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Contrôle fiscal : 4,47 milliards de dinars récupérés à fin septembre 2026

03. November 2026 um 16:10

Le rendement du contrôle fiscal a atteint près de 4,471 milliards de dinars à fin septembre 2026, contre 4,372 milliards de dinars durant la même période de 2025, enregistrant ainsi une hausse de 2,3 %. C’est ce que font ressortir les données présentées, mardi 3 novembre, par la ministre des Finances, Michket Slama Khaldi.

Le nombre d’interventions du contrôle fiscal ayant abouti à une régularisation à l’amiable est estimé à 113 884, contre 110 679 au cours de la même période de l’année précédente, soit une hausse de 2,9 %, a indiqué la ministre lors d’une réunion conjointe des commissions des finances de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts.

Cette évolution s’explique par l’intensification des opérations de vérification fiscale et des interventions des équipes d’enquête et de lutte contre l’évasion fiscale. Elle est aussi imputée à la poursuite des opérations de recensement sur le terrain visant à élargir l’assiette des contribuables et à actualiser les données relatives à leurs activités, a-t-elle précisé, lors de cette rencontre consacrée à l’examen du projet de budget de la mission des Finances pour 2027, relève la TAP.

A travers ces opérations de recensement menées jusqu’à fin septembre 2026, 1 101 contribuables non-inscrits au système fiscal ont été identifiés, dans le cadre des efforts visant à intégrer les activités non déclarées dans le secteur organisé, a ajouté la ministre.

La ministre des Finances a plaidé, à cette occasion, en faveur du développement de mécanismes de contrôle fiscal et de l’amélioration de leur efficacité. Tout en soulignant la nécessité de renforcer la lutte contre l’évasion fiscale afin d’élargir l’assiette des contribuables et améliorer le recouvrement des ressources propres de l’État.

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Taxis individuels : de 0,9 à 1,7 dinar au compteur, la colère monte face aux promesses non tenues

03. November 2026 um 11:01

0,9 dinar au démarrage du compteur, 1,7 dinar réclamé par les chauffeurs de taxis individuels. Soit une augmentation de 88,89% du montant initial affiché au compteur qui, si elle était accordée, serait directement ressentie par les usagers. Et ce n’est qu’une partie de la révision souhaitée : les professionnels demandent également de revoir la tarification...

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Ligue 1 française : Paulo Fonseca annonce son départ de l’Olympique Lyonnais

Von: tmps
03. November 2026 um 09:47

L’entraineur portugais de l’Olympique lyonnais (OL), Paulo Fonseca, a annoncé lundi soir son intention de quitter son poste pour rejoindre le Sporting Portugal, rapportent les médias français.

L’intérim sera assuré par son compatriote Jorge Maciel pour les deux prochains matches du club rhodanien, en Ligue Europa contre la Real Sociedad jeudi, puis à Brest dimanche en Ligue 1, précise-t-on de même source.

Ancien entraîneur notamment du FC Porto, de Paços Ferreira, de Braga, de Lille et de l’AC Milan, Fonseca était arrivé sur le banc de l’OL fin janvier 2025 pour succéder à Pierre Sage, démis alors de ses fonctions.

Un accord devrait être trouvé avec la direction du club lyonnais pour ouvrir la voie dans les prochains jours au départ du technicien portugais, sous contrat jusqu’en juin 2027 avec l’OL.

Si rien n’a encore été officialisé par les deux clubs, le Sporting Portugal vient d’annoncer dimanche être en discussions avec son entraîneur actuel Rui Manuel Gomes Borges en vue d’une rupture de contrat.

Sous les commandes de Paulo Fonseca, les Lyonnais se sont qualifiés à deux reprises pour la Ligue Europa, mais ont échoué à s’assurer une place en Ligue des champions dans un contexte économique contraignant.

Le gendarme financier du football français avait même prononcé la rétrogradation du club en Ligue 2 fin juin 2025, avant que celui-ci ne soit repêché en appel sous réserve de mettre en œuvre un plan drastique d’économies et de ventes de ses meilleurs joueurs.

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Forte progression des exportations du gaz russe vers l’Europe

03. November 2026 um 09:30

Les exportations russes de gaz naturel liquéfié (GNL) ont augmenté de 13,4 % sur un an au cours des dix premiers mois de 2026, pour atteindre 28 millions de tonnes. C’est ce que relève le London Stock Exchange Group (LSEG).

Les livraisons issues d’Arctic LNG 2 ont représenté environ 4 millions de tonnes entre janvier et octobre. En octobre, les exportations russes de GNL ont atteint 3,44 millions de tonnes, en hausse de 11,7 % sur un an et de près de 14,7 % par rapport au mois de septembre. Ces exportations ont également progressé de 6,3 % sur un an, pour atteindre 11,8 millions de tonnes au cours des dix premiers mois de 2026.

Cette évolution intervient alors que l’Union européenne a approuvé en janvier l’interdiction des importations de gaz russe à l’horizon de la fin de 2027. Bruxelles entend ainsi réduire davantage la dépendance énergétique du bloc à l’égard de Moscou.

Les exportations de Yamal LNG, exploité par le groupe russe Novatek, ont atteint 15,4 millions de tonnes entre janvier et octobre, contre 15,2 millions de tonnes sur la même période de 2025.

Celles du projet Sakhalin-2, contrôlé par Gazprom, sont restées stables à 8,2 millions de tonnes. La progression globale des exportations russes repose donc largement sur la contribution supplémentaire d’Arctic LNG 2, dont les livraisons ont renforcé les volumes disponibles malgré les restrictions occidentales.

Les chiffres soulignent la capacité de la Russie à accroître ses exportations de GNL et à maintenir une présence significative sur le marché européen avant l’entrée en vigueur des nouvelles restrictions. L’évolution des flux dans les prochains mois dépendra notamment de la montée en puissance des installations russes, des sanctions et de la capacité des acheteurs à diversifier leurs approvisionnements.

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Et si on gouverne la Tunisie comme la Suisse !

03. November 2026 um 08:59

La démocratie ne consiste pas seulement à voter tous les cinq ans. Elle suppose que le peuple demeure un acteur de la vie publique entre deux élections. Une démocratie véritable ne se mesure pas uniquement à la liberté de choisir le président de la République, mais aussi à la possibilité, pour chaque citoyen, d’influencer les décisions qui affectent sa vie quotidienne. Dans cet article, l’auteur propose de s’inspirer du système de gouvernement suisse, afin d’assurer un développement économique et social pour toute la population et toutes les régions, un pouvoir judiciaire indépendant, des organes de contrôle efficaces, une administration performante, une presse libre et la lutte contre la corruption par l’instauration de procédures transparentes pour l’attribution des marchés publics. Mais plus important que tout, la leçon ultime à apprendre du modèle démocratique suisse est l’élimination de tout risque de retour d’un nouveau président à vie, quelles que soient son intégrité et son efficacité supposées.

Sadok Zerelli *

Je dois souligner en introduction à cet article et pour lever toute ambiguïté à ce sujet, que je n’ai rien contre Kais Saïed l’homme, que je considère avant tout comme un collègue (j’étais moi-même enseignant universitaire) et dont l’intégrité, le dévouement et l’amour de la patrie ne font aucun doute à mes yeux. Mais en politique, on ne juge pas les politiciens sur la base de leurs intentions, discours et promesses, mais sur la base de leurs bilans. Or, voilà un président qui gouverne sans partage notre pays depuis sept ans, et dont le bilan socioéconomique en termes de maîtrise du chômage, de l’inflation, de la dette publique, sans parler de la chute du pouvoir d’achat et du niveau de vie de la population, parle de lui-même. Et encore, je ne parle pas de l’isolement diplomatique, des restrictions de l’espace des libertés, de la pénurie de certains produits de base (alimentation et médicaments) et de son échec dans la lutte contre la corruption, son slogan qui était derrière son élection en 2019 et sa réélection en 2024

Et pourtant, selon les analyses politiques indépendantes de trois modèles IA parmi les plus performants dans le monde (Gemini, Meta.ai et ChatGPT), il est pratiquement assuré de remporter les élections présidentielles de 2029 (avec des probabilités comprises entre 65% et 85%, selon le modèle IA), s’il décide de se représenter ou son entourage le pousse à le faire (Les chances de Kaïs Saïed de gagner les présidentielles de 2029, selon trois IA) .

Le paradoxe tunisien

Les explications de ce «paradoxe tunisien» avancées par les trois modèles sont convergentes et se résument à trois : 

  1. en tant que président en exercice avant les élections, il aura à sa disposition tout l’appareil de l’Etat et des moyens d’information officiels pour soutenir sa candidature et faciliter sa compagne électorale ;
  2. les principaux leaders de l’opposition qui pourraient sérieusement le concurrencer sont tous en prison ou en exil ;
  3. les dispositions de la Constitution de 2022 qu’il a promulguée lui-même jouent en sa faveur, sans parler des institutions électorales telles que l’Isie, dont il est assuré du soutien  

Force est de reconnaitre que les analyses et raisons avancées par les outils d’IA, sont objectives, réalistes et logiques. Elles sont d’autant plus inquiétantes que, comme je l’ai expliqué dans mon dernier article, ces IA sont véritablement «intelligentes» et possèdent au moins trois des quatre attributs ou capacités de l’intelligence humaine, telle que définie par le dictionnaire Larousse (L’Intelligence artificielle est-elle intelligente). 

Le syndrome de la «présidence à vie»

J’avoue qu’en tant que démocrate et partisan de l’alternance du pouvoir au sommet de l’Etat, ces prédictions convergentes des trois outils d’IA ont constitué une mauvaise surprise pour moi et provoqué une profonde inquiétude pour l’avenir politique de notre pays. Mes inquiétudes vont au-delà l’aggravation, certaine à mon avis d’économiste, de la crise économique, sociale et politique que le pays traverse si Kais Saïed est réélu en 2029 pour un troisième mandat.

Le risque et le danger même pour la démocratie dans notre pays est que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, il le sera aussi et pour les mêmes raisons en 2034, 2039, etc., nous ramenant ainsi à l’ère des «présidents à vie» que nous croyons révolue, à moins d’une surprise divine.

Cette éventualité, qui est à mon avis du domaine du possible, me fait poser la question politique et sociologique suivante : la Tunisie souffre-t-elle du «syndrome de la présidence à vie» et sommes-nous condamnés, nous autres Tunisiens, à vivre toute notre vie sous la botte d’un hyper-président qui, dès qu’il prend le pouvoir, restreint les libertés, bâillonne la presse et envoie la majorité de ses opposants en prison où les contraint à l’exil, qu’il soit un dictateur «éclairé» comme le fût Bourguiba qui a su au moins gagner les batailles de la généralisation de l’enseignement et celle de l’émancipation des femmes, ou un dictateur «efficace» comme le fût Ben Ali qui a su gagner au moins les batailles de la croissance économique et de la compétitivité internationale, ou un président «propre» comme est supposé être Kais Saïed qui, depuis sept ans qu’il est au pouvoir, n’a gagné jusqu’à maintenant aucune bataille, ni économique , ni sociale, ni diplomatique ni même celle de la lutte contre la corruption dont il a pourtant fait son cheval de bataille ?

Derrière cette question se profile une autre plus psychologique : Pourquoi nos présidents ne veulent-ils plus quitter le Palais de Carthage une fois qu’ils y ont mis les pieds et goûté aux honneurs et privilèges du pouvoir, à moins d’en être chassés par un coup d’État comme le fût Bourguiba ou par une révolte populaire comme le fût Ben Ali ? (à la notable exception près de Moncef Marzouki à qu’il faut rendre hommage pour au moins ne pas avoir cherché à s’accrocher au pouvoir).

Mais la question la plus importante et la plus dérangeante est à mon avis la suivante : pourquoi nous autres, Tunisiens, acceptons-nous cela et nous nous laissons faire ?

Je pourrais comprendre cela si on était un peuple d’ignorants, d’analphabètes et d’incultes qui suivent leur berger comme des moutons. Mais là ce n’est point le cas puisque l’écrasante majorité d’entre nous sont éduqués, voire même diplômés de l’enseignement supérieur, cultivés et ouverts sur le monde !

 Les facteurs de résignation populaire

François Mitterrand (à moins que ce soit Jacques Chirac, je ne me rappelle plus) a dit un jour que «chaque peuple a le président qu’il mérite».

A force de réfléchir à cette question, je crois avoir identifié trois explications possibles des dictatures que nous avons subies durant notre histoire récente, qu’un bon nombre de lecteurs et lectrices ne partageront probablement pas avec moi, mais que je vais indiquer quand même quitte à me faire «massacrer» dans leurs commentaires : 

a) de tout temps, la Tunisie a été envahie et conquise par plusieurs envahisseurs : des Romains qui ont détruit Carthage, aux Arabes qui ont islamisé le pays, aux Beni Hilal qui ont saccagé tout le pays, aux Turcs qui en ont fait une province de Constantinople, aux Français qui en ont fait un protectorat, etc. Cette histoire a créé chez nous un esprit de soumission et d’obéissance au sultan, au bey au Résident général et, plus tard, au président de la république, quel qu’il soit ;

b) les Tunisiens, dans leur majorité, sont individualistes pour ne pas dire «khobzistes» dans le sens où ils pensent d’abord à leurs conditions de vie et leur confort individuel et s’intéressent peu à la vie collective. Pour la majorité d’entre eux, le pain est plus important que la démocratie, la liberté d’opinion ou la justice sociale, des concepts qui proviennent de la culture et de la civilisation occidentales, différentes des nôtres ;

c) notre religion musulmane nous enseigne d’accepter tout ce qui nous arrive et à considérer que c’est notre «destin» auquel il ne servirait à rien de vouloir résister. Ne dit-on pas «Allah Ghaleb» ou «Dieu est le plus fort» pour tous les malheurs qui nous arrivent dans la vie ? 

Y-a-t-il une solution politique à l’horizon ? 

Ces trois facteurs qui expliquent notre esprit de résignation et de soumission aux présidents à vie quels qu’ils soient, m’amènent à penser que, même dans l’hypothèse théorique et fort peu probable que les prisonniers politiques seront libérés avant les élections de 2029, que des hommes politiques d’une grande stature, tels que Ahmed Nejib Chabbi, ou Avachi Hammami ou Lotfi M’Raihi (pour qui j’ai beaucoup de respect car c’est l’un des rares politiciens qui comprend vraiment l’économie alors qu’il est de formation médicale,), dont le passé militant et les années de prison endurées sous différents régimes constitue la meilleure preuve de leur patriotisme, seront autorisés d’y participer et que l’un d’eux remportera par miracle les présidentielles de 2029, cela ne nous garantira pas qu’il ne voudrait plus quitter le Palais de Carthage comme ses prédécesseurs et ne nous immunisera pas contre le «syndrome de la présidence à vie», propre aux pays arabo-musulmans (À titre d’exemple, même le vieux Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, continue à 90 ans à s’accrocher au peu de pouvoir qu’Israël a bien voulu lui laisser et ne cesse de reporter d’une année à l’autre les élections dans les territoires qu’il dirige ! C’est pour tout dire.)

L’ensemble de ces réflexions et pensées m’ont amené à chercher dans d’autres directions une solution pour proposer un véritable système démocratique dans notre pays et le prémunir une fois pour toute contre les risques d’une nouvelle présidence à vie. 

C’est comme cela que j’ai atterri en… Suisse ! 

Le modèle démocratique suisse

Voilà un petit pays de la taille de la Tunisie (9 millions d’habitants) qui n’a aucune ressource naturelle (nous, on a au moins un peu de phosphate, de pétrole et de belles plages à exploiter pour le tourisme) et qui jouit d’une stabilité politique à envier et qui arrive à assurer à sa population l’un des niveaux de vie les plus élevés dans le monde, avec une monnaie forte, un taux de chômage qui ne dépasse pas 3%…

En cherchant le secret de cette stabilité politique et réussite économique et sociale, je suis arrivé à la conclusion qu’il réside dans le fait que la Suisse n’est gouvernée par… personne !

En effet, qui de nous connait le président actuel de la Suisse ? Très peu, pour la bonne et simple raison qu’il change chaque année et que chacun des sept membres du Conseil Fédéral assume à tour de rôle les fonctions, purement protocolaires d’ailleurs, de président, que celui-ci ne se déplace pas dans un cortège de 20 ou 30 voitures de sécurité et entouré par une armée de gardes du corps, mais dans une voiture banale et s’arrête aux feux rouges comme monsieur tout le monde…

Et si on gouverne la Tunisie comme la Suisse ?

Il ne s’agirait pas de transformer les Tunisiens en Suisses, ni de copier mécaniquement des institutions conçues dans un contexte historique différent. Il s’agirait plutôt de nous demander ce que nous pourrions accomplir si nous faisions davantage confiance à nos citoyens et moins à la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme, qu’il s’agisse de Kais Saïed ou de n’importe quel autre.

Cela implique plusieurs changements dans notre mentalité, notre système politique et notre constitution

Premier changement, en finir avec l’homme providentiel : depuis l’indépendance de notre pays, la vie politique en Tunisie s’est organisée autour d’un personnage politique central duquel on attend qu’il guide le pays sur la voie du progrès, de la justice sociale et du développement économique : Bourguiba, Ben Ali et maintenant Kais Saïed.À chaque crise, une partie de la population recherche un homme fort, supposé incarner la volonté populaire et capable de remettre de l’ordre dans le pays. Lorsque les résultats ne répondent pas aux attentes, la déception succède à l’espoir, sans que le système politique et les mécanismes fondamentaux du pouvoir soient nécessairement remis en question.

Le modèle suisse propose une autre philosophie de l’exercice de la démocratie. Le pouvoir exécutif fédéral y est confié à un Conseil fédéral composé de sept membres. Les décisions sont prises collectivement, et la présidence de la Confédération change chaque année entre ses membres. Le président n’est donc pas un chef d’État tout-puissant disposant de l’ensemble du pouvoir exécutif.

Imaginons qu’en Tunisie, les principales responsabilités exécutives soient davantage partagées entre plusieurs responsables et régions, soumis à des règles de contrôle claires et tenus de rendre compte de leurs décisions.

Le pays ne dépendrait plus autant de la personnalité, des convictions ou des erreurs d’un seul dirigeant. Les décisions majeures feraient l’objet de délibérations collectives (voire des referendums dont il suffit en Suisse de 100 000 signatures pour obliger le gouvernement à en organiser un), et les désaccords au sommet de l’État pourraient être arbitrés par des procédures institutionnelles plutôt que par des rapports de force personnels.

Deuxième changement, rendre la parole aux citoyens : la démocratie ne consiste pas seulement à voter tous les cinq ans. Elle suppose que le peuple demeure un acteur de la vie publique entre deux élections. L’une des particularités les plus connues de la démocratie suisse est le recours aux référendums et aux initiatives populaires. Les citoyens peuvent être appelés à se prononcer directement sur des décisions politiques, économiques et sociologiques importantes. Dans certaines conditions, ils peuvent également proposer des modifications constitutionnelles.

Ce système ne signifie pas que chaque citoyen décide quotidiennement de toutes les affaires publiques. Il signifie que les représentants élus ne disposent pas toujours du dernier mot sur les questions soumises aux mécanismes de démocratie directe.

Une telle possibilité pourrait concerner en Tunisie la réforme des retraites, la gestion des ressources naturelles, les grandes orientations éducatives ou les choix nationaux en matière d’environnement.

Troisième changement, la décentralisation  pour rapprocher le pouvoir du citoyen : la Suisse est un État fédéral composé de 26 cantons, qui disposent de compétences importantes, ainsi que de communes bénéficiant d’une autonomie variable selon les cantons. Cette organisation permet d’adapter une partie des politiques publiques aux réalités locales.

Imaginons que les collectivités publiques tunisiennes disposent de compétences clairement définies en matière d’aménagement, de transport local, de développement économique, de services publics et de protection de l’environnement. Elles devraient disposer également de ressources financières prévisibles, de personnels qualifiés et d’une véritable responsabilité devant leurs habitants.

Il ne suffirait pas de transférer des obligations aux municipalités sans leur donner les moyens de les assumer. Il faudrait aussi instaurer un mécanisme national de solidarité financière, afin que les régions les plus pauvres puissent offrir des services publics de qualité comparables à ceux des régions plus favorisées.

La décentralisation pourrait également rendre la corruption plus difficile à dissimuler, à condition que les décisions locales soient transparentes, que les marchés publics soient contrôlés et que les citoyens puissent demander des comptes à leurs élus.

Quatrième changement, faire du compromis une force, et non une faiblesse : la politique tunisienne a souvent été marquée par des oppositions frontales entre des partis politiques, entre les visions de la société, entre les institutions et, parfois, entre les citoyens eux-mêmes.

Les divergences sont normales dans une démocratie. Ce qui devient dangereux, c’est lorsque chaque désaccord est interprété comme une trahison, lorsque chaque adversaire est considéré comme un «ennemi du peuple», et chaque opposant est présenté comme un «traitre» ou un «vendu à l’étranger», expressions qu’on entend malheureusement trop souvent dans nos débats politiques.

Cinquième changement : instaurer une véritable culture de la responsabilité : l’une des attentes les plus fortes des citoyens tunisiens concerne la lutte contre la corruption, le gaspillage des ressources publiques et l’impunité.

Trop souvent, la confiance dans les institutions se dégrade lorsque les citoyens ont le sentiment que les règles ne s’appliquent pas de la même manière à tous.

Un système inspiré du système démocratique suisse devrait reposer sur plusieurs garanties : un pouvoir judiciaire indépendant, des organes de contrôle efficaces, une administration professionnelle, une presse libre et des procédures transparentes pour l’attribution des marchés publics.

Les déclarations de patrimoine des responsables concernés, la publication des dépenses publiques, l’accès aux documents administratifs et la protection des lanceurs d’alerte pourraient renforcer cette exigence de transparence.

La Tunisie gagnerait à développer une culture dans laquelle la compétence, l’intégrité et les résultats comptent davantage que la fidélité personnelle à un dirigeant.

Les fonctionnaires ne devraient pas craindre de perdre leur poste parce qu’ils ont exprimé un avis professionnel différent. Les magistrats ne devraient pas craindre les pressions politiques. Les journalistes ne devraient pas redouter des représailles pour avoir enquêté sur une affaire d’intérêt public.

L’État doit être assez solide pour supporter la critique et assez humble pour en tirer des enseignements.

Sixième changement, investir dans le citoyen plutôt que dans les apparences : la première priorité devrait être l’éducation. Une école qui apprend aux enfants à réfléchir, à argumenter, à vérifier les informations et à respecter les opinions différentes prépare les citoyens d’une démocratie. Une école qui se limite à la mémorisation et à la reproduction des discours existants risque, au contraire, de décourager l’esprit critique.

La deuxième priorité devrait être la formation professionnelle et l’emploi des jeunes. Un diplômé qui ne trouve aucune perspective dans son pays finit par considérer l’émigration comme sa seule issue raisonnable.

La troisième priorité devrait être la santé publique, les transports, l’eau potable, l’assainissement et la qualité des services administratifs.

Ces questions paraissent moins spectaculaires que les grands discours politiques. Elles déterminent pourtant la confiance quotidienne des citoyens dans leur État.

Enfin, il faudrait reconnaître que le développement ne se mesure pas uniquement à la croissance du produit intérieur brut.

Un pays peut enregistrer des progrès économiques tout en laissant une partie de sa population dans la précarité, en dégradant son environnement ou en privant ses jeunes d’espoir.

La véritable réussite d’une nation se mesure aussi à la qualité de vie de ses habitants, à la possibilité de vivre dignement de son travail et à la confiance qu’ils peuvent placer dans l’avenir.

Septième changement, protéger les libertés et accepter la pluralité : la Suisse est un pays multilingue (on y parle quatre langues), composé de régions aux traditions différentes. Son organisation institutionnelle cherche à concilier l’unité nationale en respectant la diversité culturelle et politique.

La Tunisie possède elle aussi une histoire, des sensibilités et des aspirations diverses. Son unité ne devrait pas exiger l’uniformité des opinions.

Dans une démocratie inspirée des principes suisses, chacun devrait pouvoir exprimer ses convictions, défendre ses idées et critiquer les gouvernants sans être automatiquement soupçonné d’hostilité ou de «traîtrise» envers la nation.

Les médias devraient pouvoir enquêter librement. Les associations devraient pouvoir agir sans pressions injustifiées. Les partis devraient pouvoir présenter leurs programmes et concourir aux élections dans des conditions équitables.

La liberté d’expression ne signifie pas que toutes les paroles sont exactes ou raisonnables. Elle signifie que les désaccords doivent pouvoir être débattus sans que le pouvoir politique décide arbitrairement quelles opinions ont le droit d’exister.

Cette exigence est particulièrement importante dans la société tunisienne où les débats touchent à la place des femmes, aux traditions, aux libertés individuelles et à l’évolution des modes de vie.

La démocratie ne demande pas aux citoyens de penser de la même manière. Elle leur demande de reconnaître mutuellement leur droit à la différence, dans le respect des droits fondamentaux.

Huitième changement, faire de l’environnement un bien commun : la Suisse est confrontée, elle aussi, à des défis environnementaux. Mais son expérience rappelle qu’un territoire doit accorder une place importante à la protection de ses paysages, de ses ressources en eau et de son cadre de vie.

La Tunisie ne peut plus considérer l’environnement comme une préoccupation secondaire, réservée aux périodes de prospérité.

Le stress hydrique, la pollution, l’érosion des sols, la dégradation du littoral et la mauvaise gestion de certains déchets menacent directement la santé des populations et les possibilités de développement des générations futures.

La gestion de l’eau, une question vitale pour notre pays, exige des décisions courageuses, une planification à long terme et une coordination entre l’État, les collectivités, les agriculteurs, les entreprises et les citoyens.

Dans une Tunisie davantage décentralisée, les collectivités locales pourraient participer plus activement à la protection des ressources naturelles, à l’aménagement des espaces urbains et à la surveillance des pollutions.

Mais cette autonomie devrait s’accompagner de normes nationales exigeantes et de mécanismes de contrôle indépendants. Une région ne devrait pas pouvoir sacrifier la santé de ses habitants ou ses ressources naturelles au nom d’un intérêt économique national.

Peut-on réellement transposer le modèle suisse en Tunisie ?

C’est ici que ma réflexion doit quitter le terrain du rêve pour celui de la réalité.

La Suisse et la Tunisie n’ont ni la même histoire institutionnelle, ni les mêmes ressources, ni la même culture, ni la même mentalité. La Suisse bénéficie en outre d’une économie à forte valeur ajoutée, d’institutions consolidées depuis longtemps et d’une longue expérience du fédéralisme et de la démocratie directe.

La Tunisie doit, pour sa part, affronter des contraintes budgétaires, le chômage, les inégalités régionales, la pression sur les ressources naturelles et une confiance fragilisée dans les institutions.

Il serait donc dangereux de prétendre qu’il suffirait de copier la Constitution suisse pour résoudre nos difficultés.

La démocratie directe elle-même comporte des risques : une campagne mal informée peut favoriser les émotions au détriment de l’analyse, et les groupes disposant de davantage de moyens peuvent peser de manière disproportionnée sur l’opinion.

La décentralisation peut également créer de nouveaux foyers de corruption si les contrôles sont insuffisants. La recherche du compromis peut devenir une source de lenteur lorsque les institutions ne savent plus décider.

Il ne faut donc pas importer un modèle dans son intégralité, mais identifier les principes susceptibles d’être adaptés à notre réalité.

A mon sens, la Tunisie pourrait commencer par quelques réformes concrètes :

– renforcer l’indépendance de la justice et les mécanismes de contrôle du pouvoir exécutif ;

– garantir une séparation effective des pouvoirs et un Parlement capable de contrôler le gouvernement ;

– développer progressivement les consultations et les référendums, avec des garanties constitutionnelles solides ;

– donner aux collectivités locales davantage de compétences et de ressources, tout en assurant la solidarité entre les régions ;

– institutionnaliser la concertation avec la société civile et les partenaires sociaux ;

– protéger la liberté de la presse et l’accès à l’information ;

– évaluer régulièrement les politiques publiques et publier leurs résultats.

Ces réformes ne produiraient pas des miracles immédiats. Elles pourraient néanmoins contribuer à transformer progressivement la relation entre l’État et les citoyens.

Car les institutions ne vivent pas uniquement par des textes et décrets présidentiels, publiés dans le JORT Elles vivent dans les habitudes, les comportements et les valeurs que la société accepte de défendre.

* Economiste universitaire et consultant international.

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Maintien de l’ordre : Nuñez défend les armes intermédiaires

03. November 2026 um 08:52
Le ministre de l’Intérieur confirme que les forces de l’ordre continueront d’utiliser des armes de force intermédiaire malgré les multiples accidents survenus ces derniers mois. En bref Laurent Nuñez refuse de renoncer aux armes intermédiaires utilisées par les forces de…

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Quand la céramique tisse des liens entre la Suisse et la Tunisie

02. November 2026 um 22:01

Dans le cadre de la traditionnelle Settimana della lingua italiana nel mondo, l’Ambassade de Suisse a soutenu la visite de travail en Tunisie
de la céramiste suisse Tessa Donati (Momento Ceramics).

Cette visite s’inscrit également dans la valorisation du 70e anniversaire des relations bilatérales entre la Tunisie et la Suisse, célébré cette année.

Autour de trois œuvres en plâtre créées par l’artiste suisse Alberto #Giacometti pour la Tunisie, Tessa a animé trois ateliers à El Houch Concept Store (Djerba) et au Cnca Sidi Kacem Jélizi (Tunis).

La Tessinoise a également donné deux conférences à l’ISBAS Higher Institute of Fine Arts of Sousse (ISBAS) et à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts Nabeul (ISBAN).

Ces rencontres ont été l’occasion d’un riche partage de savoir-faire et d’échanges avec les étudiants et les participants. Un dialogue fait de gestes, de techniques et de regards croisés, où chacun transmet et apprend à son tour : c’est tout le sens de cette coopération culturelle entre nos deux pays.

Ambassade de Suisse

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Vermeg passe sous pavillon Advent : le champion tuniso-britannique change de dimension

02. November 2026 um 17:20

Un fonds américain à 109 milliards de dollars rachète le groupe de logiciels financiers fondé en Tunisie par Badreddine Ouali.

Advent a annoncé lundi 2 novembre 2026 la signature d’un accord pour acquérir Vermeg, groupe de logiciels financiers fondé en Tunisie par Badreddine Ouali. C’est l’une des plus grosses opérations de l’année pour la tech d’origine tunisienne.

A noter que le vendeur est le fonds britannique Charterhouse Capital Partners, avec le fondateur du groupe. L’acquisition se fait auprès de Charterhouse et de Badreddine Ouali. Advent n’avance pas seul : une filiale du fonds souverain d’Abou Dhabi (ADIA) co-investit en minoritaire. Le prix n’est pas public. Ni le prix d’acquisition ni la valorisation n’ont été communiqués, rapportent plusieurs médias.

Ce que Vermeg apporte

Vermeg équipe les acteurs de la finance et de l’assurance. Ses technologies couvrent la gestion des garanties (collateral management), les opérations post-marché, l’asset servicing et l’administration des contrats d’assurance-vie. Ce sont des métiers que les banques et assureurs ne peuvent pas se permettre de rater.

De son côté, Advent a de l’argent à déployer. Le fonds vient de lever 30 milliards de dollars pour ses fonds mondiaux, et il a ouvert un bureau à Abou Dhabi le 21 octobre. Il gère plus de 109 milliards de dollars d’actifs et affiche une stratégie claire : investir davantage dans les produits de Vermeg, ses capacités en intelligence artificielle et son développement commercial international. Advent ne vient pas seulement acheter un actif. Il vient financer une accélération, avec l’IA comme levier.

Six ans de transformation

Charterhouse est entré au capital en 2020 et a accompagné l’expansion internationale du groupe, ainsi que la cession de sa division de technologie réglementaire Agile à Regnology, annoncée en novembre 2024. Le groupe s’est recentré sur ses deux métiers de fond, les marchés de capitaux et l’assurance-vie.

En somme, il s’agit d’un fonds international de premier plan, adossé à un fonds souverain du Golfe, parie sur un éditeur né en Tunisie. Reste une inconnue : le montant. Tant qu’il n’est pas connu, impossible de mesurer ce que vaut vraiment le champion tuniso-britannique.

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Retraites, tiers payant, veto russe : la semaine du 26 octobre en 12 infos

02. November 2026 um 12:36

Voici un récapitulatif des 12 principales informations publiées par leconomistemaghrebin.com durant la semaine du 26 octobre au 1er novembre 2026.

La semaine a été marquée par la crise des caisses sociales : l’ancien PDG de la CNSS, Hafedh Lamouri, juge que l’intégration de l’économie informelle n’équilibrera pas les comptes et plaide pour une réforme sur 30 ans (fusion des caisses de pensions, financement diversifié). Tandis que la Tunisie, où les 60 ans et plus pèsent désormais 16,9 % de la population, voit le ratio cotisants/retraités s’effondrer.

Sur le front de la santé, les pharmaciens privés ont suspendu le tiers payant pour les assurés de la CNAM dès le 1er novembre, invoquant des manquements contractuels.

Côté économie, le contrat de reconstruction du Stade d’El Menzah a été signé avec un groupement de deux entreprises chinoises. L’IACE a classé la Tunisie 82e sur 110 au Travel & Tourism Development Index (transport aérien à 2,2/7). Et le calendrier fiscal de novembre a été fixé (16, 20 et 30 novembre selon les profils).

Nizar Chaddad, après 27 ans à la BCT, prend la tête de la Société Monétique Tunisie pour accélérer la sortie du tout-cash. Le numérique est resté au cœur des débats : une tribune appelle à évaluer les investissements technologiques à l’aune de la valeur ajoutée nationale à l’épreuve du PLF 2027 et du sommet Russie-Afrique. Lotfi Gabsi rappelle les défis énergétiques, hydriques et cyber des data centers. Et le directeur du RNE, Adel Chouari, vise le « zéro copie conforme » dans les administrations d’ici 2027.

À l’international, Apple a alerté sur une faille (CVE-2026-86950) exploitée contre des iPhone ciblés. Enfin, le veto russe au projet américain a bloqué le renouvellement de la MINURSO, rouvrant le dossier du Sahara occidental.

Bonne lecture.

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Sousse : renforcement des équipements du CHU Sahloul avec 200 nouveaux lits

Von: tmps
02. November 2026 um 12:28

L’Hôpital universitaire Sahloul de Sousse vient de prendre livraison d’un premier lot de 200 nouveaux lits médicalisés sur un total de 313 programmés dans le cadre d’un programme visant à améliorer les conditions d’hospitalisation et la qualité des prestations.

La priorité a été accordée à l’unité d’hémodialyse dont les lits (20) ont été entièrement renouvelés, a indiqué la direction de l’hôpital dimanche. Le déploiement des nouveaux lits se poursuivra dans les différents services et unités hospitalières, conformément à un programme établi à cet effet.

Ce programme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan stratégique du projet d’établissement. Il porte sur l’amélioration des conditions d’hospitalisation, la consolidation du confort et de la sécurité des patients, le développement de la qualité des prestations et la modernisation des infrastructures et des équipements de l’hôpital.

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Moscou s’invite dans le Gazoduc transsaharien via l’Algérie

02. November 2026 um 11:59

L’Algérie envisage d’associer des entreprises russes à la construction du gazoduc transsaharien, un projet énergétique stratégique destiné à relier les ressources gazières du Nigeria aux marchés européens via le Niger et l’Algérie.

L’information a été annoncée par le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, à l’issue d’entretiens avec son homologue russe Sergueï Lavrov, tenus à Moscou le 27 octobre. Selon le chef de la diplomatie algérienne, les négociations progressent et le contrat est en cours de finalisation. Les noms des entreprises russes concernées n’ont toutefois pas été communiqués.

Le groupe russe TMK, spécialisé dans la fabrication de tubes en acier et de solutions destinées au transport des hydrocarbures, est évoqué comme un partenaire potentiel.

Un corridor énergétique de plus de 4 000 kilomètres

Le gazoduc transsaharien, également désigné par l’acronyme TSGP, doit s’étendre sur plus de 4 000 kilomètres. Il vise à transporter entre 20 et 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel nigérian par an vers l’Europe, en s’appuyant sur les infrastructures gazières algériennes et leurs connexions avec les marchés internationaux.

Les travaux du tronçon algérien ont été officiellement lancés en juin 2026 à Aoulef, dans la wilaya d’Adrar. Cette section doit relier la frontière nigérienne au centre national de dispatching de Hassi R’Mel, avant d’assurer la connexion au réseau national et aux infrastructures d’exportation existantes.

Le projet est développé conjointement par la compagnie algérienne Sonatrach, la Nigerian National Petroleum Company (NNPC) et la société nigérienne Sonidep. Il constitue l’un des grands projets de coopération énergétique entre les trois pays.

Lire aussi – Alger-Abuja : le pari du gazoduc transsaharien

Un partenariat aux enjeux économiques et géopolitiques

L’éventuelle participation d’entreprises russes s’inscrit dans la volonté affichée par Alger de renforcer la dimension économique de ses relations avec Moscou. Pour l’Algérie, l’enjeu est de consolider son rôle de plateforme de transit et d’exportation du gaz africain vers la Méditerranée et l’Europe.

La concrétisation du projet reste néanmoins tributaire de la coordination entre les trois pays, de la finalisation des accords et de la réalisation des différentes sections de l’infrastructure. L’association de partenaires russes pourrait apporter une contribution industrielle au chantier, mais ses modalités précises restent à définir.

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Quatre filières, un seul mouvement pour la mobilité de demain

02. November 2026 um 11:04

Du 17 au 20 novembre 2026, le salon SAPRI accueillera l’initiative Mobility Lab, portée conjointement par quatre associations industrielles majeures. Il s’agit du Cluster Mecatronic Tunisie (CMT), de la Tunisian Automotive Association (TAA), d’ELENTICA et du Groupement des Industries Tunisiennes Aéronautiques et Spatiales (GITAS).

Cette alliance stratégique rassemble pour la première fois quatre filières clés autour d’une ambition commune : valoriser le savoir-faire industriel tunisien, renforcer les synergies intersectorielles et positionner la Tunisie comme un acteur de premier plan et hautement compétitif dans la mobilité de demain.

Un espace connecté au service de l’intégration industrielle

Pensé comme un lieu de vie et d’échanges dynamique plutôt qu’une simple juxtaposition de stands, le Mobility Lab réunira 20 entreprises tunisiennes. Les visiteurs professionnels y retrouveront :

  • Un espace d’exposition collectif mettant en avant l’excellence industrielle locale ;
  • Un espace B2B et networking dédié au développement d’opportunités d’affaires ;
  • Une scène de conférences et démonstrations dédiée au partage d’expertise et aux innovations ;
  • Un parcours d’orientation et d’accueil pour guider les visiteurs.

Quatre expertises complémentaires pour une force commune

La mécatronique, l’automobile, l’électronique et l’aéronautique partagent des exigences industrielles strictes, des compétences de haute valeur ajoutée et des briques technologiques communes. A savoir  CMT (dynamisation de la filière mécatronique), TAA (développement et rayonnement de l’industrie automobile), ELENTICA (écosystème des industries électroniques), GITAS (structuration des industries aéronautiques et spatiales).

Leur rapprochement au sein du Mobility Lab vise à accélérer l’intégration locale, stimuler l’innovation collaborative, favoriser la montée en compétences et faciliter l’accès à de nouveaux marchés internationaux.

Avec communiqué.

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Cryptomonnaies : après le vol de 6,3 milliards de dollars, les retraits reprennent 

02. November 2026 um 10:49

La plateforme d’échange de cryptomonnaies Binance annonce la reprise progressive des retraits pour plusieurs actifs numériques, trois jours après une cyberattaque ayant entraîné le vol d’environ 6,3 milliards de dollars. L’incident, que le FBI attribue à un groupe de pirates informatiques nord-coréen, constitue une épreuve majeure pour la sécurité des plateformes d’échange et la confiance des investisseurs.

La reprise des opérations s’effectue par étapes, en fonction des actifs et des réseaux concernés. La première phase comprend notamment le Bitcoin, l’Ether, le BNB, le Solana, le XRP, le Dogecoin et certains stablecoins. Binance a prévenu que des retards temporaires pourraient persister en raison du volume des transactions et de la remise en service progressive de ses systèmes.

95 % des actifs dérobés couverts

La plateforme affirme avoir couvert environ 95 % des actifs volés, en mobilisant ses ressources financières, son fonds de protection des utilisateurs et d’autres réserves. Les 5 % restants correspondent à des jetons moins liquides, dont l’acquisition en quantités suffisantes pourrait prendre davantage de temps.

Binance s’est engagée à assumer l’intégralité des pertes sans les répercuter sur ses clients. Elle a également indiqué qu’elle reconstituerait son fonds de protection, le Secure AssetFund for Users (SAFU), après avoir mobilisé une partie de ses ressources pour remplacer les actifs manquants.

Cette réponse vise à éviter que le piratage ne se transforme en crise de solvabilité ou en mouvement durable de défiance. La capacité de la plateforme à honorer les demandes de retrait constitue désormais un indicateur essentiel de la confiance de ses utilisateurs.

Le FBI désigne un groupe nord-coréen

Le FBI a attribué l’attaque au groupe Trader Traitor, associé aux opérations informatiques de la Corée du Nord. Selon l’agence américaine, les pirates ont commencé à convertir les actifs dérobés en Ether, une cryptomonnaie susceptible d’être ensuite transférée par des plateformes de finance décentralisée et des services d’échange instantané afin de compliquer le traçage des fonds.

Les autorités américaines ont appelé les plateformes d’échange, les opérateurs de chaînes de blocs et les entreprises spécialisées dans l’analyse des transactions à bloquer les opérations liées aux adresses numériques identifiées dans l’enquête.

Le déroulement exact de l’intrusion reste à préciser. Richard Teng, co-directeur général de Binance, a décrit une attaque complexe impliquant notamment un ordinateur portable compromis et un logiciel malveillant conçu pour effacer les traces de son activité.

Des retraits massifs, premier test de confiance

Le rétablissement des retraits a été suivi d’une hausse initiale des demandes de sortie de fonds. Selon la société d’analyse DefiLlama, les sorties nettes de Binance ont dépassé 3,5 milliards de dollars dimanche. La plateforme n’a pas confirmé ce montant, mais affirme que les retraits ont rapidement diminué et se rapprochent de niveaux habituels.

L’ampleur du mouvement reste un indicateur important pour le marché. Binance compte des centaines de millions d’utilisateurs et détenait environ 162,8 milliards de dollars d’actifs en conservation, selon son rapport annuel 2025. Une crise de confiance durable pourrait donc avoir des répercussions sur l’ensemble du marché des cryptomonnaies.

Au-delà du montant record de l’opération, l’enjeu est désormais de déterminer comment l’intrusion a pu se produire, quelle part des fonds pourra être récupérée et si les mesures de sécurité de Binance seront suffisantes pour restaurer durablement la confiance. La plateforme a annoncé qu’elle publierait un rapport plus détaillé une fois l’enquête achevée.

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Chine-Suisse: près de 300 produits concernés par de nouvelles réductions douanières

02. November 2026 um 10:45
Source: Xinhua.

La Suisse et la Chine ont signé, le 30 octobre 2026 à Pékin, un protocole qui élargit les concessions commerciales prévues dans leur accord de libre-échange. Le texte prévoit de nouvelles réductions tarifaires sur près de 300 catégories de produits, avec l’objectif de porter à plus de 99 % la part des échanges bilatéraux couverts par le régime du zéro droit de douane. Il ouvre également davantage les marchés des services et de l’investissement. Pour rappel, dans le cadre de l’accord initial, entré en vigueur en juillet 2014, la quasi-totalité des importations chinoises en Suisse bénéficiaient déjà d’une exonération douanière, contre environ la moitié des exportations suisses vers la Chine. La révision entend réduire cet écart. Selon les autorités suisses, 99,8 % des exportations actuelles de la Confédération pourront accéder au marché chinois sans droits de douane, une fois les nouvelles dispositions pleinement appliquées.

Les concessions concernent plusieurs produits qui occupent une place importante dans les exportations suisses. On peut citer: le café, les machines-outils et les montres bénéficieront notamment de conditions tarifaires plus avantageuses en Chine. Certaines réductions seront appliquées dès l’entrée en vigueur du protocole, tandis que d’autres suivront une période de transition de cinq ou dix ans. En plus, les avantages ne concernent pas exclusivement les entreprises suisses. La Chine a également obtenu de nouvelles concessions pour ses exportations vers la Suisse. Les graines oléagineuses, les huiles végétales et les aliments pour animaux de compagnie figurent parmi les produits qui bénéficieront de droits de douane plus favorables sur le marché helvétique. La Suisse prévoit, de son côté, d’élargir l’accès de son marché agricole, avec des réductions immédiates ou progressives selon les produits

Autrement-dit, les deux pays ont revu les conditions d’accès à leurs marchés des services et de l’investissement. La Chine prévoit notamment d’ouvrir davantage certains services liés à l’industrie manufacturière et au design professionnel aux opérateurs suisses. Elle a également pris des engagements dans les domaines financier, maritime et aérien. La Suisse a, pour sa part, introduit de nouvelles possibilités dans des activités telles que la formation, la recherche en médecine traditionnelle chinoise, certains services professionnels et la maintenance d’équipements.

Le protocole ajoute aussi un chapitre consacré au commerce numérique. Les deux parties s’engagent notamment à ne pas imposer de droits de douane sur les transmissions électroniques, à renforcer la protection des données personnelles et à faciliter les procédures douanières dématérialisées. La coopération portera également sur l’intelligence artificielle et les documents de transport électroniques. Autre évolution notable, le texte introduit pour la première fois dans un accord de libre-échange chinois avec un pays européen des dispositions juridiquement contraignantes consacrées au commerce et au développement durable, selon le gouvernement suisse. Elles couvrent notamment les échanges de biens et services environnementaux, la transition énergétique, l’économie circulaire, la biodiversité et les pratiques agricoles durables. Les dispositions relatives au travail et à l’emploi font également l’objet d’un accord spécifique signé lors de la même visite.

Il sied aussi de rappeler que cette révision intervient alors que les échanges entre les deux économies représentent un volume commercial important. Ils ont atteint 49,04 milliards de dollars en 2025, selon le ministère chinois du Commerce. La Suisse est le 7e partenaire commercial de la Chine en Europe, tandis que cette dernière constitue le 1er partenaire commercial asiatique de la Confédération.  

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Pétrole et gaz : La Banque africaine de l’énergie s’attaque au mur du financement

02. November 2026 um 09:24

Face au désengagement progressif des banques internationales des hydrocarbures, l’Afrique se dote enfin de son propre levier de financement souverain. Avec un capital autorisé de 5 milliards de dollars, la Banque africaine de l’énergie (AEB) ambitionne de révolutionner la chaîne de valeur énergétique du continent.

L’Afrique disposait des gisements, des marchés et des compétences techniques, mais il lui manquait un instrument financier souverain de premier plan, rappelle une publication de nos confrères du site web Sikafinance. C’est désormais chose faite. En effet, réunis à Abuja au Nigeria, les 18 États membres de l’Organisation des producteurs africains de pétrole (APPO) et Afreximbank ont officiellement porté sur les fonts baptismaux la Banque africaine de l’énergie (Africa Energy Bank – AEB), fruit de quatre années de préparation minutieuse.

Le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a été plébiscité à la tête de l’Assemblée générale de la nouvelle institution pour un mandat d’un an, consacrant ainsi le rôle moteur de la Côte d’Ivoire dans la concrétisation de ce projet stratégique initié en 2022. La direction exécutive a quant à elle été confiée à l’Égyptien Helmy Ghazi, ancien cadre dirigeant de HSBC Égypte, retenu pour son expertise avérée des marchés financiers internationaux, écrit la même source.

Répondre à la crise du financement international

La genèse de cette institution trouve ses racines dans un constat alarmant : la contraction drastique des financements internationaux accordés aux projets d’hydrocarbures, sur fond d’accélération des politiques mondiales de décarbonation. Alors que les besoins d’investissement du continent dans le secteur s’élèvent à près de 200 milliards de dollars, les banques de développement et les institutions occidentales ferment progressivement le robinet du crédit.

Une équation intenable pour une région où près de 600 millions de personnes vivent encore sans accès à l’électricité, ajoute notre source, et où les énergies fossiles demeurent indispensables pour alimenter les industries, les transports et les réseaux électriques nationaux. Pour les dirigeants africains, la transition énergétique ne saurait signifier une asphyxie économique immédiate.

Briser la dépendance aux importations de carburants

Au-delà du simple soutien à l’amont (exploration et production), le mandat de la Banque africaine de l’énergie s’attaquera à une anomalie structurelle majeure du continent. Actuellement, l’Afrique exporte près de 75 % de sa production brute de pétrole, tout en important environ 70 % des produits raffinés qu’elle consomme.

Cette aberration logistique et commerciale expose lourdement les économies africaines à la volatilité des cours mondiaux, aux tensions sur les chaînes d’approvisionnement et à la lourde facture des subventions publiques aux carburants. L’AEB interviendra ainsi sur l’ensemble de la chaîne – du raffinage au stockage, en passant par le transport et la distribution – pour conserver la valeur ajoutée sur le sol africain et stimuler le commerce intra-africain.

Lancement opérationnel en janvier 2027

Si la banque est dotée d’un capital autorisé de 5 milliards de dollars, une première tranche de 1,25 milliard de dollars est en cours de mobilisation, dont plus de 500 millions de dollars d’ores et déjà disponibles pour amorcer les opérations. Le top départ effectif des activités est fixé au 4 janvier 2027.

Avant cette échéance, l’institution sera présentée aux acteurs économiques et institutionnels lors du Salon international des ressources extractives et énergétiques (SIREXE), qui se tiendra à Abidjan. La mission fixée à la nouvelle équipe dirigeante est claire : maximiser la valorisation des richesses pétrolières et gazières locales pour porter l’énergie, enfin, jusqu’au « dernier kilomètre » du continent.

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Tunisie : Le CMF pointe les limites de l’information des entreprises sur la durabilité

01. November 2026 um 06:53

La qualité des informations sur l’environnement, le social et la gouvernance publiées dans les comptes de 121 sociétés faisant appel public à l’épargne obtient un score moyen d’environ 1,9 sur 5, selon une étude du Conseil du marché financier. La publication de ces informations est largement adoptée, mais leur contenu reste encore peu chiffré et insuffisamment adapté aux secteurs d’activité.

Présentée dans le cadre du rapport sur la durabilité annoncé par le CMF le 30 octobre, l’étude distingue deux exercices : Les rapports volontaires consacrés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, dits ESG, pour 2024, et les notes intégrées aux états financiers arrêtés au 31 décembre 2025.

Ces informations doivent notamment permettre aux investisseurs de comprendre comment les risques liés à la durabilité peuvent affecter l’activité, les résultats ou les perspectives d’une entreprise.

Une publication largement adoptée

Parmi les sociétés cotées ayant publié leurs comptes 2025 au 30 juin 2026, 98,46 % des états financiers individuels comportent une note ESG. La proportion atteint 85,11 % pour les comptes consolidés, qui couvrent les groupes et leurs filiales.

La présence de cette rubrique ne garantit toutefois pas la qualité de son contenu. L’évaluation menée sur une population de 121 sociétés faisant appel public à l’épargne, cotées ou non, aboutit à une moyenne d’environ 1,9 sur 5.

La présentation des informations constitue le point le mieux maîtrisé, avec un score de 3,29 sur 5. Les entreprises reprennent généralement les rubriques attendues : Gouvernance, stratégie, risques et opportunités, ainsi qu’indicateurs.

Les difficultés apparaissent davantage lorsqu’il faut expliquer les conséquences financières concrètes des enjeux de durabilité. Ce critère obtient 1,93 sur 5. Le CMF relève notamment un manque de liens documentés avec les comptes, d’horizons précis et d’impacts chiffrés.

Des indicateurs encore trop généraux

Les indicateurs adaptés aux secteurs d’activité enregistrent le score le plus faible, à 0,85 sur 5. Selon l’étude, les données présentées restent souvent générales ou les indicateurs sont encore annoncés comme étant à définir. La quantification obtient, pour sa part, une moyenne de 1 sur 5.

Le régulateur invite cependant à replacer ces résultats dans leur contexte. Il s’agit d’un premier exercice d’application, assorti de souplesses permettant une information partielle accompagnée d’explications. La diversité des entreprises étudiées contribue également aux écarts observés.

L’autre volet de l’étude, consacré à 18 rapports ESG ou de responsabilité sociétale volontaires pour 2024, fait ressortir une moyenne de 2,05 sur 5. Seuls quatre dépassent le seuil de 2,5 sur 5 jugé acceptable dans cette évaluation.

Ces scores portent sur la qualité des informations publiées. Ils ne constituent pas une notation des performances environnementales ou sociales des entreprises. Pour le CMF, les prochains exercices doivent surtout apporter des données plus précises, comparables et utiles aux décisions des investisseurs.

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Octobre Rose : une marche de sensibilisation au dépistage précoce prévue dimanche à El Menzah

Von: tmps
31. Oktober 2026 um 18:22

Le parcours de santé d’El Menzah à Tunis, accueille dimanche 1er novembre2026  la marche « Octobre rose », en vue de sensibiliser à l’importance du dépistage précoce du cancer du sein.

Organisée sous le slogan « Ensemble nous marchons, nous luttons et nous partageons l’espoir » , cette initiative est organisée par le commissariat régional de l’Office national de la famille et de la population (ONFP) à l’Ariana.

Cette manifestation de sensibilisation, qui se tiendra à partir de 9 heures, comprend des séances d’information sur l’importance des consultations et du dépistage précoce du cancer du sein ainsi que des consultations gratuites pour le dépistage et le diagnostic, selon un communiqué publié samedi par l’ONFP.

La marche d’Octobre rose vise à renforcer la sensibilisation autour de l’activité physique et son rôle essentiel dans la santé en général et la prévention des maladies, notamment le cancer du sein.

Elle a pour objectif d’enraciner la culture du dépistage précoce, qui contribue à améliorer les chances de guérison.

L’ONFP a précisé que cette initiative, organisée à l’occasion de la clôture du mois d’Octobre rose, constitue une occasion de réaffirmer la solidarité avec les femmes et de renforcer la sensibilisation à la prévention.

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Cybersécurité : Apple alerte sur une faille exploitée contre des utilisateurs d’iPhone ciblés

31. Oktober 2026 um 17:50

Apple a appelé le 30 octobre les utilisateurs de ses appareils à installer sans délai les dernières mises à jour de sécurité, après avoir étendu la correction d’une vulnérabilité critique à plusieurs anciens modèles d’iPhone et d’iPad. La faille aurait été exploitée dans des attaques particulièrement sophistiquées visant des individus ciblés, selon les informations communiquées par le groupe américain.

Identifiée sous le code CVE-2026-86950, la vulnérabilité concerne CoreGraphics, un composant du système chargé notamment du traitement des images, des textes et des contenus graphiques. Elle peut permettre l’exécution de code malveillant lorsqu’un appareil traite un fichier spécialement conçu pour exploiter cette faiblesse.

Le risque ne se limite donc pas à l’ouverture d’un lien suspect. Un document apparemment ordinaire, mais contenant des éléments malveillants, pourrait servir de point d’entrée à une attaque contre un appareil dont le système n’a pas été corrigé.

Les anciens modèles également concernés

Apple avait déjà déployé un correctif pour les appareils utilisant des versions plus récentes de ses systèmes. Le 26 octobre, l’entreprise a étendu cette protection à des appareils fonctionnant encore sous iOS 18, notamment les iPhone XS, XS Max et XR, ainsi qu’à l’iPad de septième génération.

La mise à jour iOS 18.7.11 corrige cette vulnérabilité sur les iPhone concernés. Des mises à jour distinctes sont proposées pour les appareils plus récents, selon leur système d’exploitation. Apple recommande de vérifier la version disponible directement dans les réglages de chaque appareil.

Le correctif répond également à deux autres problèmes de sécurité. L’un pouvait permettre à une application malveillante d’accéder à l’appareil photo sans autorisation ; l’autre risquait d’exposer des informations personnelles sensibles. Apple n’a pas indiqué que ces deux vulnérabilités avaient été exploitées dans des attaques réelles.

Comment protéger son appareil

Pour installer la mise à jour, les utilisateurs d’iPhone et d’iPad doivent ouvrir Réglages, sélectionner Général, puis Mise à jour logicielle. Il convient, précise le constructeur, d’installer la version la plus récente proposée pour le modèle concerné. La même vigilance s’impose pour les ordinateurs Mac et les autres appareils Apple bénéficiant de mises à jour de sécurité.

Les utilisateurs exposés à des risques particuliers, notamment les journalistes, les militants ou les responsables susceptibles d’être la cible d’espionnage, peuvent également envisager le mode Isolement d’Apple, qui limite certaines fonctionnalités et voies d’accès potentielles. Cette mesure complémentaire ne remplace toutefois pas l’installation des correctifs.

L’épisode rappelle que la sécurité des smartphones dépend autant de la robustesse des systèmes que de la rapidité avec laquelle les mises à jour sont installées. Face aux attaques ciblées exploitant des failles inconnues ou récemment corrigées, maintenir ses appareils à jour reste l’une des protections les plus efficaces.

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Tunisair prévoit un emprunt obligataire de 24 millions de dinars

31. Oktober 2026 um 12:55

Tunisair prévoit de mobiliser 24 millions de dinars à travers un emprunt obligataire sans appel public à l’épargne. Le projet figure parmi les résolutions soumises à l’Assemblée générale ordinaire de la compagnie, prévue le 10 novembre 2026 à Tunis.

Le projet de résolution prévoit de confier au conseil d’administration le soin de fixer les modalités de cette opération et d’en organiser l’émission, en une ou plusieurs tranches. La compagnie disposera d’un délai maximal de douze mois à compter de la date de l’assemblée générale pour procéder à l’émission des obligations

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