Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 08. April 2026Haupt-Feeds

Tunisie | Le patronat réagit aux restrictions aux importations  

08. April 2026 um 13:42

Comme on pouvait s’y attendre, la circulaire n° 4 de l’année 2026 émise par la Banque centrale de Tunisie (BCT), le 26 mars 2026, et qui impose aux importateurs de produits classés comme «non prioritaires» de financer à 100 % leurs achats à l’étranger, sans recours à des crédits bancaires, ni à des avances, ni à des garanties, n’a pas manqué de susciter des inquiétudes chez les opérateurs économiques. Ces inquiétudes sont exprimées dans le communiqué ci-dessous, publié ce mercredi 8 avril 2026, par l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) qui préconise une approche concertée, équilibrée et progressive.

Compte tenu des effets attendus de cette circulaire sur plusieurs secteurs et activités, ainsi que sur la situation économique et sociale en général, l’Utica, à la lumière des réunions et consultations menées avec les structures sectorielles concernées et relevant de son organisation, tient à souligner les éléments suivants :

· La Tunisie continue à faire face au défi du déséquilibre de ses équilibres extérieurs, notamment l’aggravation notable du déficit commercial au cours des dernières années, en particulier sous l’effet du secteur de l’énergie qui, à lui seul, représente plus de la moitié du déficit global.

· La situation préoccupante du marché du travail et la hausse des taux de chômage, notamment parmi les diplômés de l’enseignement supérieur.

· L’extension du secteur informel, qui fragilise les équilibres des finances publiques, perturbe les conditions d’une concurrence loyale et limite la capacité de régulation de l’État.

Tout en reconnaissant la nécessité de rationaliser les importations afin de préserver les réserves en devises et de contenir les déséquilibres macroéconomiques, l’Utica exprime son inquiétude quant aux effets négatifs attendus de cette circulaire sur le tissu économique national, en particulier sur les petites et moyennes entreprises.

Elle souligne que toute mesure restrictive doit impérativement prendre en compte la réalité du fonctionnement des entreprises et met en garde contre les conséquences directes et immédiates d’une application rigide et non ciblée, susceptible d’engendrer des effets inverses, notamment :

– une perturbation des mécanismes de financement dans plusieurs secteurs d’activité ;

– une expansion du marché parallèle, les contraintes accrues dans le circuit formel rendant les circuits informels plus attractifs ;

– des dysfonctionnements dans les chaînes d’approvisionnement ;

– une augmentation des coûts de production ;

– une pression inflationniste supplémentaire sur les prix à la consommation.

Ces effets pourraient, à leur tour, entraîner :

– une baisse des recettes fiscales et douanières de l’État ;

– un ralentissement de l’investissement ;

– une perte de compétitivité des entreprises ;

– une accentuation des tensions sociales, notamment sur le marché de l’emploi.

Face à ces enjeux, l’Utica préconise l’adoption d’une approche équilibrée, progressive et concertée et considère qu’une révision urgente des modalités d’application de cette circulaire s’impose.

À court terme, il est recommandé de :

– réviser la liste des produits soumis à restrictions de manière ciblée ;

– simplifier les procédures administratives et renforcer la transparence ;

– accélérer les remboursements et les procédures liées à l’AIR ainsi que les trop perçus fiscaux de la TVA et autres.

– instaurer des délais standardisés et contraignants pour les opérations bancaires (domiciliation, crédits documentaires, etc.) ;

– faciliter les procédures d’exportation et accompagner les entreprises à fort potentiel exportateur.

À moyen et long terme, les priorités devraient porter sur :

– le renforcement de la production nationale ;

– la réévaluation de certains accords commerciaux dont les effets réels sur notre tissu productif restent déséquilibrés;

– la mise en œuvre d’une stratégie de substitution intelligente aux importations;

– le renforcement du contrôle des circuits parallèles contournant la réglementation des changes ;

– le développement des capacités exportatrices ;

– l’accélération du financement des projets d’énergies renouvelables, devenue une priorité stratégique.

Dans cette perspective, plusieurs actions concrètes peuvent être engagées :

– mettre en place des incitations fiscales en faveur de la production locale ;

– améliorer l’accès au financement pour les entreprises productives ;

– accélérer la digitalisation des procédures du commerce extérieur ;

– intensifier la lutte contre le commerce informel ;

– développer les infrastructures logistiques et soutenir les secteurs à fort potentiel d’exportation.

Enfin, l’Utica réaffirme son engagement à collaborer étroitement avec les autorités publiques et propose l’instauration d’un cadre permanent de concertation avec la BCT et les ministères concernés.

Un dialogue structuré et continu permettra de mieux coordonner les politiques économiques et de garantir l’efficacité des mesures mises en œuvre, dans un esprit de partenariat et de responsabilité partagée.

Communiqué.

L’article Tunisie | Le patronat réagit aux restrictions aux importations   est apparu en premier sur Kapitalis.

Bientôt, offre d’embauche pour 15 000 Tunisiens en Europe  

08. April 2026 um 13:18

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Riadh Chaoued, a confirmé aujourd’hui, mercredi 8 avril 2026, que le projet «Pour une approche intégrée de la gestion des migrations et de la mobilité des travailleurs en Afrique du Nord» (Thamm+OFII), financé par l’Union européenne (UE), ne se limite pas à la création d’emplois en France, mais s’étend à plusieurs pays de l’UE, dans le cadre d’accords avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) visant à élargir les partenariats.

Les efforts pour diversifier les destinations européennes ont permis de recevoir des offres pour l’embauche de plus de 15 000 jeunes Tunisiens, notamment dans le secteur du tourisme en Autriche.

Riadh Choued a également annoncé un renforcement des liens avec le marché italien : une nouvelle convention sera signée le 13 avril 2026 avec l’Agence italienne pour l’emploi. Les recrutements ne se limiteront pas aux diplômés des centres de formation dans le secteur du bâtiment, mais concerneront également d’autres spécialités, telles que la maintenance industrielle, les technologies de l’information et la communication, ainsi que l’agriculture.

I. B.

L’article Bientôt, offre d’embauche pour 15 000 Tunisiens en Europe   est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Restos, cafés et salons de thé doivent s’enregistrer à la plateforme du fiscal

08. April 2026 um 12:57

Le ministère des Finances a invité les propriétaires de restaurants touristiques classés, de salons de thé et de cafés de deuxième et troisième catégories, exploités en tant que personnes morales, à accélérer leur inscription au système national d’enregistrement fiscal.

Le système national d’enregistrement fiscal est un mécanisme de formalité obligatoire et de gestion numérisée, visant à recenser les contribuables et à sécuriser les transactions via des caisses fiscales. Il assure l’équité fiscale et permet de percevoir les droits d’enregistrement et de timbre, notamment via le RNE et des plateformes comme Jibaya. 

Le ministère des Finances précise dans un communiqué que l’inscription peut se faire en contactant l’un des fournisseurs agréés de machines d’enregistrement, dont la liste est disponible sur le site web Jibaya.tn.

Cette procédure d’inscription implique soit la mise aux normes des machines existantes, soit l’acquisition de nouvelles machines ; les démarches restantes sont à effectuer en coordination avec les fournisseurs.

Le ministère précise, également, que l’intégralité de la procédure d’inscription se déroule à distance, soulignant que le respect de cette procédure permettra aux personnes concernées d’éviter les pénalités fiscales prévues par la législation en vigueur.

Le ministère a, par ailleurs, mis à la disposition du public les numéros suivants pour toute information complémentaire : 81 100 400 (Centre de conseils fiscaux) et 71 780 347 (Unité de vérification de la Direction générale des impôts).

I. B.

L’article Tunisie | Restos, cafés et salons de thé doivent s’enregistrer à la plateforme du fiscal est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie-France | 2e phase du projet «Migration professionnelle sûre»

08. April 2026 um 12:35

La nouvelle phase du projet «Migration professionnelle sûre» (Thamm+ OFII), financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration en partenariat avec le ministère tunisien de l’Emploi et de la Formation professionnelle, débute aujourd’hui, mercredi 8 avril 2026.

Ce projet vise à promouvoir une migration professionnelle légale et organisée entre la Tunisie et la France, afin de répondre aux aspirations des talents tunisiens et aux besoins du marché du travail français dans plusieurs secteurs clés.
Lors de la première phase du projet (2022-2025), plus de 500 bénéficiaires ont pu accéder à des emplois en France, notamment dans des secteurs en pénurie de main-d’œuvre tels que l’agriculture, les services à la personne, l’industrie, le tourisme et la restauration.

Le projet a également soutenu l’employabilité d’environ 1 000 personnes grâce à des formations complémentaires. Et contribué au renforcement des liens entre les employeurs français et les talents tunisiens par l’organisation de sessions de recrutement et de missions exploratoires, ainsi que par des actions de sensibilisation auprès des jeunes et des professionnels sur les possibilités de migration professionnelle légale et l’importance du retour des travailleurs qualifiés en Tunisie.

La nouvelle phase (2026-2030) vise à consolider ces acquis et à étendre le champ d’action du projet, en se concentrant sur cinq secteurs prioritaires : l’agriculture, les services à la personne, les transports et la logistique, l’industrie, et le tourisme et la restauration.

Il reste cependant à espérer que le projet augmentera le nombre des bénéficiaires qui reste très faible eu égard l’ampleur de la demande d’emploi en Tunisie et des besoins de main d’œuvre qualifiée en France.

I. B.

L’article Tunisie-France | 2e phase du projet «Migration professionnelle sûre» est apparu en premier sur Kapitalis.

Tozeur | Gulf Care Company obtient un permis d’exploration de sel

08. April 2026 um 12:09

Dans le cadre de la stratégie de développement des ressources minérales de la Tunisie, un arrêté de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie en date du 5 avril 2026, a octroyé un permis d’exploration de sel à Gulf Care Company à Tozeur.

Selon le Journal officiel, la filiale tunisienne de Gulf Care Company s’est vu attribuer un permis d’exploration minière de catégorie 4 (sels naturels solides ou dissous) pour une durée de trois ans, couvrant la zone de Chott El Gharsa, dans le gouvernorat de Tozeur.

Conformément au Code minier de 2003, ce permis autorise des études géologiques visant à identifier les gisements naturels de sel et de saumure en vue d’un potentiel développement industriel.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de développement des ressources minérales et d’attraction des investissements.

L’article Tozeur | Gulf Care Company obtient un permis d’exploration de sel est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Les huiles de cuisson usagées transformées en biodiesel

08. April 2026 um 10:42

Dans la zone industrielle d’El Mghira 3, en périphérie sud de Tunis, les huiles de cuisson usagées, habituellement jetées dans les égouts ou dispersées dans l’environnement, connaissent une seconde vie. Collectées principalement auprès des restaurants et des hôtels, ces huiles sont transformées en biodiesel et en glycérine pure.

Cette expérience est rendue possible grâce à la collaboration entre les services publics de gestion des déchets et le promoteur du projet Biodex. Elle illustre l’engagement de la Tunisie en faveur d’une économie circulaire.

Des journalistes formés aux questions environnementales dans le cadre des initiatives européennes Pampt2 et allemandes Pagecte ont visité l’usine Biodex et ont pu constater l’essor de ce secteur, crucial face aux pressions croissantes sur les ressources énergétiques et environnementales.

La Tunisie produit environ 88 000 tonnes d’huiles de cuisson usagées par an, dont près de 60 % proviennent des ménages, selon l’Agence nationale de gestion des déchets (Anged), partenaire de Biodex, citée par l’agence de presse Tap. L’agence souligne toutefois que moins de 20 % de ces huiles sont collectées, un taux bien inférieur à la moyenne européenne (plus de 50 %).

Fondée en 2009 avec le soutien d’Anged, l’usine Biodex d’El Mghira est pionnière en Afrique. Sur son site industriel sécurisé et bien équipé, les huiles usagées sont transformées par un procédé délicat en biodiesel, un carburant renouvelable, et en glycérine, utilisée dans les industries chimique et cosmétique, ainsi que dans l’alimentation animale.

Le biodiesel produit est exporté vers l’Europe

«Notre rôle est avant tout environnemental. Ces huiles étaient autrefois rejetées dans les égouts ; aujourd’hui, elles constituent une ressource», explique Mounir Bezzarga, directeur de Biodex.

L’entreprise produit jusqu’à 24 millions de litres de biodiesel par an, principalement destinés à l’exportation vers l’Europe, réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre de 60 à 90 % par rapport au diesel traditionnel.

Cependant, le secteur est confronté à d’importants défis, notamment en ce qui concerne la collecte des huiles domestiques, notamment l’absence de législation locale spécifique relative à la distribution et à la consommation du biogaz, souligne Bezzarga. Actuellement, environ 40 000 tonnes sont collectées auprès des entreprises (restaurants et hôtels), dont une partie est exportée vers l’Europe après une première filtration.

6 000 tonnes transformées chaque année

Chez Biodex, 6 000 tonnes d’huiles usagées sont transformées chaque année en biocarburant et 2 000 tonnes en glycérine.

Afin d’améliorer les performances, les autorités environnementales et Anged misent sur la sensibilisation et l’innovation. Des campagnes nationales, telles que Valozit, ciblent les écoles, les municipalités et les médias, tandis que des supports d’information expliquent la transformation des huiles usagées en biocarburant, en glycérine et en autres produits. Une application mobile, «UCO.tn» (Huile de Cuisson Usagée), encourage les citoyens à échanger leurs huiles usagées contre des produits du quotidien comme des détergents.

Au-delà de son impact environnemental, le secteur offre des opportunités économiques. Biodex génère actuellement environ 260 emplois directs et indirects, employant des ingénieurs, des chimistes, des techniciens et des partenaires de projet pour valoriser cette ressource abondante grâce à l’innovation technologique et à la protection de l’environnement.

Le développement de ce secteur d’économie circulaire pourrait créer des emplois supplémentaires dans la collecte et le traitement, tout en réduisant la dépendance énergétique nationale grâce au biodiesel comme carburant alternatif.

Avec environ 220 000 tonnes d’huiles de cuisson arrivant chaque année sur le marché tunisien, le potentiel reste considérable. «Si nous pouvions recycler ne serait-ce que 40 % de cette ressource, ce serait un véritable succès», affirme Bezzarga.

Alors que la Tunisie cherche à concilier croissance et transition écologique, le recyclage des huiles de cuisson usagées apparaît comme une option prometteuse, à condition de surmonter les difficultés liées à la collecte à grande échelle.

L’article Tunisie | Les huiles de cuisson usagées transformées en biodiesel est apparu en premier sur Kapitalis.

Les énergies renouvelables en Tunisie, entre les paroles et les actes

08. April 2026 um 10:36

Pour réduire le déficit énergétique, actuellement estimé à 65%, et les importations de pétrole et de gaz qui pèsent lourd dans le budget de l’Etat, la Tunisie n’a pas besoin de multiplier les réunions consacrées à cette problématique. Ce qui importe, au final, ce sont les décisions effectives prises et mises en œuvre dans l’urgence. La dépendance énergétique se règle en kilowattheures, pas en communiqués de presse.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Le 17 mars 2026, le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, a réuni au ministère de l’Énergie les représentants de Conect et les opérateurs publics — Steg, ANME, Direction générale de l’électricité — pour débattre des freins à l’investissement dans les énergies renouvelables. Une réunion utile. Mais qui ne vaut que par ce qu’elle produira.

Une dépendance qui coûte cher, très cher

Les chiffres sont connus, mais ils méritent d’être rappelés à chaque occasion : le déficit énergétique tunisien atteint 6,3 Mtep en 2025, soit 65 % des besoins nationaux. Les subventions aux hydrocarbures absorbent 9 % du budget de l’État. C’est autant qui ne va pas aux hôpitaux, aux routes, aux écoles, à l’investissement public.

Dans ce contexte, la transition énergétique n’est plus un débat de spécialistes : c’est une question de survie budgétaire.

La Tunisie se classe par ailleurs au 20e rang mondial en efficacité énergétique selon la Banque Mondiale, et 2e en Afrique selon le Forum Économique Mondial. Elle a les compétences. Elle a le soleil. Elle a le vent. Ce qui lui manque, c’est la capacité à transformer ces atouts en mégawatts effectivement injectés dans le réseau.

Chiffre encourageant, mais rythme insuffisant

La réunion du 17 mars a mis en avant 186 licences accordées pour une capacité de 286 mégawatts dans le cadre de la cinquième ronde du système de licences. C’est une avancée réelle. Mais au regard de l’objectif national — 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030, contre 4 à 5 % aujourd’hui — le compte n’y est pas. Pas encore.

Ces nouvelles attributions témoignent d’une nette évolution de la stratégie tunisienne, le gouvernement privilégiant désormais les grands projets d’infrastructures sous régime de concession pour attirer des promoteurs dotés de solides compétences techniques et d’une grande solidité financière. C’est la bonne direction. Mais l’accélération doit être radicale, pas marginale.

Tereg : 430 M$ attendent d’être utilisés

Ce que la réunion du 17 mars gagnerait à intégrer plus explicitement, c’est le programme Tereg, signé en novembre 2025 avec la Banque Mondiale. L’accord porte sur 430 millions de dollars destinés à mobiliser 2,8 milliards de dollars d’investissements privés, installer 2,8 gigawatts de capacités renouvelables d’ici 2028, créer plus de 30 000 emplois et réduire les coûts de l’électricité de 23 %. Ce programme vise également à améliorer le taux de recouvrement des coûts de la Steg — de 60 % à 80 % — et à alléger les subventions énergétiques de 2,045 milliards de dinars.

Ces objectifs recouvrent exactement les problématiques discutées autour de la table du 17 mars. Ne pas articuler les deux… serait une faute stratégique.

La Steg, partenaire indispensable, obstacle potentiel

Pour Tunis, le défi consiste désormais à transformer les annonces en capacités opérationnelles concrètes. Et cela passe inévitablement par la Steg. La société est à la fois distributrice et productrice, ce qui crée un conflit d’intérêts structurel vis-à-vis des producteurs privés d’électricité renouvelable. La modernisation de son réseau est une condition sine qua non pour absorber une production décentralisée croissante — et pour permettre au projet Elmed, l’interconnexion électrique sous-marine Tunisie-Italie de 600 MW, de produire tous ses effets.

Car le rapport de Greenpeace Mena souligne un décalage structurel entre les ambitions déclarées et les capacités institutionnelles, ce qui représente un défi majeur pour la transition énergétique en Tunisie. Ce décalage, c’est précisément ce que la réunion du 17 mars était censée commencer à combler.

70 000 emplois : l’argument qu’on n’entend pas assez

Les publications officielles de l’ANME et le rapport pays 2025 de la Banque africaine de développement le documentent : la stratégie nationale vise la création de 70 000 emplois dans le secteur des énergies renouvelables, avec une ambition de porter l’indépendance énergétique de 40 % à 67 % d’ici 2035. Les nouveaux projets éoliens et solaires permettront de créer des milliers d’emplois locaux pendant la construction et l’exploitation, marquant ainsi une étape importante dans la transition énergétique du pays.

Cet argument est politiquement puissant dans un pays où le chômage des jeunes dépasse 30 %. Il devrait être au cœur de chaque réunion, de chaque discours, de chaque projet de loi sur l’énergie. Pas en note de bas de page.

Ce que Kapitalis a documenté ces dernières semaines le confirme : la plus grande menace pour l’économie tunisienne, c’est l’absence ou le report sine die des réformes structurelles nécessaires, qui risque d’enfoncer durablement le pays dans la catégorie des pays stagnants. La Tunisie vient d’obtenir son plus mauvais score depuis 1995 dans l’indice de liberté économique de la Heritage Foundation — 48,1 sur 100, 156e sur 176 pays. Ce n’est pas une fatalité. Mais c’est un signal d’alarme que les concertations, aussi bien menées soient-elles, ne suffisent pas à désactiver.

Les signaux positifs existent — Plan 2026-2030, Tereg, Elmed, concessions internationales en cours. La volonté de dialogue entre l’État et le secteur privé est réelle. Mais la Tunisie a une longue pratique des réunions consensuelles sans lendemain.

Ce qui distinguera le 17 mars de toutes les précédentes, ce ne sera pas la qualité des échanges. Ce sera la liste des décisions effectives prises dans les semaines qui suivront.

La dépendance énergétique se règle en kilowattheures, pas en communiqués.

* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.

Sources : Programme Tereg, Banque Mondiale, novembre 2025 — Plan de Développement 2026-2030, Présidence du Gouvernement tunisien — Rapport Pays Tunisie 2025, Banque Africaine de Développement — Stratégie Énergétique à l’horizon 2035, ANME/Pnud — Publications officielles Steg 2024-2025 — Projet Elmed, Steg/BEI — Greenpeace Mena, janvier 2026.

L’article Les énergies renouvelables en Tunisie, entre les paroles et les actes est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie-Italie | Pour la valorisation et la préservation du corail rouge

08. April 2026 um 09:58

Le corail rouge s’affirme à nouveau comme un axe de coopération entre l’Italie et la Tunisie, non plus seulement comme matière première pour la joaillerie, mais comme un vecteur potentiel de filière euro-méditerranéenne à forte valeur ajoutée, fondée sur la protection de l’environnement, l’innovation et une production spécialisée.

Telle est l’orientation de l’atelier international sur le thème : «Le corail, pont de la coopération en Méditerranée», qui s’est tenu le 25 février 2026 à Torre del Greco, qui a réuni des acteurs économiques, des pôles de compétitivité, des centres de recherche et des institutions des deux pays, avec pour objectif de construire une filière éthique, circulaire et durable.

Parmi les intervenants de renom, dont le journaliste spécialiste Domenico Letizia, figuraient Fabrizio Monticelli, PDG de ForMare Innovation Hub for Blue Economy, et Emna Sohlobji, présidente du Cluster maritime de Tunis. Des délégués d’Assocoral, du BIG (Blue Italian Growth Cluster), du WestMed National Hub pour l’Italie, de l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM-Tunisie) et du zoo Anton Dohrn étaient également présents.

Complémentarité des deux rives.

D’une part, la Tunisie entretient une relation historique avec le corail rouge, notamment dans la région de Tabarka, où le secteur conserve des racines ancestrales ; d’autre part, Torre del Greco demeure un haut lieu de l’art du corail et du travail du camée.

Le protocole signé en marge de la réunion vise à mutualiser les ressources, la recherche et l’expertise, renforçant ainsi la pêche professionnelle tunisienne et la capacité de l’Italie à transformer les matières premières en produits finis de meilleure qualité, valorisant l’identité territoriale et offrant de nouvelles perspectives commerciales.

Ce projet s’inscrit également dans un cadre méditerranéen plus large, marqué par de fortes contraintes environnementales.

Evoquant ce projet de coopération entre l’Italie et la Tunisie pour la création d’une chaîne corail durable, Domenico Letizia a déclaré: «C’est une initiative fondamentale non seulement pour la protection de la biodiversité marine, mais aussi pour la valorisation de l’excellence artisanale et commerciale qui unit les deux rives de notre mer».

Nécessité de prévenir la surpêche

La Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) de la FAO a adopté un plan de gestion du corail rouge afin de prévenir la surpêche et de maintenir les populations à des niveaux biologiquement durables.

Ce même programme a renforcé les travaux sur la traçabilité, les analyses de laboratoire, l’évaluation des stocks et la dimension socio-économique de la chaîne d’approvisionnement.

En 2024, le groupe de travail de la CGPM a constaté des signes de surexploitation dans certaines zones méditerranéennes, soulignant la nécessité de mesures à long terme et de contrôles plus efficaces.

Pour la Tunisie, la coopération corallienne est également liée à l’économie bleue et au renforcement des économies côtières.

La FAO en Tunisie note que le programme de recherche méditerranéen sur le corail rouge a été mis en œuvre localement par l’INSTM, dans le but de créer une plateforme de coordination pour le suivi des stocks et de fournir une base scientifique pour les futures mesures de conservation et de gestion.

Dans ce contexte, l’accord avec l’Italie peut constituer un laboratoire concret de coopération économique ciblée, où la protection de la biodiversité, la formation des jeunes artisans et plongeurs, l’inclusion des femmes et des communautés locales, la certification des produits et la lutte contre l’illégalité deviennent des outils de développement partagé dans le détroit de Sicile.

I. B. (avec Ansa).

L’article Tunisie-Italie | Pour la valorisation et la préservation du corail rouge est apparu en premier sur Kapitalis.

Israël s’accorde un nouveau permis de tuer

08. April 2026 um 09:15

Les dirigeants israéliens, soutenus par une grande partie de la classe politique et de la population, ont célébré dans la joie et l’allégresse la nouvelle loi scélérate adoptée par la Knesset, le parlement israélien, qui instaure la peine de mort par défaut pour tout Palestinien impliqué, de près ou de loin, dans une opération commando, ou ayant participé à un attentat contre des Israéliens ou d’installations israéliennes. Ils l’ont célébrée en buvant à grande gorgée l’arak, liqueur fétiche originaire d’un Liban qui souffre le martyre. On tape toujours plus fort sur le plus faible.

Mohsen Redissi  *

La date d’adoption, le 30 mars 2026, n’est pas fortuite. Elle n’est ni anodine ni innocente. C’est une date gravée dans le subconscient palestinien. Par ce choix, Israël essaye encore une fois d’occulter l’histoire déchirante de la Palestine. Une tentative et une manœuvre, perdues d’avance, vouées à l’échec, pour effacer de la mémoire collective l’affront fait aux paysans palestiniens en confisquant leurs terres au profit de nouveaux colons.

La date coïncide avec la célébration de ‘La Journée de la Terre’ par tous les Palestiniens, ceux de l’intérieur, sous l’occupation, comme ceux en exil forcé. Elle est célébrée, toujours avec ferveur, en commémoration de la répression sanglante de 1976 contre les Palestiniens protestant contre la confiscation de leurs terres en Galilée.

De manifestations pacifiques, très vite transformées en affrontements violents sous les assauts de l’armée d’occupation. Six morts, plusieurs blessés et des centaines d’arrestations dans les rangs des Palestiniens.

La célébration de la ‘Journée de la terre’ est un hommage posthume aux victimes et un appel pressant à la résistance nationale et à la solidarité internationale face à la dépossession, mais aussi au respect des droits nationaux du peuple palestinien.

Cette commémoration, événement largement suivi et célébré avec une grande ferveur par tous les Tunisiens épris de justice et d’équité.

De nos jours, en Cisjordanie, hélas territoire annexé, la dépossession des Palestiniens continue sans relâche. C’est le pain quotidien d’une communauté en détresse. La lutte doit continuer encore et toujours contre la colonisation et les politiques de confiscation des terres.

Résister à la colonisation devient un crime

Il est aisé pour les tribunaux israéliens, juges et bourreaux à la fois, d’accuser sans état d’âme de terrorisme et de condamner sans preuves tangibles tout Palestinien récalcitrant vivant sous le joug de l’occupation. Résister devient un acte criminel passible de la peine de mort pour un crime non commis.

Israël veut alléger le nombre des pensionnaires palestiniens dans ses prisons. Des centres pénitentiaires mal entretenus, exigus et surpeuplés. La nouvelle trouvaille des autorités juives est de réduire le nombre de prisonniers et d’éliminer, sous couvert de la loi, tout Palestinien récalcitrant

Le grand perdant dans cette affaire ce sera Israël. Si l’Etat hébreu a pu récupérer les otages du 7 octobre, vifs et dépouilles, c’est parce que ses prisons sont remplies de Palestiniens arrêtés, accusés à tort et dont le seul crime est d’être nés dans des enclaves administrées par le colonisateur. Israël manquera de «bois de chauffe» pour alimenter l’échange.

Le ratio d’échange de prisonniers entre l’Autorité palestinienne et Israël est grandiloquent. Le soldat Gilad Shalit a été relaxé en 2011, après cinq ans de captivité, en échange de la libération de 1027 prisonniers palestiniens ; ou comme par le passé quand en 1985 Israël a libéré 1150 détenus palestiniens en échange de trois soldats israéliens. Les opérations de ce genre ne manquent pas. Troquer un juif reste une opération excessivement chère dans la bourse de la vie. Son pesant est d’or, une valeur sûre très appréciée dans certains échanges, homme à homme ou tête à tête.

La face cachée de cette opération de nettoyage ethnique a pour unique but de réduire au maximum le nombre des Palestiniens vivant sur la terre de leurs ancêtres. Israël compte faire place nette aux nouveaux colons. Une opération de séduction en leur offrant le logis et les meilleures terres. Un nouvel apartheid prospère au Proche-Orient.

Résister à la confiscation de ses terres ou de son logis devient un délit grave, un acte terroriste passible de mort. Dans cette atmosphère lugubre, les bourreaux israéliens, des anges gardiens passeurs de vie à trépas, ne sont pas prêts à chômer. Seraient-ils payés par tête de pipe ou selon le nombre d’heures passées à torturer les Palestiniens jusqu’à ce que mort s’ensuive. Pas de poursuite, le prisonnier palestinien est mort dans l’exercice de ses fonctions.

Les prisons israéliennes se vident ainsi de leurs pensionnaires ; ce sont les cimetières qui se remplissent. Aux mères palestiniennes de préparer leurs mouchoirs. Des sanglots longs et violents les attendent. Elles pleureront leurs enfants à chaudes larmes. Le peuple palestinien doit s’attendre à une nouvelle nakba (grande catastrophe), une deuxième d’un genre nouveau. Il faut s’attendre au pire quand l’ennemi, le doigt sur la gâchette, tient votre vie au bout de son canon.

Israël et son «droit souverain» de tuer

Deux poids, deux mesures

La réponse des Etats-Unis est cinglante. Ils «respectent le droit souverain d’Israël à fixer ses propres lois et sanctions à l’encontre des personnes reconnues coupables de terrorisme», tels sont les propos du département d’Etat.

L’Oncle Sam s’offusque et appelle au scandale et lynche l’Arabie saoudite ou l’Iran ou tout autre pays du Moyen-Orient quand il exécute ou décapite un de ses ressortissants condamné à mort.

Aux Etats-Unis, le condamné à mort ne perd ses droits constitutionnels que lorsqu’il passe à l’au-delà. Il peut choisir sa mort, ou plutôt la façon de partir vers le ciel. Une sorte de menu. Il a l’embarras du choix : par injection, par pendaison ou par électrocution. Le condamné peut être assisté dans ses derniers moments par le curé de sa paroisse, son imam, son guide spirituel, ou rejoindre ses ancêtres au son de sa musique préférée.

L’Union européenne est timorée ; elle a qualifié la loi sur la peine de mort de grave recul sur le plan juridique et humanitaire. Elle réinstaure de facto la ségrégation raciale et la politique deux poids deux mesures.

L’Autorité palestinienne, pour sa part, a condamné fermement ce permis de tuer qu’elle a qualifié de tentative de légitimer des exécutions extrajudiciaires.

Quant au Hamas, il a appelé les Nations unies et le Comité international de la Croix-Rouge à intervenir pour protéger les prisonniers palestiniens.

Pour ce qui est des médias occidentaux, ou de la plupart d’entre eux, ils on fait comme à leur habitude : ils se sont bien gardés de condamner Israël. Certains ont même préféré regarder ailleurs : heureusement qu’il y a l’Ukraine pour s’occuper, l’unique injustice à leurs yeux.

* Fonctionnaire à la retraite.

L’article Israël s’accorde un nouveau permis de tuer est apparu en premier sur Kapitalis.

La guerre ferait-elle de l’Iran la quatrième puissance mondiale ?

08. April 2026 um 08:15

Jusqu’à récemment, la République islamique d’Iran était une puissance régionale mais Robert A. Pape, professeur de sciences politiques à l’Université de Chicago, estime que la guerre que lui livrent depuis plus d’un mois les Etats-Unis et Israël est en train d’en faire la quatrième puissance mondiale non pas par un quelconque poids économique ou militaire comme c’est le cas pour les États-Unis, la Chine et la Russie mais par son énorme capacité à impacter le monde entier, notamment sur les plans énergétique et économique, et par ricochet politiquement. 

Imed Bahri

Dans une analyse publiée dans le New York Times, Pape considère que la guerre menée par le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu contre l’Iran a transformé ce pays en une puissance mondiale majeure. 

Le politologue américain remet en question la vision géopolitique dominante de ces dernières années qui supposait que l’ordre mondial évoluait vers trois pôles de puissance : les États-Unis, la Chine et la Russie. Cette vision partait du principe que la puissance découle principalement de la taille économique et des capacités militaires, une hypothèse désormais obsolète.

Un quatrième pôle de puissance

Un quatrième pôle de puissance mondiale émerge rapidement : l’Iran. Bien que ce pays ne possède pas la même force militaire et économique que les trois autres, sa puissance nouvelle provient de son contrôle de la voie maritime la plus importante pour l’énergie dans l’économie mondiale : le détroit d’Ormuz.

Ce détroit est depuis longtemps une voie navigable internationale, empruntée par des navires de toutes les nations. Cependant, la guerre lancée cette année par les États-Unis et Israël contre l’Iran a contraint ce dernier à imposer un blocus militaire sélectif du détroit. Environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié transitent par le détroit d’Ormuz et aucune alternative viable à ces chaînes d’approvisionnement n’est envisageable à court terme. Si le contrôle iranien du détroit d’Ormuz se prolonge pendant des mois, voire des années, il bouleversera profondément l’ordre mondial au détriment des États-Unis.

Cependant, de nombreux analystes considèrent le contrôle iranien du détroit d’Ormuz comme temporaire. Beaucoup s’attendent à ce que la marine américaine et ses alliés stabilisent rapidement la situation et que les flux pétroliers reprennent leur cours normal.

Cependant, Pape soutient que ces prévisions sont erronées et malavisées. Elles reposent sur l’hypothèse que l’Iran fermerait complètement le détroit pour le contrôler efficacement. Or, le détroit peut être contrôlé sans être fermé. Aujourd’hui, il reste ouvert aux pétroliers même si le trafic maritime a diminué de plus de 90% depuis le début du conflit non pas parce que l’Iran coulait systématiquement tous les navires entrant dans le détroit mais parce que les compagnies d’assurance, confrontées à la menace bien réelle d’une attaque, ont retiré ou revu à la baisse leurs couvertures contre les risques de guerre. Par conséquent, cibler un cargo tous les quelques jours suffirait à rendre le risque inacceptable.

Des marchés plus prudents et plus volatils

Les économies modernes ont besoin non seulement de pétrole, mais aussi d’un approvisionnement régulier, en grande quantité et assorti de risques prévisibles.

Lorsque cette stabilité s’effondre, les marchés de l’assurance deviennent plus volatils et restrictifs, les tarifs du transport maritime augmentent et les gouvernements commencent à considérer la sécurité énergétique comme un enjeu stratégique complexe et non plus comme une simple transaction commerciale.

Comme le souligne Pape, le problème des États-Unis aujourd’hui réside dans le déséquilibre des pouvoirs. Protéger chaque pétrolier transitant par le détroit d’Ormuz contre d’éventuelles attaques, telles que des mines, des drones et des frappes de missiles, est une opération constante qui exige une présence militaire permanente. L’Iran, en revanche, n’a besoin que de frapper un pétrolier occasionnellement pour compromettre la fiabilité des approvisionnements mondiaux en pétrole.

Le président français Emmanuel Macron a fait écho à ce sentiment en déclarant que la réouverture par la force du détroit d’Ormuz était «irréaliste» et que «cela ne peut se faire qu’en coordination avec l’Iran». Il reconnaissait implicitement que l’approvisionnement en pétrole ne pouvait être garanti sans le consentement de l’Iran.

Pape soutient que, pendant des décennies, le Golfe arabique a bénéficié d’un système simple : les producteurs de pétrole exportent, les marchés fixent les prix et les États-Unis sécurisent la voie maritime. Ce système permettait la concurrence sans déstabiliser la région. Or, il est aujourd’hui en train de s’effondrer.

Les États du Golfe dépendent fortement des exportations d’énergie qui constituent leur principale source de revenus. Lorsque les primes d’assurance augmentent et que le transport maritime devient incertain, l’impact financier est immédiat. Les gouvernements s’adaptent, les routes maritimes sont modifiées et les contrats sont renégociés.

Par conséquent, si cette incertitude persiste, la situation dans le Golfe changera inévitablement, remplaçant l’ancien système par un nouvel ordre régional. Dans ce nouvel ordre, les États du Golfe s’aligneront de plus en plus sur l’acteur qui exerce la plus grande influence directe sur la fiabilité de leurs exportations, actuellement l’Iran.

Le politologue américain estime que les répercussions de ce nouvel ordre seront les plus marquées en Asie. Le Japon, la Corée du Sud et l’Inde sont fortement dépendants de l’énergie provenant du Golfe, tandis que la Chine, malgré la diversification de ses sources d’énergie, dépend également de cette région pour une part importante de ses importations énergétiques. Ces dépendances sont ancrées dans des infrastructures telles que les raffineries de pétrole, les lignes maritimes et les systèmes de stockage qui ne peuvent être rapidement reconfigurées.

Si les perturbations de l’approvisionnement énergétique persistent, les conséquences seront considérables. La hausse des coûts d’assurance et de transport entraînera une augmentation des prix, aggravera les déséquilibres commerciaux, affaiblira les monnaies et alimentera l’inflation. La dépendance énergétique commencera à influencer les politiques publiques, les gouvernements privilégiant la sécurité énergétique à un moment où les options diplomatiques se raréfient et où les actions susceptibles de déstabiliser davantage le pays deviendront de plus en plus difficiles à maintenir.

Un basculement mondial vers l’Est  

Le monde des années 1970, où les chocs pétroliers ont engendré des années de stagflation, ne sera plus un lointain souvenir, mais une réalité. Et une fois de plus, l’Iran a tout à gagner. La Chine dépend de l’énergie du Golfe pour alimenter sa croissance, la Russie profite de prix de l’énergie élevés et volatils et l’Iran tire profit de sa position stratégique dans le détroit d’Ormuz.

Robert A. Pape affirme que ces trois pays ont des motivations qui entrent en conflit avec la stabilité économique des États-Unis et de leurs alliés. Ils n’ont pas besoin de se coordonner formellement mais la structure même du système les pousse dans la même direction. Ainsi, un nouvel ordre mondial émerge, non pas par le biais d’une alliance formelle, du moins initialement, mais par une convergence d’incitations qui se renforcent mutuellement au fil du temps.

Pape a également évoqué d’autres scénarios, plus alarmistes, qui pourraient découler de ce nouvel ordre mondial naissant. L’un d’eux est celui où l’Iran contrôlerait environ 20% de la production mondiale de pétrole, la Russie environ 11%, et la Chine serait capable d’en absorber une part importante. Ces pays formeraient un cartel, privant de fait l’Occident de 30% du pétrole mondial. Dès lors, une analyse simple suffit à saisir les conséquences catastrophiques, telles qu’un déclin brutal de l’influence des États-Unis et de l’Europe, et un basculement mondial vers la Chine, la Russie et l’Iran.

Pour le politologue américain, les États-Unis sont confrontés à un choix difficile : soit s’engager dans un effort de longue haleine pour réaffirmer leur contrôle sur le détroit d’Ormuz, soit accepter un nouvel arrangement énergétique mondial qui ne garantit pas leur domination.

Si les États-Unis choisissent cette dernière option, l’issue est claire : l’ordre international sera restructuré et l’Iran deviendra le quatrième centre de puissance mondiale. S’ils choisissent de réaffirmer leur domination militaire, ils s’engageront dans un conflit prolongé qu’ils risquent de perdre.

Une guerre contre l’Iran n’est plus simplement une lutte militaire et politique dont les États-Unis pourraient facilement se retirer pour revenir au statu quo ante. L’Iran exigera sans aucun doute un prix élevé dans tout nouvel accord avec les États-Unis mais ce prix sera certainement inférieur à celui d’un avenir différent.

Pape estime que nous sommes confrontés à une guerre transformatrice et que, si ces changements se poursuivent encore quelques années, l’ordre mondial sera irrévocablement bouleversé.

L’article La guerre ferait-elle de l’Iran la quatrième puissance mondiale ? est apparu en premier sur Kapitalis.

Après Gaza, l’Iran | Une barbarie high-tech

08. April 2026 um 06:37

La tentation est grande de voir dans les déclarations de Donald Trump une simple outrance de plus, une stratégie rhétorique destinée à galvaniser des foules inquiètes. Mais ce serait une erreur de s’en tenir à cette lecture superficielle. Car derrière la prophétie apocalyptique affleure une vision du monde profondément régressive : celle d’un retour fantasmé à une conflictualité primitive, où la technologie la plus avancée coexiste avec une pensée politique d’un autre âge.

Abdelhamid Larguèche *

Nous vivons un paradoxe historique d’une intensité rare. Jamais l’humanité n’a disposé d’outils aussi puissants : intelligence artificielle, surveillance satellitaire, biotechnologies, réseaux numériques globaux. Et pourtant, jamais le discours public n’a semblé aussi appauvri, aussi obsédé par des schémas simplistes opposant un «nous» à un «eux».

Cette contradiction n’est pas accidentelle ; elle constitue le cœur de la crise contemporaine.

La résurgence implicite des thèses du Samuel Huntington sur le «choc des civilisations» témoigne de cette régression intellectuelle. Comme si, face à la complexité du monde globalisé, certains responsables politiques choisissaient délibérément la paresse conceptuelle.

Sous les écrans, le désert humain

Réduire les tensions géopolitiques à des affrontements culturels ou civilisationnels, c’est renoncer à comprendre les dynamiques économiques, sociales et historiques qui les produisent. C’est aussi préparer les esprits à l’inéluctabilité du conflit.

Mais le plus inquiétant n’est pas là. Il réside dans cette dissociation croissante entre puissance technique et pauvreté morale. Nous sommes capables de simuler le climat, de manipuler le vivant, d’automatiser la décision militaire — et dans le même temps, incapables de produire un langage politique à la hauteur de ces responsabilités. Le progrès technologique n’a pas été accompagné d’un progrès éthique ; il l’a même parfois court-circuité.

L’apocalypse est désormais pensable parce qu’elle est devenue potentiellement possible.

Ce déséquilibre donne naissance à une forme inédite de barbarie : une barbarie high-tech. Elle ne se manifeste pas par l’absence de civilisation, mais par sa caricature. Elle ne détruit pas les infrastructures ; elle vide de sens les valeurs qui les justifient.

Dans ce monde redevenu sauvage, la rationalité devient instrumentale, réduite à l’efficacité, tandis que l’humanité — entendue comme capacité d’empathie, de nuance, de dialogue — est reléguée au second plan.

Le progrès sans pensée ou l’érosion du sens

Il n’est pas anodin que ce type de discours prospère dans un contexte de saturation informationnelle. Plus les sociétés sont connectées, plus elles semblent vulnérables aux récits simplificateurs. L’algorithme privilégie l’émotion sur la complexité, la peur sur l’analyse. Et le politique, loin de résister à cette logique, y succombe et l’exploite.

On pourrait croire que nous avançons vers le futur ; en réalité, nous risquons de tourner en rond, prisonniers d’une boucle où la sophistication des moyens masque la pauvreté des fins. L’âge de pierre n’est pas derrière nous : il est devant, sous une forme paradoxale, équipé de drones, de serveurs et de réseaux.

Face à cela, la véritable résistance ne consiste pas seulement à dénoncer les excès d’un leader ou d’un discours. Elle exige une réhabilitation exigeante de la pensée critique, une réinscription du politique dans l’éthique, et surtout, une reconquête du langage. Car c’est dans les mots que se prépare le réel. Et lorsque les mots deviennent pauvres, le monde ne tarde pas à le devenir aussi.

Ce n’est donc pas l’apocalypse qui menace, mais pire encore : une lente érosion du sens, où une humanité suréquipée technologiquement pourrait bien oublier pourquoi elle existe.

* Historien.

L’article Après Gaza, l’Iran | Une barbarie high-tech est apparu en premier sur Kapitalis.

Gestern — 07. April 2026Haupt-Feeds

AMT | «Le verdict contre Anas Hmadi est un dangereux précédent»

07. April 2026 um 13:32

Le bureau exécutif de l’Association des magistrats tunisiens (AMT) a dénoncé le verdict rendu, hier soir, lundi 6 avril 2026, par la sixième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, condamnant son président, Anas Hmadi, à un an de prison pour «entrave à la liberté de travail».

L’AMT a estimé que ce verdict est «injuste, basé sur une série de procédures infondées et de faits fabriqués de toutes pièces», selon un communiqué qu’elle a publié aujourd’hui sur sa page Facebook. L’association a ajouté que «ce verdict constitue un dangereux précédent dans l’histoire du pays, car jamais auparavant des juges n’avaient été poursuivis pour leurs activités syndicales et associatives. Il représente également une régression flagrante du droit des juges à se réunir, à s’exprimer et à défendre leur indépendance.»

L’AMT a indiqué que son président exercera tous les recours légaux contre le verdict prononcé à son encontre, appelant les magistrats à respecter leur serment professionnel de protéger les droits et libertés et de statuer avec justice et équité dans toutes les affaires qui leur sont soumises.

Le bureau exécutif de l’AMT a annoncé la tenue d’une conférence de presse le vendredi 10 avril afin d’informer le public des derniers développements concernant la condamnation de son président.

I. B.

L’article AMT | «Le verdict contre Anas Hmadi est un dangereux précédent» est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Un député appelle à nationaliser les ressources du pays

07. April 2026 um 12:34

Le député Nouri Jeridi, du bloc «Que le peuple triomphe», a exhorté le président Kaïs Saïed, à nationaliser les ressources nationales comme le sel, le pétrole et le gaz et à lutter contre les monopoles. Vidéo.

M. Jeridi, qui intervenait lors d’une session parlementaire ce mardi 7 avril 2026, a ajouté, selon ses propos rapportés par Diwan FM : «Le peuple attend de vous, en tant que principal responsable des orientations du gouvernement, que vous destituiez le cabinet actuel et en nommiez un autre qui vous soutiendra dans la restitution des ressources pillées du pays.»

Le député a affirmé que la nationalisation est la seule issue à la crise, soulignant qu’il s’agit d’une décision qui exige un courage considérable, selon ses termes. Il ne croit pas si bien dire, étant donné que la plupart des entreprises publiques dans le pays sont déficitaires depuis plusieurs années et survivent grâce à l’argent des contribuables.

Ce cher député croit aussi pouvoir enfoncer un coin entre le chef de l’exécutif et le gouvernement qu’il a lui-même nommé et dont il est censé dicter la marche à suivre pour gérer les affaires du pays. A l’en croire, le gouvernement n’agit pas – ou pas suffisamment – conformément aux directives présidentielles et que, par conséquent, il devrait être destitué, sachant que le cabinet actuel présidé par Sarra Zenzeri Zaâfrani est le 6e en moins de 7 ans après ceux de Elyes Fakhfakh, Hichem Mechichi, Najla Bouden, Ahmed Hachani et Kamel Madouri. En matière d’instabilité gouvernementale, difficile de faire pire…

Cette demande de destitution du gouvernement, le député la justifie par la persistance de la crise suffocante, des échecs à répétition, des projets au point mort et de la flambée des prix.

I. B.

Vidéo.

L’article Tunisie | Un député appelle à nationaliser les ressources du pays est apparu en premier sur Kapitalis.

Trois morts dans une fusillade près du consulat d’Israël à Istanbul

07. April 2026 um 11:28

Plusieurs équipes de police ont été envoyées sur les lieux ce matin, mardi 7 avril 2026, après que des coups de feu ont été entendus rue Büyükdere, dans le quartier de Levent, à Beşiktaş, quartier animé situé sur la rive européenne d’Istanbul, en Turquie.

Selon l’agence Anadolu, d’importantes équipes de police et médicales ont été envoyées sur place et le ministre de la Justice, Akın Gürlek, a annoncé que le parquet avait ouvert une enquête concernant les signalements de coups de feu aux alentours du consulat d’Israël à Istanbul.

Selon d’autres médias, la fusillade a fait trois morts et deux policiers blessés.

Le ministre de l’Intérieur, Mustafa Çiftçi, a publié la déclaration suivante sur son compte de réseau social : «Trois individus impliqués dans un affrontement armé avec nos policiers en service devant les immeubles de la place Yapı Kredi à Istanbul ont été neutralisés. Deux de nos courageux policiers ont été légèrement blessés lors de l’affrontement. L’identité des terroristes a été établie. Il a été établi que l’un d’eux, venu d’Izmit à Istanbul dans un véhicule de location, est lié à une organisation qui instrumentalise la religion, et que l’un des deux terroristes, qui sont frères, a un casier judiciaire pour trafic de stupéfiants.»

Le ministre de la Justice, Akın Gürlek, a déclaré ce qui suit sur son compte de réseau social : «Suite aux informations faisant état de coups de feu tirés aux alentours du consulat israélien dans le quartier de Beşiktaş à Istanbul, le parquet d’Istanbul a immédiatement ouvert une enquête. Un procureur général adjoint et deux procureurs ont été affectés à l’enquête et se sont rapidement rendus sur place pour entamer leurs investigations. Afin de faire toute la lumière sur cet incident, l’enquête se poursuit en coordination avec les services de police compétents, sous l’égide du parquet, et est menée avec rigueur et exhaustivité.»

L’article Trois morts dans une fusillade près du consulat d’Israël à Istanbul est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Que faire et par où commencer ?

07. April 2026 um 08:30

La Tunisie fait face depuis au moins trois décennies à un défi de transformation socioéconomique et culturelle pour répondre aux attentes des Tunisiens. C’est encore la question centrale qui hante les esprits : Comment reconstruire, quand les fondations ont été fragilisées par trente ans de navigation à vue, entre la sclérose autoritaire et le chaos fragmenté de la transition post-2011 ? Une feuille de route pour sortir de la crise et se relancer…  

Ridha Ben Slama *

Il arrive que nous prenions de la distance, un instant, pour porter un regard sur notre Tunisie. Lorsque les contingences courantes se dissipent, nous distinguons «la forêt plutôt que l’arbre». La trame de fond réapparait, on perçoit l’âme d’une nation, on discerne qu’elle représente un cas exceptionnel parmi les autres nations et ce à travers une sédimentation humaine et culturelle qui s’est opérée depuis la nuit des temps. Les traditions, les langues et les architectures se superposent. On construit le «nouveau» sur les fondations de l’ancien. Les vagues humaines successives, jointes aux populations premières, apportent leurs propres sédiments (mots, saveurs, coutumes) qui finissent par se solidifier pour former une culture locale unique et foisonnante.

Les influences extérieures ne sont pas simplement juxtaposées, elles fusionnent. C’est le passage de la «coexistence» à la transculturalité. C’est là que s’est forgée cette identité méditerranéenne, complétée ensuite par les différentes strates civilisationnelles.

Aussi bien par sa situation géographique que par sa capacité de résilience, la Tunisie représente un pont entre les continents africain et européen. Quant à la sociologie et l’identité, le concept de la «Tunisité» ou «Tunisianité», synthétise cette capacité unique de brassage humain et d’assimilation qui a créé une société extraordinairement axée sur la réviviscence et l’ouverture. On reprend des savoir-faire ou des philosophies de la vie pour les adapter aux enjeux contemporains. C’est un socle solide qui ne craint pas les vents de l’histoire.

Une longue tradition de réformisme

Le réformisme en Tunisie a été une trajectoire rarissime dans sa sphère géographique d’Est en Ouest, marquée par une volonté précoce de concilier authenticité et modernité.

Il y a quelques similitudes avec le tournant historique qu’illustre l’ère Meiji (1868-1912), une période charnière pour le Japon.

Avant même le protectorat colonisateur qui interrompit cet élan, la Tunisie avait lancé des réformes radicales pour moderniser ses institutions. Sous Mohammed Bey, le Pacte Fondamental (1857)garantissait pour la première fois la liberté de culte et l’égalité devant la loi pour tous les citoyens, sans distinction de religion. La Tunisie devient le premier pays du monde dit arabe à se doter d’une constitution (1861), limitant le pouvoir absolu du Bey. Khaireddine Pacha fonda le Collège Sadiki en 1875. Cette institution devient la pépinière d’une nouvelle élite, bilingue et ouverte sur les sciences modernes, qui portera plus tard le mouvement national. 

Au début XXe siècle, les «Jeunes Tunisiens» réclamèrent une réforme profonde du systèmecolonial pour obtenir l’égalité des droits et militèrent pour l’éducation des masses et la modernisation de la justice et de l’administration.

À l’indépendance, le nouvel État indépendant privilégia l’éducation et les droits sociaux (Le Code du statut personnel en 1956, un investissement massif dans l’éducation…).

Le défi de la transformation structurelle  

Cependant, le pays fait face depuis au moins trois décennies à un défi de transformation socioéconomique et culturelle pour répondre aux attentes des Tunisiens. C’est encore la question centrale qui hante les esprits : Comment reconstruire, quand les fondations ont été fragilisées par trente ans de navigation à vue, entre la sclérose autoritaire et le chaos fragmenté de la transition post-2011 ?

Pour s’affranchir et se relever de ces «systèmes autodestructeurs», le pays pourrait actionner trois leviers de résilience.

1. Réhabiliter l’État stratège : sortir du court-termisme pour redonner à l’administration son rôle de planificateur. Cela passe par une réforme de la fonction publique et une lutte réelle contre l’économie de rente qui étouffe l’initiative ;

2. Miser sur le capital humain par un retour aux sources : la seule véritable richesse de la Tunisie a toujours été son intelligence («matière grise»). Relancer la dynamique du système éducatif est l’unique moyen de recréer une classe moyenne (décimée) capable de porter un projet de société soudée et ouverte sur les défis du monde ;

3. Réconcilier l’identité et la modernité : cesser les guerres idéologiques stériles qui n’ont provoqué que des occasions manquées. Le réformisme tunisien a toujours réussi quand il a su marier ses racines méditerranéennes et arabo-africaines avec une vision universelle des droits et du progrès ;

4. Décentraliser l’économie : la Tunisie exige une valorisation des régions pour transformer des zones de tension en pôles de production. 

Un nouveau contrat social entre État et citoyens

Bien que la Tunisie possède une capacité de «résilience silencieuse», celle-ci risque de s’épuiser faute de sursaut salvateur. La boussole ne pourra être retrouvée que si un nouveau contrat social clair est établi entre l’État et les citoyens. Le double blocage crée un effet de ciseau : l’asphyxie financière réduit la marge de manœuvre de l’État, tandis que le mode de gouvernance, caractérisé par une concentration des pouvoirs, peine à générer les réformes structurelles nécessaires. Surtout que le pays navigue dans une zone de haute turbulence financière, marquée par un isolement relatif sur les marchés internationaux. Cela s’est traduit par une croissance anémique.

L’économie a enregistré une croissance de 2,5 % en 2025 selon l’Institut national de la statistique (INS), mais elle reste insuffisante pour réduire le chômage ou stabiliser durablement le pouvoir d’achat. On constate une dépendance au financement intérieur. L’État sollicite massivement les banques locales et la Banque centrale, ce qui risque d’«évincer» le crédit au secteur privé.

Il y a certes une esquisse timide d’amélioration mais elle est fragile,l’agence Fitch Ratings a relevé la note de la Tunisie à «B-» en septembre 2025, saluant une réduction du déficit courant, il convient de le préciser, grâce aux recettes touristiques et aux transferts des Tunisiens à l’étranger. 

Le mode de gouvernance centralisé a épuisé ses effets, il soulève des défis quant à l’élaboration d’une vision économique de long terme. Il y a un manque de prévisibilité un climat d’incertitude pour les partenaires bilatéraux et multilatéraux. Les mesures ponctuelles (sauvetage d’entreprises publiques, budgets de salaires en hausse de 3,6 % pour 2026) ne parviennent pas à engager la grande transformation économique espérée, ce sont plutôt les urgences contre le structurel.

Le pays se trouve à la croisée des chemins, avec une reprise qui dépendra de facteurs externes et de la capacité à rétablir une boussole claire. 

Les prévisions du FMI anticipent une croissance de 2,1 % pour 2026, signe d’un ralentissement par rapport à 2025. Les défis sont persistants notamment concernant la vulnérabilité aux chocs climatiques (sècheresse) et l’endettement public record (autour de 90 % du PIB) restent des menaces majeures pour la stabilité. 

Un contrat de confiance entre Etat et société civile

Face à tous ces défis, un contrat de confiance est vivement sollicité. Sans un consensus minimal avec les corps intermédiaires (syndicats, patronat, société civile), aucune réforme structurelle — aussi techniquement parfaite soit-elle — ne pourra être acceptée ou appliquée sur le terrain. Cela repose sur une communication claire, une fermeté bienveillante et la connexion plutôt que la contrainte. Il est crucial d’adopter une posture calme, de donner des consignes positives et précises à la fois.

Pour que ce dialogue ne soit pas une simple formalité, mais le moteur d’une vision d’avenir, il devrait s’articuler autour de trois chantiers prioritaires :

1. Un Pacte de productivité et de soutien. Le dialogue social va au-delà de la question des salaires. Il doit devenir un échange : modernisation de l’outil de production et flexibilité contre garanties de protection sociale (santé, transport, chômage). L’idée est de sortir de la logique de confrontation pour entrer dans une logique de co-construction de la valeur.

2. La planification économique de «territoires». Une vision adaptée à tous les niveaux signifie qu’on ne peut plus décider de tout depuis Tunis. Le dialogue doit inclure les forces vives régionales pour identifier les spécialisations par zone (énergies renouvelables au Sud, industries mécaniques au Sahel, agro-technologie au Nord-Ouest). Cela permet de créer des opportunités là où se trouve la jeunesse, freinant ainsi l’exode, l’expatriation et le découragement.

3. La réforme de l’école et de la formation. C’est le choix d’avenir par excellence. Le dialogue avec les corps intermédiaires doit impérativement intégrer les acteurs de l’éducation pour aligner, sur 10 ans, les compétences des jeunes avec les besoins de l’économie de demain (numérique, transition écologique). C’est le seul moyen de recréer l’ascenseur social.

4. La transparence comme boussole. Pour que tous les niveaux de la société adhèrent, l’État doit jouer la carte de la vérité sur les chiffres de la dette et des finances publiques. Ce n’est qu’à travers cette clarté que les efforts demandés peuvent être compris et que les fruits de la croissance future peuvent être équitablement répartis.

Pour un nouveau collectif de la société civile

La Tunisie a déjà prouvé par le passé qu’elle est capable de générer des solutions par le dialogue. L’émergence d’un nouveau collectif de la société civile, indépendant des clivages partisans et des appareils traditionnels (parfois perçus comme trop rigides ou accrochés à une forme de clientélisme), semble être la clé pour briser l’immobilisme. Pour que ce collectif, réussisse cette «approche chirurgicale», il devrait s’appuyer sur trois piliers de crédibilité :

1. Une expertise de «terrain» et technocratique entrecroisées. Contrairement aux think-tanks classiques, ce collectif doit réunir des praticiens de l’économie (entrepreneurs, agriculteurs, ingénieurs), des universitaires et des acteurs associatifs régionaux. Cette mixité permet de proposer des solutions qui ne sont pas seulement théoriques, mais applicables immédiatement au niveau local.

2. Une méthode : le «diagnostic partagé». La paralysie vient souvent du fait que chaque acteur a sa propre version de la situation. Le collectif doit imposer un audit de vérité sur les comptes de l’État et des entreprises publiques. Une fois les chiffres acceptés par tous, la marge de discussion sur les «sacrifices» et les «investissements» devient rationnelle et non plus émotionnelle ou idéologique.

3. Le collectif pourrait structurer son action autour des axes d’une «sortie planifiée», et permettrait de porter une vision d’avenir : sécurité alimentaire et énergétique par une transition verte massive (solaire, hydraulique), créatrice d’emplois locaux, suppression des rentes de situation par la digitalisation radicale de l’administration, libérant ainsi l’initiative privée des jeunes, transformation des subventions universelles (souvent inefficaces) en aides directes ciblées sur les familles les plus précaires, tout en finançant un plan d’urgence pour l’école publique.

Le principal obstacle pour un tel collectif reste sa tolérance par la bureaucratie en place et sa capacité à ne pas être récupéré politiquement.

En Tunisie, la force de la société civile a toujours été sa capacité à s’unir dans les moments de péril imminent. C’est une approche à la fois stratégique et rationaliste. En se positionnant comme un mécanisme de proposition consultative, ce collectif ne cherche pas de conflit frontal, mais utilise la puissance de l’expertise et de l’adhésion citoyenne pour rendre ses solutions incontournables et admises.

Pour «prescrire» ce nouveau contrat social sans passer par la contrainte politique classique, le collectif doit transformer la réflexion technique en une exigence citoyenne.

Trois leviers pourraient être actionnés pour réussir ce pari :

1. La légitimité de l’évidence : en produisant des études chiffrées, sourcées et sans idéologie, le collectif place les décideurs devant leurs responsabilités. Quand une solution est techniquement imparable et socialement juste, ne pas l’appliquer se traduit par un coût politique majeur.

2. La pédagogie de masse : ce nouveau contrat social ne doit pas rester dans les lieux fermés. Il doit être communiqué. Si le citoyen comprend qu’une réforme (même difficile) garantit l’avenir de ses enfants ou la baisse de l’inflation à moyen terme, il devient le premier défenseur du collectif.

3. Le rôle de «médiateur» : ce collectif peut servir de passerelle. Il offrirait une porte de sortie honorable à toutes les parties, basée sur l’intérêt national plutôt que sur les intérêts corporatistes.

Cette démarche permettrait de briser le «centralisme bureaucratique» qui a démontré son échec en Tunisie. Un «Livre Blanc» serait publié, il ne consiste pas seulement à aligner des statistiques, mais à réaliser un électrochoc de vérité. En dissipant le brouillard des chiffres, souvent perçus comme opaques ou embellis, le collectif installe d’emblée sa crédibilité scientifique et son indépendance. Ce document devrait être le miroir sans complaisance de la Tunisie, structuré autour de la vérité financière, en dressant l’inventaire réel de la dette publique, de la situation des entreprises étatiques et des réserves de change. C’est le préalable pour que chaque Tunisien comprenne l’urgence des réformes.

Concernant la vérité sociale, il s’agirait de mesurer le coût réel de la vie, l’état de dégradation des services publics (santé, transport, école) et le niveau de précarité des classes moyennes, souvent les grandes oubliées des statistiques.

La vérité du potentiel gâché devrait être chiffré, ce que l’économie perd chaque année à cause de la corruption, de la bureaucratie et de l’économie informelle. Cela permettrait de transformer la frustration en une volonté de changement productif.

Le «Livre Blanc» serait ensuite soumis à l’épreuve du terrain. Ces assises ne sont pas des réunions de doléances, mais des ateliers de solutions locales par l’identification des verrous (pourquoi tel projet agricole à tel endroit ou telle usine sont bloqués ?), la valorisation des spécificités, en transformant chaque région en un pôle de compétitivité (tourisme médical, énergies propres, artisanat d’exportation…), faire des acteurs locaux (agriculteurs, diplômés chômeurs, entrepreneurs) des co-auteurs du projet.

L’intégrité et l’absence d’ambition politique de ce noyau d’experts garantiraient que le diagnostic sera reçu comme une «vérité sur l’état des lieux» et non comme une opinion partisane.

La force de cette équipe (économistes, sociologues, statisticiens) résiderait dans l’impartialité des données, en utilisant des méthodologies internationales incontestables, ils ôtent tout argument de manipulation. Le statisticien apporte la rigueur, l’économiste la viabilité, et le sociologue l’acceptabilité humaine. C’est cette synthèse qui manque cruellement. Leur réputation d’experts désintéressés protège le collectif contre les tentatives de décrédibilisation. La clause d’inéligibilité volontaire (par exemple sur une période de 5 à 10 ans) est l’acte qui sépare l’expertise de l’attentisme.

Le maillon nécessaire des expatriés

L’inclusion des expatriés est le maillon nécessaire pour parfaire cette «synthèse tunisienne». Ces experts expatriés sont souvent les gardiens des standards de performance mondiaux et possèdent un recul critique que le quotidien tunisien peut parfois embrumer. Leur intégration dans ce noyau dur apporte des avantages stratégiques, dont le transfert de «best practices». Qu’il s’agisse de gestion de la dette, de transition énergétique ou de réforme de la santé, ils ont vu ce qui fonctionne ailleurs. Ils peuvent adapter ces modèles aux spécificités locales pour éviter à la Tunisie de «réinventer la roue» avec des méthodes obsolètes.

Ces figures occupent souvent des postes clés dans de grandes institutions internationales ou des centres de recherche. Leur présence au sein du collectif rassure les marchés et facilite l’accès à des expertises de pointe souvent inaccessibles. Vivant à l’extérieur des circuits de pouvoir locaux, ils renforcent la garantie d’indépendance du groupe. Ils n’ont aucun lien d’intérêt avec l’administration ou les lobbys de rente tunisiens.

L’enjeu serait de créer une osmose, les experts résidents apporteraient la connaissance viscérale du terrain et de l’administration, tandis que les experts tunisiens exerçant à l’étranger injecteraient l’exigence et la rigueur des normes internationales. Ensemble, ils formeraient une équipe capable de rédiger un Livre Blanc d’une crédibilité mondiale. L’objectif serait de créer un processus «ascendant» où la légitimité naîtrait de la compétence reconnue et non d’une nomination administrative.

En commençant par le social, le collectif toucherait au quotidien des Tunisiens tout en posant les bases d’une réforme financière rigoureuse.

Le calcul du coût de l’inaction d’ici 2030 serait utile, il agirait comme un électrochoc rationnel qui transforme l’apathie en urgence nationale. Il y a une réalité comptable immuable : réformer coûte cher, mais ne rien faire coûte infiniment plus. Ce chapitre du Livre Blanc devrait chiffrer le coût de :

– la «Génération Perdue» (Éducation) : calculer la perte de PIB sur 10 ans due au décrochage scolaire et à l’inadéquation des diplômes. Si 100 000 jeunes quittent l’école chaque année sans qualification, quel est le manque à gagner en productivité et le coût en sécurité sociale/chômage en 2030 ?;

– l’hémorragie du capital santé : chiffrer le coût pour l’État de le départ massif à l’étranger des médecins et des cadres de santé (investissement de formation perdu au profit de l’étranger) combiné à la dégradation des hôpitaux. Quel sera le prix à payer pour importer des soins ou gérer des crises sanitaires avec un système exsangue dans 5 ans ?;

– l’impact sur la souveraineté financière : démontrer que sans réforme profonde du service public, la part du budget dévorée par les «pansements» (subventions inefficaces, gestion de l’urgence) rendra le pays totalement dépendant de l’aide extérieure pour sa simple survie quotidienne d’ici 2030.

Cette approche est dépourvue de toute prétention, elle tente simplement de favoriser un échange authentique et serein, permettant une communication honnête et constructive. C’est exactement ce qui permet de passer d’un débat en sourdine à une véritable intelligence collective. En retirant l’enjeu du «qui a raison», on libère de l’espace pour que les idées se libèrent.

* Essayiste et écrivain.  

L’article Tunisie | Que faire et par où commencer ? est apparu en premier sur Kapitalis.

Le complexe ON’Sport ouvre ses portes à Sfax

07. April 2026 um 08:24

Situé au pôle technologique de Sfax, ON’Sport lance officiellement son complexe omnisport nouvelle génération sur une superficie de 3000m², intérieur et extérieur. Pour marquer l’ouverture de ses portes, le complexe organise un événement intitulé «Legends Day», le vendredi 10 avril de 17h30 à 20h30, à la croisée du spectacle vivant et du sport de haut niveau, conçu pour offrir au public une expérience mémorable.

Les festivités débuteront par une performance de danse K-Pop suivie de démonstrations de maîtres Kendo et Laïdō, avant de culminer avec deux matchs gala, l’un de futsal, l’autre de volleyball, mettant en scène les légendes du Club sportif sfaxien, institution emblématique du football tunisien dont le palmarès constitue une fierté pour la région.

En liant son lancement à la célébration des grandes figures du sport sfaxien et des vétérans du CSS, ON’Sport cherche à faire du sport un vecteur d’expérience, de transmission et de bien-être collectif. Cette conviction est résumée dans la signature de la marque : «Vivre le sport, c’est investir dans la jeunesse», qui  traduit une vision managériale et sociale que le complexe entend incarner au quotidien, à travers ses programmes, ses partenariats et ses événements.

Le nouveau complexe sportif entend s’imposer comme une académie sportive moderne, un hub de référence à l’intersection du sport, de l’innovation et de l’expérience communautaire.

Inscription et gratuite via ce lien.

L’article Le complexe ON’Sport ouvre ses portes à Sfax est apparu en premier sur Kapitalis.

Cinéma | Ouverture du 15e Fifej à Sousse

07. April 2026 um 08:01

Le coup d’envoi de la 15e édition du Festival international du film pour l’enfance et la jeunesse de Sousse (Fifej) a été donné, lundi 6 avril 2026 au Théâtre de la ville, en présence d’un public nombreux formé essentiellement de jeunes férus de cinéma, d’invités de marque, d’officiels, de représentants de différents médias et d’hommes de lettres.

Dans son allocution d’ouverture, le président du festival, Aymen Jelili, a souligné l’importance de cet événement cinématographique qui anime toute la région et insisté sur la nécessité d’y impliquer les jeunes de tout âge.

Dans l’esprit de la place que doivent occuper les jeunes, un spectacle de danse chorégraphique a été proposé au public, imaginé par le jeune Ahmed Ben Ali et exécuté par une vingtaine de jeunes danseuses et un danseur sur une musique rythmée accompagnée d’une lecture de poèmes de Sghaier Ouled Ahmed et Mahmoud Darouich.

Après quoi, ce sont les jurys des différentes compétitions qui sont montés sur scène pour être présentés au public présent.

Rappelons que des ateliers de conception de films, de scénario, de montage et autres techniques cinématographiques ont déjà été ouverts depuis vendredi 3 avril pour s’achever le jour d’ouverture.

En ouverture de cette édition a été projeté un film germano-kenyan, ‘‘Nawi’’, réalisé par quatre cinéastes, qui traite du mariage forcé des jeunes filles mineures.

Un film poignant qui suit l’itinéraire d’une jeune fille d’à peine 14 ans, très brillante dans ses études mais poussée par son père, endetté, à accepter un «mari» trois fois plus âgé qu’elle. Elle se voit obligée de fuir son village et d’aller vivre pour quelque temps dans un village voisin, y travailler et encourager les jeunes à suivre des études dont elle-même se chargera.

Mais c’est en apprenant la naissance d’une sœur qu’elle se décide à rentrer et accepter cette injuste noce dans le but de sauver la nouveau-née du triste sort qui l’attend dans l’espoir de changer les mentalités et les traditions oppressantes de son pays.

Un film précédé d’un court-métrage d’animation, ‘‘Lily’’, de Zoubeïr Jelassi, une réalisation de belle facture relatant les rapports de la poupée Lily avec l’homme qui l’avait adoptée.

Rappelons que les conférences-débat programmées débuteront mercredi 8 avril.

L’article Cinéma | Ouverture du 15e Fifej à Sousse est apparu en premier sur Kapitalis.

Silicon Valley | Le visage caché de la guerre contre l’Iran

07. April 2026 um 07:37

La Silicon Valley est devenue un immense laboratoire balistique, où chaque clic alimente le cerveau d’une IA capable de déclencher le premier conflit mondial dont les généraux ne porteront pas d’uniformes, mais des sweats à capuche.

Mahjoub Lotfi Belhedi *

L’époque où les géants du numérique se contentaient de vendre des téléphones et du stockage en ligne est définitivement révolue. C’est désormais l’ère où le code informatique devient l’arme de précision chirurgicale utilisée par les Etats-Unis et Israël dans leur guerre contre l’Iran.

Le déploiement massif de l’intelligence artificielle (IA) par Palantir permet aujourd’hui de transformer des milliards de données hétérogènes, issues de satellites ou de réseaux sociaux, en une carte thermique des intentions de Téhéran, offrant aux états-majors une vision prédictive qui rend les méthodes d’espionnage traditionnelles totalement obsolètes. 

Parallèlement, l’infrastructure tentaculaire d’Amazon Web Services et la puissance de calcul de Google ne servent plus seulement à héberger des sites de commerce, mais fournissent le squelette numérique indispensable au Pentagone pour traiter, en temps réel, les flux vidéo des drones survolant les zones de tension du Golfe.

Même Apple, sous ses airs de neutralité esthétique, participe à cet écosystème en verrouillant des protocoles qui facilitent l’intégration des technologies de défense américaines, tandis que les modèles de langage d’Anthropic, malgré les barrières éthiques de leurs concepteurs, sont détournés par des contractants militaires pour simuler des scénarios d’attaque ou analyser les communications chiffrées de l’adversaire. 

Cette collusion, documentée par les fuites contractuelles et les enquêtes des grands médias, prouve que la frontière entre le confort de l’utilisateur civil et la létalité du champ de bataille a été définitivement supprimée.

Nous ne sommes plus de simples clients de ces firmes, mais les complices involontaires d’une machine de guerre invisible qui a transformé la Silicon Valley en un immense laboratoire balistique, où chaque clic alimente le cerveau d’une IA capable de déclencher le premier conflit mondial dont les généraux ne porteront pas d’uniformes, mais des sweats à capuche, signant l’arrêt de mort des souverainetés étatiques au profit de la tyrannie du processeur.

* Stratège en réflexion IA, Ceo d’un cabinet spécialisé en transformation IA.

L’article Silicon Valley | Le visage caché de la guerre contre l’Iran est apparu en premier sur Kapitalis.

Concert solidaire pour financer l’accès à l’eau à Siliana

07. April 2026 um 07:37

Le Rotary Club Tunis Médina organise, le 16 avril 2026, à l’Opéra de Tunis, un concert caritatif intitulé «La Symphonie des Légendes». L’événement cherche à mobiliser le public autour d’un objectif concret : financer un projet d’accès durable à l’eau potable au profit de l350 familles dans le gouvernorat de Siliana, au centre de la Tunisie.

Organisé en collaboration avec l’Orchestre symphonique de Carthage et l’Opéra de Tunis,le concert réunira plus de160 artistes sous la direction du maestro Hafedh Makni et avec une direction chorale assurée par Mourad Gaaloul.

Au programme, une fusion audacieuse entre les époques et les styles avec des hommages à Oum Kalthoum, Abdelhalim Hafez, Farid Al-Atrache et Fayrouz, au patrimoine musical tunisien et aux classiques occidentaux, de Mozart à Abba en passant par Charles Aznavour et Dalida.

L’intégralité des recettes sera consacrée au projet «Eau pour tous», porté par le Rotary

Club Tunis Médina. Et qui prévoit l’installation de  systèmes de pompage alimentés par énergie photovoltaïque afin de sécuriser l’approvisionnement en eau potable dans des zones rurales confrontées à des coupures récurrentes.

Les billets sont disponibles sur le site Teskirti.tn

L’article Concert solidaire pour financer l’accès à l’eau à Siliana est apparu en premier sur Kapitalis.

❌
❌