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La Tunisie accueille le Congrès international de neurologie pédiatrique

20. März 2026 um 11:26

La Tunisie se prépare à accueillir le 11e Congrès national de neurologie pédiatrique du 26 au 28 mars 2026. Ce congrès se tiendra simultanément au 52e Congrès de la Société européenne de neurologie pédiatrique (SENP), organisé pour la première fois hors d’Europe.

Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a rencontré, jeudi 19 mars, les représentants de l’Association tunisienne de neurologie de l’enfant et de l’adolescent (Atnea) et ils ont convenu d’une série de mesures visant à renforcer la prise en charge des enfants atteints de troubles neurologiques.

Parmi les mesures prévues figurent l’équipement du service de neurologie pédiatrique de l’hôpital national neurologique Mongi Ben Hamida, ainsi que le renforcement de la recherche scientifique et de la formation spécialisée dans ce domaine. L’objectif est de développer l’expertise nationale et d’identifier des solutions thérapeutiques innovantes.

Selon un communiqué du ministère de la Santé, l’organisation de ce forum scientifique international confirme le rôle croissant de Tunis comme destination pour les événements médicaux mondiaux et comme plaque tournante régionale pour l’échange d’expertise et la recherche scientifique en neurologie pédiatrique.

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Tunisie | Nouvelles mesures pour impulser l’emploi

20. März 2026 um 11:02

L’emploi salarié traditionnel ne suffit plus à absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail, insistant sur la nécessité de promouvoir une culture entrepreneuriale au sein du système éducatif, c’est pourquoi le gouvernement tunisien s’apprête à adopter de nouvelles mesures visant à réduire le chômage, en particulier celui des jeunes diplômés, estimé à 24,9 % au 3e trimestre 2025, selon les données de l’Institut National de la Statistique (INS), grâce à une approche participative aux niveaux régional et local, l’objectif étant de promouvoir la création d’emplois décents et de renforcer le lien entre le système éducatif et le marché du travail.

Il est ainsi prévu une révision des politiques actuelles afin d’inclure différentes catégories de demandeurs d’emploi, tout en accélérant le rythme des embauches dans les entreprises économiques.

Il s’agit d’utiliser les incitations du Fonds national pour l’emploi afin de faciliter l’insertion professionnelle des Tunisiens dans les secteurs à forte valeur ajoutée.

Parmi les mesures envisagées figurent le développement de programmes de formation et de qualification supplémentaires pour rééquilibrer l’offre et la demande de main-d’œuvre, la digitalisation des services de l’emploi et l’élaboration d’une stratégie spécifique pour l’emploi à l’étranger, destinée à soutenir la mobilité des talents tunisiens sur les marchés internationaux.

Dans ce contexte, le gouvernement entend développer des mécanismes de financement et de soutien pour toutes les phases des projets privés.

Les nouvelles orientations visent également à accroître les opportunités d’investissement dans les secteurs prometteurs, notamment l’économie verte, bleue et circulaire, et à faciliter l’exploitation des ressources forestières par les jeunes diplômés comme levier de création de richesse dans les différentes régions du pays.

Par ces mesures, les autorités entendent soutenir la croissance économique, encourager la transition du secteur informel vers le secteur formel et promouvoir l’entrepreneuriat comme moteur du développement local.

I. B.

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Tunisie-Biélorussie | Les vœux de Loukachenko à Saïed

20. März 2026 um 10:22

Le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, a adressé, ce vendredi 20 janvier 2026, ses félicitations au président Kaïs Saïed à l’occasion de la fête de l’indépendance de la Tunisie, a apporté l’agence BelTA en citant le service de presse du dirigeant biélorusse.

«En ce jour de fête, je tiens à saluer votre volonté politique, votre détermination et votre vaste expérience d’homme d’État avisé, qui contribuent de manière inestimable à la croissance socio-économique de la République tunisienne et à l’amélioration du bien-être de ses citoyens», peut-on lire dans le message de félicitations.

Le dirigeant biélorusse a souligné l’intérêt de Minsk pour le développement de la coopération bilatérale dans tous les domaines d’intérêt commun. «J’espère qu’avec votre soutien, le dialogue Biélorussie-Tunisie recevra un nouvel élan et atteindra la pleine mesure de son potentiel», a déclaré Loukachenko, qui a «souhaité à Saïed une bonne santé et beaucoup de succès dans ses fonctions, ainsi que la paix et l’harmonie au peuple tunisien.»

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Mahmoud Ali Youssouf | «La Tunisie est un phare de résilience»

20. März 2026 um 10:03

«Que la Tunisie continue d’être un phare de résilience, d’unité et d’espoir, inspirant le continent tandis que nous œuvrons ensemble pour une Afrique pacifique, prospère et intégrée», a déclaré le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, ce vendredi 20 janvier 2026, en adressant ses plus chaleureuses félicitations au Gouvernement et au peuple de la République tunisienne à l’occasion du 70e anniversaire de leur indépendance.

«Cette journée mémorable est l’occasion d’honorer le courage et les sacrifices du peuple tunisien dans sa lutte historique pour la liberté et la souveraineté, et de célébrer les remarquables réalisations de la nation depuis son indépendance», a écrit Mahmoud Ali Youssouf, ajoutant : «La Tunisie continue de jouer un rôle essentiel dans la promotion de la solidarité africaine, le maintien de la paix et l’intégration régionale, en pleine adéquation avec les idéaux du panafricanisme et la vision de l’Agenda 2063 : L’Afrique que nous voulons.»

«L’Union africaine salue l’engagement indéfectible de la Tunisie envers les principes d’unité, de démocratie et de développement durable, ainsi que sa contribution active à la stabilité régionale et aux initiatives continentales», souligne le responsable panafricain et de conclure : «La célébration de la fête nationale tunisienne est non seulement un moment de fierté nationale, mais aussi une réaffirmation de l’aspiration collective de l’Afrique à la paix, à la prospérité et au progrès partagé.»

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Le CRLDHT dénonce la «condamnation politique» de Saadia Mosbah

20. März 2026 um 08:49

Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), une Ong tunisienne basée à Paris, a dénoncé, dans un communiqué publié vendredi 20 mars 2026, la condamnation de Saadia Mosbah à huit ans de prison et à une amende de 100 000 dinars, ainsi que les peines infligées à son fils Fares Gueblaoui (trois ans) et à sa compagne Heba (deux ans).

«Cette décision constitue une condamnation politique, rendue dans un contexte de dérive autoritaire, de banalisation du racisme et d’instrumentalisation du système judiciaire», écrit le CRLDHT.

Saadia Mosbah, militante antiraciste et fondatrice de l’association Mnemty, a été arrêtée le 6 mai 2024,  accusée de blanchiment d’argent, d’enrichissement illicite et d’association de malfaiteurs, ce qu’elle rejette catégoriquement, alors que ses avocats évoquent de «dossier vide».

«À la veille du 21 mars, Journée internationale contre le racisme, cette condamnation illustre un profond décalage entre les principes proclamés et la réalité. Alors que la Tunisie s’est dotée en 2018 d’une loi criminalisant la discrimination raciale, celle-ci est aujourd’hui largement vidée de sa portée : les discours racistes se banalisent sans réponse, les victimes restent insuffisamment protégées, et celles et ceux qui s’engagent contre le racisme sont désormais poursuivis», écrit encore le CRLDHT dans son communiqué.

Le CRLDHT exige la «libération immédiate et inconditionnelle» de Saadia Mosbah, de son fils Fares, de sa compagne Heba et de toutes les personnes poursuivies dans cette affaire.

I. B.

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Trump s’embourbe et son camp se lézarde

20. März 2026 um 08:30

La démission, le 17 mars 2026, de Joe Kent de son poste de directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, constitue un tournant majeur au sein de l’administration américaine et un revers politique considérable pour le président Donald Trump et le Parti républicain dans la perspective des élections à mi-mandat du 3 novembre 2026, avec le renouvellement de la totalité des 435 sièges de la Chambre des représentants et du tiers des 100 sièges au Sénat.

Elyes Kasri *

Ancien officier des forces spéciales (Rangers et Bérets Verts), Joe Kent a effectué onze déploiements en zone de combat. Après la mort de son épouse Shannon (tuée en Syrie en 2019), il est devenu une voix influente du mouvement «non-interventionniste». Il a été nommé par Trump en février 2025 et confirmé par le Sénat en juillet de la même année.

Opposition frontale à Trump

Dans sa lettre de démission, Joe Kent a justifié son départ par son opposition frontale à l’engagement militaire des États-Unis contre l’Iran, avançant les points suivants :

– Absence de menace imminente : l’Iran ne représentait aucun danger direct pour la sécurité nationale américaine, affirme-t-il.

– Influence étrangère : il dénonce une guerre déclenchée sous «la pression d’Israël et de son puissant lobby américain».

– Conscience morale : il déclare ne plus pouvoir, «en toute conscience», soutenir les hostilités en cours.

Cette démission intervient dans un climat de blocage politique et militaire et de perspectives d’enlisement de l’opération israélo-américaine contre l’Iran avec ses retombées néfastes sur l’économie américaine ainsi que sur la crédibilité de l’Otan dont les membres refusent de s’engager aux côtés d’Israël des Etats Unis contre l’Iran, suscitant ainsi de fortes tensions au sein de l’Alliance atlantique et de l’appareil sécuritaire américain.

Perspectives d’enlisement

Cette démission tombe très mal pour un président Trump embourbé dans une série de scandales et de décisions vivement contestées auxquels vient s’ajouter une guerre désavouée par la majorité des Américains et leurs alliés illustrant une de ses nombreuses contradictions puisqu’il avait été élu sur une promesse de paix et de prospérité avec un retour de la grandeur des Etats-Unis d’Amérique (Make America Great Again, Maga) et de l’Amérique avant tout (America First).

Outre les électeurs démocratiques qui se sont déjà démarqués du lobby pro israélien depuis le génocide de Gaza, la base électorale républicaine commence à s’exprimer avec véhémence contre ce qui est à ses yeux une politique d’Israel avant tout (Israel First) aux détriments des intérêts américains.

La crainte des retombées économiques de la guerre contre l’Iran et du risque d’enlisement qui pourrait en faire un deuxième Vietnam, est de nature à accentuer la perspective d’un raz-de-marée démocrate aux prochaines élections législatives pour arracher aux Républicains leur faible majorité dans les deux chambres du Congrès et permettre à la nouvelle majorité démocrate d’entamer une série de procédures de destitution et d’inculpation du président Trump et des membres de son administration.

Joe Kent semble avoir pressenti la vague qui se lève contre la politique de compromission des intérêts des Etats-Unis et la tradition d’inféodation politique et militaire au lobby pro-israélien.

Après Gaza, le lobby pro-israélien et le sionisme international se trouvent confrontés à un défi et une érosion sans précédent aux Etats Unis d’Amérique, principal pourvoyeur de fonds et de technologie et défenseur acharné de toutes les dérives et crimes israéliens contre les normes éthiques et du droit international.

D’ici novembre, Trump sera plus que jamais l’otage du lobby pro-israélien et du sionisme international dont il serait toutefois imprudent de sous-estimer les chances de survie et de rebond.

La volatilité et les incertitudes géostratégiques mondiales ne peuvent qu’être exacerbées par l’impasse politique et militaire créée par l’aventure militaire contre l’Iran qui semble avoir de plus en plus de chances de déborder au-delà de la région du Golfe, en particulier en direction des zones riches en hydrocarbures. L’Afrique du Nord étant la plus proche du théâtre européen et de l’alliance atlantique.

* Ancien ambassadeur.

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Bourguiba | Bâtisseur de l’Etat, despote éclairé et mémoire national

20. März 2026 um 08:01

À l’occasion de 70 ans d’indépendance, la figure de Habib Bourguiba s’impose comme un nœud de mémoire, de débat et d’interprétation. Trois images dominantes : le bâtisseur de l’État, le despote éclairé, et l’incarnation de la mémoire nationale structurent encore aujourd’hui notre compréhension de son héritage. Mais ces figures ne sont ni exclusives ni figées : elles se superposent, se contredisent et révèlent les tensions d’une histoire nationale en construction.

Pr. Abdelhamid Largueche *

1. Bâtisseur de l’État : la fondation d’une modernité politique.

La première image, largement partagée, est celle du fondateur. Bourguiba est celui qui, au lendemain de l’indépendance en 1956, engage un vaste chantier de construction étatique : centralisation administrative, unification du territoire, consolidation des institutions. Son œuvre est indissociable de réformes majeures, notamment le Code du statut personnel (1956), qui transforme profondément la société tunisienne en matière de droits des femmes, de famille et de rapport à la religion.

Cette vision du «bâtisseur» s’inscrit dans une lecture téléologique de l’histoire nationale : Bourguiba apparaît comme l’homme de la rupture avec l’ordre colonial et traditionnel, mais aussi comme celui de l’entrée dans la modernité.

Toutefois, cette construction s’est opérée au prix d’une forte personnalisation du pouvoir, posant déjà les bases de l’ambiguïté qui caractérise son héritage.

2. Despote éclairé : autoritarisme et rationalité politique

La seconde idée, celle du «despote éclairé» introduit une tension critique. Elle reconnaît à Bourguiba une vision, une rationalité politique, une volonté de réforme, mais souligne en même temps la nature autoritaire de son régime.

Le pluralisme politique est rapidement étouffé, l’opposition marginalisée, et le parti unique devient le pilier du système.

Cette lecture renvoie à une tradition politique plus large, celle des modernisateurs autoritaires, pour qui la transformation de la société justifie la concentration du pouvoir.

Bourguiba gouverne au nom de la raison, du progrès et de la nation, mais en limitant les libertés publiques. La centralité de sa personne devient alors un instrument de gouvernement, mais aussi une limite structurelle : l’État qu’il construit dépend étroitement de lui.

Ainsi, le qualificatif de «despote éclairé» n’est pas seulement un jugement moral ; il met en lumière une contradiction fondamentale entre modernisation et autoritarisme, qui marquera durablement la trajectoire politique tunisienne.

3. Mémoire nationale : entre mythe, héritage et conflits mémoriels

Enfin, Bourguiba est devenu une figure mémorielle. Il incarne une certaine idée de la Tunisie : souveraine, réformiste, tournée vers l’éducation et la rationalité.

Cette mémoire est mobilisée de manière variable selon les contextes politiques. Après 2011, elle a été réactivée, parfois idéalisée, comme un repère face à l’incertitude.

Mais cette mémoire est loin d’être consensuelle. Elle est traversée par des débats : faut-il célébrer l’homme d’État ou interroger les zones d’ombre de son régime ? Comment articuler mémoire et histoire ? La figure de Bourguiba devient alors un lieu de confrontation entre générations, entre visions politiques, et entre exigences scientifiques et usages publics du passé.

Dans le contexte actuel, Bourguiba illustre parfaitement cette difficulté à construire un récit partagé : il est à la fois un symbole d’émancipation et un objet de critique, un héritage commun mais sans cesse disputé.

Les trois figures de Bourguiba, bâtisseur, despote éclairé, mémoire nationale ne doivent pas être pensées comme des catégories séparées, mais comme les dimensions d’une même réalité historique complexe. Leur coexistence traduit moins une contradiction qu’une richesse interprétative : celle d’un personnage qui, 70 ans après l’indépendance, continue de structurer notre rapport au politique, à l’État et à l’histoire.

Disserter sur Bourguiba, c’est donc moins trancher que comprendre : comprendre comment une figure fondatrice devient un enjeu de mémoire, et comment cette mémoire, à son tour, éclaire les défis du présent.

* Professeur émérite d’histoire, conseiller en patrimoine.

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Tunisie | 70 ans d’indépendance et de… recherche de la stabilité  

20. März 2026 um 07:30

Alors qu’elle s’apprête à célébrer, malheureusement avec de moins en moins de panache, le soixante-dixième anniversaire de son indépendance, la Tunisie se trouve confrontée depuis plusieurs décennies, en plus de ses contradictions internes, aux effets pervers des choix politiques et économiques de ses voisins terrestres qui ont montré leurs nombreuses limites malgré ou peut-être à cause de la manne des pétrodollars.

Elyes Kasri *

De la vague corrosive de la contrebande au phénomène du terrorisme sous toutes ses formes, y compris l’épisode inoubliable de Gafsa, en 1980, fomenté par ces chers voisins, à la métastase de l’argent sale, s’est ajoutée au cours des dernières années les vagues successives d’immigrés subsahariens qui, pour atteindre les frontières tunisiennes, parcourent, miraculeusement sans être refoulés, plusieurs centaines de kilomètres dans les territoires des deux pays voisins et frères.

La réflexion sur les scénarios de sortie de crise d’une Tunisie fortement éprouvée semble se limiter jusqu’à présent aux causes endogènes sans poser la question des facteurs de déstabilisation importés des pays voisins par simple impuissance ou à dessein pour l’utiliser comme une soupape de sécurité à une gestion sociopolitique et économique calamiteuse dont la manne des pétrodollars n’arrive pas à masquer les effets pervers.

Une Tunisie trop ambitieuse qui dérange

Certains vont jusqu’à suspecter une volonté délibérée d’affaiblir et peut-être même d’asservir une Tunisie trop ambitieuse qui dérange et donne «le mauvais exemple» socio-démocratique.

Au-delà des réformes douloureuses qui s’imposent avec une acuité croissante, le salut de la Tunisie est en fait lié à la stabilité de ses voisins terrestres non pas par le feu et le sang, le règne des milices armées d’un côté et l’instrumentalisation répressive du terrorisme de l’autre, mais par un véritable processus de réformes démocratiques et économiques à travers toute la région.

En fait, le Maghreb est confronté à deux visions diamétralement opposées, celle d’un Maghreb des régimes avec leurs dérives despotiques et kleptocratiques opposée à celle d’un Maghreb espace de réformes, de prospérité des peuples, de liberté et de démocratie.

Le luxe de la temporisation et de l’expectative

Cette question fondamentale pour la sécurité, la stabilité et la prospérité de la Tunisie pose le dilemme de la passivité avec son corollaire d’attente à la Godot d’un déclenchement aléatoire de ce processus démocratique et réformiste chez ses voisins ou le considérer comme faisant partie intégrante de la sécurité nationale en y jouant un rôle plus actif afin de favoriser l’émergence d’un véritable Maghreb des démocraties et des peuples et non pas un Maghreb de régimes contestés et à certains égards désavoués par leurs propres peuples.

Ce choix difficile et lourd de responsabilités et de risques pèsera sur le sort et les chances de relance et même de survie de la Tunisie au cours des prochaines décennies si la conjoncture internationale et les bouleversements géostratégiques qui semblent s’accélérer lui donnent le luxe de la temporisation et de l’expectative.

* Ancien ambassadeur.

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Gestern — 19. März 2026Haupt-Feeds

Mohsen Marzouk réclame son droit au renouvellement de son passeport

19. März 2026 um 12:53

Dans un communiqué publié le 19 mars 2026 sur sa page Facebook, le Mouvement Haq informe le public qu’il «suit de près la demande de renouvellement de passeport de Mohsen Marzouk», ancien conseiller auprès de la présidence de la République et ancien secrétaire général du parti Mahrou Tounes, après que l’activiste politique ait fait face à des difficultés à renouveler son document de voyage auprès des autorités compétentes.

Tout en rappelant que «le droit d’obtenir des documents de voyage est un droit constitutionnel garanti à tous les citoyens tunisiens sans exception, et ne peut être restreint que conformément aux dispositions de la loi», et que «l’État de droit et la neutralité des institutions publiques sont les deux piliers fondamentaux de la garantie des droits de la citoyenneté, tels que stipulés dans la Constitution tunisienne et les conventions internationales relatives aux droits de l’homme», le Le Mouvement Haq «appelle les autorités compétentes à accélérer le traitement administratif du passeport de M. Mohsen Marzouk, afin de garantir le respect de l’État de droit et la solidité des institutions.»

Il et à rappeler que l’intéressé avait publié sur sa page Facebook officielle un post adressé «à qui de droit» où il réclame le renouvellement de son passeport, en instance depuis plusieurs mois, malgré des demandes répétées. Marzouk rappelle aussi le cas de l’amiral Kamel Akrout, son ancien collègue à la présidence, qui a annoncé récemment rencontrer le même problème auprès des autorités consulaires tunisiennes.

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Ooredoo Tunisie lance une initiative sociale à l’occasion de l’Aïd El-Fitr

19. März 2026 um 11:12

À l’occasion de l’Aïd El-Fitr, Ooredoo Tunisie a organisé une initiative solidaire en collaboration avec l’association Kafel El Yatim, visant à apporter de la joie aux enfants et à leur faire vivre pleinement l’esprit de l’Aïd à travers un concept porteur de sens : leur offrir la possibilité de choisir ce qui les rend heureux.

Plutôt que d’offrir des cadeaux prédéfinis, Ooredoo Tunisie a imaginé cette initiative comme une expérience unique, où les enfants ont été invités à choisir eux-mêmes leurs tenues de l’Aïd ainsi que leurs jouets. Ce moment s’est rapidement transformé en une expérience joyeuse, rythmée par l’enthousiasme et les sourires, où chaque enfant a pu exprimer ses envies dans une ambiance chaleureuse et festive.

À travers cette initiative, Ooredoo Tunisie réaffirme sa conviction que la joie de l’Aïd ne réside pas uniquement dans le fait de recevoir, mais également dans l’expérience elle-même — ce moment précieux où l’enfant choisit ce qu’il aime et ressent toute l’excitation et l’attente qui rendent cette fête si spéciale.

Commentant cette initiative, Eyas Assaf, directeur général de Ooredoo Tunisie, a déclaré : «Chez Ooredoo, nous sommes convaincus que le rôle des entreprises dépasse la simple fourniture de services. Il s’agit également de contribuer de manière concrète aux communautés que nous servons. À travers notre programme de responsabilité sociétale “Tounes T3ich”, nous poursuivons notre engagement à lancer des initiatives à fort impact humain, qui renforcent la solidarité et diffusent espoir et joie, notamment lors des moments de partage comme l’Aïd. Voir la joie dans les yeux des enfants nous rappelle le sens profond de nos actions et renforce notre engagement à avoir un impact positif durable dans la société.»

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme de responsabilité sociétale «Tounes T3ich», à travers lequel Ooredoo Tunisie continue de déployer des actions solidaires au profit de différentes catégories de la société, tout en promouvant les valeurs de solidarité et d’entraide.

Ooredoo Tunisie réaffirme ainsi son engagement à créer un impact positif durable et à contribuer à offrir des moments de bonheur et d’espoir à travers tout le pays.

Aïd Moubarak à toutes et à tous.

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A quand la fin des agressions d’Israël ?

19. März 2026 um 10:21

Les Israéliens, aujourd’hui enivrés par les succès militaires remportés dans les guerres sans fin livrés contre leurs voisins, devraient méditer les conditions et les circonstances de la chute du puissant empire indien de Vijayanagara au XVIe siècle. Ils devraient aussi se préoccuper de l’avenir, car tout ce qu’ils font ces jours-ci avec l’aide et le soutien aveugles des Etats et de certains pays européens sera gravé dans les mémoires. Et il leur sera durement reproché un jour, lorsque le rapport de force régional et mondial changera radicalement à leur dépens. (Photo : Ruines du Royaume de Vijayanagara).

Mohamed Larbi Bouguerra *

Benjamin Netanyahu et ses ministres messianiques et suprémacistes visent le Grand Israël, du Nil à l’Euphrate et attaquent la Palestine (Cisjordanie et Gaza), le Liban, la Syrie, l’Iran, le Yémen et Qatar. Ils invoquent la Bible alors qu’Yitzhak Rabin disait que ce livre n’est pas un titre foncier.

Tous ces criminels de guerre ont intérêt à lire ce qu’il advint à «La Cité de la Victoire» il y a 500 ans.

Un empire combattif et ses voisins

Il était une fois un empire combatif indien qui se targuait du nom de la «Cité de la Victoire». Des générations durant, à côté d’une insolente prospérité économique, il affichait une agressivité marquée vis-à-vis des sultanats musulmans voisins.

Mais comme tout a une fin, un beau jour, il cessa d’exister. Aujourd’hui, demeurent ses ruines livrées à une végétation sauvage et aux hordes de touristes photographiant, à tour de bras, ses palais et ses marchés en ruine.

«La Cité de la Victoire» (en sanskrit : Vijayanagara) n’est ni une légende ni un mythe. Il s’agit d’un puissant royaume qui exista et prospéra entre le XIIIe et le XVIe siècle dans le sud de l’Inde.  Il comptait alors parmi les cités les plus importantes du monde avec un demi-million d’habitants.

A cette époque, le sous-continent indien était l’apanage de nombreux Etats musulmans : Golconda, Ahmednagar, Bidar, Berar et Bijapur. Quant à Vijayanagara, elle donnait sur la mer d’un côté et ces sultanats de l’autre.

Vouée au culte de Shiva et de Vishnu dans cet océan de cités musulmanes, Vijayanagara entretenait des alliances avec certains de ses voisins mais semait aussi les graines de la discorde entre eux, servie par le fait que l’Islam indien comptait des Chiites et des Sunnites.

A l’époque où les Portugais et les Espagnols sillonnaient l’océan en route vers l’Amérique, le roi Krishnadevaraya, pourtant fin lettré, finançait d’incessantes guerres contre ses voisins et ses étables regorgeaient d’éléphants de combat. La supériorité régionale du roi était patente du fait de l’assistance du Portugal, maintenant installé à Goa, et qui fournissait outre des mercenaires, des armes dernier cri, mousquetons, arquebuses et fusils à mèche qui effrayaient tant les combattants musulmans.

En 1530, le roi Krishnadevaraya décida de se lancer à l’assaut de Bijapur, le plus puissant des sultanats musulmans. Armée massive de 70 000 fantassins, 30 000 cavaliers et 550 éléphants face à bien moins de combattants et 250 éléphants. On utilisa les vieilles techniques de combat avec éléphants et catapultes mais aussi des plus modernes comme des canons et des fusils. Les forces royales perdirent du terrain mais le roi lança une contre-attaque en utilisant les armes modernes comme les fusils à mèches : les musulmans, paniqués, s’enfuirent. Vijayanagara entra en triomphateur dans la capitale de Bijapur qu’il livra à ses soldats qui pillèrent la ville et détruisirent ses beaux monuments.

Enivré par sa victoire, le monarque hindou exigea du sultan Adel Shah qu’il vienne embrasser ses chaussures. Le vœu du monarque ne fut pas exaucé. Loin de là !
Adel Shah décida de gagner du temps. Sage décision car Krishnadevaraya et son armée finirent par souffrir du manque de provisions dans la cité dévastée et se replièrent, la queue basse, à Vijiyanagara.

Pour l’historien américain Richard Maxwell Eaton, spécialiste de l’Inde à l’âge perse (1000-1715), à l’Université de l’Arizona, cette offensive du monarque hindou et son mépris des lois et coutumes de la guerre et de ses semblables a «semé les graines de la destruction de son royaume.»

Bien sûr, il a fallu du temps pour que la semence offre ses fruits et, en 1565, le roi Rama Raya a été contraint de combattre contre une coalition de cinq sultanats musulmans. Il fut tué sur le champ de bataille et ses troupes se dispersèrent. Les sultans victorieux entrèrent dans Vijiyanagara et la détruisirent de fond en comble après sa mise à sac. Cette fois, les Portugais ne furent d’aucun secours.

Les exemples historiques de la destruction d’un coup d’une grande cité prospère sont rarissimes. La capitale a été complètement abandonnée et une végétation luxuriante qui cache tigres et cerfs l’a recouverte.

Aujourd’hui, des foules de touristes visitent les ruines de «La Cité de la Victoire» connues sous le nom de Hampi dans l’Etat indien de Karnataka.

Aucune ligne rouge

Le journaliste, historien et critique littéraire israélien Ofri Hany écrit : «Israël est souvent comparé au royaume croisé – un projet de colonisation dans l’est musulman de fanatiques européens. Il y a des parallèles intéressants particulièrement avec le royaume combattant indien qui a prospéré il y a 500 ans. A l’instar de Vijayanagara, Israël sait créer des alliances temporaires avec certains de ses voisins. Il est passé maître aussi dans l’exploitation des conflits et des divisions parmi les régimes avoisinants. Israël bénéficie aussi grandement du support technologique de l’Occident – Allemagne notamment – et des Etats-Unis. Non moins important, Israël a développé une intoxication à la guerre, une insolence et une arrogance (la fameuse chutzpa) alarmantes. Il fracasse grossièrement les normes internationales tout en humiliant ses ennemis. Ce qui ne semble nullement émouvoir les Israéliens… Après le 7 Octobre, Israël a fait fi de plusieurs restrictions – nombre de morts de civils, traitement des leaders ennemis…. Il a fait monter les enchères et franchi presque toutes les lignes rouges. Il est terrifiant de penser aux conséquences au cas où les pays de la région dépasseraient leurs tensions internes et au cas où les Etats-Unis nous tourneraient le dos. Les Israéliens devraient se préoccuper de l’avenir. Tout ce que le pays fait ces jours-ci avec le secours d’une administration américaine dérangée et agressive sera gravé dans les mémoires. Même les pays qui sont aujourd’hui de notre côté nous le reprocheront. Les habitants de Vijayanagara l’ont appris à leur dépens. Ils avaient Shiva et nous avons la Bible» (Haaretz, 5 mars 2026)

Or Jacques Attali citant précisément la Bible écrit que «le prophète Isaïe demande qu’on laisse de la place dans la région à d’autres peuples par une formule si moderne : ‘‘Malheur à vous qui annexez maison après maison, qui ajoutez champ à champ sans laisser un coin de libre et prétendez vous implanter seuls dans la pays’’» (Isaïe 5, 8-9) in ‘‘Dictionnaire amoureux du judaïsme’’ (Plon-Fayard, 2009, p. 246).

* Professeur honoraire à la Faculté des sciences de Tunis et ancien directeur associé de recherche au CNRS – Paris.

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Le Maroc, 1er importateur d’armes d’Afrique

19. März 2026 um 09:28

Le Maroc est devenu le premier importateur d’armes majeures en Afrique, ses achats ayant augmenté ces cinq dernières années, alors que le pays poursuit la modernisation de son armée, selon un rapport. Cette hausse intervient dans un contexte de tensions persistantes avec l’Algérie voisine.

Ces conclusions proviennent de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), en Suède, qui suit les transferts d’armes à l’échelle mondiale.

Son dernier rapport, publié cette semaine, montre que les importations marocaines d’armes majeures ont progressé de 12 % entre 2021 et 2025 par rapport à la période 2016-2020.

Les armes majeures comprennent notamment des véhicules blindés, des avions de chasse, des navires de guerre et des systèmes de missiles.

Le Maroc se classe désormais au 28e rang mondial des pays importateurs d’armes, Rabat poursuivant la modernisation de ses forces armées dans une région marquée par des tensions persistantes avec l’Algérie voisine, indique le rapport.

Les importations d’armes de l’Algérie ont quant à elles chuté de 78 % sur la même période. Mais Sipri a appelé à la prudence quant à ces chiffres, soulignant que l’Algérie a tendance à être discrète sur ses achats militaires.

Trois principaux fournisseurs

Le rapport recense également les principaux fournisseurs d’armes du Maroc.

Les États-Unis ont représenté environ 60 % des livraisons au pays entre 2021 et 2025, suivis d’Israël avec environ 24 % et de la France avec environ 10 %.

Ces chiffres témoignent d’un récent renforcement de la coopération militaire entre Rabat et Israël, notamment dans le domaine des systèmes de surveillance.

Ailleurs en Afrique, la tendance a été très différente. Les importations d’armes des autres pays du continent ont chuté de 41 % entre 2021 et 2025.

Durant cette période, les États-Unis ont fourni 19 % des armes livrées à l’Afrique, suivis de la Chine, de la Russie et de la France.

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Sommes-nous tous les otages de Donald Trump ?

19. März 2026 um 08:20

Avec Donald Trump, les dérapages sont devenus une habitude. À force de décisions hasardeuses, ubuesques et irrationnelles, le monde a fini par ne plus le prendre au sérieux, même si ce qu’il décide et fait exécuter a des conséquences graves voire catastrophiques pour les Etats-Unis et le monde. Mais cette fois, il est allé jusqu’au bout de sa folie : tuer et faire tuer, massivement et sans retenue, ni légale ni morale. Dans un retour à la loi de la jungle.

Dr Abderrahmane Cherfouh *

En s’attaquant à l’Iran, Trump emprunte une voie pour le moins dangereuse et peut-être suicidaire. Cette guerre est un acte irréfléchi. Elle est révélatrice de pulsions qui menacent d’entraîner le Moyen-Orient et le monde vers des catastrophes dont les conséquences seront terribles pour l’humanité.

Avec l’appétit d’expansion et de conquête des Etats-Unis, une fatalité nouvelle semble s’abattre sur les pays pauvres et faibles du Tiers-Monde qui remet en question jusqu’à leur souveraineté acquise au terme de luttes de libération nationale.

L’asservissement global

L’ancien ordre colonial, qui a régi le monde par la voie de l’emprise et de l’administration directe des territoires et des populations, ordre qui a été considéré comme définitivement révolu au lendemain des indépendances, semble se redéployer sous une autre forme à la faveur de la nouvelle conjoncture internationale induite par l’avènement de Trump à la Maison Blanche.

Les prémisses de ce nouvel ordre indiquent que les puissances occidentales, passées presque toutes au garde-à-vous sous la bannière américaine, mettent la planète sous surveillance permanente aux fins de contrôler les faits et gestes des autres nations en mettant sous l’éteignoir l’Onu et en bafouant le droit international, rabrouant même leurs partenaires lorsque ceux-ci tentent timidement de faire valoir la loi, l’éthique ou la raison et ne marchent pas dans la combine concoctée à Washington, à l’instar de l’Espagne et de son brave chef de gouvernement Pedro Sánchez.

Des forces d’intervention rapide et des moyens de frappe hyper-technologiques achèveront de soumettre les volontés récalcitrantes dans n’importe quelle région du monde. Les États-Unis en Irak, en Syrie et récemment au Venezuela (peut-être ce sera bientôt le tour de Cuba) et en Iran, Israël dans les territoires palestiniens, au Liban et en Syrie, la France en Libye -conjointement avec les Etats-Unis- nous ont donné les signes avant-coureurs de ce nouveau dispositif d’asservissement global.

La crise du Moyen-Orient, parce que cette région concentre tous les ingrédients d’une opposition radicale à l’ordre occidental, et l’insoumission de l’Iran, de par sa position géostratégique et ses richesses pétrolières, constituent l’épreuve décisive où se joue aujourd’hui le destin du monde.

La puissance médiatique mise en service de la guerre en Iran et de la dénaturation des données réelles du conflit, de même que les discours uniformes et consensuels de l’Occident -malgré les fausses réserves exprimées de temps en temps pour la forme et pour sauver la face- ont révélé la volonté unilatérale de ce même Occident de régenter le monde, de soumettre les nations et de s’accaparer leurs richesses. C’est là une tendance lourde qui doit nous inquiéter au plus haut point.

Une guerre sans fin ?

Ceci dit, les nouvelles qui nous parviennent du front ne prouvent absolument pas la victoire annoncée à cor et à cri par Trump, l’ami intime du pédo-criminel Epstein et de son acolyte génocidaire Netanyahu sous mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale (CPI).

Trump avait initialement prévu une frappe foudroyante au terme de laquelle l’Iran, son gouvernement, son armée et ses infrastructures militaires et industrielles allaient être totalement anéantis en trois à quatre jours, à l’issue desquels le peuple iranien allait enfin se débarrasser des mollahs, accéder à la liberté et initier sa transition démocratique.

Or, trois semaines après, ce scénario tarde à se réaliser et des voix s’élèvent, y compris à Washington, pour critiquer les élans belliqueux de l’homme d’affaires converti en chef de guerre qui a envoyé ses troupes au front sans véritable plan de bataille, tout en mettant la paix et la stabilité mondiales en danger, prenant l’humanité entière en otage.

Face à la plus grande superpuissance mondiale qui, pressée par son propre agenda politique, a hâte de finir le sale boulot et d’anéantir toute résistance, sans y parvenir vraiment, chaque minute, chaque heure et chaque jour de résistance à sa folie furieuse constituent une victoire du peuple iranien qui, au final, décidera de l’issue de cette guerre.

* Médecin.

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Iran | Comment Mojtaba Khamenei est-il devenu Guide ?

19. März 2026 um 07:55

L’accession de Mojtaba Khamenei, qui demeure encore invisible depuis son élection, au poste de Guide suprême de la République islamique d’Iran pourrait paraître simple voire prédestinée. Pourtant, il n’en est rien. Entre intrigues, conciliabules, jeux de pouvoir et rivalités, la succession a été tout sauf facile ! De plus, sans le soutien précieux des puissants Gardiens de la révolution, il n’aurait jamais pu devenir Guide car aujourd’hui en Iran ce n’est plus le régime des Mollahs -vieux cliché français périmé- mais le régime des Gardiens !

Imed Bahri

Selon le New York Times, l’ascension de Mojtaba Khamenei au poste suprême n’est intervenue qu’après une lutte de succession acharnée. Ce processus à haut risque a transformé la République islamique en une version iranienne de Game of Thrones* avec tous les ingrédients qui vont avec : un trône vacant, un conseil de religieux et deux dynasties rivales, la famille Khamenei et la famille Khomeini. Les politiciens se sont disputés le pouvoir, les commandants militaires ont défendu leurs positions et un ancien chef des services de renseignement, tristement célèbre pour avoir orchestré des assassinats, s’est immiscé dans la bataille.

La succession de l’ayatollah Ali Khamenei qui avait dirigé le pays depuis 1989 à travers des décennies de troubles a été ardue. Et durant la guerre contre les États-Unis et Israël, alors que les bombes pleuvaient et que les explosions secouaient la terre, le choix d’un successeur pour un poste à vie devint une véritable épreuve pour la survie du régime.

Le NYT précise que le récit des réunions internes, des luttes de pouvoir et des rivalités qui ont propulsé le fils solitaire de l’ayatollah Khamenei, âgé de 56 ans, à la tête du pouvoir, s’appuie sur des entretiens avec cinq hauts responsables iraniens, deux religieux, deux Iraniens proches du bureau du Guide suprême ainsi que trois membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) connaissant le processus de sélection. Tous ont requis l’anonymat, n’étant pas autorisés à s’exprimer publiquement sur les délibérations internes au sein du régime.

Selon tous les témoignages, Mojtaba Khamenei n’aurait pas pu accéder à ce poste si son père était décédé de cause naturelle. L’ayatollah Khamenei avait proposé trois noms de successeurs potentiels à ses proches conseillers et son fils n’en faisait pas partie.

Réunions secrètes

Le 3 mars, l’Assemblée des experts –organe composé de 88 hauts dignitaires religieux et constitutionnellement chargé de désigner le Guide suprême– a tenu une réunion virtuelle secrète afin d’entamer un processus qui prendrait fin lorsqu’un candidat obtiendrait une majorité des deux tiers.

Plus tôt dans la journée, Israël avait bombardé le siège de l’Assemblée à Qom, ville où résident et enseignent de nombreux religieux dans des séminaires chiites, tuant ainsi des membres du personnel administratif.

Depuis l’assassinat de l’ayatollah Khamenei, le 28 février, lors de frappes aériennes le premier jour de la guerre, des factions politiques rivales et des commandants des Gardiens de la révolution s’efforçaient de promouvoir leurs candidats et de consolider leur pouvoir, selon de hauts responsables, des religieux et des membres du CGRI.

Les tenants de la ligne dure préféraient ignorer les appels à un changement de régime, tant au niveau national qu’international. Ils souhaitaient s’inscrire dans la continuité de l’ayatollah Ali Khamenei et poursuivre sa politique.

La faction modérée, quant à elle, prônait la rupture, prônait un nouveau style de gouvernement et la fin des hostilités avec les États-Unis.

Mojtaba Khamenei bénéficiait du soutien d’alliés puissants : le CGRI et son nouveau commandant en chef, le général Ahmad Vahidi mais aussi le général Mohammad Ali Aziz Jafari, stratège du CGRI durant la guerre en cours, le général Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et ancien du CGRI. Hossein Taeb, ancien chef des services de renseignement du CGRI et cerveau des assassinats à l’étranger, était également de son côté.

Cependant, l’opposition à Khamenei émergea de milieux inattendus. Ali Larijani**, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien et dirigeant de facto du pays, déclara à certains membres de l’Assemblée des experts qu’il estimait que le pays avait besoin d’un dirigeant modéré capable d’unifier le pays et que Mojtaba Khamenei serait une source de division.

Le président Massoud Pezeshkian, lui-même modéré, ainsi que plusieurs hauts responsables et religieux, ont rejoint l’opposition à la candidature de Mojtaba.

Le camp modéré défendait des candidats potentiels : l’ancien président de 2013 à 2021, Hassan Rouhani dont l’influence avait diminué mais qui était un centriste et avait mené les négociations ayant abouti à l’accord nucléaire de 2015 avec les États-Unis mais aussi Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur du régime, l’ayatollah Rouhollah Khomeini, proche des partis réformistes.

Les modérés proposaient également Alireza Arafi, érudit religieux et juriste, comme candidat de compromis. C’est une figure aux solides convictions religieuses mais sans influence politique ou militaire, ce qui le rendait plus facile à gérer.

Alors que les discussions au sein de l’Assemblée des experts se poursuivaient concernant les candidats, des responsables ont indiqué que la colère envers le président américain et le Premier ministre israélien alimentait un fort désir de revanche, affaiblissant les efforts des modérés.

Au fil des débats, les membres de l’Assemblée semblaient moins préoccupés par la recherche d’un dirigeant capable de sortir le pays de sa crise profonde que par la quête d’une nouvelle incarnation de leur chef martyr afin de venger son assassinat.

L’ayatollah Mahmoud Rajabi, membre du conseil de l’Assemblée des experts, a précisé lors d’un entretien avec la télévision d’État qu’il y avait différents profils et a déclaré : «Certains ont une vision sociale et politique forte, d’autres une plus grande autorité religieuse, d’autres encore de solides compétences administratives et d’autres enfin la sagesse», ajoutant que l’Assemblée avait tenté de se réunir en présentiel à cinq ou six reprises mais que les séances avaient été annulées pour des raisons de sécurité.

Lors du premier tour de scrutin, le 3 mars, Mojtaba Khamenei a obtenu la majorité des deux tiers requise, signe de la victoire des généraux des Gardiens de la révolution. L’Assemblée des experts en a informé les responsables gouvernementaux, qui ont à leur tour prévenu les médias d’État de se préparer à l’annonce de la succession à l’aube du 4 mars mais les choses vont prendre une autre tournure. 

Résistance en coulisse 

Larijani a bloqué l’annonce de l’accession de Mojtaba Khamenei au poste de Guide suprême, arguant que cela mettrait sa vie en danger, le président Trump et le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, ayant menacé d’assassiner tout successeur. Il a suggéré d’attendre la fin de la guerre.

Ce blocage a permis au camp modéré de tenter une dernière fois de faire pression sur l’Assemblée des experts afin qu’elle revienne sur sa décision. Cependant, la tenue de nouvelles élections exigeait des raisons impérieuses.

Larijani, proche confident d’Ali Khamenei, a soutenu qu’un vote virtuel pour Mojtaba Khamenei était illégal, la Constitution imposant un vote en présentiel. L’Assemblée fut alors informée que Mojtaba Khamenei, qui se remettait de blessures reçues lors du premier jour de la guerre, ne souhaitait absolument pas ce poste. Pour des raisons de sécurité, tout contact direct avec lui était impossible. «Lorsqu’on lui a annoncé son élection, il a déclaré: Je ne veux pas accepter ce poste. Choisissez quelqu’un d’autre», a indiqué Abdolreza Davari, un homme politique proche de lui, lors d’un entretien téléphonique depuis Téhéran. Et d’ajouter : «C’est une tradition chiite chez les religieux, où une personne décline poliment une charge pour signifier qu’elle ne recherche pas le pouvoir puis l’accepte ultérieurement».

Les membres du camp modéré informèrent alors le conseil qu’ils avaient découvert une nouvelle directive importante de l’ayatollah Ali Khamenei et demandèrent une rencontre en personne avec la direction du conseil. Lors de la réunion, deux des plus proches collaborateurs de l’ayatollah Khamenei –un conseiller militaire de haut rang et Asghar Hejazi, son chef de cabinet– témoignèrent que Khamenei leur avait confié ne pas souhaiter que son fils ni aucun autre membre de sa famille lui succède. Ils expliquèrent qu’il avait interdit la succession héréditaire car elle contredisait l’essence même de la révolution islamique de 1979 qui avait renversé la monarchie. Ils présentèrent ensuite un testament écrit reprenant ce message et demandèrent au conseil d’annuler le vote initial.

Cette décision soudaine choqua les religieux présents à la réunion, selon des responsables et des religieux. Ils demandèrent un délai pour consulter les autres membres. Cette situation a également alarmé les généraux des Gardiens de la révolution, partisans de Mojtaba Khamenei, qui ont lancé une contre-attaque.

Dans une allocution télévisée, l’ayatollah Ali Moallemi, membre de l’Assemblée des experts, a dénoncé les agissements des modérés, les qualifiant de «coup d’État». Il a déclaré : «On a tenté de modifier l’opinion des membres de l’Assemblée et de nous entraîner dans une autre direction. Des forces extérieures à l’Assemblée ont essayé de nous infiltrer et de nous influencer».

Les généraux imposent Mojtaba 

Le 7 mars, le président Pezeshkian a annoncé que l’Iran cesserait ses attaques contre les États arabes du Golfe et a présenté ses excuses. Il a précisé que la décision de désamorcer les tensions avec ses voisins arabes émanait d’un conseil de transition composé de trois personnes, dont il était membre, assumant temporairement les pouvoirs du Guide suprême jusqu’à l’élection d’un nouveau.

Cette décision a provoqué la colère des généraux des Gardiens de la révolution, qui mènent la guerre et soutiennent Mojtaba Khamenei, selon des responsables iraniens et des membres des Gardiens.

Les généraux Ahmad Vahidi et Aziz Jafari ont fait pression sur l’Assemblée des experts pour qu’elle se réunisse immédiatement afin de procéder à un vote final et de proclamer Mojtaba Khamenei nouveau Guide suprême.

Hossein Taeb, ancien chef du service de renseignement des Gardiens de la révolution, a contacté les 88 membres de l’Assemblée des experts et les a exhortés à voter pour Khamenei. Il a affirmé que voter pour le fils de l’ayatollah était un devoir moral, religieux et idéologique.

L’Assemblée s’est réunie à nouveau le 8 mars, également virtuellement, pour examiner les questions soulevées par les modérés. Certains membres ont déclaré qu’ils devaient respecter les souhaits de l’ayatollah Khamenei et exclure son fils. D’autres ont fait valoir que la Constitution ne les obligeait pas à suivre la volonté de l’ancien Guide suprême et qu’ils avaient l’autorité nécessaire pour prendre une décision indépendante. Tous ont convenu que les circonstances de la guerre permettaient de considérer le vote virtuel comme légitime.

Chaque religieux a inscrit le nom de son candidat sur un morceau de papier, l’a plié et l’a placé dans une enveloppe scellée à la cire. Des messagers ont ensuite remis les bulletins en main propre à une commission chargée du dépouillement et de la vérification des votes.

Mojtaba Khamenei a obtenu 59 voix sur 88, soit la majorité des deux-tiers requise mais loin de l’unanimité.

Peu avant minuit, les médias d’État ont annoncé l’élection d’un nouveau Guide suprême en Iran. Les messages de félicitations et les témoignages de loyauté ont afflué pour Mojtaba Khamenei, même de la part de ceux qui avaient tenté d’entraver son accession au pouvoir. Du moins publiquement, les institutions du régime iranien se sont ralliées au nouveau Guide suprême qui n’a pas encore fait d’apparition publique.

*Game of Thrones est une série télévisée mettant en scène neuf familles nobles qui rivalisent pour le contrôle du Trône de Fer dans les sept royaumes de Westeros.

** L’armée israélienne a annoncé mardi 17 mars 2026 l’assassinat d’Ali Larijani et du général Gholamreza Soleimani, chef des Basij, lors d’une frappe aérienne la veille.

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Subvention japonaise pour un projet solaire à Gabès

19. März 2026 um 07:51

L’Ambassade du Japon en Tunisie a annoncé qu’un projet photovoltaïque de 130 MW à Gabès a été sélectionné, en février 2026, pour bénéficier d’une subvention du Gouvernant du Japon dans le cadre du Mécanisme d’échange de crédits carbone (MCC).

Ce mécanisme vise à encourager le lancement de projets contribuant la réduction de gaz à effet de serre en accordant une subvention plafonnée à 2 milliards de yens (soit environ 37 millions de dinars).

Ce projet sera mis en œuvre par l’entreprise japonaise Marubeni Corporation, en partenariat avec une entreprise française, et constitue le quatrième projet initié par le MCC en Tunisie, faisant suite aux deux projets photovoltaïques à Sidi Bouzid et un à Tozeur.

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Tunisie | Mesures pour assurer de bonnes récoltes de céréales

19. März 2026 um 07:40

Face aux effets néfastes du changement climatique, des efforts sont déployés pour adopter des pratiques agricoles durables qui améliorent la productivité et garantissent la préservation des ressources naturelles en optimisant la fertilité des sols grâce à une rotation des cultures appropriée.

C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche joutant que les agriculteurs sont incités à continuer d’investir dans l’agriculture à grande échelle et des campagnes de sensibilisation ciblées sont mises en œuvre pour souligner l’importance de la protection des cultures contre les incendies et les maladies, a rapporté Mosaïque FM. L’objectif est d’assurer de bonnes récoltes de céréales, de renforcer la production nationale de ces denrées, de réduire le déficit de la balance commerciale induit, entre autres, par les importations de céréales, et de soutenir la souveraineté alimentaire.

La Tunisie importe 85% de ses besoins en céréales

Rappelons à ce propos que la Tunisie dépend fortement des importations pour couvrir ses besoins céréaliers, avec une consommation annuelle d’environ 3,4 à 4 millions de tonnes. En raison de la sécheresse, le pays importe plus de 85 % de son blé tendre et une part importante de son blé dur et orge, principalement de Russie et de l’Union européenne (UE). 

Dans ce contexte, Ezzeddine Ben Cheikh a indiqué que la quantité totale de céréales collectées lors de la campagne précédente s’élevait à environ 12 millions de quintaux, dont 8,3 millions de quintaux de blé dur, 2,9 millions de quintaux d’orge et 0,65 million de quintaux de blé tendre.

Ce résultat a été obtenu grâce au renforcement des capacités de stockage existantes, avec un million de quintaux supplémentaires, et à la mise en œuvre par l’Office national des céréales d’un plan opérationnel prévoyant l’évacuation anticipée des céréales des centres de collecte. Ce plan était en vigueur depuis le début de la campagne, fin mai 2025, dans le gouvernorat de Kairouan, et la limitation de la capacité de chargement des camions de transport de céréales a été suspendue.

Des agriculteurs fortement endettés

Dans un autre contexte, l’encours des prêts aux agriculteurs du secteur agricole s’élevait à environ 4,6 milliards de dinars, selon les données de la Banque centrale datant de novembre 2025.

Par ailleurs, 5 674 agriculteurs avaient bénéficié de 7 257 prêts de la Banque tunisienne de solidarité en 2025, pour un montant total de 53,9 millions de dinars, dont 49,1 millions de dinars de pénalités de retard et 4,8 millions de dinars d’intérêts contractuels.

Le département travaille actuellement à la mise en œuvre des mesures de rééchelonnement de la dette prévues par la loi de finances 2026.

I. B.

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Séminaire à Tunis | Clusters et intégration dans les chaînes de valeur

19. März 2026 um 07:09

L’EuroMed Clusters Policy Seminar – Maghreb Edition, un séminaire de haut niveau axé sur le dialogue politique pour l’innovation portée par les clusters et l’intégration dans les chaînes de valeur régionales se déroulera le 25 mars 2026 au Sheraton à Tunis, dans le cadre du projet Euromed Clusters Forward (ECF), cofinancé par l’Union européenne.

Ce séminaire, organisé par le Forum Euro-Méditerranéen des Instituts de Sciences Économiques (Femise), en partenariat avec Anima Investment Network, l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) et l’Economic Research Forum (ERF), réunira des décideurs publics, des responsables de clusters, des représentants du secteur privé, des experts et des acteurs de l’innovation de la région euro-méditerranéenne. L’objectif principal est de débattre du rôle central des clusters dans le renforcement de la compétitivité industrielle, l’innovation et l’intégration dans les chaînes de valeur régionales.

Parmi les intervenants, on cite Fatma Thabet Chiboub, ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie, Tarak Chérif, président d’Anima Investment Network et Omar Bouzouada, directeur général de l’APII.

Cet événement promet d’être un moment clé pour l’échange de bonnes pratiques, le renforcement des partenariats et l’initiation de projets innovants destinés à améliorer la compétitivité des clusters tunisiennes et maghrébine et leur intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

Renforcer les clusters en Méditerranée

Les clusters sont aujourd’hui reconnus comme un levier stratégique pour stimuler l’industrialisation, encourager l’innovation et améliorer l’intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales.

Dans les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée, ils jouent un rôle clé pour soutenir la compétitivité, favoriser les exportations et générer des opportunités d’emploi dans des secteurs à fort potentiel.

Cependant, leur développement reste confronté à plusieurs défis : cadres réglementaires fragmentés, accès limité au financement de l’innovation, inadéquation entre les compétences et les besoins industriels, et liens insuffisants entre recherche et industrie.

Le EuroMed Clusters Policy Seminar vise ainsi à offrir une plateforme de dialogue et d’échange afin d’identifier des recommandations politiques concrètes pour soutenir le développement des clusters et renforcer les chaînes de valeur régionales dans la région Maghreb et au-delà.

Trois défis clés au cœur des discussions

Le séminaire sera structuré autour de trois thématiques principales reflétant les défis majeurs auxquels sont confrontés les clusters dans la région :

Montée en gamme industrielle et innovation : renforcer la transition technologique et environnementale industrielle est la clé pour l’intégration dans les chaînes de valeur internationales et en particulier pour l’accès au marché européen.

• Financement orienté vers l’innovation et co-investissement privé : développer et encourager les mécanismes de financement et les investissements adaptés aux clusters, à la collaboration dans entre les acteurs du processus d’innovation.

• Développement des compétences et collaboration recherche–industrie : combler le fossé entre compétences et besoins industriels et renforcer les partenariats entre universités, centres de recherche et entreprises.

Ces sessions combineront présentations d’experts, partage de bonnes pratiques nationales et européennes, discussions interactives et études de cas, favorisant un échange d’expériences entre les différents acteurs de l’écosystème.

Un format interactif orienté vers l’action Au-delà des panels thématiques, l’événement intégrera des sessions interactives et des groupes de travail, permettant aux participants d’explorer plus en profondeur les défis identifiés et de discuter des politiques et initiatives les plus pertinentes pour soutenir le développement des clusters dans la région.

Les résultats de ces discussions contribueront à l’élaboration d’un Policy Package régional, comprenant des rapports de synthèse, des entretiens d’experts et des policy briefs nationaux visant à soutenir les stratégies de développement à long terme des clusters dans la région euro-méditerranéenne.

Série de séminaires à l’échelle euro-méditerranéenne

Le séminaire de Tunis constitue le premier d’une série de séminaires politiques organisés dans le cadre du projet EuroMed Clusters Forward, qui comprend également :

• un séminaire Mashreq prévu le 17 et 18 mai 2026, au Caire.

• Et une conférence de capitalisation prévue le 3 et 4 novembre à Marseille.

Au total, ces trois séminaires rassembleront plus de 500 participants provenant de plusieurs pays de la région euro-méditerranéenne et du Mashreq, parmi lesquels des décideurs publics, des experts internationaux, des responsables de clusters et des représentants du secteur privé.

Communiqué.

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Tunisie | Continuité des services financiers pendant les fêtes

18. März 2026 um 13:44

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a appelé, dans un communiqué publié ce mercredi 18 mars 2026, les banques et l’Office national des postes (La Poste Tunisienne) à prendre les mesures nécessaires pour assurer la continuité des retraits d’espèces aux distributeurs automatiques et des services de paiement électronique pendant les fêtes de l’Indépendance (20 mars) et de l’Aïd El-Fitr (20, 21 et 22 mars).

La Banque centrale a souligné l’importance d’assurer le réapprovisionnement régulier des distributeurs automatiques et la disponibilité technique des plateformes électroniques afin de garantir la continuité des services financiers aux citoyens.

Elle a également insisté sur l’importance d’une intervention rapide pour remédier à tout dysfonctionnement ou interruption de service, exhortant les responsables à la mise en œuvre de mesures préventives pour éviter les pannes et répondre à la demande accrue de services bancaires pendant les fêtes.

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La nouvelle liste de l’équipe de Tunisie de football

18. März 2026 um 13:29

Le sélectionneur de l’équipe nationale tunisienne, Sabri Lamouchi, a annoncé aujourd’hui, mercredi 18 mars 2026, la composition de l’équipe pour les matchs amicaux contre Haïti et le Canada, qui auront lieu les 28 et 31 mars à Toronto, au Canada.

Voici la liste des joueurs convoqués :

* Gardiens de but : Aymen Dahmen – Sabri Ben Hassen – Abdelmouhib Chamakh et Noureddine Farhati.

* Défenseurs : Yan Valéry – Moataz Nefati – Ghaith Zaalouni – Omar Rekik – Adam Arous – Alaa Ghram – Raed Chikhaoui – Mohamed Amine Ben Hamida – Mortadha Ben Ouanes et Ali Abdi.

* Milieu de terrain : Ellyes Skhiri – Hannibal Mejbri – Anis Ben Slimane – Rani Khedira – Ismail Gharbi – Mohamed Belhaj Mahmoud.

* Attaquants : Elias Saad – Sébastien Tounekti – Rayan Elloumi – Firas Chaouat – Louey Ben Farhat – Sayfallah Ltaief – Omar Ben Ali – Khalil Ayari – Hazem Mastouri et Anis Saidi.

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