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Hichem Mechichi rompt le silence  

25. Juli 2025 um 12:24

Dans une lettre publiée à l’occasion de la fête de la République, l’ancien chef du gouvernement, Hichem Mechichi, dénonce une « dérive autoritaire » et appelle à une mobilisation démocratique.

Quatre ans après son éviction par le président Kaïs Saïed dans le cadre des mesures exceptionnelles du 25 juillet 2021, l’ancien chef du gouvernement Hichem Mechichi est sorti de son mutisme pour livrer une critique acerbe de la situation politique en Tunisie. Dans une déclaration rendue publique jeudi, il accuse le chef de l’État d’avoir orchestré un « putsch » contre la Constitution et d’avoir systématiquement affaibli les institutions nationales.

Mechichi, qui affirme avoir respecté un devoir de réserve depuis sa destitution, explique que son intervention actuelle est motivée par la « désintégration des institutions » et les « campagnes de diffamation » visant des acteurs politiques, des avocats et des journalistes. Sans préciser davantage, il laisse entendre que Saïed aurait, à plusieurs reprises, tenté de s’emparer du pouvoir avant d’en être empêché.

L’ancien chef du gouvernement reproche également au président d’avoir entravé la gestion de la pandémie de Covid-19 et d’avoir instauré une « administration parallèle », remplaçant les cadres compétents par des « fidèles incompétents ». Selon lui, cette stratégie vise à faire porter à d’autres la responsabilité des échecs gouvernementaux.

Mechichi dénonce par ailleurs un « système corrompu » où les fonds publics seraient distribués sous couvert de financement d’entreprises communautaires, favorisant ainsi les proches du pouvoir. Il conteste aussi les promesses de recrutement des diplômés chômeurs, qualifiant ces annonces de « mirage » en citant des rapports officiels qui en auraient révélé l’inefficacité.

Sur le plan international, il fustige la participation de la Tunisie à des « projets régionaux sans intérêt », une allusion à peine voilée aux initiatives sécuritaires défendues par Kaïs Saïed, notamment en matière de surveillance des frontières.

L’ancien chef du gouvernement exhorte les partis politiques et la société civile à surmonter leurs divisions pour engager une « lutte pacifique » contre ce qu’il présente comme une dérive autoritaire. Il plaide pour un retour à un processus démocratique fondé sur le dialogue et un « programme de sauvetage national ».

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