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CPG : Les agents menacent de trois jours de grève début septembre

17. August 2026 um 19:44

Les agents, cadres et employés de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) annoncent une grève générale de trois jours, les 1er, 2 et 3 septembre 2026, si leurs revendications ne sont pas satisfaites. L’avis de grève, publié lundi par la section des Offices et des institutions publiques de l’UGTT, intervient après plusieurs demandes restées sans réponse de la direction générale et de l’autorité de tutelle.

Des revendications salariales au cœur du conflit

Les agents de la CPG réclament en premier lieu l’application immédiate des procès-verbaux de réunions et des accords conclus entre les différentes parties.

Le volet salarial occupe également une place centrale dans leurs revendications. Les employés demandent notamment l’application des augmentations salariales prévues, ainsi que l’intégration dans le salaire de base des augmentations correspondant aux années 2015, 2016 et 2017, pour l’ensemble des agents.

Les représentants syndicaux réclament également une revalorisation de l’indemnité de fin de carrière, sur le modèle de celle accordée au Groupement chimique tunisien. À ces demandes s’ajoute une hausse de 4% de l’indemnité de compensation.

Un dialogue jugé insuffisant

La menace de grève intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les représentants des travailleurs et la direction de la compagnie.

Réunis le 30 juin 2026, les membres du Conseil sectoriel des mines avaient déjà réitéré leurs demandes et sollicité la tenue d’une réunion de travail avec les responsables concernés.

Selon l’avis de grève, cette demande n’a pas reçu de réponse de la part de la direction générale de la CPG ni de l’autorité de tutelle.

Le syndicat a donc adressé son avis à plusieurs responsables, notamment aux ministres de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines et des Affaires sociales, au secrétaire général du gouvernement, au directeur général de l’Inspection du travail et de la conciliation ainsi qu’au directeur général de la CPG.

Trois jours qui pourraient peser sur le secteur

Si aucun accord n’est trouvé avant le début du mois de septembre, le mouvement devrait s’étendre sur trois journées consécutives.

La CPG occupe une place stratégique dans l’économie tunisienne à travers l’extraction et la production de phosphate, une activité qui constitue également un pilier économique historique du bassin minier de Gafsa.

Alors que le phosphate représentait avant 2011 environ 4% du produit intérieur brut et entre 9% et 12% des exportations tunisiennes, sa contribution est aujourd’hui tombée à seulement 0,5% du PIB et près de 3% des exportations. Cette chute est attribuée à une combinaison de perturbations sociales, de difficultés logistiques, d’un sous-investissement prolongé et d’une baisse des capacités de production.

La production moyenne de phosphates de la dernière décennie n’a pas dépassé 3,2 à 3,4 millions de tonnes par an, très loin des niveaux d’avant 2011 lorsque la production atteignait environ 8,2 millions de tonnes par an.

L’annonce de cette grève intervient ainsi dans un secteur où les questions sociales restent étroitement liées aux enjeux de production et de performance de la compagnie.

Pour l’heure, l’avis syndical fixe une échéance claire : les 1er, 2 et 3 septembre. D’ici là, l’ouverture d’un dialogue entre les représentants des travailleurs, la direction et les autorités de tutelle pourrait encore permettre d’éviter le déclenchement du mouvement.

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Conseil supérieur de l’Education : Kaïs Saïed au siège de la nouvelle instance

17. August 2026 um 19:26

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu lundi 17 août au siège du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, à Tunis, à l’occasion de la séance inaugurale de cette nouvelle instance. Cette étape marque le début effectif des activités d’un Conseil appelé à intervenir sur les grandes orientations du système éducatif, de la recherche scientifique et de la formation professionnelle.

Une nouvelle instance entre en fonction

Kaïs Saïed a pris connaissance, lors de cette visite, des modalités de fonctionnement du Conseil ainsi que des conditions dans lesquelles ses activités commencent.

La mise en place de cette instance intervient après l’achèvement des procédures relatives à sa composition. Un décret présidentiel daté du 12 août 2026, publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), a officialisé la nomination des membres de la Haute instance du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Mohamed Ali Boughdiri a, pour sa part, été nommé secrétaire général du Conseil.

Le chef de l’État avait appelé les membres de cette nouvelle structure à tenir leur première réunion ce lundi, donnant ainsi le coup d’envoi officiel de ses travaux.

Réformer l’école, l’enseignement et la formation

Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement est appelé à jouer un rôle dans l’évaluation et la réforme des grandes questions liées au système éducatif tunisien.

Son champ d’intervention dépasse toutefois le seul enseignement scolaire. Il englobe également l’éducation, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la formation professionnelle.

Cette approche vise à inscrire les différentes composantes du système dans une réflexion commune, alors que la Tunisie fait face à plusieurs défis en matière de qualité de l’enseignement, d’adéquation des formations avec les besoins du marché du travail et de valorisation de la recherche.

La nouvelle instance devra ainsi contribuer à l’élaboration d’une vision de long terme pour un secteur qui reste au cœur des enjeux sociaux et économiques du pays.

Une visite qui se poursuit dans les rues de Tunis

Après sa visite au siège du Conseil, Kaïs Saïed s’est rendu dans le quartier de Lafayette, à Tunis, où il a rencontré plusieurs citoyens.

Le président de la République a échangé avec eux et écouté leurs préoccupations, réaffirmant à cette occasion son attachement à rester à l’écoute des attentes de la population et à suivre directement sa situation.

La journée aura ainsi été marquée par deux séquences distinctes : d’une part, le lancement institutionnel des travaux du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement ; d’autre part, un contact direct avec des citoyens dans la capitale.

Pour la nouvelle instance, l’enjeu commence désormais au-delà de son installation officielle : il s’agira de transformer ses missions en orientations concrètes susceptibles de répondre aux difficultés persistantes du système éducatif tunisien.

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Industrie tunisienne : Le textile décroche, la mécanique accélère

17. August 2026 um 19:08

L’investissement industriel donne l’image d’une Tunisie à deux vitesses. Au premier semestre 2026, les perspectives progressent globalement, mais derrière cette amélioration se cache un net décrochage du textile-habillement-cuir, dont le solde d’opinion tombe à −4 %, tandis que les industries mécaniques et électriques atteignent +48 %. Pour le second semestre, l’écart pourrait encore se creuser : le textile anticipe un nouveau recul, à −6 %.

Une amélioration globale qui masque de profondes fractures

L’enquête menée par l’Institut national de la statistique auprès de 1085 entreprises privées fait apparaître une industrie tunisienne loin d’être homogène.

L’indicateur global de l’investissement progresse, traduisant une amélioration des anticipations des chefs d’entreprise. Mais cette tendance d’ensemble masque des évolutions radicalement différentes selon les secteurs.

D’un côté, certaines branches affichent une confiance renforcée et des intentions d’investissement nettement orientées à la hausse. De l’autre, des secteurs historiquement importants pour l’industrie tunisienne entrent dans une zone de recul.

Le cas du textile-habillement-cuir est particulièrement révélateur.

Le textile bascule dans le rouge

Au premier semestre 2026, le solde d’opinion relatif à l’investissement dans le secteur textile-habillement-cuir s’établit à −4 %.

Ce chiffre ne correspond pas à une baisse de 4 % des montants réellement investis. Il s’agit d’un solde d’opinion, construit à partir de la différence entre la part des chefs d’entreprise anticipant une hausse de leurs investissements et celle prévoyant une baisse.

Mais l’indicateur reste révélateur : les opinions négatives deviennent plus nombreuses que les anticipations positives.

Et la tendance ne devrait pas s’inverser immédiatement. Pour le second semestre, le solde d’opinion du secteur tomberait à −6 %, confirmant la persistance d’un climat d’investissement dégradé.

La mécanique et l’électrique prennent le contre-pied

À l’opposé, les industries mécaniques et électriques affichent une dynamique particulièrement forte.

Leur solde d’opinion sur l’investissement atteint +48 %, soit l’un des niveaux les plus élevés parmi les secteurs industriels étudiés.

L’écart avec le textile illustre l’ampleur de la divergence : entre un secteur dont les entreprises anticipent davantage un recul qu’une progression et un autre où les perspectives positives dominent largement, l’industrie tunisienne avance désormais selon des rythmes très différents.

Cette accélération de la mécanique et de l’électrique constitue un signal encourageant pour des activités davantage intégrées aux chaînes de valeur industrielles et tournées vers des productions à plus forte composante technologique.

Le textile n’est pas le seul secteur à montrer des signes de faiblesse. L’enquête fait également apparaître un ralentissement dans les industries chimiques, confirmant que l’amélioration globale de l’investissement ne profite pas à l’ensemble du tissu industriel.

Le risque serait donc de tirer des conclusions trop rapides à partir du seul indicateur général. Une progression globale peut coexister avec des difficultés sectorielles importantes, voire avec une aggravation des écarts entre branches.

Une industrie de plus en plus contrastée

Le principal enseignement de cette enquête est finalement moins la progression de l’indicateur global que la fragmentation des trajectoires industrielles.

La Tunisie ne fait pas face à une industrie uniformément en reprise ou uniformément en difficulté. Elle voit au contraire certains secteurs accélérer pendant que d’autres reculent.

La question des prochains mois sera donc de savoir si la dynamique des industries mécaniques et électriques pourra entraîner plus largement l’investissement industriel ou si, au contraire, la faiblesse persistante du textile et le ralentissement de la chimie finiront par peser davantage sur l’ensemble du secteur.

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Éclipse lunaire : Le spectacle à ne pas manquer avant l’aube du 28 août

17. August 2026 um 18:29

Une éclipse lunaire partielle sera visible depuis la Tunisie dans la nuit du 27 au 28 août. Le phénomène entrera dans sa phase la plus spectaculaire à partir de 03h33 et atteindra son maximum à 05h12. Pour en profiter, il faudra toutefois disposer d’un horizon bien dégagé vers l’ouest, la Lune se couchant avant la fin de l’éclipse.

Le maximum attendu à 05h12

Selon les horaires publiés par l’Institut national de la météorologie, la Lune commencera à entrer dans l’ombre de la Terre à 03h33. C’est à partir de ce moment que l’éclipse partielle deviendra clairement visible.

Le phénomène atteindra son maximum à 05h12. Une grande partie du disque lunaire sera alors plongée dans l’ombre terrestre, faisant de cette éclipse un spectacle particulièrement intéressant à observer.

Il ne s’agira toutefois pas d’une éclipse totale. Contrairement à ce que certaines appellations spectaculaires pourraient laisser entendre, la Lune ne sera jamais entièrement recouverte par l’ombre de la Terre.

Attention au coucher de la Lune

C’est la principale contrainte pour les observateurs tunisiens.

L’éclipse partielle doit théoriquement se poursuivre après le maximum, mais la Lune disparaîtra progressivement sous l’horizon avant la fin du phénomène. À Tunis, son coucher est prévu vers 05h52, soit une quarantaine de minutes après le maximum.

Les horaires peuvent varier légèrement selon les régions, mais une grande partie de la phase finale de l’éclipse ne sera pas visible depuis la Tunisie.

Pour avoir les meilleures chances d’assister au spectacle, il est donc conseillé de choisir un lieu offrant une vue dégagée vers l’ouest ou le sud-ouest. Un immeuble, une colline ou des arbres peuvent suffire à masquer la Lune, qui sera déjà très basse sur l’horizon à l’approche de son coucher.

Aucun équipement particulier nécessaire

Bonne nouvelle : contrairement à une éclipse solaire, l’éclipse lunaire peut être observée directement à l’œil nu, sans aucun danger pour les yeux.

Aucune lunette spéciale n’est nécessaire. Des jumelles ou un télescope permettront simplement d’apprécier davantage les détails de la surface lunaire et la progression de l’ombre terrestre.

La partie occultée de la Lune pourra également prendre des nuances sombres, rougeâtres ou cuivrées, selon les conditions atmosphériques. Mais il convient de ne pas parler de « Lune de sang totale » : l’éclipse du 28 août restera bien partielle.

Les horaires à retenir

  • 03h33 : début de l’éclipse partielle ;
  • 05h12 : maximum du phénomène ;
  • Vers 05h50 : coucher de la Lune à Tunis ;
  • La fin de l’éclipse interviendra après le coucher de la Lune et ne sera donc pas entièrement visible depuis la Tunisie.

Pour les amateurs d’astronomie comme pour les simples curieux, le rendez-vous est donc fixé avant l’aube du 28 août. Une seule précaution : trouver un horizon dégagé vers l’ouest et ne pas attendre le lever du jour pour observer les dernières phases visibles du phénomène.

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Indonésie vs Tunisie : deux logiques de réforme du secteur public

17. August 2026 um 16:19

Les entreprises publiques en Tunisie et en Indonésie auraient un point commun : mauvaise gouvernance. Voici une lecture croisée leur situation et les logiques adoptées dans les deux pays pour trouver la solution.

Le discours de Prabowo Subianto, le président de l’Indonésie, devant son Parlement, vendredi 14 août, a valeur d’aveu autant que d’annonce. Il a reconnu être passé à côté de l’ampleur du problème pendant des années : « je pensais qu’il y en avait 300 ou 400, mais il s’avère qu’il y en a 1 074 ». Il faisait allusion au nombre d’entreprises publiques, comme le rapporte la chaîne de télévision française, BFMTV Business. Cette confession est en soi révélatrice : un chef d’État qui découvre, après plus d’un an de mandat, que son propre État emploie trois fois plus d’entreprises publiques qu’il ne le croyait, pointe une défaillance structurelle de pilotage bien plus ancienne que sa présidence.

Sur ces 1 074 structures, plus de 750 seront fermées d’ici fin 2026, promet-il, une purge à un rythme soutenu, puisque 290 l’ont déjà été. L’accusation portée par Prabowo est sévère : ces entreprises seraient « toujours en train d’annoncer des pertes tout en revendiquant des bénéfices », des résultats qu’il qualifie sans détour de « fabriqués ». C’est l’aveu d’un système de reporting financier public défaillant, où l’État actionnaire n’a longtemps disposé d’aucune vision consolidée fiable, d’où la nécessité de créer un fonds souverain dénommé Danantara, pour simplement faire l’inventaire de ce qu’il possède. Créer un “fonds souverain“. Suivez notre regard.

Toutefois, les chiffres avancés méritent d’être pris avec prudence méthodologique : 50 000 milliards de roupies (2,4 milliards d’euros) déjà économisés, un objectif de 70 000 milliards pour l’année. Il s’agirait donc des économies de fonctionnement (salaires de dirigeants, véhicules, déplacements) plutôt que des gains de productivité réels, ce qui limite leur portée structurelle.

Par ailleurs, le volet judiciaire annoncé (un tribunal spécial pour enquêter sur trente ans de gestion, assorti d’une possible « amnistie pour ceux qui se repentent ») introduit une ambiguïté : viser à la fois la sanction et le pardon peut affaiblir la crédibilité anticorruption du dispositif, dans un pays classé à seulement 34/100 à l’indice de perception de la corruption, ajoute notre source. Enfin, le satisfecit du président sur la croissance (6 % visé, contre 5,3 % au T2) est à mettre en regard du scepticisme récurrent des analystes envers les statistiques officielles indonésiennes, en ce sens que la réforme des entreprises publiques et la communication économique du gouvernement participent d’un même exercice de vitrine.

Tunisie : la prudence contre la rupture

Le contraste avec la Tunisie est saisissant. Là où Jakarta assume la fermeture massive comme solution, Tunis exclut explicitement cette voie. La cheffe du gouvernement a annoncé en novembre 2025 le lancement pour 2026 d’un vaste programme de restructuration des entreprises publiques lourdement endettées ou en perte de vitesse, tout en précisant qu’il ne s’agit pas de privatisations, mais d’une réorganisation stratégique pour valoriser les participations publiques. Le président de la République est allé plus loin sur le terrain, promettant que ces entreprises ne seraient « ni vendues ni bradées ». Or, au passage, il dénonce l’hypertrophie des « institutions publiques inutiles« .

 

Lire aussi: Cession des entreprises publiques : le veto irrévocable de Kaïs Saïed

 

Pourtant, l’ampleur des difficultés financières tunisiennes n’a rien à envier au cas indonésien à l’échelle du pays : un rapport de la Cour des comptes publié en janvier 2026 révélait, du reste, des pertes cumulées dépassant un milliard de dinars dans 11 entreprises publiques. Dès 2013-2014, les subventions d’exploitation versées par l’État à ces entreprises atteignaient 8,9 % du PIB en 2013 et 7,5 % en 2014, concentrées sur une poignée d’opérateurs stratégiques comme la STEG ou la SNCFT.

La différence de méthode est donc moins une question de gravité de la situation qu’un choix politique assumé : l’Indonésie traite le mal par l’ablation et la mise en cause judiciaire du passé ; la Tunisie choisit le maintien à tout prix, au nom d’un rôle social des entreprises publiques jugé non négociable, quitte à repousser, une fois de plus, l’assainissement réel des comptes publics.

Inutile donc de se poser la question de savoir si Tunis suivra l’exemple de Jakarta… Même si la plupart des entreprises publiques sont dans un état de mort clinique.

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Imad Faraj renforce la ligne offensive de l’Espérance de Tunis

17. August 2026 um 13:53

L’Espérance de Tunis, qui cherche à renforcer sa ligne offensive, a annoncé, ce lundi 17 août 2026, la signature officielle du joueur franco-marocain Imad Faraj, en provenance du club azerbaïdjanais du FK Bakou, pour un contrat de trois ans courant jusqu’en 2029.

Âgé de 27 ans, Faraj évolue au poste d’ailier offensif et a représenté la France dans les catégories de jeunes.

Il possède un parcours européen varié, ayant porté les couleurs de Lille (France), de Belenenses (Portugal), de l’Excelsior Mouscron (Belgique) et de l’AEK Larnaca (Chypre) avant de rejoindre le championnat azerbaïdjanais. Il a également remporté la Coupe de Chypre avec l’AEK Larnaca lors de la saison 2024-2025.

Il s’ajoute à une liste d’attaquants déjà longue qui comprend, outre l’ailier gauche algérien Youcef Belaïli et l’avant-centre français Florian Danho, l’ailier droit brésilien Lucas Ribeiro, l’avant-centre franco-tunisien Adel Bettaieb, l’ailier gauche tunisien Youssef Becha, l’ailier droit camerounais Maël Fernandez Monyche ou encore l’ailier droit sud-africain Elias Mokwana.

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Un an après sa disparition, Asma El-Faidi est encore introuvable

17. August 2026 um 13:19

Une année entière s’est écoulée depuis la disparition, dans des circonstances mystérieuses, d’Asma El-Faidi, âgée de 15 ans, à Menzel Mhiri (gouvernorat de Kairouan) ; à ce jour, sa famille n’a pu obtenir la moindre information sur son sort ou l’endroit où elle se trouve.

Dans la nuit du 11 août 2025, Asma s’est couchée comme à l’accoutumée, mais le lendemain, sa famille a découvert qu’elle avait disparu sans laisser de trace. Selon ses proches, elle a quitté le domicile pieds nus, sans emporter ni vêtements ni effets personnels, ce qui a renforcé le mystère entourant l’affaire et fait craindre un enlèvement.

La disparition d’Asma a coïncidé avec le cambriolage du domicile familial et de la maison d’un voisin par des inconnus — qui ont emporté trois téléphones portables, selon la déclaration d’un proche à l’époque —, alimentant ainsi les craintes de la famille quant à un lien éventuel entre le vol et la disparition de l’adolescente.

Un an plus tard, l’affaire est au point mort selon la famille, qui affirme ne disposer d’aucune information concernant Asma ou l’endroit où elle se trouve.

Fathia, sa mère, garde l’espoir de retrouver sa fille ; elle est convaincue qu’Asma est toujours en vie et peut-être retenue captive, en précisant qu’il ne s’agit là que de soupçons et d’inquiétudes, faute d’informations avérées sur le sort de la disparue.

Le frère d’Asma a été interrogé au sujet de la disparition ; il a été maintenu en détention dans le cadre de l’enquête pendant plus d’un mois et demi avant d’être finalement remis en liberté.

Un an après la disparition d’Asma, sa mère a renouvelé son appel — via Mosaique FM — au président de la République, aux ministres de la Justice et de l’Intérieur ainsi qu’aux autorités compétentes, les exhortant à intervenir pour aider à faire éclater la vérité et à retrouver sa fille. Elle a également appelé à soutenir l’unité de sécurité chargée du dossier et à mettre à sa disposition toutes les ressources nécessaires pour poursuivre les recherches et l’enquête.

Par ailleurs, la mère d’Asma a invité toute personne susceptible de la reconnaître ou de détenir des informations à son sujet à se manifester et à les communiquer à la famille ou aux autorités compétentes.

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Décès d’un ancien agent de renseignement italien dans une prison tunisienne

17. August 2026 um 12:49

Selon Mosaïque, citant  l’agence de presse italienne Agenzia Nova, le décès d’Antonino Urru, ancien officier de l’armée et agent de renseignement italien, est survenu le vendredi 14 août 2026 à la prison de Mornag, quelques jours seulement après son arrestation en Tunisie en vertu d’un mandat d’arrêt international. Les circonstances de sa mort n’ont pas encore été divulguées..

Ce militaire italien à la retraite, âgé de 78 ans, avait été arrêté en Tunisie une dizaine de jours avant sa mort, suite à un mandat d’arrêt émis par la justice italienne après une précédente condamnation pour fraude fiscale.

L’agence de presse a confirmé qu’aucune déclaration officielle n’avait encore été faite par les autorités tunisiennes et italiennes concernant les circonstances exactes du décès, lesquelles ont été confirmées par des sources diplomatiques.

Antonino Urro s’était installé en Tunisie il y a quelques années, loin des projecteurs de sa ville natale, Oristano, en Sardaigne, et des affaires judiciaires qui le poursuivaient depuis longtemps.

L’affaire de fraude fiscale dont il fait l’objet, intentée à son encontre par les autorités italiennes, remonte à une enquête ouverte il y a plus de 15 ans par la police financière d’Oristano. Cette enquête a mis au jour un réseau complexe de sociétés écrans et d’agences immobilières destiné à dissimuler des flux financiers.

L’enquête de l’époque a prouvé qu’il avait éludé le paiement de sommes estimées à 815 000 € (soit environ 2,7 millions de dinars tunisiens).

Les poursuites judiciaires ne se sont pas arrêtées là ; son nom a également été associé à d’autres affaires de corruption présumée en matière d’urbanisme et d’infractions aux permis de construire dans sa ville natale.

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Phosphate : Washington veut sécuriser ses approvisionnements au Maghreb

17. August 2026 um 12:36
Longtemps considéré comme une simple matière première agricole, le phosphate est désormais traité par Washington comme un véritable enjeu stratégique de sécurité économique et alimentaire. Depuis son inscription, en novembre 2025, sur la liste américaine des minerais critiques, les États-Unis…

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Procession de la Madone de Trapani à La Goulette

17. August 2026 um 12:11

Dimanche 15 août 2026, la foi catholique, l’héritage sicilien et échanges interculturels entre musulmans, chrétiens et juifs ont convergé à La Goulette — banlieue balnéaire de Tunis abritant le quartier de la «Petite Sicile» (Piccola Sicilia) —, à l’occasion de la messe de l’Assomption et de la traditionnelle procession de la Madone de Trapani, l’un des symboles les plus marquants de la présence historique italienne en Tunisie.

Il s’agit d’«une tradition née au sein de la communauté italienne historique de la Petite Sicile, devenue au fil du temps un moment de rencontre entre cultures et identités», note l’ambassade d’Italie à Tunis sur les réseaux sociaux, en qualifiant cette tradition de «témoignage vivant des liens humains et culturels profonds unissant l’Italie et la Tunisie».

La célébration, qui s’est tenue en l’église Saints-Augustin-et-Fidèle, a été présidée par l’archevêque de Tunis, Mgr Nicolas Lhernould, devant une assemblée de plus d’une centaine de personnes, dont beaucoup ont suivi l’office depuis l’extérieur.

À l’issue de la messe, la statue de la Vierge a été portée sur les épaules des fidèles depuis le parvis de l’église, le long d’un court parcours à travers la Petite Sicile, pour s’achever devant la fresque murale dédiée à Claudia Cardinale, qui a grandi à La Goulette.

Dans son homélie, Lhernould a placé le thème de la dignité humaine au cœur de la célébration, c’est-à-dire le droit de chaque individu à être reconnu, à vivre libre de toute violence et dans un environnement sain, en paix et dans le respect du droit international, et même à la liberté de partir ou de rester.

Au-delà de la dimension religieuse, l’Assomption de La Goulette conserve des éléments de coutume qui reflètent l’identité et la mémoire du lieu. Les chroniques rappellent la participation massive des habitants du quartier, les chants et les «youyous» accompagnant la sortie de la statue, ainsi que le fort caractère populaire de l’événement.

Ce sont les Italiens, et plus particulièrement les Siciliens, qui ont introduit et diffusé le culte de la Vierge de Trapani et la messe de l’Assomption de Marie en Tunisie, laquelle comprenait jusqu’en 1962 une procession de la Vierge de Trapani jusqu’à la mer, annonçant la fin de la saison de la baignade.

Pour commémorer les liens toujours forts qui unissent l’Italie et la Tunisie, sur cette bande de terre où vivaient jadis pêcheurs tunisiens et siciliens, une immense fresque dédiée à l’actrice Claudia Cardinale, qui passa son enfance à La Goulette, orne la façade d’un immeuble de la place.

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Emploi: une précarité féminine alarmante

17. August 2026 um 11:50

Alors que les statistiques globales de l’emploi pour le deuxième trimestre 2026 laissent entrevoir une apparente stabilité, voire une légère baisse du chômage national de 10 points de base à 14,9%, une lecture désagrégée par sexe révèle une réalité bien plus sombre. La situation des femmes sur le marché de l’emploi tunisien continue de se détériorer à un rythme préoccupant.

Le contraste entre les deux genres est particulièrement marquant au cours du dernier trimestre. Le taux de chômage a reculé de 0,5% pour les hommes (11,8%), alors qu’il progresse de 0,9% côté femmes pour grimper à 21,6%.

Le taux de chômage féminin est désormais près de deux fois supérieur à celui des hommes. Les femmes subissent de plein fouet les aléas du marché de l’emploi, représentant une part disproportionnée des personnes en quête d’activité.

Au-delà du seul chômage, l’intégration économique globale des femmes montre des signes de repli sévère. Le taux d’activité des femmes est tombé à 27,1% au T2 2026 (contre 28,9% au T1 2026), tandis que celui des hommes culmine à 63,3%. Moins d’une femme sur trois en âge de travailler participe à la vie active.

Le nombre de femmes actives a chuté de 1 379 000 à 1 302 800, soit une perte de plus de 76 000 femmes sorties de la population active en l’espace d’un seul trimestre. Le nombre de femmes occupant un emploi est passé de 1 094 000 à 1 022 100.

L’indicateur le plus critique concerne sans doute les diplômées de l’enseignement supérieur. Si les femmes constituent la majorité des diplômés universitaires du pays, le marché du travail sanctionne lourdement leur profil. Le taux de chômage des diplômés du supérieur atteint 26,6% au niveau national (en hausse par rapport aux 24,2% du trimestre précédent). Chez les femmes diplômées, ce taux est de 35,6% (contre 32,0% au T1 2026). En comparaison, le chômage des hommes diplômés reste stable à 14,2%. Plus d’une femme diplômée sur trois est aujourd’hui au chômage, affichant un taux de chômage supérieur de 21,4 points à celui de leurs homologues masculins de même niveau d’instruction.

Les chiffres démontrent que les améliorations conjoncturelles du marché de l’emploi profitent quasi exclusivement à la population masculine. Il faut de nouvelles politiques publiques axées sur la levée des freins à l’embauche des femmes, l’adéquation formation-emploi dans les filières tertiaires, et la valorisation des compétences féminines dans les secteurs à forte valeur ajoutée.

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Bourses suisses 2027-2028 : Les Tunisiens peuvent candidater, sauf au postdoctorat

17. August 2026 um 11:48

Les candidatures aux bourses d’excellence de la Confédération suisse pour l’année académique 2027-2028 ouvriront le 20 août 2026. Les chercheurs tunisiens pourront toujours accéder à certaines catégories de financement, notamment les bourses de recherche et de doctorat, avec une allocation pouvant atteindre 2 450 francs suisses par mois. En revanche, une modification majeure doit être signalée : les bourses postdoctorales seront totalement supprimées à partir de cette campagne.

Une campagne qui ouvre le 20 août

La Confédération suisse lance sa nouvelle campagne de bourses d’excellence à destination des chercheurs étrangers. Pour les candidats tunisiens, les démarches débuteront le 20 août 2026 pour l’année académique 2027-2028.

Ces bourses permettent à de jeunes chercheurs de poursuivre un projet scientifique au sein d’une université, d’une haute école ou d’une institution de recherche en Suisse.

Mais la campagne 2027-2028 s’accompagne d’un changement important dans les catégories proposées.

Le postdoctorat disparaît du dispositif

Contrairement à certaines informations relayées récemment, les candidats ne pourront plus solliciter une bourse postdoctorale dans le cadre du programme 2027-2028.

La Confédération suisse a en effet décidé de supprimer cette catégorie à partir de cette campagne. Cette précision est importante pour les chercheurs tunisiens qui envisageraient de préparer leur projet sur la base des anciennes conditions.

Doctorat et recherche restent accessibles

Les candidats tunisiens pourront notamment se tourner vers les bourses doctorales et les bourses de recherche, sous réserve de remplir les conditions propres à chaque catégorie.

L’allocation peut atteindre 2 450 CHF par mois, mais les modalités et critères d’attribution varient selon le type de séjour scientifique envisagé.

Autre évolution à prendre en compte : le contingent mondial sera réduit. Alors qu’environ 350 bourses étaient auparavant prévues, la Confédération table désormais sur 200 à 250 bénéficiaires à l’échelle mondiale.

La concurrence sera donc particulièrement forte.

Un encadreur suisse est indispensable

Pour candidater, le chercheur doit également disposer d’un encadreur scientifique dans une institution suisse.

Cette condition est loin d’être secondaire. Le candidat doit identifier une équipe ou un chercheur suisse correspondant à son domaine et obtenir son accord pour encadrer ou accueillir le projet.

Il est donc préférable d’engager ces démarches avant l’ouverture des candidatures, plutôt que d’attendre le 20 août pour commencer à rechercher un établissement d’accueil.

Les candidats doivent également respecter les limites d’âge, les conditions de diplôme et les autres critères définis par la Confédération pour chaque catégorie.

L’allocation mensuelle ne signifie pas non plus que l’ensemble des dépenses liées au séjour en Suisse est automatiquement pris en charge. Certains frais restent à la charge du bénéficiaire.

La vérification des conditions officielles est donc indispensable avant toute candidature.

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Tunisie | A l’approche du Mouled, le prix du zgougou s’envole

17. August 2026 um 11:42

La flambée des prix dont ne cessent de se plaindre les Tunisiens ne devrait pas épargner le fameux zgougou (graines de pin d’Alep) que l’on utilise pour la préparation l’«assidat zgougou», la crème traditionnelle servie lors de la célébration du Mouled, date d’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed. Il en sera de même aussi pour les fruits secs utilisés pour garnir la fameuse crème.

A l’approche de cette fête, les marchés connaissent une hausse des prix de ces ingrédients et cela suscite déjà le mécontentement des citoyens, pour qui le coût de préparation de l’«assidat zgougou» représente désormais une lourde charge financière, en particulier pour les familles à revenus faibles ou moyens.

Des citoyens cités par Diwan FM ont affirmé que, face à hausse des prix des ingrédients, ils vont devoir réduire les quantités achetées ou rechercher des alternatives moins onéreuses, comme l’«assidat baidha» à base de farine, d’huile d’olive et de miel.

De son côté, Fathi Labyedh, responsable de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche à Zaghouan, a souligné que le zgougou constitue un produit majeur pour la région — tant sur le plan économique que social — et qu’il est lié à des coutumes et traditions ancrées de longue date, notamment lors de la célébration du Mouled. Sauf que le prix actuel de cet ingrédient avoisine les 50 dinars le kilogramme et pourrait même, selon les prévisions, dépasser les 60 dinars.

Il faut dire que la récolte de «zgougou» a été cette année assez moyenne en raison des incendies de forêts survenus dans certaines région tunisiennes.

La date du Mouled est prévue pour le mardi 25 août 2026 correspondant au 12 Rabii al-Awal de l’an 1448 de l’Hégire, selon le calendrier musulman.

I. B.

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La France dans les «griffes du Crif»

17. August 2026 um 10:51

Les autorités françaises ne se rendent pas compte qu’elles jouent avec le feu en tolérant l’influence disproportionnée du lobby pro-israélien qui fragilise sa politique étrangère et pèse lourdement sur le débat public, risquant de provoquer une fracture sociétale démesurée, porteuse de grands ressentiments et de graves troubles. (Photo : Macron au dîner du Crif : la plupart des politiques français croient devoir être adoubés par le lobby sioniste pro-israélien).

Ridha Ben Slama *

Plusieurs observateurs s’accordent sur un fait : la France s’auto-sabote et s’affaiblit à cause de décisions et de politiques menées par ses propres dirigeants. Il y a un travail de sape des acquis qui est effectué pour diviser et mettre en pièce la cohésion sociétale. En effet, la société française fait face à un sentiment prononcé de polarisation et d’érosion du modèle républicain issu du Conseil national de la Résistance. Entre précarisation du travail, tensions institutionnelles et débats identitaires, de nombreux observateurs et citoyens pointent une dégradation du «vivre ensemble», alimentée par des choix économiques et politiques perçus comme des reculs de la solidarité nationale.

«Mêlez-vous de vos affaires», pourrait dire un énergumène d’extrême droite et désormais prosioniste. «Ne vous en faites pas, nos affaires on s’en occupe», lui rétorquerait un Tunisien averti, «ce qui se passe en France nous concerne autant que ceux qui vivent sur son sol et je vais vous le démontrer».

Le sort de nos concitoyens en France nous concerne

Sachez que le nombre total de Tunisiens en France s’élève entre 728 000 et 1 380 000 personnes, selon l’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE). Environ 347 000 Tunisiens nés en Tunisie résident en France selon les données de l’INSEE. Si l’on élargit ce périmètre pour englober l’ensemble des expatriés, incluant les descendants de la deuxième et troisième génération ainsi que les binationaux, le nombre de Tunisiens et de personnes d’origine tunisienne en France dépasse donc largement le 1 million de personnes.

Il convient de noter aussi qu’il y a environ 21 000 Tunisiens qui se sont installés légalement en France au cours de l’année 2025, principalement pour des motifs professionnels (notamment via des programmes comme Thamm+ de l’Ofii) et étudiants.

La communauté tunisienne représente ainsi la 4e plus grande communauté globale en France (derrière l’Algérienne, la Marocaine et la Portugaise). On compte environ 16 000 étudiants tunisiens et plus de 3 500 professionnels de santé tunisiens (médecins titulaires et en cours d’équivalence) inscrits ou en exercice dans le système de santé français. Ces deux catégories illustrent la forte mobilité hautement qualifiée de la communauté tunisienne.

Le parcours des Tunisiens en France se démarque par une ultra-spécialisation. Les choix se concentrent massivement sur deux pôles : les Sciences/Ingénierie (34,9 %) et Médecine/Santé (28,7 %), un des taux d’orientation médicale les plus élevés parmi toutes les nationalités étrangères. Surtout que la France fait face à une pénurie médicale structurelle qu’elle compense en grande partie grâce aux praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue), où la Tunisie occupe une place majeure.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) comptabilise près de 1 600 médecins tunisiens pleinement titulaires en France. Ils forment le 2e plus grand contingent de médecins nés hors UE (10,4 % du total), juste derrière l’Algérie. Les statistiques du Cnom indiquent qu’environ 2 000 médecins tunisiens supplémentaires se trouvent actuellement en France sous des statuts transitoires (internes, praticiens attachés associés), dans l’attente de la validation de leurs procédures d’équivalence. Le phénomène s’est considérablement intensifié, entre 2021 et 2025, plus de 6 000 médecins ont quitté la Tunisie, la France demeurant de loin leur première destination en Europe. Sans parler des autres métiers et professions qui sont exercés dans divers secteurs de l’économie française.

De ce fait, le sort de nos concitoyens «au pays des lumières» nous importe au plus haut niveau. Le sujet revêt une importance capitale et une valeur absolue pour nous. Surtout dans cet environnement devenu délétère, marqué par des dérives surgis de l’inquisition, des dynamiques de «procès d’intention» ou de lynchages dans les médias détenues par quelques personnages fortunés et sur les réseaux sociaux, où la nuance est souvent absente.

Une atmosphère générale étouffante

Une poignée de milliardaires contrôlent près de 90 % de la presse française ainsi qu’une grande partie de l’audiovisuel(1) diffusant des campagnes injustes, des «débats» calomnieux contre tous ceux qui s’opposent au génocide commis à Gaza (plus de 73 000 Palestiniens tués, dont au moins 21 500 enfants et plus de 183 000 blessés, dont plus de 46 500 enfants) et aux crimes commis par l’entité sioniste ainsi qu’au racisme ambiant savamment alimenté.

La haine de l’autre se propage en France, où tout ce qui vient du Maghreb est stigmatisé… Ces paisibles travailleurs sont la cible quotidienne depuis l’élection à la présidence de Sarkozy, le délinquant condamné… Dans presque tous ces médias, le relent d’ignorance, de haine et les insultes publiques sont réitérées sur les antennes à l’égard d’une certaine catégorie de personne, tous étant assimilés à tort et à travers à des terroristes en herbe, cela vient nourrir la stupidité ambiante jusque dans le cadre professionnel de ces personnes. Pour preuve les condamnations répétées de certaines chaines à des amendes pour incitation à la haine, ce qui n’existait pas ou très peu avant l’élection de Sarkozy.

La hantise de l’immigration leur pend au nez comme de la morve ! Là où il y avait respect et reconnaissance, il n’y a plus que diatribes et invectives pour «chauffer» l’opinion en perspective des élections.

D’une manière assez étrange, on retrouve aussi sur ces chaines incriminées, des profils surréalistes de supplétifs, quelques personnages répugnants issues de l’immigration qui sont plus zélées que leurs employeurs, sans réelle conviction ni principes…

Pour toutes ces raisons et d’autres encore, l’atmosphère générale répugnante en France nous interpelle face à la montée des extrémismes et des actes xénophobes qui se multiplient.

Les enjeux des prochains scrutins ne peuvent aucunement justifier ni absoudre la dégradation du débat public et ses retombées sur nos concitoyens. Aucune stratégie électorale ne légitime les attaques contre une catégorie de la population qui vit sur le sol français. Les manipulations ou les baisses de niveau dans les débats dans la vie politique, foulent au pied les règles démocratiques qui doivent primer dans la compétition vers les urnes.

La France, un pays sous occupation israélienne

Quels sont donc les principaux instigateurs de cette détérioration de l’environnement politique ? Et quels sont leurs chevaux de bataille ?

Essentiellement le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et d’autres organisations sionistes, qui sont devenus les aiguilleurs de la sphère politique. Ces organismes exercent une influence directe sur le gouvernement français (certains ministres) et à l’Assemblée Nationale (dont la présidente est Yaël Braun-Pivet, «soutien inconditionnel» à Israël selon ses dires) les médias et même la justice. Ce Crif non seulement exprime un soutien actif à l’entité sioniste et ses crimes abjects, mais il exerce une influence quasi totale sur l’État français. Tout cela sous le subterfuge de «lutte contre l’antisémitisme et l’apologie du terrorisme»! Ce lobby(2) exerce une pression marquée sur la classe politique et les médias pour imposer notamment des projets de loi, dont la proposition de loi Yadan, déposée en 2024 par la députée Caroline Yadan, et qui vise «officiellement» à renforcer la lutte soi-disant contre «les nouvelles formes d’antisémitisme» en vue de museler la liberté d’expression. Discutée à l’Assemblée nationale française en avril 2026 puis finalement retirée avant l’aboutissement de son examen. Le texte pénalise les slogans propalestiniens et restreint la critique de la politique israélienne, prévoyant des mesures contre tous ceux qui manifestent la moindre position contre le génocide à Gaza et les exactions contre les Palestiniens.

Ce «Conseil» se retrouve au centre des critiques concernant sa stratégie de communication et son poids attesté sur les orientations de la politique intérieure et étrangère de la France.

Le fameux dîner du Crif est un évènement annuel qui est à l’instar d’un tribunal politique ou un passage obligé où une grande partie de la classe politique française vient se sustenter et par la même occasion prêter allégeance, sous peine d’être ostracisée ou accusée de «complaisance avec les antisémites».

Avec des méthodes basées sur l’inquisition et l’intimidation de tous ceux qui soutiennent les Palestiniens et en première ligne les personnes issues de l’immigration, la France apparait désormais comme un pays sous occupation israélienne. Il y a même des relents de l’occupation nazi et du régime de Vichy (1940-1944) qui représentent incontestablement l’une des périodes les plus sombres, oppressantes et douloureuses de l’histoire moderne de la France.

Cette atmosphère si particulière et étouffante s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs majeurs : une répression policière et idéologique omniprésente, une extrême droite disséminée dans les partis de la droite et même au parti dit «socialiste» et un harcèlement pour tous ceux qui évoqueraient le génocide à Gaza ou exprimeraient leur soutien au peuple palestinien sous occupation.

Au temps de l’Occupation allemande et du régime de Vichy, la population subissait à la fois la traque de la Gestapo nazie et celle de la Milice française (créée par Vichy), instaurant un climat de délation et de suspicion généralisée. Le régime de Vichy était une dictature policière qui a activement collaboré avec l’occupant et procédé à la déportation de dizaines de milliers de personnes et persécuté ses propres citoyens.

Les tensions policières ou sociales (emploi, logement…) actuelles se déploient dans un État de droit prétendument protecteur, doté de contre-pouvoirs juridiques. Le sentiment d’étouffement actuel est réel pour beaucoup, mais il provient d’une crise de confiance dans les institutions et d’un système bureaucratique dévoyé.

En entretien pour un emploi, les ressources humaines (plutôt devenues inhumaines) demandent systématiquement si la personne est OQTF (obligation de quitter le territoire français) suivant le diktat ambiant, symptomatique d’un grand retournement. Poser des questions directes sur une mesure d’éloignement ou sur l’origine d’une personne en dehors des critères stricts des compétences et du droit au travail s’apparente à une pratique discriminatoire prohibée par le Code du travail (article L1221-6).

Le Crif, une «deuxième ambassade d’Israël»

Il faut bien souligner que des voix critiques (chez les intellectuels avisés) reprochent au président du Crif, Yonathan Arfi, d’avoir institutionnalisé un «brouillage sémantique». Le Crif est accusé de faire pression pour l’interdiction de manifestations pro-palestiniennes et d’assimiler systématiquement l’antisionisme et la critique des massacres à Gaza à de l’antisémitisme. Des analystes en géopolitique, à l’instar de Pascal Boniface (directeur de l’Iris), estiment que le Crif agit désormais comme une «deuxième ambassade d’Israël». Ils dénoncent le fait que l’organisation soutienne de manière inconditionnelle la ligne dure de Benyamin Netanyahou, coupant les ponts avec les mouvements pacifistes israéliens.

Même Sciences Po Paris a été la cible de ce lobby. Les étudiants qui ont bloqué l’amphithéâtre Emile Boutmy pour protester contre le génocide à Gaza et les crimes en territoires occupés ont été poursuivis et vilipendés.

Pour tous ceux qui observent ce qui se déroule sous nos yeux, ces milieux sionistes recourent à la stratégie du contre-feu. Ils désignent un faux danger comme diversion : antisémitisme, terrorisme… Ils créent une fausse urgence pour capter l’attention, faire regarder ailleurs, ce qui permet d’accomplir leurs forfaits et s’incruster davantage dans les rouages de l’État français(3) (les sayanim sont ceux qui collaborent avec le Mossad dans le domaine de l’espionnage ou de la désinformation).

Les contre-feux décrivent cette stratégie de diversion classique où un coupable crée une fausse alerte pour détourner l’attention et accomplir son méfait en toute impunité. En psychologie et en communication, ce procédé s’apparente à de la manipulation. L’attention générale se focalise instantanément sur une supposée menace désignée. Mais le véritable coupable se positionne en victime ou en témoin civique. La confusion ambiante paralyse la vigilance des observateurs. C’est une stratégie militaire qui consiste à allumer un incendie pour en éteindre un autre et tenir l’opinion en haleine contre les adversaires des exactions et crimes commis.

Ce qu’il convient de préciser pour écarter tout confusion, c’est que le judaïsme est une religion millénaire, tandis que le sionisme est un mouvement politique ultra né à la fin du XIXe siècle visant la création et le soutien d’un État national juif.

Évidemment, tous les juifs ne partagent pas cette cécité politique, dans tous les pays où ils sont citoyens ou en Israël même. Ceux-là s’opposent au sionisme pour des raisons politiques, éthiques ou en faveur des droits des Palestiniens, contre le génocide perpétré et tous les crimes commis contre ces derniers. On peut citer de nombreuses personnalités comme Sophie Bessis et Edgar Morin… Ils incarnent parfaitement cette tradition d’intellectuels juifs francophones qui, au nom de valeurs universalistes, anticoloniales et éthiques, ont développé une position critique vis-à-vis du sionisme et de la politique de l’État d’Israël.

Dans d’autres pays aussi, des intellectuels juifs ne cessent de dénoncer les crimes commis par cette entité, comme Noam Chomsky, Shlomo Sand, Judith Butler, Daniel Boyarin… Des structures historiques comme l’Union juive française pour la paix (UJFP) ou de nouveaux collectifs comme Tsedek ! interviennent régulièrement dans les médias indépendants pour dissocier la judéité de la politique de l’État d’Israël.

L’idée d’une «emprise» sur la France reflète la tension autour de la recomposition des blocs politiques, où la question de la souveraineté, de l’identité et des alliances internationales est devenue un vecteur de clivage radical. De nombreux artistes ont vu leurs expositions, concerts ou lectures déprogrammés. Des ONG et des mouvements de solidarité dénoncent une judiciarisation excessive et des interdictions administratives visant à restreindre le militantisme propalestinien. 

Certains artistes (techniciens, influenceurs, jeunes comédiens) font état d’une forme d’autocensure par crainte de perdre des contrats ou d’être perçus comme «clivants» par les marques ou les producteurs. Les tensions culturelles touchent tous les bords politiques. Par exemple, des artistes aux positions jugés neutres subissent également de virulents appels au boycott de la part de mouvements extrémistes. De nombreux artistes et personnalités de la culture ont subi des pressions, des exclusions, du harcèlement en ligne ou la perte de leurs contrats pour avoir pris position ou évoqué la situation à Gaza. Pour la plupart des célébrités établies, plusieurs professionnels ont vu leur carrière ou leurs fonctions lourdement impactées par la censure ou des mesures de rétorsion.

Le passé antisémite de l’extrême droite française était affirmé, aujourd’hui une convergence devient un sujet d’analyse pour les politologues et les observateurs. Les gouvernements successifs de Benjamin Netanyahou, alliés à des partis sionistes religieux et d’extrême droite, partagent avec les mouvements extrémistes européens une vision du monde axée sur le rejet du multiculturalisme et la brutalité sécuritaire. Le Rassemblement National de Le Pen a adopté un soutien inconditionnel aux opérations israéliennes, présenté comme «un rempart contre l’islamisme radical» ! Des enquêtes médiatiques mettent en lumière l’action de réseaux douteux menés par des figures comme René Tayb agissant à la normalisation des relations entre les institutions sionistes et le Rassemblement National, un glissement que les intellectuels lucides décrivent comme un piège politique mortifère.

Ironie de l’histoire, cette organisation est plus sioniste que les sionistes purs et durs. Fait invraisemblable, les exactions de l’entité sioniste ont fini par faire réagir même l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, pourtant fervent défenseur de Natanyahu et de la colonisation en Cisjordanie, qui a dénoncé récemment le siège de maisons palestiniennes à Qusra (4) par des colons comme un «acte de terreur». «Les actions de ceux derrière cet acte de terreur horrible, visant à intimider et à harceler cette famille, sont répugnantes», écrit-il sur X, estimant qu’«aucun prétexte ne justifiait ce comportement de voyou» !

Est-ce un signe annonciateur d’un renversement des postions à l’égard de la cause palestinienne et d’Israël qui devient une entité paria pour les opinions publiques d’une grande partie de pays ? L’utilisation ouverte de la notion d’«État paria» par des figures politiques au sein même d’Israël, comme Yaïr Golan, qui comparent explicitement la trajectoire du pays à celle de l’Afrique du Sud de l’apartheid le confirme.

Quant aux autorités françaises, elles ne se rendent pas compte qu’elles jouent avec le feu en tolérant l’influence disproportionnée de cette organisation qui fragilise la politique étrangère de la France et pèse lourdement sur le débat public, risquant de provoquer une fracture sociétale démesurée, porteuse de grands ressentiments et de graves troubles.

* Ecrivain.

Notes :

1- Vincent Bolloré (Canal+, CNews, C8, Europe 1 et le Journal du Dimanche (JDD), avec une ligne éditoriale marquée à droite) ; Bernard Arnault (Les Échos et Le Parisien, ainsi que Paris Match et Radio Classique) ; Rodolphe Saadé (groupe BFMTV et RMC, La Provence) ; Patrick Drahi (Libération et la chaîne i24News) ; Xavier Niel (Le Monde, L’Obs, Nice-Matin) ; Dassault (Le Figaro-Le Figaro Magazine) ; Martin Bouygues (TF1, TMC, TFX et LCI) ; Daniel Kretinsky et Mathieu Pigasse (Marianne ou Télérama).

2- “Le lobby d’Israël et la politique française” publié initialement sur CounterPunch par Evan Jones et repris par Jean-François Goulon sur le site de Mediapart.

3- Le printemps des Sayanim, Jacob Cohen, L’Harmattan, mars 2010.

4- Sur une colline isolée du village de Qusra, deux familles palestiniennes sont terrées chez elles, terrorisées. Jour et nuit une dizaine de colons lancent des pierres et bloquent l’accès à leur maison. Impossible pour eux d’entrer ou de sortir (RFI).

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Électricité : 630 MW de solaire, mais la Tunisie reste dépendante de l’extérieur

17. August 2026 um 10:18

Le photovoltaïque poursuit sa progression en Tunisie. À fin juin 2026, le parc résidentiel et professionnel atteint environ 630 MW, tandis que les énergies renouvelables représentent 9,2% de la production électrique. Mais cette montée en puissance ne suffit pas encore à réduire la dépendance du pays aux achats extérieurs d’électricité, qui couvrent désormais 10% des besoins, principalement grâce aux importations en provenance d’Algérie.

Le solaire gagne du terrain

La transition énergétique tunisienne continue de se matérialiser sur le terrain. Le parc photovoltaïque installé dans les secteurs résidentiel et professionnel atteint désormais environ 630 MW, confirmant l’essor d’une production électrique de plus en plus décentralisée.

Cette progression contribue à renforcer la place des énergies renouvelables dans le mix électrique national. À fin juin, leur part atteint 9,2% de la production, un niveau qui témoigne de la montée en puissance du solaire dans un pays qui cherche à diversifier ses sources d’énergie.

Mais derrière cette évolution positive se dessine un paradoxe.

Les importations d’électricité progressent aussi

Alors que la capacité photovoltaïque augmente, la Tunisie reste confrontée à une forte pression sur son équilibre électrique. Les achats extérieurs couvrent désormais 10% des besoins du pays, contre 9% à fin mai.

Ces importations proviennent principalement de l’Algérie et permettent de soutenir l’approvisionnement du réseau lorsque la production nationale ne suffit pas à répondre à la demande.

Le constat mérite d’être souligné : la progression du solaire ne s’accompagne donc pas encore d’une réduction mécanique de la dépendance électrique extérieure.

Cela ne signifie pas que les 630 MW installés soient sans effet. Ils permettent de produire davantage d’électricité renouvelable et peuvent réduire le recours aux moyens conventionnels pendant les périodes de production solaire. Mais leur contribution reste dépendante du moment où cette électricité est disponible.

Produire de l’électricité ne suffit plus

C’est là que se trouve l’un des principaux défis de la transition énergétique tunisienne. Les panneaux photovoltaïques produisent essentiellement pendant la journée, alors que la demande peut rester élevée, notamment lors des épisodes de forte chaleur et des pics de consommation liés à la climatisation.

Le problème n’est donc plus uniquement de produire davantage d’électricité, mais de pouvoir disposer de cette énergie au moment où le réseau en a besoin.

Le stockage devient, dans ce contexte, un enjeu central. Sans capacités suffisantes pour conserver une partie de l’électricité produite durant les heures d’ensoleillement et la restituer plus tard, l’augmentation du parc solaire ne peut pas, à elle seule, garantir l’équilibre du réseau.

Le véritable défi : transformer les mégawatts en sécurité énergétique

Les chiffres de juin illustrent ainsi les limites actuelles de la transition électrique tunisienne. Le solaire progresse, mais la dépendance extérieure persiste, voire augmente à court terme.

La prochaine étape ne consistera donc pas seulement à multiplier les installations photovoltaïques. Elle devra également porter sur le stockage, la modernisation du réseau et la capacité à mieux faire coïncider production renouvelable et consommation.

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Mohamed Essafi propulsé numéro deux de Daâm Tunisie

17. August 2026 um 09:51

Daâm Tunisie (anciennement CFE-Tunisie) consolide son leadership avec la nomination de Mohamed Essafi au poste de directeur général adjoint, effective depuis le 1er juillet 2026. Une promotion qui intervient dans un contexte de repositionnement stratégique de l’institution, qui a récemment opéré un changement d’identité, de CFE-Tunisie à Daâm Tunisie, signalant une ambition renouvelée sur le marché du financement tunisien.

Mohamed Essafi n’est pas un visage nouveau dans les couloirs de l’institution. Il  a construit son parcours autour du développement et du pilotage de l’activité crédit – segment névralgique pour toute institution de financement – acquérant une maîtrise technique et stratégique qui a manifestement pesé dans la décision de la direction.

Dans ses nouvelles fonctions, son périmètre s’élargit sensiblement : de la gestion d’un portefeuille sectoriel à une responsabilité transversale, couvrant l’ensemble des activités de l’institution aux côtés de la direction générale. Un profil de financier de terrain, élevé au rang de stratège, le type de profil dont les institutions de financement tunisiennes ont précisément besoin pour accompagner leur montée en gamme.

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Océans : Une scientifique tunisienne rejoint le groupe d’experts de l’ONU

17. August 2026 um 09:34

La professeure Amel Hamza-Chaffai, de l’Université de Sfax, a été retenue parmi les experts du quatrième cycle de l’Évaluation mondiale des océans des Nations unies, couvrant la période 2026-2030. Avec le Ghana et le Nigeria, la Tunisie est l’un des trois pays africains présents dans ce groupe, offrant ainsi à l’expertise scientifique tunisienne une place au cœur de l’évaluation mondiale de l’état des mers et des océans.

Une nomination confirmée par l’ONU

La présence d’Amel Hamza-Chaffai figure sur la liste officielle du Groupe d’experts publiée par les Nations unies.

Sa nomination s’inscrit dans le cadre du Processus régulier des Nations unies pour l’évaluation de l’état du milieu marin, y compris ses dimensions socio-économiques. Placé sous l’autorité de l’Assemblée générale, ce mécanisme établit périodiquement un état des lieux scientifique des océans afin d’éclairer les politiques publiques et les décisions internationales.

Lancé par l’Assemblée générale en décembre 2024, le quatrième cycle couvre la période 2026-2030. Son programme prévoit notamment l’évaluation de l’état du milieu marin, le renforcement du dialogue entre science et décision politique et le développement des capacités des États.

Le Groupe d’experts chargé de ces travaux rassemble au maximum 25 spécialistes, à raison de cinq experts au plus pour chacun des cinq groupes régionaux des Nations unies : Afrique, Amérique latine et Caraïbes, Asie-Pacifique, Europe orientale, ainsi qu’Europe occidentale et autres États. Pour le quatrième cycle, le Ghana, le Nigeria et la Tunisie sont les trois pays africains présents dans le groupe.

Une experte reconnue en Tunisie et en Afrique

Professeure à l’Université de Sfax, Amel Hamza-Chaffai est spécialisée en écotoxicologie marine. Ses travaux portent notamment sur la pollution des milieux marins, ses effets sur les organismes vivants et la santé humaine, ainsi que sur le développement d’outils de surveillance et d’alerte précoce.

Selon sa fiche officielle publiée par l’ONU, elle a coordonné 13 projets de recherche nationaux et internationaux et signé plus de 95 publications scientifiques évaluées par les pairs.

Amel Hamza-Chaffai est également membre de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beit al-Hikma. En 2025, elle a été élue à la présidence de la Task Force de la Décennie des Nations unies pour les sciences océaniques consacrée aux États africains et aux États insulaires adjacents.

Cette nomination consacre plus de trois décennies de recherche. Elle place également l’expertise tunisienne en écotoxicologie marine, un domaine directement lié aux défis environnementaux du golfe de Gabès, au sein des travaux scientifiques qui alimenteront les discussions internationales sur la connaissance, la protection et l’utilisation durable des océans.

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Volleyball : La Tunisie récupère la CAN 2026 à moins d’un mois du coup d’envoi

17. August 2026 um 09:20

À moins d’un mois du coup d’envoi, la Tunisie a été désignée pour accueillir le Championnat d’Afrique des nations masculin de volleyball 2026, initialement prévu à Kinshasa. Un transfert décidé par la Confédération africaine de volleyball et annoncé samedi 16 août par la Fédération tunisienne, qui place désormais le pays face à un véritable défi organisationnel, mais aussi devant une opportunité sportive et économique majeure.

Un changement d’hôte à quelques semaines du coup d’envoi

Le Championnat d’Afrique des nations masculin seniors devait initialement se dérouler à Kinshasa, en République démocratique du Congo, du 7 au 21 septembre, avec la participation de 16 sélections.

Mais la compétition va finalement prendre la direction de la Tunisie. La Fédération tunisienne de volleyball a annoncé, dans la soirée du 16 août, que la Confédération africaine de volleyball (CAVB) lui avait confié l’organisation du tournoi.

À moins d’un mois du début de la compétition, ce transfert oblige désormais les organisateurs tunisiens à accélérer sur tous les fronts : choix et préparation des salles, hébergement des délégations, transports, logistique, sécurité et mise en place de l’ensemble du dispositif nécessaire à l’accueil de seize équipes nationales.

La Tunisie appelée à sauver l’organisation

Le changement de pays hôte intervient après plusieurs mois durant lesquels Kinshasa se préparait à accueillir l’événement. La compétition avait été attribuée à la capitale congolaise et les préparatifs avaient déjà été engagés.

Le transfert vers Tunis prend ainsi l’allure d’un sauvetage organisationnel de dernière minute. Pour la Tunisie, il ne s’agit plus seulement de recevoir une compétition internationale, mais de prendre le relais dans un délai particulièrement court afin de garantir la tenue du rendez-vous continental.

La question des dates définitives, des villes et salles retenues, ainsi que du budget mobilisé pour l’organisation, devrait désormais être précisée par la Fédération tunisienne et la CAVB.

Un scénario qui n’est pas inédit dans le volleyball africain

Ce type de relocalisation n’est pas totalement inédit dans l’histoire du volleyball africain.

En 2007, le Championnat d’Afrique féminin, initialement attribué à l’Ouganda, avait dû être transféré au Kenya, qui avait finalement accueilli la compétition à Nairobi. Plus récemment, d’autres compétitions continentales de jeunes ont également connu des changements de pays organisateur.

Le cas de la CAN masculine 2026 s’inscrit donc dans une réalité déjà observée au sein du volleyball africain : lorsqu’un pays hôte n’est plus en mesure d’assurer l’organisation dans les conditions requises, la CAVB peut être amenée à trouver rapidement une solution alternative.

Mais la situation actuelle présente une particularité de taille : le transfert intervient à quelques semaines seulement du début du tournoi, laissant à la Tunisie une marge de manœuvre particulièrement réduite.

Une opportunité à transformer en réussite

Pour la sélection tunisienne, évoluer à domicile peut représenter un avantage considérable. Portée par son public et libérée des contraintes d’un déplacement, elle aura l’occasion de défendre ses ambitions continentales dans un environnement qui lui est familier.

L’organisation offre également à la Tunisie une visibilité supplémentaire dans le paysage du sport africain. Accueillir seize sélections, leurs staffs, les officiels et les accompagnateurs représente un défi logistique, mais aussi une activité économique pour les secteurs de l’hébergement, du transport et des services.

La Tunisie connaît les exigences de l’organisation des grandes compétitions de volleyball et dispose d’une expérience reconnue sur la scène continentale. C’est sans doute cette capacité à mobiliser rapidement ses structures qui a pesé dans la décision de confier le tournoi à la Fédération tunisienne.

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Classement de Shanghai 2026 : Aucune université tunisienne dans le Top 1000

17. August 2026 um 08:49

Aucune université tunisienne ne figure dans le classement général ARWU 2026 de Shanghai, publié le 15 août. Une absence qui marque un recul par rapport à 2024, lorsque l’Université de Tunis El Manar apparaissait encore dans la tranche 901-1000, tandis que le Maroc conserve, lui, une présence dans ce palmarès mondial dominé par les grandes puissances de la recherche.

De Tunis El Manar à une absence totale

Le constat est difficile à ignorer. En 2024, Université de Tunis El Manar figurait encore dans la tranche 901-1000 du classement académique des universités mondiales, plus connu sous le nom de classement de Shanghai.

Deux ans plus tard, la Tunisie ne compte plus aucun établissement parmi les 1000 universités publiées par l’ARWU 2026. L’Algérie est également absente, tandis que le Maroc demeure le seul pays du Maghreb représenté dans cette édition du classement général.

Cette disparition ne signifie évidemment pas que les universités tunisiennes ont cessé de produire de la recherche ou qu’elles sont absentes de tous les classements internationaux. Elle traduit cependant un décrochage dans un indicateur mondial particulièrement exigeant, fondé avant tout sur la puissance et la visibilité de la recherche scientifique.

Le Maroc reste dans la course, la Tunisie décroche

Au-delà du simple palmarès, la comparaison entre les deux voisins du Maghreb interroge.

Le Maroc conserve une université dans le Top 1000 mondial, là où la Tunisie, qui pouvait encore compter sur Tunis El Manar il y a deux ans, disparaît désormais entièrement du classement général.

L’écart est d’autant plus significatif que la présence dans l’ARWU ne dépend pas de la réputation générale d’une université ni de la seule qualité de son enseignement. Le classement mesure essentiellement sa capacité à produire une recherche scientifique reconnue et visible à l’échelle internationale.

Autrement dit, le problème dépasse la symbolique d’un rang perdu ou gagné : il renvoie à la capacité des universités tunisiennes à transformer leur potentiel scientifique en publications, en chercheurs hautement cités et en résultats suffisamment visibles pour franchir le seuil des 1000 établissements retenus.

Un classement taillé pour mesurer la recherche

L’Academic Ranking of World Universities s’appuie sur six indicateurs, parmi lesquels le nombre de prix Nobel et de médailles Fields liés à l’établissement, les chercheurs les plus cités, les publications dans Nature et Science, ainsi que les articles indexés dans les grandes bases bibliométriques internationales.

Chaque année, plus de 2500 universités sont évaluées, mais seules les 1000 premières sont publiées dans le classement général.

Cette méthodologie explique aussi pourquoi l’ARWU ne doit pas être interprété comme un classement absolu de la « meilleure université » au sens large. Il privilégie clairement la performance scientifique et la production de recherche internationale.

La disparition de la Tunisie du Top 1000 constitue donc avant tout un signal sur sa visibilité dans ce domaine précis.

Une précision est essentielle pour éviter toute confusion : l’absence de la Tunisie du Top 1000 général ne signifie pas l’absence totale de ses universités des classements de Shanghai.

ShanghaiRanking publie également un Global Ranking of Academic Subjects, consacré à 57 disciplines couvrant notamment les sciences naturelles, l’ingénierie, les sciences médicales et les sciences sociales.

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‘‘Inside DZ Mafia’’ | Au cœur d’un gang de narcobanditisme

17. August 2026 um 08:48

Dans son enquête ‘‘Inside DZ Mafia’’, Jean-Michel Verne ne signe pas un simple récit sur les règlements de comptes marseillais. Le journaliste, spécialiste des questions de police et de crime organisé, s’intéresse à ce qui se joue derrière les fusillades, les points de deal et les guerres de territoires : la transformation progressive du narcotrafic en une véritable économie clandestine.

Djamal Guettala

L’enquête plonge dans les rouages d’une organisation criminelle devenue l’un des symboles du nouveau narcobanditisme français. Violence, argent, recrutement, nouvelles technologies, contrôle territorial et connexions internationales composent un système qui ne ressemble plus à la bande de quartier traditionnelle. Le trafic de stupéfiants s’est professionnalisé, structuré et adapté aux mutations de la société.

L’intérêt du livre tient précisément à cette volonté de dépasser le fait divers. Jean-Michel Verne cherche à comprendre comment des réseaux nés dans les quartiers nord de Marseille ont pu acquérir une telle capacité d’organisation et pourquoi leur influence dépasse désormais largement la cité phocéenne.

Du vieux milieu marseillais au narcobanditisme

Pour comprendre la DZ Mafia, Jean-Michel Verne remonte le fil de l’histoire criminelle marseillaise. Il décrit la disparition progressive de l’ancien milieu, celui des figures traditionnelles du banditisme qui imposaient encore des codes, des hiérarchies et une certaine forme d’omerta.

À ce modèle succède une génération issue des cités, porteuse d’autres pratiques et d’autres rapports de force. La violence change alors de nature et d’échelle. La fusillade de Sainte-Marthe, en janvier 2009, apparaît dans le récit comme un moment symbolique de cette mutation, avec l’utilisation d’armes de guerre dans les affrontements.

La kalachnikov devient l’image d’un nouveau paysage criminel. La discrétion et les anciens codes du milieu cèdent progressivement la place à la conquête territoriale, à l’intimidation et à la démonstration de puissance.

Ce basculement permet à l’auteur de replacer la DZ Mafia dans une histoire plus large. Il ne s’agit pas d’un phénomène apparu soudainement, mais de l’aboutissement d’une évolution du crime organisé marseillais, désormais davantage fragmenté, violent et connecté aux circuits internationaux.

Quand le crime adopte les méthodes de l’entreprise

L’un des aspects les plus saisissants du livre concerne le recrutement des exécutants. Jean-Michel Verne décrit une génération de jeunes attirés par l’argent rapide, mais aussi par une forme de reconnaissance sociale construite sur les réseaux numériques.

Le cas d’E., âgé de 16 ans, illustre cette évolution. Recruté sur les réseaux sociaux et missionné pour quelques milliers d’euros, il devient l’exécutant d’une opération violente. L’auteur montre ainsi comment certains réseaux peuvent utiliser des jeunes, souvent sans expérience criminelle préalable, comme des exécutants interchangeables.

La logique est implacable : cloisonner les responsabilités afin de protéger les commanditaires. Celui qui exécute ne connaît pas nécessairement celui qui décide. Les différents niveaux de l’organisation sont séparés, tandis que les moyens de communication numériques facilitent les échanges et réduisent les distances.

Cette rationalisation du crime donne tout son sens à l’une des formules fortes du livre : «La came est une entreprise». Derrière cette phrase se dessine une véritable architecture économique : responsables, gérants, exécutants, circulation de l’argent, gestion des territoires et stratégie d’expansion.

Le trafic de cocaïne s’inscrit lui-même dans des circuits qui dépassent Marseille. Anvers, Rotterdam ou Le Havre apparaissent comme des points de passage d’une économie dont les ramifications sont européennes. Les communications cryptées et les mécanismes de blanchiment complètent cette organisation.

Mais cette apparente rationalité économique a un coût humain considérable. Jean-Michel Verne rappelle que la violence ne frappe plus seulement les membres des réseaux rivaux. Socayna, Lana ou Éléonore incarnent ces victimes collatérales qui paient le prix d’une guerre dont elles ne sont pas les protagonistes.

Le narcobanditisme devient alors une forme de pouvoir territorial. La violence n’est plus seulement la conséquence d’un conflit : elle devient un moyen de gouverner un territoire clandestin.

Une puissance criminelle difficile à contenir

L’enquête ne s’arrête pas aux quartiers marseillais. Elle montre comment le narcotrafic s’est inscrit dans une économie nationale et européenne, obligeant les services de l’État à affronter des organisations capables de se recomposer après les arrestations.

La prison elle-même ne constitue plus nécessairement une rupture. Les communications clandestines permettent à certains responsables présumés de continuer à exercer une influence depuis leur cellule. Le livre évoque également les affaires de corruption, révélatrices de la capacité de l’argent criminel à pénétrer certains rouages institutionnels.

Jean-Michel Verne s’appuie sur des procédures judiciaires, des documents et des témoignages d’enquêteurs. Cette matière donne à son récit une solide dimension documentaire. Il évite généralement les effets faciles et préfère démonter les mécanismes du système.

On pourra toutefois regretter que la dimension sociale soit moins approfondie. Pourquoi certains jeunes basculent-ils dans cette économie ? Que disent ces recrutements de l’état des quartiers concernés ? Quelles réponses sociales, économiques et politiques opposer à une organisation qui prospère sur les failles du territoire ? L’auteur privilégie clairement l’angle policier et judiciaire. C’est aussi ce qui fait la précision de son enquête, tout en laissant certaines questions en suspens.

Sa conclusion dépasse néanmoins le seul cas marseillais. Lorsque Verne écrit que «l’économie de la mafia est partie prenante de l’économie française» et voit dans la DZ Mafia «le symptôme le plus voyant d’une nécrose», il élargit son propos à une société confrontée à la banalisation progressive d’une économie criminelle.

Abdelatif Mehdi Laribi, l’un des chefs présumés de la DZ Mafia, arrêté en Algérie.

Quand l’actualité rejoint les pages du livre

L’actualité judiciaire récente donne une résonance particulière à ‘‘Inside DZ Mafia’’. Deux noms cités dans le livre sont revenus au premier plan dans des procédures en cours entre la France et l’Algérie.

Le 3 août 2026, les autorités algériennes ont arrêté Djamel Djeha, 46 ans, présenté comme un cadre présumé du réseau de la Castellane à Marseille. Il a été interpellé en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par les magistrats instructeurs marseillais dans le cadre de l’enquête «Empire». Son nom figure dans l’enquête de Jean-Michel Verne sur les réseaux criminels marseillais.

Deux semaines auparavant, le 20 juillet, Abdelatif Mehdi Laribi, 36 ans, alias «Tic», présenté comme l’un des fondateurs présumés de la DZ Mafia, avait été arrêté en Algérie sur la base d’un mandat d’arrêt délivré par deux juges d’instruction marseillais. Il est visé dans le vaste dossier «Octopus», consacré à des réseaux de narcotrafic.

Le 10 août, les deux hommes ont été placés en détention provisoire en Algérie, après avoir été initialement placés sous contrôle judiciaire. Cette actualité donne au travail de Jean-Michel Verne une résonance presque immédiate : les noms qu’il étudie dans son livre continuent d’apparaître dans des procédures qui illustrent l’extension géographique des réseaux et la nécessité d’une coopération judiciaire dépassant les frontières.

C’est finalement ce que révèle ‘‘Inside DZ Mafia’’ : derrière les règlements de comptes et les images spectaculaires du narcotrafic se déploie un système beaucoup plus complexe, capable de produire ses propres hiérarchies, ses circuits financiers et ses modes de recrutement. Un système qui, surtout, ne s’arrête ni aux frontières des quartiers ni à celles des États.

‘‘Inside DZ Mafia, au cœur du gang narco-mafieux’’, Jean-Michel Verne, Éditions Arthaud, 240 pages, paru le 5 novembre 2025.

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