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La Tunisie voit grand au « London Tech Week 2026 »

09. Juni 2026 um 18:15

Une délégation de plus de 20 startups et entreprises numériques tunisiennes prennent actuellement part au salon de la tech mondiale  « London Tech Week 2026  » qui se tient du 8 au 12 juin à Londres, au Royaume Uni.

La délégation conduite par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) et la Chambre de commerce tuniso-britannique (TBCC) représente la deuxième participation nationale à ce rendez-vous technologique international. Le pavillon tunisien sert de vitrine à des thématiques de pointe telles que l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la FinTech et la Health-Tech.

Cette participation vise à renforcer la visibilité internationale des entreprises technologiques nationales, à leur permettre de nouer des partenariats stratégiques et à positionner la Tunisie comme un hub technologique émergent reliant l’Europe, l’Afrique et le monde arabe.

Au programme de la participation tunisienne, des sessions de réseautage avec la diaspora tunisienne au Royaume-Uni (9 juin) et des panels sur le leadership féminin dans les nouvelles technologies (10 juin) dans l’objectif de créer des ponts durables entre les talents tunisiens et les réseaux internationaux. Le 10 juin, les entrepreneurs tunisiens présenteront leurs solutions disruptives directement à des capital-risqueurs et partenaires corporatifs de premier plan sur la scène internationale.

Cette initiative s’appuie sur des relations économiques en pleine croissance entre la Tunisie et le Royaume-Uni, favorisées par l’Accord d’association tuniso-britannique entré en vigueur en 2021, qui stimule les investissements dans les secteurs à haute valeur ajoutée. Elle bénéficie du soutien du projet « Startups et PME innovantes », financé par la Banque mondiale et mis en œuvre par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) via Smart Capital, selon l’organisation patronale.

London Tech Week est un événement technologique de premier plan qui rassemble des leaders de l’industrie, des innovateurs et des passionnés du monde entier. Il propose une gamme variée de sessions, d’ateliers et de conférences animés par des experts et des professionnels de tous horizons.

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IA : la guerre technologique fait trembler les semi-conducteurs

09. Juni 2026 um 16:43

La compétition internationale autour de l’IA s’intensifie de plus en plus, jusqu’à la saturation des capacités de production du leader mondial de fabrication des semi-conducteurs. A savoir les circuits ou les unités électroniques essentiels qui font partie intégrante des appareils et systèmes électroniques composés des dispositifs de mémoire, des dispositifs logiques, etc.

Che-Chia Wei, le PDG de Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), leader mondial des semi-conducteurs selon le site les numériques, a déclaré lors de l’assemblée annuelle des actionnaires de l’entreprise que celle-ci n’arrivait à satisfaire qu’une partie de la demande élevée. « Nous faisons tout notre possible pour éviter que TSMC ne devienne un goulot d’étranglement », rassure-t-il.

Ce marché est en croissance potentielle évaluée à 598,06 milliards de dollars en 2025 et devrait passer de 659,66 milliards de dollars en 2026 à 1 477,06 milliards de dollars d’ici 2034, selon les prévisions du cabinet d’études de marché Fortune Business Insights. Mais selon une autre étude, ces projections pourraient même être sous-évaluées, car le marché a déjà atteint 792 milliards de dollars en 2025. Enregistrant ainsi une croissance de 25,6 % par rapport à 2024, la plus forte depuis 2021.

Revenons à cette inquiétude du secteur pour souligner que cette crise ne touche pas seulement les puces. Selon les experts, la demande explosive des centres d’entraînement d’IA provoque une pénurie généralisée de mémoire RAM et une forte augmentation de leurs prix, atteignant jusqu’à cinq fois plus pour certains modèles depuis l’été dernier.

Cette pénurie est exacerbée par les tensions que se livrent, principalement, la Chine et les États-Unis. Avec un enjeu immense : qui contrôle la fabrication des puces pourrait, à terme, dicter les règles du jeu de l’IA mondiale.

Mais où en est le Maghreb dans tout cela ?

Le 12 avril 2025, le Centre de Développement des Technologies Avancées (CDTA) annonçait la fabrication de la première puce électronique algérienne, dont l’enjeu est industriel, politique et sécuritaire. Et ce n’est pas tout. Selon le site web weartech.africa, citant le ministère algérien de l’Enseignement supérieur, l’Algérie a inauguré à Sidi Abdellah près d’Alger, lundi 8 juin 2026, son premier centre dédié à l’enseignement virtuel et à l’IA.

Quid de la Tunisie ?

Une étude de l’ITCEQ publiée en mai 2026 montre un décalage important entre les intentions et les réalisations : 86 % des entreprises considèrent l’intelligence artificielle et les technologies avancées comme un levier d’innovation. Mais seulement 19 % déclarent avoir concrètement développé des projets innovants, face à des obstacles financiers et de compétences. Avec seulement 7,8 % d’entreprises à forte maturité digitale, l’ITCEQ recommande des audits technologiques, des formations certifiantes en IA et la modernisation des systèmes ERP/CRM.

Il préconise également de renforcer les financements publics, d’investir dans la veille technologique et de promouvoir l’agilité organisationnelle. Ces actions visent à faire de l’intelligence artificielle un levier de compétitivité et de transformation durable du tissu économique tunisien.

Meriem Ben Ali

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Ridha Chkoundali : « La politique monétaire seule ne suffira pas face à l’inflation »

09. Juni 2026 um 13:09

Le taux d’inflation annuel en Tunisie est resté stable en mai 2026 à 5,5 %, un niveau identique à celui d’avril. Sur les cinq premiers mois de l’année, l’inflation atteint 5,2 %, en léger repli par rapport aux 5,7 % enregistrés sur la même période en 2025. Toutefois, cette stabilité masque une inversion de tendance : après une phase de ralentissement, l’inflation repart à la hausse, passant de 4,8 % en janvier 2026 à 5,5 % en mai, sous l’effet conjugué de tensions internes et externes.

 
Dans un post publié sur son compte officiel du réseau social Facebook, l’économiste Ridha Chkoundali souligne que le contexte inflationniste s’est modifié. Alors qu’en 2025 l’inflation avait reculé de 6 % en janvier à 5,4 % en mai, l’année 2026 enregistre une progression continue. Cette dynamique est alimentée par les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, qui laisse présager de nouvelles hausses des prix, notamment pour les produits alimentaires et agricoles. L’augmentation du prix de l’énergie et des engrais, ainsi que la dépendance aux importations d’ammoniac transitant par le détroit d’Ormuz, pèsent sur les coûts de production.

Les produits de première nécessité enregistrent des hausses sensibles en mai 2026 : les viandes progressent de 18,2 %, les fruits de 11 %, les poissons de 10,6 %, les légumes de 9 %. Les biens non alimentaires ne sont pas épargnés : les vêtements augmentent de 9,6 %, les chaussures de 9 %, les loisirs et la culture de 6,5 %. Les frais d’éducation préscolaire et primaire s’élèvent de 6,7 %, ceux du secondaire de 6,3 %. Les services hôteliers bondissent de 15,6 %, rendant particulièrement coûteux tout recours à ces prestations en période estivale.

L’analyse sur les cinq premiers mois cumulés, comparée à la même période de 2025, confirme une accélération des prix pour les viandes (de 13,8 % à 14,9 %), les fruits (de 13,9 % à 15,6 %), l’éducation préscolaire et primaire (de 4 % à 6,7 %) ainsi que les services hôteliers (de 8,5 % à 13,6 %). Ces évolutions indiquent une poursuite attendue de la hausse, à défaut de mesures correctrices.

Sur une période longue de onze ans, de mai 2015 à mai 2026, les prix ont augmenté de 96 % en moyenne. Un bien à dix dinars en 2015 en vaut désormais vingt. Cette hausse s’est accentuée lors des cinq dernières années (+41 %) par rapport à la période 2015-2021 (+39 %). Durant les cinq premières années, les ménages pouvaient recourir au crédit bancaire ou au paiement échelonné. Depuis 2021, avec la nouvelle loi sur les chèques et le resserrement de la politique monétaire, ces options sont devenues moins accessibles, rendant l’inflation plus douloureuse.

L’impact sur le pouvoir d’achat est particulièrement visible sur les produits de base. Le prix de la viande d’agneau, par exemple, a grimpé de 188 % en onze ans, passant de 27 dinars le kilo en mai 2015 à 40 dinars en mai 2021, puis à 65 dinars en mai 2026. Les fruits ont augmenté de 163 % sur la même période : un kilo d’abricots vendu 2,5 dinars en 2015 valait 4 dinars en 2021, contre environ 7 dinars en 2026.

Face à cette trajectoire ascendante, la Banque centrale de Tunisie observe une position prudente. Elle a renoncé à réduire son taux directeur et n’exclut pas de l’augmenter lors de ses prochaines réunions. L’économiste Ridha Chkoundali relativise cette approche : l’inflation actuelle ne provient pas d’une surchauffe de la consommation des ménages, mais d’une offre insuffisante, d’un climat des affaires peu incitatif à l’investissement, ainsi que des emprunts excessifs de l’État à des fins essentiellement consommatrices. Il s’y ajoute une inflation importée liée aux tensions géopolitiques, notamment pour les engrais.

L’analyse des données de mai 2026 fait apparaître plusieurs évolutions structurelles. La stabilité de l’inflation générale cache une résurgence de l’inflation alimentaire, plus pénalisante pour les ménages tunisiens, en particulier les classes moyennes et modestes, chez qui la part des dépenses alimentaires dépasse le poids de ce poste dans la statistique officielle. L’inflation reste avant tout portée par les coûts de production, la faiblesse de l’offre locale, les problèmes d’approvisionnement et les perturbations du commerce international. Les hausses des prix des viandes, des poissons, des fruits et des légumes ne relèvent plus seulement de facteurs saisonniers mais de causes structurelles : cherté des aliments pour bétail, réduction du cheptel, sécheresse, coût de l’irrigation et de la main-d’œuvre, ainsi que problèmes de distribution.

Par ailleurs, l’inflation des services s’accélère, avec des hausses du loyer (5,7 %), des loisirs (6,5 %), de l’éducation de base (6,7 %) et des services hôteliers (15,9 %). Ce phénomène est plus difficile à inverser, car les services sont sensibles aux salaires, aux coûts d’exploitation et à la fiscalité.

L’écart entre la hausse des prix (+96 % depuis 2015) et l’évolution des salaires, qui n’a pas suivi le même rythme, explique le sentiment de dégradation du pouvoir d’achat, bien au-delà de ce qu’indique un taux d’inflation officiel de 5,5 %.

Pour le second semestre de 2026, un risque supplémentaire apparaît. La poursuite du conflit au Moyen-Orient pourrait provoquer trois chocs simultanés : hausse des prix du pétrole, renchérissement des engrais et de l’ammoniac, ainsi que l’augmentation mondiale des céréales et aliments pour bétail. Dans ce cas, l’inflation importée menacerait de l’emporter sur les facteurs internes.

Les indicateurs de mai 2026 indiquent ainsi non seulement un niveau d’inflation élevé, mais un changement de sa nature : retour à une tendance haussière après une année de baisse, concentration sur les produits alimentaires essentiels, ancrage accru de l’inflation des services, causes devenues structurelles, incapacité de la seule politique monétaire à y remédier et vulnérabilité aux tensions géopolitiques.

Au final, le défi pour les autorités tunisiennes ne consiste plus simplement à réduire l’inflation, mais à relancer la production et l’investissement pour améliorer l’offre locale. Faute de quoi l’inflation risque de s’installer durablement au-dessus de 5 %.

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Magasin Général dégage 5,27 millions de dinars de bénéfice

09. Juni 2026 um 12:06

Magasin Général a renoué avec les bénéfices en 2025, enregistrant un résultat net de 5,27 millions de dinars; contre une perte de 3,74 millions l’année précédente. La société est portée par une hausse de ses revenus et une baisse de ses charges financières.

La compagnie de grande distribution, qui compte un réseau de 104 points de vente à la fin de l’année 2025, soumettra ses indicateurs financiers à l’approbation de son Assemblée générale ordinaire prévue le 19 juin 2026.

Le chiffre d’affaires global de l’entreprise a progressé pour atteindre 1,199 milliard de dinars contre 1,079 milliard en 2024. Ce qui représente une augmentation de près de 120 millions de dinars. Les ventes de marchandises constituent l’essentiel de ces produits avec une contribution de 1,161 milliard de dinars sur la période.

De son côté, la performance opérationnelle affiche une dynamique similaire puisque le résultat d’exploitation s’est établi à 15,20 millions de dinars en 2025. Soit en hausse par rapport aux 10,16 millions enregistrés au cours de l’exercice précédent. Cette amélioration intervient malgré une augmentation des charges de personnel, passées de 84,22 millions de dinars à 93,92 millions de dinars. Et ce, sous l’effet notamment de la hausse des effectifs consécutive à l’entrée en vigueur de la loi portant interdiction de la sous-traitance.

Ainsi, le redressement financier s’explique principalement par l’allègement des charges financières nettes. Lesquelles ont chuté de 14,44 millions de dinars en 2024 à 5,10 millions de dinars en 2025. D’ailleurs, la direction attribue cette baisse de plus de 9 millions de dinars à la non-obtention de nouveaux crédits ainsi qu’à l’impact positif de l’augmentation de capital réalisée en 2023, qui a permis d’optimiser la trésorerie et de réduire les intérêts liés aux comptes courants et aux dépôts

Au bilan, les capitaux propres de la société s’élèvent à 87,98 millions de dinars après imputation du résultat, contre 82,27 millions de dinars fin 2024. Le total des actifs se stabilise à 710,16 millions de dinars. Tandis que le résultat de base par action repasse en territoire positif à 0,334 dinar; contre une valeur négative de 0,237 dinar un an plus tôt.

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Marokko – Die Energiewende zwischen Ausbauzahlen und Energiealltag

Von: maghreb
09. Juni 2026 um 11:02

EnergieTrotz international beachteter Solar- und Windprojekte decken erneuerbare Energien bislang nur einen kleinen Teil des gesamten Energiebedarfs. Eine Bilanz zum Ende der fünfjährigen Regierungsperiode im Sommer 2026 zeigt die Herausforderungen, die zwischen ambitionierten Ausbauzielen und der tatsächlichen Transformation des Energiesystems bestehen. Rabat – Wenn Marokkos Regierung im Sommer 2026 zum Ende der laufenden Legislaturperiode Bilanz […]

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Claude : l’IA qui a creusé un trou de 500 millions $ dans une entreprise

09. Juni 2026 um 10:58

Cinq cents millions de dollars. C’est le montant qu’une entreprise, dont l’identité n’a pas été divulguée, aurait découvert sur sa facture mensuelle après avoir déployé Claude sans aucune restriction d’usage auprès de ses équipes. L’information, révélée par un consultant spécialisé en intelligence artificielle, illustre avec une brutalité rare ce qui arrive lorsque des outils de calcul sont mis entre n’importe quelles mains sans contrôle budgétaire préalable.  

À l’origine du dérapage : une omission en apparence bénigne. Les responsables n’auraient défini aucun seuil maximal sur les accès accordés aux collaborateurs. Sans plafond, chaque salarié a pu solliciter le système à sa guise, sans limite de fréquence ni de volume.

Résultat : en trente jours, la note a atteint des proportions que beaucoup auraient jugées impossibles. L’ardoise se monterait à 1 demi-milliard de dollars.

Ce cas extrême traduit pourtant une dynamique bien documentée dans le secteur. Nombreuses sont les organisations qui encouragent actuellement leurs effectifs à recourir massivement à l’IA. Cette incitation s’est même dotée d’un terme technique : le tokenmaxxing, soit la course à la consommation maximale de jetons de calcul.

La pression exercée sur les employés les pousse à multiplier les requêtes, souvent sans réflexion sur leur pertinence ni sur leur coût.

Chefs d’entreprise, soyez prudents en souscrivant à une licence pour l’intégration de l’IA dans votre entreprise.

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Kristalina Georgieva avertit : le monde n’est pas préparé à des chocs successifs

09. Juni 2026 um 10:33

La directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a déclaré qu’après les crises successives de ces dernières années, le monde doit bâtir des fondations capables de résister à des chocs de plus en plus fréquents.

« Je crains que nous n’ayons pas encore pleinement intégré l’idée que le monde va évoluer ainsi », a déclaré lundi 8 juin Mme Georgieva dans le podcast Bloomberg Leaders… « Nous n’arriverons pas à un point où les chocs disparaîtront », a-t-elle ajouté.

Mme Georgieva, qui dirige l’organisation basée à Washington depuis 2019, a traversé la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les tensions tarifaires et, plus récemment, le conflit au Moyen-Orient. Le FMI dispose d’une capacité de prêt d’un peu moins de 1 000 milliards de dollars et sa mission, comme elle l’a elle-même décrite, est de veiller à ce que les 191 États membres de l’organisation continuent de collaborer pour le bien commun de l’économie mondiale.

L’une des transformations majeures en cours est la diffusion de l’intelligence artificielle et son impact sur les marchés du travail et les économies locales. Dans ce contexte, Mme Georgieva a déclaré que des organisations, dont le FMI, n’ont pas su reconnaître les inégalités engendrées par la mondialisation et elle souhaite éviter que cela ne se reproduise avec l’intelligence artificielle.

« Collectivement, y compris le Fonds, nous avons sous-estimé la réaction négative à la mondialisation, due au fait que, certes, l’économie mondiale dans son ensemble se portait mieux, mais que de nombreuses communautés étaient fragilisées par les pertes d’emplois et le manque d’attention dont elles faisaient l’objet », a-t-elle expliqué. « Ce que je veux absolument éviter, c’est que la même chose se produise avec l’intelligence artificielle ».

Le Fonds actualisera ses perspectives économiques mondiales en juillet, après avoir revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l’année en avril, en raison du conflit au Moyen-Orient. L’organisation réalise également des évaluations annuelles des économies de ses États membres dans le cadre de sa mission de surveillance.

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ESG 2025 : Carthage Cement reste muette sur son empreinte carbone et sa consommation d’eau

09. Juni 2026 um 10:02

Carthage Cement, premier cimentier coté en Tunisie, a publié son rapport de durabilité 2025. Il s’agit de son premier exercice de reporting extra-financier. Le document couvre l’ensemble de ses sites. Il inclut la carrière et la cimenterie de Jebel Ressas, la centrale à béton de Bir El Kassaa, ainsi que le siège social. L’entreprise a établi ce rapport selon le guide ESG de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT).

 La consommation énergétique totale a atteint 5 304 115 gigajoules (GJ) en 2025. En effet, ce chiffre marque une baisse de 12,16 % par rapport aux 6 038 176 GJ enregistrés en 2024.

Cette diminution se décompose en deux postes. D’une part, la consommation thermique a baissé de 12,49 % (de 5 389 186 GJ à 4 716 235 GJ). D’autre part, la consommation électrique a reculé de 9,42 % (de 648 990 GJ à 587 881 GJ). Le mix énergétique repose sur quatre sources : le petcoke, le gaz naturel, le gasoil et l’électricité.

Par ailleurs, le volume extrait est passé de 4 623 626 tonnes en 2024 à 4 088 559 tonnes en 2025. Cela représente une baisse de 11,6 %. L’efficacité de production atteint 1,5 tonne de matières premières par tonne de ciment produite.

Cependant, le rapport ne publie aucune donnée chiffrée sur les émissions de CO₂. L’entreprise développe actuellement un système de mesure des gaz à effet de serre. Néanmoins, elle ne chiffre pas non plus les niveaux d’émissions de poussières (PM), d’oxydes d’azote (NOx) ni d’oxydes de soufre (SOx). La production de déchets atteint 361 tonnes en 2025. Ce total comprend 343 tonnes de déchets non dangereux et 18 tonnes de déchets dangereux. Ces derniers représentent 5 % du total. Actuellement, les déchets dangereux sont stockés en attendant des opérateurs autorisés. 

Pourtant, le rapport ne fournit aucune donnée sur la consommation ou le recyclage de l’eau. L’entreprise a identifié cet enjeu comme prioritaire pour sa feuille de route 2026-2028.

L’intégration des ex-sous-traitants fait bondir les effectifs

L’effectif total a progressé de 23 % en un an. Carthage Cement comptait 726 salariés en décembre 2024. Ce chiffre est passé à 892 en décembre 2025. Cette évolution s’explique principalement par l’intégration de 172 agents de sous-traitance. En effet, la loi n°9-2025 du 21 mai 2025 interdit désormais la sous-traitance de main-d’œuvre. À fin 2025, 889 salariés sur 892 bénéficient d’un CDI titularisé. Les trois derniers sont en période d’essai. Aucun contrat à temps partiel ni télétravail n’existe.

Le taux de rotation des effectifs bondit à 12,9 %. Ce taux était de 1,1 % en 2024. La hausse reflète les 176 entrées enregistrées sur l’exercice. Les départs se sont limités à 11 personnes. Le taux d’absentéisme atteint 2,12 % en 2025, contre 2,05 % en 2024. Le taux d’encadrage s’établit à 24,3 % en 2025, contre 30 % en 2024.

Les femmes restent très minoritaires

Elles représentent seulement 5,4 % de l’effectif total en 2025 (contre 6,2 % en 2024). Par catégorie professionnelle, elles constituent 16,1 % des cadres (35 sur 217), 0,5 % des agents de maîtrise (2 sur 403) et 2,6 % des agents d’exécution (7 sur 272). En revanche, les écarts de rémunération sont faibles. Le ratio de rémunération brute hommes/femmes s’établit à 1,003 pour les cadres et à 0,953 pour les agents d’exécution. La part des femmes managers atteint 21 %.

Sécurité et formation

Le taux de fréquence des accidents avec arrêt s’élève à 13,34 pour un million d’heures travaillées. Le taux de gravité atteint 172 jours perdus pour un million d’heures travaillées.

Aucune maladie professionnelle déclarée n’est recensée.

Par ailleurs, aucun jour de grève ni conflit n’a eu lieu en 2025. La couverture par des accords de négociation collective est de 100 %. L’entreprise a dispensé 8 206 heures de formation en 2025. Cela représente une moyenne de 9,2 heures par salarié. Le budget équivaut à 1 % de la masse salariale. Au total, 48 % des salariés ont bénéficié d’au moins une formation. La formation aux thèmes ESG a représenté 6 396 heures, soit 7,2 heures en moyenne par salarié. Le taux de promotions internes s’établit à 18 %.

Enfin, l’entreprise a accueilli 51 stagiaires. De plus, trois initiatives communautaires ont eu lieu en 2025. En février, Carthage Cement a distribué des paniers alimentaires à 15 familles de la zone de Morneg. En mars, elle a fait un don de vêtements à l’occasion de l’Aïd el-Fitr. Enfin, en septembre, elle a fourni des fournitures scolaires pour la rentrée 2025-2026.

Une gouvernance partiellement indépendante et féminisée à 33 %

Le Conseil d’administration compte neuf membres. Parmi eux, deux sont des administrateurs indépendants, soit 22 % du total. Un administrateur représente les actionnaires minoritaires. Les membres non exécutifs constituent 89 % du conseil, contre 11 % de membres exécutifs. Les fonctions de Président et de Directeur Général sont dissociées. Le Conseil s’est réuni à quatre reprises en 2025. La représentation féminine au sein du Conseil atteint 33 %. Dans les comités spécialisés, elle atteint 29 % en moyenne. Ces comités sont au nombre de quatre : Comité d’Audit, Comité Stratégique, Comité de Recrutement et de Rémunération et Comité de suivi des dossiers juridiques. Les taux de représentation féminine y sont respectivement de 33 %, 0 %, 33 % et 50 %.

La gouvernance ESG repose sur trois niveaux. Le premier niveau est le Conseil d’administration. Le second est un Comité ESG présidé par la Direction Générale. Le troisième regroupe les directions opérationnelles. Entre 2023 et 2025, plusieurs sessions de formation ont eu lieu. Elles ont concerné les membres du Comité ESG, les équipes Finance et les directions opérationnelles. De plus, une session de sensibilisation a eu lieu le 18 juin 2025 pour les membres du Conseil. La démarche de matérialité a mobilisé 111 parties prenantes. Ont été consultées 88 parties prenantes internes et 23 externes. Au final, cette consultation a abouti à neuf enjeux RSE critiques pour 2026-2028.

Une feuille de route 2026-2028 autour de cinq axes stratégiques

La stratégie ESG de Carthage Cement s’articule autour de cinq axes. Il s’agit de la décarbonation et de la performance environnementale. Vient ensuite le capital humain, la santé et la sécurité. Puis la gouvernance responsable et la conformité. L’entreprise inclut également les achats responsables et la chaîne de valeur durable. Enfin, elle ajoute l’ancrage territorial et la responsabilité sociétale. L’entreprise a formalisé cette stratégie en deux étapes. D’abord, elle a réalisé un diagnostic selon le référentiel ISO 26000. Ensuite, elle a mené une analyse d’impacts en ateliers. 24 enjeux potentiels ont été identifiés. Finalement, après consultation des parties prenantes, l’entreprise les a ramenés à neuf enjeux critiques.

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Budget 2027 : la Culture mise sur les jeunes, le patrimoine et la modernisation

09. Juni 2026 um 09:42

Le ministère des Affaires culturelles a entamé les travaux de préparation de son budget pour l’exercice 2027. Réunie lundi sous la présidence de la ministre Amine Srarfi, une séance de travail a permis d’examiner les premières orientations budgétaires, avec pour objectifs une meilleure gouvernance des ressources liées à la culture, le soutien à la création, la modernisation des institutions culturelles et la préservation du patrimoine.

Dans le cadre de la préparation du projet de budget 2027, la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a présidé, lundi 8 juin 2026, une séance de travail consacrée à l’examen des besoins financiers du département de la culture et des établissements culturels placés sous sa tutelle.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre du renforcement des règles de gestion administrative et financière du ministère et vise à assurer une préparation rigoureuse du budget dans les délais fixés. À cette occasion, la ministre a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre les différentes structures concernées afin de garantir l’élaboration d’un projet budgétaire cohérent et conforme aux orientations générales des finances publiques.

Amina Srarfi a également souligné l’importance d’établir des prévisions budgétaires réalistes, capables de répondre aux objectifs stratégiques du secteur culturel tout en tenant compte des contraintes financières de l’État.

Lors de cette séance, les responsables des différentes institutions culturelles ont présenté leurs projets de budgets respectifs, élaborés sur la base des besoins financiers, techniques et logistiques identifiés pour l’année à venir. Les discussions ont porté sur les priorités à intégrer dans le budget 2027, notamment le renforcement de la gouvernance et de la transparence dans les mécanismes de soutien aux créateurs et aux artistes.

Le ministère entend également accorder une attention particulière aux jeunes, à travers des programmes et initiatives ciblés. Tout en poursuivant les efforts de développement des infrastructures culturelles et de sauvegarde du patrimoine national.

Parmi les orientations retenues figurent également la recherche de nouvelles méthodes de valorisation et de promotion du patrimoine culturel ainsi que la modernisation des établissements relevant du ministère. Et ce, dans une logique d’amélioration de leur efficacité et de leur adaptation aux évolutions du secteur.

À travers ce chantier budgétaire, le ministère des Affaires culturelles affiche sa volonté de mieux orienter ses ressources vers les projets jugés prioritaires et de renforcer l’impact des politiques culturelles à l’horizon 2027.

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Semaine de la diplomatie canadienne en Tunisie: 60 ans de présence, 60 ans de proximité

09. Juni 2026 um 09:35

Le Canada célèbre cette année le 60ᵉ anniversaire de l’ouverture de son ambassade en Tunisie, première représentation canadienne au Maghreb. À l’occasion de la Semaine de la diplomatie canadienne, l’ambassade du Canada à Tunis met en lumière plus de six
décennies de relations bilatérales fondées sur l’amitié, la coopération et les échanges humains. Un programme célébrant 60 ans de présence canadienne en Tunisie. La Semaine s’ouvrira par une réception officielle réunissant partenaires tunisiens, communauté internationale et acteurs clés de la relation bilatérale, dans un esprit de célébration et de rapprochement. Tout au long de la Semaine, plusieurs initiatives seront mises en avant à l’ambassade afin de refléter les multiples visages que revêt la diplomatie:

Parcours visuel et culturel:

  • Les 13 drapeaux des provinces et territoires canadiens flotteront à l’extérieur de l’ambassade, au-dessus d’une mini-exposition photo retraçant 100 ans de mouvements artistiques au Canada.

  • Une exposition dédiée aux 60 ans de présence canadienne en Tunisie rappellera quelques moments marquants: visites officielles, participation tunisienne à Expo 67, premier vol direct Tunis-Montréal en 2014, etc.

Échanges économiques et commerciaux:

  • Une vitrine du commerce bilatéral présentera des produits et services illustrant la vitalité des échanges entre les deux pays et le Réseau tuniso-canadien des affaires (RTCA) tiendra un événement réunissant la communauté d’affaires tuniso-canadienne.

Mobilité, éducation et partenariats:

  • Le bureau d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) mènera des rencontres avec l’Alliance française et l’Université Centrale pour promouvoir les possibilités d’études et de migration au Canada.

  • Une activité «Art, design et diplomatie» réunira étudiants et enseignants autour du rôle de la diplomatie culturelle.

Coopération et développement:

  • Un marché solidaire mettra en avant des femmes artisanes tunisiennes, et de belles histoires de réussite de la coopération tuniso-canadienne seront mises en lumière.

Culture et défense:

  • Un concert jazz tuniso-canadien réunira la trompettiste Rachel Therrien et le pianiste Omar El Ouaer et une exposition présentera les engagements passés, présents et futurs des Forces armées canadiennes. 

L’exposition extérieure, installée tout au long de la Semaine sur les murs de l’ambassade, offrira au public l’occasion de découvrir la richesse des mouvements artistiques canadiens. Les expositions et activités organisées à l’intérieur de la chancellerie seront sur invitation seulement et viseront toute une série de publics variés.

Ensemble, de concert avec nos partenaires, nous espérons que cette Semaine pourra mettre en lumière toutes les facettes de la diplomatie tuniso-canadienne et la diversité des échanges qui unissent nos deux pays.

 

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 Réalisateurs tunisiens, osez la littérature : le plaidoyer de Mariem Azizi

09. Juni 2026 um 08:24

Maîtresse assistante à l’ISLT en littérature française, critique de cinéma, notre invitée publie un ouvrage qui secoue l’adaptation littéraire là où ça fait mal avec ses propres armes conceptuelles : résistance, détour, extension.

Interview Mariem Azizi avec  autour de son ouvrage « Le discours de l’adaptation cinématographique de l’œuvre littéraire : résistance, détour et extension » paru aux éditions Latrach Édition.

Elle a toujours évolué à la croisée de deux arts. Étudiante en littérature française à La Manouba, Mariem Azizi était parallèlement membre du ciné-club et de l’Association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC). Quand vient l’heure de choisir un sujet de thèse, l’évidence s’impose : l’adaptation cinématographique. Deux motivations la guident. L’une, personnelle : un appétit jamais rassasié pour les correspondances entre cinéma et littérature. L’autre, intellectuelle : un vide théorique abyssal. Certes, des travaux anglo-saxons existent, signés Robert Stam, Camilla Elliott ou Linda Hutcheon, mais la théorie de l’adaptation reste un champ mal balisé. C’est dans ce désert qu’elle plante son drapeau.

Fidélité ? Une impasse morale

L’apport central de son travail consiste à considérer l’adaptation comme un acte transformatif, non comme un exercice de reproduction évalué à l’aune de la fidélité. Car cette dernière relève de la réception, un jugement presque moral qui empêche de comprendre le phénomène. Mariem Azizi adopte une posture herméneutique radicale : analyser ce qui se produit quand deux langages, deux systèmes de signification se confrontent. D’un côté, la littérature, art de l’écrit qui a longtemps fourni au cinéma ses histoires. De l’autre, le cinéma, qui s’affirme comme un art autonome et refuse d’être réduit à sa fidélité à une œuvre source.

Pour rendre compte de ces dynamiques, elle élabore une typologie des transformations. Au menu : des bouleversements temporels, esthétiques, énonciatifs, comme la conversion du discours indirect rapporté en dialogue direct à l’écran. Mais l’essentiel est ailleurs. Elle identifie trois rapports entre le cinéma et le texte littéraire.

Ensuite le détour : le film contourne l’impossible en inventant ses propres stratégies pour dire autrement ce que la littérature formulait avec ses moyens. Enfin l’extension : le film s’affranchit, transgresse, prend son envol. C’est là que le cinéma montre son indépendance, par des métaphores visuelles sans équivalent dans le roman.

Un déplacement conceptuel majeur

Jusqu’ici, la théorie de l’adaptation se contentait de produire des définitions et des typologies, distinguant l’adaptation classique, l’adaptation indépendante et l’inspiration libre. Ces catégories sont utiles mais insuffisantes. La nouveauté signée Mariem Azizi est un coup de force conceptuel : définir l’adaptation comme un discours du film sur le roman. Cette perspective ouvre un niveau méta-langagier. L’intrigue cesse d’être le centre exclusif de l’attention. Elle devient le lieu de confrontation entre deux systèmes de signification.

Le cinéma ne raconte pas comme le roman

Pourquoi cette distinction est-elle fondamentale ? Parce que le cinéma est multimodal. Le son produit du sens. La musique raconte. L’image superpose plusieurs actions simultanées grâce à la profondeur de champ, ou alterne espaces et temporalités par le montage parallèle. Un plan montre une action, le suivant en montre une autre qui se déroule ailleurs au même moment. Ce fonctionnement n’a rien à voir avec le récit enchâssé du roman, où les histoires s’insèrent les unes dans les autres de façon séquentielle. L’adaptation met précisément en lumière cette spécificité. Elle produit un discours sur elle-même.

À travers cet ouvrage, Mariem Azizi plaide pour la reconnaissance académique de la théorie de l’adaptation. Elle ne réclame pas forcément un cursus complet, mais au moins des séminaires, une place institutionnelle comparable à celle de la théorie littéraire ou du cinéma. Ces deux disciplines sont reconnues. Pas la troisième. Ni dans le monde arabe, ni à l’international.

Pourtant, elle a introduit dès 2018 un cours sur l’adaptation dans le master de recherche en littérature. Le résultat est probant. À une époque où la lecture recule, l’introduction du film dans l’enseignement génère un regain de motivation spectaculaire chez les étudiants.

Le paradoxe tunisien

La Tunisie, pourtant, est un casse**-**tête. Le potentiel littéraire est immense. Mariem Azizi a lu des dizaines de romans tunisiens, en arabe comme en français. Plusieurs pourraient donner de très beaux films, y compris des œuvres historiques d’auteurs qu’on hésite aujourd’hui à nommer. Alors pourquoi si peu d’adaptations ?

Première raison, structurelle. Le système de financement tunisien valorise le scénario original. Pour être reconnu comme réalisateur et scénariste, il faut prouver qu’on invente sa propre fiction. Adapter un roman est alors perçu comme une facilité, voire une exploitation d’un matériau déjà visible.

Deuxième raison, psychologique. Les réalisateurs redoutent le jugement du public. Les lecteurs, souvent, préfèrent l’original à sa copie. Fausse peur, rétorque Mariem Azizi. L’histoire du cinéma regorge d’adaptations qui ont ravi les lecteurs et donné aux non-lecteurs l’envie de découvrir le livre.

Troisième raison, culturelle. La génération de Nouri Bouzid baignait dans la pensée et l’image philosophique. Une partie de la jeune génération actuelle, en revanche, tend à privilégier la technique. Or la littérature restitue au cinéma sa capacité à porter des questionnements profonds. Elle contraint le réalisateur à entrer dans l’intériorité des personnages, à trouver des équivalents visuels à ce qui, dans le roman, relève de la pensée pure.

Face à ce constat, Mariem Azizi passe à l’acte. Elle propose à l’Institut français un atelier consacré à l’adaptation de romans tunisiens d’expression française. Le succès est immédiat. Quatre romans sont transformés en scénarios. Pour elle, cette expérience prouve une double maturité, littéraire et cinématographique, ainsi qu’un besoin réel de rapprochement entre les deux univers.

Un appel aux réalisateurs

Notre invitée appelle aujourd’hui les réalisateurs tunisiens à se tourner vers leur propre littérature. Non pour en faire des copies, mais pour en proposer des interprétations neuves. Adapter un roman, c’est le revisiter à travers un imaginaire singulier, enraciné dans l’héritage culturel de chacun. Cette démarche enrichit l’œuvre originale et rapproche deux publics, celui qui lit et celui qui ne lit pas. Elle peut même donner à ce dernier l’envie de découvrir le livre. Mariem Azizi appelle cela le plaisir intertextuel du spectateur, ce désir de comparer, de se situer par rapport au texte source, qui naît naturellement de la rencontre avec l’adaptation.

Son vœu le plus cher est de voir émerger davantage d’adaptations de romans tunisiens pour observer concrètement ce que le langage cinématographique peut produire à partir de ces œuvres. La spécialiste en littérature française pense à certains textes mêlant réalisme et fable, y compris écologique, capables de toucher un public éloigné de la lecture. Car telle est, selon elle, la véritable vocation de l’adaptation : non seulement donner vie aux personnages à l’écran, mais aussi transmettre des actions, des émotions et des pensées intérieures par les moyens propres du cinéma, tout en incitant le spectateur à revenir au livre.

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Deux enseignantes tunisiennes récompensées à l’international

09. Juni 2026 um 08:16

Deux enseignantes de l’Université de Tunis El Manar ont récemment été distinguées à l’international pour leurs réalisations dans les domaines de l’innovation pédagogique et de la cybersécurité.

L’annonce faite par l’université dans un communiqué précise qu’il s’agit de Dr Sawssen Turki et de Dr Nihel Ben Youssef.

Ainsi, Dr Sawssen Turki, maître assistante à l’Institut Supérieur des Technologies Médicales de Tunis (ISTMT), a remporté le Prix Jean Demal de l’innovation pédagogique 2026. Cette distinction récompense ses travaux innovants, notamment en matière d’intégration des enjeux de durabilité dans la formation des ingénieurs.

Pour sa part, Dr Nihel Ben Youssef, maître assistante à l’Institut Supérieur d’Informatique, figure parmi les finalistes du prix « Cybersecurity Woman of the Year – Volunteer of the Year 2026 ». Cette nomination salue son engagement bénévole ainsi que sa contribution au développement de la communauté de la cybersécurité, assure l’Université Tunis El Manar.

Comme il se doit, l’Université s’est félicitée de ces distinctions qui témoignent du rayonnement international de ses enseignants et de leur contribution à l’excellence académique et scientifique.

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DECRYPTAGE – Quand l’inflation ralentit mais que la vie continue de coûter plus cher

09. Juni 2026 um 06:00

La Tunisie entre soulagement statistique et inquiétude quotidienne. Vivre deux réalités économiques parallèles ?

La première est celle des tableaux de bord, des rapports officiels, des courbes et des indicateurs. Dans cette réalité-là, la Tunisie de 2026 semble progressivement sortir d’une zone de fortes turbulences. La croissance économique retrouve des couleurs, les réserves en devises se renforcent, le déficit courant s’améliore et l’inflation, qui avait atteint des niveaux particulièrement préoccupants il y a quelques années, paraît désormais sous contrôle.

La seconde réalité est celle que vivent les ménages. Elle se mesure moins en points de PIB qu’en dinars dépensés au marché. Elle s’observe dans l’hésitation d’une mère de famille devant l’étal du boucher, dans le calcul minutieux d’un retraité au moment de remplir son panier ou dans les sacrifices silencieux d’un salarié qui renonce à certaines dépenses pour préserver l’essentiel.

Entre ces deux réalités se dessine aujourd’hui l’un des grands paradoxes économiques tunisiens. Le 3 juin 2026, le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie a décidé de maintenir son taux directeur à 7 %. Une décision prudente qui reflète à la fois les progrès accomplis et les risques qui demeurent.

Quelques jours plus tard, les chiffres de l’inflation confirmaient une stabilisation à 5,5 %. Pourtant, dans les foyers tunisiens, le sentiment dominant reste celui d’une vie toujours plus chère. Cette contradiction n’est pas une illusion. Elle constitue au contraire l’un des principaux défis économiques et sociaux du pays.

 

Le retour progressif des équilibres macroéconomiques

Pendant plusieurs années, l’économie tunisienne a évolué sous la pression simultanée de crises multiples : pandémie, perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, guerre en Ukraine, tensions énergétiques, sécheresse et ralentissement économique international. Dans un tel contexte, la priorité des autorités économiques est devenue la préservation des grands équilibres.

À cet égard, plusieurs signaux sont aujourd’hui encourageants. La croissance économique a atteint 2,6 % au premier trimestre 2026, contre seulement 1,6 % un an auparavant. Le secteur des services retrouve une certaine dynamique, l’agriculture bénéficie d’une amélioration relative de ses performances et plusieurs branches industrielles démontrent une capacité de résistance appréciable malgré un environnement encore complexe.

Le secteur extérieur offre également des motifs de satisfaction. Les recettes touristiques, les revenus des Tunisiens résidant à l’étranger et l’amélioration de la balance des services contribuent à limiter les effets du déficit commercial. Les réserves en devises dépassent désormais les cent jours d’importation, renforçant ainsi la résilience financière du pays.

Pour les économistes, ces évolutions constituent des indicateurs importants. Elles témoignent d’une économie qui, sans être sortie de toutes ses fragilités, semble avoir retrouvé une partie de sa stabilité. Mais une question demeure : cette amélioration est-elle ressentie par la population ?

Le grand malentendu de l’inflation

L’une des difficultés majeures des débats économiques réside dans la compréhension du phénomène inflationniste. Lorsque les médias annoncent que l’inflation « ralentit », beaucoup de citoyens ont l’impression que les prix devraient diminuer. Or ce n’est pas ce que signifie le chiffre. Une inflation de 5,5 % signifie que les prix continuent d’augmenter. Ils augmentent simplement moins vite qu’auparavant.

Cette nuance, qui paraît technique, est fondamentale. Prenons un exemple simple. Si un produit coûtait 100 dinars et que son prix augmentait de 10 %, il passerait à 110 dinars. Si l’année suivante l’inflation ralentit à 5 %, son prix ne revient pas à 100 dinars ; il monte à 115,5 dinars. Autrement dit, même lorsque l’inflation ralentit, la vie continue de devenir plus chère.

C’est précisément ce que vivent aujourd’hui les ménages tunisiens. Les statistiques indiquent une stabilisation de l’inflation globale. Mais cette stabilisation intervient après plusieurs années d’augmentation continue des prix. Le pouvoir d’achat a déjà subi une érosion importante et les ménages continuent d’en ressentir les conséquences.

Quand l’alimentation devient le cœur du problème

Là où le décalage entre les statistiques et le vécu devient le plus visible, c’est dans l’alimentation. Les chiffres publiés par l’INS révèlent une réalité particulièrement préoccupante : alors que l’inflation générale se situe à 5,5 %, les prix des produits alimentaires augmentent encore de 8,2 % sur un an. Plus inquiétant encore, plusieurs produits essentiels enregistrent des hausses à deux chiffres.

La viande ovine progresse de plus de 21 %, la volaille de près de 16 %, la viande bovine de plus de 14 %, tandis que les légumes, les fruits et le poisson continuent d’augmenter à des rythmes dépassant largement l’inflation moyenne.

Ces chiffres ne sont pas anodins. Dans les pays développés, les dépenses alimentaires représentent généralement une part relativement limitée du budget des ménages. En Tunisie, comme dans de nombreux pays émergents, elles occupent une place beaucoup plus importante. Lorsque les prix alimentaires augmentent plus vite que les revenus, les ménages n’ont souvent d’autre choix que de réduire leur consommation ou de sacrifier d’autres dépenses essentielles. C’est ainsi que l’inflation cesse d’être un simple indicateur économique pour devenir un phénomène social.

L’Aïd et le révélateur du pouvoir d’achat

Certaines statistiques parlent aux économistes. D’autres parlent directement à la société. Les difficultés rencontrées cette année par de nombreuses familles pour acquérir un mouton à l’occasion de l’Aïd El-Kébir constituent sans doute l’un des indicateurs les plus révélateurs de l’état réel du pouvoir d’achat. Au-delà de sa dimension religieuse, l’Aïd représente un moment de cohésion sociale et familiale profondément ancré dans la culture tunisienne.

Lorsque des milliers de familles se trouvent contraintes de renoncer à cette tradition ou de la réduire considérablement, le phénomène dépasse largement la question économique. Il traduit un sentiment diffus de déclassement. Il rappelle que derrière les chiffres de l’inflation se cachent des réalités humaines, des arbitrages douloureux et parfois des frustrations profondes. L’économie n’est jamais uniquement une affaire de pourcentages. Elle touche directement aux modes de vie, aux habitudes et aux repères sociaux.

Les limites de la politique monétaire

Face à cette situation, la décision de la Banque Centrale de maintenir son taux directeur à 7 % apparaît cohérente. L’institution cherche à préserver sa crédibilité et à empêcher une nouvelle accélération de l’inflation. Elle agit conformément aux principes qui guident aujourd’hui la plupart des banques centrales à travers le monde. Mais cette décision met également en lumière les limites de l’outil monétaire.

Depuis plusieurs décennies, les économistes débattent du véritable pouvoir des banques centrales face aux chocs inflationnistes. Les monétaristes, inspirés notamment par les travaux de l’économiste Milton Friedman, considèrent que l’inflation est essentiellement un phénomène monétaire et que son contrôle passe par une gestion rigoureuse de la masse monétaire et des taux d’intérêt.

D’autres économistes, notamment les héritiers de la pensée de John Maynard Keynes, soulignent que certaines formes d’inflation proviennent de facteurs structurels sur lesquels les banques centrales disposent d’une influence limitée.

Le cas tunisien semble aujourd’hui illustrer cette seconde situation. La hausse des prix alimentaires est liée à des facteurs complexes : coûts de production, circuits de distribution, logistique, spéculation, dépendance énergétique, aléas climatiques et évolution des marchés internationaux. Aucune augmentation de taux d’intérêt ne peut produire davantage de viande, de légumes ou de poisson. Aucune décision monétaire ne peut, à elle seule, résoudre les problèmes structurels de productivité ou d’organisation des filières agricoles. La politique monétaire peut freiner l’incendie. Elle ne peut pas reconstruire la maison.

Les anticipations inflationnistes : le combat invisible

L’une des raisons qui expliquent la prudence de la Banque centrale réside dans un phénomène moins visible mais particulièrement important : les anticipations inflationnistes. Dans la pensée économique moderne, les prix d’aujourd’hui sont influencés par les attentes de demain. Si les producteurs pensent que leurs coûts vont augmenter, ils augmentent leurs prix immédiatement. Si les salariés craignent une poursuite de l’inflation, ils réclament des hausses salariales plus importantes. Si les commerçants anticipent de nouvelles tensions sur les marchés, ils ajustent leurs tarifs en conséquence.

Peu à peu, l’inflation se nourrit elle-même. C’est pourquoi les banques centrales accordent une importance croissante à leur crédibilité. Leur objectif n’est plus seulement de combattre l’inflation actuelle, mais aussi de convaincre les acteurs économiques que l’inflation future restera maîtrisée. Le maintien du taux directeur à 7 % s’inscrit précisément dans cette logique.

Entre stabilité financière et stabilité sociale

L’histoire économique regorge d’exemples où les équilibres financiers ont été restaurés sans que les tensions sociales ne disparaissent pour autant. La raison est simple. La stabilité macroéconomique constitue une condition nécessaire au développement, mais elle n’est pas une condition suffisante. Une inflation maîtrisée ne garantit pas automatiquement une amélioration du niveau de vie. Une croissance économique ne garantit pas nécessairement une meilleure répartition des richesses. Des réserves en devises plus élevées ne signifient pas automatiquement un panier moins cher pour les ménages. Le véritable défi consiste à transformer les progrès macroéconomiques en amélioration tangible des conditions de vie. Or c’est précisément sur ce terrain que se jouera l’avenir économique de la Tunisie au cours des prochaines années.

Le défi de la prospérité partagée

Les débats économiques contemporains convergent de plus en plus vers une même interrogation : comment faire en sorte que la stabilité produise du bien-être ? Après plusieurs années consacrées à la restauration des équilibres, la Tunisie entre progressivement dans une nouvelle phase. L’enjeu n’est plus seulement de contenir l’inflation ou de protéger les réserves de change.

Il s’agit désormais d’améliorer la productivité agricole, de réduire les coûts de distribution, de renforcer la concurrence, de lutter contre les rentes et les comportements spéculatifs, de stimuler l’investissement et d’accroître les revenus réels des ménages. Autrement dit, il s’agit de faire en sorte que les performances de l’économie nationale se traduisent concrètement dans la vie quotidienne des citoyens.

Car au bout du compte, les populations ne jugent pas une économie à travers les communiqués des banques centrales ou les statistiques des comptes nationaux. Elles la jugent à travers leur capacité à vivre dignement, à nourrir leur famille, à préparer l’avenir de leurs enfants et à préserver leurs habitudes de vie.

 

La Tunisie de 2026 semble avoir remporté une partie importante de la bataille de la stabilité. Mais la bataille du pouvoir d’achat, de l’inclusion économique et de la prospérité partagée reste encore devant elle. Et c’est probablement cette bataille-là qui déterminera la véritable réussite du redressement économique en cours.

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(**)Références :

https://www.ins.tn/

https://www.bct.gov.tn/bct/siteprod/actualites.jsp?id=1251

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Nabeul : une avocate interpellée, des médicaments classés au cœur de la polémique

08. Juni 2026 um 20:20

Alors que plusieurs publications et articles ont affirmé lundi 8 juin 2026 qu’une avocate avait été interpellée en possession de « drogues » devant un établissement de nuit à Nabeul, de nouvelles informations apportées par des membres de la profession nuancent fortement cette version des faits. Tarek Harkati : « La réalité est tout autre...

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Devant la Grèce et les Caraïbes, la plus belle plage du monde est tunisienne

08. Juni 2026 um 15:18

La Tunisie vient de décrocher une distinction internationale de premier plan. La plage de Yasmine Hammamet a été classée première au monde dans le « Beautiful Beach Index 2026 » du géant international du tourisme TUI, devançant des destinations balnéaires réputées en Turquie, en Grèce, à Malte, à Chypre ou encore dans les Caraïbes.

Avec une note de 8,10 sur 10, la station balnéaire tunisienne s’impose comme la plage la plus belle de la planète. Et ce, selon cette étude fondée sur une méthodologie scientifique et non sur de simples avis de voyageurs.

Une première place obtenue grâce à la science

Pour établir son classement, TUI a analysé des centaines de plages à travers le monde à partir d’images satellites et d’outils de traitement d’images assistés par intelligence artificielle. Plusieurs critères ont été pris en compte, notamment la couleur et la luminosité de l’eau, la qualité visuelle du sable, l’équilibre du paysage côtier ainsi que le niveau d’urbanisation visible.

Selon les résultats de l’étude, Yasmine Hammamet s’est distinguée par ses eaux turquoise, son sable doré et son environnement côtier relativement préservé. Son littoral de près de quatre kilomètres offre également des conditions idéales pour les familles et les amateurs d’activités nautiques.

La Tunisie devant les géants du tourisme balnéaire

Cette consécration est d’autant plus remarquable que la Tunisie devance plusieurs destinations mondialement connues. La plage d’İçmeler Bay, à Bodrum en Turquie, arrive en deuxième position avec une note de 7,87 sur 10. Tandis que Reduit Beach, à Sainte-Lucie (Caraïbes), complète le podium.

Si la Turquie domine en nombre de plages présentes dans le Top 10; aucune destination n’a réussi à surpasser Yasmine Hammamet, qui s’impose comme la référence mondiale de l’année 2026.

Une vitrine exceptionnelle pour le tourisme tunisien

Cette distinction intervient dans un contexte de forte concurrence entre les destinations méditerranéennes. Elle constitue un formidable coup de projecteur pour la Tunisie, qui confirme ainsi son attractivité sur les principaux marchés émetteurs de touristes européens.

Au-delà de la performance symbolique, cette reconnaissance internationale pourrait renforcer davantage l’image du pays comme destination balnéaire de premier plan et contribuer à attirer de nouveaux visiteurs en quête de plages d’exception.

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Le Liban, les démangeaisons de Netanyahu et la réponse de l’Iran

08. Juni 2026 um 12:49

Il était évident dès le départ que les négociations directes entre Israël et le Liban, non seulement n’allaient aboutir à aucune sorte d’apaisement entre les deux pays, mais qu’elles ne manqueraient pas d’engendrer une aggravation de la situation dans toute la région.

Tout le monde sait, et les responsables du gouvernement libanais en premier, que les Américains qui se sont posés en « intermédiaires », sont partie prenante plutôt qu’un arbitre neutre. Que les responsables américains, quand il s’agit d’Israël, non seulement tournent le dos à toute autre considération, mais ignorent même l’intérêt de leur propre peuple. Pourtant, le président du Liban Michel Aoun et son Premier ministre se sont pliés aux pressions américaines de s’engager dans des négociations directes avec leur pire ennemi.

Pire encore, ils ont accepté de négocier avec leur ennemi « sous le feu », c’est-à-dire négocier alors que les bombes israéliennes continuent de tuer les Libanais par centaines et de détruire leurs villages par dizaines.

La seule « concession » que Trump a pu arracher à Netanyahu est que la banlieue sud de Beyrouth, la fameuse ‘Dhahya’, soit épargnée. Une concession obtenue après que l’Iran a menacé de bombarder le nord d’Israël au cas où celui-ci attaquerait la ‘Dhahya’.

Mais les démangeaisons de Netanyahu pour plus de guerre, plus de morts, plus de destruction se sont avérées plus fortes que les pressions américaines et les menaces iraniennes : il a bombardé la banlieue sud de Beyrouth. Et l’Iran a répondu aussitôt en lançant des missiles sur des cibles militaires en Israël, après avoir ordonné aux Israéliens vivant à proximité d’évacuer les lieux…Netanyahu qui n’attendait que ça, a répondu par des bombardements en Iran, escomptant que Trump le rejoigne dans la guerre. Jusqu’à présent, Trump n’a pas rejoint son allié, mais les Houthis sont entrés en scène en lançant une série de missiles sur Israël et en interdisant la mer Rouge aux navires israéliens…

Nul ne sait comment les choses vont évoluer dans les prochaines heures et les prochains jours. Nul ne sait si l’on est au bord de la guerre totale ou s’il s’agit d’une tentative désespérée de Netanyahu de provoquer une reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran. Mais une chose est certaine : l’économie mondiale que la prise en charge par l’Iran du détroit d’Ormuz a mise à genoux et une éventuelle fermeture de Bab el Mendeb par les Houthis engendreraient l’asphyxie économique de la planète. Ce qui se traduirait par l’aggravation des conditions de vie, déjà précaires, des milliards d’êtres humains, y compris la majorité des Américains qui ne cachent plus leur fureur contre leurs dirigeants et ceux d’Israël…

Dans son podcast, « Judging Freedom », diffusé le 1er juin, le juge Andrew Napolitano a demandé à l’ancien diplomate britannique Alastair Crooke si les Israéliens et les milliardaires en Amérique se souciaient réellement de la fermeture du détroit d’Ormuz et des conséquences néfastes pour l’économie américaine, et par extension pour l’économie mondiale ?

Crooke a répondu : « Les milliardaires qui soutiennent si ardemment Israël, possèdent une fortune telle que beaucoup considéreraient une récession, voire une dépression, comme une opportunité d’acquérir des terres agricoles et d’autres biens. »

Tout est dit. Les 10 % d’Américains qui possèdent 90 % des richesses du pays sont majoritairement de grands défenseurs d’Israël. C’est parmi eux que se trouvent ceux qui ont conçu, planifié et soutenu toutes guerres de l’Amérique, du Vietnam à l’Iran, en passant par l’Afghanistan et l’Irak. Car la guerre, loin de les affecter, est une aubaine qui accroîtrait leurs richesses…

Le drame est que cette infime minorité a le pouvoir de manipuler à sa guise l’opinion publique américaine pour lui faire accepter toutes ses décisions politiques, y compris celles très dommageables pour les intérêts de la grande majorité, comme la guerre contre l’Irak hier et contre l’Iran aujourd’hui. Toutefois, ce pouvoir de manipulation se réduit de jour en jour à mesure que les millions d’Américains prennent de plus en plus conscience que les responsables des malheurs de leur pays sont les hordes enragées au pouvoir à Tel-Aviv encore capables de mener par le bout du nez la plus grande puissance du monde.

Charley Reese, chroniqueur vedette de C-SPAN (Cable-Satellite Public Affairs Network) et d’autres médias a écrit en 2005 : « Les principaux instigateurs de la guerre en Irak sont les mêmes que d’habitude : des Américains qui, depuis longtemps, prétendent défendre les intérêts des États-Unis alors qu’en réalité, ils servent les intérêts israéliens. »

La même vérité écrite il y a plus de 20 ans, s’applique à la réalité que le monde vit aujourd’hui. Il suffit de remplacer « Irak » par « Iran ».

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Marokko – Wirtschaftswachstum beschleunigt sich 2025 auf 4,9 Prozent

Von: maghreb
08. Juni 2026 um 12:03

WeizenEin starkes Agrarjahr gleicht die Abkühlung im Dienstleistungs- und Industriesektor aus. Ein massiver Investitionsboom treibt jedoch den Finanzierungsbedarf der Volkswirtschaft in die Höhe. Rabat – Marokkos Bruttoinlandsprodukt (BIP) ist im Jahr 2025 real um 4,9 Prozent gewachsen, nach einem Zuwachs von 4,4 Prozent im Jahr 2024. Wie die marokkanische Hohe Planungskommission (HCP) in ihrem aktuellen […]

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La Tunisie, 2ᵉ destination préférée des Suisses romands pour l’été 2026

08. Juni 2026 um 10:52

La Tunisie confirme son attractivité sur le marché suisse. Pour l’été 2026, elle se classe parmi les destinations les plus réservées par les voyageurs de Suisse romande, selon une analyse des réservations réalisée par Dertour Suisse.

Le tour-opérateur constate que les vacances balnéaires dans le bassin méditerranéen continuent de dominer les choix des voyageurs suisses. Si l’Espagne et la Grèce restent les destinations les plus demandées à l’échelle nationale, des différences régionales persistent. En Suisse romande, les réservations se concentrent davantage sur les séjours balnéaires et les offres «all inclusive», ce qui profite notamment à la Tunisie.

Dans le classement des destinations court-courriers les plus réservées par les Suisses romands pour l’été 2026, la Grèce occupe la première place, suivie de la Tunisie et de l’Espagne. La Turquie et Chypre complètent le top 5.  

Selon Dertour Suisse, les destinations offrant un bon rapport qualité-prix, une accessibilité facile et une offre touristique diversifiée restent les principaux moteurs de la demande estivale. Ces critères favorisent particulièrement les pays méditerranéens.

L’étude met également en évidence de nouvelles tendances sur le marché suisse. Les «coolcations», ou vacances dans des régions aux températures plus modérées, gagnent du terrain. Le Canada, la Norvège, l’Écosse, la Suède et l’Islande figurent parmi les destinations dont la demande progresse le plus fortement. Cette évolution est liée à la hausse des températures dans le bassin méditerranéen et à la recherche de séjours plus actifs.

Par ailleurs, les voyageurs suisses ajustent leurs dépenses. Les budgets consacrés aux vacances balnéaires reculent légèrement, tandis que ceux destinés aux voyages individuels et spécialisés augmentent. En Suisse romande, les dépenses pour ce type de voyages progressent de 10% par rapport à l’année précédente.

Ces tendances confirment la solidité du positionnement de la Tunisie sur le marché touristique suisse, notamment auprès de la clientèle romande en quête de séjours balnéaires accessibles et de formules tout compris.

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Tunisie: cet aliment demeure le plus gaspillé

08. Juni 2026 um 09:54

Le gaspillage alimentaire des ménages en Tunisie atteint des niveaux jugés préoccupants par les spécialistes du secteur. Selon des données relayées par l’Institut national de la consommation (INC), ce phénomène représenterait un coût global estimé à près de 570 millions de dinars par an, confirmant l’ampleur d’un problème à la fois économique, social et environnemental.

D’après les analyses présentées, les pertes se concentrent principalement au niveau des foyers, où une part non négligeable des achats alimentaires finit à la poubelle. En moyenne, environ 5% des dépenses alimentaires des ménages seraient ainsi gaspillées, ce qui traduit des habitudes de consommation encore peu optimisées.

Les produits les plus concernés restent les denrées de base. Le pain arrive largement en tête des aliments jetés, suivi des pâtes, des céréales, ainsi que des légumes. Les plats cuisinés, notamment lors des périodes de forte consommation comme le mois de Ramadan, contribuent également à ces pertes.

Les chiffres liés au pain illustrent particulièrement l’ampleur du phénomène. Chaque ménage jetterait en moyenne près de 42 kg de pain par an. À l’échelle nationale, cela correspondrait à environ 900 000 pains gaspillés chaque jour, pour un manque à gagner estimé à près de 100 millions de dinars annuels rien que pour ce produit.

Par ailleurs, les experts soulignent un problème structurel qui touche l’ensemble de la chaîne alimentaire, de la production jusqu’à la consommation. Toutefois, les comportements des ménages apparaissent comme un facteur déterminant, notamment en raison d’une gestion insuffisante des achats, du stockage ou encore de la planification des repas.

Les impacts ne sont pas uniquement économiques. Le gaspillage alimentaire exerce également une pression supplémentaire sur les ressources naturelles mobilisées pour produire ces aliments, notamment l’eau et l’énergie, accentuant ainsi les enjeux environnementaux.

Face à cette situation, les autorités annoncent la préparation d’une stratégie nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, en collaboration avec la FAO et le ministère du Commerce. Des ateliers de travail sont programmés les 10 et 17 juin afin de définir des mesures concrètes, un système de suivi et des campagnes de sensibilisation à destination du grand public.

Une occasion aussi de souligner que le n° 330 (juin 2026) du magazine Managers consacre un dossier spécial à l’économie circulaire et aux acteurs qui accélèrent cette transition, en Tunisie comme à l’international. 

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Coupe du monde et débat identitaire en France et ailleurs

08. Juni 2026 um 08:34

Le sport, en général, et le football, en particulier, ne sont pas coupés de leur environnement global. Non seulement ils s’inscrivent pleinement dans le cadre imposé par la société du spectacle et les lois du marché, mais ils n’échappent pas aux batailles idéologiques qui traversent la société politique. Les joueurs de l’équipe de France le savent très bien.

Forte d’individualités exceptionnelles, l’équipe de France est l’une des favorites de la Coupe du monde de football qui débute le 11 juin. Plutôt que de s’enorgueillir du nombre de stars qui composent son équipe nationale, certains préfèrent leur faire un procès en « francité ». En effet, comme à chaque Coupe du monde de football (depuis la fin des années 1990), le même débat suscité par la diversité des origines ethno-religieuses des membres de la sélection nationale (de Cherki à Mbappé, en passant par Olisé et Dembélé) a lieu. Pour beaucoup, les « Bleus » ne seraient pas assez « blancs ». Jean-Marie Le Pen (le père de Marine) considérait déjà qu’il y avait « trop de Noirs ». Un débat explosif à moins d’un an de l’élection présidentielle.

Ce débat sur l’identité de l’équipe nationale française a une forte connotation raciste, car il est porteur d’une idée nauséabonde : les Noirs de l’équipe de France ne seraient pas de véritables Français. Comme si la France était monocolore et avait une religion officielle, obligatoire. Derrière cette obsession identitaire, il y a une même peur, celle d’un « grand remplacement » des « bons Gaulois aux racines chrétiennes », par des enfants d’immigrés musulmans issus des banlieues…

La catégorisation communautaire de l’équipe de France fait ainsi écho à la représentation fragmentée de la société française. La communautarisation ethno-raciale et/ou ethno-culturelle de la représentation de l’équipe de France conforte le doute sur ce qui unit la société elle-même. Le prisme purement identitaire sape la cohésion nationale. Ce système de représentation entretient un climat de méfiance et de suspicion généralisé.

Comment en est-on arrivé là ?

L’obsession pour l’identité qui a fait irruption ces dernières décennies n’est pas le fruit du hasard, mais d’une bataille ou stratégie politique : certains partis et forces politiques instrumentalisent la question identitaire (à travers les thèmes de l’immigration, de la nationalité ou de la sécurité) pour accéder et/ou rester au pouvoir. Le sport en général et le football en particulier n’échappent pas à cette instrumentalisation, car par définition, ce ne sont pas des mondes coupés du monde, des spectacles coupés de la réalité française, de sa violence, de son racisme.

Malgré les bouleversements (la France n’a plus d’Empire, son corps social est de moins en moins rural et catholique) et l’accélération de l’Histoire, la période coloniale perdure dans les imaginaires et représentations politiques et sociales de son temps. Faute de travail sur eux-mêmes, cet inconscient colonial continue de nourrir un regard et des préjugés sur les descendants d’anciens territoires (perdus) de la République, des individus et citoyens encore identifiés comme (enfants d’)immigrés – condamnés qu’ils sont à une perpétuelle réassignation identitaire ou d’intégration bien que nationaux depuis deux ou trois générations.

Loin de la complexité de cette notion d’identité, le débat public est dominé par une vision réductrice de l’identité de chacun (renvoyée à une identité présumée, à une « case » communautaire), à une vision monolithique et immuable d’une identité française animée par une représentation essentialiste et figée de l’identité « française » : blanche, chrétienne, par nature… Une telle représentation largement connotée par le racisme et la xénophobie (contre les minorités) nourrit le rejet de notre diversité et du multiculturalisme qui caractérise notre société : les pseudos « Français de souche » symboles d’une homogénéité ou pureté originelle sont opposés aux « Français d’origine étrangère », de culture musulmane, et donc étrangers aux racines « judéo-chrétiennes », aux valeurs de la République, qui se retrouvent pris dans la mécanique infernale d’une chaîne de soupçons : Arabes/musulmans, musulmans/islamistes, islamistes/terroristes…

La question identitaire se pose parfois en d’autres termes pour certaines équipes nationales. Il s’agit en particulier, comme dans le cas de la Tunisie, de la question de la double nationalité de certains joueurs, à qui certains n’hésitent pas non plus à faire un mauvais procès en patriotisme. Des polémiques qui le plus souvent annoncent un échec sportif … national.

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