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Tunisie : Le carburant sera de nouveau disponible normalement dès samedi

28. August 2026 um 20:02

Le ravitaillement des stations-service devrait retrouver un rythme normal dès samedi 29 août, selon le PDG d’Agil, Khaled Bettine. Des quantités importantes de carburants doivent être injectées dans les stations à partir de vendredi soir, alors que l’affluence provoquée par les craintes de pénurie a entraîné des tensions dans plusieurs points de vente. Mais si la situation immédiate semble devoir se stabiliser, le dossier social reste ouvert : les transporteurs de carburants ont officiellement déposé un préavis de grève pour les 23 et 24 septembre 2026.

Des quantités supplémentaires dès vendredi soir

Dans une déclaration à l’agence TAP, Khaled Bettine a assuré que les carburants sont disponibles et que les stocks ne posent aucun problème.

Une cargaison était en cours de déchargement à Bizerte vendredi, tandis que des quantités étaient disponibles dans les dépôts d’Agil à Radès et à Skhira. Une autre cargaison était également en cours d’importation.

Agil prévoit d’intensifier les opérations de distribution. Des camions doivent acheminer de l’essence et du gasoil depuis Radès et Skhira vers les différentes stations-service du pays.

L’objectif affiché est un retour à un rythme normal d’approvisionnement dès samedi.

Une ruée provoquée par les craintes de grève

Pour Khaled Bettine, les difficultés observées dans certaines stations ne résultent pas d’une pénurie nationale de carburants, mais principalement de la ruée des automobilistes après la circulation d’informations concernant une éventuelle grève des transporteurs.

Cette hausse brutale de la demande aurait entraîné l’épuisement rapide des stocks dans plusieurs stations.

Agil affirme par ailleurs avoir continué, au cours des derniers mois, à approvisionner régulièrement le marché et assure que ses contrats avec les fournisseurs internationaux restent en vigueur.

Le souvenir du mouvement surprise du 20 août

Cette tension intervient après un premier épisode de perturbation, le 20 août, lorsque des chauffeurs de camions-citernes avaient observé un mouvement surprise qui avait affecté la sortie des véhicules dans les zones pétrolières de Radès et de Skhira.

Le mouvement avait été levé le même jour et l’approvisionnement avait ensuite repris. Agil avait alors assuré que la situation était revenue à la normale.

Khaled Bettine qualifie aujourd’hui ce mouvement de spontané et soudain, sans annonce préalable, et indique que des discussions sont en cours pour traiter progressivement les revendications des chauffeurs.

Une nouvelle grève officiellement programmée

Le problème n’est toutefois pas définitivement réglé. Le département du secteur privé de l’UGTT a officiellement déposé jeudi 27 août un préavis de grève dans le secteur du transport des carburants pour les 23 et 24 septembre. Le mouvement doit concerner les entreprises de transport de carburants sur l’ensemble du territoire national.

Le préavis intervient après une réunion des représentants des travailleurs tenue le 26 août. Les syndicats dénoncent notamment le non-respect d’accords antérieurs, ainsi que des problèmes liés aux obligations sociales et à la couverture auprès de la CNSS. L’application de l’accord conclu le 2 mai 2019 figure également parmi les revendications avancées.

L’UGTT laisse ainsi près d’un mois aux différentes parties pour parvenir à un accord et éviter l’exécution de cette grève.

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Carburants | Menace de grève des transporteurs pour les 23 et 24 septembre   

27. August 2026 um 14:08

Comme si, en pleine canicule estivale, les coupures fréquentes d’électricité et d’eau du robinet, les pénuries d’eau embouteillée, les longs retards des vols de la compagnie nationale Tunisair, entre autres désagréments, ne suffisaient pas au malheur des Tunisiens, voilà que l’on annonce, pour très bientôt, de longues files d’attente devant les stations d’essence pour remplir les réservoirs des voitures.  

Le département du secteur privé de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a émis, ce jeudi 27 août 2026, un préavis de grève pour le secteur du transport d’hydrocarbures, annonçant une grève sectorielle les 23 et 24 septembre 2026 sur tous les lieux de travail à travers le territoire national.

Les représentants des travailleurs du secteur, réunis hier mercredi au siège de l’UGTT sous la supervision du secrétaire général adjoint chargé du secteur privé et du secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, ont justifié cette grève par le non-respect, par les parties administratives, de l’application des accords antérieurs, notamment celui conclu le 2 mai 2019,ainsi que des obligations légales, principalement la couverture sociale auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), indique le préavis de grève, dont une copie a été adressée aux ministres des Affaires sociales, de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, de l’Intérieur, du Commerce et du Développement des exportations, ainsi qu’au ministre du Transport, au directeur des conflits du travail et de la promotion des relations professionnelles, au président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), au président de la Chambre nationale du transport de matières dangereuses (relevant de l’Utica) et aux représentants légaux des entreprises de transport de marchandises et d’hydrocarbures, précise encore le préavis de grève.

Si, donc, d’ici le 23 mai, rien ne serait fait pour régler ce problème, c’est que personne, parmi tous ces responsables, ne se soucie de soulager les Tunisiens des maux qui les accablent.

I. B.  

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Carburants : Agil rassure sur les stocks, malgré la grève annoncée des transporteurs

27. August 2026 um 08:45

Alors que l’annonce d’une grève des transporteurs de carburants les 23 et 24 septembre a ravivé les craintes de pénurie et provoqué des files d’attente dans certaines stations, Agil se veut rassurante. Son PDG, Khaled Bettine, a affirmé mercredi soir qu’aucune pénurie n’était enregistrée et que les dépôts de l’entreprise à Radès et Skhira disposaient de quantités suffisantes de carburant. Il précise que les livraisons vers les stations-service se poursuivent normalement, tout en s’exprimant sur les stocks et les opérations d’Agil, et non sur ceux de l’ensemble des distributeurs.

Agil assure que ses stocks sont suffisants

Intervenant sur Mosaïque FM mercredi 26 août à 21h40, Khaled Bettine a démenti l’existence d’un problème d’approvisionnement ou d’une pénurie de carburants. Le PDG d’Agil affirme que les réserves de l’entreprise dans les dépôts de Radès et de Skhira sont suffisantes et que l’approvisionnement des stations se déroule à un rythme normal.

Cette mise au point intervient quelques heures après la décision de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques d’observer une grève de deux jours dans le secteur du transport des carburants, les 23 et 24 septembre 2026. Le préavis doit être émis ce jeudi 27 août, laissant encore près d’un mois aux négociations pour tenter d’éviter le mouvement.

La déclaration d’Agil constitue donc, à ce stade, un élément rassurant pour les automobilistes : aucune pénurie n’est signalée dans les stocks de l’entreprise et les opérations de livraison se poursuivent normalement.

Mais cette assurance doit être correctement circonscrite. Les propos de Khaled Bettine portent sur Agil et ses propres dépôts. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de conclure à une disponibilité identique des stocks chez l’ensemble des sociétés de distribution présentes sur le marché tunisien.

Une nouvelle grève après les perturbations du 20 août

L’inquiétude actuelle intervient dans un contexte encore marqué par les perturbations enregistrées le 20 août. Une grève surprise des chauffeurs de camions de transport de carburants avait alors paralysé la sortie des camions depuis la zone pétrolière de Radès et touché également la zone de Skhira. Le mouvement avait été levé après un accord et Agil avait annoncé la reprise de l’approvisionnement à son rythme normal.

Le lendemain, malgré cette reprise annoncée, plusieurs stations avaient encore connu une forte affluence et de longues files d’attente, certaines attendant l’arrivée des camions-citernes pour reprendre normalement leur activité.

C’est ce précédent qui explique en partie la réaction immédiate des automobilistes à l’annonce d’une nouvelle grève en septembre. À ce stade, toutefois, le mouvement n’est pas prévu pour les prochains jours et les négociations restent ouvertes.

Deux jours de grève prévus en septembre

La décision annoncée mercredi concerne les 23 et 24 septembre. Le secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, Selim Sehimi, a indiqué que le préavis devait être publié jeudi, tout en laissant entendre que des discussions pourraient encore permettre d’éviter la grève.

Les revendications des chauffeurs portent notamment sur l’application d’accords antérieurs, les conditions de travail et certaines questions liées à la couverture sociale et aux augmentations salariales.

Pour l’heure, le message d’Agil est donc clair : pas de pénurie dans ses dépôts de Radès et Skhira et poursuite normale des livraisons. La véritable question se posera surtout à l’approche des 23 et 24 septembre si aucun accord n’est trouvé entre-temps.

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Carburants : La grève des transporteurs finalement décidée pour les 23 et 24 septembre

26. August 2026 um 20:28

MISE A JOUR : JEUDI 27 AOÛT à 10H15

La grève des travailleurs du transport des carburants est désormais officiellement fixée aux mercredi 23 et jeudi 24 septembre 2026 dans l’ensemble des lieux de travail du secteur en Tunisie. Un préavis de grève sectorielle a été adressé jeudi 27 août aux ministères concernés, à l’UTICA et aux représentants des entreprises de transport de marchandises et d’hydrocarbures.

Le transport des carburants se dirige vers une nouvelle grève en Tunisie. Alors que la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques démentait encore mercredi matin l’existence d’un préavis ou d’un mouvement imminent, les représentants des chauffeurs ont finalement décidé, après une réunion tenue dans la journée, d’observer une grève de deux jours les 23 et 24 septembre 2026.

Un retournement en quelques heures

La situation a évolué rapidement mercredi. Dans la matinée, le secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, Selim Sehimi, avait démenti l’existence d’un préavis de grève dans le transport des carburants.

Cette position était alors conforme à la situation à ce moment précis : aucun préavis n’avait encore été émis. La Fédération rappelait toutefois que plusieurs revendications professionnelles demeuraient en suspens.

À l’issue d’une réunion tenue mercredi avec les représentants des chauffeurs, la décision d’engager une nouvelle mobilisation a finalement été prise. Les syndicats ont fixé les dates des 23 et 24 septembre, tandis que le préavis doit être émis jeudi 27 août.

Pourquoi attendre près d’un mois ?

Le choix d’une date aussi éloignée n’est pas anodin. Selon les déclarations de Selim Sehimi aujourd’hui à Jawhara FM, les représentants syndicaux souhaitent profiter de cette période pour laisser davantage de temps aux négociations.

Le délai retenu dépasse ainsi largement le minimum réglementaire de dix jours. L’objectif est de permettre aux différentes parties de trouver une issue au conflit avant le début de la grève.

Sehimi a également affirmé que la Fédération restait ouverte au dialogue. Selon lui, une grande majorité des préavis de grève finissent d’ailleurs par aboutir à un accord et à l’annulation du mouvement.

La grève décidée pour septembre apparaît donc, à ce stade, comme un moyen de pression destiné à faire avancer les négociations plutôt que comme un mouvement déjà inéluctable.

Des revendications toujours en suspens

Le conflit porte notamment sur l’application d’engagements inscrits dans un procès-verbal datant de 2018, ainsi que sur la régularisation des cotisations sociales auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Les travailleurs avaient déjà suspendu leur précédent mouvement après l’intervention de représentants de l’UGTT, qui avait permis de rétablir le dialogue avec les différentes parties.

Cette suspension n’a toutefois pas permis, jusqu’à présent, de parvenir à un règlement définitif des revendications.

La nouvelle menace intervient moins de deux semaines après la mobilisation surprise du 20 août, qui avait fortement perturbé le transport des carburants et l’approvisionnement de plusieurs stations-service avant d’être levée dans la soirée.

Cette première mobilisation avait déjà montré la capacité du conflit à provoquer rapidement des perturbations dans la distribution des carburants.

Mercredi matin encore, Webdo rapportait l’absence de préavis et le maintien du blocage des discussions avec la tutelle.

Quelques heures plus tard, le scénario a donc changé.

Un mois pour éviter une nouvelle paralysie

La décision de fixer la grève aux 23 et 24 septembre donne désormais aux autorités, aux employeurs et aux représentants syndicaux plusieurs semaines pour tenter de parvenir à un accord.

Pour les automobilistes et les entreprises dépendantes du transport routier des carburants, l’enjeu est important : après la perturbation du 20 août, une nouvelle mobilisation pourrait de nouveau affecter les livraisons vers les stations-service.

Mais contrairement à la mobilisation surprise du mois d’août, le mouvement de septembre est cette fois annoncé à l’avance. Le délai laissé aux négociations pourrait donc permettre d’éviter la grève si un accord intervient avant les 23 et 24 septembre.

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Transporteurs de carburants : Accord ou nouveau préavis de grève ce vendredi ?

21. August 2026 um 11:03

La grève surprise des transporteurs de carburants, déclenchée jeudi avant d’être levée quelques heures plus tard, n’aura donc été qu’un avertissement. Une réunion de négociation est prévue ce vendredi 21 août pour examiner les revendications des chauffeurs. À l’issue de cette rencontre, deux scénarios sont désormais sur la table : un accord permettant de tourner la page, ou l’ouverture d’une procédure pouvant conduire à une nouvelle grève, cette fois précédée d’un préavis légal de dix jours.

Une mobilisation qui a pris l’UGTT de court

Le mouvement de jeudi présente une particularité : il n’avait pas été décidé par les structures de l’UGTT, selon Salouen Smiri, secrétaire général adjoint de la centrale syndicale et secrétaire général de la Fédération de la pétrochimie.

Intervenant vendredi matin sur Jawhara FM, le responsable syndical a expliqué que les structures syndicales avaient découvert le mouvement au même moment que les autres acteurs. La mobilisation serait partie de chauffeurs protestant contre plusieurs difficultés sociales et professionnelles.

Une fois informée, la fédération a pris contact avec ses structures syndicales et différents responsables, notamment le président-directeur général de la Société nationale de distribution des pétroles (SNDP-Agil), afin de rétablir le dialogue et permettre la reprise du travail.

L’activité a finalement repris jeudi, mais cette issue rapide ne signifie pas que les revendications ont disparu.

Des revendications qui dépassent le seul salaire

Selon Salouen Smiri, la colère des chauffeurs est alimentée par des conditions de travail particulièrement difficiles. Le responsable syndical affirme que certains conducteurs peuvent travailler 15, 16, voire 18 heures par jour.

À cette question du temps de travail s’ajoutent des problèmes liés à la couverture sociale. Selon le responsable syndical, certains chauffeurs découvriraient, lorsqu’ils ont besoin de soins pour eux-mêmes ou leurs familles, que leur carnet de soins est bloqué alors même que les cotisations sont prélevées sur leurs rémunérations.

Le dossier ne serait par ailleurs pas nouveau. Les discussions entre les différentes parties dureraient depuis plus d’un an, tandis que les revendications portent notamment sur l’application d’accords antérieurs, dont un procès-verbal datant de 2018, ainsi que sur les majorations salariales.

Le mouvement de jeudi apparaît ainsi moins comme une revendication isolée que comme l’aboutissement d’un mécontentement accumulé.

C’est désormais la réunion de ce vendredi qui doit permettre de mesurer la capacité des parties à sortir du face-à-face.

Selon Salouen Smiri l’émission d’un préavis de grève changerait sensiblement la nature du conflit. Contrairement au mouvement surprise de jeudi, une nouvelle grève devrait s’inscrire dans la procédure prévue par le Code du travail.

L’article 376 bis prévoit qu’une décision de grève doit être précédée d’un préavis de dix jours, adressé à l’autre partie ainsi qu’au Bureau régional de conciliation ou, à défaut, à l’Inspection régionale du travail territorialement compétente. Le même article prévoit également l’approbation de la centrale syndicale ouvrière.

Autrement dit, le scénario d’une nouvelle paralysie ne serait pas immédiat. Mais si les négociations échouent, le conflit pourrait entrer dans une phase beaucoup plus formelle.

Le précédent des files devant les stations

L’enjeu dépasse largement les seuls transporteurs. La mobilisation de jeudi a montré à quelle vitesse une perturbation du transport des carburants peut produire un effet psychologique sur les automobilistes.

Le blocage des mouvements des transporteurs dans la zone pétrolière de Radès a rapidement fait naître des craintes sur l’approvisionnement des stations-service. Des files d’attente se sont formées dans le Grand Tunis puis dans d’autres régions, certains automobilistes cherchant à remplir leur réservoir par précaution.

La situation a ainsi illustré une mécanique désormais connue : l’incertitude sur l’approvisionnement peut provoquer une ruée avant même qu’une pénurie généralisée ne soit établie.

La reprise du travail a permis d’éviter, jeudi, qu’une perturbation de quelques heures ne se transforme en crise prolongée. Mais elle n’a pas réglé le dossier social.

Pour les automobilistes comme pour les acteurs de la distribution pétrolière, la différence est loin d’être théorique : une journée de mobilisation surprise a suffi à créer la panique dans plusieurs stations. Un conflit annoncé et prolongé pourrait avoir des conséquences autrement plus importantes.

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