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Empfangen — 22. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Dette publique : la Grèce se désendette, mais…

22. Oktober 2026 um 14:00

La Grèce poursuit son désendettement, à rebours de la tendance observée dans la zone euro, sa dette étant passée de 143,5 % à 140,8 % du produit intérieur brut (PIB) entre le premier et le deuxième trimestre 2026.

À l’échelle de la zone euro, la tendance est inverse. Le ratio de la dette publique a atteint 88,8 % du PIB fin juin, contre 88,4 % au premier trimestre et 87,3 % un an auparavant. Dans l’ensemble de l’Union européenne, il s’est établi à 82,9 %, contre 82,5 % au trimestre précédent et 81,4 % au deuxième trimestre 2025.

Le ratio d’endettement de la Grèce a diminué de 11,2 points de pourcentage en un an. En valeur absolue, la dette publique grecque s’élevait à environ 358,6 milliards d’euros fin juin, contre 368,6 milliards un an auparavant. Cette amélioration ne suffit toutefois pas à faire perdre à Athènes sa première place parmi les pays les plus endettés de l’Union. L’Italie se rapproche nettement, avec une dette équivalant à 139,9 % du PIB, soit seulement 0,9 point de moins que la Grèce. La France occupe la troisième position, à 119,1 %, devant la Belgique, à 110,2 %, et l’Espagne, à 101,4 %…

Des trajectoires budgétaires divergentes

La dynamique grecque contraste avec celle de plusieurs grandes économies européennes. Les ratios d’endettement ont augmenté dans quinze États membres entre le premier et le deuxième trimestre 2026; tandis que dix pays ont enregistré une baisse. Les hausses trimestrielles les plus marquées ont été observées en Pologne, au Portugal et en Lettonie. La dette publique de la zone euro représentait ainsi près de 14 438 milliards d’euros à la fin juin, selon Eurostat. Dans l’ensemble de l’Union européenne, elle atteignait environ 15 951 milliards d’euros.

Malgré la baisse rapide de son ratio, la Grèce reste donc confrontée à un niveau d’endettement exceptionnellement élevé. Son évolution favorable constitue néanmoins un contraste avec la remontée de la dette dans la zone euro et souligne les différences de trajectoire budgétaire entre les États membres.

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Égypte : plus de 1 milliard de dollars de capitaux étrangers sortis en trois jours

22. Oktober 2026 um 12:00

Les sorties de capitaux étrangers à court terme se sont accélérées sur le marché de la dette publique en Égypte, atteignant 1,13 milliard de dollars en trois séances. Selon les données de la Bourse égyptienne, les investisseurs arabes et étrangers ont enregistré mercredi 21 octobre des ventes nettes de 376,4 millions de dollars sur le marché secondaire des titres de dette publique.

Ce mouvement prolonge les sorties observées en début de semaine en Égypte. Les ventes nettes avaient atteint 245 millions de dollars mardi et 505 millions lundi. Ces retraits interviennent après deux semaines de flux positifs, durant lesquelles les investisseurs arabes et étrangers avaient réalisé des achats nets de 328,5 millions de dollars, puis de 1,2 milliard de dollars la semaine précédente.

Les mouvements de septembre avaient déjà révélé des stratégies divergentes entre investisseurs arabes et étrangers. Sur l’ensemble du mois, les achats nets des investisseurs arabes avaient atteint 1,528 milliard de dollars, tandis que les investisseurs étrangers avaient enregistré des ventes nettes de 826,5 millions de dollars. Au total, les deux catégories d’investisseurs avaient affiché des achats nets de 702 millions de dollars.

La reprise des sorties en octobre souligne la volatilité de ces capitaux, souvent désignés comme des « fonds chauds » en raison de leur mobilité et de leur sensibilité aux variations des rendements et des risques financiers.

Le dollar sous pression

Ces retraits interviennent dans un contexte de tensions sur le marché des changes en Égypte. La hausse des cours du pétrole, les incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient et l’évolution des anticipations concernant les taux d’intérêt américains renforcent l’attrait du dollar et peuvent inciter les investisseurs à réduire leur exposition aux marchés émergents.

La pression sur la livre égyptienne est également alimentée par les besoins en devises liés aux importations et au service de la dette extérieure. La baisse des investissements étrangers dans les titres publics peut accroître la demande de dollars lorsque les investisseurs convertissent en devises le produit de leurs ventes.

Toutefois, les sorties enregistrées sur le marché secondaire de la dette ne signifient pas, à elles seules, que l’ensemble de ces montants a quitté immédiatement le pays. Leur effet sur les réserves et le taux de change dépend notamment des opérations de conversion, des autres flux de devises et des interventions des banques.

La poursuite de ces mouvements sera donc un indicateur important pour évaluer la résistance du marché égyptien aux chocs extérieurs, après le retour temporaire des capitaux observé au cours des deux premières semaines d’octobre.

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L’Égypte rejette l’accord maritime entre la Libye et la Turquie

22. Oktober 2026 um 10:45

L’Égypte a rejeté la ratification par le Parlement libyen de l’Est d’un mémorandum d’entente maritime conclu en 2019 entre la Libye et la Turquie. Le Caire estime que cet accord porte atteinte à ses droits souverains en Méditerranée orientale.

Dans un communiqué publié mercredi 21 octobre, le ministère égyptien des Affaires étrangères a qualifié le mémorandum de « nul et non avenu », réaffirmant son opposition à toute mesure susceptible de remettre en cause les limites maritimes revendiquées par l’Égypte.

Les autorités égyptiennes considèrent que l’accord contrevient aux principes du droit international de la mer ainsi qu’aux dispositions de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, notamment celles relatives à la délimitation des zones économiques exclusives et des plateaux continentaux. Le Caire a également indiqué se réserver le droit de protéger ses intérêts et ses droits maritimes conformément au droit international.

Un revirement du Parlement libyen

La réaction égyptienne intervient au lendemain d’un vote unanime de la Chambre des représentants basée dans l’est de la Libye. Mardi, celle-ci a approuvé le mémorandum de délimitation maritime signé en novembre 2019 par la Turquie et le gouvernement libyen d’entente nationale alors dirigé par Fayez al-Sarraj, établi à Tripoli.

Cette décision marque un revirement important. Le Parlement de l’Est avait auparavant rejeté l’accord et adopté, en 2020, des résolutions hostiles aux ententes conclues avec Ankara, allant jusqu’à préconiser la rupture des relations politiques avec la Turquie.

A rappeler que la Libye demeure divisée entre des pouvoirs rivaux, malgré les efforts internationaux visant à stabiliser le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Une crise régionale aux enjeux énergétiques

L’accord de 2019 définit des zones de juridiction maritime entre la Turquie et la Libye en Méditerranée orientale, une région stratégique pour l’exploration des hydrocarbures et les revendications territoriales concurrentes. La Grèce, l’Égypte et Chypre contestent depuis plusieurs années ce mémorandum. Athènes estime notamment que la délimitation ne respecte pas les droits maritimes auxquels ses îles peuvent prétendre en vertu du droit international.

L’Union européenne a, elle aussi, maintenu son opposition à l’accord, estimant qu’il porte atteinte aux droits souverains de pays tiers et ne respecte pas le droit de la mer. La Turquie défend au contraire la légalité du mémorandum et affirme qu’il protège les intérêts des deux signataires. Ankara a minimisé les objections étrangères, faisant valoir que l’accord relève de décisions prises par deux États souverains.

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Vers une reprise des négociations entre Moscou, Washington et Kiev

22. Oktober 2026 um 09:50

Le président russe Vladimir Poutine a accepté le principe de négociations tripartites avec les États-Unis et l’Ukraine en vue de mettre fin à la guerre. Et ce, suite à une rencontre, mercredi 21 octobre à Saint-Pétersbourg, avec Steve Witkoff, l’émissaire spécial de Donald Trump.

Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique du Kremlin, affirme que les discussions pourraient reprendre autour du 10 novembre, éventuellement à Abou Dhabi. Il s’agirait de relancer un format de négociation entre les trois pays, interrompues depuis février.

De son côté, un responsable américain cité par Reuters indique que ces échanges ont enregistré des avancées dans l’élaboration d’un cadre de paix, et ont porté notamment sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine, la reconstruction économique après la guerre et l’architecture de sécurité européenne.

Pour sa part, Zelensky s’est dit favorable à une reprise rapide des négociations, avec l’objectif de préparer une éventuelle rencontre entre lui-même, Poutine et Trump. Malgré cette ouverture, les divergences fondamentales demeurent. Moscou continue d’exiger le contrôle de la région de Donetsk et s’oppose à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Le conseiller du Kremlin a par ailleurs estimé que les propositions examinées à Oslo ne répondaient pas pleinement aux attentes russes, tout en reconnaissant qu’elles pouvaient constituer un pas dans la bonne direction.

Les discussions se déroulent dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Kiev. Donald Trump presse Zelensky d’accepter un accord. Tandis que les autorités ukrainiennes ont récemment exprimé des inquiétudes concernant le partage de renseignements militaires et l’accès aux systèmes de communication satellitaire utilisés par leurs forces.

Un geste de bonne volonté envers Washington

La rencontre a également été marquée par la libération de Stephen Hubbard, un ancien enseignant américain de 74 ans. Arrêté en avril 2022 dans l’est de l’Ukraine, il avait été condamné en Russie à six ans et dix mois de prison pour des accusations liées à une activité de mercenaire, qu’il contestait par l’intermédiaire de son avocat.

Au-delà du dossier ukrainien, le président russe s’est dit disposé à examiner une reprise des relations économiques avec les États-Unis. Il a également évoqué la possibilité d’aider Washington à traiter ses différends avec l’Iran, en s’appuyant sur les relations entretenues par Moscou avec Téhéran.

La reprise éventuelle des négociations constitue ainsi un signe d’ouverture, mais pas encore la preuve d’un rapprochement substantiel. Les prochaines semaines devront montrer si les initiatives diplomatiques peuvent déboucher sur un cadre acceptable pour les trois parties, alors que les combats et les désaccords territoriaux continuent de peser sur toute perspective de règlement.

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Le FMI prévoit une contraction de 1,3 % au Moyen-Orient et l’Afrique du Nord 

22. Oktober 2026 um 08:50

Le Fonds monétaire international (FMI) annonce une baisse de 1,3 % de la production économique au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et au Pakistan (MOANAP) en 2026, sous l’effet des perturbations dues à la guerre contre l’Iran.

Le Fonds prévoit une contraction de 1,3 % en 2026 de l’activité économique au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et au Pakistan (MOANAP), ce qui marque un net retournement par rapport à 2025, année durant laquelle la région avait enregistré une croissance de 3,3 %. Le FMI anticipe toutefois un rebond à 6,6 % en 2027, à condition que le conflit s’apaise au début de l’année et que les échanges commerciaux retrouvent progressivement leur normalité.

Présentant ces perspectives lors des réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok, Jihad Azour, directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale de l’institution, a souligné que le choc économique variait considérablement d’un pays à l’autre. Les économies directement touchées par la guerre subissent les pressions les plus fortes, tandis que plusieurs pays importateurs de pétrole ont jusqu’ici fait preuve d’une meilleure résistance.

Contrairement aux précédentes crises énergétiques, qui avaient généralement favorisé les économies exportatrices d’hydrocarbures grâce à la hausse des prix, le conflit actuel pénalise également les producteurs du Golfe. Les perturbations de la production et la fermeture du détroit d’Ormuz ont réduit les volumes disponibles à l’exportation et désorganisé les chaînes d’approvisionnement.

Les excédents budgétaires accumulés avant la guerre, le recours à des itinéraires maritimes alternatifs, les ajustements de la demande et le prélèvement sur les stocks ont jusqu’ici amorti une partie du choc. Mais ces mécanismes de protection s’amenuisent. La diminution des réserves disponibles et la réduction des capacités de production inutilisées exposent désormais les marchés à de nouvelles flambées des prix en cas de perturbation supplémentaire. Même dans l’hypothèse d’une reprise en 2027, la production des pays exportateurs directement affectés pourrait rester inférieure aux niveaux envisagés avant le conflit, prévient le FMI.

Les importateurs résistent, mais restent vulnérables

Les économies importatrices de pétrole de la région ont globalement mieux résisté aux premières conséquences de la crise. Leur situation demeure néanmoins exposée à la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires, aux coûts du transport et aux incertitudes financières internationales. Pour ces pays, le renchérissement des importations peut alourdir la facture énergétique, accentuer les tensions inflationnistes et compliquer la gestion des finances publiques. Les économies dépendantes des transferts de leurs ressortissants à l’étranger, du tourisme ou des financements extérieurs restent également sensibles à une dégradation prolongée de la conjoncture régionale.

Face à ces risques, Jihad Azour recommande aux gouvernements de préserver la stabilité des prix, de reconstituer des marges de manœuvre budgétaires et de renforcer leur capacité à absorber de futurs chocs. L’indépendance des banques centrales et les réformes structurelles destinées à stimuler la productivité et l’emploi figurent également parmi les priorités.

L’Asie centrale sur une trajectoire différente

Le FMI distingue la situation du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord de celle du Caucase et de l’Asie centrale. Pour ce dernier ensemble, l’institution de Bretton Woods prévoit une croissance de 5,2 % en 2026, puis de 5 % en 2027, après 6,2 % en 2025. L’inflation devrait continuer à ralentir, malgré des niveaux encore élevés dans certaines économies.

L’ampleur de la contraction attendue dans la région Moyen-Orient–Afrique du Nord–Pakistan dépendra donc directement de la durée du conflit, de la reprise de la production énergétique et de la réouverture des routes commerciales. Le rebond prévu en 2027 reste conditionnel : une nouvelle perturbation des infrastructures ou des échanges pourrait compromettre la reprise et prolonger les tensions sur les prix et les finances publiques.

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Empfangen — 21. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Italie : Meloni exclut une alliance avec l’extrême droite de Roberto Vannacci

21. Oktober 2026 um 10:19

La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, ne prévoit pas d’élargir sa coalition gouvernementale au parti d’extrême droite Futuro Nazionale, dirigé par l’ancien général Roberto Vannacci, lors des législatives de 2027.

« Nous n’avons aucune raison de former des alliances avec ceux qui veulent nous renvoyer chez nous », a déclaré Lollobrigida dans un entretien au podcast Quello che il potere non dice, (Ce que le pouvoir ne dit pas) produit en collaboration avec Bloomberg et Chora Media. Interrogé sur Futuro Nazionale et sur le parti centriste Azione de Carlo Calenda, il a ajouté que les formations actuellement dans l’opposition y resteraient si tel était le choix des électeurs.

Cette déclaration ferme la porte, à ce stade, à une alliance avec deux formations susceptibles de modifier les équilibres du bloc de droite lors du prochain scrutin. La coalition actuelle de Meloni réunit Fratelli d’Italia, Forza Italia, dirigé par Antonio Tajani, et la Ligue de Matteo Salvini.

Une nouvelle loi électorale qui favorise les coalitions

Les élections italiennes doivent se tenir au plus tard à la fin de 2027, même si un scrutin anticipé au printemps est également évoqué. La réforme électorale portée par Meloni, adoptée par la Chambre des députés le 8 octobre, prévoit une prime de sièges pour la coalition atteignant le seuil de 42 % des suffrages. Ce dispositif incite les formations politiques à constituer des alliances suffisamment larges pour obtenir une majorité parlementaire. Il place donc la question des partenariats au cœur des préparatifs électoraux, tant à droite qu’à gauche.

Selon un sondage de SWG publié le 19 octobre et cité par Capital.gr, une coalition de centre gauche conduite par le Parti démocrate recueillerait 44,6 % des intentions de vote, contre 44 % pour le bloc gouvernemental. Ces chiffres restent des mesures ponctuelles de l’opinion et ne permettent pas de préjuger du résultat du scrutin.

Le parti Futuro Nazionale, fondé par Roberto Vannacci après son départ de la Ligue, représente une nouvelle force dans le paysage conservateur italien. Il défend notamment une ligne dure sur l’immigration et la sécurité, ainsi qu’une opposition à plusieurs orientations de l’Union européenne.

Mais l’apparition de ce parti complique la stratégie de Meloni : élargir la coalition pourrait permettre de rassembler davantage de voix, mais entraînerait aussi des négociations avec un parti qui conteste sa ligne. Le refus affiché par Lollobrigida signale que Fratelli d’Italia entend, pour l’heure, conserver le périmètre de la majorité actuelle.

Un calendrier électoral encore incertain

Par ailleurs, l’hypothèse d’élections anticipées en avril a été évoquée dans la presse, notamment par Bloomberg. Un tel calendrier permettrait au gouvernement d’éviter certaines négociations budgétaires attendues avec l’Union européenne, mais aucune date définitive n’a été annoncée. Lollobrigida a indiqué que le scrutin pourrait se tenir entre le printemps et l’automne 2027, sans préciser davantage le calendrier.

La campagne s’annonce ainsi dominée par deux enjeux : la capacité de la coalition au pouvoir à préserver sa cohésion et celle des oppositions à construire des alliances suffisamment larges. Pour Meloni, le refus d’intégrer de nouvelles formations à droite constitue, à ce stade, une ligne politique déclarée, alors que les équilibres électoraux restent serrés.

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La hausse des prix du pétrole compense le recul de la production libyenne

21. Oktober 2026 um 10:11

La hausse des cours mondiaux du pétrole a permis à la Libye de compenser financièrement le recul de sa production en septembre, selon le rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

La production est passée de 1,38 million de barils par jour en août à 1,29 million en septembre, soit une baisse de 90 000 barils quotidiens. A noter au passage que que la Libye est exemptée des quotas de production de l’OPEP+.

L’AIE attribue ce recul  à plusieurs incidents survenus en septembre qui ont affecté les infrastructures pétrolières. À la mi-septembre, la fermeture d’une vanne sur l’oléoduc reliant Hamada à Zawiya avait interrompu temporairement les opérations sur trois sites du sud-ouest du pays. Le 21 septembre, une autre fermeture avait touché l’oléoduc acheminant le brut du champ de Sharara, le plus important du pays, vers Zawiya. La Compagnie nationale de pétrole (NOC) avait alors évalué les pertes potentielles à 130 000 barils par jour.

La hausse des prix a atténué l’impact financier de cette baisse de production. Selon l’AIE, le prix moyen du Brent a atteint 116,89 dollars le baril en septembre, en hausse de 26,17 dollars par rapport au mois précédent, soit près de 29 % ; progression due à la reprise des hostilités au Moyen-Orient, à l’attaque contre l’oléoduc saoudien Est-Ouest le 11 septembre et à l’augmentation des coûts du transport maritime.

Dans ce contexte, les recettes pétrolières libyennes versées au compte souverain ont atteint 2,86 milliards de dollars en septembre, selon la NOC, soit une progression d’environ 12 % malgré la diminution des volumes produits. Cette évolution illustre la forte dépendance des finances publiques libyennes aux hydrocarbures. Elle souligne également les limites d’une amélioration des revenus reposant sur les prix internationaux plutôt que sur une augmentation durable de la production.

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Pétrole : l’offensive brésilienne bouleverse la position saoudienne en Chine

21. Oktober 2026 um 09:20

Le Brésil a dépassé l’Arabie saoudite pour devenir le deuxième fournisseur de pétrole brut de la Chine sur les neuf premiers mois de 2026, derrière la Russie. C’est ce que révèlent les données douanières chinoises.

Entre janvier et septembre 2026, la Chine a importé 44,29 millions de tonnes de brut brésilien, contre 43,12 millions de tonnes en provenance d’Arabie saoudite. Ce qui traduit la progression des approvisionnements sud-américains. Tandis que les livraisons saoudiennes ont fortement diminué en septembre. Pour le seul mois de septembre, les importations chinoises de pétrole brésilien ont atteint 5,15 millions de tonnes, soit environ 1,25 million de barils par jour. Ce volume représente une hausse de 18 % sur un an. À l’inverse, les livraisons saoudiennes se sont limitées à 2,70 millions de tonnes, équivalant à environ 660 000 barils par jour, en baisse de 62 % par rapport à septembre 2025.

Le dépassement de l’Arabie saoudite par le Brésil souligne la recomposition des flux pétroliers vers la Chine, premier importateur mondial de brut. La diversité des fournisseurs permet aux raffineurs chinois d’ajuster leurs achats selon les prix, les disponibilités, les caractéristiques des pétroles et les contraintes géopolitiques.

Quant aux importations chinoises de brut russe, elles ont atteint 9,94 millions de tonnes en septembre. Ce qui constitue une progression de 20 % sur un an, mais un recul de 11 % par rapport au mois précédent.

Par ailleurs, les approvisionnements chinois en provenance d’Irak ont atteint 4,84 millions de tonnes en septembre, ceux en provenance d’Oman se sont établis à 1,22 million de tonnes… En outre, les volumes déclarés en provenance de Malaisie, importante plateforme de transbordement de pétrole iranien soumis à des sanctions, ont chuté à 1,16 million de tonnes, soit environ 280 000 barils par jour. Cela représente une baisse de 70 % sur un an et de 56 % par rapport à août.

Ces chiffres mensuels ne suffisent toutefois pas, à eux seuls, à établir un changement durable dans la hiérarchie des fournisseurs. Les volumes peuvent varier fortement d’un mois à l’autre en fonction des calendriers de livraison, des conditions commerciales et des perturbations logistiques.

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L’écart de taux entre la France et l’Allemagne inquiète les marchés

21. Oktober 2026 um 07:48

L’écart de rendement entre les obligations souveraines françaises et allemandes à dix ans s’est élargi à 153 points de base. Et ce, dans un contexte marqué par les inquiétudes sur les finances publiques françaises et les tensions sociales.

S’exprimant devant le Parlement finlandais, Olli Rehn, gouverneur de la Banque de Finlande et membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a souligné que plusieurs pays subissaient également des pressions sur leurs marchés obligataires. Il identifie deux facteurs majeurs derrière la hausse des rendements : les besoins de financement croissants du secteur privé et l’augmentation des déficits publics, qui renchérissent le coût du capital.

Les investissements massifs des entreprises spécialisées dans l’IA illustrent notamment la demande accrue de capitaux du secteur privé. Cette concurrence pour le financement intervient alors que les États doivent eux-mêmes emprunter pour couvrir leurs déficits et refinancer leur dette.

A noter que le spread mesure la différence entre le rendement des obligations françaises et celui des titres allemands de même échéance, considérés comme une référence de sécurité dans la zone euro. Plus cet écart augmente, plus la France doit offrir une rémunération supplémentaire aux investisseurs pour financer sa dette par rapport à l’Allemagne.

La dette française subit une pression accrue en raison des difficultés persistantes à réduire le déficit budgétaire et à stabiliser l’endettement public. Les tensions sociales et politiques récentes, notamment les manifestations contre le coût de la vie et les épisodes de violences urbaines, ajoutent une incertitude supplémentaire aux débats sur les finances publiques.

Cette évolution risque de rendre plus coûteux le financement de l’État, même si le spread ne constitue pas, à lui seul, une mesure du risque de défaut. Il reflète également les conditions générales de marché, les anticipations de taux d’intérêt et les besoins de financement des différents émetteurs.

Un appel à la discipline budgétaire dans la zone euro

Oli Rehn a appelé l’ensemble des pays de la zone euro à maîtriser leurs déficits et à préserver la soutenabilité de leur dette publique. Il a précisé que cette exigence concernait aussi bien la France que la Finlande. Pour les gouvernements, le défi consiste à réduire les déficits sans fragiliser davantage l’activité économique, dans un environnement où les besoins d’investissement privés et publics restent élevés. Pour les investisseurs, la capacité des autorités françaises à présenter et à mettre en œuvre une trajectoire budgétaire crédible sera déterminante pour l’évolution de la prime de risque exigée sur les obligations françaises.

L’évolution du spread franco-allemand restera ainsi un indicateur à surveiller, à la fois pour mesurer la perception des marchés à l’égard des finances publiques françaises et pour évaluer les répercussions possibles sur les conditions de financement dans l’ensemble de la zone euro.

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Empfangen — 20. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Énergie : la baisse des capacités de raffinage menace l’autonomie européenne

20. Oktober 2026 um 14:32

La filière européenne du raffinage réclame une stratégie industrielle de long terme pour préserver ses capacités de production. Alors que la contraction du secteur accentue les préoccupations concernant la sécurité énergétique, la compétitivité et la dépendance de l’UE aux importations de carburants.

Dans un communiqué, FuelsEurope, qui représente les intérêts de 40 entreprises actives dans la production et la distribution de carburants conventionnels et renouvelables, estime que les mesures d’urgence destinées à répondre aux tensions actuelles sur les marchés de l’énergie ne suffiront pas à garantir l’avenir du secteur. L’organisation salue les conclusions du Conseil européen du 15 octobre, dans lesquelles les dirigeants des Vingt-Sept ont souligné la nécessité d’optimiser à court terme les capacités et l’efficacité des raffineries européennes, dans un contexte de prix élevés de l’énergie et des carburants. Elle appelle toutefois à aller au-delà de ces mesures conjoncturelles concernant le raffinage.

« Traiter les pressions actuelles sans garantir les capacités industrielles de demain constituerait une erreur stratégique », avertit Liana Gouta, directrice générale de FuelsEurope. Elle estime que l’Europe doit créer les conditions permettant aux raffineries de poursuivre leur activité, d’investir, de se transformer et de rester compétitives au cours des prochaines décennies.

Une capacité industrielle en recul

Le secteur européen du raffinage subit depuis plusieurs années une érosion de ses capacités, sous l’effet de fermetures d’installations, de marges sous pression et de la transformation progressive de la demande énergétique.

Selon les données sectorielles de FuelsEurope et de sa branche scientifique Concawe, l’Europe (Union européenne, Royaume-Uni, Norvège et Suisse) comptait 72 raffineries classiques à la fin de 2025, pour une capacité de traitement primaire de 625,4 millions de tonnes par an. Cette capacité était inférieure de 167,6 millions de tonnes à celle de 2009, soit une baisse d’environ 21 %.

Cette contraction intervient alors que l’Europe demeure fortement dépendante des marchés internationaux pour son approvisionnement en produits raffinés. L’importation de pétrole brut ne suffit pas, à elle seule, à garantir la disponibilité des carburants nécessaires : le brut doit encore être transformé en diesel, essence, kérosène ou matières premières destinées à l’industrie chimique.

La sécurité énergétique et la défense en jeu

Pour FuelsEurope, le raffinage ne relève pas uniquement d’un enjeu commercial. Les installations européennes fournissent des produits indispensables aux transports, à l’industrie et aux activités de défense.

La disponibilité de carburants produits sur le continent est notamment déterminante pour les besoins militaires, la mobilité des forces et la résilience des infrastructures critiques. Une diminution supplémentaire des capacités locales pourrait accroître l’exposition de l’Europe aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, aux tensions géopolitiques et aux restrictions à l’exportation imposées par des pays fournisseurs.

Les récentes tensions sur les marchés énergétiques ont ainsi remis en évidence la vulnérabilité liée à la dépendance aux importations de produits finis. La constitution de stocks stratégiques demeure importante, mais elle ne remplace pas entièrement une capacité industrielle permettant de transformer le pétrole brut en produits adaptés aux besoins européens.

Concilier compétitivité et transition énergétique

Le débat pose également la question de l’équilibre entre les objectifs climatiques européens et la préservation des infrastructures énergétiques pendant la transition. Les raffineries doivent investir pour réduire leur empreinte environnementale, améliorer leur efficacité et adapter leur production, tout en faisant face à la concurrence internationale et à l’évolution de la demande.

Le 6 octobre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait annoncé l’ouverture d’un dialogue stratégique sur l’avenir du raffinage européen. Cette initiative vise à examiner les conditions nécessaires au maintien d’une capacité de production jugée importante pour la sécurité des approvisionnements et la compétitivité industrielle.

Pour FuelsEurope, l’enjeu est désormais de transformer cette reconnaissance politique en une stratégie cohérente, associant visibilité réglementaire, investissements et adaptation industrielle.

L’Union européenne doit ainsi arbitrer entre la réduction progressive de sa dépendance aux combustibles fossiles et la nécessité de sécuriser, pendant cette transition, l’approvisionnement en carburants et produits raffinés. Pour le secteur, l’absence de planification à long terme risquerait d’accélérer les fermetures et d’accroître la dépendance extérieure du continent.

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Chine : la croissance rebondit à 4,5 % au troisième trimestre, mais…

20. Oktober 2026 um 12:08

L’économie chinoise a accéléré au troisième trimestre 2026, avec une croissance de 4,5 % sur un an, contre 4,3 % au trimestre précédent. Ce résultat apporte un répit aux autorités de Pékin, sans dissiper les inquiétudes liées à la faiblesse de la demande intérieure et à la crise persistante de l’immobilier en Chine.

Les données publiées lundi 19 octobre par le Bureau national des statistiques (BNS) montrent que le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 4,5 % sur un an entre juillet et septembre. En variation trimestrielle, la croissance atteint 1,2 %, après 0,9 % au deuxième trimestre. Sur les neuf premiers mois de l’année, l’économie chinoise affiche une progression de 4,6 %. Ce rythme place Pékin sur la trajectoire de son objectif officiel de croissance annuelle, fixé entre 4,5 % et 5 %. Mais la solidité de cette performance dépendra de l’évolution de la conjoncture au dernier trimestre.

Le rebond repose notamment sur la vigueur des exportations et de la production industrielle. La demande extérieure, portée entre autres par les produits technologiques et les secteurs liés à l’intelligence artificielle, contribue à compenser la faiblesse de plusieurs composantes de la demande intérieure.

En septembre, la production industrielle a progressé de 5,5 % sur un an, selon les données officielles. Les ventes au détail ont également accéléré, avec une hausse de 1,1 %, après 0,4 % en août. Cette amélioration reste toutefois modeste au regard des besoins de relance de la consommation des ménages.

Le contraste entre une industrie relativement dynamique et une consommation encore hésitante demeure l’un des principaux déséquilibres de l’économie chinoise. Les ménages restent prudents dans leurs dépenses. Tandis que les entreprises font preuve de retenue en matière d’investissement.

L’immobilier et l’investissement restent des points faibles

Les indicateurs d’investissement confirment que la reprise demeure incomplète. Sur les neuf premiers mois de 2026, l’investissement en actifs fixes a reculé de 7,2 % sur un an. L’investissement dans le développement immobilier a, pour sa part, chuté de 20,6 % sur la même période. La crise immobilière continue de peser sur la confiance des ménages, les décisions d’investissement et les perspectives de croissance. Elle complique également les efforts des autorités pour réorienter le modèle économique vers une demande intérieure plus soutenue.

La faiblesse persistante de la consommation et les pressions déflationnistes constituent d’autres contraintes. Même lorsque les ventes progressent en valeur, leur évolution ne traduit pas nécessairement une amélioration équivalente des volumes consommés, notamment lorsque les prix restent sous pression.

Le dépassement des prévisions au troisième trimestre pourrait réduire l’urgence d’un vaste programme de soutien à court terme. Il ne garantit cependant pas que les autorités pourront se dispenser de nouvelles interventions si la demande intérieure reste insuffisante.

Les économistes cités par Reuters soulignent que la croissance reste largement soutenue par les exportations et l’activité industrielle, sans véritable reprise autonome de la consommation et de l’investissement privés. Les tensions commerciales internationales, les restrictions visant certains produits technologiques et un éventuel ralentissement de la demande mondiale constituent également des risques.

Dans ce contexte, les mesures budgétaires pourraient jouer un rôle plus important que de nouveaux assouplissements monétaires généralisés. Pékin devra notamment arbitrer entre le soutien à l’activité à court terme et la nécessité de corriger les déséquilibres structurels de son modèle de croissance.

Une performance à relativiser

La progression de 4,5 % du PIB constitue donc un signal favorable, mais elle ne suffit pas à conclure à une reprise pleinement consolidée. La question centrale reste celle de la composition de la croissance : une économie tirée par les exportations et la production peut afficher des résultats solides sans que les ménages et les entreprises retrouvent durablement confiance.

Pour la Chine, l’enjeu des prochains mois sera de préserver la croissance tout en stimulant la demande intérieure, en stabilisant le marché immobilier et en limitant les effets des tensions commerciales. Le chiffre du troisième trimestre donne de l’oxygène aux décideurs de Pékin ; il ne règle pas les difficultés de fond.

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Pétrole : le Brent se maintient autour de 110 dollars

20. Oktober 2026 um 09:16

Les cours du pétrole évoluent ce mardi 20 octobre près de leurs plus hauts niveaux en cinq mois, soutenus par les risques de perturbation des approvisionnements au Moyen-Orient. Les marchés surveillent parallèlement la reprise des flux de brut dans le golfe Persique et la possibilité d’un assouplissement des restrictions américaines sur les exportations énergétiques russes.

Le Brent gagne 0,50 %, à 110,10 dollars le baril ce matin, après avoir atteint 110,70 dollars lors de la séance précédente, son niveau le plus élevé depuis le 20 mai dernier. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) progresse de 0,24 %, à 103,91 dollars pour le contrat de novembre. Tandis que le contrat de décembre, plus actif, avance de 0,40 %, à 98,93 dollars.

Les tensions géopolitiques continuent d’alimenter une prime de risque sur les marchés pétroliers. Au moins 18 incidents visant des navires auraient été signalés sur une période de deux semaines, selon les données de Kpler, renforçant les inquiétudes sur la sécurité du transport maritime dans le Golfe.

Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué le 19 octobre des attaques contre plusieurs cibles saoudiennes, notamment une installation d’Aramco à Yanbu, le champ pétrolier de Shaybah ainsi que les aéroports de Riyad et d’Abha… Ces développements entretiennent les craintes d’une nouvelle dégradation des approvisionnements régionaux, alors que le détroit d’Ormuz constitue un passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole. La reprise des flux de brut depuis le golfe Persique apporte un certain soulagement, mais elle reste exposée à de nouvelles attaques contre les navires et les infrastructures.

Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a indiqué que les flux transitant par le détroit avaient retrouvé environ 80 % de leur niveau d’avant-guerre. Les analystes mettent toutefois en garde contre la fragilité de cette amélioration

L’offre russe, une variable encore incertaine

Les marchés évaluent également les conséquences potentielles du décret du président américain Donald Trump levant certaines sanctions et mesures tarifaires liées à la Russie. Un assouplissement supplémentaire pourrait accroître la disponibilité de carburants sur les marchés internationaux et atténuer une partie des tensions sur l’offre. Aucune décision définitive n’a cependant été annoncée.

Dans l’immédiat, les cours restent donc sensibles à l’évolution de la situation sécuritaire dans le Golfe. Tant que les risques pesant sur les routes maritimes et les infrastructures énergétiques persisteront, les opérateurs pourraient continuer d’intégrer une prime géopolitique dans les prix, malgré l’amélioration partielle des flux d’approvisionnement.

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Empfangen — 19. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Zelensky exige un couloir maritime pour sauver le blé ukrainien

19. Oktober 2026 um 14:43

L’Ukraine discute avec la Turquie, l’Inde et l’Égypte de la réouverture de routes maritimes commerciales en mer Noire. Et ce, afin de rétablir ses exportations de céréales, fortement perturbées par les frappes russes contre les infrastructures portuaires et les navires marchands.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky indique que la Turquie, l’Inde et l’Egypte avaient proposé de contribuer à la sécurisation de la navigation pour les navires battant leur pavillon. Ces bâtiments pourraient desservir aussi bien les ports ukrainiens que russes afin d’assurer le transport des produits alimentaires. Le principe envisagé reposerait sur un engagement réciproque à ne pas attaquer les navires concernés. Kiev affirme toutefois que Moscou s’oppose à cette initiative, malgré les démarches des pays médiateurs.

Les ports ukrainiens de la mer Noire constituent le principal débouché des exportations agricoles du pays. Ils peuvent acheminer jusqu’à 40 millions de tonnes de céréales au cours d’une campagne commerciale. Mais les attaques russes contre les installations portuaires et les navires ont fortement réduit les capacités d’expédition depuis août. Selon le ministère ukrainien de l’Agriculture, le pays ne peut désormais exporter qu’environ 38 % de ses volumes habituels. Le transport ferroviaire ne suffit pas à compenser cette interruption. « Nous ne pouvons pas gérer ce volume d’expéditions par rail », a déclaré Volodymyr Zelensky dans un entretien à Bloomberg.

Kiev sollicite également l’Union européenne

Face à ces difficultés, l’Ukraine demande à l’Union européenne de réactiver les « voies de solidarité », mises en place en 2022 pour faciliter l’acheminement des céréales ukrainiennes par les réseaux ferroviaires et les ports européens. Ces corridors avaient permis de maintenir une partie des exportations après le déclenchement de l’invasion russe à grande échelle. Leur réactivation offrirait une solution de remplacement; même si les capacités terrestres restent limitées face aux volumes transportés par voie maritime. L’enjeu dépasse les intérêts commerciaux de Kiev. L’Ukraine figure parmi les principaux fournisseurs mondiaux de céréales et d’oléagineux. Tandis que plusieurs pays importateurs, notamment en Afrique et au Moyen-Orient, dépendent de ses approvisionnements.

La reprise du trafic maritime en mer Noire apparaît ainsi essentielle pour limiter les perturbations des marchés agricoles et préserver la sécurité alimentaire. Elle reste néanmoins suspendue à un accord entre les parties belligérantes. Alors que les attaques contre les infrastructures et les navires commerciaux continuent de menacer la navigation.

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USA – UE : Washington brandit la menace de représailles contre les entreprises européennes

19. Oktober 2026 um 14:11

Les États-Unis menacent de prendre des mesures de représailles contre des entreprises européennes si l’Union européenne restreint l’accès de sociétés américaines à certaines parties de son marché. C’est l’avertissement lancé par Andrew Puzder, ambassadeur américain auprès de l’UE, dans un entretien accordé au Financial Times.

Le diplomate a prévenu que les entreprises européennes pourraient subir des représailles « dévastatrices » si Bruxelles poursuivait ses projets visant à limiter la place des opérateurs américains dans certains secteurs stratégiques. Au cœur du différend figure la répartition des fréquences radioélectriques utilisées pour les communications mobiles par satellite. La Commission européenne propose de réserver une partie de ces ressources à des acteurs européens. Ce qui réduirait les fréquences accessibles aux fournisseurs américains, notamment SpaceX, la société d’Elon Musk qui exploite le réseau Starlink.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie européenne visant à réduire la dépendance du continent envers les géants technologiques américains. Et ce, tout en renforçant les capacités industrielles locales dans les secteurs jugés stratégiques.

Andrew Puzder a défendu la compétitivité des technologies américaines et appelé l’Union européenne à ne pas utiliser sa réglementation pour favoriser ses propres entreprises au détriment de leurs concurrentes étrangères. Il a également plaidé pour une coopération renforcée entre les deux blocs face à la concurrence chinoise, notamment dans l’intelligence artificielle et l’informatique quantique.

Un différend dépasse les télécommunications

Le conflit s’inscrit dans un désaccord plus large sur la régulation des entreprises technologiques américaines en Europe. Washington critique régulièrement les règles européennes encadrant les grandes plateformes numériques, ainsi que les sanctions qui leur sont infligées. De son côté, l’UE affirme vouloir préserver sa capacité à protéger ses infrastructures critiques, diversifier ses fournisseurs et développer une industrie technologique compétitive.

La Commission européenne soutient que sa proposition doit favoriser l’arrivée de nouveaux opérateurs et la diversification de l’offre. Tout en maintenant le marché ouvert aux entreprises non européennes.

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Pétrole et gaz : Fitch prévoit des perturbations des approvisionnements jusqu’en 2027

19. Oktober 2026 um 12:00

Les perturbations des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz devraient se prolonger jusqu’au premier trimestre 2027, selon l’agence de notation Fitch Ratings.

Malgré cette prolongation des tensions, Fitch maintient à 87 dollars le baril sa prévision du prix moyen du pétrole en 2026. Elle anticipe ensuite un recul des cours en 2027 et en 2028, sous l’effet notamment d’une amélioration progressive de l’offre mondiale.

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran ainsi que les perturbations des exportations d’hydrocarbures continuent de fragiliser les circuits d’approvisionnement. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL), demeure au centre des préoccupations des marchés. Un rétablissement durable du trafic maritime permettrait de réduire les tensions sur l’offre. Toutefois, la normalisation dépendra également de la remise en état des infrastructures touchées et de la reprise des capacités de production et d’exportation.

Dans ses précédentes projections, Fitch avait déjà relevé ses hypothèses de prix pour 2027, en raison de la prime de risque géopolitique. L’agence estime néanmoins que l’augmentation de la production hors du Moyen-Orient pourrait contribuer à détendre le marché à moyen terme.

Les budgets des pays du Golfe sous pression

Fitch avertit que les conséquences du conflit et les perturbations des exportations pétrolières et gazières pèseront sur les finances publiques de la plupart des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) en 2026. La baisse des recettes d’exportation et les incertitudes sur les volumes commercialisés compliquent les équilibres budgétaires de ces économies fortement dépendantes des hydrocarbures. L’agence souligne toutefois que ces pays bénéficiant des meilleures notations disposent de marges financières plus solides, susceptibles de contribuer à la stabilité de leurs notes souveraines malgré les tensions.

À plus long terme, Fitch anticipe un repli des prix du pétrole en 2027 et en 2028, à mesure que l’offre se rétablira et que les marchés s’adapteront aux perturbations. Cette perspective reste néanmoins conditionnée à l’évolution du conflit, à la réouverture durable du détroit d’Ormuz et au rythme de reprise des exportations. Toute nouvelle escalade pourrait prolonger les tensions sur les prix et accentuer les pressions sur les économies importatrices comme sur les budgets des pays producteurs.

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Industrie automobile : l’Allemagne et la France souhaitent des moteurs conventionnels après 2035

19. Oktober 2026 um 10:57

L’Allemagne et la France sont parvenues à des propositions communes pour l’avenir de l’industrie automobile européenne, ouvrant la voie à une plus grande flexibilité dans la réglementation relative aux nouveaux véhicules à moteur à combustion interne après 2035. Selon un rapport conclu le 16 octobre, l’objectif des deux plus grandes économies européennes est de former une nouvelle majorité au sein de l’Union européenne en faveur d’une révision du plan visant à mettre fin aux moteurs thermiques en 2035.

Le compromis franco-allemand stipule que les constructeurs automobiles devront réduire de 90 % les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de leurs véhicules neufs à partir de 2035, au lieu de l’objectif quasi nul initialement envisagé. Les 10 % restants ne seront pas intégralement compensés par des carburants neutres en carbone ou d’autres mesures. Cela signifie que les constructeurs pourront continuer à proposer de nouveaux modèles essence et diesel, à condition que l’ensemble de leur gamme respecte les nouvelles limites d’émissions. En contrepartie, Berlin a accepté des conditions plus strictes concernant les aides d’État à l’industrie automobile. Les subventions à l’achat de voitures seront principalement destinées aux véhicules fabriqués dans l’UE, au Royaume-Uni et dans les pays de l’Espace économique européen.

Dans le même temps, l’utilisation d’acier et d’aluminium « verts » européens sera prise en compte favorablement dans les calculs d’émissions des entreprises, stimulant ainsi la production nationale.

Merz, Macron et Schneider défendent l’accord

Le chancelier allemand Friedrich Merz a qualifié cet accord de message important en faveur de l’investissement dans l’industrie et d’évolution positive pour les travailleurs et les conducteurs en Europe. Le président français Emmanuel Macron a souligné que l’Europe devait continuer à innover, à investir et à produire, tout en protégeant le climat et l’emploi. Pour sa part, le ministre allemand de l’Environnement, Carsten Schneider, a souligné que les voitures électriques finiront par s’imposer grâce à leur supériorité technologique. Tout en ajoutant que le nouvel accord offre du temps et des incitations à l’investissement dans la production européenne.

Selon le quotidien financier allemand Handelsblatt, l’Association de défense de l’environnement des transports « T&E Deutschland » a critiqué l’accord, estimant qu’il s’agit principalement d’une concession aux exigences de l’industrie automobile. « Il est regrettable que les deux plus grandes économies de l’UE freinent actuellement le continent de cette manière. Quiconque souhaite rester compétitif sur le marché mondial doit investir dans les technologies du futur ».

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France – Violences du 17 octobres : Macron refuse la démission de Nuñez

19. Oktober 2026 um 09:56

Le président français Emmanuel Macron a refusé, ce lundi 19 octobre la démission du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, présentée après les violences, les pillages et les destructions qui ont marqué les manifestations du samedi 17 octobre contre la vie chère. L’Élysée justifie cette décision par la nécessité d’assurer « un commandement continu des forces de l’ordre dans le contexte actuel ».

Dans un communiqué publié lundi 19 octobre, la présidence indique qu’Emmanuel Macron a demandé au ministre de déployer « au plus vite sur le terrain de nouveaux modes d’action (…) contre les casseurs », tout en pointant des « défaillances d’anticipation et de renseignements » ayant contribué aux débordements. Ce refus intervient alors que l’exécutif est confronté à de nombreuses interrogations sur la préparation et la conduite du dispositif de maintien de l’ordre. Les affrontements ont entraîné des dégradations et des pillages dans plusieurs grandes villes, tandis que les tensions se sont prolongées dimanche à Paris, où la CRS 8, spécialisée dans les violences urbaines, a de nouveau été déployée.

Le maintien de l’ordre au cœur de la controverse

L’ampleur de la mobilisation, qui a dépassé les 600 000 participants selon les estimations rapportées par la presse, a relancé le débat sur les moyens engagés et la capacité des services de renseignement à anticiper les risques. Les bilans des interpellations et des blessés ont varié selon les sources et les moments de leur publication.

Emmanuel Macron a promis dimanche soir, dans une allocution solennelle, de faire toute la transparence sur la stratégie de maintien de l’ordre. La présidente de l’Assemblée nationale a, de son côté, proposé la création d’une commission d’enquête sur les opérations de sécurité et leurs éventuels dysfonctionnements.

Le maintien de Laurent Nuñez à son poste vise, selon l’Élysée, à préserver la continuité du commandement dans une période jugée sensible. Il ne met toutefois pas fin aux interrogations sur les responsabilités dans les défaillances évoquées par le chef de l’État.

Lecornu chargé de renouer le dialogue politique et social

Parallèlement, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit réunir les partis politiques et les organisations syndicales afin de tenter de désamorcer la crise. Le gouvernement entend conjuguer fermeté face aux auteurs de violences et dialogue avec les acteurs politiques et sociaux. La tâche s’annonce délicate. Les oppositions demandent des explications sur la gestion des manifestations. Tandis que les divergences persistent sur les réponses à apporter à la colère sociale et aux débordements.

Des groupes se réclamant des « Gilets jaunes » appellent à poursuivre les perturbations et les blocages logistiques. Ils souhaitent faire de la journée de grève interprofessionnelle du 5 novembre le point de départ d’un mouvement de grève et de blocage général reconductible. Cet appel intervient alors que le gouvernement cherche à éviter une nouvelle escalade, sans perdre de vue les revendications liées au pouvoir d’achat et au coût de la vie.

La crise place ainsi l’exécutif devant un double défi : rétablir la sécurité publique et répondre au mécontentement social. Le refus de la démission du ministre de l’Intérieur maintient la chaîne de commandement en place, mais la question de l’anticipation des violences et de la préparation des opérations devrait rester au centre du débat politique dans les prochains jours.

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