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Heute — 03. März 2026Kapitalis

Tunisie | Quatorze ans de prison pour Marouane Mabrouk  

03. März 2026 um 12:07

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis a condamné hier, lundi 2 mars 2026, l’homme d’affaires Marouane Mabrouk à des peines totalisant 14 ans de prison et à une amende de 100 millions de dinars.

Mabrouk a été condamné à 6 ans de prison pour «détournement de fonds publics», en lien avec la décision des autorités tunisiennes, en 2018, de lever le gel de ses avoirs auprès de l’Union européenne.

Il a également été condamné à 5 ans de prison pour blanchiment d’argent et pour avoir exploité les privilèges liés à sa fonction et à ses activités professionnelles et sociales, en plus d’une amende initiale de 100 000 dinars, assortie d’une seconde de 100 millions de dinars.

Par ailleurs, il a écopé d’une peine de 3 ans de prison pour «utilisation de ses fonctions, en tant que dirigeant d’une société d’État, en vue d’obtenir des avantages indus pour autrui et au détriment de l’administration».

L’homme d’affaires a ainsi été condamné à une peine totale de 14 ans de prison.

Dans la première affaire, l’ancien directeur général d’Al Karama Holding Adel Grar, et les anciens ministres, Mehdi Ben Gharbia, Mohamed Ridha Chalghoum, Mohamed Anouar Maarouf, Khémais Jhinaoui et Lotfi Ben Sassi ont été également condamnés à 6 ans de prison.

L’ancien chef du gouvernement Youssef Chahed et l’ex-ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières Mabrouk Korchid, ont, aussi, été condamnés, par contumace, à la même peine, avec exécution immédiate.

Trois autres ministres ont bénéficié d’un non-lieu, rapporte Mosaïque FM.

I. B.

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Alerte sanitaire en Algérie concernant des sardines tunisiennes

03. März 2026 um 11:33

Une alerte sanitaire a été émise en Algérie concernant les sardines tunisiennes en conserve, potentiellement dangereuses pour la santé publique. L’avertissement a été émis par la Direction de la pêche de la province d’El Tarf, frontalière de la Tunisie, suite à la commercialisation de sardines à l’huile d’olive sous la marque tunisienne El Manar, qui affirme n’avoir enregistré aucune réclamation en Tunisie.

Dans une note d’information, les autorités locales mettent en garde contre la consommation de ce produit, dont la teneur en histamine dépasse les limites autorisées et peut provoquer une intoxication alimentaire. Il est conseillé aux consommateurs de ne pas acheter les emballages concernés et à ceux qui en ont déjà acheté de ne pas les consommer.

La Direction de la pêche recommande également de contacter le centre de santé le plus proche en cas de symptômes tels que réactions cutanées, maux de tête, nausées, diarrhée ou autres signes évocateurs d’une intoxication alimentaire. Les services compétents, assure-t-on, suivent la situation en coordination avec les agences spécialisées afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé publique.

L’alerte a également été relayée sur les réseaux sociaux par l’Association algérienne de protection des consommateurs, qui a précisé que l’histamine se forme suite à une mauvaise conservation du poisson ou à une rupture de la chaîne du froid et qu’elle n’est pas éliminée par la cuisson ou la mise en conserve.

Par ailleurs, l’association indique qu’un lot du même produit a également fait l’objet, en janvier dernier, d’un rappel en France, selon un avis publié sur la plateforme gouvernementale RappelConso.

En réaction, la société El Manar a publié un communiqué où elle a expliqué que le retrait de son produit du marché français répondait à une démarche purement préventive, ajoutant qu’elle a immédiatement effectué de nouvelles analyses approfondies sur le lot incriminé, ainsi que sur des lots commercialisés sur le marché tunisien où aucune réclamation n’a été enregistrée, a-t-elle assuré.

I. B.

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Tunisie | Retour volontaire accompagné de 1 760 migrants en 2025

03. März 2026 um 11:11

En 2025, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a accompagné 1 760 migrants d’Afrique subsaharienne en Tunisie dans leur retour volontaire vers leurs pays d’origine respectifs. Cet accompagnement s’est traduit par des programmes personnalisés visant à favoriser leur réintégration socio-économique.

L’OIM Tunisie a communiqué à ce sujet sur ses canaux de communication, précisant que le programme combine assistance logistique et soutien socio-économique grâce à des plans de réintégration individualisés, adaptés aux besoins, aux compétences et aux perspectives de chaque bénéficiaire.

L’objectif affiché est de faire en sorte que le retour ne se limite pas au simple voyage vers le pays d’origine, mais devienne une véritable opportunité de nouveau départ, dans la dignité et la stabilité.

D’après l’OIM, les programmes couvraient divers domaines, notamment l’agriculture et l’élevage, le commerce de détail et les microentreprises, la restauration, les transports, l’éducation et la formation professionnelle, ainsi que des activités de services comme la couture, les soins à la personne, les services numériques et les compétences techniques.

Pour l’agence onusienne, cette approche, qui allie soutien matériel et accompagnement personnalisé, vise à renforcer l’autonomie, l’inclusion économique et la résilience, favorisant ainsi une réintégration durable dans leurs communautés d’origine.

En effet, pour l’OIM, un retour durable n’est possible que si les migrants ont de véritables choix et les outils nécessaires pour reconstruire leur avenir.

I. B.

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4e jour de guerre au Moyen-Orient  

03. März 2026 um 10:08

Au matin du quatrième jour de la guerre au Moyen-Orient, les affrontements se poursuivent ce mardi 3 mars 2026 entre les États-Unis et Israël d’un côté et l’Iran de l’autre, avec des attaques de plus en plus meurtrières. Israël, pour sa part, mène des «frappes simultanées» sur Téhéran et Beyrouth, contre des objectifs militaires iraniens et du Hezbollah. Et comme ce fut le cas cette nuit pour l’ambassade américaine à Ryad, les États-Unis ont été maintes fois visés par l’Iran ces dernières heures. (Photo : Frappe aérienne israélienne, dans la banlieue sud de Beyrouth).

Ce matin, de fortes explosions ont secoué Téhéran. Les détonations ont été entendues dans le nord de la capitale et les médias locaux ont rapporté aussi des déflagrations à Karaj, à l’ouest de Téhéran, ainsi qu’à Ispahan, au centre du pays.

Dans plusieurs communiqués, le Hezbollah affirme qu’«en réponse à l’agression criminelle israélienne qui a visé des dizaines de villes et de villages libanais, y compris la banlieue sud de Beyrouth», ses combattants ont utilisé des drones pour frapper les bases aériennes de Ramat David et de Meron en Israël. La base de Nafah, dans le Golan syrien occupé, a également été ciblée. 

L’armée israélienne a, pour sa part, affirmé ce matin que ses soldats étaient déployés en «plusieurs points» dans le sud du Liban, parallèlement à la campagne de frappes aériennes menée depuis la veille contre le Hezbollah. «Ce n’est pas une opération terrestre. C’est une mesure tactique (…) destinée à assurer la sécurité de notre peuple», assure le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l’armée. «Nous avons positionné des soldats dans la zone frontalière à des points supplémentaires pour défendre nos civils et empêcher le Hezbollah de les attaquer», poursuit-il.

En parallèle, «le Premier ministre Benyamin Netanyahou et moi avons autorisé l’armée israélienne à avancer et prendre le contrôle de positions stratégiques supplémentaires au Liban, afin d’empêcher les attaques sur les localités israéliennes frontalières», a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz. 

Etant entendu, du point de vue des Israéliens, que la paix pour eux passe par l’occupation militaire des territoires de leurs voisins et le bombardement des populations de la région qui ne se soumettent pas à leurs diktats. 

Sur le plan politique, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, affirme que Washington n’a pas eu le choix que de s’impliquer aux côtés d’Israël dans sa guerre contre l’Iran. «Il était tout à fait clair que si l’Iran était attaqué par qui que ce soit, il riposterait et riposterait contre les États-Unis. (Or) nous savions qu’Israël allait agir», a-t-il lancé. Par conséquent, «si nous attendions que cette attaque ait lieu avant de riposter, nous aurions subi des pertes beaucoup plus importantes», confirmant la thèse que cette guerre est, d’abord, israélienne et que les Etats-Unis s’y sont laissés entraîner.

Les pays européens ont commencé à sortir de leur léthargie et à s’impliquer, eux aussi, dans le conflit, dont la France. «Lorsque ces pays doivent se défendre, (…) on répond à leurs demandes en termes de défense», affirme Alice Rufo, concernant le soutien à certains pays du Golfe, ciblés par des «attaques indiscriminées» iraniennes, attaques qui, rappelons-le, ont visé, jusque-là, des bases militaires américaines dans ces pays. Pour l’heure, précise la ministre déléguée auprès de la ministre français des Armées et des Anciens combattants, aucune décision pour un déploiement du porte-avions Charles de Gaulle dans la région n’a été prise. «Il peut se déplacer avec un très court préavis, mais c’est une décision du chef de l’État», glisse-t-elle, sur le plateau de TF1. 

En parallèle, la responsable ferme la porte à l’envoi de troupes au sol. «Nous avons des forces dans la région, cela ne veut pas dire mettre des troupes au sol pour une action offensive, puisque nous ne participons pas à l’action offensive américaine», indique Alice Rufo. 

«La France se tient prête à défendre ses partenaires (au Moyen-Orient), à leur demande, de manière proportionnée  et conformément au principe de légitime défense collective», répète Jean-Noël Barrot sur BFMTV, alors que plusieurs pays du Golfe font l’objet de frappes iraniennes. «Cela veut dire que nous avons le droit d’intervenir et que nous nous tenons prêts à le faire, nous ne nous déroberons pas», poursuit-il. 

Sur le plan diplomatique, le département d’État américain a ordonné mardi le départ de tout son personnel diplomatique «non urgent» de ses ambassades en Irak, en Jordanie et au Bahreïn.

Dans un message sur X, le département d’État a dit avoir mis à jour ses avis aux voyageurs pour Bahreïn et la Jordanie «afin de refléter l’ordre donné au personnel non urgent du gouvernement américain et aux membres de leurs familles de quitter ces pays». Dans un autre avis mis à jour pour l’Irak, le ministère dit avoir «ordonné lundi au personnel non urgent du gouvernement américain de quitter l’Irak pour des raisons de sécurité».

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mardi avoir mené une «attaque à grande échelle» contre une base aérienne américaine à Bahreïn à l’aide de drones et de missiles.

Les forces navales des Gardiens «ont mené une attaque à grande échelle à l’aide de drones et de missiles à l’aube contre la base aérienne américaine située dans la région de Sheikh Isa, à Bahreïn», selon un communiqué cité par l’agence de presse officielle Irna, qui ajoute, sans fournir de preuve, que «20 drones et trois missiles ont atteint leurs cibles» et «détruit le principal poste de commandement de la base».

L’armée américaine a affirmé mardi avoir détruit des postes de commandement des Gardiens de la Révolution ainsi que des sites de lancement de missiles et de drones et des défenses anti-aériennes en Iran.

«Les forces américaines ont détruit les installations de commandement et de contrôle du Corps des gardiens de la révolution islamique, les capacités de défense aérienne iraniennes, les sites de lancement de missiles et de drones, ainsi que les aérodromes militaires au cours d’opérations soutenues. Nous continuerons à prendre des mesures décisives contre les menaces imminentes posées par le régime iranien», a écrit le Commandement militaire central américain (Centcom) sur X.

Concernant la sécurité au détroit d’Ormuz dont transite une partie de ses besoins en énergie, la Chine, qui était, début 2025, la première destination du pétrole transitant par cette zone a, par la voix d’une porte-parole des Affaires étrangères, Mao Ning, «enjoint à toutes les parties de mettre fin immédiatement à leurs opérations militaires, d’éviter toute nouvelle escalade des tensions, de maintenir la sécurité des voies de navigation dans le détroit d’Ormuz et d’empêcher que la situation n’ait un impact plus important sur l’économie mondiale»

Dans ce même contexte, des réservoirs de carburant au port commercial de Duqm, à Oman, ont été pris pour cible par un certain nombre de drones, et un réservoir a été touché, indique l’agence de presse omanaise, en citant une source de sécurité. Les dégâts qui en ont résulté ont été maîtrisés et aucune victime n’a été recensée, a ajouté la même source. 

Le secteur aérien subit lui aussi directement les conséquences de l’embrasement du Moyen-Orient. Les opérateurs internationaux du secteur prévoient des perturbations pour les voyageurs durant plusieurs semaines au moins, certaines dessertes restant pour le moment suspendues.

Toujours sur le plan des impacts économiques du conflit, la Bourse de Séoul a clôturé mardi sur un plongeon de plus de 7 % tandis que celle de Tokyo a chuté de plus de 3 %. Dans le détail, l’indice Kospi a lâché 7,24 % à 5.791,91 points, lorsque l’indice Nikkei a abandonné 3,06 % à 56.279,05 points.

Latif Belhedi (avec agences).

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Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?

03. März 2026 um 08:54

La question est sur toutes les lèvres : Qui va succéder à l’ayatollah Ali Khamenei et devenir le nouveau Guide suprême de la République islamique d’Iran ? Le poste est la clé de voûte d’un système qui repose sur la théorie du velayat-e faqih (tutelle du jurisconsulte) et c’est à l’Assemblée des Experts que va échoir la responsabilité d’élire le successeur de Khamenei qui a occupé le poste pendant presque 37 ans. 

Imed Bahri

Le quotidien londonien arabophone Al Quds al Arabi est revenu sur cette échéance importante qui intervient en pleine guerre israélo-américaine contre la République islamique et indique que les préparatifs s’accélèrent en vue de l’élection d’un successeur au Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, assassiné par Israël et les États-Unis le samedi 28 février 2026 au matin. L’attaque, menée par l’aviation israélienne, a ciblé le bureau et la résidence de Khamenei, avenue Pasteur, à Téhéran, alors qu’il présidait une réunion du Conseil supérieur de la défense. Trente bombes ont été larguées sur ce lieu où se trouvait le Guide.  

Un conseil provisoire aux commandes

Afin d’éviter un vide du pouvoir, l’article 111 de la Constitution iranienne stipule qu’un conseil provisoire composé de trois membres exerce les pouvoirs du Guide suprême en cas de décès, de démission ou de destitution de ce dernier.

Le conseil provisoire actuel est composé de Massoud Pezeshkian en sa qualité de président de la République, Gholamhossein Mohseni Ejei en sa qualité de chef du pouvoir judiciaire et l’ayatollah Ali Reza Arafi, désigné par le Conseil des gardiens de la Constitution (organe iranien cumulant les fonctions de Conseil constitutionnel et de Commission électorale). 

L’urgence d’élire le Guide suprême est dictée par la nécessité de préserver la stabilité intérieure dans le pays, étant donné que le Guide suprême est la plus haute autorité politique, religieuse et militaire du pays. Il incarne vilayat-e faqih dans le système de la République islamique et est également le Commandant suprême des forces armées.

Conformément à la Constitution iranienne, l’élection du Guide suprême relève de la compétence de l’Assemblée des experts, appelée en persan «Majlis-e Khabargan-e Rahbari». Cette assemblée est composée de 88 membres, élus au suffrage universel direct, pour un mandat de huit ans. Le peuple iranien renouvelle donc son élection tous les huit ans. L’Assemblée exerce diverses fonctions dont celle d’élire le Guide suprême. Elle a également le pouvoir de contrôler l’action du Guide suprême et de le révoquer ou de le confirmer dans ses fonctions, à condition qu’il soit jugé apte à remplir ses devoirs sur les plans religieux, politique, intellectuel et physique.

Le Guide suprême est élu au scrutin secret, et le candidat qui obtient la majorité absolue des suffrages exprimés par les membres présents est déclaré Guide suprême. L’Assemblée des experts n’a élu le Guide suprême qu’une seule fois et ce, en juin 1989, jour du décès de l’Imam Khomeini, fondateur de la République islamique, lorsque Khamenei a été élu à ce poste.

Khamenei, alors président de la République (il l’a été de 1981 à 1989), n’était pas un candidat pressenti pour succéder à Khomeini. Cependant, Hashemi Rafsanjani (président de 1989 à 1997) a relaté une anecdote qui a bouleversé la donne. Il a déclaré que lors d’une rencontre avec Khomeini, il l’avait interrogé sur son choix de successeur, ce à quoi Khomeini aurait répondu: «Vous avez Khamenei».

Khamenei annonça son refus de briguer la succession de Khomeini mais l’Assemblée des experts l’élut Guide suprême. On peut donc affirmer que le décideur ultime concernant le successeur de Khomeini était Khomeini lui-même, conformément au souhait rapporté par Rafsanjani.

Ces dernières années, le débat s’est intensifié quant à la personne qui succédera au Guide suprême Khamenei s’il venait à disparaître, compte tenu de son âge avancé de 86 ans (il est né le 17 juillet 1939).

Ce besoin est devenu encore plus pressant suite aux menaces directes des États-Unis et d’Israël d’assassiner Khamenei surtout durant la guerre israélo-américaine contre l’Iran en juin 2025.

Spéculation sur le nom du nouveau Guide

Khamenei avait proposé plusieurs noms pour lui succéder mais ces noms sont restés secrets. Par conséquent, l’Assemblée des experts devrait avoir la tâche aisée d’élire le nouveau Guide suprême, surtout après l’assassinat de Khamenei par Israël.

Toute discussion concernant le nom du nouveau dirigeant iranien relève encore de la spéculation. Auparavant, l’ancien président Ebrahim Raissi qui avait à la fois un profil théocratique et politique était pressenti mais il a trouvé la mort dans un accident d’hélicoptère le 19 mai 2024, accident qui aurait été causé par une panne technique lors de son retour d’une brève visite en Azerbaïdjan (allié d’Israël) mais les circonstances de cette mort demeurent suspectes. 

Un autre nom qui circule est celui de Mojtaba, le fils de Khamenei. Proche de son père depuis des années, il a accès à tous les dossiers clés concernant l’Iran et ses alliés dans la région. Il entretient également des relations privilégiées avec le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), acteur majeur de la scène iranienne.

Le nom de l’ancien président Hassan Rouhani est également évoqué. Sous sa présidence, l’accord nucléaire de 2015 a été conclu sous l’égide de Barack Obama, dans le cadre du groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu et l’Allemagne).

Le nom d’Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale, a aussi été mentionné, mais ses chances sont moindres car ce n’est pas un religieux.

Parmi les autres noms qui circulent figurent Mohsen Ejei, actuel chef du pouvoir judiciaire, l’ayatollah Ali Reza Arafi, membre du Conseil de direction intérimaire et l’ayatollah Sadeq Larijani, ancien chef du pouvoir judiciaire (frère d’Ali Larijani).

D’autres noms, plus surprenants, pourraient également être évoqués, connus seulement de Khamenei et de son entourage. Toutefois, il est clair que les qualités les plus importantes que le nouveau dirigeant devra posséder, outre son rang religieux, seront sa détermination à affronter les États-Unis et Israël après qu’ils ont lancé leur deuxième guerre contre l’Iran et assassiné Khamenei.

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L’assassinat de Khamenei, un jour d’infamie qui aura des conséquences

03. März 2026 um 07:53

La guerre américaine actuelle contre l’Iran décidée sans consultation du Congrès, à l’instigation de Netanyahu, réalise d’autres objectifs que ceux proclamés par ses auteurs, en particulier l’interdiction de tout approvisionnement chinois en pétrole dans le Golfe hors de tout contrôle américain, ainsi que le renforcement de la supériorité militaire d’Israël sur les pays de la région, à même de lui permettre d’annexer sans opposition notable les territoires arabes de l’Euphrate au Nil ainsi que le dit la Bible, selon ses seuls intérêts et besoins, en s’assurant les conditions économiques adéquates à son développement au détriment des peuples de la région.

Dr Mounir Hanablia *

Les férus de la seconde guerre mondiale se souviendront du célèbre passage du discours du Président Roosevelt, qualifiant le 7 décembre 1941, date de l’attaque japonaise contre Pearl Harbour, de «jour d’infamie».

En effet des discussions avaient lieu entre des représentants des deux nations au moment où l’attaque s’était produite. Les Iraniens et les Américains s’étaient séparés à l’issue de discussions difficiles sans conclure, et pourtant ces derniers n’ont pas hésité à déclencher les hostilités, en arguant d’une «fenêtre d’opportunité»

Il y a des normes dans les relations internationales que l’on pensait définitivement établies. Depuis la paix de Westphalie de 1648, les rapports entre États obéissent à certaines règles dans le but d’éviter les conflits armés, et lorsqu’ils sont inévitables, d’atténuer les horreurs semblables à celles dont la Guerre de Trente Ans a été le théâtre.

Le droit international ignoré par les puissants

Ainsi un protocole a été établi visant à épargner l’intégrité physique des rois, afin que les réalités issues des conflits armés qui sont l’exception se traduisent par des accords perpétuant la paix. Ce ne fut pas là une nouveauté.

Si on en revient aux guerres féodales en Europe, les seigneurs et les rois, faits prisonniers, étaient épargnés puis libérés contre rançons conséquentes.

Or depuis le génocide de Gaza perpétré par l’armée israélienne utilisant les armes américaines les plus sophistiquées, ces normes que l’on qualifie depuis la création de l’Onu de droit international sont ignorées non par les instances chargées de les établir et de les contrôler, mais par les belligérants les plus puissants.

Il y a eu l’enlèvement du président vénézuélien en exercice par l’armée américaine agissant sous les ordres du président Trump.

On se souvient qu’en juin dernier à l’issue de la guerre des 12 jours menée par Israël contre l’Iran, l’armée américaine avait effectué un bombardement massif sur les installations nucléaires de Ferdaous et Natanz alors que des discussions se poursuivaient pour obtenir l’abandon du programme iranien d’enrichissement de l’uranium.

Il y a trois jours une opération militaire américaine de grande envergure a débuté par l’assassinat des plus hauts dirigeants iraniens, et particulièrement Ali Khameneï, l’autorité ultime de l’Etat dans son pays, dans un bombardement massif de son domicile où pas moins de trente bombes de grande puissance ont été utilisées. Qu’ils aient été qualifiés de «clique de voyous» par le commanditaire de leur exécution importe peu.

Un vengeur tombé de la Bible

Le fait notable est la mort de l’ancien président Ahmadinejad dans les mêmes circonstances à son domicile dans un bombardement. Il était devenu la bête noire des sionistes lorsqu’il avait appelé à la destruction de l’État d’Israël.

Ainsi et dans une guerre du XXIe siècle menée grâce à la collaboration d’Amazon, Google, Elon Musk et l’intelligence artificielle, Netanyahu s’adjugeait-il l’aura d’un vengeur tombé de la Bible. Or le droit divin ne s’accorde que peu avec les conventions de Genève protégeant les populations civiles contre les méfaits de la guerre, en particulier lorsqu’il s’agit d’usurpation de territoire et de nettoyage ethnique. Et on peut donc comprendre l’insistance du Président Trump à créer ce fameux Conseil de la Paix réservé aux milliardaires, et à liquider les instances internationales issues de l’Onu qui ont inculpé son sbire et mentor de génocide.

Dans ces conditions il paraît douteux qu’il y eût eu préalablement à cela une quelconque volonté de résoudre pacifiquement le conflit.

Il faut en effet noter que les discussions engagées pour obtenir la dénucléarisation de l’Iran avaient abouti à des concessions substantielles par ce pays. Elles auraient donc pu se poursuivre pour en obtenir davantage. Mais selon de nombreux commentateurs, la guerre avait déjà été décidée depuis le 29 janvier dernier, date de la visite effectuée par Netanyahu à Mar-a-Lago, lieu de résidence de Donald Trump.

Il faut donc convenir que tout cela n’avait été qu’une mise en scène destinée à permettre à l’armée américaine de parfaire ses préparatifs. Une fois achevés, la mise en branle de la machine de guerre devenait inévitable.

Il est inutile de rappeler toutes les péripéties qui ont jalonné le cours des relations irano-américaines, en 1953 avec le renversement de Mossadegh, ou depuis 1979, date de la révolution islamique, la prise d’otages à l’ambassade américaine de Téhéran, la mort des 250 marines dans une attaque suicide à Beyrouth en 1983, en passant par le soutien américain apporté à Saddam Hussein pour envahir l’Iran durant une guerre de huit ans.

Néanmoins, lorsque ses ambitions nucléaires eurent été avérées, ce pays a été soumis à un embargo international visant à asphyxier son économie.

De fausses négociations pour préparer une vraie agression

Le Plan d’action global commun établi sur un programme nucléaire contrôlé par les inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique en 2015 et avalisé par le président Obama, dont on pensait qu’il marquerait la fin du contentieux, a été dénoncé par son successeur Trump immédiatement après son élection, à l’instigation du premier ministre israélien Netanyahu. L’embargo contre l’Iran a donc été renforcé. Jusqu’à ce que l’annonce par Netanyahu du projet de normalisation politique avec l’Arabie Saoudite et du programme de corridor économique depuis les rives de l’Océan Indien jusqu’à Israël, à travers la péninsule arabique, les Emirats arabes unis et la Jordanie, constitue le facteur décisif à l’origine du 7 octobre 2023, et de l’irruption du Hamas, du Hezbollah, et des Houthis du Yémen, sur le théâtre des opérations.

Le programme envisagé ferait d’Israël la plaque tournante économique et financière du Moyen Orient au même titre que Singapour en Asie, tout en marginalisant le Canal de Suez et le détroit d’Ormuz, une perspective que nul régime politique en Iran ne peut accepter, pour ne pas dire l’un quelconque déjà soumis à un embargo sévère et ayant d’autant plus de raisons de miser sur l’énergie nucléaire.

On n’en finira pas de sitôt avec la question iranienne

La question iranienne peut donc être momentanément écrasée sous les bombes, mais elle n’en continuera pas moins à l’avenir à se poser avec acuité, même après le départ des mollahs. Il ne faut pas oublier que l’ambition du Shah d’Iran était déjà de doter son pays de la technologie nucléaire et on peut se demander si cela n’avait pas été la véritable raison pour laquelle il avait été délaissé par ses parrains américains.

D’autre part, la question de la légitimité de l’usage de la violence par les grandes puissances, en dehors des lois internationales, reste posée. Le gouvernement israélien renvoie l’origine de la guerre au 7 octobre et à la pluie de missiles qui s’est abattue sur son territoire depuis Gaza, le Sud Liban, et le Yémen.

En réalité, sa gestion génocidaire de la guerre à Gaza n’a eu dès le départ qu’un but, créer les conditions politiques et militaires adéquates nécessitant l’intervention américaine pour frapper l’Iran et abattre son régime. Or, des raisons propres, l’Amérique en avait: l’’interdiction aux Chinois de l’accès au pétrole iranien; le rétablissement de son prestige, terni par son incapacité à assurer la liberté de navigation à l’entrée de la mer Rouge, sérieusement entravée par les Houthis; le solde définitif des comptes avec ceux jugés responsables de la prise d’otage de l’ambassade en 1979, des enlèvements et des attentats de Beyrouth dans les années 80 qui constituaient pourtant des réponses à l’invasion israélienne du Liban et à la destruction de Beyrouth en 1982.

De tout ceci on peut conclure plusieurs choses. La guerre américaine actuelle décidée sans consultation du Congrès, à l’instigation de Netanyahu, réalise d’autres objectifs que ceux proclamés par ses auteurs, en particulier l’interdiction de tout approvisionnement chinois en pétrole dans le Golfe hors de tout contrôle américain, ainsi que le renforcement de la supériorité militaire d’Israël sur les pays de la région, à même de lui permettre d’annexer sans opposition notable les territoires arabes de l’Euphrate au Nil ainsi que le dit la Bible, selon ses seuls intérêts et besoins, en s’assurant les conditions économiques adéquates à son développement au détriment des peuples de la région. Que le colonialisme israélien et l’impérialisme américain aient trouvé là une occasion de plus de réaliser leurs objectifs ne peut être nié.

Cependant, les liquidations bibliques des dirigeants et des présidents risquent de ne pas s’avérer suffisantes au Moyen-Orient ou ailleurs pour dissuader les peuples de lutter pour recouvrer leurs droits nationaux et s’assurer les moyens de défendre leurs pays contre les agresseurs. Et l’intelligence artificielle est une arme à double tranchant. Si le président américain et le Premier ministre israélien forts d’une supériorité technologique qui ne peut être qu’éphémère, continuent d’assassiner ainsi leurs ennemis, il faut s’attendre à ce qu’un jour ou l’autre, ils soient eux-mêmes liquidés. Cela s’était déjà produit à Dallas en novembre 1963. L’Amérique continuera sans doute à mener des guerres d’agression. Mais si les peuples de la terre n’ont plus foi en sa parole, comment pourra-t-elle s’assurer sans s’épuiser les collaborations nécessaires à sa paix et à sa sécurité ?   

* Médecin de libre pratique.

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L’Iran à l’instant de vérité | Le drapeau rouge et le vide 

03. März 2026 um 07:30

La mort d’Ali Khamenei, annoncée le 1ᵉʳ mars 2026 dans le sillage de frappes israélo-américaines visant des centres stratégiques iraniens, ne referme pas une époque : elle l’ouvre brutalement. L’Iran se tient aujourd’hui dans cet instant suspendu : entre cuirasse et métamorphose. Une métamorphose qui suppose un risque plus grand encore : celui d’exister sans ennemi.

Manel Albouchi

Depuis 1989, le Guide suprême n’était pas seulement un chef religieux. Il était le point d’agrégation des tensions, l’instance d’arbitrage ultime, le filtre symbolique entre la nation et le chaos du monde. Sa succession ne sera pas uniquement religieuse ; elle sera stratégique.

La faille du système

Khamenei n’occupait pas seulement une fonction institutionnelle. Il tenait une place psychique totale. Il était ce pare-excitation freudien par lequel la nation métabolisait l’agression du monde. Il absorbait l’angoisse extérieure pour la transformer en discours, en Loi, en direction. Dans l’imaginaire collectif, il portait l’archétype du Père primordial : celui qui tient la frontière, qui nomme l’ennemi, qui garantit la continuité. Et, lorsque le Père tombe, les projections se retirent brutalement. La structure reste debout mais la peau se fissure.  

Une économie psychique d’Etat

Depuis la guerre Iran-Irak (1980–1988), la République islamique a structuré sa matrice autour d’un mot «résistance» : résistance militaire, résistance économique, résistance culturelle. Et cette doctrine n’est pas pure rhétorique. Elle a produit une dissuasion asymétrique (missiles, réseaux régionaux alliés), une adaptation prolongée aux sanctions, une autonomie relative dans certains secteurs stratégiques.

Mais toute architecture défensive finit par devenir structure mentale. Ce qui fut stratégie est devenu identité et ce qui fut réponse est devenu réflexe. La résistance est devenue une économie psychique d’État : le monde attaque, la nation souffre, la souffrance prouve l’existence, l’existence justifie la rigidité.  

Un Moi-peau rigide  

Didier Anzieu parlait du Moi-peau comme de cette enveloppe qui protège le sujet contre la désintégration. L’Iran a construit un Moi-peau collectif solide, épais, presque cuirassé. La protection est devenue rigidité, la cohésion compression et la peau trop épaisse a fini par étouffer la respiration interne. Toute fissure peut être vécu comme une écorchure menaçant la survie même du corps national.

La mort du Guide est une entaille majeure : elle traverse la cuirasse et expose la vulnérabilité longtemps contenue.

Une architecture sous tension  

Le régime iranien repose sur une structure duale : institutions élues (présidence, Parlement) et tutelle théocratique exercée par le Guide suprême, le Conseil des gardiens et le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI).

Depuis 1989, Khamenei jouait le rôle d’équilibriste entre ces pôles. Son autorité personnelle limitait les conflits ouverts entre conservateurs pragmatiques, factions sécuritaires et religieux doctrinaires. Son décès redistribue les lignes de force :

– le CGRI pourrait consolider son poids politique et économique ;

– les factions conservatrices chercheront à verrouiller la continuité idéologique ; 

– les segments réformistes, marginalisés ces dernières années, pourraient tenter de rouvrir un espace discursif.

La transition ne sera pas un simple passage de témoin. Elle redéfinira l’équilibre entre autorité religieuse, pouvoir sécuritaire et légitimité populaire.    

Le drapeau rouge

À Jamkaran, le drapeau rouge s’est levé. Il renvoie au sang injustement versé, à Karbala, au martyre de l’imam Hussein, à cette mémoire qui ne meurt pas.

Dans la tradition chiite, ce n’est pas un simple étendard : c’est une invocation. Le sang appelle justice. Sur le plan géopolitique, le message est double :

– à l’extérieur : signaler que la réponse sera calibrée ;

– à l’intérieur : transformer le deuil en unité, la sidération en mobilisation.

Mais psychiquement, le geste va plus loin. Le drapeau rouge agit comme un activateur collectif. Il simplifie l’angoisse. Il canalise la colère. Il soude la communauté autour d’une équation archaïque : le sang appelle le sang. La blessure cesse d’être effraction brute, elle devient message.

Hisser le drapeau rouge, c’est passer du chaos à la mise en scène. Lier l’énergie traumatique. Ce qui était sidération devient rituel. Ce qui était perte devient Loi.

Freud parlait de compulsion de répétition : on rejoue ce que l’on ne parvient pas à transformer en souvenir. À force de répéter le trauma, on finit par en faire une identité.

Ce drapeau est ambivalent : il unit et il enferme. Il offre une cohésion immédiate par la colère, mais il installe la nation dans une boucle mémorielle où la vie ne se conçoit qu’à travers la répétition du sacrifice.

Or une société ne peut vivre indéfiniment dans la dramaturgie du martyre sans épuiser ses forces vitales.  

La question existentielle  

La résistance est l’architecture d’État iranien et son identité profonde. Pourtant, la faille ouverte par la disparition de Khamenei contient une possibilité : «La blessure est l’endroit par où la lumière entre.» Encore faut-il accepter que la lumière transforme ce qu’elle éclaire.

La disparition du Père confronte l’Iran à son ombre collective : violence refoulée, désir de reconnaissance, fatigue générationnelle, aspiration à la normalité, mais aussi fierté nationale et refus de l’humiliation.

Les questions sont désormais existentielles. Le régime colmatera-t-il la brèche par la répétition aveugle ? Ou acceptera-t-il que cette déchirure devienne un espace de transformation ? Peut-on passer de la mémoire du sang à un projet de vie ? Peut-on survivre autrement qu’en résistant ?

L’Iran se tient aujourd’hui dans cet instant suspendu : entre cuirasse et métamorphose. Une métamorphose qui suppose un risque plus grand encore : celui d’exister sans ennemi.

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Moyen-Orient | Sécurité des Tunisiens : Réunion d’urgence du MAE

Von: Yusra NY
02. März 2026 um 23:46

Suite aux événements graves que connaît la région du Golfe arabe et du Moyen-Orient, et dans le cadre du suivi minutieux et continu de l’évolution de la situation, Mohamed Ali Nafti, Ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger, a présidé aujourd’hui, 2 mars 2026, en présence de M. le Secrétaire d’État et de plusieurs cadres du Ministère, une réunion en ligne avec les Chefs des Missions Diplomatiques et Consulaires tunisiennes accréditées auprès des pays concernés.

La réunion a été consacrée à l’évaluation du niveau de préparation des Missions Diplomatiques et Consulaires pour faire face aux différents développements, ainsi qu’à l’adoption des mesures préventives nécessaires afin de garantir la sécurité des membres de la communauté tunisienne résidant dans ces pays, en coordination avec les autorités des pays d’accueil.

M. le Ministre a souligné la nécessité de renforcer le niveau de vigilance et d’intensifier la communication directe et permanente avec les membres de la communauté, de mettre à jour les plans d’urgence en fonction de l’évolution de la situation, et d’assurer une coordination étroite avec les autorités des pays d’accueil ainsi qu’avec l’ensemble des Missions Diplomatiques et Consulaires tunisiennes dans la région, afin de garantir la protection des intérêts tunisiens.

À cette occasion, M. le Ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger a lancé un appel à tous les membres de la communauté tunisienne dans les pays concernés pour qu’ils fassent preuve de la plus grande prudence, respectent les consignes des autorités locales et procèdent à leur inscription auprès des Missions Diplomatiques et Consulaires pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, tout en veillant à mettre régulièrement à jour leurs coordonnées afin de permettre une intervention rapide en cas de besoin.

M. le Ministre a également indiqué que la cellule de crise mise en place au sein du Ministère fonctionne 24 heures sur 24 et assure un suivi en temps réel de la situation, ainsi qu’une coordination continue avec nos Missions Diplomatiques et Consulaires à l’étranger. Deux numéros d’urgence (98317530 et 92998087) ont été mis à disposition pour recevoir les demandes et préoccupations des membres de la communauté et leur fournir l’assistance nécessaire.

La réunion s’est conclue en réaffirmant que le Ministère des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger continuera de suivre de près l’évolution de la situation et de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les Tunisiens à l’étranger et préserver leurs intérêts, conformément aux exigences de la situation.

Communiqué

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Gestern — 02. März 2026Kapitalis

Tunisie-Suisse | Nouvelle ligne directe Zurich-Djerba

Von: Yusra NY
02. März 2026 um 23:27

Depuis hier, dimanche 1er mars 2026, la compagnie aérienne suisse Edelweiss a officiellement lancé sa liaison directe entre l’aéroport de Zurich et celui de Djerba-Zarzis.

Cette excellente nouvelle pour le tourisme tunisien et la diaspora,  s’inscrit dans la durée avec un programme de vols s’étendant jusqu’au 29 novembre 2026, selon le calendrier ci-dessous :

  • Chaque dimanche du mois de mars
  • Du 05.04 au 17.09, les jeudis et dimanches
  • Du 20.09 au 22.10, les mardis, jeudis et dimanches
  • Du 25.10 au 12.11, les jeudis et dimanches
  • Du 15 au 29.11, chaque dimanche

Le lancement de ces vols par Edelweiss est une opportunité stratégique pour consolider les liens économiques et culturels entre la Tunisie et la Suisse et une invitation lancée aux voyageurs à venir (re)découvrir la richesse de Djerba la douce

Y. N.

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Corruption | Report du procès de Taïeb Rached

Von: Yusra NY
02. März 2026 um 22:45

L’ancien premier président de la Cour de cassation, Taïeb Rached, a été entendu ce lundi 2 mars 2026, dans une affaire de corruption.

C’est ce qu’indique une source citée par Mosaïque FM, en précisant que la chambre criminelle a décidé de reporter l’audience de Taïeb Rached au 23 mars courant.

Pour rappel, il est accusé de falsification, de détention et usage de documents falsifiés et d’abus de fonction par un agent public, ajoute la même source.

Y. N.

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La Suède accroît son soutien à l’IOM en Tunisie et en Libye

Von: Yusra NY
02. März 2026 um 22:08

La Suède a accordé 20 millions de couronne suédoise (SEK ) supplémentaires aux opérations de l’OIM en Tunisie et en Libye.

Ce soutien vise à accompagner les migrants souhaitant rentrer dans leur pays d’origine depuis la Tunisie et la Libye, et à renforcer une gestion sûre, humaine et ordonnée des migrations dans la région.

À l’occasion de l’annonce de cette contribution, la Directrice générale de l’OIM, Amy Pope, s’est rendue sur place en compagnie du ministre suédois des Migrations, Johan Forssell, ainsi que de plusieurs agences suédoises.

La Suède réaffirme sa volonté de collaborer étroitement avec ses partenaires internationaux sur les questions migratoires et se réjouit d’appuyer les actions de l’OIM en Tunisie et en Libye, qui contribuent à mettre en œuvre des solutions durables, humaines et adaptées pour les migrants en situation de vulnérabilité dans la région.

Communiqué

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Communiqué du Consulat de Tunisie à Dubaï sur les vols spéciaux

Von: Yusra NY
02. März 2026 um 21:42

Face aux perturbations aériennes causées par les récents événements dans la région, la Consulat général de Tunisie à Dubaï a communiqué les dernières directives de l’Aviation Civile émiratie concernant le rapatriement des voyageurs.

La Consulat informe les membres de la communauté tunisienne que l’Autorité Générale de l’Aviation Civile des Émirats Arabes Unis (GCAA) a officiellement lancé l’organisation de vols exceptionnels.

Ces liaisons spéciales ont pour objectif de faciliter le départ des passagers actuellement bloqués ou dont les plans de voyage ont été affectés par la situation sécuritaire et géopolitique instable dans la région.

La même source indique que pour garantir le bon déroulement des opérations et éviter l’encombrement des infrastructures aéroportuaires, les autorités consulaires appellent à ne pas se rendre à l’aéroport sans confirmation préalable, à attendre d’être contacté directement par votre compagnie aérienne et à vérifier les informations de contact auprès des transporteurs pour recevoir les détails des vols et les horaires programmés.

« La Consulat appelle les citoyens tunisiens à faire preuve de patience et à suivre scrupuleusement les canaux de communication officiels des compagnies aériennes pour obtenir les détails de leurs vols. », indique encore le communiqué.

Pour rappel depuis le week-end dernier, le Moyen-Orient traverse une phase de fortes tensions militaires marquées par des échanges de tirs de missiles et des fermetures successives d’espaces aériens dans plusieurs pays du Golfe (Émirats arabes unis, Qatar, Iran).

Ces événements ont débuté par des frappes israélo-américaines sur l’Iran, ayant fait des dizaines de morts et de blessés et dans lesquelles l’Ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la république islamique d’Iran.

En réaction, l’Iran a lancé des missiles et de drones vers Israël et vers des bases américaines situées dans plusieurs pays du Golfe (Bahreïn, Koweït, Émirats arabes unis, Qatar).

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Abir Moussi devant la justice ce mardi 3 mars

Von: Yusra NY
02. März 2026 um 20:45

L’avocate et présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, devra à nouveau comparaître devant la justice demain, mardi 3 mars 2026.

Abir Moussi sera entendue dans le cadre de l’affaire dite du « bureau d’ordre », annonce son avocat et président du comité de défense, Me Ali Tayachi.

Pour rappel, en première instance, Abir Moussi avait écopé de la lourde peine de 12 ans ferme, ayant été poursuivie sur la base de l’article 72 du Code pénal pour de graves accusations : « tentative de porter atteinte à la forme de l’État, d’inciter les habitants à s’attaquer les uns aux autres avec des armes et de semer le trouble sur le territoire tunisien ».

Cette affaire remonte à octobre 2023 : Abir Moussi s’était rendue au bureau d’ordre pour déposer une requête en prévision d’un recours devant le Tribunal administratif contre les décrets présidentiels concernant les élections locales. Le dépôt lui a été refusé et c’est un agent de la garde présidentielle qui l’en a informée, mais elle a exigé qu’un responsable du bureau d’ordre lui notifie en personne ce refus…

Dénonçant le refus et la procédure, elle a ensuite été arrêtée et poursuivie sur la base de l’article 72.

Y. N.

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Samira Guiza nommée première présidente du Tribunal administratif

Von: Yusra NY
02. März 2026 um 20:07

La juge Samira Guiza vient d’être nommée au poste de première présidente du Tribunal administratif, apprend-on ce lundi 2 mars 2026.

L’information a été confirmée par une source autorisée de la présidence de la République citée par l’agence Tap, et qui a précisé que Samira Guiza a été nommée ce jour par le président de la République, Kaïs Saïed.

Samira Guiza a étudié à la Faculté de droit de Tunis et a débuté sa carrière en tant qu’avocate au barreau de Tunis. Elle a également présidé le Comité de discipline de l’agence nationale antidopage.

Elle a par ailleurs occupé le poste de conseillère au Conseil d’État au Tribunal administratif.

Y. N.

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Israël | Le bureau de Netanyahu ciblé par une frappe iranienne  

02. März 2026 um 13:08

L’agence de presse iranienne Tasnim a annoncé, citant le service de relations publiques des Gardiens de la révolution, que le bureau du «Premier ministre criminel du régime sioniste » a été «durement touché par les forces armées de la République islamique lors de la dixième vague d’attaques ciblées et surprises menées par des missiles Khyber.»

«Le sort du Premier ministre du régime sioniste est désormais incertain», écrit l’agence ce lundi 2 mars 2026, ajoutant que des sources israéliennes ont annoncé «l’annulation de sa visite prévue à Beit Shemesh, dans les territoires occupés, ville visée par des missiles iraniens la veille.»

La dernière vidéo diffusée de Netanyahu, d’une durée de quelques minutes, remonte à plusieurs heures. «Depuis, aucune autre vidéo ni photo de lui n’a été publiée», rappelle Tasnim, ajoutant qu’ «aucune information détaillée concernant Netanyahu n’a encore été publiée par la presse hébraïque.»

L’Iran a mené des frappes de missiles de représailles contre les territoires occupés après l’offensive militaire conjointe israélienne et américaine de samedi.

À ce jour, l’Iran a mené dix vagues d’attaques de drones et de missiles contre des bases israéliennes et américaines dans la région.

I. B.

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Quand l’Estonie défie la Russie !

02. März 2026 um 11:32

«Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe», a déclaré le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, dans un entretien au journal The Telegraph. A-t-il vraiment mesuré ses paroles en affirmant que son pays ne serait pas une cible facile en cas d’agression russe, tout en avertissant que toute attaque conduirait à un transfert du conflit sur le territoire russe ?  

Habib Glenza

Dans une autre interview accordée à Deutsche Welle (DW), le chef de la diplomatie estonienne a balayé les craintes concernant la vulnérabilité de son pays face à une éventuelle invasion russe.

Interrogé sur le fait que l’Estonie soit souvent désignée comme une cible prioritaire en raison de sa position géographique, il a répondu : «Mais dans la vraie vie, nous augmentons considérablement nos capacités». «Je pense que l’Otan est plus forte que jamais. Nous avons déjà de nouveaux plans de défense, ce qui signifie que nous ne nous contentons pas d’attendre. Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe.»

Les louvoiements de l’Europe

Margus Tsahkna rejette l’idée que l’Estonie soit le pays le plus vulnérable d’Europe. Il assure que la résistance estonienne mènerait à un déplacement de la guerre sur le sol russe. Et critique les tentatives de négociation directe avec Vladimir Poutine.  

Il exprime, cependant, et à juste titre, son inquiétude quant à la volonté politique de l’Europe de faire face à la menace russe. «Nous nous inquiétons de l’Europe, de savoir si l’Europe est prête à prendre une décision, à se lever, à devenir plus forte», a-t-il admis. Tout en qualifiant de «totalement erronée» l’hypothétique envoi d’un émissaire européen au Kremlin, auquel il prévoit un retour humiliant qui affaiblirait la position de l’Ukraine.

Ces déclarations interviennent alors que plusieurs personnalités politiques européennes, dont le Premier ministre letton Evika Silina et le président estonien Alar Karis, ont récemment appelé à la nomination d’un envoyé spécial européen pour négocier avec la Russie. En décembre dernier, le président français Emmanuel Macron avait également exprimé sa conviction de la nécessité de trouver une solution pour interagir directement avec le dirigeant russe. Selon les médias, l’ancien président finlandais Sauli Niinistö serait considéré comme le favori pour ce poste.

Le potentiel militaire en place

Les déclarations du ministre des Affaires étrangères estonien font «rire et pleurer à la fois», car elle font craindre que l’Etat profond européen soit disposé à sacrifier l’Estonie, après avoir sacrifié l’Ukraine.

Ce tout petit pays de moins de 46 000 km2 dispose d’une armée de 7 700 soldats dont 1000 placés dans une base située à la frontière avec la Russie. L’Allemagne lui a récemment envoyé 44 tanks et 350 soldats comme aide militaire et c’est tout ce que peut aligner ce pays balte pour affronter la Russie, laquelle compte 17 millions de km2, 1,5 million de soldats, des milliers d’ogives nucléaires, d’avions, de tanks, de drones, de missiles, etc.! Aussi les déclarations du ministre estonien des Affaires étrangères peuvent-elles paraître insensées. Sur qui l’Estonie va-t-elle compter pour «mener la guerre sur le territoire russe» ? Apparemment sur l’Otan, l’Union européenne, les pays scandinaves (Suède, Norvège, Danemark, Islande et Finlande) et, bien entendu, les Etats-Unis. Mais ces pays sont-ils prêts à voler à son secours au risque de se trouver engagés dans une guerre qu’ils cherchent à éviter ? Si oui pourquoi ne sont-ils pas intervenus en Ukraine comme ils l’ont promis ?

Le précédent de la Pologne

Par ses déclarations, le ministre des Affaires étrangères estonien cherche en réalité à préparer ses concitoyens à une guerre que leurs voisins ukrainiens n’ont pas réussi, eux, à éviter. Ni l’Otan, ni l’Europe, ni à fortiori les Etats-Unis ne se hasarderont à entrer en guerre contre la Russie pour sauver l’Estonie au risque de déclencher une troisième guerre mondiale.

Rappelez-vous qu’en 1939, lorsque Hitler a envahi la Pologne, ce pays comptait sur ses deux alliés de taille, l’Angleterre et la France, qui n’ont pas bougé le doigt pour le défendre. La suite, on la connaît…     

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De Téhéran à Tel Aviv | La guerre continue de faire rage

02. März 2026 um 10:14

Alors que les raids aériens menés par Israël et les Etats-Unis se poursuivent, ce lundi 2 mars 2026, contre l’Iran, où ils ont touché 13 villes et causé 555 morts depuis samedi matin, Téhéran continue de cibler des bases militaires américaines dans les pays du Golfe et les Gardiens de la Révolution iraniens ont déclaré lundi avoir lancé un barrage de missiles visant les villes israéliennes de Tel-Aviv et de Haïfa, mais aussi Jérusalem-Est. (Ph. De la fumée s’élève d’une zone entourant l’ambassade des États-Unis à la suite d’une frappe, à Bayan, au Koweït, le 2 mars 2026.)

«Parmi les cibles de cette dixième salve figurent une frappe ciblée contre le complexe gouvernemental du régime sioniste à Tel-Aviv, des attaques contre des centres militaires et de sécurité à Haïfa et une frappe contre Jérusalem-Est», secteur occupé et annexé par Israël, a indiqué la milice armée iranienne dans un communiqué, diffusé par la télévision d’État.

Crash d’avions de combat américains

Sur un autre plan, plusieurs avions de combats américains se sont écrasés au Koweït lundi matin mais les équipages ont survécu, a annoncé le ministère koweïtien de la Défense.

«Les autorités compétentes ont immédiatement lancé les opérations de recherche et de sauvetage, et procédé à l’évacuation des équipages et à leur transfert vers l’hôpital», a rapporté le porte-parole du ministère, en précisant que le personnel qui était à bord était dans un état «stable». La cause de l’incident n’a pas été précisée.

A Bahreïn, l’Etat arabe le plus proche de l’Iran dirigé par une famille régnante sunnite mais habité par une population à majorité chiite, «les groupes terroristes et leurs admirateurs ont l’intention de s’en prendre aux citoyens américains à l’étranger», a prévenu l’ambassade américaine à Manam, ajoutant que «ces groupes continuent de planifier d’éventuelles attaques à Bahreïn. Les terroristes peuvent frapper sans prévenir». Aussi l’ambassade conseille-t-elle ses ressortissants de «faire preuve de prudence et de vigilance».

Le prix du pétrole flambe

Sur le plan économique,les prix du pétrole ont flambé lundi, dépassant brièvement 80 dollars le baril avant de modérer leurs gains, le conflit engagé par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran faisant redouter des perturbations de l’offre de brut, alors que les investisseurs s’interrogent sur l’évolution de la crise.

Le Brent, référence internationale de l’or noir, avait déjà progressivement intégré une prime de risque géopolitique pour s’afficher à 72 dollars vendredi, loin des 61 dollars du début d’année.

Suite à l’attaque de deux navires dimanche au large des Emirats arabes unis et d’Oman, l’Organisation maritime internationale (OMI) a appelé les compagnies maritimes à «éviter» la région. Le prix des assurances devient prohibitif, et les principales compagnies ont confirmé suspendre leur passage.

I. B.

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Yasmina Khadra croise le sacré et le politique en Palestine

02. März 2026 um 09:36

Dans son nouveau roman, à paraître le 4 mars 2026 aux éditions Flammarion, Yasmina Khadra ouvre la porte d’un monde où géographie et histoire s’entrelacent avec les destinées humaines. ‘‘Le Prieur de Bethléem’’ n’est pas un simple récit : c’est une véritable exploration des espaces sacrés, des souvenirs et de l’expérience humaine face à l’invisible.

Djamal Guettala

Dès les premières pages, le lecteur est transporté de Mont Halhoul aux temples de Jéricho, des oasis du Sinaï aux dunes de Wadi Rum. Chaque pierre, chaque arbre, chaque grotte devient témoin des siècles et acteur du récit. Ici, la Palestine n’est pas seulement un territoire : elle est présence, mémoire, mystère.

Le roman joue sur deux temporalités qui se répondent. Alexandre Yakovlevoï, éditeur, découvre un manuscrit ancien, bouleversant, qui le confronte à des vérités inattendues. La tension de ses gestes, la rapidité de sa respiration, le regard qui s’accroche aux lignes : Khadra plonge le lecteur dans une expérience littéraire et humaine immédiate.

Autorité et transcendance

Dans le même temps, Tarek Haïdara, ministre de l’Intérieur en Jordanie, retourne à Wadi Rum trente ans après un séjour qui a marqué sa jeunesse. Le désert n’est pas décor : il est personnage, exigeant, silencieux, rigide et infiniment vaste. Il confronte le ministre à ses propres certitudes, à ses doutes, à la dimension quasi mystique de la vie. Dans cette confrontation, le politique se heurte au sacré, l’autorité à la transcendance.

Au cœur de l’intrigue surgit un miracle. Un vieil homme recouvre la vue après des années de cécité. Yasmina Khadra raconte l’événement avec sobriété, sans artifice, mettant en lumière l’émerveillement face à l’inexplicable. La rencontre avec le prince Ali accentue le contraste entre foi et protocole, émotion et contrôle politique. L’inattendu devient enjeu humain, diplomatique et symbolique. Chaque geste, chaque silence a un sens : l’écriture ne laisse jamais de vide, elle charge l’espace de tension et de réflexion.

Récit immersif et réfléchi

Le roman excelle à articuler le sacré, l’histoire et l’expérience personnelle. Les lieux – désert, villages, dunes – portent le poids des épreuves et des révélations des personnages. Les dialogues et les gestes révèlent les tensions entre humilité et pouvoir, tradition et modernité, croyance et pragmatisme. L’écriture de Khadra allie rigueur et lyrisme : précision des descriptions, densité narrative et émotion brute se mêlent pour offrir un récit à la fois immersif et réfléchi.

La Palestine devient miroir : de l’histoire, du présent et des choix individuels. Elle reflète la mémoire collective et la complexité des destins. Le roman interroge l’identité, la responsabilité humaine et la capacité à se confronter à l’invisible. Khadra confronte ses lecteurs à la densité du monde, aux contradictions de l’humain et à la force de l’expérience spirituelle. Le miracle n’est pas spectaculaire : il est simple, puissant, et fait ressentir toute la fragilité et la grandeur de l’existence.

Yasmina Khadra, par ce roman, se positionne au sommet de son art. Écrivain humaniste et témoin des paradoxes contemporains, il déploie une écriture où le politique et le sacré s’entrelacent. Chaque chapitre, chaque phrase, chaque rencontre pousse à réfléchir : sur la foi, sur l’histoire, sur l’importance des lieux et la manière dont ils façonnent nos vies. Alexandre et Tarek incarnent deux facettes du rapport humain au territoire : l’une littéraire, intime, sensible ; l’autre politique, stratégique, confrontée au pouvoir et à la responsabilité.

Fragilité des certitudes

Le roman frappe par sa densité et sa maîtrise narrative. L’écriture est immersive : le lecteur traverse les dunes, ressent le vent, le silence et le poids du sable. Les scènes sont construites avec un sens du rythme et de l’émotion qui tient captif. La Palestine n’est pas décrite : elle est vécue. Le désert, les villages et les lieux saints deviennent autant de personnages. Chaque événement – rencontre, dialogue, miracle – souligne la fragilité des certitudes et la nécessité de l’humilité face à l’invisible.

Sur le plan critique, ‘‘Le Prieur de Bethléem’’ séduit par sa profondeur et sa capacité à rendre tangible l’invisible. On peut noter un certain classicisme dans les personnages secondaires, mais cela n’affaiblit pas l’impact du récit principal. Khadra réussit à capter le lecteur par l’intensité de ses descriptions, la puissance de ses thèmes et la finesse de ses dialogues. La lecture laisse un écho durable : le lecteur n’oublie pas la rencontre avec le miracle, le désert, la mémoire des lieux et les choix des personnages.

Enfin, ce roman s’impose comme une œuvre majeure de Yasmina Khadra. Il ne se contente pas de raconter : il immerge, questionne et frappe. Il rappelle que la Palestine est plus qu’un territoire : c’est un espace de mémoire, de foi, de politique et d’histoire. Khadra montre que l’humain, face au sacré et au pouvoir, est toujours en quête de sens et de vérité.

« Le Prieur de Bethléem » est un roman qui touche par sa clarté, sa densité et sa profondeur, et qui laisse le lecteur avec le sentiment d’avoir traversé un territoire à la fois réel et mythique, tangible et spirituel.

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La Tunisie s’endette et fait du surplace

02. März 2026 um 08:35

Dans un monde en effervescence et une concurrence qui avance au pas de course, la Tunisie ne peut plus se permettre de faire du surplace et de distribuer l’endettement tout en accablant l’initiative et l’entrepreneuriat.

Elyes Kasri *

En plus de son infrastructure qui accumule les déficiences et les retards par rapport à ses concurrents dans sa région et ailleurs, la Tunisie est confrontée au grand défi de la robotisation et de l’intelligence artificielle qui risquent de détourner les investissements étrangers attirés depuis 1972 principalement par l’équation low skills/low wages (basse compétence/bas salaires).

En dépit de quelques cas qui restent malheureusement l’exception par rapport à la majorité des investissements étrangers de basse ou moyenne technicité et valeur ajoutée, la perpétuation du mode de production et de gouvernance des années 80 du siècle dernier fait que le cadre législatif, administratif et fiscal, en dépit et peut être même à cause des nombreuses expérimentations politiques, n’encourage ni la transition vers des activités à haute valeur ajoutée ni des investissements d’avant-garde. Et ce, à quelques rares exceptions d’exploitation de techniciens supérieurs et ingénieurs dans des opérations de délocalisation d’activités subalternes et facilement transposable ailleurs avec un minimum de rétention de savoir-faire en Tunisie.

Au lieu de se satisfaire du modèle désormais obsolète des salons/foires de l’investissement qui ont fini par prendre l’allure d’exposition de vœux (plutôt que des projets) d’infrastructure pour un pays dont le classement souverain a connu une chute brutale depuis 2011, la Tunisie gagnerait à engager une réflexion stratégique – avec l’apport de compétences nationales et mondiales à l’abri de toute tentation d’un quelconque maroquin ou satisfécit politique – sur les pré requis et les mécanismes de la compétitivité internationale du pays. Non pas pour offrir des avantages exorbitants aux investisseurs étrangers mais plutôt un cadre institutionnel, réglementaire, fiscal et monétaire en mesure de faire de chaque diplômé tunisien ou autodidacte avec une idée intéressante, un entrepreneur potentiel susceptible d’attirer des partenaires étrangers ou de se tailler une place sur les marchés étrangers.

Dans un monde en effervescence et une concurrence qui avance au pas de course (le Maroc, l’Egypte et la Turquie en sont quelques exemples), la Tunisie ne peut plus se permettre de faire du surplace et de distribuer l’endettement tout en accablant l’initiative et l’entrepreneuriat.

Il est grand temps de changer de paradigme et de reprendre l’initiative. Ce défi est à la portée des Tunisiens pourvu que la volonté et la vision politique soient au rendez-vous.

* Ancien ambassadeur.

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