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Inflation en Tunisie | Causes profondes et voies de sortie

06. März 2026 um 08:57

Même si le rythme de l’inflation semble se stabiliser, la hausse des prix continue de peser sur le pouvoir d’achat des Tunisiens. Derrière les chiffres officiels se cachent des facteurs multiples : chocs internationaux, fragilités structurelles et choix de politique économique. Comprendre ces mécanismes est essentiel pour identifier des réformes capables de contenir durablement les pressions inflationnistes.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Depuis plusieurs années, l’économie mondiale traverse des turbulences majeures. La Tunisie n’y échappe pas. La hausse continue des prix des denrées alimentaires, de l’énergie et des biens de consommation met en lumière la fragilité des équilibres économiques nationaux. Certains peuvent penser que l’inflation est seulement le résultat de décisions politiques ponctuelles ou de la spéculation. Pourtant, les chiffres montrent que les pressions extérieures et les contraintes structurelles jouent un rôle déterminant. Identifier les causes réelles est essentiel pour envisager des solutions durables et éviter que la hausse des prix ne devienne un facteur de tension sociale.

Chocs internationaux, moteur initial de l’inflation

L’inflation actuelle puise ses racines dans des perturbations économiques mondiales majeures :

La pandémie de Cocid-19 a désorganisé les chaînes d’approvisionnement, entraînant une hausse des coûts de transport et des matières premières.

La guerre en Ukraine a fait exploser les prix du pétrole, des céréales et des engrais. Le prix du blé a augmenté de plus de 50 % sur les marchés internationaux entre 2021 et 2023, impactant directement la facture alimentaire tunisienne.

Pour un pays importateur net comme la Tunisie, ces tensions se traduisent directement par une inflation importée, pesant sur les coûts de production et sur les prix à la consommation.

Fragilités structurelles, terrain fertile pour la hausse des prix

Plusieurs facteurs internes amplifient la pression sur les prix.

D’abord, la dépendance aux importations : l’énergie, les céréales et les intrants agricoles restent largement importés. La dépréciation du dinar ou la hausse des prix internationaux pèsent directement sur le coût de production.

Ensuite, les chaînes de distribution complexes : le nombre élevé d’intermédiaires entre producteurs et consommateurs augmente les marges et accentue les hausses de prix.

Enfin, la productivité limitée : certains secteurs agricoles et industriels ne produisent pas assez pour répondre à la demande. Même lors d’une bonne saison, les prix restent élevés en raison de pertes post-récolte et de logistique inefficace.

Subventions entre soutien et distorsion

Les subventions alimentaires et énergétiques jouent un rôle social crucial mais soulèvent aussi des débats. Elles rendent l’inflation officielle moins représentative de la réalité du marché. Leur financement, souvent via création monétaire ou emprunt, peut accroître la pression inflationniste. Entre 2024 et 2025, le gouvernement tunisien a injecté environ 18 milliards de dinars dans le budget de soutien, illustrant le dilemme entre soutien social et maîtrise de l’inflation.

Voies pour stabiliser durablement les prix

Pour maîtriser l’inflation sur le long terme, plusieurs mesures doivent être envisagées. Il convient d’abord de réformer progressivement les subventions. Il s’agit de mieux cibler les ménages vulnérables pour réduire le coût budgétaire et limiter les distorsions.

Il convient ensuite de renforcer la production locale en renforçant l’offre nationale pour réduire la dépendance aux importations et amortir l’effet des chocs extérieurs.

Autre urgence : moderniser les circuits de distribution en simplifiant la chaîne, réduisant les intermédiaires et améliorant la transparence des prix.

Enfin, la stabilisation du cadre macroéconomique aidera à maîtriser les déficits publics, gérer la masse monétaire et renforcer les réserves en devises pour restaurer la confiance dans le dinar.

La maîtrise de l’inflation ne peut donc se limiter à des ajustements monétaires ponctuels. Elle nécessite une approche globale et cohérente, combinant réformes structurelles, stabilisation macroéconomique et renforcement de la production locale.

Pour réduire durablement les tensions sur les prix, la Tunisie doit relancer l’investissement et la production locale, accroître la productivité et l’efficacité des marchés, et restaurer la confiance dans l’économie.

Ces mesures sont essentielles pour protéger le pouvoir d’achat des ménages et garantir une stabilité sociale et économique durable, tout en permettant aux politiques publiques d’anticiper et d’amortir les futurs chocs économiques.

* Ingénieur informatique et cadre d’entreprise publique.

** Cette tribune a été rédigée par l’auteur et structurée avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle pour correction, ajustement du style et recherche de données chiffrées. L’infographie résumant chiffres clés, causes et voies de sortie a été créée pour illustrer visuellement l’analyse et faciliter la compréhension.

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Ramadan | Le pain subventionné se fait rare

23. Februar 2026 um 07:44

Certaines boulangeries ont délibérément réduit leur production de pain subventionné depuis le début du ramadan et ont cessé d’approvisionner les épiceries.

C’est ce qu’a déclaré le président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (Otic), Lotfi Riahi, dimanche 22 février 2026, à l’agence Tunis Afrique Presse (Tap), ajoutant que ces boulangeries incitent les consommateurs à acheter du pain fin ou non subventionné, plus cher. Ces pratiques constituent une violation grave de l’esprit du système de subvention et portent directement atteinte au pouvoir d’achat des citoyens.

Lotfi Riahi a rappelé à cet égard que le pain subventionné en Tunisie est soumis à un système de soutien financé par l’État via le Fonds général de compensation, et supervisé par le ministère du Commerce et de la Promotion des exportations, en coordination avec l’Office des céréales, qui a le monopole de l’importation du blé.

Les finances publiques prennent en charge la différence importante entre le coût du blé importé et le prix de vente fixé par les pouvoirs publics, le soutien de l’Etat visant exclusivement à protéger le pouvoir d’achat des consommateurs et non à maximiser les profits de certains professionnels du secteur, a-t-il encore expliqué.

Le président de l’Otic a estimé que toute réduction artificielle de la production de pain subventionné, tout en maintenant la production de pain non subventionné, dont la marge bénéficiaire est plus élevée, constitue un transfert illégal de l’aide publique vers des profits privés, un manquement aux obligations d’exploitation liées à l’autorisation et une pratique commerciale déloyale qui porte atteinte au droit d’accès à un produit de base subventionné.

«On a constaté un épuisement systématique et rapide des stocks, un refus d’approvisionner les points de vente extérieurs et une orientation directe des consommateurs vers des produits plus chers, ce qui équivaut à exploiter une situation de consommation délicate pour réaliser des gains supplémentaires au détriment des deniers publics et de la stabilité sociale», a indiqué M. Riahi, qui a demandé aux instances de contrôle de mettre en place immédiatement une surveillance intensive, de vérifier que les quantités de farine subventionnée reçues par les boulangers correspondent à celles qu’ils ont effectivement produites, de publier des données transparentes sur les quotas distribués et les cas d’infraction, et d’appliquer sans hésitation les sanctions administratives et légales à l’encontre de tout professionnel du secteur dont la manipulation délibérée est prouvée.

Il a également appelé à l’ouverture d’une enquête urgente sur tout soupçon d’entente ou de pression qui entraverait les réformes du secteur ou maintiendrait des privilèges injustifiés.

Au chapitre des solutions pratiques et réalisables pour réformer le système du pain et rationaliser les subventions, le président de l’Otic a proposé d’utiliser exclusivement de la farine enrichie en fibres pour la production de pain subventionné, afin de garantir que les subventions soient effectivement accordées à ceux qui y ont droit et de limiter leur utilisation à des fins autres que celles prévues.

I. B.

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La Tunisie lance un appel d’offres international pour l’achat de 225.000 tonnes de blé

12. November 2025 um 19:42

L’Office tunisien des céréales (OTC) a lancé un appel d’offres international pour l’acquisition de 225.000 tonnes de blé, réparties entre 125.000 tonnes de blé tendre et 100.000 tonnes de blé dur, a rapporté mercredi l’agence Reuters.

Cet appel d’offres intervient dans un contexte marqué par la hausse des besoins nationaux en céréales et les tensions sur les marchés mondiaux. Les soumissionnaires intéressés ont jusqu’au jeudi 13 novembre 2025 pour déposer leurs offres auprès de l’OTC.

Une opération stratégique pour sécuriser les approvisionnements

Selon les termes de l’appel, les livraisons s’effectueront en plusieurs lots de 25.000 tonnes chacun, entre le 15 décembre 2025 et le 20 janvier 2026, afin d’assurer un approvisionnement progressif et continu du marché tunisien.

Cette nouvelle commande intervient un mois après l’achat par la Tunisie de 100.000 tonnes de blé tendre en octobre dernier.

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