Normale Ansicht

« Correct the Map » : L’Afrique veut redessiner la carte du monde, la France rejoint l’initiative

04. September 2026 um 18:18

La carte du monde telle que nous la connaissons pourrait progressivement changer. Soutenue par les 55 États membres de l’Union africaine, l’initiative « Correct the Map » veut remettre en question l’utilisation systématique de la projection de Mercator, qui déforme fortement les superficies réelles des continents, notamment celle de l’Afrique.

Le projet de résolution A/80/L.104, porté par le Togo au nom du Groupe africain, a été soumis ce vendredi 4 septembre à l’Assemblée générale des Nations unies. Il vise à « rééquilibrer la représentation cartographique mondiale » et à promouvoir une représentation plus équitable des différentes régions du monde, particulièrement de l’Afrique.

Pourquoi Mercator déforme-t-elle l’Afrique ?

Conçue au XVIe siècle par le cartographe Gerardus Mercator, cette projection répondait avant tout aux besoins de la navigation maritime. Elle permet notamment de conserver les angles et de représenter une route à cap constant par une ligne droite.

Mais cette propriété entraîne une importante déformation des superficies : plus les territoires sont éloignés de l’équateur, plus ils paraissent grands.

L’exemple le plus spectaculaire est celui du Groenland. Sur une carte de Mercator, il semble presque aussi vaste que l’Afrique alors que le continent africain est, en réalité, environ 14 fois plus grand.

C’est précisément cette perception que l’initiative africaine souhaite corriger. Ses promoteurs estiment que la représentation répétée d’une Afrique visuellement réduite peut influencer la manière dont sa place dans le monde est perçue.

Les 55 pays de l’Union africaine derrière l’initiative

L’initiative bénéficie du soutien des 55 États membres de l’Union africaine. Le Togo a été mandaté en avril 2025 pour la porter devant les Nations unies.

« Correct the Map » ne demande toutefois pas la disparition pure et simple de Mercator, qui conserve son utilité pour certains usages, notamment la navigation. L’objectif est plutôt de favoriser des projections respectant davantage les superficies lorsqu’il s’agit de représenter le monde dans son ensemble.

La démarche pourrait notamment concerner à terme les cartes utilisées par les institutions internationales, les médias, les plateformes numériques, les publications et les systèmes éducatifs.

La France passe à Eckert IV

Le mouvement africain vient d’obtenir un soutien particulièrement symbolique en Europe. La France a annoncé ce vendredi l’abandon de Mercator pour ses cartes du monde au profit de la projection Eckert IV.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a expliqué que les déformations cartographiques finissent par influencer les perceptions et qu’il était désormais temps de les corriger.

Eckert IV restitue beaucoup plus fidèlement les superficies relatives. Conséquence immédiatement visible : l’Afrique apparaît beaucoup plus grande relativement à l’Europe, à l’Amérique du Nord ou à la Russie.

Il faut toutefois distinguer le choix français de celui défendu par la campagne africaine : Paris privilégie Eckert IV, tandis que « Correct the Map » promeut notamment la projection Equal Earth. Les deux répondent cependant à la même volonté de mieux respecter les superficies réelles.

Une carte du monde aussi politique

Derrière une question apparemment technique se trouve donc un débat sur la représentation du monde. Les promoteurs de « Correct the Map » considèrent que les cartes peuvent contribuer à façonner les perceptions collectives du poids des continents.

Si la démarche se traduit progressivement dans les usages institutionnels et éducatifs, la carte du monde familière à plusieurs générations pourrait donc sensiblement changer d’apparence.

L’Assemblée générale des Nations unies avait inscrit l’examen de « Correct the Map » à sa 114e séance plénière de ce vendredi 4 septembre.

Lire aussi:

L’article « Correct the Map » : L’Afrique veut redessiner la carte du monde, la France rejoint l’initiative est apparu en premier sur webdo.

L’UE réagit aux verdicts du procès du « complot »

04. September 2026 um 17:42

A la suite des verdicts du procès du complot contre la sûreté de l’Etat, le porte-parole de l’Union européenne a réagi dans un communiqué, dont voici le contenu complet. 

« L’Union européenne a pris acte avec préoccupation des verdicts confirmés par la Cour de cassation tunisienne le 3 septembre dans le procès dit du « complot contre la sûreté de l’État », qui a conduit à de longues peines de prison pour des dizaines de personnalités politiques, d’activistes, défenseurs des droits de l’homme et de journalistes, dont des citoyens de l’Union européenne.

Certaines interrogations subsistent quant au plein respect des garanties liées à un procès équitable. Comme elle le fait régulièrement dans ses échanges avec les autorités tunisiennes, l’UE réitère l’importance de garantir le plein respect des droits de l’homme, y compris la liberté d’expression, et le respect du droit à un procès équitable.

L’Union européenne déplore que des contacts avec des diplomates accrédités en Tunisie, y compris européens, aient été utilisés comme motif d’inculpation ou élément à charge.

L’Union européenne réaffirme son engagement en faveur de son partenariat avec la Tunisie et continuera à soutenir son peuple dans les efforts pour consolider les institutions démocratiques et promouvoir les droits de l’homme. Nous appelons les autorités tunisiennes à rétablir les conditions nécessaires pour que le pluralisme et les voix indépendantes puissent contribuer au développement du pays ».

Communiqué du porte-parole de l’Union européenne.

L’article L’UE réagit aux verdicts du procès du « complot » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Kébili : des campagnes de contrôle sanitaire ciblent fournitures scolaires et jouets pour les jardins d’enfants

Von: tmps
04. September 2026 um 16:55

Une série de campagnes de contrôle sanitaire dans les marchés et les points de vente de fournitures scolaires a été lancé, à Kébili, par les équipes du service régional d’hygiène du milieu, relevant de la direction de l’hygiène du milieu et de la protection de l’environnement (DHMPE), rattachée à la direction régionale de la santé.

Ces opérations visent à vérifier la sécurité et la qualité des fournitures scolaires ainsi que des jouets destinés aux jardins d’enfants, et à garantir la santé et la sécurité des élèves et de l’ensemble des consommateurs, a indiqué le sous-directeur de la direction des soins de santé de base (DSSB) à la direction régionale de la santé, Ali Tabbal.

Dans une déclaration à l’Agence TAP, le responsable a précisé que ces campagnes, lancées depuis le 31 août dernier et qui se poursuivront jusqu’à la fin du mois de septembre, ont permis de saisir des quantités de fournitures scolaires non conformes à la réglementation en vigueur.

Il a également indiqué que les équipes de médecine scolaire ont assuré, durant la période estivale, les examens médicaux nécessaires pour les élèves qui intégreront pour la première fois l’enseignement primaire. Elles ont également effectué environ 80 examens médicaux pour les nouveaux étudiants et sont pleinement disposées à achever les autres examens médicaux ainsi qu’à administrer les vaccinations nécessaires aux élèves dès le lancement de cette opération dans les différents établissements éducatifs de la région.

Il a ajouté que, dans le cadre de l’orientation vers l’adoption d’un système informatique pour le dossier scolaire, communément appelé numérisation du dossier scolaire, un nombre suffisant de cadres a été formé afin de garantir la réussite de cette démarche. Celle-ci permettra notamment d’assurer le suivi de l’état de santé des élèves tout au long de leur parcours scolaire.

L’article Kébili : des campagnes de contrôle sanitaire ciblent fournitures scolaires et jouets pour les jardins d’enfants est apparu en premier sur Le Temps News.

Nigeria : l’AIE mise sur un doublement des investissements énergétiques

04. September 2026 um 13:45

Le Nigeria pourrait doubler les investissements consacrés à son secteur énergétique au cours des cinq prochaines années, selon le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol.

Premier producteur de pétrole d’Afrique, le Nigeria cherche à attirer davantage de capitaux dans le pétrole, le gaz et les énergies renouvelables, notamment le solaire. En déplacement à Abuja, jeudi 3 septembre, Fatih Birol a estimé que le nouveau statut du Nigeria comme membre associé de l’AIE pourrait renforcer son attractivité auprès des investisseurs, tout en approfondissant la coopération technique et en donnant au pays davantage de poids dans les discussions internationales sur l’énergie. « Mon objectif est, dans un délai très court, de cinq ans, de doubler au moins les investissements énergétiques que reçoit aujourd’hui le Nigeria », a-t-il déclaré.

Selon le responsable de l’AIE, le Nigeria dispose d’importantes ressources en pétrole, gaz et énergies renouvelables, mais leur développement nécessite des capitaux considérables. L’évolution des flux énergétiques mondiaux pourrait également jouer en faveur du pays. Alors que les perturbations provoquées par les conflits en Iran et en Ukraine poussent les États à rechercher des fournisseurs et des partenaires considérés comme fiables.

Le pétrole reste au cœur de la stratégie

Le Nigeria ambitionne de porter sa production pétrolière à 3 millions de barils par jour d’ici 2030, soit près du double de son niveau récent. Pour atteindre cet objectif, Abuja mise sur les réformes engagées dans le secteur énergétique, la modernisation des infrastructures et le renforcement de la sécurité afin de lutter notamment contre le vol de pétrole. Lequel a longtemps pénalisé la production et découragé les investissements étrangers.

Le développement du raffinage constitue également un nouvel atout. La raffinerie Dangote, qui dispose d’une capacité de traitement d’environ 700 000 barils de brut par jour, contribue déjà à réduire les tensions sur l’approvisionnement en carburants. Et ce, notamment en Europe grâce à ses exportations de produits raffinés.

Le gaz et le solaire parmi les priorités

Le potentiel d’investissement ne se limite toutefois pas aux hydrocarbures. Fatih Birol a également souligné les opportunités offertes par le gaz naturel et l’énergie solaire, dans un pays confronté à d’importants besoins en électricité. Le Nigeria et l’AIE doivent par ailleurs mettre en œuvre un programme commun portant notamment sur le développement du gaz, l’électrification, la cuisson propre, l’efficacité énergétique et l’amélioration des données énergétiques. Cette dernière question constitue un enjeu important pour les investisseurs. Les insuffisances des statistiques relatives à la production, aux exportations et à la consommation de pétrole ont longtemps compliqué l’évaluation du marché nigérian.

Le Nigeria a obtenu en juillet 2026 le statut de membre associé de l’AIE, après l’approbation unanime de sa candidature par les pays membres de l’organisation. Pour Abuja, ce rapprochement intervient alors que le pays cherche à relancer les investissements dans un secteur qui a souffert de plusieurs années de sous-investissement.

L’enjeu est désormais de transformer cette nouvelle coopération institutionnelle en investissements concrets, notamment dans les infrastructures énergétiques et la production. La croissance économique nigériane a déjà accéléré au deuxième trimestre 2026, avec une progression du PIB de 4,43 % sur un an, soutenue notamment par les secteurs pétrolier et non pétrolier.

L’article Nigeria : l’AIE mise sur un doublement des investissements énergétiques est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Pourquoi les relations se sont-elles détériorées entre Londres et Tel Aviv ?

04. September 2026 um 12:46

La Grande-Bretagne est sans aucun doute le géniteur d’Israël. Sans la sinistrement célèbre Déclaration Balfour qui a permis au mouvement sioniste de prendre pied en Palestine durant le mandat britannique, la création de l’État d’Israël n’aurait pas été possible en 1948. Pendant des décennies, il y a eu des hauts et des bas mais Londres est toujours resté un des principaux alliés d’Israël. Aujourd’hui avec le génocide à Gaza et la folie des colons en Cisjordanie, les relations se sont détériorées. De plus, la reconnaissance par le gouvernement travailliste de la Palestine en tant qu’État a fortement agacé Benjamin Netanyahu. Ce dernier ne manque plus une occasion pour attaquer la Grande-Bretagne.

Imed Bahri

Quelles sont les raisons de la détérioration des relations anglo-israéliennes, qui ont atteint leur point le plus bas depuis des décennies ?, se sont interrogés Neri Zilber et Jim Pickard dans le Financial Times. Le gouvernement du Premier ministre Andy Burnham pourrait même annoncer des sanctions en réponse à l’expansion illégale des colonies en Cisjordanie.

Netanyahu qualifie la Grande-Bretagne de «république islamique»

De plus, les propos de Netanyahu tenus dans un podcast de l’armée israélienne le mois dernier où il est allé jusqu’à qualifier la Grande-Bretagne de «première république islamique dotée de l’arme nucléaire», ont fortement déplu aux Britanniques. Downing Street a condamné ces propos, les qualifiant d’«inacceptables» et a déclaré que le gouvernement avait officiellement soulevé la question auprès d’Israël.

Les provocations ne se sont pas arrêtées là. Le fils de Netanyahu, Yaïr, a déclaré que les îles Malouines appartiennent à l’Argentine.

Ses propos témoignent d’une dégradation des relations bilatérales, conséquence de la guerre dévastatrice menée par Israël contre Gaza et exacerbée par les violences des colons et les projets du gouvernement d’étendre la construction de colonies illégales en Cisjordanie. Les analystes préviennent que les relations entre les deux alliés n’ont jamais été aussi mauvaises et devraient encore se détériorer. Un ancien responsable israélien, fin connaisseur des relations anglo-israéliennes, a déclaré : «La situation pourrait s’aggraver et personne ne pourra enrayer la dégradation». Le journal britannique ajoute qu’aucun dialogue n’a eu lieu entre les deux gouvernements depuis plus d’un an.

Netanyahu est confronté à des élections en octobre, tandis que Burnham tente de reconquérir les électeurs propalestiniens qui ont quitté le Parti travailliste pour le Parti vert. De ce fait, ni Netanyahu ni Burnham n’ont intérêt à faire des compromis.

Le FT indique que cette situation menace de compromettre les progrès réalisés ces dernières années en matière de renforcement des liens de renseignement et de défense, ainsi que le commerce bilatéral, qui atteint désormais 6,2 milliards de livres sterling par an.

Malgré la détérioration actuelle, les fluctuations des relations entre la Grande-Bretagne et Israël ne sont pas un phénomène nouveau. En témoignent la Déclaration Balfour de 1917, qui approuvait l’établissement d’un foyer national juif en Palestine et les violences perpétrées par la suite par des mouvements juifs extrémistes contre le mandat britannique dans les années 1940.

Après la participation de la Grande-Bretagne, aux côtés de la France et d’Israël, à l’agression tripartite de 1956 contre l’Égypte, les désaccords entre les deux alliés ont ressurgi au sujet du Liban et de la Cisjordanie.

En 1982, la Première ministre Margaret Thatcher a imposé un embargo de facto sur les armes à Israël en réponse à son invasion du Liban. L’ancienne Première ministre britannique aurait déclaré : «Je n’ai jamais eu affaire à un homme aussi dur», en parlant du Premier ministre israélien de l’époque, Menahem Begin.

Sir Malcolm Rifkind, ancien ministre des Affaires étrangères conservateur, a déclaré : «Globalement, les relations anglo-israéliennes ont toujours été étroites et constructives mais la Grande-Bretagne a parfois exprimé sa frustration face au gouvernement israélien et à sa politique, notamment en Cisjordanie. Cependant, lorsqu’Israël est attaqué par le Hamas ou le Hezbollah, le gouvernement britannique le soutient toujours».

La Grande-Bretagne a invoqué le droit d’Israël à la légitime défense suite à l’opération Déluge d’Al Aqsa le 7 octobre 2023 mais face à l’escalade de la riposte israélienne à Gaza, qui a dévasté le territoire, fait des dizaines de milliers de morts et engendré une catastrophe humanitaire, Londres a critiqué de plus en plus l’attitude israélienne dans ce conflit.

Des responsables britanniques, actuels et anciens, soulignent également le rôle joué par les forces britanniques pour protéger Israël des tirs répétés de roquettes et de drones iraniens en 2024.

La reconnaissance d’un État palestinien par Londres fâche Tel Aviv

Cependant, le prédécesseur de Burnham, Keir Starmer, a essuyé des critiques concernant la politique de son gouvernement à l’égard de Gaza, en particulier de la part de l’aile gauche de son parti.

Finalement, l’ancien Premier ministre a fait volte-face, suspendant certaines licences d’exportation d’armes vers Israël, interrompant les négociations sur un nouvel accord de libre-échange, imposant des sanctions à des ministres israéliens et reconnaissant un État palestinien.

Le nouveau ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, député juif, a critiqué le gouvernement de Netanyahu et le projet E1, qui prévoit la construction d’environ 3 000 logements dans une zone traversant la Cisjordanie.

Mardi, M. Miliband a déclaré à la Chambre des communes : «La Grande-Bretagne n’acceptera pas que la solution à deux États soit compromise et nous agirons. J’annoncerai un ensemble complet de mesures dans les semaines à venir».

Israël envisage d’expulser des responsables britanniques, dont un amiral, du centre de coordination dirigé par les États-Unis pour la bande de Gaza, suite à la guerre, en réponse à d’éventuelles nouvelles sanctions que pourrait annoncer le Premier ministre Burnham. Signe de la détérioration des relations avec la plupart des pays européens, Israël a expulsé les représentants de l’Espagne et des Pays-Bas cette année et pourrait également cibler les représentants allemand et italien, selon que leurs capitales adoptent ou non une position aussi intransigeante que celle de Londres.

Interrogé la semaine dernière sur la possibilité d’exclure le Royaume-Uni et d’autres pays du centre de coordination de Gaza, un responsable israélien a déclaré sans ambages : «Israël entretient de bonnes relations avec l’Allemagne et l’Italie», sans mentionner le Royaume-Uni. Il revient désormais à Burnham de décider s’il convient d’imposer des sanctions.

Le FT rapporte qu’un embargo commercial sur les colonies est populaire auprès de l’opinion publique britannique : 50% y sont favorables et seulement 16% s’y opposent, tandis que le reste est indécis, selon un sondage YouGov.

Cependant, imposer des sanctions générales risque d’entraîner un boycott de facto du commerce avec Israël et pourrait également constituer une violation des lois américaines interdisant le boycott d’Israël, selon plusieurs sources proches du dossier.

De telles mesures pourraient profiter à Netanyahu avant les élections du 27 octobre, pour lesquelles les sondages indiquent une probable défaite, lui permettant ainsi d’attiser davantage les tensions parmi les électeurs israéliens.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a déclaré mardi dans une interview que les sanctions britanniques constitueraient une «ingérence dans la campagne électorale israélienne et pourraient se retourner contre eux», promettant une riposte israélienne similaire à toute action britannique.

Un ancien responsable israélien a ajouté que d’autres gouvernements, notamment en Europe, sont exaspérés par Netanyahu et attendent tous l’issue des élections.

Toute sanction pourrait prendre des mois à se frayer un chemin à travers la bureaucratie britannique, retardant potentiellement sa mise en œuvre jusqu’après les élections israéliennes. Cependant, les analystes et les experts des relations anglo-israéliennes ont averti que la crise est bien réelle et pourrait prendre du temps à se résoudre, quel que soit le prochain gouvernement israélien.

Un connaisseur des relations bilatérales a déclaré : «Les relations entre les deux alliés semblent avoir touché le fond». Il a ajouté que rétablir ces relations exigerait un long cheminement de part et d’autre.

Lors de sa campagne pour la direction du Parti travailliste en 2015, Burnham avait promis que son premier voyage à l’étranger en tant que chef du parti serait en Israël. À l’époque, Burnham avait perdu face à Jeremy Corbyn. Cet échec en 2015 l’avait conduit à quitter la politique nationale pour se tourner vers la politique locale, devenant plus tard maire du Grand Manchester avant de revenir au premier plan national.

Cette année, en prenant la tête du parti travailliste et en devenant Premier ministre, il a adopté une position très différente, présentant ses excuses pour le manque de critiques du Parti travailliste concernant l’offensive israélienne à Gaza mais aussi n’annonçant aucune visite officielle en Israël et n’envisageant pas d’en faire une dans un avenir proche.

L’article Pourquoi les relations se sont-elles détériorées entre Londres et Tel Aviv ? est apparu en premier sur Kapitalis.

Condé-sur-Sarthe : le recours de Darmanin rejeté par le Conseil d’État

04. September 2026 um 12:36
Gérald Darmanin, ministre de la Justice, avait demandé l’annulation de la décision du TA de Caen, qui lui ordonnait d’améliorer les conditions de détention à la prison de Condé-sur-Sarthe. En bref Le Conseil d’État a rejeté, le 3 septembre 2026,…

L’article Condé-sur-Sarthe : le recours de Darmanin rejeté par le Conseil d’État est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Attayar appelle les Tunisiens à «ne pas se taire face à l’injustice»

04. September 2026 um 12:15

Le parti du Courant démocrate (Attayar) a publié, le jeudi 3 septembre 2026 à Tunis, le communiqué suivant, traduit de l’arabe et intitulé «Quiconque ose les innocenter est leur complice…», reprenant ainsi une célèbre déclaration du président de la République, Kaïs Saïed, au sujet des personnalités accusées dans l’affaire dite du «complot contre la sûreté de l’État 1 ».

La confirmation par la Cour de Cassation de l’arrêt de la Cour d’appel dans l’affaire dite du «complot contre la sûreté de l’État» confirme une fois de plus que la justice, au lieu d’être un rempart protégeant les droits et consolidant la confiance envers les institutions de l’État, s’est transformée en un simple instrument docile au service du règlement de comptes politiques et de la réduction au silence de toute voix dissidente.

Ce procès, entaché dès le premier jour de violations procédurales flagrantes et graves — au cours duquel les détenus ont été privés des garanties les plus élémentaires d’un procès équitable — n’a jamais été un procès pour «complot». Il a été, et demeure, un procès politique par excellence, visant à mettre au pas quiconque a osé s’opposer au coup d’État et à l’accaparement du pouvoir.

Le Courant démocrate condamne avec la plus grande fermeté la transformation de l’approche sécuritaire et judiciaire en une méthode constante de gestion des affaires du pays ; une approche où la justice et les services de sécurité sont sollicités pour traiter, par la répression et l’intimidation plutôt que par le dialogue et la réforme, des crises politiques, économiques et sociales à répétition.

Loin de protéger l’État comme le croit le pouvoir en place, cette démarche en érode les institutions, vide de sa substance le concept d’État de droit et transforme la justice en un bras exécutif au service d’une volonté politique unique.

Notre parti réaffirme son engagement total à soutenir tous les détenus politiques ainsi que leurs familles ; il appelle également l’ensemble des forces démocratiques, les défenseurs des droits humains et la société civile à unir leurs rangs pour défendre l’indépendance de la justice et préserver les droits, les libertés et la dignité des Tunisiennes et des Tunisiens.

Conscient de la gravité de la situation, le Courant démocrate exhorte les Tunisiennes et les Tunisiens à ne pas rester silencieux face à l’injustice qui gangrène le pays et à la violation des conditions élémentaires d’une vie digne. Il les appelle à descendre dans la rue et à manifester pacifiquement pour défendre leurs droits, leurs libertés et leur dignité ; car aujourd’hui, le silence équivaut à une complicité avec l’autoritarisme, et le soulèvement pacifique et citoyen contre l’injustice constitue un devoir national et civique, bien au-delà d’un simple choix politique. En effet, quelle que soit sa durée, l’autoritarisme ne saurait résister à la volonté des peuples d’accéder à la liberté, à la justice et à la dignité.

Pour le bureau politique

Le secrétaire général

Hichem Ajbouni

L’article Attayar appelle les Tunisiens à «ne pas se taire face à l’injustice» est apparu en premier sur Kapitalis.

La patronne de Radio France veut « des gens qui ne pensent pas la même chose »

04. September 2026 um 11:33
Un préavis de grève a été déposé les 13 et 14 septembre à la Maison de la radio. Un responsable de Valeurs actuelles a désormais une chronique sur France Inter. En bref Sibyle Veil défend le pluralisme sur les antennes…

L’article La patronne de Radio France veut « des gens qui ne pensent pas la même chose » est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Tunisie | La santé de Wael Naouar se dégrade rapidement

04. September 2026 um 10:35

Selon l’avocat Rafed Rabbeh, qui lui a rendu visite hier, jeudi 3 septembre 2026, à la prison de Mornaguia où il est incarcéré depuis mars, le militant de gauche Wael Naouar se porte très mal. Le militant propalestinien de la «Flotilla of Resilience» observe une grève de la faim depuis 18 jours pour protester contre ce qu’il considère comme une injustice.

«Je témoigne, devant Dieu et devant tous, que son état est très critique : ses taux sanguins et sa glycémie sont instables et préoccupants ; il a perdu 19 kilos et ne pèse plus que 56 kg ; son visage est extrêmement pâle», a écrit Me Rabbeh dans un commentaire Facebook posté à la suite de la visite. «Il souffre de douleurs abdominales, de maux de tête et de douleurs aux reins, accompagnés de fièvre et de rétention urinaire. Il est sujet à de fréquents vertiges, au point de ne plus pouvoir dormir par peur. Malgré cela, il reste déterminé à poursuivre sa grève jusqu’à ce que sa situation soit régularisée», a-t-il ajouté.

Wael Naouar continue de crier son innocence et qualifie le procès qui lui est intenté de «guet-apens» judicaire qui lui aurait été tendu suite à sa participation à la «Flottille internationale Soumoud».

Wael Naouar a été arrêté, en mars 2026, par les autorités tunisiennes aux côtés d’autres militants. Les accusations portées contre lui et son épouse, Jawaher Channa, libérée le 23 avril, concernent des soupçons d’infractions financières liées à la gestion des dons et au financement de la caravane d’aide internationale pour la Palestine. La prolongation de sa grève de la faim pour protester contre son incarcération suscite de vives inquiétudes au sein des organisations de défense des droits humains quant à la dégradation critique de son état de santé.

I. B.

L’article Tunisie | La santé de Wael Naouar se dégrade rapidement est apparu en premier sur Kapitalis.

UE : les petits colis chinois chutent de 53 % après le droit de 3 euros

04. September 2026 um 10:20

Le nouveau droit de 3 euros imposé par l’Union européenne sur les petits colis de faible valeur commence à produire des effets. Les envois de petits paquets arrivés en juillet à l’aéroport de Liège, en Belgique, ont diminué de 53 % sur un an, selon les données des douanes belges publiées le 3 septembre.

Entrée en vigueur en juillet 2026, la mesure vise les colis d’une valeur inférieure à 150 euros, qui bénéficiaient jusqu’ici d’une exemption de droits de douane. L’objectif de Bruxelles est de limiter l’afflux massif de produits à bas prix achetés en ligne auprès de plateformes chinoises telles que Temu et Shein, tout en rééquilibrant les conditions de concurrence avec les détaillants européens. Le prélèvement de 3 euros constitue toutefois une mesure transitoire. Il doit rester en vigueur jusqu’en 2028, date à laquelle l’Union européenne prévoit la mise en place d’un régime douanier permanent pour ces marchandises.

L’aéroport de Liège constitue l’un des principaux points d’entrée en Europe pour les petits colis issus du commerce électronique asiatique. Au cours du premier semestre 2026, environ 153 millions de petits colis par mois ont transité en moyenne par cette plateforme logistique. La baisse de 53 % enregistrée en juillet apparaît donc particulièrement significative.

Les autorités belges estiment qu’elle constitue un premier indice de l’efficacité du nouveau dispositif pour réduire l’afflux de marchandises à très bas prix. Une partie de cette diminution doit néanmoins être interprétée avec prudence. Avant l’entrée en vigueur du droit, les importations avaient augmenté, les entreprises et les consommateurs ayant anticipé la nouvelle taxation en accélérant leurs commandes et leurs expéditions.

Un nouveau front commercial entre Bruxelles et Pékin

Au-delà du commerce électronique, la mesure intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Union européenne et la Chine. Bruxelles cherche notamment à réduire ses déséquilibres commerciaux avec Pékin, alors que les dirigeants européens dénoncent la surcapacité industrielle chinoise et certaines pratiques commerciales jugées déloyales.

Les deux parties se sont fixé octobre 2026 comme échéance pour tenter de progresser sur ces déséquilibres. Pékin rejette toutefois les accusations européennes, laissant persister un important contentieux commercial entre les deux blocs.

Avec 224 millions d’euros de recettes en seulement sept semaines et une chute de 53 % des petits colis enregistrés à Liège en juillet, Bruxelles dispose désormais de premiers indicateurs sur l’impact de sa nouvelle politique.

La question sera désormais de savoir si ce recul correspond à un véritable changement durable dans les flux du commerce électronique ou simplement à un ajustement temporaire des importateurs et des plateformes chinoises face à la nouvelle fiscalité européenne.

L’article UE : les petits colis chinois chutent de 53 % après le droit de 3 euros est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie : la Cour de cassation confirme les lourdes peines dans l’affaire du « complot », les condamnations désormais définitives

04. September 2026 um 10:07

La Cour de cassation tunisienne a rejeté jeudi 3 septembre le pourvoi dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État », confirmant les lourdes peines prononcées en appel en novembre 2025 contre une quarantaine de personnes, dont plusieurs figures de l’opposition.

Haïfa Chebbi, avocate et fille du détenu Ahmed Néjib Chebbi, citée par les médias, a déclaré que la Cour de cassation a rejeté le recours et confirmé les peines prononcées en appel, rendant ainsi les condamnations définitives.

Au total, 46 pourvois avaient été examinés, dont 44 rejetés sur le fond et deux sur la forme. La décision fait suite aux jugements définitifs rendus le 28 novembre 2025 par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme de la Cour d’appel de Tunis, avec des peines allant de 5 à 45 ans de prison. La sanction la plus lourde ayant été infligée à l’homme d’affaires Kamel Letaief.

A cet égard, notons que cette juridiction suprême ne rejugeait pas les faits, mais examinait uniquement la conformité de la procédure aux règles de droit. Son rejet ferme donc définitivement la porte judiciaire à un dossier qui touche des figures majeures de l’opposition comme Jawhar Ben Mbarek, Ghazi Chaouachi, Chaïma Issa ou Ahmed Néjib Chebbi.

Les réactions n’ont pas tardé. « La bataille judiciaire est terminée. Commence maintenant la bataille purement politique », a réagi Dalila Msaddek, sœur de Jawhar Ben Mbarek, sur les réseaux sociaux, selon France24. Le Front de salut national a de son côté dénoncé les conditions de la procédure et réclamé l’annulation ou la révision des condamnations. Tandis que Human Rights Watch a qualifié ces condamnations d’injustes.

Une audience organisée en pleine période de vacances judiciaires et critiquée par les avocats, qui dénonçaient un délai de préparation qu’ils jugeaient trop court dans un dossier aux lourds enjeux politiques…

L’article Tunisie : la Cour de cassation confirme les lourdes peines dans l’affaire du « complot », les condamnations désormais définitives est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie-Affaire du complot | Amnesty dénonce une «injustice»

04. September 2026 um 09:55

Amnesty International a condamné, dans un communiqué publié jeudi 3 septembre 2026 sur sa page Facebook, la décision de la Cour de cassation de Tunis de confirmer les «jugements iniques» rendus par la Cour d’appel dans l’affaire dite du «complot contre l’Etat». L’organisation estime que cette décision consacre une dangereuse tendance à instrumentaliser le système judiciaire pour cibler les opposant·e·s et les voix critiques pacifiques, ainsi que pour réduire au silence les opinions dissidentes.

«Depuis ses débuts, cette affaire a été entachée de violations graves des garanties d’un procès équitable, dans le cadre de poursuites fondées sur des accusations à motivation politique ayant abouti à de lourdes peines de prison à l’encontre de figures de l’opposition, d’avocats et de défenseurs des droits humains», a écrit l’Ong dans son communiqué intitulé «Confirmation des jugements de ‘‘complot’’ : Le pouvoir se venge de ses opposants». Elle a ajouté : «La phase de cassation aurait dû constituer une occasion de réparer cette injustice et de mettre un terme à une procédure judiciaire arbitraire, plutôt que de se transformer en une nouvelle étape consacrant cette situation».

Amnesty International appelle les autorités tunisiennes «à annuler ces condamnations et ces peines iniques, à libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes détenues arbitrairement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits, et à mettre fin à l’utilisation du système judiciaire comme outil pour réprimer l’opposition et intimider les voix critiques.»

I. B.

L’article Tunisie-Affaire du complot | Amnesty dénonce une «injustice» est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie – Affaire du complot | Les verdicts confirmés en cassation

04. September 2026 um 09:31

Le suspense était très mince et ceux qui s’attendaient à un miracle en ont finalement eu pour leur frais : comme attendu par beaucoup d’accusés et de leurs avocats, la Cour de cassation a confirmé, jeudi 3 septembre 2026, les peines, particulièrement lourdes, allant de 2 à 35 ans de prison ferme, prononcées par la Cour d’appel, le 28 novembre 2025, dans l’affaire dite de «complot contre la sûreté de l’Etat».

La Coordination des familles des détenus politiques, qui a parlé de «verdict inique au terme d’un procès politique entaché de nombreux vices juridiques», va tenir une conférence de presse aujourd’hui, vendredi 4 septembre, à 10h30, au siège du Parti républicain (10, rue Eve Nohelle, au centre-ville de Tunis).

La conférence sera consacrée à l’examen des derniers développements liés à ce procès et aux violations qui, selon la défense, l’ont entaché depuis l’arrestation des premiers prévenus, en février 2023. Ce sera aussi l’occasion pour jeter la lumière sur les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’affaire et présenter les prochaines étapes et actions envisagées.

I. B.

L’article Tunisie – Affaire du complot | Les verdicts confirmés en cassation est apparu en premier sur Kapitalis.

Avantages et inconvénients du développement de l’énergie éolienne en Tunisie  

04. September 2026 um 07:42

La Tunisie, qui fait face à un déficit énergétique dépassant 60% et continue d’importer une bonne partie de ses besoins en pétrole et gaz, projette, dans le cadre de sa stratégie de développement des énergies renouvelables, de produire 2 000 mégawatts (MW) d’énergie éolienne d’ici 2030, ce qui représentera 36 % de sa capacité renouvelable totale. Il convient cependant de garder présent à l’esprit que l’installation de parcs éoliens peut avoir un impact négatif sur l’environnement, que cette technologie pose des problèmes de maintenance et d’entretien et que l’énergie qu’elle produit ne peut (encore) être stockée. Est-ce vraiment une solution pour la Tunisie ?  (Photo: Parc éolien de Haouaria, Nabeul, Cap Bon).

Habib Glenza

L’énergie éolienne est encore peu développée en Tunisie qui compte aujourd’hui deux parcs éoliens : le premier à Sidi Daoud (Nabeul, Cap Bon), mis en service par la Steg dès 2000, avec une capacité totale d’environ 54,5 MW ; et le second à Kchabta et Metline (Bizerte), également réalisé par la Steg avec une puissance globale de 190 MW. Le pays a en projet un troisième parc éolien à El Fahs (Zaghouan) de 75 MW qui sera construit grâce à une subvention japonaise et a identifié plusieurs sites où des parcs similaires pourraient être érigés : à Jebel Tbaga (Gabès) avec un gisement de 600 MW, Jebel Abderrahmane (Nabeul, 400 MW), Beni Khedache (Médenine, 500 MW) et Zaghouan (200 MW).

Bien qu’étant considérée comme une énergie renouvelable, l’impact environnemental des éoliennes nécessite une attention particulière. L’une des préoccupations majeures est la perturbation des habitats naturels.

L’impact environnemental des éoliennes

Les éoliennes peuvent nuire aux oiseaux et aux chauves-souris. De nombreuses études ont montré que les oiseaux migrateurs sont particulièrement vulnérables, surtout lorsqu’ils passent près des parcs éoliens. La mortalité d’oiseaux due aux collisions avec les pales des turbines pose un problème qui requiert des solutions innovantes comme l’intégration de détecteurs de vol ou l’évitement de zones de forte concentration ornithologique.

Un autre aspect de l’impact environnemental concerne la pollution visuelle des éoliennes. La présence de grandes structures métalliques peut défigurer des paysages naturels. Cela soulève des préoccupations chez les résidents locaux et les défenseurs de l’environnement. Des études d’impact visuel sont donc souvent exigées lors de la planification de nouveaux projets éoliens.

À la fin de leur cycle de vie, les éoliennes posent également un défi en matière de gestion des déchets. Les pales, souvent fabriquées en matériaux composites, ne sont pas toujours faciles à recycler. Les entreprises doivent développer des méthodes efficaces de démantèlement et de recyclage pour réduire cet impact. Ces défis font partie intégrante de la planification durable pour l’avenir des énergies renouvelables.

Le bruit que provoquent les éoliennes est une autre préoccupation courante parmi les communautés vivant à proximité des parcs éoliens. En phase de fonctionnement, le bruit généré par les éoliennes peut être perçu comme dérangeant, notamment lors des nuits calmes où le son peut porter sur de longues distances.

Il existe une grande variabilité dans la perception du bruit éolien. Certains résidents s’y habituent, tandis que d’autres trouvent qu’il affecte leur qualité de vie. Des études ont montré que le bruit peut causer du stress, ce qui amène certains gouvernements à mettre en place des régulations strictes quant à la distance minimale à respecter entre les éoliennes et les habitations.

Pour atténuer cet inconvénient, plusieurs innovations ont été développées, comme l’amélioration du design des pales, qui permet de réduire le bruit aérodynamique. De plus, les chercheurs travaillent sur des systèmes de contrôle qui ajustent les conditions de fonctionnement des éoliennes en fonction des conditions météorologiques, minimisant ainsi l’impact sonore lors des périodes sensibles.

Le coût d’entretien et la rentabilité posent question

Le coût d’entretien des éoliennes est un élément crucial à considérer pour évaluer la viabilité des projets éoliens. Bien que le coût d’installation initial soit un investissement à long terme dans des énergies propres, les frais d’entretien et de fonctionnement doivent également être pris en compte.

Les éoliennes nécessitent généralement une maintenance régulière pour garantir leur efficacité, ce qui peut engendrer des coûts non négligeables. Les propriétaires de parcs éoliens doivent budgétiser pour le personnel qualifié, les pièces de rechange et les inspections régulières. Dans de nombreux cas, l’investissement dans la technologie de surveillance peut aider à prévoir les problèmes avant qu’ils ne deviennent coûteux.

Même si l’énergie éolienne restera disponible tant que la terre tournera, elle continuera à subir des fluctuations naturelles. L’intensité du vent varie, donc le rendement de l’énergie produite par les éoliennes varie également.

Alors que l’approvisionnement peut être insuffisant en cas de calme plat, le réseau peut être surchargé en cas de vents très forts. Dans ce dernier cas, il faut même dépenser de l’énergie pour freiner les éoliennes. Ce freinage permet d’éviter les dommages dus à une surcharge. Le manque de constance est l’un des principaux inconvénients de l’énergie éolienne. La production d’énergie par ce biais ne constitue donc qu’une mesure d’appoint.

Les éoliennes sont plus rentables lorsqu’elles sont construites là où le vent souffle le plus fort. Il s’agit principalement des zones proches des côtes, de la haute mer et des montagnes.

Il n’est pas nécessaire d’être un expert pour comprendre que l’installation d’éoliennes dans ces régions est plus coûteuse que dans les plaines, par exemple. C’est pourquoi des subventions publiques sont souvent nécessaires pour couvrir les coûts de construction d’éoliennes dans des endroits rentables. Cependant, une fois que celles-ci sont en place et qu’elles commencent à fonctionner, les coûts sont amortis en peu de temps.

Les éoliennes produisent la plupart de l’électricité dans des régions très ventées, par exemple en mer ou en montagne. Mais dans ces régions, la construction des installations est particulièrement coûteuse et n’est souvent réalisable qu’avec des tarifs de rachat fixes.

La problématique du stockage de l’énergie produite

Actuellement, l’énergie éolienne doit être immédiatement transformée en courant électrique transportable afin de pouvoir être consommée. Si l’énergie n’est pas utilisée, elle s’évapore. Le stockage de l’énergie éolienne représente toujours un défi majeur que les scientifiques et les ingénieurs ne parviennent pas à relever à l’heure actuelle.

Il existe certes la possibilité de stocker l’énergie dans une centrale de pompage-turbinage, mais celles-ci ne peuvent pas être installées partout en raison de leur structure compliquée et sont souvent critiquées, surtout en raison de leur inefficacité. Actuellement, des chercheurs tentent de stocker l’énergie du vent sous forme d’hydrogène et de méthane, c’est-à-dire sous forme de gaz.

Face aux inconvénients des éoliennes, des innovations technologiques sont en cours pour maximiser l’efficacité et réduire les impacts négatifs. L’intégration de solutions hybrides, qui combinent à la fois l’énergie éolienne et solaire, représente un potentiel énorme pour l’avenir des énergies renouvelables.

Les éoliennes offshore, souvent installées en mer loin des côtes, s’avèrent être une solution de choix, offrant des vents plus puissants et constants. Ces installations, bien qu’elles soient plus coûteuses à mettre en place, sont souvent davantage acceptées par le public en raison de leur éloignement des zones habitées et de leur moindre impact visuel. De plus, les avancées technologiques dans la construction de ces dispositifs permettent d’optimiser leur fonctionnement

En conclusion, on pourrait dire que l’installation de l’énergie solaire avec stockage est la meilleure solution, pour un pays comme la Tunisie qui jouit en moyenne de 200 jours de soleil, tant sur le plan du coût de l’investissement, de la maintenance préventive et curative du système que sur le plan du remplacement des panneaux solaires. Bref, cette technologie a pris le dessus sur toutes les énergies renouvelables dans tous les pays du monde. En Pologne, les hôpitaux, les écoles, les fermes agricoles, les industries agroalimentaires, manufacturières et lourdes, les kiosques à carburants et autres, utilisent l’énergie photovoltaïques avec stockage, devenant ainsi autonomes, donc plus de coupures ou autres inconvénients.

Certes, l’investissement coûte cher, mais la facture de l’électricité est presque nulle.

L’article Avantages et inconvénients du développement de l’énergie éolienne en Tunisie   est apparu en premier sur Kapitalis.

L’avocat Ghazi Mrabet aurait été arrêté

04. September 2026 um 07:34

L’avocat Ghazi Mrabet aurait été arrêté dans la soirée du jeudi 3 septembre 2026, rapporte un site web de la place, citant de sources proches et familiales.

Toujours selon la même source, on ignore, pour le moment, la ou les raisons de cette arrestation.

Affaire à suivre.

 

L’article L’avocat Ghazi Mrabet aurait été arrêté est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Une prison au bout du Sahara pour les barons de la drogue en Algérie

03. September 2026 um 19:46

L’Algérie durcit sa réponse face au trafic de stupéfiants. Le Haut Conseil de sécurité, réuni mercredi 2 septembre sous la présidence du chef de l’État Abdelmadjid Tebboune, a décidé de transformer une caserne de l’Armée nationale populaire (ANP), située dans le désert de Tanezrouft, en prison de haute sécurité destinée aux « barons de la drogue et aux trafiquants ».

L’annonce intervient dans le cadre d’un renforcement du dispositif national de lutte contre le trafic de stupéfiants. Selon le communiqué de la présidence algérienne, le Haut Conseil de sécurité a également décidé de créer un organisme de sécurité spécialisé dans la lutte contre la drogue, sur le modèle de structures existant dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis.

Une prison au cœur du « pays de la soif »

Le choix du Tanezrouft donne à cette annonce une dimension particulière. Cette vaste région désertique se trouve dans l’extrême sud-ouest de l’Algérie, à proximité de la frontière malienne. Elle est considérée comme l’une des zones les plus isolées et les plus inhospitalières du Sahara.

Surnommé notamment le « pays de la soif », le Tanezrouft est caractérisé par son immensité, son aridité et des températures pouvant dépasser les 50 °C durant l’été. Le caractère particulièrement isolé de cette région constitue l’un des éléments mis en avant dans les commentaires consacrés à la future prison.

La décision algérienne ne porte toutefois pas, à ce stade, sur la construction d’un nouvel établissement pénitentiaire. Il s’agit de convertir une caserne militaire existante en prison de haute sécurité. La présidence n’a pas précisé la capacité de l’établissement, sa date de mise en service ni les catégories exactes de détenus qui y seront transférés.

Un durcissement du dispositif antidrogue

La création d’une structure spécialisée dans la lutte contre les stupéfiants constitue l’autre volet majeur de la décision du Haut Conseil de sécurité. L’Algérie entend ainsi renforcer la coordination et les capacités de ses services face aux réseaux de trafic de drogue et de psychotropes.

Lire aussi : Migration clandestine : L’Algérie dépasse désormais la Tunisie sur la route de l’Italie

La référence au modèle américain renvoie notamment à la Drug Enforcement Administration (DEA), agence fédérale spécialisée dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Cette double décision — création d’un organisme spécialisé et transformation d’une caserne en établissement pénitentiaire de haute sécurité — traduit la volonté des autorités algériennes d’adopter une réponse plus ciblée contre les réseaux considérés comme les plus importants.

Le « bagne du désert », une appellation à manier avec prudence

Plusieurs médias ont déjà présenté le futur établissement comme un « Alcatraz algérien » ou un « bagne » destiné aux narcotrafiquants. Ces expressions renvoient au caractère extrêmement isolé du site, mais elles ne correspondent pas à la terminologie officielle employée par les autorités algériennes.

Le communiqué du Haut Conseil de sécurité parle d’une « prison de haute sécurité » destinée aux barons de la drogue et aux trafiquants. Il convient donc de distinguer les faits annoncés officiellement des qualificatifs utilisés dans les commentaires médiatiques.

La mesure s’inscrit ainsi dans un mouvement plus large de durcissement de la politique sécuritaire algérienne face au trafic de stupéfiants, avec une volonté affichée de cibler à la fois les réseaux criminels et leurs principaux responsables.

L’article Une prison au bout du Sahara pour les barons de la drogue en Algérie est apparu en premier sur webdo.

Tunisie. Khouloud Toumi : « Le meilleur dédommagement d’une PME est d’éviter que les délestages se reproduisent »

03. September 2026 um 17:56
La Tunisie a connu tout au long de l’été 2026 des pannes de son système électrique d’une ampleur inédite, en raison d’un déficit de capacité d’environ 2000 mégawatts qui n’a pas été comblé à temps par les pouvoirs publics, malgré…

L’article Tunisie. Khouloud Toumi : « Le meilleur dédommagement d’une PME est d’éviter que les délestages se reproduisent » est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Cybersécurité : la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri, passe à l’action

03. September 2026 um 17:02

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri, renforce les règles de sécurité numérique dans l’administration tunisienne. Sa circulaire n°5, datée du 2 septembre 2026, s’adresse aux ministres, secrétaires d’État, walis ainsi qu’aux responsables des établissements et entreprises publics.

Le texte rend obligatoire l’application d’une note technique de l’Agence nationale de la sécurité informatique (ANSI) destinée aux responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) du secteur public.

Des règles plus strictes pour les sites et les données publics

La circulaire s’appuie sur plusieurs textes déjà en vigueur. Elle fait notamment référence à la loi organique de 2004 sur la protection des données personnelles, ainsi qu’aux textes adoptés en 2020 et 2023 sur les échanges électroniques et la cybersécurité.

Les plateformes de l’administration devront être hébergées auprès de prestataires agréés. Cela concerne notamment le Centre national de l’informatique, les centres sectoriels, les fournisseurs d’accès à Internet et les opérateurs télécoms autorisés.

Les sites publics devront également utiliser le protocole HTTPS et des certificats SSL/TLS régulièrement renouvelés. L’authentification à plusieurs facteurs sera aussi requise pour les utilisateurs.

Avant leur mise en ligne, les sites devront faire l’objet d’un contrôle de sécurité réalisé par un prestataire agréé par l’ANSI. Ce contrôle devra ensuite être renouvelé au moins une fois par an. Le recours à des solutions de protection contre les attaques DDoS est également recommandé.

La circulaire encadre aussi l’utilisation des messageries professionnelles. Les échanges officiels devront passer par des adresses en « .tn ». Les comptes inutilisés devront être désactivés et les connexions devront être enregistrées.

Ce nouveau cadre pourrait créer davantage d’opportunités pour les entreprises tunisiennes spécialisées dans la cybersécurité. Les besoins pourraient notamment augmenter dans l’audit informatique, la protection contre les attaques DDoS et la formation des responsables de la sécurité informatique.

L’article Cybersécurité : la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri, passe à l’action est apparu en premier sur Managers.

STB : un premier semestre en demi-teinte

03. September 2026 um 16:35

Au terme du premier semestre 2026, la Société Tunisienne de Banque (STB Bank) affiche un bilan en hausse et un retour de la croissance des crédits. Toutefois, l’analyse de ses états financiers confirme une tendance marquée : l’exposition accrue de la banque publique aux titres d’État.

La STB Bank a publié ses états financiers arrêtés au 30 juin 2026, faisant état d’une progression de 3,5 % de son total bilan. Il s’établit désormais à 15 901 millions de dinars (MDT); contre 15 360 MDT à la fin de l’exercice précédent. Cette dynamique s’accompagne d’une reprise de l’octroi de financements à l’économie et d’une consolidation des dépôts de la clientèle.

L’un des faits marquants de ce premier semestre réside dans le rôle prépondérant joué par la STB dans le financement du budget national. L’encours des titres souverains (principalement les Bons du Trésor Assimilables – BTA) détenus par la banque a progressé de 8 %, pour atteindre 4 680 MDT à la fin juin 2026.

Si ce positionnement garantit des rendements stables et peu risqués, il illustre la dépendance continue du Trésor public vis-à-vis du secteur bancaire local pour couvrir le déficit budgétaire.

Sur le plan prudentiel, la direction de la banque se veut rassurante. La STB affiche des ratios de liquidité à court terme (LCR) et de transformation (LTD) jugés solides. Ils sont soutenus par la collecte de ressources. Ces indicateurs permettent à l’établissement de maintenir sa marge de manœuvre pour accompagner ses partenaires économiques tout en renforçant ses fonds propres.

L’article STB : un premier semestre en demi-teinte est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le résultat net de la BNA Bank progresse de 14 %

03. September 2026 um 15:59

La Banque Nationale Agricole (BNA) a clôturé le premier semestre 2026 avec un résultat net de 156,3 millions de dinars (MDT). Il correspond à une progression de 14 % par rapport à la même période de 2025.

Quant au PNB de la banque publique, il affiche une croissance de 4,3 % au 30 juin 2026, à 560,1 MDT, soutenue par la nette hausse des revenus du portefeuille d’investissement de la BNA.

De son côté, le résultat d’exploitation a enregistré 4,8 % de progression à 242 MDT.

L’article Le résultat net de la BNA Bank progresse de 14 % est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌