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Loi de finances 2026 : l’indispensable plan B face au choc de la guerre

27. März 2026 um 17:25

Alors que la guerre redistribue les cartes de l’économie mondiale, des économistes tirent la sonnette d’alarme : la loi de finances 2026, bâtie sur des hypothèses désormais obsolètes, ne résistera pas au choc pétrolier sans un ajustement courageux. Entre explosion de la facture énergétique, menace sur les récoltes et marges budgétaires quasi inexistantes, ils plaident pour une hausse des prix des carburants – économiquement nécessaire, soulignent-ils, et moralement justifiable.

Pour comprendre la nouvelle donne, L’Économiste maghrébin a sondé un panel d’économistes qui, dès le départ, ont été catégoriques sur un point : la loi de finances 2026 a été élaborée dans un contexte radicalement différent de celui que traverse aujourd’hui le pays. « Le conflit en cours a engendré un choc pétrolier et énergétique d’une ampleur que personne n’avait anticipée lors de l’élaboration du texte budgétaire », ont-ils tenu à expliquer. Mais au-delà de l’énergie, ils rappellent qu’environ un tiers du commerce maritime mondial d’engrais transite par le détroit d’Ormuz. Autrement dit, « les prochaines récoltes s’annoncent donc sous de mauvais auspices, avec des pénuries d’intrants agricoles qui feront inévitablement flamber les cours des céréales et des produits agricoles ». Face à cette équation inédite, ils estiment qu’un ajustement budgétaire ne relève plus de l’option mais de l’urgence.

Sur le plan chiffré, les économistes interrogés livrent un diagnostic on ne peut plus sévère. Le baril de pétrole tourne désormais autour de 108-110 dollars, alors que la loi de finances tablait sur une hypothèse de 63 dollars. Or, chaque dollar supplémentaire sur le baril de pétrole représenterait environ 160 millions de dinars de surcharge pour les finances publiques. L’impact global sur la facture énergétique est estimé à au moins 2 milliards de dollars – dans le meilleur des cas -, ce qui équivaut aux recettes touristiques annuelles du pays. Et encore, à condition que le secteur du tourisme lui-même ne soit pas plombé par la crise, ce qui est loin d’être garanti, l’Europe constituant notre principal marché émetteur, s’inquiètent-ils.

 

« L’impact global sur la facture énergétique est estimé à au moins 2 milliards de dollars – dans le meilleur des cas -, ce qui équivaut aux recettes touristiques annuelles du pays ».

 

Près de 9 milliards de dinars de subvention

Les marges de manœuvre pour absorber ce choc sont, selon eux, extrêmement limitées. Les subventions aux carburants représentent à elles seules le 1/5e du total des subventions de l’État, soit de l’ordre de 8 à 9 milliards de dinars. Toute surcharge supplémentaire sans ajustement se traduirait mécaniquement par une compression des importations : moins de produits alimentaires de première nécessité, moins de matières premières, moins d’équipements. C’est in fine l’investissement et l’ensemble de l’activité productive qui en subiraient les conséquences.

Dans ce contexte, nos interlocuteurs plaident ouvertement pour une hausse des prix des carburants à la pompe. Ils reconnaissent cependant la sensibilité politique de la mesure, d’autant que les ménages sortent d’un mois de Ramadan qui a déjà fortement sollicité leur budget. Mais ils soutiennent qu’il n’existe aucune justification sérieuse pour s’y soustraire davantage.

D’ailleurs, ils soulignent qu’une fenêtre d’opportunité existait depuis longtemps pour procéder à cet ajustement – et qu’elle n’a pas été saisie. Partout dans le monde, y compris dans les pays producteurs, des mesures ont été prises : aux États-Unis, le prix du gallon a bondi de près de 30 % ; en Europe, aucun pays n’a été épargné et tous ont réagi. Ne rien faire, avertissent-ils, c’est s’exposer à une croissance nulle, voire à une récession l’année prochaine – le scénario qu’ils redoutent par-dessus tout.

« Partout dans le monde, des mesures ont été prises : aux États-Unis, le prix du gallon a bondi de près de 30 %. Idem en Europe… Ne rien faire, c’est s’exposer à une croissance nulle, voire à une récession l’année prochaine ».

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Justice sociale : des inégalités révélées au sein d’un même district

27. März 2026 um 17:01

Voilà une information, certes connue de tout le monde, mais qui ne manque pas de piquant. En effet, le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a révélé, lors d’une séance de dialogue du Conseil national des régions et des districts, que son département a conduit une enquête de terrain ayant porté sur la perception de la justice sociale en Tunisie. À noter que l’étude a couvert les six districts du pays.

Premier constat : des inégalités d’accès au développement au sein d’un même district. Le ministre a expliqué ces inégalités – qui sont en réalité des perceptions – par le manque d’information sur les mécanismes d’inclusion sociale, économique et les opportunités de création de projets, ce qui empêche certaines catégories de bénéficier des financements proposés par le ministère.

Il a également pointé l’impact de la corruption, enracinée durant des décennies, qui a privé des citoyens de leurs droits fondamentaux.

Face à ces défis, le département des Affaires sociales a, selon le ministre, engagé plusieurs projets visant à réduire les disparités, renforcer l’autonomisation des catégories à faible revenu et garantir l’accès aux droits essentiels, notamment la santé, le travail et le logement.

Du reste, quelque 800 000 familles tunisiennes bénéficient actuellement des allocations familiales.

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La Tunisie a exporté pour 9 MDT de produits de la pêche

27. März 2026 um 16:41

La balance commerciale des produits de la pêche a réalisé un excédent de 9,1 millions de dinars (MDT) à fin janvier 2026, mais nettement inférieur à celui réalisé durant la même période de 2025 contre 19,9 MDT. Le taux de couverture des importations par les exportations s’élève, ainsi, à 125%, selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), publiées vendredi 27 mars.

Dans le détail, l’ONAGRI informe que les exportations des produits de la pêche se sont établies à 1,8 mille tonnes d’une valeur de 45,7 MDT à fin janvier 2026, contre 2,3 mille tonnes d’une valeur de 49,7 MDT à fin janvier 2025.

L’organisme fait également  état d’une augmentation de 22 % des prix à l’exportation à 26,1 D/kg en moyenne à fin janvier 2026, contre 21,4 D/kg à fin janvier 2025.

Quant aux espèces les plus exportées, elles concernent les poissons (mille tonnes, soit 55,7 % des quantités exportées), les crustacés (0,3 mille tonnes, soit 16,1 % du total des exportations) et les conserves et les semi-conserves (0,34 mille tonnes soit 23,4 % des exportations totales). Les mollusques représentent 3,7 % des quantités exportées.

Les exportations tunisiennes de produits de la pêche se répartissent sur plus de 20 destinations. L’Italie en est le premier importateur (35%), suivie par l’Espagne (18 %), l’Algérie (13 %) et le Canada (7 %).

S’agissant des importations des produits de la pêche, elles se sont établies à 6,4 mille tonnes d’une valeur de 36,6 MDT, à fin janvier 2026, contre 5,7 mille tonnes d’une valeur de 29,8 MDT à fin janvier 2025. Les quantités importées sont destinées à la transformation à raison de 82 %, à l’approvisionnement du marché (14 %) et à l’engraissement (4 %).

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Inflation mondiale et sécurité alimentaire : la réponse prudente de la Mauritanie

27. März 2026 um 10:06

Dans un contexte de forte volatilité des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, la Mauritanie adopte une stratégie de gestion prudente des ressources publiques. L’interdiction d’utiliser les véhicules tout-terrain de l’État et le blocage des exportations de produits alimentaires illustrent une approche axée sur la sobriété budgétaire et la protection du marché intérieur, selon les médias locaux.

Comparativement, plusieurs pays en voie de développement ont adopté des mesures similaires face aux chocs économiques récents. En Égypte ou en Inde, les autorités ont également limité certaines exportations agricoles afin de contenir l’inflation alimentaire. De leur côté, des pays d’Afrique subsaharienne comme le Sénégal ou le Ghana privilégient davantage des subventions ciblées ou des programmes de soutien aux ménages pour amortir la hausse des prix, écrit en substance Maghreb Emergent.

La spécificité mauritanienne réside toutefois dans la combinaison de mesures de rigueur administrative et de contrôle des flux commerciaux. Cette politique traduit la volonté des autorités de préserver la stabilité sociale dans un pays où la dépendance aux importations alimentaires et aux hydrocarbures reste élevée. À court terme, ces décisions pourraient contribuer à contenir l’inflation domestique, mais elles pourraient aussi réduire les échanges régionaux et créer des tensions avec les marchés voisins.

Source : déclarations officielles du gouvernement mauritanien relayées par des médias locaux et analyses d’organisations internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.

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Face aux forages anarchiques, le gouvernement digitalise la gestion

27. März 2026 um 08:48

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche vient de lancer une plateforme électronique dédiée à la gestion des autorisations de forage de puits profonds et à l’exploitation des eaux souterraines.

Présentée à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau du 22 mars, cette initiative marque une étape importante dans la modernisation de l’administration et dans la transparence de la gestion des ressources hydriques. Le dispositif concerne notamment les puits dépassant 50 mètres de profondeur et vise à simplifier les démarches pour les usagers, en particulier les agriculteurs et les structures liées à l’irrigation.

En clair, la nouvelle plateforme permet de dématérialiser l’ensemble des procédures, entre autres les dépôts des demandes, la transmission des documents et le suivi des dossiers. Les délais d’instruction, auparavant supérieurs à un an, devraient être réduits à 21 jours.

A noter au passage que près de 4 000 demandes sont annuellement déposées. Grâce à une base de données actualisée et à des outils d’analyse, l’administration pourra améliorer la prise de décision, renforcer le contrôle de l’exploitation des nappes et limiter les forages anarchiques, tout en garantissant davantage d’équité et de transparence dans l’accès aux ressources en eau.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique et dans le plan de gouvernance et de lutte contre la corruption dans le secteur de l’eau, élaboré avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). En intégrant l’analyse de données et les technologies émergentes, la plateforme vise aussi à anticiper les situations de stress hydrique et à optimiser la gestion des ressources. Cette démarche intervient dans un contexte de sécheresses répétées, de demande croissante en eau et de pressions liées au changement climatique.

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Exonération fiscale des voitures électriques et hybrides : gagnants et perdants

26. März 2026 um 14:23

La Direction générale des études et de la législation fiscale (DGELF) a détaillé un dispositif. Il est destiné à rendre les avantages fiscaux sur les voitures électriques et hybrides plus accessibles et à encourager leur production locale.

Concrètement, les voitures hybrides bénéficient désormais d’une exonération totale de la taxe sur la consommation, sous certaines conditions de cylindrée. La TVA est, elle, ramenée à 7 % pour les véhicules hybrides, électriques ainsi que pour les bornes de recharge. Une mesure valable jusqu’à fin 2028. A priori, cela aurait pu réjouir les concessionnaires agréés. Mais non. La profession titre même la sonnette d’alarme.

En effet, un concessionnaire ayant pignon sur rue à Tunis estime que la confirmation par la direction générale compétente des dispositions de la loi de finances relatives aux véhicules électriques et hybrides va produire des effets inverses à ceux escomptés. Il affirme qu’au lieu de dynamiser le marché officiel, la mesure pourrait alimenter une expansion incontrôlée du marché parallèle; et ce, au détriment des finances publiques, s’inquiète-t-il.

D’ailleurs, la mesure alimente directement l’essor du marché parallèle, qui a, selon notre source digne de foi, atteint 43 % du marché global. Elle estime donc que les dispositions fiscales concernées s’appliquent indifféremment au marché officiel et au marché parallèle. Ce qui confère à ce dernier un avantage de fait; sans que cela ne génère de recettes supplémentaires pour l’État.

Un autre concessionnaire est même catégorique : « L’État ne tirera aucun bénéfice substantiel de cette situation. La TVA perçue sur les transactions concernées s’élève à seulement 7 %, et non à 19 % comme c’est normalement le cas. Des véhicules de marques de prestige… circulent ainsi via le circuit informel, sans que le Trésor public n’en tire les recettes attendues », regrette-t-il.

Dans ce cadre, des bruits (officieux) soulignent que les services douaniers auraient déjà alerté le ministère des Finances sur cette situation. En tout cas, plusieurs sources que nous avons interrogées prévoient un « fiasco total » dudit dispositif. Assurant du reste que, dans cette configuration, le grand perdant n’est autre que le Trésor public, c’est-à-dire l’État lui-même.

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Fin de crise autour des taxes sur les mobiles en Mauritanie

26. März 2026 um 10:36

La Mauritanie respire enfin. Après des semaines de tensions et de manifestations autour des taxes sur les téléphones; douanes et revendeurs ont conclu un compromis sur la loi de finances 2026.

Au cœur du conflit : une fiscalité jugée trop lourde sur des appareils devenus indispensables dans le pays. Les commerçants dénonçaient des coûts capables de freiner l’accès au mobile. Alors que celui-ci domine largement l’accès à internet en Mauritanie. C’est ce que rapporte le site afrique.le360.com, en citant un rapport numérique. Lequel relève que le pays comptait en 2025 des millions de connexions mobiles actives; bien plus que d’habitants (5,4 millions). Preuve que le smartphone est devenu la porte d’entrée du web.

L’accord trouvé simplifie les règles. Ainsi, c’est la fin de l’obligation de déclarer certains numéros techniques. Tandis que l’exonération partielle couvre les stocks et les droits de douane réduits.

Concrètement, les frais passent d’environ 30 % à une petite tranche proche de 3 %. Et ce sont les commerçants plutôt que les clients qui la paieront. De la sorte, on note un soulagement pour les revendeurs. Car leurs activités continuent et des milliers de jeunes gardent leur travail.

Au final, certains rêvent déjà d’une suite encore plus radicale : supprimer totalement toutes les taxes en Mauritanie. Pourquoi pas!

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Djerba accueille le sommet Désertif’actions 2026

26. März 2026 um 08:00

La sixième édition du Sommet international Désertif’actions 2026 s’est ouverte mercredi à Djerba, où elle se poursuivra jusqu’au 28 mars sous le thème « Résilience des territoires face aux crises ». L’événement réunit décideurs, experts, chercheurs, organisations internationales et acteurs de terrain afin de renforcer la lutte contre la dégradation des terres et les sécheresses, selon l’Observatoire du Sahara et du Sahel.

Lors de l’ouverture, Awatef Messai, directrice générale par intérim de l’Environnement et de la Qualité de la vie au ministère de l’Environnement, a souligné l’importance de renforcer la coopération internationale et de traduire les engagements environnementaux en actions concrètes sur le terrain.

De son côté, Chedli Abdelli, directeur général de l’Agence nationale de la promotion de la recherche scientifique, représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a insisté sur le rôle clé de la recherche, de la formation et de l’innovation pour mieux comprendre les mécanismes de dégradation des terres et orienter des solutions adaptées aux contextes nationaux et régionaux, rapporte la TAP.

Le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien, Mohamed Mehdi Haloui, a rappelé que la préservation des ressources naturelles conditionne directement l’attractivité touristique d’un territoire comme Djerba.

Enfin, Nabil Ben Khatra, secrétaire exécutif de l’Observatoire, et Patrice Burger, président du Centre d’Actions et de Réalisations Internationales, ont mis en avant l’importance des connaissances de terrain et des initiatives locales, rappelant que les solutions existent déjà et doivent être partagées, adaptées et déployées à l’échelle des territoires.

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Nouvelles incitations pour l’électrique et l’hybride

25. März 2026 um 20:38

La Tunisie accélère sa transition énergétique avec de nouveaux avantages fiscaux en faveur des véhicules hybrides, électriques et de l’industrie des batteries au lithium. La Direction générale des études et de la législation fiscale (DGELF) détaille un dispositif destiné à rendre ces technologies plus accessibles et à encourager leur production locale.

Concrètement, les voitures hybrides bénéficient désormais d’une exonération totale de la taxe sur la consommation, sous certaines conditions de cylindrée. La TVA est, elle, ramenée à 7 % pour les véhicules hybrides, électriques ainsi que pour les bornes de recharge, une mesure valable jusqu’à fin 2028.

Du côté industriel, les entreprises fabriquant des batteries au lithium profitent d’un allègement important : les matières premières importées sont exonérées de droits de douane et soumises à une TVA réduite, à condition de présenter un programme d’activité validé. L’objectif est clair : structurer une filière locale autour de cette technologie stratégique.

Les incitations vont plus loin pour les usagers. Les taxes à la première immatriculation sont réduites de 50 % pour les véhicules hybrides et électriques. Les voitures et motos entièrement électriques bénéficient également d’une baisse de 50 % des taxes de circulation.

Entrées en vigueur le 1er janvier 2026, ces mesures traduisent la volonté de la Tunisie de réduire sa dépendance énergétique et ses émissions, tout en attirant des investissements dans l’industrie verte, notamment dans la production de batteries.

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UEMOA : la diaspora bientôt en comptes FCFA

25. März 2026 um 18:31

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) autorise désormais les ressortissants de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) vivant à l’étranger à ouvrir des comptes en francs CFA dans les banques de la région.

L’objectif visé est de renforcer l’inclusion financière de la diaspora et canaliser les transferts de fonds vers des dépôts bancaires stables, rapporte le site abidjan.net.

En effet, selon la note N°001-03-2026 publiée le 13 mars à Dakar, toute demande de compte en FCFA d’un non-résident bénéficie du même traitement qu’un résident. La mesure simplifie l’ouverture et la gestion des comptes, tout en respectant les règles de sécurité financière, notamment la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. L’accès au crédit reste toutefois soumis à autorisation préalable.

En reconnaissant la diaspora comme un acteur économique à part entière, la BCEAO cherche à transformer les flux financiers extérieurs en ressources pour soutenir l’économie réelle. Cette initiative pourrait mobiliser l’épargne et encourager l’investissement dans des projets productifs au sein de l’espace UEMOA, ajoute la même source.

Pour les banques commerciales, l’intégration des avoirs de la diaspora représente une opportunité de renforcer leur liquidité et de diversifier leurs sources de financement, réduisant la dépendance à des fonds externes coûteux. Le succès de la réforme dépend toutefois de la capacité des établissements à proposer des solutions numériques pour l’ouverture et la gestion à distance des comptes.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large d’intégration financière régionale, où les transferts de la diaspora constituent un levier clé pour la consommation, l’investissement et le développement économique des pays membres.

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Finances publiques sous tension : la Tunisie peut-elle résister aux chocs internationaux ?

25. März 2026 um 14:22

Les finances publiques tunisiennes sont-elles suffisamment préparées face aux turbulences économiques mondiales ? Cette question inquiète la commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Réunis mardi 24 mars 2026, les députés ont appelé le gouvernement à évaluer l’impact des guerres et des tensions internationales sur l’économie nationale. Pour ce faire, ils ont proposé d’auditionner la ministre des Finances pour mesurer les effets de la volatilité des prix du pétrole et des matières premières, évoquant même la possibilité d’une « loi de finances rectificative pour 2026 ».

Autre dossier brûlant : le nouveau Code des changes. Présenté comme un levier pour attirer les capitaux étrangers, ce projet de loi suscite déjà des interrogations. Sera-t-il capable de relancer réellement l’investissement ?

La commission consacrera tout le mois d’avril à des auditions et à une journée d’étude avant l’examen du texte en mai. En parallèle, d’autres dossiers stratégiques seront suivis, notamment la création d’une Banque postale, la modernisation fiscale et l’avancement de grands projets d’infrastructure.

Une question demeure tout de même : ces réformes arriveront-elles à temps pour répondre aux urgences économiques du pays ?

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TRS et dette publique : Dakar contre-attaque face aux soupçons

25. März 2026 um 11:28

Le Sénégal assume et défend son recours aux Total Return Swaps (TRS)* pour financer sa dette publique. Dans un communiqué publié mardi 24 mars, le ministère des Finances affirme que ces instruments controversés relèvent d’une stratégie assumée visant à diversifier les sources de financement, dans un contexte de marchés internationaux plus difficiles d’accès. Il s’agit là d’une réponse directe à des critiques relayées par la presse internationale et jugées par Dakar comme « une remise en cause de sa gestion budgétaire », comme le rapporte seneplu.com.

Et cela a marché, en tout cas si l’on se fie aux explications des autorités sénégalaises qui ont assuré que les TRS auraient permis d’attirer des investisseurs étrangers vers le marché régional de la dette. Et notamment ceux qui exigent des facilités de change et de rapatriement des intérêts. Le gouvernement sénégalais insiste surtout sur l’argument du coût. Ainsi, les opérations auraient généré un taux net d’environ 7,1 %. Il est nettement inférieur aux rendements observés sur certains eurobonds sénégalais, proches de 12 % et 11 % en 2025. Une différence présentée comme une économie substantielle pour les finances publiques du pays de la Téranga. Même si ces chiffres ne peuvent être vérifiés indépendamment à partir du seul communiqué officiel, ajoute la même source.

Dakar rejette aussi toute accusation d’opacité. Les autorités affirment que ces opérations ont été réalisées dans le cadre légal des lois de finances. De même que leur principe avait été mentionné dans les documents budgétaires et devant l’Assemblée nationale, note encore le site sénégalais.

Reste que, derrière ces explications techniques, une question persiste : la sophistication financière protège-t-elle vraiment les finances publiques? Ou masque-t-elle simplement une dette devenue plus difficile à financer ?

La réponse dans les prochains mois, suite aux discussions avec le FMI.

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* Total Return Swap (TRS) – « swap de rendement total » en français -, est un contrat dérivé par lequel une partie (le bénéficiaire) reçoit la performance totale d’un actif (intérêts, dividendes, plus-values) en échange de paiements réguliers (taux fixe ou variable) à une contrepartie (le payeur), transférant ainsi le risque de crédit et de marché sans posséder l’actif.

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Les exportations d’huile d’olive tunisienne dépassent les 2 milliards de dinars

25. März 2026 um 08:57

Durant les quatre premiers mois de la campagne agricole 2025-2026, la Tunisie a exporté environ 184 mille tonnes d’huile d’olive. Ce qui correspond à une progression par rapport à la même période de la campagne précédente, relève l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri).

Quant à la valeur des exportations, elle a atteint quelque 2,3 milliards de dinars, confirmant l’importance du secteur pour l’économie agricole du pays. Mais en dépit de cette hausse des volumes exportés, le prix moyen de l’huile d’olive a légèrement diminué pour s’établir autour de 12 dinars le litre.

En tête des principaux pays importateurs d’huile d’olive tunisienne, on retrouve l’Union européenne qui absorbe plus de 57 % des exportations. Suivent l’Amérique du Nord et d’autres marchés internationaux.

Concernant l’huile d’olive biologique, les exportations ont atteint environ 22 mille tonnes, générant près de 298 millions de dinars.

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Visite de Giorgia Meloni à Alger : au-delà du gaz

25. März 2026 um 08:19

La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, arrive à Alger dans un contexte énergétique européen particulièrement tendu. Mais au-delà de l’urgence gazière, ce déplacement illustre surtout la transformation progressive du partenariat stratégique entre Rome et Alger.

Le moment est hautement symbolique, affirme le site ecotimesdz.com, ajoutant que la frappe iranienne contre l’installation gazière de Ras Laffan au Qatar et les tensions autour du détroit d’Ormuz ont brutalement fragilisé les chaînes d’approvisionnement en GNL. Du reste, pour l’Italie, l’impact est immédiat, car les autorités italiennes estiment que Doha ne serait plus en mesure d’assurer une partie de ses livraisons, menaçant près de 10 % de la consommation nationale.

Par conséquent et face à ce choc, Rome se doit d’accélérer ses sources de diversification. Ainsi, si des discussions sont engagées avec plusieurs fournisseurs, l’Algérie reste l’option privilégiée. Depuis la rupture énergétique avec la Russie en 2022, elle couvre déjà environ 30 % des besoins italiens en gaz. Les négociations en cours entre Eni et Sonatrach pour augmenter les volumes devraient ainsi figurer au cœur de la visite de la présidente du Conseil italien à Alger.

Lire aussi – Algérie : Sonatrach et ENI signent un contrat de partage de production de 1,35 milliard de dollars

Et ce n’est pas tout. La relation bilatérale ne se limiterait plus à l’énergie, soulignent plusieurs médias algériens. En effet, les échanges commerciaux ont atteint près de 13 milliards d’euros en 2025, avec une progression marquée des exportations italiennes d’équipements industriels et de machines.

Et un nouveau chapitre est venu s’ajouter au tableau, à savoir l’industrie qui concerne entre autres l’automobile, l’agroalimentaire et les mines qui intéressent et attirent désormais les entreprises italiennes. « De Fiat à des sous-traitants comme Sigit, l’Algérie apparaît de plus en plus comme une plateforme industrielle émergente en Méditerranée ».

En clair, la visite de Meloni dépasse la simple diplomatie énergétique : elle consacre l’émergence d’un partenariat économique et stratégique appelé à s’approfondir.

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Guerre en Iran : Mohammad Bagher Zolghadr remplace Ali Larijani à la sécurité

24. März 2026 um 13:13

L’Iran annonce avoir nommé Mohammad Bagher Zolghadr, un ancien commandant des Gardiens de la Révolution et fidèle du défunt Ali Larijani, pour remplacer ce dernier à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale. C’est la télévision d’État qui rapporte cette nomination.

A rappeler qu’Ali Larijani, homme politique emblématique et pilier de la République islamique, dirigeait la plus haute instance de sécurité d’Iran. Et ce, jusqu’à son assassinat, il y a une semaine, lors de frappes israéliennes à Téhéran.

Par ailleurs et dans le contexte de la guerre, le régime iranien a menacé, lundi 23 mars, de poser des mines navales dans le Golfe persique, en cas d’attaque de ses côtes par les Etats-Unis et Israël. Il a également averti qu’il frappera des infrastructures clés du Moyen-Orient et fermera entièrement le détroit d’Ormuz si ses centrales électriques sont visées. Il réplique ainsi à un ultimatum de 48 heures lancé par Donald Trump (qui devait expirer dans la nuit du lundi).

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Tunis, la nouvelle “lueur” du tourisme créatif… vraiment

24. März 2026 um 08:14

Selon un reportage du The New York Times publié le 20 mars 2026 – à l’occasion du 70e anniversaire de l’indépendance de la Tunisie -, Tunis exercerait aujourd’hui une « lueur irrésistible » sur une nouvelle génération de visiteurs. Quinze ans après la révolution de 2011, la capitale tunisienne apparaît comme une ville en pleine recomposition culturelle, attirant des voyageurs à la recherche d’authenticité, mais aussi d’une scène créative en pleine effervescence.

Le quotidien américain décrit une métropole située au carrefour de l’Europe, de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, où artistes, designers et entrepreneurs culturels multiplient les initiatives. Des ruelles de la Médina de Tunis aux quartiers côtiers de Sidi Bou Saïd et La Marsa, concept stores, ateliers de mode indépendante et collectifs artistiques redessinent le paysage urbain. Dans cette atmosphère hybride, les appels à la prière se mêlent désormais à des soirées où les DJ réinventent des sonorités locales comme le mezwed.

Cette attractivité de Tunis repose aussi sur des facteurs plus pragmatiques : accès sans visa pour de nombreux visiteurs occidentaux, liaisons aériennes renforcées et taux de change favorable. Autant d’éléments qui accompagnent la reprise progressive du tourisme; tandis que des sites patrimoniaux comme le Musée national du Bardo ou les ruines de Carthage restent relativement accessibles.

Mais derrière cette image de renaissance, le journal note aussi certaines ambiguïtés. La multiplication de cafés et d’espaces culturels au style globalisé, souvent fréquentés par la diaspora, contraste avec les inégalités persistantes dans le pays. Une effervescence qui témoigne autant d’un renouveau culturel que des tensions d’une capitale encore en quête d’équilibre.

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Assurances Maghrebia Vie : bénéfice net en hausse de 16 % à 23,4 MD en 2025

23. März 2026 um 16:33

Assurances Maghrebia Vie a enregistré une progression notable de ses performances en 2025. Et ce, avec un résultat net de 23,36 millions de dinars, en hausse de 15,77 % par rapport à 2024.

Réuni le 13 mars 2026, le Conseil d’administration de la compagnie Assurance Maghrebia Vie a arrêté les états financiers de l’exercice 2025. Il fait également ressortir un chiffre d’affaires de 145,03 millions de dinars; contre 129,97 millions un an auparavant. Soit une croissance de 11,59 %. Le résultat avant impôt s’est établi à 29,35 millions de dinars, en progression de 17,86 % sur un an.

Au vu de ces résultats, le Conseil d’administration a décidé de proposer à l’assemblée générale la distribution d’un dividende de 0,421 dinar par action. Les actionnaires sont convoqués à l’Assemblée générale ordinaire prévue le 15 mai 2026.

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Afrique du Nord : priorité aux services hydriques durables plutôt qu’aux seules infrastructures

23. März 2026 um 12:42

Face à l’aggravation du stress hydrique, les pays d’Afrique du Nord sont appelés à réorienter leurs politiques de l’eau vers des services hydriques durables; plutôt que de se concentrer exclusivement sur la construction d’infrastructures. C’est l’une des principales recommandations d’un récent rapport de la Banque mondiale, publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’Eau du 22 mars.

Intitulé « Nourish and Flourish : Water Solutions to Feed 10 Billion People on a Livable Planet », le document alerte sur la raréfaction accélérée des ressources hydriques dans la région, appelée à s’intensifier à mesure que la population mondiale s’approchera des 10 milliards d’habitants d’ici 2050.

Le rapport souligne notamment la dégradation rapide des aquifères dans les zones arides et semi-arides d’Afrique du Nord. La surexploitation des nappes souterraines, souvent supérieure à leur capacité naturelle de recharge, fragilise les systèmes agricoles et accentue la dépendance alimentaire des États de la région, dont la plupart figurent déjà parmi les territoires à fort stress hydrique et faible autonomie alimentaire.

Pour y remédier, la Banque mondiale met en avant plusieurs pistes d’action. Elle cite notamment l’émergence de mécanismes de financement innovants favorisant l’implication du secteur privé dans les infrastructures hydrauliques et les technologies économes en eau. Certaines expériences nationales, en particulier au Maroc, illustrent le potentiel de dispositifs combinant partage des risques, accès au crédit et modernisation des équipements agricoles, notamment dans l’irrigation solaire et la micro-irrigation.

À l’échelle régionale, l’institution préconise surtout un changement de paradigme : passer d’une logique centrée sur les ouvrages à une approche orientée vers la gestion et la fourniture de services hydriques. Cette transition s’appuierait notamment sur les technologies numériques – données satellitaires et intelligence artificielle – déjà mobilisées dans certaines zones sahéliennes pour améliorer la cartographie et l’exploitation des ressources en eau.

Enfin, le rapport appelle les gouvernements à renforcer les politiques de régulation des prélèvements, à mieux valoriser économiquement l’eau et à développer les partenariats public-privé, considérés comme des leviers essentiels pour préserver la sécurité alimentaire et environnementale de la région dans les décennies à venir.

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Ormuz sous verrou : l’Afrique au bord d’un choc alimentaire majeur

22. März 2026 um 15:06

La guerre en Iran fait vaciller bien plus que les équilibres géopolitiques. Elle menace désormais directement l’assiette de millions d’Africains. Comme le souligne Afrique Emergent, la fermeture du détroit d’Ormuz – passage stratégique de seulement 34 kilomètres – a brutalement interrompu un tiers du commerce mondial d’engrais. En pleine saison des semis en Afrique de l’Est, ce blocage agit comme une bombe à retardement.

Au Kenya, en Tanzanie ou en Somalie, les agriculteurs attendent des cargaisons qui n’arriveront pas. Derrière l’effondrement du trafic maritime – passé de 129 à seulement 4 navires par jour début mars – se dessine une rupture critique des chaînes d’approvisionnement, alerte Afrique Emergent. Plus d’un million de tonnes d’engrais sont immobilisées dans le Golfe, tandis que les prix s’envolent déjà, aggravant la pression sur des économies déjà très fragiles.

Les conséquences pourraient être dévastatrices. Sans engrais azotés, les rendements du maïs pourraient par exemple chuter de plus de 40 %, faisant planer le spectre d’une crise alimentaire dès 2026-2027. Contrairement aux crises précédentes, aucune alternative logistique viable n’existe : Ormuz est un verrou total.

Même l’Afrique du Nord vacille. Dépendante d’intrants venus du Golfe, sa production est fragilisée. Seule l’Algérie, grâce à sa production locale, dispose d’une marge de manœuvre — insuffisante toutefois pour compenser à l’échelle du continent.

Le calendrier agricole, lui, n’attend pas. Chaque semaine perdue aujourd’hui se traduira demain par des champs moins productifs, des marchés sous tension et des populations plus vulnérables. Une crise silencieuse, mais imminente.

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