un durcissement qui s’inscrit dans une série de restrictions
Cette restructuration ne survient pas dans un vide. Depuis le 21 janvier 2026, le Département d’État avait déjà suspendu la délivrance des visas d’immigration permanente pour les ressortissants tunisiens, algériens et marocains, dans le cadre d’un gel étendu à 75 pays accusés d’afficher des taux « inacceptables » de bénéficiaires d’aides sociales aux États-Unis.
S’y était ajoutée, pour certains profils, une caution pouvant atteindre 15 000 dollars exigée à la simple demande de visa. La réduction aux 20 hubs constitue ainsi un troisième niveau de restriction en moins de six mois, consolidant un dispositif qui rend le visa américain structurellement plus coûteux, plus long et géographiquement moins accessible pour les candidats maghrébins.
Vers quel hub les Maghrébins devront-ils se rendre ?
Une question centrale reste pourtant sans réponse officielle. Aucun des vingt hubs retenus ne se situe en Afrique du Nord, ce qui pourrait contraindre les demandeurs tunisiens, algériens et marocains à rejoindre Dakar, Djibouti ou Abidjan pour déposer leur dossier — des trajets internationaux supplémentaires, avant même que leur demande ne soit examinée. Le Département d’État n’a, à ce stade, communiqué aucune directive précisant vers quelle représentation les ressortissants maghrébins devront se rediriger.
Des démarches potentiellement plus lourdes pour les demandeurs
La réforme pourrait avoir des conséquences concrètes pour les ressortissants des pays concernés par la réduction ou la fermeture de certains services consulaires.
Les demandeurs de visa devront, dans certains cas, se déplacer vers l’un des vingt pôles régionaux retenus pour accomplir leurs formalités. Une situation susceptible d’augmenter les coûts de déplacement, les délais de traitement et les contraintes administratives.
Plusieurs représentations diplomatiques en Afrique pourraient ainsi voir leurs activités fortement réduites ou être amenées à fermer certains services liés aux visas.
Les services aux citoyens américains maintenus
L’administration américaine précise toutefois que les prestations consulaires destinées aux citoyens américains devraient être préservées. Les renouvellements de passeports, l’assistance aux ressortissants et les interventions d’urgence continueraient d’être assurés dans les représentations diplomatiques concernées.