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Pénurie d’eau : Et si le phénomène était global et structurel ?

29. August 2026 um 19:45

La raréfaction de l’eau n’est plus un phénomène circonscrit à quelques régions du monde. Sécheresses récurrentes, changement climatique, pression croissante des usages et hausse des besoins placent désormais la ressource hydrique au cœur des enjeux de sécurité alimentaire, économique et sociale. La situation tunisienne s’inscrit ainsi dans une problématique beaucoup plus vaste, qui appelle autant […]

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Transparence budgétaire : l’OTE appelle à une publication plus régulière et accessible des données

29. August 2026 um 19:06

L’Observatoire Tunisien de l’Economie (OTE) a appelé à renforcer la transparence budgétaire, via la publication des documents et rapports relatifs à l’exécution du budget, dans des délais établis, sous des formats simplifiés et accessibles au public, pour permettre le suivi de l’évolution des finances publiques. Cet appel intervient au moment où l’Assemblée des représentants du […]

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Textile – « ITF Intertex Tunisia 2026 » : À la conquête des marchés internationaux

29. August 2026 um 19:00

Rendez-vous majeur pour l’industrie du textile et de l’habillement, l’ITF Intertex Tunisia revient du 22 au 24 octobre 2026 à la Foire internationale de Sousse. Cette nouvelle édition entend réunir professionnels, industriels, acheteurs et acteurs internationaux autour d’une filière qui conserve un poids économique important et cherche à consolider sa présence sur les marchés extérieurs. […]

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Pénurie d’eau embouteillée | Mais que fait le gouvernement ?  

29. August 2026 um 12:10

On n’avait jamais vu cela en Tunisie. C’est dégradant et humiliant : ces longues files d’attente devant les magasins et les supermarchés pour acheter de l’eau minérale embouteillée, ou encore cette vidéo circulant sur les réseaux sociaux et qui montre des citoyens dévalisant un camion transportant des bouteilles d’eau minérale opportunément bloquée dans un embouteillage, sans jeu de mot de mauvais goût. Si elle a prouvé quelque chose, cette pénurie en pleine canicule estivale a levé le voile, s’il en est encore besoin, sur l’incompétence crasse des gouvernants et l’arrogante indiscipline des gouvernés, souvent animés par linstinct et rarement par la raison.

Latif Belhedi

Pourtant, les unités tunisiennes de production et d’embouteillage d’eau minérale tournent à plein régime pour tenter de normaliser l’approvisionnement du marché, encore marqué par des pénuries dans de nombreux points de vente.

C’est ce que ne cesse d’affirmer la Chambre syndicale nationale des producteurs de boissons non alcoolisées (affiliée à l’Utica), selon laquelle la demande a augmenté d’environ 30 % cet été par rapport aux niveaux habituels, principalement en raison des vagues de chaleur à répétition.

À cette hausse exceptionnelle de la consommation se sont ajoutées des coupures d’électricité dans plusieurs régions du pays, entraînant l’arrêt temporaire des lignes d’embouteillage pour des durées variables.

La conjonction de ces deux facteurs a également conduit à l’épuisement des stocks de sécurité constitués durant l’hiver précisément pour faire face au pic de la demande estivale.

Cherchez les responsables !

La Chambre assure que la capacité de production nationale est désormais mobilisée au maximum et qu’un suivi continu de la situation est assuré grâce à des réunions entre les producteurs, le ministère du Commerce et du Développement des exportations, ainsi que l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie.

Les quantités disponibles sont acheminées vers les différentes régions en fonction des besoins, sous la supervision des directions régionales du Commerce, nous assure-t-on.

Les producteurs rejettent par ailleurs les accusations, relayées notamment sur les réseaux sociaux, selon lesquelles une partie des bouteilles serait délibérément retenue pour alimenter la pénurie ou à des fins spéculatives. Selon la Chambre, une telle stratégie de stockage ne serait pas économiquement rentable, car la demande devrait diminuer progressivement avec la baisse des températures dans les semaines à venir, ramenant l’offre à un niveau supérieur aux besoins du marché.

Les difficultés d’approvisionnement des consommateurs perdurent depuis plusieurs semaines et se sont révélées particulièrement marquées au cours d’un été également caractérisé par des interruptions fréquentes de la distribution d’eau potable.

Le secteur compte actuellement 31 unités d’embouteillage, avec une capacité globale déclarée d’environ 520 000 bouteilles par heure. Ces derniers jours, le président Kaïs Saïed a visité des unités de production et d’embouteillage à Oueslatia, dans le gouvernorat de Kairouan, s’attardant notamment sur les difficultés liées à la distribution. Pour lui, le produit existe en quantités suffisantes, mais ce sont des spéculateurs qui provoquent les pénuries et complotent contre l’Etat.

Depuis cette visite, la situation ne s’est pas améliorée, au contraire, la pénurie est devenue encore plus aiguë. C’est à se demander à quoi servent ces visites officielles qui sont rarement suivies de décisions concrètes qui aident à régler les problèmes constatés. Cela rappelle la célèbre phrase d’un ancien chef de gouvernement, Hamadi Jebali en l’occurrence, qui, en 2012, constatant les dysfonctionnements du système d’évacuation dans un quartier populaire de Tunis, s’était exclamé devant les caméras : «Mais que fait le gouvernement ?» C’est justement la question que se posent depuis toujours les Tunisiens sans y trouver de réponse.

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Location automobile : le géant allemand SIXT fait son entrée en Tunisie

29. August 2026 um 11:25

Le spécialiste allemand de la mobilité premium SIXT lance ses services de location automobile en Tunisie à travers un partenariat de franchise avec Tunifleet Car Rental, une coentreprise d’Alliance One Holding et de Voyages 2000 S.A. Trois aéroports sont concernés au démarrage, tandis qu’une implantation à Djerba-Zarzis est prévue à partir de 2027. Le groupe […]

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Sebkha Ben Ghayadha : où en est réellement le projet ?

29. August 2026 um 10:07

Le projet de développement et d’aménagement de la Sebkha Ben Ghayadha à Mahdia franchit une nouvelle étape. Les missions du groupement de bureaux d’études chargé d’accompagner l’État tunisien dans la préparation du projet ont atteint un taux d’avancement de 54%, avec une avance estimée entre cinq et six mois sur le calendrier initial, a annoncé […]

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Pour une assurance des installations photovoltaïques en Tunisie

29. August 2026 um 08:22

Le développement du photovoltaïque résidentiel transforme progressivement les installations solaires en véritables investissements patrimoniaux et énergétiques. Ces équipements, conçus pour fonctionner pendant plusieurs décennies, sont exposés à des risques variés : événements climatiques, incendie, surtension, défaut électrique ou de pose, dommages au bâtiment, vol, vieillissement, interruption de fonctionnement, baisse de production et dommages causés à des tiers. Une assurance volontaire dédiée pourrait constituer une nouvelle opportunité pour les compagnies d’assurance. Mais assurer efficacement une installation suppose d’abord d’en connaître objectivement le niveau de risque.

Mohamed Ferid Herelli & Taoufik Halila *

S’agissant de sécuriser un investissement énergétique grâce à une qualification indépendante du risque, l’objectif serait donc de proposer à l’assureur non seulement une police, mais un véritable outil de connaissance, de qualification et de maîtrise du risque photovoltaïque.

Les installations résidentielles regroupent plusieurs composants interdépendants : modules, onduleurs, protections électriques, câblages, structures de fixation et, parfois, systèmes de stockage. Leur valeur et leur durée de vie justifient une protection adaptée contre :

– les intempéries, la foudre et les surtensions ;

– les défauts électriques, de conception ou de pose ;

– l’incendie et les dommages à la toiture ou au support ;

– le vol, le vandalisme et le vieillissement ;

– le défaut de maintenance, l’interruption ou la baisse de production ;

– les dommages pouvant être causés à des tiers.

Deux installations de puissance identique peuvent présenter des niveaux de risque très différents. L’évaluation doit notamment tenir compte de la qualité et de la traçabilité des équipements, de leur ancienneté, de la conception et de la pose, de la conformité électrique, des protections, de l’état de la toiture, des conditions climatiques, de la maintenance et des garanties disponibles.

La qualification objective du risque permet ainsi à l’assureur d’apprécier l’installation au-delà de sa seule puissance ou de sa valeur.

Une expertise indépendante préalable

Une expertise réalisée par un tiers indépendant de l’assureur, de l’installateur et du fabricant pourrait constituer un dossier technique standardisé, avec, notamment :

– une analyse documentaire (facture, valeur, caractéristiques techniques, marques et modèles, garanties, schéma, mise en service et maintenance) ;

– une analyse technique (modules, onduleurs, câblages, coffrets, protections, mise à la terre, surtensions, sectionnement, structures et toiture) ;

– une analyse des risques (électrique, incendie, climatique, infiltration, fixation, vieillissement, maintenance et traçabilité) ;

– une évaluation de la valeur (valeur déclarée, de remplacement, à neuf ou tenant compte de la vétusté, selon le contrat).

Le PV Risk Score

Pour rendre la démarche objective et industrialisable, l’expertise pourrait déboucher sur un indicateur synthétique : le PV Risk Score. Il regrouperait, notamment, les critères suivants :

– Niveau 1 – risque maîtrisé :  installation conforme et protections satisfaisantes → souscription dans les conditions normales.

– Niveau 2 – risque maîtrisable sous conditions : insuffisances identifiées → souscription possible avec recommandations ou mesures correctives.

– Niveau 3 – risque élevé : non-conformités ou facteurs d’exposition importants → mesures correctives préalables ou refus temporaire.

Les pondérations définitives devront être définies et validées avec les professionnels de l’assurance et les experts techniques concernés.

Il y a deux parcours : l’installation neuve ou existante. Pour une installation neuve (documentation → expertise → qualification → mise en conformité éventuelle → assurance); et pour une installation existante (audit → diagnostic → score de risque → mesures correctives éventuelles → assurance).

L’analyse porte alors davantage sur l’état des équipements, l’historique, la production, la maintenance, les défauts éventuels, la conformité actuelle et la vétusté.

Une assurance adaptée au niveau de risque

Sur la base du dossier technique et du niveau de risque, l’assureur pourrait proposer une couverture adaptée, comme suit :

– dommages matériels (incendie, foudre, surtension, tempête, grêle, dommages électriques, bris, vol, vandalisme et autres dommages couverts) ;

– responsabilité civile (dommages causés à des tiers du fait de l’installation) :

– perte de production (garantie éventuelle en cas d’arrêt total ou partiel consécutif à un événement garanti, avec référence de production, franchise, plafond et durée d’indemnisation définis) ;

– assistance et remise en fonctionnement (expertise après sinistre, assistance technique, intervention et accompagnement jusqu’à la reprise).

S’agissant des limites et exclusions, elles se définiraient clairement comme :

– des défauts préexistants et l’usure normale ;

– un défaut d’entretien ou non-conformités importantes non corrigées ;

– une traçabilité insuffisante des équipements ;

– des dommages relevant de la garantie constructeur ;

– des modifications non déclarées ;

– certaines pertes de rendement progressives ;

– certains défauts provenant du réseau électrique.

Les exclusions et conditions particulières devront être précisées dans la conception juridique et actuarielle de la police.

La tarification fondée sur le risque s’établirait comme suit : prime = valeur assurée × taux de base × coefficient de risque.

Le coefficient pourrait intégrer le PV Risk Score, l’âge de l’installation, la qualité des équipements, la conformité, les protections, l’environnement, la maintenance et la valeur assurée. Les paramètres définitifs devront être établis à partir des données techniques et statistiques disponibles et de l’expérience de l’assureur.

De l’assurance à la prévention

L’intérêt majeur du dispositif est d’intervenir avant le sinistre. Pour les défauts de câblage, protections insuffisantes, fixations inadaptées, faiblesses de toiture ou défauts de maintenance peuvent être identifiés et corrigés en amont, il s’agit d’identifier  →  corriger  →  prévenir  →  assurer.

Cette approche peut réduire la fréquence et la gravité des sinistres, améliorer la qualité des installations, limiter les coûts de remise en état et renforcer la satisfaction des assurés.

Pour le particulier, l’expertise permet de connaître l’état réel de son installation, d’identifier ses faiblesses, de disposer d’un dossier indépendant, de sécuriser son investissement et de faciliter le traitement d’un éventuel sinistre.

Pour l’assureur, le dispositif améliore la sélection des risques, la connaissance technique, la tarification, la prévention et l’analyse des sinistres. Le dossier initial peut servir de référence pendant la vie de l’installation.

La standardisation des expertises permettrait progressivement d’analyser les équipements impliqués dans les incidents, les causes récurrentes de sinistres, les défauts de pose, l’influence de l’âge, les performances et l’impact de la maintenance : souscription  →  prévention  →  tarification  →  gestion des sinistres.

À terme, cette base de données pourrait évoluer vers une véritable plateforme de Risk Intelligence dédiée au photovoltaïque résidentiel.

La méthodologie fiable et industrialisable se fonde sur :

– l’identification — la collecte des informations essentielles (puissance, localisation, valeur, type de pose, équipements, âge et installateur) ;

– l’expertise — l’analyse documentaire et, selon les cas, l’inspection physique ;

– la qualification — évaluation selon une grille technique standardisée.

– le PV Risk Score — calcul du niveau de risque.

– les mesures correctives — Identification des actions nécessaires.

– l’assurance — transmission du dossier technique pour décision de souscription et de tarification.

– le suivi — actualisation du dossier selon l’évolution, la maintenance ou les événements significatifs.

Le particulier déclare son installation et sollicite la couverture. L’expert indépendant réalise l’évaluation technique et établit le niveau de risque. L’assureur conserve la décision finale concernant l’acceptation, les garanties, exclusions, franchises, tarifs et conditions contractuelles. Un réseau technique peut intervenir pour les actions correctives, la maintenance ou la remise en état.

Cette organisation préserve l’indépendance de l’expertise tout en laissant à l’assureur la maîtrise de sa décision.

Avant un déploiement à grande échelle, un programme pilote sur un nombre limité d’installations représentatives permettrait de tester la grille d’expertise, le PV Risk Score, le processus de qualification, les mesures correctives, le dossier de souscription, la tarification, les garanties, le coût du dispositif et l’intérêt commercial.

Une perspective de marché particulièrement favorable

Un dernier élément mérite d’être souligné : le potentiel de développement des énergies renouvelables reste considérable. Si elles ne représentent aujourd’hui qu’une part encore limitée des besoins énergétiques, leur objectif de progression à l’horizon 2035, avec une contribution pouvant atteindre environ 35 %, devrait entraîner une accélération significative des investissements dans les installations photovoltaïques.

Cette évolution constituera une véritable attraction vers le photovoltaïque en basse et moyenne tension, notamment dans les secteurs résidentiel, tertiaire et industriel. L’augmentation du nombre d’installations entraînera mécaniquement une augmentation de la valeur des actifs photovoltaïques exposés aux différents risques et, par conséquent, un besoin croissant de qualification, de prévention, de maintenance et de couverture assurantielle.

C’est précisément dans cette perspective que le modèle proposé prend tout son sens : anticiper la montée en puissance du marché en mettant en place dès aujourd’hui un dispositif permettant de sécuriser les investissements, réduire les risques et créer de la valeur pour l’ensemble des parties prenantes.

Ainsi, le développement attendu du photovoltaïque ne représente pas seulement une opportunité énergétique et environnementale ; il constitue également une opportunité économique pour tout un écosystème : particuliers, assureurs, experts, installateurs, mainteneurs, financeurs et acteurs de la filière.

Plus le parc photovoltaïque se développera, plus la connaissance et la maîtrise de son risque deviendront un enjeu économique majeur.

Conclusion 

Le photovoltaïque résidentiel constitue progressivement un véritable patrimoine énergétique pour les particuliers. Son développement crée cependant un nouvel enjeu : comment protéger durablement ces actifs tout en permettant aux assureurs de maîtriser un risque encore relativement récent et aux professionnels de la filière d’améliorer continuellement la qualité des installations ?

Le modèle proposé répond à cet enjeu en transformant l’assurance d’une logique essentiellement indemnitaire en une démarche de gestion préventive et économique du risque. L’expertise indépendante, le PV Risk Score, les mesures correctives, la tarification différenciée et le suivi dans le temps forment ainsi une chaîne de valeur cohérente : identifier → qualifier → corriger → prévenir → assurer → suivre.

Sur le plan économique, l’intérêt du dispositif réside d’abord dans sa capacité à réduire le coût global du risque. Une meilleure connaissance de l’installation permet de détecter en amont les défauts susceptibles de générer des sinistres coûteux : défauts électriques, insuffisance des protections, problèmes de fixation, risques liés à la toiture ou défauts de maintenance.

La prévention peut ainsi contribuer à diminuer la fréquence et la gravité des sinistres, à limiter les périodes d’interruption de production et à réduire les coûts de réparation et d’indemnisation.

Pour le particulier, le bénéfice dépasse donc la simple indemnisation en cas de sinistre. Il dispose d’une évaluation indépendante de son installation, d’une meilleure visibilité sur son niveau de risque, de recommandations permettant de préserver la valeur de son investissement et d’une solution de protection adaptée.

La sécurisation de l’installation contribue également à préserver sa production énergétique et, par conséquent, les économies ou revenus associés à celle-ci.

Pour l’assureur, le dispositif constitue un outil de Risk Intelligence. La qualification homogène des installations permet progressivement de mieux sélectionner les risques, d’améliorer la segmentation tarifaire, de définir des franchises et garanties plus cohérentes et de disposer de données utiles à l’analyse des sinistres.

La constitution progressive d’une base de données sur les équipements, les défauts, les causes de sinistres, l’âge des installations et les opérations de maintenance peut également améliorer la qualité de la décision assurantielle.

Pour les experts indépendants, le modèle crée un nouveau champ d’activité autour de l’audit, de la qualification technique et du suivi des installations photovoltaïques.

Pour les installateurs et entreprises de maintenance, il crée également une demande structurée en matière de mise en conformité, de maintenance préventive et de remise en état.

Le dispositif peut donc contribuer à développer une véritable économie de la qualité autour du photovoltaïque.

Pour la filière photovoltaïque dans son ensemble, l’existence d’un référentiel de qualification et d’un mécanisme d’assurance volontaire peut favoriser la professionnalisation du marché.

La traçabilité des équipements, la qualité de la pose, la conformité électrique et la maintenance deviennent des éléments ayant une valeur économique directement identifiable.

Les acteurs les plus rigoureux peuvent ainsi être mieux valorisés, tandis que les pratiques présentant un risque élevé peuvent être progressivement corrigées.

Le bénéfice est également collectif. En réduisant les défaillances, les interruptions de production et les coûts liés aux sinistres, le dispositif contribue à améliorer la fiabilité économique des investissements photovoltaïques. Il peut ainsi renforcer la confiance des particuliers, des assureurs, des financeurs et des autres acteurs économiques dans le développement du solaire résidentiel.

Cette logique de bénéfice partagé est particulièrement importante : la valeur créée par le modèle ne doit pas être captée par un seul acteur. Elle doit être répartie entre le propriétaire de l’installation, qui bénéficie d’une meilleure protection ; l’assureur, qui dispose d’un risque mieux connu et mieux maîtrisé ; l’expert, qui apporte une qualification indépendante ; les entreprises techniques, qui interviennent sur la prévention et la maintenance ; et, plus largement, la filière photovoltaïque, qui bénéficie d’une amélioration de la qualité et de la confiance du marché.

Cette approche rejoint les évolutions récentes observées dans la gestion des risques photovoltaïques. Les travaux du National Renewable Energy Laboratory (NREL) soulignent notamment l’importance de disposer de données de sinistres et d’une meilleure connaissance technique des installations pour permettre aux assureurs de développer des produits adaptés.

Les travaux récents de l’IEA PVPS mettent également en avant l’intérêt économique d’une gestion intégrée de la qualité, de la maintenance et de la performance, en soulignant que les actions préventives engagées en amont peuvent générer des bénéfices économiques supérieurs à leur coût initial.

Ainsi, la création d’une assurance volontaire dédiée au photovoltaïque résidentiel, adossée à une expertise indépendante et à une qualification objective du risque, peut être envisagée non seulement comme un nouveau produit d’assurance, mais comme un véritable modèle économique de sécurisation des actifs photovoltaïques.

Le projet pilote proposé dans le document constitue dès lors une étape essentielle. Il permettra de mesurer concrètement les coûts de l’expertise, le taux de risques détectés, les actions correctives nécessaires, l’évolution de la sinistralité, l’acceptabilité des primes et le bénéfice économique pour chaque acteur. Ces indicateurs permettront de vérifier la viabilité du modèle avant son industrialisation.

Le véritable intérêt économique du modèle est donc de faire converger les intérêts des différentes parties prenantes. Le particulier gagne en sécurité, l’assureur en maîtrise du risque, les professionnels en activité et en valorisation de la qualité, et le marché photovoltaïque en fiabilité et en crédibilité. Cette convergence constitue la principale force économique du projet et peut devenir un argument central pour son expérimentation et son déploiement.

La mise en place de cette phase d’expertise indépendante pourrait constituer une réelle opportunité de développement économique et technologique pour la Tunisie. Elle serait notamment susceptible de créer un nombre important d’emplois qualifiés pour les ingénieurs tunisiens, tout en favorisant l’acquisition et la consolidation d’un savoir-faire national spécialisé dans le domaine photovoltaïque.

À moyen et long terme, les compétences ainsi développées pourraient dépasser le seul cadre de l’expertise et du contrôle des installations pour s’étendre progressivement à la conception et à la fabrication locale des équipements nécessaires aux installations photovoltaïques. Une telle évolution contribuerait à structurer une véritable filière industrielle nationale et pourrait également ouvrir des perspectives d’exportation, aussi bien pour les équipements que pour l’expertise et le savoir-faire tunisiens, notamment vers les marchés africains et européens.

Cette dynamique pourrait ainsi permettre à la Tunisie de se positionner progressivement comme une plateforme technologique régionale dans le domaine du photovoltaïque et, plus largement, des énergies renouvelables. L’objectif serait de construire, dans ce secteur stratégique, un véritable «label tunisien» de qualité, de compétence et de fiabilité, à l’image de la reconnaissance dont bénéficie déjà le pays dans certaines filières agricoles, notamment celles de l’huile d’olive et des dattes.

Par ailleurs, la détermination du montant et des conditions d’assurance de chaque installation photovoltaïque constitue une problématique relativement complexe, compte tenu des différences techniques, géographiques, économiques et opérationnelles existant d’une installation à une autre. Cette complexité représente également une opportunité d’innovation.

Les ingénieurs tunisiens pourraient ainsi développer des modèles d’évaluation et de gestion des risques s’appuyant sur l’intelligence artificielle et l’analyse des données. Ces outils permettraient notamment d’améliorer l’évaluation technique des installations, l’estimation des risques et, à terme, la détermination de modèles assurantiels mieux adaptés aux caractéristiques propres à chaque projet.

Les compétences et solutions technologiques développées dans ce cadre pourraient ensuite être transposées à d’autres secteurs économiques et industriels nécessitant des mécanismes similaires d’expertise, d’évaluation et de gestion des risques. Le photovoltaïque pourrait ainsi devenir un terrain d’application concret favorisant le développement de nouvelles compétences tunisiennes dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’ingénierie, de l’assurance et de la gestion des risques.

Dans une démarche pragmatique visant à transformer cette proposition en dispositif opérationnel, nous préconisons la mise en place d’une coordination entre l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances (Ftusa) et l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT).

Cette coordination aurait notamment pour objectif d’étudier les modalités pratiques de mise en œuvre du dispositif, de définir les conditions techniques, réglementaires, professionnelles et assurantielles nécessaires à sa réussite, et de préciser les responsabilités ainsi que les modalités d’intervention de chacune des parties concernées.

La démarche devrait rechercher un équilibre entre les intérêts de l’ensemble des acteurs de cet écosystème : les citoyens et propriétaires d’installations photovoltaïques, les entreprises et investisseurs, les ingénieurs et experts exerçant dans ce domaine, les compagnies d’assurance ainsi que les entreprises industrielles tunisiennes susceptibles de participer à la fabrication locale des équipements nécessaires.

Au-delà de la sécurisation des installations et de leur couverture assurantielle, l’ambition devrait donc être de contribuer à la structuration et à la rationalisation d’un nouveau marché stratégique national, capable de générer de l’emploi qualifié, de favoriser l’innovation, de stimuler l’industrie locale et de développer de nouvelles capacités d’exportation.

La Tunisie dispose, à cet égard, de nombreux atouts : un potentiel solaire important, des compétences d’ingénierie reconnues, une proximité avec les marchés européen et africain ainsi qu’un tissu industriel susceptible d’accompagner progressivement le développement de cette filière.

L’enjeu consiste désormais à fédérer ces atouts autour d’un cadre organisé, fiable et durable afin de faire du développement photovoltaïque non seulement un instrument de transition énergétique, mais également un véritable levier de développement technologique, industriel et économique pour la Tunisie.

* Experts-conseillers du Doyen de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT).  

Bibliographie :

1- Eti, S., Yüksel, S., Dinçer, H., Pamucar, D., Deveci, M., Antucheviciene, J., Gökalp, Y. & Meral, H. (2025). Optimizing parametric insurance for renewable energy investments: Integrating fuzzy decision-making and artificial intelligence techniques. Renewable Energy, 246, 122856. Cette étude est particulièrement intéressante pour votre projet car elle traite directement de l’assurance paramétrique appliquée aux petits investissements solaires et cherche à hiérarchiser les facteurs de risque et de coût.

2- Niakh, F., Bassière, A., Denuit, M. & Robert, C. Y. (2025). Peer-to-Peer Basis Risk Management for Renewable Production Parametric Insurance. Annals of Operations Research. L’article propose une combinaison entre assurance paramétrique et partage du risque entre acteurs pour gérer l’incertitude de production solaire.

3- Schwab, A., Walker, A. & Desai, J. Insurance in the Operation of Photovoltaic Plants. National Renewable Energy Laboratory / National Laboratory of the Rockies. Ce rapport analyse les enjeux de l’assurance des installations photovoltaïques et s’appuie notamment sur plusieurs années de données de sinistres. Il est particulièrement pertinent pour justifier votre approche « données techniques → connaissance du risque → assurance ».

4- NREL / National Laboratory of the Rockies (2024). PV Reliability and Resilience in Challenging Climates. Ce travail montre notamment l’importance des événements climatiques extrêmes et de la qualité des installations dans la performance et la fiabilité des systèmes photovoltaïques.

5- IEA PVPS Task 13 (2026). Photovoltaic Project Decisions: Quality, Performance, and Economic Value. Cette référence est particulièrement récente et utile pour votre partie économique : elle met en relation qualité technique, performance, maintenance, financement et valeur économique des installations photovoltaïques.

6- IEA PVPS. Guidelines for Operation and Maintenance of Photovoltaic Power Plants in Different Climates. La publication est utile pour justifier l’intégration de la maintenance, du climat, du suivi de performance et de la prévention dans votre modèle de qualification du risque.

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Attijari bank Tunisie renforce son partenariat avec la Berd

29. August 2026 um 07:20

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) renforce l’accès au financement des entreprises tunisiennes en portant de 20 millions d’euros à 70 millions d’euros la facilité de partage des risques (Risk Sharing Facility, RSF) mise en place avec Attijari bank Tunisie.

La Berd met également en place une facilité de 10 millions de dollars (8,6 millions d’euros) destinée à soutenir les investissements liés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) des entreprises. Les sous-projets éligibles bénéficieront de subventions financées par le Royaume-Uni dans le cadre du High-Impact Partnership on Climate Action (HIPCA).

L’extension de cette facilité permettra à Attijari bank Tunisie d’accorder davantage de financements à des entreprises opérant dans différents secteurs de l’économie, soutenant ainsi l’investissement et le développement du secteur privé en Tunisie.

La facilité complémentaire de 10 millions de dollars soutiendra des investissements visant à améliorer la performance environnementale et sociale des entreprises. Les investissements éligibles pourront notamment concerner l’amélioration de l’efficacité énergétique, les installations d’énergies renouvelables et les technologies de réduction des déchets, ainsi que des initiatives liées à la formation des employés, aux bonnes pratiques de travail, à la gestion des risques et à l’égalité des genres.

À ce jour, la Berd et Attijari bank Tunisie ont signé 25 sous-projets dans le cadre de la facilité de partage des risques, représentant environ 400 millions de dinars tunisiens (118,0 millions d’euros) de financement.

Grâce à la facilité de partage des risques, la Berd partage les risques avec les institutions financières partenaires, contribuant ainsi à mobiliser des financements pour des investissements favorisant la croissance économique, le renforcement du secteur privé et l’amélioration de l’accès au financement.

Depuis le début de ses opérations en Tunisie, la Berd a investi plus de 3,1 milliards d’euros dans 97 projets à travers le pays, dont 66 % au bénéfice du secteur privé.

HIPCA est un partenariat multi-donateurs géré par la Berd. Les donateurs actifs sont l’Autriche, le Canada, la Finlande, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Corée du Sud, l’Espagne, la Suisse, Taiwan ICDF, le Royaume‐Uni et les États‐Unis d’Amérique.

Communiqué.

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Tunisie : derrière la pénurie d’eau minérale, le nœud du financement et des contrôles

28. August 2026 um 21:07
Dans les rayons, l’eau en bouteille manque sur l’ensemble du territoire. La canicule et les arrêts de production ponctuels liés aux coupures d’électricité expliquent en partie la tension. Mais la crise révèle aussi un effet pernicieux moins visible : depuis…

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Géopolitique – « Verticale » AME : La Tunisie saura-t-elle jouer sa carte ?

28. August 2026 um 20:00

On parle souvent de la position stratégique de la Tunisie. Au carrefour de l’Europe et de l’Afrique, notre pays dispose d’un atout géographique rare. Hélas, nous peinons encore à le transformer en véritable avantage économique. La montée en puissance de la « Verticale » Afrique-Méditerranée-Europe pourrait pourtant offrir à la Tunisie l’occasion de mieux valoriser […]

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Barrage Sidi El Barrak | Un système photovoltaïque pour réduire l’évaporation de l’eau   

28. August 2026 um 13:00

Un atelier de lancement d’une étude sur l’installation d’un système photovoltaïque flottant pilote au barrage de Sidi El Barrak (gouvernorat de Béja) pour y réduire l’évaporation de l’eau, une technologie déjà expérimentée dans plusieurs pays avec des résultats probants, a été officiellement lancée, le jeudi 27 août 2026, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Cette étude s’inscrit dans le cadre du projet de coopération technique «Tech-Eau» (Identification de technologies innovantes pour améliorer la mobilisation des ressources en eau en Tunisie face à la pénurie d’eau), qui vise à réduire l’évaporation, indique un communiqué du ministère de l’Agriculture.

Le secteur de l’eau constitue un pilier fondamental de la souveraineté et du développement économique. Or ce secteur est confronté à des pressions croissantes en raison des changements climatiques, de la hausse des températures et de la fréquence des périodes de sécheresse, ce qui fait de la préservation de chaque goutte d’eau une priorité nationale absolue.

Or, les barrages et les lacs collinaires subissent d’importantes pertes d’eau dues à l’évaporation. D’où l’importance stratégique de la technologie des centrales photovoltaïques flottantes qui permet non seulement de produire de l’énergie propre, mais aussi de couvrir la surface de l’eau pour la protéger du rayonnement solaire et du vent, contribuant ainsi de manière significative à réduire l’évaporation.

Le projet pilote devant être mis en place au barrage de Sidi El Barrak constitue une opportunité pour tester cette technologie moderne et en évaluer l’efficacité technique, environnementale et économique dans les conditions climatiques locales, en vue d’une éventuelle généralisation à d’autres ouvrages hydrauliques présentant des caractéristiques appropriées. Le but étant de bénéficier de toutes les initiatives et les solutions scientifiques et technologiques innovantes visant à lutter contre la pénurie d’eau et à renforcer la sécurité hydrique en Tunisie.

La rencontre a donné lieu à un échange de vues entre les experts et a souligné l’importance de la coordination entre les différentes parties prenantes, ainsi que la nécessité de poursuivre l’action commune pour mener à bien l’étude et évaluer la faisabilité de l’adoption de cette technique au niveau du barrage de Sidi El Barrak, afin de tirer parti de ses résultats pour le développement de projets similaires à l’avenir.

Cette étude s’inscrit dans le cadre du partenariat et de la coopération entre le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et est mise en œuvre par le Centre méditerranéen des ressources en eau (Medrec), dans le but d’explorer les possibilités d’adopter des solutions innovantes alliant production d’énergie renouvelable et utilisation optimale des ressources en eau.

Lors de l’atelier, le projet «Tech-Eau» et le cadre général de l’étude ont été présentés, tout comme le site envisagé au niveau du barrage de Sidi El Barrak. L’état d’avancement de l’étude, les principaux axes d’intervention, la méthodologie adoptée, ainsi que les estimations économiques et les prochaines étapes de mise en œuvre du projet, ont également été exposés.

Par ailleurs, cet atelier a permis de débattre des divers défis — techniques, hydrauliques, environnementaux, énergétiques, organisationnels et économiques — que pourrait soulever la phase de déploiement du projet.
Les discussions ont souligné l’importance de continuer à explorer des solutions technologiques innovantes susceptibles de soutenir la transition énergétique dans le secteur de l’eau et d’améliorer l’efficacité de l’exploitation des ressources disponibles, contribuant ainsi à réduire les coûts énergétiques et à renforcer la durabilité des infrastructures hydrauliques.

La discussion a également insisté sur l’importance des aspects techniques et d’ingénierie liés à leur conception et à leur installation sur les barrages et les retenues d’eau, afin de garantir des niveaux optimaux d’efficacité et de sécurité.

I. B.

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Administration | Retour à la double séance à partir du mardi 1er septembre  

28. August 2026 um 12:26

Après deux mois sous le régime de la séance unique estivale, synonyme de farniente et de chute de la productivité, l’horaire d’hiver sera rétabli à partir du mardi 1er septembre 2026 pour les agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif. Dans l’espoir que la productivité remonte la pente ne fut-ce que légèrement.

C’est ce qu’a annoncé la Présidence du gouvernement dans un communiqué publié ce vendredi 28 août 2026, en précisant que l’horaire administratif pour les journées de lundi, mardi, mercredi et jeudi est réparti en deux séances : la première s’étend de 8h30 à 12h30, tandis que la seconde débute à 13h30 et se poursuit jusqu’à 17h30.

Le communiqué précise aussi que les horaires de travail du vendredi débutent à 8 heures du matin et se prolongent jusqu’à 13 heures pour la séance du matin, tandis que la séance de l’après-midi reprend à 14h30 pour se poursuivre jusqu’à 17h30.

I. B.

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Tunisie – Se soigner peut-il appauvrir ?

28. August 2026 um 11:20

Tomber malade ne devrait pas compromettre l’équilibre financier d’une famille. Pourtant, pour de nombreux ménages tunisiens, une maladie chronique, un traitement prolongé ou des examens médicaux coûteux peuvent rapidement déséquilibrer le budget. Derrière les chiffres des dépenses de santé se cache ainsi une réalité douloureuse : celle de familles contraintes de puiser dans leurs revenus, de réduire d’autres dépenses essentielles ou parfois de s’endetter pour pouvoir se soigner.

Dans un entretien exclusif accordé à L’Économiste Maghrébin, Chokri Arfa, professeur universitaire et expert en économie et financement de la santé, alerte sur le poids du reste à charge pour les ménages. Selon lui, la question n’est pas seulement de savoir combien la Tunisie dépense pour la santé, mais surtout qui paie et dans quelle mesure le système protège réellement les patients contre le risque financier de la maladie qui peut engendrer l’appauvrissement.

Une charge directe qui fragilise les ménages

En 2023, les ménages tunisiens ont financé directement près de 38 % des dépenses courantes de santé, selon les données citées par Chokri Arfa. Autrement dit, sur 100 dinars consacrés à la santé, près de 38 dinars sont payés directement par les patients et leurs familles. Cette proportion est d’autant plus préoccupante que les analyses internationales retiennent 20 % comme repère au-delà duquel la dépendance aux paiements directs accroît fortement le risque de dépenses catastrophiques et d’appauvrissement. La Tunisie se situe ainsi à près du double de ce niveau.

Pour Chokri Arfa, le problème réside moins dans le volume global des dépenses de santé que dans leur mode de financement. Plus la part restant à la charge des ménages est élevée, plus le risque financier lié à la maladie repose sur les individus plutôt que sur les mécanismes de solidarité collective.

Ce risque est bien réel. En 2021, 10,6 % des ménages tunisiens consacraient au moins 10 % de leur budget aux soins, contre 8,4 % en 2015. Pour les familles modestes, quelques consultations supplémentaires, un traitement coûteux ou des examens répétés peuvent alors suffire à déséquilibrer durablement le budget.

Médicaments, examens et maladies chroniques : la facture s’alourdit

Une grande partie de cette charge se concentre sur les médicaments. Selon l’universitaire, ils représentent plus des deux tiers du reste à charge des ménages, dont plus de 60 % sont réalisés dans les pharmacies privées.

La situation est encore plus difficile pour les ménages les plus pauvres. Les médicaments absorbent jusqu’à 78 % de leurs dépenses directes de santé, les contraignant parfois à s’endetter, à réduire d’autres dépenses essentielles ou à reporter leurs soins.

Les examens médicaux alourdissent également la facture. Entre 2015 et 2021, le coût des analyses de laboratoire et de l’imagerie médicale a augmenté de 84 % en termes réels, selon les données citées par Chokri Arfa. La pression est encore plus forte lorsqu’un membre de la famille souffre d’une maladie chronique : le ménage dépense alors deux fois plus pour sa santé. Les frais médicaux ne sont plus occasionnels, mais deviennent une charge récurrente qui pèse sur le budget mois après mois.

Quand la maladie fait basculer dans la pauvreté

Plus préoccupant encore est l’effet de ces dépenses sur le niveau de vie. Selon un récent rapport de la Banque mondiale cité par Chokri Arfa, les paiements directs de santé auraient fait basculer environ 260 000 personnes supplémentaires sous le seuil de pauvreté en 2021. Autrement dit, ces dépenses auraient entraîné une hausse de 2,2 points de pourcentage du taux de pauvreté, contre 1,8 point en 2015. L’impact financier de la maladie s’est donc aggravé plutôt que stabilisé.

Pour l’expert, cette situation est certes, liée aux difficultés du secteur public. Les ruptures de médicaments, l’insuffisance de plateaux techniques, les files d’attente et autres limites de l’offre peuvent contraindre les patients à se tourner vers le secteur privé, où ils doivent souvent payer davantage de leur poche. La dépense de santé finit alors par concurrencer les autres besoins essentiels du foyer.

C’est là que les statistiques prennent tout leur sens. Les 38% ne représentent pas seulement une proportion dans les comptes de la santé. Ils correspondent à des dinars prélevés directement sur le budget des familles, à des dépenses qui s’ajoutent aux charges courantes et, pour les plus vulnérables, à un risque réel de basculer dans la pauvreté.

Selon Chokri Arfa, l’enjeu n’est pas seulement de mesurer le coût des soins, mais de savoir qui supporte le risque financier lorsque survient la maladie. En Tunisie, une part encore trop importante de ce risque repose sur les ménages : se soigner peut alors devenir bien plus qu’une épreuve médicale. Pour certaines familles, cela peut aussi devenir une épreuve financière, avec une facture qui ne s’arrête pas à la pharmacie ou à l’hôpital, mais peut finir par atteindre le niveau de vie tout entier.

Face à ce constat, la protection financière des ménages doit être au cœur de toute réforme : si la maladie ne choisit pas ceux qu’elle frappe, le système de santé doit empêcher qu’elle ne détermine aussi qui s’endette ou s’appauvrit. 

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La Tunisie face aux intempéries socio-économiques

28. August 2026 um 10:12

Le monde traverse de grandes intempéries socio-économiques. Tous les observateurs s’accordent à dire qu’une transition vers un nouvel ordre mondial s’opère. Un processus irréversible qui semble hélas dominé par la guerre, l’injustice et le chaos s’est mis en place. Bien que tous les pays soient affectés à des degrés divers, les Tunisiens sont légitimement en droit de chercher les moyens d’intégrer cette mutation avec le minimum de désagréments. Pour y parvenir, il convient de faire un état des lieux sans complaisance.

Med-Dahmani Fathallah *

La Tunisie fait face à une crise structurelle profonde, née de l’interconnexion de trois cercles vicieux :

– le piège de la rente administrative et économique : la Tunisie souffre d’une économie duale. D’un côté s’impose un secteur privé corporatiste, protégé par des barrières à l’entrée et une bureaucratie asphyxiante ; de l’autre subsiste un secteur informel massif qui absorbe une jeunesse marginalisée. L’État-providence historique, jadis vecteur de mobilité sociale par l’éducation, est devenu budgétairement insoutenable ;

– l’épuisement du contrat social post-indépendance : la promesse d’ascension sociale par le diplôme est rompue, générant un chômage structurel massif chez les jeunes diplômés (de 25 % à 38 % selon les catégories). Il en résulte une fuite dramatique des cerveaux et une érosion de la confiance envers l’ensemble des institutions (partis, syndicats, justice, corporations, associations) ;

– le choc géopolitique et environnemental mondial : dépendante des importations d’énergie et de céréales, la Tunisie subit de plein fouet la fragmentation du commerce international, le resserrement financier mondial et la crise climatique (les sécheresses récurrentes frappant de plein fouet l’agriculture). À cela s’ajoutent des pressions extérieures étouffantes visant à forcer le pays à s’aligner sur l’une ou l’autre des puissances rivales.

Que peuvent faire les Tunisiens pour traverser la tempête ?

Face à l’inflation, à l’effondrement du pouvoir d’achat et à l’incertitude du quotidien, des tentations collectives surgissent fréquemment : le repli, la colère stérile et la confrontation. Pourtant, la sociologie des crises nous enseigne qu’aucun pays ne s’est jamais redressé par le chaos. Toute refondation durable exige deux préalables absolus : la sagesse collective et la non-violence méthodique, fondements de la résilience.

La violence, qu’elle soit physique, verbale ou institutionnelle détruit le capital social, effraie l’investissement et dégrade le tissu communautaire. Les révolutions sociales dépourvues de projet économique rationnel mènent invariablement à des récessions plus sévères. La sagesse consiste à reconnaître que les solutions miracles venues d’ailleurs ou dictées par des slogans partisans conduisent inévitablement à d’amers échecs.

Pour surmonter ces intempéries, l’effort doit devenir horizontal : il s’agit de mobiliser le pouvoir d’agir des citoyens à travers des actions concrètes, pacifiques et structurantes.

Nous avons identifié quatre leviers citoyens pour l’action :

– basculer de la culture de la rente vers celle de l’initiative : pendant des décennies, le modèle tunisien a habitué le citoyen à tout attendre de l’État. Aujourd’hui, l’État n’en a plus les moyens financiers ;

– s’orienter vers le micro-entrepreneuriat et les coopératives : plutôt que de viser l’emploi public, la jeunesse doit s’organiser en coopératives agiles, ciblant les secteurs d’avenir : agriculture durable, économie circulaire, traitement de l’eau et le numérique en intégrant l’IA comme technologie incontournable ;

– mettre le cap sur la simplification citoyenne : les communautés locales peuvent instaurer des réseaux d’entraide pour contourner les lourdeurs administratives, notamment en mutualisant l’outillage agricole ou en organisant des circuits courts entre producteurs et consommateurs ;

– réinventer le lien communautaire et la solidarité locale : la force historique de la Tunisie réside dans la solidité de son tissu familial et social. Face à la crise, ce réseau doit se structurer de manière novatrice :

– s’orienter vers les tontines d’investissement et la micro-épargne : structurer des fonds de solidarité de quartier afin de financer des micro-projets locaux, sans dépendre de taux bancaires prohibitifs ;

– miser sur l’économie du partage : généraliser l’entraide pour la garde d’enfants, le covoiturage et le soutien scolaire gratuit, garantissant ainsi le niveau éducatif des enfants issus de milieux défavorisés ;

– réorienter la diaspora vers l’investissement d’impact : la communauté tunisienne à l’étranger transfère chaque année des devises essentielles à la subsistance des familles. Toutefois, cet appui ne doit plus se limiter à la simple consommation et s’orienter vers des investissements rentables. La diaspora peut structurer des fonds d’investissement à impact social pour soutenir directement les startups et PME dans les régions de l’intérieur (investisseurs citoyens et «business angels») ;

– transférer les compétences : organiser des programmes de mentorat à distance pour former les jeunes aux compétences les plus recherchées sur le marché international.

Exercer une citoyenneté responsable et éclairée

Bien naviguer à travers les intempéries sociales exige une transformation des comportements individuels au quotidien.

Consommation locale et raisonnée : privilégier les produits nationaux pour limiter la fuite des devises et soutenir l’agriculture comme l’artisanat locaux.

Sobriété énergétique et gestion de l’eau : face aux défis climatiques, l’adoption de gestes civiques rigoureux pour la préservation des ressources constitue un acte de patriotisme économique direct.

Il convient de souligner que plusieurs de ces recommandations font déjà l’objet d’initiatives sur le terrain. Il importe de les soutenir et de les auditer régulièrement afin d’en assurer la pérennité.

Le rôle de l’État à l’avenir

L’État doit demeurer le socle indéfectible de cet édifice. Son rôle consiste à moderniser les infrastructures et, surtout, à abroger les lois obsolètes tout en promulguant un cadre légal incitatif pour stimuler l’effort citoyen.

En soi, la tempête actuelle n’est ni une fatalité, ni une sentence de souffrances infinies. Elle constitue le signal brutal qu’un modèle épuisé doit céder la place à une société de responsabilité.

En plaçant la retenue, le travail collaboratif et la non-violence au cœur de leur démarche, les Tunisiens ont l’opportunité de prouver que la véritable souveraineté d’un peuple ne réside pas dans la rhétorique politique, mais dans sa capacité à se prendre en charge avec dignité et solidarité.

* Universitaire.

Note de l’auteur : En tant qu’universitaire retraité, mon analyse est affranchie de toute posture partisane ou idéologique. Mon unique objectif est d’examiner rigoureusement les dynamiques de la crise tunisienne afin de proposer un cadre citoyen et pragmatique.

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Eau du robinet : potable ou non ?

27. August 2026 um 15:39

L’eau du robinet porte en elle des contrastes : parfois claire et rafraîchissante; parfois incertaine, au gré des sources et des réseaux qui l’acheminent. Cette variabilité inquiète : le rapport national 2024 montre que près de la moitié des prélèvements ne respectent pas les normes chimiques, et plus d’un échantillon sur cinq échoue aux critères microbiologiques. Dans de nombreuses régions, la salinité dépasse 2 g/l, un niveau qui met à l’épreuve notre confiance en l’eau du robinet, d’autant qu’au‑dessus de 1 g/l la consommation devient déjà problématique.

La désinfection au chlore est un garde‑fou nécessaire pour protéger les familles contre les risques bactériens. Mais c’est un équilibre fragile : trop peu de chlore ouvre la porte aux contaminations, trop de chlore altère le goût de l’eau et nous rappelle que la sécurité a un prix sensoriel. L’intervalle optimal se situe entre 0,2 et 0,5 mg/L, un chiffre technique qui conditionne pourtant la tranquillité des ménages.

À la maison, beaucoup cherchent des solutions concrètes pour protéger leurs proches et retrouver une eau agréable. Les filtres à charbon actif adoucissent l’odeur et le goût du chlore, les filtres mécaniques de 5 microns retiennent les impuretés visibles, et le mélange d’eau dessalée (trois quarts) avec de l’eau du robinet (un quart) peut réduire la salinité sans recourir systématiquement à l’eau en bouteille. Les systèmes domestiques de dessalement offrent une réponse plus radicale aux sels dissous, mais ils restent onéreux et exigeants en entretien, un luxe que tout foyer ne peut se permettre.

Il faut garder à l’esprit que les filtres courants n’éradiquent pas la salinité : seule l’osmose inverse ou le dessalement s’en chargent, au coût énergétique et financier élevé. Cela renvoie la question au niveau collectif : l’entretien des réseaux de distribution, la surveillance régulière et les investissements publics sont indispensables pour garantir une eau sûre et digne.

Enfin, la conductivité électrique, indicateur discret mais précieux, révèle la présence d’ions et corrobore les analyses de salinité. Au‑delà des chiffres et des matériels, c’est une question de confiance et de responsabilité partagée : les autorités doivent assurer des services fiables, et chaque citoyen doit mesurer la valeur de cette ressource fragile pour nous-mêmes et pour les générations à venir.

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Pénurie d’eau minérale : un deuxième communiqué, les mêmes explications

27. August 2026 um 15:18

Dix jours à peine après sa première note explicative, la Chambre nationale syndicale de l’industrie des boissons non alcoolisées (CNSIBA) est repassée à l’offensive communicationnelle. Le constat qui s’impose à la lecture des deux textes est simple : rien n’a vraiment changé, ni dans le diagnostic ni dans les résultats sur le terrain, seul le ton se fait un peu plus insistant.

Le communiqué du 27 août reprend, presque mot pour mot, la trame de celui publié à la mi-août : la canicule, la hausse de la demande estimée à 30 %, l’épuisement du stock stratégique, les coupures d’électricité, et le démenti systématique de toute spéculation ou rétention organisée. Ce sont les mêmes causes, présentées avec les mêmes formules, pour une situation qui, dix jours plus tard, n’est toujours pas résolue. Si les explications n’ont pas varié d’un communiqué à l’autre, c’est peut-être aussi qu’aucune mesure concrète et vérifiable n’a été prise entre-temps pour changer la donne.

Comme lors de la première sortie, les coupures d’électricité sont mentionnées presque en passant, comme une simple coïncidence malheureuse, alors que plusieurs observateurs avaient déjà relevé, dès la mi-août, que ce facteur méritait un traitement bien plus approfondi que la chaleur estivale. Combien d’usines ont été concernées ? Pendant combien de jours cumulés ? Quel volume de production a été perdu ? Le communiqué ne répond à aucune de ces questions, alors qu’il s’agit précisément du seul facteur qui relève, en partie, de décisions publiques et non de la météo.

Des chiffres qui rassurent sur le papier, mais pas dans les rayons

La Chambre rappelle, comme la fois précédente, l’atomisation du secteur : 31 unités de production, aucun acteur ne dépassant 25 % de parts de marché, pour écarter toute hypothèse de position dominante. L’argument est recevable sur le plan structurel, mais il n’explique en rien pourquoi les rayons restent vides dans certaines régions plus de deux semaines après les premières alertes. Une structure de marché non concentrée n’empêche pas des déséquilibres locaux de distribution, et le communiqué reste muet sur les disparités régionales déjà documentées, y compris les interventions ponctuelles des autorités locales pour renflouer certains points de vente.

Le passage appelant les consommateurs à éviter les achats de précaution et à privilégier les « sources officielles d’information » interroge par son timing. Après deux communiqués et plusieurs semaines de tensions non résolues, demander aux citoyens de ne pas s’inquiéter revient à leur transférer une partie de la responsabilité d’une pénurie qu’ils n’ont pas créée, sans que la profession ne s’engage sur un calendrier de retour à la normale ni sur des indicateurs chiffrés et vérifiables permettant de mesurer les progrès.

Ce qui manque toujours

Aucun des deux textes ne fournit :

  • de données chiffrées précises sur les volumes produits, perdus ou distribués ;
  • de calendrier engageant pour un retour à la normale ;
  • de bilan sur les mesures concrètes prises depuis le premier communiqué ;
  • d’explication sur les écarts de traitement entre régions, alors que certaines ont bénéficié d’approvisionnements d’urgence pendant que d’autres restaient en tension.

Tant que ces éléments resteront absents, la répétition des mêmes éléments de langage risque surtout de nourrir la défiance qu’elle prétend dissiper.

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Carburants | Menace de grève des transporteurs pour les 23 et 24 septembre   

27. August 2026 um 14:08

Comme si, en pleine canicule estivale, les coupures fréquentes d’électricité et d’eau du robinet, les pénuries d’eau embouteillée, les longs retards des vols de la compagnie nationale Tunisair, entre autres désagréments, ne suffisaient pas au malheur des Tunisiens, voilà que l’on annonce, pour très bientôt, de longues files d’attente devant les stations d’essence pour remplir les réservoirs des voitures.  

Le département du secteur privé de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a émis, ce jeudi 27 août 2026, un préavis de grève pour le secteur du transport d’hydrocarbures, annonçant une grève sectorielle les 23 et 24 septembre 2026 sur tous les lieux de travail à travers le territoire national.

Les représentants des travailleurs du secteur, réunis hier mercredi au siège de l’UGTT sous la supervision du secrétaire général adjoint chargé du secteur privé et du secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, ont justifié cette grève par le non-respect, par les parties administratives, de l’application des accords antérieurs, notamment celui conclu le 2 mai 2019,ainsi que des obligations légales, principalement la couverture sociale auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), indique le préavis de grève, dont une copie a été adressée aux ministres des Affaires sociales, de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, de l’Intérieur, du Commerce et du Développement des exportations, ainsi qu’au ministre du Transport, au directeur des conflits du travail et de la promotion des relations professionnelles, au président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), au président de la Chambre nationale du transport de matières dangereuses (relevant de l’Utica) et aux représentants légaux des entreprises de transport de marchandises et d’hydrocarbures, précise encore le préavis de grève.

Si, donc, d’ici le 23 mai, rien ne serait fait pour régler ce problème, c’est que personne, parmi tous ces responsables, ne se soucie de soulager les Tunisiens des maux qui les accablent.

I. B.  

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Chaleur en entreprise | L’équipement compte autant que le programme

27. August 2026 um 11:07

Un événement d’entreprise prévu six mois à l’avance ne peut pas anticiper la météo du jour. Ce qu’il peut anticiper, c’est le matériel : où trouver de l’ombre, comment distribuer l’eau, et ce que chacun aura entre les mains pendant les heures les plus chaudes.

Les autorités sanitaires recommandent souvent de boire régulièrement avant même de ressentir la soif et de privilégier les activités douces pendant les fortes chaleurs. Cette consigne, simple sur le papier, se heurte souvent à un problème logistique : un point d’eau mal placé n’est tout simplement pas utilisé. 

Le matériel dépend du programme, pas l’inverse 

Un déjeuner sur une terrasse et une après-midi au bord d’un lac n’appellent pas le même équipement. Pour une activité aquatique, chaque participant doit savoir ce qu’il apporte et ce qui est fourni sur place. Des Serviettes de plage personnalisées de Loopper peuvent par exemple servir à identifier le linge distribué à chaque équipe et à éviter les échanges entre participants.

Le choix d’un tel objet se fait sur des critères concrets : taille, absorption, temps de séchage, conditions de lavage. Le marquage répond à un besoin d’organisation, pas l’inverse. Un objet choisi uniquement parce qu’il est facile à distribuer finit souvent dans un sac, oublié dès le retour au bureau. 

Ce que reçoivent les participants doit servir à quelque chose 

La même logique s’applique à tout objet remis en fin de journée. Les cadeaux d’entreprise ont davantage de sens lorsqu’ils correspondent à l’activité vécue ou répondent à un besoin identifié sur place, plutôt qu’à un choix générique. 

Quatre questions permettent de trancher avant toute commande :

● À quel moment l’objet sera-t-il utilisé ? 

● Les participants doivent-ils le transporter toute la journée ? 

● Remplace-t-il quelque chose qu’ils auraient dû apporter eux-mêmes ? 

● Sera-t-il encore utile après l’événement ?

Ces questions évitent de transformer une attention en contrainte supplémentaire pour l’invité. 

Les équipes présentes sur place sont exposées plus longtemps 

Les participants arrivent une fois l’installation terminée. Les techniciens, traiteurs et équipes d’accueil, eux, travaillent déjà depuis plusieurs heures, souvent avec un effort physique que les invités ne voient pas : monter du mobilier, transporter du matériel, installer une scène. 

L’INRS recommande, pour ces situations, d’augmenter la fréquence des pauses, de fournir une source d’eau fraîche et d’aménager de véritables espaces de repos. Une ouverture au public à neuf heures peut ainsi imposer une installation dès six heures, avec les mêmes besoins en ombre et en eau qui doivent être disponibles à ce moment-là, avant même l’arrivée du premier invité. 

Le bilan porte sur l’usage, pas sur le confort ressenti 

Une journée sans coup de chaud ne prouve pas que le dispositif était bien pensé. Le bilan utile porte sur des faits vérifiables : quantité d’eau réellement consommée, zones d’ombre les plus fréquentées, matériel utilisé ou resté dans les cartons. 

La vigilance canicule de Météo-France donne un cadre objectif pour fixer, en amont, le seuil à partir duquel le programme doit changer. Poser cette limite avant l’envoi des invitations évite d’improviser une décision une heure avant l’arrivée des premiers participants. 

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Pénurie de diesel en Europe profite au Mexique

27. August 2026 um 10:30

La pénurie de diesel en Europe contraint les importateurs à diversifier leurs sources d’approvisionnement. Pour la première fois depuis sept ans, des cargaisons de diesel mexicain prennent la direction du marché européen, dans un contexte marqué par la baisse des exportations russes et les perturbations de l’offre mondiale.

Le marché européen du diesel connaît une tension croissante. Les difficultés d’approvisionnement poussent les négociants à rechercher de nouvelles sources, y compris auprès de fournisseurs jusqu’ici peu présents sur le marché européen. Cette situation intervient alors que les exportations russes de diesel restent fortement limitées…

Dans ce contexte, des cargaisons de diesel mexicain sont désormais destinées à l’Europe, selon un rapport de Reuters publié le 26 août, une situation qui n’avait plus été observée depuis environ sept ans. Cette évolution illustre la profondeur des tensions sur le marché des distillats. L’Europe ne cherche plus seulement à remplacer les volumes russes, elle doit également compenser une offre mondiale plus tendue et une concurrence accrue entre les différents marchés importateurs.

Le marché européen subit également les conséquences de la réorientation des flux énergétiques. Les importations de carburéacteur ont fortement augmenté afin de compenser la diminution des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient, tandis que les volumes de diesel restent plus difficiles à sécuriser…

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