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Heute — 30. April 2026Haupt-Feeds

Bruxelles sous tension : choc frontal pour un budget XXL

30. April 2026 um 12:05

Le Parlement européen a placé la barre très haut pour le prochain budget septennal de l’Union européenne (2028-2034), en approuvant, à une large majorité, sa position de négociation et en lançant une confrontation institutionnelle particulièrement ardue avec les États membres. Les eurodéputés réclament un budget supérieur à 2 000 milliards d’euros, soit 1,38 % du PIB de l’UE, contre 1,26 % proposés par la Commission.

La position des députés européens repose essentiellement sur la nécessité d’un budget plus ambitieux et plus solide, véritable outil d’investissement. Ils réclament près de 200 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour soutenir l’agriculture, les régions et la compétitivité industrielle, ainsi qu’un renforcement des financements alloués à l’innovation, à la transition écologique et numérique, à la défense et à l’éducation.

Dans le même temps, ils rejettent le modèle « un plan par État membre » promu par la Commission, avertissant qu’une telle approche nuirait à la cohésion, et insistent sur le maintien de fonds distincts pour la politique agricole commune, la cohésion et le Fonds social européen.

L’enjeu est donc de taille, car l’UE est appelée à poursuivre ses politiques de cohésion traditionnelles. Par ailleurs, le remboursement de la dette du fonds de relance NextGenerationEU débutera en 2028, et le Parlement souhaite qu’il soit hors plafond de dépenses. Ce qui accroît encore les besoins budgétaires.

Dans ce contexte, les députés européens réclament de nouvelles ressources propres pour l’UE, notamment provenant des services numériques et des grandes entreprises technologiques, afin de financer le budget sans faire peser une charge excessive sur les contributions nationales.

Les négociations s’annoncent particulièrement difficiles, car la décision finale requiert l’unanimité du Conseil, où des pays comme l’Allemagne et les Pays-Bas sont favorables à un budget plus limité et à une discipline budgétaire accrue.

Nouvelles et anciennes priorités, dettes et contributions nationales dans l’équation

Face à ces « pressions », la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné que l’« équation » du prochain budget est inévitablement complexe : il faut accroître les investissements dans les priorités nouvelles et anciennes, rembourser la dette et, simultanément, limiter les contributions nationales. Selon elle, la seule solution réaliste est la création de nouvelles ressources propres. « Sans elles, a-t-elle averti, le choix est clair : soit augmenter les contributions nationales, soit réduire les capacités budgétaires, c’est-à-dire réduire l’Europe à un moment où elle en a plus que jamais besoin ».

Chypre, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne, devrait présenter en juin un premier cadre de négociation (negobox) assorti de chiffres indicatifs. Officiellement, l’objectif est de conclure les négociations d’ici la fin de l’année, même si plusieurs diplomates européens jugent ce calendrier trop optimiste.

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La Fed maintient inchangé son taux d’intérêt directeur

30. April 2026 um 10:56

La Réserve fédérale a maintenu, mercredi 29 avril, son taux directeur inchangé entre 3,50 % et 3,75 %, comme prévu. Et ce, dans un contexte de prix de l’énergie élevés et d’impasse dans les négociations sur le conflit au Moyen-Orient. 

Dans les détails, quatre membres de la Réserve fédérale ont voté contre cette décision, soit le plus grand nombre de voix dissidentes depuis 1992. En effet, Stephen Miran a voté en faveur d’une baisse des taux de 25 points de base, ainsi que trois autres, en l’occurrence Beth Hammack (présidente de la Fed de Cleveland), Neel Kashkari (président de la Fed de Minneapolis) et Lorie Logan (présidente de la Fed de Dallas).

Ces trois derniers étaient opposés au maintien des taux inchangés, mais n’ont pas non plus soutenu l’inclusion d’une orientation accommodante en matière de politique monétaire dans la déclaration du jour. La phrase avec laquelle les trois étaient en désaccord était la suivante : « Pour déterminer l’ampleur et le calendrier des ajustements supplémentaires à la fourchette cible du taux des fonds fédéraux, le Comité évaluera attentivement les données, l’évolution des perspectives et l’équilibre des risques ».

« L’inflation est élevée, reflétant en partie la récente hausse des prix mondiaux de l’énergie » a déclaré la Fed dans un communiqué, revenant sur un précédent communiqué qui la qualifiait de « légèrement élevée ». « L’évolution de la situation au Moyen-Orient contribue à un niveau élevé d’incertitude quant aux perspectives économiques » précise le communiqué.

Parallèlement à l’inflation accrue, « le taux de chômage a peu évolué ces derniers mois ». Tandis que l’économie continue de croître « à un rythme soutenu » ajoute le communiqué.

A rappeler par ailleurs que la commission bancaire du Sénat a voté par 13 voix contre 11 pour confirmer Kevin Warsh comme président de la Fed, ouvrant la voie à la confirmation finale du candidat de Trump par le Sénat au complet avant la fin du mandat de Powell le 15 mai.

La conférence de presse de Jerome Powell qui a suivi l’annonce a ressemblé davantage à un adieu, lui qui a entretenu l’une des relations les plus controversées avec le président américain dans l’histoire de l’institution, qu’à une orientation sur les futures mesures de politique monétaire.

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La Russie craint l’éclatement d’OPEP+

30. April 2026 um 09:00

Le ministre russe des Finances, Anton Silouanov, a déclaré que la décision des Émirats arabes unis de quitter l’OPEP signifie que les pays producteurs de pétrole augmenteront leur production. Ce qui entraînera une baisse des prix mondiaux du pétrole à l’avenir.

La Russie est membre du groupe OPEP+ et coordonne sa politique avec les autres pays membres de l’OPEP. Elle est considérée comme la principale bénéficiaire de la flambée des prix mondiaux du pétrole due à la guerre au Moyen-Orient.

« Aujourd’hui (mercredi), nous apprenons que l’un des pays, les Émirats arabes unis, quitte l’OPEP. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que le pays peut produire autant de pétrole que ses capacités de production le permettent et l’acheminer vers le marché », a déclaré Silouanov.

La Russie entretient des liens étroits avec les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, principale puissance de l’OPEP. « Si les pays de l’OPEP exercent leur politique de manière coordonnée (après le retrait des Émirats arabes unis) et produisent autant de pétrole que leurs capacités de production le permettent et autant qu’ils le souhaitent, les prix baisseront en conséquence », a-t-il ajouté.

Pour l’instant, la hausse des prix du pétrole est due au blocus du détroit d’Ormuz et ses prévisions de surproduction se référaient à l’éventualité d’une réouverture du passage dans le futur.

Pour sa part, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que la décision des Émirats arabes unis de se retirer de l’OPEP ne signifie en aucun cas la fin du groupe OPEP+ (des principaux pays producteurs de pétrole). Tout en ajoutant que la Russie restera membre du groupe.

Par ailleurs, le ministère de l’Énergie du Kazakhstan a déclaré que son pays n’envisageait pas de quitter l’OPEP+, au lendemain de l’annonce par les Émirats arabes unis de leur retrait de ce groupe, dans un contexte de crise énergétique provoquée par la guerre en Iran.

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Le pétrole s’envole, le Brent dépasse les 125 dollars le baril 

30. April 2026 um 07:56

Suite à l’annonce par le président américain d’un blocus prolongé du détroit d’Ormuz, les prix du pétrole ont enregistré une hausse importante, dépassant les 125 dollars,  jeudi 30 avril.

Les prix du pétrole se sont envolés cette semaine après que des rapports ont montré que le président américain Donald Trump se préparait à un blocus naval prolongé contre l’Iran. Les inquiétudes concernant un tel scénario ont été exacerbées par des rapports indiquant que plusieurs hauts dirigeants pétroliers américains ont rencontré Trump à la Maison Blanche pour discuter de la manière de limiter davantage les retombées du conflit sur les familles américaines.

Un blocus naval prolongé devrait voir l’Iran maintenir le détroit d’Ormuz bloqué en représailles. Ce qui présage davantage de perturbations de l’approvisionnement pétrolier mondial.

A rappeler que les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran ont largement échoué. Et ce, en raison de désaccords sur les activités nucléaires de l’Iran.

Le pétrole avait brièvement marqué une pause après que les Émirats arabes unis ont annoncé qu’ils quitteraient l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) cette semaine. Mais les Émirats arabes unis sont peu susceptibles d’augmenter leur production à court terme en raison des perturbations causées par la guerre en Iran.

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Gestern — 29. April 2026Haupt-Feeds

Allemagne : le virage budgétaire de Berlin

29. April 2026 um 15:22

L’Allemagne s’apprête à franchir un cap budgétaire majeur. Le gouvernement fédéral prévoit de contracter près de 111 milliards d’euros de nouvelle dette d’ici 2027. Tout en introduisant de nouvelles taxes, notamment sur le sucre et le plastique. Une stratégie qui marque un tournant dans la politique financière du pays.

l’Allemagne envisage un niveau d’endettement inédit pour soutenir ses priorités économiques et stratégiques. Selon les projections budgétaires, publiées mardi 28 avril par le magazine Der Spiegel, les nouveaux emprunts devraient atteindre environ 110,8 milliards d’euros en 2027.  Un chiffre qui fait partie d’une trajectoire globale de hausse des dépenses publiques.

Cette dynamique s’inscrit dans un cadre financier élargi, incluant également des fonds spécifiques dédiés aux infrastructures et à la défense. À cela s’ajoutent plusieurs dizaines de milliards mobilisés via des mécanismes hors budget, confirmant un changement d’échelle dans la gestion des finances publiques.

Défense et investissements : les priorités assumées de l’Allemagne 

Cette politique d’endettement s’explique en grande partie par une hausse significative des dépenses, notamment dans le domaine militaire. Le budget de la défense devrait fortement progresser, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les exigences accrues de l’OTAN. L’Allemagne vise ainsi une montée en puissance de ses capacités militaires. Et ce, tout en poursuivant ses investissements dans les infrastructures et la modernisation de l’économie.

Parallèlement à l’endettement, le gouvernement envisage d’introduire de nouvelles sources de recettes fiscales. Parmi les mesures à l’étude, on évoque une taxe sur les produits sucrés, dans une logique de santé publique et de diversification fiscale, mais également une taxe sur le plastique, en lien avec les objectifs environnementaux.

Ces initiatives s’inscrivent dans une tendance européenne plus large visant à utiliser la fiscalité pour orienter les comportements de consommation et financer les politiques publiques.

Entre relance économique et contraintes budgétaires

Ce choix d’augmenter simultanément la dette et la fiscalité traduit un équilibre délicat. D’un côté, le gouvernement allemand cherche à stimuler l’économie et à répondre aux défis sécuritaires et climatiques. De l’autre, il doit composer avec les règles budgétaires européennes et les attentes en matière de discipline financière.

Cette stratégie marque une rupture avec la tradition germanique de rigueur budgétaire, longtemps incarnée par la politique du « zéro déficit ».

Un tournant stratégique pour l’Europe

Au-delà de l’Allemagne, ces décisions pourraient avoir des répercussions à l’échelle européenne. En assumant un recours accru à la dette et en expérimentant de nouvelles taxes, Berlin pourrait ouvrir la voie à une évolution des politiques économiques au sein de l’Union européenne.

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Choc énergétique : l’Europe sort le chéquier

29. April 2026 um 14:00

D’après une analyse du think tank Bruegel publiée le 28 avril, les 27 États membres de l’Union européenne ont alloué plus de 10 milliards d’euros pour soutenir les ménages et les entreprises face au choc énergétique provoqué par la guerre en Iran.

L’allocation des ressources est jugée inefficace. Car près de 80 % des mesures – telles que les allégements fiscaux horizontaux – ne sont pas suffisamment ciblées. L’étude relève que certaines aides ne sont pas conformes aux recommandations de la Commission européenne, qui privilégient les mesures temporaires sans effet stimulant sur la demande.

L’Espagne représente près de la moitié des dépenses totales. Tandis que l’Allemagne se classe deuxième en termes de soutien. Dans ce cadre, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a plaidé pour un renforcement des moyens alloués à l’électrification de l’économie, une plus grande souplesse des règles fiscales et une taxe exceptionnelle sur les entreprises énergétiques. L’Espagne a déjà mis en place des baisses de TVA sur les carburants, l’électricité et le gaz, ainsi que des aides directes à l’agriculture, aux transports et à l’industrie.

Le choc énergétique pèse davantage sur les perspectives économiques de l’UE, les pressions sur les budgets des États s’intensifiant à mesure que le conflit se poursuit. Cette situation affecte la croissance et l’inflation en Allemagne, première économie européenne.

De son côté, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a averti que tous les pays ne disposent pas des marges de manœuvre budgétaires nécessaires pour absorber la hausse des coûts énergétiques.

A cet égard, l’UE continue de faire face aux conséquences de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, qui avait entraîné une flambée des prix du gaz. À l’époque, les gouvernements européens avaient alloué plus de 500 milliards d’euros au soutien des consommateurs.

Comme le souligne Simone Tagliapietra, analyste chez Bruegel, les gouvernements ne semblent pas avoir tiré suffisamment de leçons de la crise précédente, privilégiant des mesures immédiates mais non ciblées, susceptibles de stimuler la demande en période d’offre limitée et d’aggraver le problème.

A noter que, dernièrement, les dirigeants de l’UE ont appelé à de nouvelles mesures pour lutter contre la hausse des prix de l’énergie. Tout en affirmant que le plan actuel de la Commission européenne – qui prévoit une meilleure coordination, des interventions sur le carburant d’aviation et des allégements fiscaux – était insuffisant.

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Le Japon maintient son taux directeur à 0,75 % et relève ses prévisions d’inflation

29. April 2026 um 10:10

La Banque du Japon (BoJ) a maintenu son taux directeur inchangé à 0,75 %. Mais elle revoit à la hausse ses estimations d’inflation, dans un contexte de risques accrus liés à l’offre…

Cette décision a été prise dans un contexte de hausse des rendements des obligations d’État japonaises, le taux à 10 ans atteignant 2,496 % le 13 avril, son plus haut niveau depuis 1997. Après l’annonce, le rendement s’est établi à 2,468 %. Tandis que l’indice Nikkei 225 a chuté de plus de 1 %.

Par ailleurs, la Banque centrale du Japon (BoJ) a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour l’exercice 2026, les ramenant de 1 % à 0,5 %. Tout en relevant sensiblement son estimation de l’inflation sous-jacente, qui passe de 1,9 % à 2,8 %.

Dans le même temps, elle a averti que la croissance économique du Japon devrait ralentir, car la hausse des prix du pétrole due à la crise au Moyen-Orient devrait avoir un impact négatif sur les bénéfices des entreprises et sur les revenus réels des ménages.

Shigeto Nagai, économiste en chef pour le Japon chez Oxford Economics, estime qu’une situation de « stagflation » légère pourrait apparaître au cours de l’année, avec des revenus disponibles réels négatifs et une inflation supérieure à 2 %.

A noter au passage que l’économie japonaise a évité de justesse une récession technique au dernier trimestre 2025, enregistrant une croissance de 0,3 % sur une base trimestrielle et de 1,3 % sur une base annuelle.

L’inflation s’est accélérée pour la première fois en cinq mois, atteignant 1,8 % en mars, tandis que l’indice général des prix s’établissait à 1,5 % contre 1,3 % en février, restant inférieur à l’objectif de 2 % pour le deuxième mois consécutif…

La Banque du Japon a noté que la hausse des prix du pétrole devrait entraîner une augmentation des coûts, principalement dans les secteurs de l’énergie et des biens, tandis que les hausses de salaires continuent d’être répercutées sur les prix finaux.

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La Banque mondiale anticipe une flambée des prix des matières premières

29. April 2026 um 10:01

Selon la Banque mondiale, les prix mondiaux des matières premières devraient atteindre cette année leur plus haut niveau depuis 2022, à cause de la guerre en Iran et ses conséquences.

Dans son dernier rapport « Perspectives des marchés des matières premières », publié mardi 28 avril, la Banque mondiale estime que l’indice des prix des matières premières devrait bondir d’environ 16 % cette année. « La guerre frappe l’économie mondiale par vagues successives : d’abord par la hausse des prix de l’énergie, puis celle des prix alimentaires, et enfin par une inflation plus élevée », a déclaré Indermit Gill, économiste en chef à la Banque mondiale.

Parallèlement, le prix moyen du Brent est estimé à 86 dollars le baril cette année, révisé à la hausse par rapport aux prévisions de janvier qui tablaient sur 60 dollars le baril.

Les marchés du gaz naturel et des engrais ont également connu de fortes hausses en raison du conflit. La Banque mondiale prévoit une augmentation de 31 % du coût des engrais cette année. Ce qui menace les revenus des agriculteurs et les récoltes futures. Cela pourrait à terme entraîner une hausse des prix alimentaires et aggraver l’insécurité alimentaire.

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Cuba : le tourisme s’effondre 

28. April 2026 um 15:44

Les arrivées de touristes à Cuba chutent de près de 50 % au premier trimestre de l’année. Et ce, en raison des restrictions énergétiques qu’imposent les États-Unis. Mais aussi à cause de la suspension de nombreuses liaisons aériennes internationales.

Entre janvier et mars, l’île caribéenne de Cuba a accueilli 298 057 visiteurs. Soit 48 % de moins qu’à la même période en 2025. C’est ce que révèlent les données publiées par l’Office cubain des statistiques et de l’information, lundi 27 avril.

Cette baisse se matérialise particulièrement en mars, mois durant lequel seulement 35 561 touristes sont arrivés sur l’île. Soit le chiffre le plus bas depuis des années.

Au cours du premier trimestre, le nombre de visiteurs en provenance du Canada, principal pays d’origine des touristes, chute de 54 %. Les arrivées de Russie diminuent de 37 %. Tandis que celles des Cubains résidant à l’étranger, dont la majorité vit aux États-Unis, baissent de près de 43 %.

Deuxième source de devises étrangères du pays, le tourisme avait déjà été affaibli ces dernières années par la crise économique qui a touché le pays. Et ce, à la suite de la pandémie et du renforcement des sanctions américaines pendant le premier mandat de Donald Trump (2017-2021). Ainsi, entre 2019 et 2025, les revenus du secteur ont chuté de 70 %, selon des calculs basés sur des données officielles.

De plus, Washington exerce des pressions sur les pays qui bénéficient des services médicaux cubains, une autre source importante de revenus pour l’île.

Enfin, suite à l’annonce de pénuries de kérosène dans les aéroports du pays, de nombreuses compagnies aériennes canadiennes, russes et européennes ont annoncé la suspension de leurs vols. Enfin, à part le tourisme, le blocus énergétique américain affecte également d’autres secteurs importants de l’économie. Au nombre desquels on peut citer l’exploitation du nickel et du tabac.

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Les Émirats arabes unis quittent l’OPEP

28. April 2026 um 15:36

Les Émirats arabes unis ont annoncé leur intention de se retirer de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), ainsi que de l’alliance élargie OPEP+. Cette décision, rendue publique mardi 28 avril 2026 par Emirates News Agency, entrera en vigueur le 1er mai 2026.

Selon les autorités émiraties, ce retrait de l’OPEP s’inscrit dans une vision stratégique et économique à long terme. Laquelle vise à accompagner le développement du secteur énergétique national. Abou Dhabi affirme vouloir renforcer son rôle de producteur « responsable et fiable ». Tout en s’adaptant aux évolutions du marché mondial de l’énergie.

Cette décision intervient après une réévaluation approfondie de ses capacités et de ses objectifs énergétiques. Et notamment dans un contexte de demande mondiale en hausse et de tensions sur l’offre.

D’après plusieurs analyses, cette sortie marque un tournant majeur pour l’organisation, déjà fragilisée par les rivalités internes et les bouleversements géopolitiques. En effet, les Émirats arabes unis reprochent entre autres à l’organisation certaines contraintes liées aux quotas de production. De même qu’ils souhaitent exploiter pleinement leurs ressources pétrolières, parmi les moins coûteuses au monde.

Par ailleurs, le contexte régional joue un rôle déterminant. La guerre en Iran et les tensions dans le détroit d’Ormuz ont mis en lumière des divergences entre pays du Golfe. Et plus précisément en ce qui concerne la sécurité énergétique et la coordination politique. Ainsi, le ministre émirati de l’Énergie, Suhail Mohamed al-Mazrouei, a précisé que cette décision relevait d’un choix souverain; sans concertation préalable avec les autres membres de l’OPEP.

Ce départ est perçu comme un coup dur pour l’OPEP. L’organisation perd l’un de ses producteurs clés. Et ce, à un moment où le marché pétrolier mondial reste sous pression. Il pourrait accentuer la volatilité des prix et affaiblir la capacité du cartel à réguler l’offre. Alors même que la demande énergétique mondiale demeure soutenue.

En quittant l’organisation, les Émirats arabes unis, pays membre de l’OPEP depuis 1967, misent sur une plus grande flexibilité pour augmenter leur production. Répondre de la sorte plus efficacement aux besoins du marché. Tout en redessinant les équilibres énergétiques internationaux.

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Accord de libre-échange entre l’Inde et la Nouvelle-Zélande

28. April 2026 um 14:57

L’Inde et la Nouvelle-Zélande ont franchi une étape majeure dans leurs relations économiques. Et ce, en signant, le 27 avril 2026 à New Delhi, un accord bilatéral de libre-échange qualifié d’« emblématique ». Ce partenariat vise à renforcer les échanges commerciaux, les investissements et la mobilité des travailleurs entre les deux pays.

L’accord prévoit une libéralisation massive des échanges entre les deux pays. Tout en garantissant notamment un accès en franchise de droits pour 100 % des exportations indiennes vers la Nouvelle-Zélande, couvrant plus de 8 000 produits.

En retour, la Nouvelle-Zélande bénéficiera d’une réduction ou d’une suppression progressive des droits de douane sur la majorité de ses exportations vers l’Inde. Et notamment dans des secteurs clés comme le bois, la laine, le charbon ou encore certains produits agricoles.

L’accord vise à doubler le volume des échanges bilatéraux pour atteindre les 5 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. Il s’accompagne également d’un engagement d’investissement néo-zélandais estimé à 20 milliards de dollars sur quinze ans. Celui-ci se destine à soutenir des secteurs stratégiques tels que l’industrie, les services et les technologies.

Au-delà des biens, le texte introduit des dispositions importantes sur la mobilité professionnelle. Il prévoit notamment la délivrance de visas pour environ 5 000 travailleurs qualifiés indiens. Ainsi que des programmes spécifiques pour les jeunes et les étudiants, favorisant les échanges dans des domaines comme les technologies de l’information, la santé, l’ingénierie et l’éducation.

Toutefois, certaines filières sensibles ont été exclues de la libéralisation, notamment les produits laitiers, le sucre ou certaines huiles alimentaires. Et ce, afin de protéger les agriculteurs et les industries locales indiennes.

Fruit de plusieurs années de négociations — relancées récemment dans un contexte de recomposition du commerce mondial — cet accord s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique. New Delhi cherche à réduire sa dépendance à certains marchés traditionnels. Tandis que Wellington ambitionne de limiter son exposition à la Chine et de renforcer sa présence dans la région indo-pacifique.

L’entrée en vigueur de l’accord reste conditionnée à sa ratification par le Parlement néo-zélandais. Un processus qui pourrait s’étendre sur plusieurs mois.

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Carburants : la France au bord de la panne sèche ?

28. April 2026 um 14:12

La France se dirige-t-elle vers une nouvelle crise énergétique ? Alors que le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, alerte sur un possible risque de pénurie de carburants dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, les premiers impacts se font déjà sentir dans le transport aérien. La compagnie Transavia a ainsi commencé à ajuster son programme de vols face à la flambée des prix du kérosène.

La crainte d’une pénurie de carburants en France refait surface. Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a évoqué, lundi 27 avril, ce risque, alimentant les inquiétudes dans un contexte international particulièrement instable.

En ligne de mire : le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial. Sa fermeture ou ses perturbations, liées aux tensions entre les États-Unis et l’Iran depuis la fin février, font peser une menace directe sur l’approvisionnement énergétique global…

Si les autorités françaises appellent à relativiser — rappelant que le pays dispose de réserves stratégiques capables de couvrir plusieurs semaines de consommation — les premiers signes de tension sont déjà visibles. Depuis fin mars 2026, un nombre croissant de stations-service rencontre des pénuries d’approvisionnement, dans un contexte de hausse des prix et de déséquilibres persistants sur le marché du diesel.

Transavia supprime des vols avant l’été

Surtout, les répercussions de cette crise énergétique commencent à dépasser le seul cadre routier. Le transport aérien en subit désormais les effets concrets. La compagnie low-cost Transavia, filiale du groupe Air France-KLM, a ainsi annoncé l’annulation de certains vols prévus en mai et juin. Une décision directement liée à la flambée des prix du kérosène. Ces annulations restent toutefois limitées (moins de 2 % des vols) mais traduisent une adaptation prudente face à la hausse des coûts. Pour les passagers concernés, la compagnie propose des solutions de report, de remboursement ou de réacheminement rapide, généralement sous 24 heures. Parallèlement, une hausse moyenne d’environ 10 euros par aller-retour a déjà été appliquée sur certains billets, une tendance susceptible de s’étendre à l’ensemble du secteur.

Face à cette situation, les inquiétudes gagnent également les institutions internationales. L’Association internationale du transport aérien (IATA) appelle à une meilleure coordination entre États. Tandis que certains gouvernements envisagent de recourir à des stocks stratégiques pour éviter une pénurie de kérosène.

Ainsi, si le scénario d’une panne sèche généralisée en France reste, à ce stade, peu probable selon les pouvoirs publics, la conjonction de tensions géopolitiques, de perturbations logistiques et de hausse des coûts énergétiques révèle la vulnérabilité d’un système fortement dépendant des équilibres internationaux. Une fragilité désormais visible, aussi bien à la pompe que dans les airs.

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Le Canada lance son premier fonds souverain doté de 25 milliards de dollars

28. April 2026 um 12:11

Le Canada annonce la création de son tout premier fonds souverain, baptisé « Canada Strong Fund ».  Et ce, dans un contexte de recomposition économique mondiale et de tensions commerciales croissantes. C’est une initiative que présentait le Premier ministre Mark Carney, à Ottawa, lundi 27 avril.

Doté d’un capital initial de 25 milliards de dollars canadiens (environ 18 milliards de dollars américains), ce fonds public d’investissement vise à financer des projets stratégiques à l’échelle nationale, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, des minerais critiques, de l’agriculture et des technologies.

Pensé comme un outil de long terme, le fonds fonctionnera sur un modèle d’investissement aux côtés du secteur privé, avec l’objectif de générer des rendements commerciaux tout en soutenant la transformation de l’économie canadienne. Les bénéfices seront réinvestis afin d’accroître progressivement sa capacité financière et de constituer une richesse durable pour les générations futures.

L’une des particularités du dispositif réside dans la volonté d’ouvrir le fonds aux citoyens. Le gouvernement prévoit en effet de lancer un produit d’investissement accessible au grand public, permettant aux Canadiens de participer directement au financement des projets et de bénéficier des retombées économiques.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par des tensions commerciales avec les États-Unis et une volonté affichée d’accroître l’indépendance économique du pays. Le fonds doit ainsi contribuer à réduire la dépendance du Canada à certains partenaires commerciaux, tout en renforçant sa compétitivité dans des secteurs clés.

Toutefois, certains observateurs soulignent que le Canada ne dispose pas d’importants excédents budgétaires — traditionnellement à l’origine des fonds souverains — ce qui pourrait limiter, à court terme, la capacité d’expansion du dispositif. Malgré ces réserves, le gouvernement défend un instrument stratégique destiné à stimuler l’investissement domestique et à soutenir la croissance sur le long terme.

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Smartphones et IA plus chers : la guerre en Iran frappe la tech

28. April 2026 um 09:15

Le conflit en Iran ne se limite plus aux marchés de l’énergie : il perturbe désormais profondément l’industrie technologique mondiale, désorganise la chaîne d’approvisionnement des circuits imprimés et des puces électroniques, entraînant une hausse significative des coûts pour les entreprises du secteur.

Au cœur de cette crise figure une dépendance critique à certains matériaux produits ou transitant par le Moyen-Orient. Selon un rapport de Reuters, des installations pétrochimiques majeures ont été touchées, affectant notamment la production de résines essentielles à la fabrication des circuits imprimés. L’un des acteurs clés du marché, responsable d’une large part de l’approvisionnement mondial, se retrouve ainsi à l’arrêt, aggravant les tensions sur les stocks disponibles.

Conséquence directe : les prix des composants électroniques flambent. Selon plusieurs analyses, le coût des circuits imprimés a bondi jusqu’à 40 % en avril, dans un contexte déjà marqué par la hausse des prix des puces mémoire et des matières premières comme le cuivre.

Cette situation fragilise l’ensemble de l’écosystème technologique, des fabricants de smartphones aux géants du cloud et de l’intelligence artificielle. Les entreprises doivent désormais arbitrer entre augmentation des prix, réduction des marges ou réorganisation de leurs chaînes d’approvisionnement.

Ressources stratégiques affectées…

Au-delà des matériaux, le conflit affecte aussi des ressources stratégiques indispensables à la production de semi-conducteurs. Le Moyen-Orient joue en effet un rôle clé dans la fourniture de gaz rares comme l’hélium, utilisé pour refroidir les wafers lors de la fabrication des puces. Les perturbations logistiques et les fermetures de sites accentuent la pression sur une chaîne déjà sous tension.

Plus largement, la fermeture ou la perturbation du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle des hydrocarbures et de nombreuses matières premières, renforce les difficultés d’approvisionnement à l’échelle mondiale.

Lire aussi – Détroit d’Ormuz : un cessez-le-feu trop court pour relancer le trafic

Face à cette accumulation de chocs, les industriels anticipent une hausse durable des coûts et des tensions persistantes sur les chaînes d’approvisionnement. Même en cas d’accalmie militaire, les effets du conflit pourraient se prolonger pendant plusieurs années, tant les interdépendances industrielles sont profondes et difficiles à reconfigurer rapidement.

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Entre économie et énergie, l’Égypte temporise sur les horaires commerciaux

27. April 2026 um 15:03

Le gouvernement de l’Égypte annonce une décision concernant les horaires de fermeture des commerces. Et ce, à l’issue d’une réunion de la cellule de crise présidée par le Premier ministre, Mustafa Madbouli, dimanche 26 avril 2026.

Cette décision arrive à la veille de l’expiration de la mesure exceptionnelle fixant la fermeture des magasins à 23h00 en Égypte. Laquelle intervenait dans un contexte de tensions internationales et de pressions économiques, notamment liées à l’énergie.

Selon les informations disponibles, les autorités égyptiennes ont choisi de maintenir provisoirement les horaires actuels. Et ce, dans l’attente d’une évaluation complète de leur impact sur l’activité économique et la consommation.

Ainsi, dans le détail, on retrouve les dispositions suivantes :

  • Les commerces et centres commerciaux ferment à 23h00. Et ce, avec une extension jusqu’à minuit les jeudis, vendredis et jours fériés.
  • Les restaurants et cafés peuvent rester ouverts jusqu’à 1h du matin. Tout en continuant les services de livraison 24h/24.

Par ailleurs, le gouvernement égyptien souligne que ces mesures restent transitoires, et qu’une décision finale — prolongation, modification ou suppression — sera prise en fonction des indicateurs économiques et des besoins du marché.

En parallèle, certaines zones touristiques bénéficient d’exceptions dans le pays. Car la nécessité se fait sentir de préserver l’activité du secteur stratégique pour l’économie nationale.

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S&P abaisse la note de la Belgique

27. April 2026 um 14:37

L’agence S&P Global Ratings abaisse la note de crédit de la Belgique d’un cran, à AA-. Soit sa deuxième dégradation en une semaine. Et ce, sur fond d’inquiétudes concernant l’aggravation du déficit budgétaire du pays.

L’agence explique que la dette publique de la Belgique pourrait atteindre environ 109 % du PIB d’ici 2029, avec une augmentation du poids du service de la dette.

Dans le même contexte, S&P a abaissé ses perspectives pour la Finlande à négatives. Tout en maintenant tout de même la notation finoise à AA+. Cette décision fait suite au ralentissement de la croissance, à l’augmentation des dépenses de défense, aux pressions démographiques et à la hausse des coûts d’intérêt de ce pays.

Au final les agences de notation avertissent que le maintien de prix élevés de l’énergie et les tensions géopolitiques, notamment la guerre au Moyen-Orient, pourraient entraver la reprise de l’économie européenne.

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Méditerranée : Paris et Athènes resserrent les rangs, au grand dam d’Ankara

27. April 2026 um 10:56

La France et la Grèce ont scellé, le 25 avril, un accord stratégique majeur visant à renforcer leur autonomie face aux grandes puissances, tout en consolidant leur coopération militaire. Les déclarations d’Emmanuel Macron sur la souveraineté grecque en mer Égée ont toutefois provoqué l’irritation d’Ankara, qui dénonce une volonté d’isolement et un repositionnement accru de Paris en Méditerranée orientale, dans un contexte de rivalités croissantes au sein de l’OTAN.

Le président français a agréablement surpris son auditoire, samedi 25 avril, en déclarant que si la souveraineté de la Grèce en mer Égée était menacée, « nous serions là ». Une allusion indirecte à la Turquie, ce qui du reste a irrité Ankara. Les médias turcs voient dans cette déclaration une volonté du président français de vendre davantage d’armes à la Grèce, l’un des principaux clients de la France en matière d’équipements militaires. Ils estiment par ailleurs que la France soutiendra la Grèce, les Chypriotes grecs et Israël face à la Turquie. Ils dénoncent un « héroïsme à bon marché » de Macron à Athènes…

Fidan à Londres

Des chroniqueurs turcs affirment que, depuis 1999, la Grèce poursuit une politique consistant à transformer tous ses problèmes bilatéraux avec la Turquie en problèmes UE-Turquie. Elle souhaiterait désormais rallier l’ensemble de l’Union européenne à sa cause face à une possible « attaque turque ».

Selon eux, la France et la Grèce seraient, pour l’instant, enclines à isoler la Turquie de l’Europe au nom de leurs propres intérêts nationaux. Le renforcement de l’accord avec la Grèce, soutiennent-ils, s’inscrit dans la stratégie parisienne visant à consolider sa présence militaire dans la région, avec des retombées économiques à la clé.

Il est toutefois diplomatiquement intéressant de noter que, durant les deux jours de visite du président Macron à Athènes pour signer d’importants accords stratégiques, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, était à Londres pour signer lui aussi un important accord-cadre bilatéral stratégique avec le Royaume-Uni. La concomitance de ces deux visites pourrait annoncer une divergence notable au sein de l’OTAN dans les prochains mois, soulignent les analystes turcs.

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Le pétrole grimpe, Wall Street dans le doute

27. April 2026 um 09:40

Les contrats à terme sur les indices boursiers américains ont peu évolué après des clôtures à des niveaux records la semaine dernière. Alors qu’une flambée des prix du pétrole et le blocage des négociations entre les États-Unis et l’Iran ont freiné l’appétit pour le risque avant une semaine chargée pour Wall Street.

Les contrats à terme sur le S&P 500 ont reculé de 0,1 % à 7 189,75 points. Tandis que les contrats à terme sur le Nasdaq 100 ont gagné 0,1 % à 27 455,75 points à 02h50 (heure de Paris). Les contrats à terme sur le Dow Jones ont chuté de 0,2 % à 49 293,0 points.

Le S&P 500 et le NASDAQ Composite ont clôturé quant à eux à des niveaux records vendredi, couronnant une quatrième semaine consécutive de gains, soutenus par la vigueur des valeurs technologiques à très forte capitalisation.

Sur la semaine, le S&P 500 a progressé de 0,6% et le Nasdaq a bondi de 1,5 %. Le Dow Jones Industrial Average a reculé de 0,4 % sur la semaine.

Par ailleurs, les prix du pétrole ont grimpé lors des échanges asiatiques lundi 27 avril. Et ce, après le blocage des négociations entre les États-Unis et l’Iran ce week-end. Le Brent brut s’élevant ainsi à 108 $ le baril.

Cette hausse intervient alors que le détroit d’Ormuz est resté largement fermé, perturbant les flux énergétiques mondiaux et suscitant des inquiétudes quant à des contraintes d’approvisionnement prolongées.

A noter que Donald Trump a annulé, le 25 courant, le voyage des émissaires américains au Pakistan visant à faire progresser les négociations sur la guerre avec l’Iran…

Les investisseurs attendent les résultats des « Mag 7 » cette semaine

Relevons également que l’attention des investisseurs se tourne désormais vers une semaine cruciale pour les résultats d’entreprises, avec cinq des sept géants technologiques surnommés les « Magnificent Seven » qui s’apprêtent à publier leurs résultats.

L’attention se portera également sur la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale mercredi, qui pourrait marquer la dernière réunion dirigée par son président, Jerome Powell, qui cèdera sa place à Kevin Warsh en mai prochain.

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La BCE joue la prudence dans un climat économique incertain

27. April 2026 um 09:23

La Banque centrale européenne (BCE) devrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés lors de sa réunion de jeudi 30 avril, optant pour une posture attentiste face au ralentissement de l’économie européenne.

Cette décision de la BCE s’explique notamment par l’incertitude persistante autour de l’inflation, alimentée par les répercussions du conflit au Moyen-Orient et la hausse des prix de l’énergie. L’institution préfère ainsi disposer de davantage de données avant d’ajuster sa politique monétaire.

Déjà en mars 2026, la BCE avait choisi de ne pas modifier ses taux, réaffirmant une stratégie prudente fondée sur l’analyse des données économiques au cas par cas.

Dans ce contexte, la croissance en zone euro montre des signes d’essoufflement. Ce qui renforce la nécessité d’éviter un durcissement prématuré des conditions financières. Plusieurs analystes estiment toutefois qu’une éventuelle hausse pourrait intervenir d’ici juin, si les pressions inflationnistes se confirmaient.

En somme, la BCE privilégie une approche graduelle : maintenir les taux à court terme; tout en gardant la possibilité d’agir rapidement selon l’évolution de l’économie et de l’inflation.

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