Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Après la reprise de Khartoum par l’armée, le Soudan menacé de partition  

27. März 2025 um 08:24

L’armée soudanaise menée par Abdelfattah Al-Burhan a pu après deux ans d’une atroce guerre civile reprendre le contrôle de Khartoum et des institutions officielles à leur tête le Palais présidentiel même s’il reste quelques poches à reconquérir dans la capitale. Un revirement de taille car l’armée soudanaise revient de loin. Il n’y a pas encore longtemps, elle essuyait défaite sur défaite et les Forces d’intervention rapide, la milice menée par Mohamed Hamdan Daglo, étaient en position de force.

Imed Bahri

Que la capitale revienne dans le giron de l’armée est une bonne chose cependant le spectre d’une nouvelle scission du pays pointe de nouveau. Après le sud perdu à l’époque d’Omar Hassan El-Bechir, voilà qu’aujourd’hui le Darfour, fief de Daglo, pourrait ne plus faire partie du Soudan.

Le Financial Times (FT) a rapporté dans une enquête de William Wallis que la bataille actuelle pour la capitale soudanaise Khartoum indique que la fin de la guerre civile au Soudan pointe. La guerre est revenue là où elle a commencé en l’occurrence dans le cœur de la capitale.

Après des jours d’affrontements, les forces fidèles au président de facto, le général Abdelfattah Al-Burhan, ont repris vendredi le palais présidentiel à leurs anciens alliés des Forces de soutien rapide, une organisation paramilitaire. L’armée soudanaise a également repris le contrôle d’autres bâtiments officiels dont la banque centrale marquant un tournant potentiel dans la guerre.

La reprise du Palais présidentiel marque l’aboutissement de plusieurs mois de changements décisifs dans l’équilibre de la guerre civile en faveur de l’armée soudanaise. Si l’armée parvient à consolider son contrôle sur Khartoum, cela permettra au général Al-Burhan de nommer un gouvernement de transition et de tenter d’obtenir une plus grande reconnaissance internationale.

Le risque d’une partition de facto

Cependant, le FT affirme que les récents développements représentent un moment très dangereux pour le Soudan et le général Al-Burhan lui-même car la victoire des Forces de soutien rapide ce week-end dans la région occidentale du Darfour met en évidence le risque d’une partition de facto. «La valeur symbolique et l’élan politique que l’armée pourrait gagner en reprenant le contrôle de la capitale sont importants», a déclaré Suleiman Baldo, expert en résolution des conflits et directeur du Centre de recherche sur la transparence et les politiques au Soudan.

Des soldats ont été vus en train de célébrer l’événement devant des vitres brisées et des entrées de bâtiments incendiées révélant le terrible impact sur la capitale. «Il n’y a plus rien vers quoi les gens puissent retourner», a ajouté Baldo.

La guerre a éclaté au Soudan à la mi-avril 2023 dans la capitale à la suite d’une lutte de pouvoir entre l’armée soudanaise et le commandant des Forces de soutien rapide, Mohamed Hamdan Daglo communément appelé Hemetti, accusé par les États-Unis de génocide au Darfour.

Avant la confrontation militaire entre les deux camps, ces derniers s’étaient unis pour renverser le gouvernement de transition formé après la chute du régime d’Omar Hassan El-Bechir en 2019. Au cours des premiers mois de la guerre, l’armée soudanaise a subi défaite sur défaite déplaçant finalement son centre de commandement à Port-Soudan sur la mer Rouge. Mais depuis septembre dernier, l’armée a repris de vastes étendues de territoire et la majeure partie de la capitale. Un vrai revirement de situation. 

Les combats loin d’être terminés

Le FT considère que les facteurs qui ont fait pencher la balance en faveur des forces armées soudanaises comprenaient le soutien qu’elles ont reçu des brigades islamistes, la réception par l’armée de fournitures d’armes lourdes, la défection de bataillons au sein des Forces de soutien rapide et le déclin du moral de leurs combattants.

Cameron Hudson, expert de la Corne de l’Afrique et chercheur principal au sein du programme Afrique du Centre d’études stratégiques et internationales de Washington, commente: «Ils ont remarquablement bien réarmé leurs forces aériennes en les réapprovisionnant avec des drones turcs et des avions de chasse chinois et russes. Parallèlement, les Forces de soutien rapide ont peiné à maintenir leurs lignes d’approvisionnement en provenance des Émiratis via le Tchad et la Libye».

Cependant, les combats à Khartoum sont loin d’être terminés. Une attaque des Forces de soutien rapide vendredi a tué un porte-parole de l’armée et des soldats au Palais présidentiel tandis que la résistance se poursuit dans certaines parties du sud de la capitale. Les forces de soutien ont pris le contrôle d’un avant-poste dans le désert du Nord-Darfour coupant l’approvisionnement de l’armée à la ville assiégée d’El Fasher soulignant la difficulté à laquelle les dirigeants soudanais seront confrontés pour unifier le pays.

«Si l’armée reprend le contrôle de tout Khartoum, ce n’est pas forcément de bon augure pour l’avenir du Soudan car elle ne se soucie pas du Darfour», a déclaré Nour Babiker, un homme politique soudanais du Parti du Congrès vivant en exil. Il a exprimé des inquiétudes quant à la réticence ou l’incapacité de l’armée à poursuivre les combats dans les provinces occidentales après la prise de Khartoum. La motivation des forces armées soudanaises à négocier pourrait diminuer augmentant ainsi le risque que le pays reste divisé. L’avancée de l’armée sur Khartoum est un moment dangereux pour les civils. Plus de 12 millions des 50 millions d’habitants du Soudan ont été déplacés par la guerre et la famine se propage dans certaines régions.

Une capitale vidée de ses habitants

Les deux camps ont commis des atrocités. Ces derniers mois, les forces armées soudanaises et leurs milices alliées ont été accusées d’avoir commis des assassinats ethniques ciblés dans les zones reconquises. Les Forces de soutien rapide, issues des milices arabes Janjaweed accusées de crimes de guerre lors des précédentes guerres du Darfour, ont infligé de lourdes pertes lors de leur retrait. «C’est leur habitude de se venger des habitants lorsqu’ils se retirent», a déclaré Hudson.

Le défi immédiat auquel est confronté le général Al-Burhan est de rétablir l’ordre et les services dans une ville vidée de ses habitants et d’assurer l’approvisionnement en nourriture, en eau et autres produits de première nécessité à mesure que les résidents déplacés commencent à revenir. L’autre dilemme réside dans la nécessité de regagner le soutien international nécessaire à la reconstruction tout en maintenant la cohésion de toutes les forces disparates sous sa bannière.

Les récentes victoires d’Al-Burhan n’auraient pas été possibles sans le soutien des partisans islamistes de l’ancien régime qui continuent de bénéficier du soutien de certains segments de la population. Cependant, ni les gouvernements occidentaux ni les alliés des forces armées soudanaises au Moyen-Orient, l’Égypte et l’Arabie saoudite, ne souhaitent leur retour au pouvoir. En même temps, les rejeter pourrait entraîner une réaction violente.

L’article Après la reprise de Khartoum par l’armée, le Soudan menacé de partition   est apparu en premier sur Kapitalis.

Les Émirats arabes unis investissent 1,4 billion de dollars aux États-Unis

22. März 2025 um 10:21

Un responsable de la Maison Blanche a déclaré que les Émirats arabes unis s’étaient engagés à investir 1,4 billion de dollars sur 10 ans aux États-Unis, à la suite d’une réunion entre de hauts responsables émiratis et le président Donald Trump le 18 mars 2025.

Le responsable a indiqué que le nouveau cadre « augmentera considérablement les investissements existants des Émirats arabes unis dans l’économie américaine » dans les infrastructures d’intelligence artificielle, les semi-conducteurs, l’énergie et la fabrication.

Il a ajouté que l’accord est intervenu après une réunion tenue mardi 18 mars 2025 par Trump avec le conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, Cheikh Tahnoun bin Zayed, dans le bureau ovale, et un dîner organisé par le vice-président JD. Vance et plusieurs membres du cabinet avec la délégation des Émirats, qui comprenait les dirigeants des principaux fonds souverains et sociétés émiraties.

Dans le cadre de ce partenariat, ADQ, le fonds d’investissement des Émirats arabes unis, et Energy Capital Partners, une société américaine de production d’électricité et d’énergie renouvelable, ont annoncé un partenariat 50/50 pour investir un total de plus de 25 milliards de dollars dans des projets capables de générer 25 gigawatts d’électricité, « pour répondre à la demande croissante d’énergie nécessaire aux centres de données, aux sociétés de cloud computing et autres ».

Le responsable a déclaré que XRG, la branche d’investissement de l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC), a également annoncé son engagement à soutenir la production et les exportations de gaz naturel aux États-Unis en investissant dans l’installation d’exportation de GNL NextDecade au Texas.

Il a ajouté que les deux sociétés ont des projets supplémentaires d’investissements importants dans des actifs américains dans les secteurs du gaz, des produits chimiques, des infrastructures énergétiques et des solutions à faible émission de carbone.

L’article Les Émirats arabes unis investissent 1,4 billion de dollars aux États-Unis est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Vers un accord de partenariat économique global entre la Tunisie et les Emirats

22. März 2025 um 11:19

La Tunisie et les Émirats arabes unis et ont annoncé le lancement de négociations en vue d’un accord de partenariat économique global (Apeg) visant à renforcer les échanges commerciaux et les investissements bilatéraux.

L’Apeg vise à réduire les droits de douane et les barrières commerciales, à améliorer l’accès aux marchés et à créer de nouvelles voies d’investissement dans des secteurs clés.

Lors d’une réunion virtuelle, le 19 mars 2025, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid et le ministre d’État émirati chargé du Commerce extérieur, le Dr Thani Bin Ahmed Al Zeyoudi, ont souligné les avantages de l’Apeg, qui servira de cadre stratégique pour stimuler le commerce, l’investissement et la coopération entre les deux pays.

Le ministre Abid a souligné que les négociations ouvriraient la voie à un cadre de coopération économique innovant, bénéfique pour les deux pays et ouvrant de nouvelles opportunités de coentreprises, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie manufacturière et des énergies renouvelables.

Le Dr Al Zeyoudi a souligné le rôle précieux de la Tunisie en tant que partenaire commercial, soulignant que les Émirats arabes unis sont le premier partenaire commercial de la Tunisie dans la région du CCG, avec des échanges commerciaux hors pétrole atteignant 350 millions de dollars en 2024, soit une croissance de 7,7 % par rapport à l’année précédente.

Les Émirats arabes unis et la Tunisie vont maintenant négocier les chapitres et dispositions spécifiques de l’Apeg afin de parvenir à un accord équilibré et équitable.

L’ouverture des négociations avec la Tunisie s’inscrit dans la stratégie plus large des Émirats arabes unis visant à doubler la taille de leur économie et à accroître leur rôle dans le commerce international.

Avec 26 Apeg conclus et de nombreux accords déjà en vigueur, le programme a joué un rôle crucial dans l’amélioration de l’accès aux marchés à forte croissance, contribuant de manière significative au commerce total des Émirats arabes unis qui, en 2024, a atteint un niveau record de 816 milliards de dollars, marquant une augmentation de 14,6 % par rapport à 2023.

Rappelons dans ce contexte que de nombreux grands projets d’investissements émiratis, notamment touristiques et immobiliers, lancés avant la révolution tunisienne de 2011, n’ont pas beaucoup avancé depuis.

I. B.

L’article Vers un accord de partenariat économique global entre la Tunisie et les Emirats est apparu en premier sur Kapitalis.

L’émirati MGX injecte 2 milliards de dollars dans le capital de Binance

13. März 2025 um 12:03

La société d’investissement émiratie MGX a annoncé un investissement de 2 milliards de dollars dans Binance, ce qui constitue le plus gros investissement jamais réalisé dans le domaine des crypto-monnaies. La participation minoritaire serait payée en stablecoins, qui sont un type d’actif numérique conçu pour conserver une valeur constante, généralement liée à une monnaie fiduciaire.

Abu Dhabi a lancé l’année dernière la société d’investissement MGX, qui se concentre sur la technologie de l’IA. En septembre 2024, elle s’est associée à BlackRock et Microsoft pour lancer un fonds d’IA de plus de 30 milliards de dollars. Jusqu’à a son accord avec Binance, elle n’avait pas encore investi dans les secteurs des crypto-monnaies et de la blockchain. Cet investissement reflète la volonté de concrétiser le potentiel de l’association de l’innovation, la blockchain et la finance. 

Binance, la plus grande Bourse de crypto-monnaies au monde, a renforcé sa présence au Moyen-Orient après avoir été confrontée à des obstacles réglementaires et à des mesures d’application dans d’autres juridictions au cours des dernières années. Elle emploie aux Émirats arabes unis environ 1 000 de ses quelque 5 000 employés dans le monde. La plateforme compte aujourd’hui plus de 260 millions d’utilisateurs enregistrés et le volume cumulé des transactions a dépassé 100 000 milliards de dollars. L’ambition des Émirats arabes unis de devenir un leader technologique mondial n’est pas cachée et la piste de se transformer en un centre régional de crypto-monnaies fait partie de ce plan. Les Saoudiens les concurrencent sur tous les fronts et il faut s’en distinguer.

 

L’article L’émirati MGX injecte 2 milliards de dollars dans le capital de Binance est apparu en premier sur Managers.

Visas pour les Émirats : plus de 52 000 autorisations accordées aux Tunisiens en 2024

06. März 2025 um 10:01

En 2024, 52 000 visas ont été accordés aux Tunisiens par les Émirats Arabes Unis, avec un taux de refus ne dépassant pas 6 %, selon le directeur général de l’identité et des affaires des étrangers émirati. Cette information figure dans un rapport du ministère des Affaires étrangères tunisien, publié en réponse à une question écrite de deux députés de l’Assemblée des représentants du peuple concernant les résultats de la visite du ministre des Affaires étrangères en février dernier.

L’officiel émirati a précisé que la saisie de données incorrectes lors des demandes constituait l’une des principales raisons des refus. Il a également affirmé la volonté des autorités émiraties de coopérer avec les parties tunisiennes concernées pour surmonter les difficultés récentes liées à l’octroi de visas, en coordination avec l’ambassade tunisienne à Abu Dhabi et l’ambassade des Émirats à Tunis.

Le nombre de Tunisiens résidant aux Émirats dépasse actuellement 29 000, selon les mêmes données. Les responsables émiratis ont souligné que les récentes restrictions ne visaient pas spécifiquement les Tunisiens, mais s’inscrivaient dans le cadre de mesures temporaires pour gérer l’augmentation de l’immigration illégale en provenance de certains pays.

L’article Visas pour les Émirats : plus de 52 000 autorisations accordées aux Tunisiens en 2024 est apparu en premier sur Managers.

❌
❌