La Tunisie entend accélérer son programme de retour volontaire des migrants subsahariens en situation irrégulière en 2026 et vise à atteindre 10 000 rapatriements assistés d’ici la fin de l’année.
Le ministre des Affaires étrangères, des Migrations et des Tunisiens de l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a fait cette déclaration jeudi 12 mars 2026 devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée des représentants du peuple.
Depuis le début de l’année, 1 262 migrants sont déjà retournés volontairement dans leur pays d’origine, a expliqué M. Nafti, ajoutant que le programme s’améliore progressivement grâce à la coordination entre les institutions tunisiennes, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et les autres acteurs impliqués dans la gestion des flux migratoires. «En 2024, une augmentation significative a été enregistrée, avec 7 250 départs volontaires, tandis qu’en 2025, ce nombre a atteint 8 853», a souligné le ministre dans son discours.
Par ailleurs, l’OIM en Tunisie a fait état d’une hausse des retours volontaires accompagnés pour 2025, confirmant ainsi l’élargissement du programme de retour et de réintégration.
Enfin, le ministre Nafti a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa collaboration avec les pays donateurs afin de financer les rapatriements volontaires ainsi que les programmes de réhabilitation et de réintégration dans les pays d’origine, dans le but affiché de réduire les nouveaux départs vers la Tunisie.
La position du gouvernement s’inscrit dans une stratégie plus large visant à contenir les flux migratoires irréguliers, un sujet qui a fait l’objet de discussions approfondies entre la Tunisie et ses partenaires européens ces derniers mois.
Que cachent les gesticulations de la politique étrangère et les coups de force de Donald Trump ? De la volonté d’annexer le Canada et le Groenland à la guerre contre l’Iran dans le cadre d’une coalition israélo-américaine, en passant par le kidnapping du président vénézuélien, il semble que le président américain cherche à cacher, chaque fois, un échec par une nouvelle aventure aussi désespérée que la précédente…
Helal Jelali *
Une bonne lecture de la politique étrangère du président Trump devrait nous amener à la mettre en parallèle à son parcours d’homme d’affaires et financier.
Les deux volets sont chaotiques : s’il maîtrise l’art de rebondir, il avance rarement dans ce qu’il entreprend et passe l’essentiel de son temps à gérer ses échecs.
Rappelons-nous sa phrase sur l’Ukraine pendant la campagne électorale pour son deuxième mandat : «Je vais régler le problème en 24 heures». Depuis, face à Vladimir Poutine, il galère.
Ses réussites financières se résument à «faire des coups» en jouant sur les failles du fisc et du système bancaire américains : gonfler ses bénéfices pour bénéficier de crédits et réduire ces mêmes bénéfices auprès de l’administration fiscale. Un surdoué du poker-menteur.
Trop et jamais assez !
Son premier grand coup a été de minimiser l’héritage immobilier de son père pour s’approprier les réussites de ce dernier. C’est ce qu’affirme sa nièce Mary Trump, auteure d’une biographie de son oncle : ‘‘Trop et jamais assez’’.
Ses échecs financiers sont nombreux : dans le rachat et la revente du Plaza Hôtel en 1988, il perd 75 millions de dollars soit le quart du prix.
Au début des années 1990, il est obligé de vendre sa compagnie aérienne Trump Shuttle. A la même période, ses investissements dans Atlantic City se termineront en feu de paille : les groupes Hôtel- Casino Taj Mahal et Trump Marina Casino Hôtel sont cédés pour renflouer ses dettes…
Son achat de l’équipe de football américain de New Jersey s’achèvera, également, en queue de poisson.
En 1999, il ouvre une agence de mannequins avec 200 jeunes filles venues du monde entier (Epstein n’était sans doute pas étranger à ce coup-là) fera un bide.
En tout, six de ses hôtels-casinos ont coulé.
De nombreux économistes estiment que ses résultats dans l’immobilier sont tout aussi médiocres, en comparaison avec ses concurrents, et aucun d’entre eux ne croit à ses chiffres sur sa fortune.
Le président, spécialiste des superlatifs («extraordinaire, grandiose, formidable») répétait souvent que sa fortune est de 7 milliards de dollars, or, les traders de Wall Street divisent ce chiffre par deux…
Son parcours politique ressemblera à son parcours financier : d’abord, il adhère au Parti Républicain, contre G. W. Bush, mais ne tarde pas à rendre sa carte et à faire un bref passage au Parti Démocrate. Et avant de retourner chez les Républicains, il fait un détour par le parti de la Réforme.
Au Parti Républicain, il mettra la main sur le mouvement Tea-Party pour le reconvertir en Maga. Le Tea-Party était ultra néo-libéral opposé à la politique sociale de Barak Obama et classé par la majorité des politologues dans l’extrême-droite.
Au chapitre de la politique étrangère, sa maladie chronique est l’inconstance doublée d’inconsistance…
Après avoir voulu annexer le Canada, il s’est rendu compte que les généraux canadiens connaissent dans les plus petits détails les secrets de l’arsenal nucléaire américain puisque le Canada est partenaire du Commandement Aérospatial de l’Amérique du Nord : la Norad fondée en 1957, et que toute décision de la défense nucléaire est partagée entre les deux pays.
Le projet d’annexion du Groenland se révèle être un pétard mouillé : les pays scandinaves pourraient quitter l’Otan et faire imploser l’Alliance Atlantique avec beaucoup de fracas.
Le kidnapping de Maduro n’a rien rapporté. Les majors américains trouvent le pétrole du Venezuela trop lourd et trop cher à extraire. Encore un échec cuisant.
Quant aux relations américano-européennes : c’est le grand cafouillage et les rétropédalages continus. En 2025, à la Conférence de Sécurité de Munich, le Vice-président J.D. Vance a proféré des attaques très vives contre l’Union européenne (UE). En 2026, le secrétaire d’Etat Marc Rubio est obligé de faire amende honorable… Est-ce crédible ?
Quant aux droits de douanes, les décisions de Trump ont fait pschitt : en 2025, les exportations européennes vers les Etats-Unis n’ont pas baissé mais bondi de 2%.
Durant son premier mandat 2017-2021, Trump a beaucoup inquiété son état-major, le Pentagone et le Congrès : son discours ouvertement belliqueux envers la Chine a presque été interprété par Pékin comme une déclaration de guerre. Dans leur livre ‘‘Péril’’, Bob Woodward et Robert Costa rapportent que le Général Mark Milley, chef d’état-major entre 2019 et 2023, a renforcé le contrôle des procédures nucléaires et téléphoné à son collègue chinois pour lui dire en substance : «Nous avons la situation en mains. N’écoutez pas les menaces de mon président».
Les opérateurs économiques dans l’expectative
Quant aux droits de douanes avec la Chine, il semble que ses amis de la Cour Suprême et surtout Wall Street n’ont guère apprécié les décisions unilatérales de la Maison Blanche et l’ont fait publiquement savoir.
Avec l’augmentation des droits de douanes, l’ex-homme d’affaires de Boston pensait rapatrier les usines américaines installées surtout au Canada et au Brésil. Mais son slogan America First ne semble pas avoir convaincu beaucoup d’opérateurs économiques.
Sur le front intérieur, les Américains paient cher cet enfumage géopolitique, 47% pensent que la guerre contre l’Iran est «inutile», son impopularité a atteint 60 % et le mouvement Maga est profondément divisé.
La diplomatie de Trump est simpliste et rappelle celle des Soviétiques du temps de l’ancien ministre des Affaires Étrangères Andreï Kromyko, qui consiste à mettre la barre très haut, à faire ensuite concession près concession pour essayer d’obtenir le minimum. Malheureusement cet enfumage, truffé de surenchères, de contradictions et de mensonges, est devenu désuet et lassant, y compris pour ses plus proches collaborateurs, dont certains ne s’en cachent plus.
En tant qu’Arabes, on se doit d’être solidaires avec les peuples frères du Golfe, qui subissent les attaques de drones et de missiles lancées par les Iraniens, mais ce devoir de solidarité ne saurait faire fi du droit international piétiné par l’alliance israélo-américaine à laquelle les monarchies du Golfe se sont associées, à l’insu de leur plein gré, en autorisant l’armée américaine à lancer des attaques à partir des bases qu’e celle-ci occupe dans leurs territoires. (Photo : Les bases militaires américaines au Moyen-Orient attaquées par l’Iran).
Latif Belhedi
«L’Iran n’a pas violé la souveraineté des monarchies du Golfe, mais s’est défendu contre les bases militaires américaines d’où partaient les attaques violant sa souveraineté et tuant ses dirigeants», a écrit, à ce propos, Lahouari Addi, professeur à l’Institut des études politiques de Lyon, en réponse aux analystes politiques qui dénoncent ce qu’ils considèrent comme des agressions militaires de l’Iran contre les monarchies du Golfe. Il explique : «Les monarchies arabes auraient dû demander aux Etats-Unis de ne pas utiliser les bases situées sur leurs territoires pour attaquer l’Iran. C’est ce qu’a fait l’Espagne.»
Inversion de faits et des responsabilités
«Qu’on supporte l’Iran ou non, le droit international est de son côté. Le droit international permet à un pays agressé de se défendre. Et c’est parce que la victime potentielle a le droit de se défendre que la paix est assurée par le biais de la dissuasion», écrit le chercheur algérien, s’inscrivant en faux contre l’inversion des faits et des responsabilités que l’on constate dans les analyses des commentateurs occidentaux, prompts à attaquer l’Iran qui, dans cette affaire, est plutôt agressé qu’agresseur. N’est-ce pas lui qui subit depuis deux semaines les attaques conjointes des aviations militaires israélienne et américaine, dont certaines partent des bases américaines dans les pays du Golfe.
En tant qu’Arabes, on se doit d’être solidaires avec les peuples frères d’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Koweït, du Qatar, de Bahreïn, d’Oman et d’Irak, qui subissent les attaques de drones et de missiles lancées par les Gardiens de la révolution iraniens, mais ce devoir de solidarité ne saurait faire fi du droit international piétiné par l’alliance israélo-américaine à laquelle les monarchies du Golfe se sont associées, à l’insu de leur plein gré, en autorisant l’armée américaine à lancer des attaques à partir des bases que celle-ci «occupe» (et c’est le mot juste) dans leurs territoires.
Des choix stratégiques douteux
Dans ce cas d’espèce, défendre le droit international et condamner l’attaque israélo-américaine contre l’Iran, comme l’a d’ailleurs fait le chef du gouvernement espagnol, non sans panache, ce n’est pas défendre le régime détestable des mollahs, qui réprime dans le sang son propre peuple, c’est préserver les conditions de la paix mondiale qui ne saurait être instaurée par l’imposition de la loi du plus fort dont Washington et Tel Aviv se font aujourd’hui les champions avec l’aval, actif ou passif, de l’Occident et de ses «clients» dans le Sud Global.
Le drame que vivent aujourd’hui les monarchies du Golfe, qui voient le modèle de soft power construit au cours des vingt dernières années, basé sur l’immobilier, le tourisme et la finance, en partie détruit par les missiles et les drones iraniens, réside dans le choix stratégique qu’elles ont fait de confier leur sécurité extérieure à un tandem d’Etats arrogants et belliqueux : les Etats-Unis et Israël, au mépris des intérêts de leurs peuples. Car si elles protègent momentanément les régimes moyenâgeux et antidémocratiques en place dans la région, qui n’ont d’ailleurs rien à «envier» à l’Iran voisin en matière de non-respect des libertés et des droits humains, la normalisation des pays du Golfe avec Israël et les dizaines de bases militaires qu’elles ont accordées aux Etats-Unis sur leurs territoires, ne protègeront pas longtemps leurs peuples des assauts des ennemis comme des amis. Voilà la principale leçon qu’ils doivent tirer de leur drame actuel…
Tucker Carlson, podcasteur très influent, figure de proue du mouvement Maga (Make America Great Again) et ancien présentateur de Fox News, a déclaré au tout début de la guerre actuelle contre l’Iran que «c’est la guerre d’Israël et non celle des États-Unis». Quelques jours plus tard, il a enfoncé le clou en disant que c’est une guerre religieuse lancée par les Évangéliques américains et les extrémistes religieux en Israël pour construire le Troisième Temple à Jérusalem en lieu et place de la Mosquée Al-Aqsa et pour établir le Grand Israël. Il a également attiré l’attention sur les propos du rabbin Yosef Mizrachi, chef de file des sionistes religieux, qui a appelé à lancer un missile sur la Mosquée Al-Aqsa et à imputer la frappe à l’Iran. Tempête au sein de l’électorat trumpiste où certains sont allés jusqu’à l’accuser d’être à la solde du régime iranien. Résultat : Donald Trump, l’ayatollah du mouvement Maga, est intervenu et a «excommunié» Carlson de son mouvement ! ( Photo : Tucker et Trump lors de la campagne présidentielle de ce dernier).
Imed Bahri
Selon Rachel Dobkin, correspondante à New York du journal britannique The Independent, le président Donald Trump a exclu Tucker Carlson du mouvement Maga après que le podcasteur conservateur a critiqué avec virulence les frappes militaires américano-israéliennes contre l’Iran.
L’administration Trump s’efforce de convaincre les Américains du bien-fondé de l’opération Epic Fury, notamment en diffusant des vidéos promotionnelles des frappes sur les réseaux sociaux mais Carlson et d’autres restent sceptiques.
Dans une déclaration à Jonathan Karl d’ABC News au début des frappes, Carlson a qualifié la décision de Trump d’attaquer l’Iran d’«absolument répugnante et maléfique».
«L’objectif de l’opération Epic Fury est d’éliminer la capacité de l’Iran à menacer les Américains», a déclaré l’amiral Brad Cooper, commandant du Commandement central américain. Trump a affirmé que l’Iran reconstituait son programme nucléaire et préparait une attaque contre les forces américaines avant les frappes. Des justifications qui ne sont pas de nature à convaincre grand monde et encore moins Carlson.
«C’est la guerre d’Israël. Ce n’est pas la guerre des États-Unis»
Lundi 2 mars, dans son podcast, Carlson a déclaré : «C’est la guerre d’Israël. Ce n’est pas la guerre des États-Unis. Cette guerre n’est pas menée au nom des objectifs de sécurité nationale américains à savoir pour rendre les États-Unis plus sûrs ou plus riches. Cette guerre n’a même rien à voir avec les armes de destruction massive, les armes nucléaires».
Face aux critiques de Carlson concernant la guerre contre l’Iran, Trump s’en est pris à l’ancien présentateur de Fox News, déclarant : «Tucker s’est égaré. Je le sais depuis longtemps et il n’est pas Maga! Maga, c’est sauver notre pays. Maga, c’est rendre sa grandeur à notre pays. Maga, c’est l’Amérique d’abord, et Tucker n’est rien de tout cela. Et Tucker n’est vraiment pas assez intelligent pour le comprendre», a affirmé Trump.
Suite aux propos du président, Carlson a déclaré à Oliver Darcy du magazine Status : «Il m’arrive d’être agacé par Trump, et c’est certainement le cas en ce moment. Mais je l’aimerai toujours, quoi qu’il dise de moi».
Laura Loomer, militante de la droite dure et alliée de Trump, a pris la défense du président et a vivement critiqué Carlson jeudi 5 mars, écrivant sur X : «Tucker fait activement diversion pour le compte du régime iranien et tente délibérément de diviser la base électorale de Trump de l’intérieur». Elle a ajouté : «Tucker représente un handicap majeur pour le président et sa trahison abjecte envers notre pays doit être totalement dénoncée et condamnée!»
Le slogan ‘‘America First’’ (L’Amérique d’abord) sur lequel Trump a fondé sa campagne présidentielle de 2024, a longtemps été interprété comme la priorité donnée aux intérêts du peuple américain plutôt qu’aux questions étrangères. Il a généralement été associé à l’opposition à de nouvelles guerres. Cette guerre va à l’encontre de ce mantra du président américain.
Cependant, le chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche, Stephen Miller, définit le slogan comme l’affirmation que l’Amérique est «la plus grande puissance mondiale, incontestée et sans égale». Il explique : «Le président a clairement indiqué qu’il estime que la formidable puissance militaire américaine doit être utilisée pour protéger et défendre les intérêts des États-Unis. America First signifie que l’Amérique sera la plus grande puissance mondiale, incontestée et sans égale, et cela signifie que nous défendrons la vie des Américains».
Le pseudo-pacifiste transformé en chef de guerre
Dans son discours de victoire pour l’élection de 2024, Trump avait pourtant déclaré : «Je ne vais pas déclencher de guerre. Je vais mettre fin aux guerres». Les sondages indiquent que les Américains sont mécontents de la décision du président d’attaquer l’Iran.
Un sondage Hart Research Associates/Public Opinion Strategies réalisé pour NBC News a révélé que 54% des électeurs américains désapprouvent la gestion de la situation par Trump. Interrogés spécifiquement sur l’opportunité d’une action militaire américaine contre l’Iran, 52% ont répondu par la négative.
Selon un sondage CNN, six personnes interrogées sur dix estiment que le président n’a pas de plan clair pour gérer la situation, tandis qu’une proportion légèrement supérieure (62%) pense qu’il devrait obtenir l’approbation du Congrès avant de lancer de nouvelles frappes.
La version du Pentagone selon l’amiral Cooper est que l’armée américaine s’efforce de démanteler systématiquement les capacités de production de missiles de l’Iran pour l’avenir. On ignore quand l’opération Epic Fury prendra fin, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, ayant déclaré lors de la première semaine de la guerre : «Nous ne faisons que commencer le combat». À mesure que le conflit s’enlise, que ses conséquences toucheront le monde entier et que le portefeuille de l’électeur américain sera impacté, on verra si les fanfaronnades de Pete Hegseth et de ses semblables va-t-en-guerre se poursuivront….
L’Agence nationale de sécurité informatique (ANCS), en coopération avec l’Université de Sfax, organise la 8e édition du forum I-Protect Senior du 22 au 24 mars 2026 à Hammamet. I-Protect est l’atelier annuel de la section tunisienne de l’IEEE pour en apprendre davantage sur les dernières tendances en matière de cybersécurité.
Ce forum annuel réunit des spécialistes, experts, chercheurs, universitaires, étudiants et professionnels de la cybersécurité afin d’échanger des connaissances et de se tenir informés des dernières avancées scientifiques et technologiques dans ce domaine clé.
L’événement vise à renforcer la recherche scientifique et à développer les compétences en cybersécurité, tout en favorisant la coopération entre les établissements d’enseignement supérieur, les organisations spécialisées et le secteur technologique.
Le programme comprendra une série d’ateliers pratiques spécialisés axés sur la cybersécurité, la protection des données et la sécurité des systèmes numériques.
Les articles de recherche retenus pourront être publiés sur la plateforme IEEE via la bibliothèque numérique IEEE Xplore.
Le club allemand de Karlsruhe SC a annoncé que son joueur, Louey Ben Farhat, a reçu une convocation officielle pour participer au prochain stage de préparation de l’équipe nationale tunisienne de football.
L’attaquant de 19 ans, qui semble avoir tapé dans l’œil du coach Sabri Lamouchi, a disputé 11 matchs cette saison avec son club de Bundesliga 2, inscrivant 5 buts et délivrant 2 passes décisives, confirmant son potentiel technique et sa capacité à faire la différence sur le terrain.
Des recruteurs de grands clubs allemands et italiens suivent de près l’évolution de la pépite tunisienne et l’Olympique Lyonnais l’a également dans le viseur.
L’équipe nationale tunisienne affrontera Haïti et le Canada à Toronto fin mars dans le cadre de sa préparation pour la Coupe du Monde 2026, aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada.
Les Aigles de Carthage est désormais presque exclusivement constituée de joueurs binationaux ou expatriés. Seuls les trois gardiens de but évoluent en Tunisie.
La Méditerranée, une mer semi-fermée qu’on croyait protégée et relativement calme, ne l’est plus aujourd’hui. La tempête Harry qui s’est abattue sur notre façade maritime associée à une surcote d’une amplitude rarement enregistrée du fait des dernières conditions dépressionnaires est un signal fort qui interroge sur notre capacité de nous adapter à une nouvelle dynamique côtière qui risque de mettre en péril une bande littorale Ô combien vitale pour le pays.
Abderrahman Ben Gaid Hassine *
A voir la mer déchaînée et en surcote submerger l’artère principale de Tunis, exhumer des vestiges archéologiques datant de la nuit des temps à Nabeul et Mahdia et ravager des stations touristiques et des résidences littorales, il y a de quoi être inquiet quant à l’avenir de notre bande côtière et à la pérennité existentielle de nos îles relativement basses dont notamment Djerba et Kerkennah sérieusement menacées de rétrécissement voir de disparition.
On a beau parler de recul du trait de côte et d’élévation du niveau de la mer mais rarement de risque de submersion subite et encore moins de surcote jusqu’au jour où nous nous sommes trouvés confrontés à ces phénomènes météorologiques extrêmes qui, nonobstant les lourds dégâts qu’ils ont occasionnés, ont eu le mérite d’éveiller les esprits de ceux qui sont en charge de notre littoral sifflant la fin d’une récréation qui n’a fait que trop durer.
A ce sujet, notre article Kapitalis du 31 juillet 2024 intitulé «Lutte contre l’érosion du littoral en Tunisie ou l’art de ménager la chèvre et le chou» a été on ne peut plus clair quant à la déficience et le dysfonctionnement de la gestion de l’interface terre-mer notamment par l’Apal, par la Direction générale des services aériens et maritimes, par l’Onas et par les aménageurs publics et privés.
Le récent rechargement artificiel de la plage Yasmina de Hammamet-ville exécuté à la va-vite l’année dernière et l’enrochement des plages des grottes à Bizerte qui se sont soldés par un échec cuisant sont des exemples concrets qui traduisent cette confusion dans le choix d’une stratégie de protection fiable et durable.
Guerre contre l’environnement marin à Bizerte
Les dernières conditions météorologiques qui ont provoqué la submersion d’un bon nombre de nos cités littorales et l’endommagement d’importantes infrastructures touristiques et résidentielles est une riposte prévisible de la nature contre l’agression perpétrée par l’homme à son encontre.
Réalisant que cette guerre est perdue d’avance et que ses conséquences sont extrêmement fâcheuses, les experts les plus affûtés appellent aujourd’hui à une réconciliation de l’homme avec son environnement marin. S’orienter vers des solutions de défense fondées sur les lois et les droits de la nature tel est le mot d’ordre universel que bon nombre de pays côtiers ont fini, bon gré mal gré, par observer.
Ironie du sort, à la Corniche de Bizerte, cette guerre contre l’environnement marin prend actuellement des dimensions inquiétantes tournant le dos à une tendance quasi universelle qui consiste à mettre fin à ce genre de conflit.
Bloquer l’évolution normale des sédiments le long d’une côte par le recours à de gros ouvrages portuaires implantés dans un site balnéaire par excellence est une agression intentionnelle contre l’environnement d’une ville qui tire en grande partie son importance et sa renommée à partir de la beauté de ses rivages aussi bien sableux que rocheux.
Nonobstant leur coût exorbitant, installer des épis rocheux s’apparentant à des jetées portuaires de 600 m de longueur et dont la côte d’arase est à plus de 4 m par rapport au niveau de la mer, constitue une aberration criarde dont les conséquences vont bientôt se ressentir. Ces ouvrages en cours d’exécution altèreront, sans l’ombre d’un doute, la beauté du site de la corniche et provoqueront l’érosion de la fameuse plage de Sidi Salem située à l’aval des épis projetés et dont la ligne de côte est jusqu’ici stable.
Un projet à dimensions variables
Annoncé au départ à 24 millions de dinars, le projet de protection de la corniche de Bizerte passa à 113 millions de dinars lors du lancement de l’appel d’offres déclaré infructueux du mois de mars 2024. Une année après, cette estimation est passée à 100 millions de dinars d’après le chargé des affaires administratives de l’Apal qui a fait savoir qu’une composante importante du projet à savoir la digue en gradin projetée entre Ras Blatt et La Belle plage a été soustraite. Ainsi, la longueur de la plage à protéger passe de 7 km à 3 km.
Lors d’une rencontre d’information tenue le 5 mars courant dans les locaux du chantier en présence de certaines associations de la ville, une nouvelle révision de la taille du projet a été annoncée. En effet et pour des raisons budgétaires, il a été décidé de renoncer à la construction d’un des trois épis programmés alors qu’au mois de septembre dernier, le chargé des affaires administratives de l’Apal a annoncé que l’enveloppe disponible de 40 millions de dinars suffirait pour la réalisation des trois épis et du cavalier en enrochement de 590 mètres linéaires de longueur.
Last but not least, la zone d’implantation des épis n’a pas été à l’abri des interminables hésitations. En effet et contrairement aux études approuvées par l’Apal et par le comité de pilotage du projet, une décision a été prise de décaler de 200 m l’emplacement prévu de l’épi N°1. La cause de ce décalage n’est autre que le passage dans l’emprise dudit épi du fameux câble transméditerranéen Ifriqiya reliant Bizerte à Marseille dont le but est de renforcer la capacité internet, de réduire la latence et de sécuriser la connectivité internationale. Ce changement pris à la dernière minute alors que le chantier est en cours d’installation est une preuve irréfutable du manque de concertation et de coordination entre les différentes administrations et organismes rattachés au domaine du littoral.
Absence d’un schéma de financement clair
Pour l’exécution de la première phase du projet à savoir l’enrochement de deux épis et d’un cavalier, l’Apal dispose d’une enveloppe de 40 millions de dinars. Or et pour passer à la deuxième phase qui porte sur le rechargement artificiel, l’installation d’un troisième épi et sur les aménagements de haut de plage, l’agence devra disposer de 60 MD supplémentaires que, contrairement au principe de la gestion rationnelle des projets, le schéma de financement n’en a pas encore indiqué la source. Se contenter de la première phase et laisser tomber la deuxième pour défaut de financement pourraient être imaginés pour ne pas dire fort probables vu l’importance de l’enveloppe. Cette situation que personne n’espère nous mettrait en face d’un projet inachevé à classer parmi ceux en difficulté dans la région tout en essuyant les effets collatéraux inévitables des ouvrages en enrochements réalisés sur la tenue d’une côte sans rechargement et surtout sur la ligne de côte de Sidi Salem. L’Apal doit à la société civile des éclaircissements à ce sujet.
Un projet surestimé eu égard aux enjeux
Protéger une plage contre l’érosion et la submersion marine revient à pérenniser un ensemble d’enjeux économiques et sociaux sur une période donnée. Pour justifier le coût d’une intervention, on recourt généralement à une évaluation des risques résultant de la non action. Pour le projet Apal de la Corniche de Bizerte, ce risque a été évalué à 107 MD à l’horizon de 2050 et des pertes annuelles de la production agricole estimées à 4.2 MD soit 2.3% des pertes annuelles à l’échelle nationale. Cette estimation des pertes a été faite par l’administration pour justifier un projet de protection des plages de la corniche d’un coût estimé à 24 MD sur une longueur de 7 km et non pas pour un projet de 100 MD pour uniquement 3 km. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Une réponse à cette importante question s’impose pour justifier une telle enveloppe.
Pour se rassurer de la fiabilité de la stratégie de protection de la côte de la Corniche de Bizerte, il a été prévu le recours à une modélisation physique lesquels essais sur modèle réduits ont été annulés alors qu’il faisait partie du projet lors du l’appel d’offres de mars 2024. La stratégie de protection préconisée est-elle vraiment fiable sinon pourquoi le bureau d’études a préconisé cette forme de modélisation pour un coût d’environ 600 000 dinars ?
Nécessité d’une étude d’impact sur l’environnement
L’intervention sur une côte aussi bien pour sa protection contre l’érosion par des ouvrages de défense que pour la création de polders (terrains gagnés en mer) nécessite généralement une étude d’impact sur l’environnement qui a pour but d’anticiper, si peu que ce soit, les effets collatéraux que les nouveaux ouvrages pourraient avoir lieu sur l’équilibre environnemental du milieu.
Pour le cas de la Corniche de Bizerte, l’Apal, comme l’indique son rapport d’activité de l’année 2022, a bel et bien prévu cette étude qu’elle a confiée au même bureau concepteur du projet. Or et jusqu’ici, ce rapport n’a pas été publié ni présenté à la société civile ce qui laisse planer le doute sur sa réalisation. La question pertinente est de savoir quel est l’impact des épis sur l’équilibre sédimentaire de la plage de Sidi Salem alors que tous les indices montrent que cette plage sera soumise à une érosion du fait de son emplacement à l’aval de l’épi N°1 à l’instar de la plage de Sousse Nord affecté par les deux épis installés au sud de la marina El Kantaoui. A l’Apal et au bureau d’études de préciser ce point Ô combien important pour pérennité d’une plage de proximité si cher pour les riverains et autres estivants.
Sources du renchérissement du projet
Passé de 24 MD à 100 MD, le projet de protection de la corniche de Bizerte peut être jugé extrêmement coûteux comparé aux deux interventions sur les plages de Rafraf et de Soliman dont la stratégie de défense est la même et qui consiste à réaliser des épis, à recharger les plages et à installer des ganivelles.
Dans ce qui suit, un comparatif des coûts desdits projets :
Il apparaît clairement que la protection d’un mètre linéaire de plage à Bizerte coûte 3,7 fois plus cher celle de Rafraf et 9,2 fois plus cher que celle de Soliman.
Si l’on applique au projet de Bizerte le coût moyen par mètre linéaire des expériences concrètes de Rafraf et de Soliman soit 6200 D/ML majoré de 10% pour compenser la fluctuation des prix, le coût du projet de protection des plages de la corniche de Bizerte serait de 20,5 MD. Ainsi l’Apal qui dispose déjà d’une enveloppe de 40 MD pourrait exécuter aisément la totalité du projet en une seule phase et sans recours à une enveloppe supplémentaire moyennant les deux actions suivantes :
redimensionnement des ouvrages en enrochement en s’inspirant de la taille des épis plongeants de Rafraf et de Soliman ;
révision de la quantité du sable de rechargement en appliquant le ratio d’un mètre cube de sable par mètre carré de plage.
La Tunisie mise sur le stockage d’électricité par batteries comme nouvel élément de sa transition énergétique, afin de soutenir le développement des énergies renouvelables et de réduire sa dépendance aux sources étrangères. Le marché national du stockage d’électricité par batteries de grande capacité dans les secteurs industriel et commercial est estimé à 3 000 MWh, alors même que le pays a accéléré, après des années de retard, le déploiement de ses capacités solaires et éoliennes, pour atteindre environ 1 000 mégawatts, indique l’agence de presse Tap.
Confrontée à une forte dépendance énergétique qui pèse lourdement sur le budget de l’État et à une demande d’électricité sans cesse croissante, la Tunisie accélère sa transition vers les énergies vertes.
Au cœur de cette transformation, le déploiement généralisé de systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS) flexibles et techniquement faciles à installer est considéré comme un levier clé pour stabiliser un réseau national de plus en plus alimenté par l’énergie solaire et éolienne, écrit Tap, notant que le pays importe encore 65 % de ses besoins énergétiques, avec une dépendance particulièrement forte à l’égard de l’Algérie, qui fournit 78 % de ses importations.
Solutions moins coûteuses et plus flexibles
«Le principal défi de cette transition demeure l’intermittence de l’énergie solaire et éolienne», a déclaré Ali Kanzari, président de l’Union nationale des installateurs photovoltaïques, lors d’une table ronde à Rimini, en Italie, sur le thème «Systèmes de stockage d’énergie par batteries (BESS) : une solution clé pour la transition énergétique tunisienne».
Pour garantir la stabilité du réseau, le stockage d’énergie est la solution idéale, selon M. Kanzari, qui a souligné que «si le pays se concentre sur de grands projets hydroélectriques, tels que la centrale hydroélectrique à accumulation par pompage d’El Meleh (600 MW), dont la mise en service est prévue en 2033, l’urgence actuelle exige des solutions moins coûteuses et plus flexibles».
Les systèmes de stockage d’énergie constituent également une solution pour les particuliers et les entreprises qui souhaitent stocker l’énergie produite par leurs panneaux solaires pour une utilisation en soirée, et ainsi réduire leurs factures. Ils peuvent aussi servir de source d’alimentation de secours en cas de coupure de courant, assurant ainsi une alimentation continue aux infrastructures critiques. Les systèmes de stockage d’énergie par batteries (Bess) gagnent donc du terrain grâce à un avantage significatif : leur déploiement rapide.
«Le Battery Energy Storage Systems ou stockage d’énergie par batteries (Bess) est une solution qui peut être mise en œuvre en cinq fois moins de temps que le stockage par pompage-turbinage», a souligné Kanzari lors d’’une table ronde organisée le jeudi 6 mars 2026 à Key, The Transition Expo, le salon international de la transition énergétique, avec le soutien de la Fondation Res4Africa.
Au-delà des aspects techniques, les enjeux sont économiques. Le marché du stockage d’électricité par batteries géantes dans les secteurs industriel et commercial tunisien est estimé à 3 000 MWh. Des études de faisabilité sont déjà en cours pour des projets d’envergure, notamment un complexe photovoltaïque de 400 MWc couplé à un stockage par batteries de 600 MWh à Kebili.
Miser sur les interconnexions régionales
Cette stratégie de stockage vise non seulement à atteindre l’indépendance énergétique nationale, mais aussi à dynamiser les exportations. Dans cette optique, la Tunisie renforce ses interconnexions régionales : tandis qu’une interconnexion de 800 MW avec l’Algérie existe déjà pour gérer les excédents, le projet Elmed, un câble sous-marin de 600 MW reliant le pays à l’Europe, devrait être achevé d’ici 2030. En optimisant la gestion du réseau et en réduisant les coûts de pointe, la Tunisie espère transformer sa vulnérabilité énergétique en une opportunité de devenir un pôle d’énergie verte en Méditerranée.
Dans ce contexte, le recours aux batteries est perçu comme un outil essentiel pour stabiliser le réseau, absorber la production intermittente d’énergies renouvelables et renforcer la sécurité d’approvisionnement.
Les partenaires internationaux contribuent également à consolider cette dynamique. En novembre 2025, la Banque mondiale a approuvé un programme de 430 millions de dollars pour moderniser le secteur électrique tunisien, accélérer le déploiement des énergies renouvelables, renforcer le Steg et attirer les investissements privés. L’Union européenne soutient également le projet d’interconnexion électrique Elmed avec l’Italie grâce à de nouveaux fonds, un projet jugé stratégique pour intégrer davantage d’énergie propre au système tunisien et au marché régional.
Pour Tunis, le défi consiste désormais à transformer les annonces en capacités opérationnelles concrètes. Le stockage par batteries, s’il s’accompagne d’investissements dans le réseau et d’un cadre réglementaire plus stable, pourrait devenir l’un des outils les plus concrets pour maîtriser le coût de la dépendance énergétique et assurer une plus grande continuité dans la croissance des énergies renouvelables.
La Tunisie a enregistré une récolte de dattes record pour la campagne 2025-2026, avec une production d’environ 404 000 tonnes, contre 347 000 tonnes la saison précédente, soit une augmentation de 16,3 %.
Ces données ont été examinées lors d’une réunion de travail au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, présidée par le ministre Ezzeddine Ben Cheikh, consacrée au suivi de la campagne en cours et à la préparation de la prochaine.
Les tendances à l’exportation soulignent également les performances du secteur. Selon les données publiées par le ministère, au 6 mars 2026, les exportations tunisiennes de dattes ont atteint près de 99 000 tonnes, pour une valeur d’environ 650,3 millions de dinars (MD), soit une augmentation de 16,8 % en volume et de 15,2 % en valeur par rapport à la même période de l’année dernière.
Ce résultat confirme l’importance de la chaîne d’approvisionnement en tant que pierre angulaire de l’agriculture tunisienne et produit d’exportation majeur du secteur agroalimentaire du pays.
Lors de la réunion, les autorités ont également examiné les préparatifs de la campagne agricole 2026-2027, en accordant une attention particulière aux mécanismes de financement, aux capacités de stockage et de réfrigération, ainsi qu’à la protection sanitaire des oasis.
L’ordre du jour comprenait également les mesures de lutte contre le ravageur des dattes, le pyrale des caroubes (Ectomyelois ceratoniae) et l’acarien de la datte, connu sous le nom de Bou-Faroua (Oligonychus afrasiaticus), ainsi que le nettoyage et l’entretien des palmeraies.
La réunion a appelé à accélérer la publication des circulaires régissant les différentes étapes de la récolte et du transport des produits agricoles, insistant sur le respect des prix de référence afin de protéger les producteurs et de maintenir la chaîne d’approvisionnement. L’objectif affiché est également d’accroître la valeur ajoutée du secteur, en misant sur la qualité, le conditionnement, la transformation industrielle et la valorisation des sous-produits du palmier, de l’alimentation animale au compost, afin de renforcer la compétitivité des dattes tunisiennes sur les marchés étrangers.
La Tunisie se trouve à un tournant historique. Longtemps saluée pour la diversité de son économie et la qualité de son capital humain, elle pourrait basculer soit dans une stagnation prolongée, soit dans une véritable transformation. Mais pour que ce potentiel se concrétise, il faudra dépasser l’entrave historique que représente l’administration.
Abdelwaheb Ben Moussa *
Contrairement à certains voisins mono-sectoriels, la Tunisie dispose d’un mix industriel, agricole et technologique qui, correctement exploité, peut absorber certains chocs économiques. L’industrie manufacturière, le tourisme, l’agriculture et les services constituent un socle solide, soutenu par une main-d’œuvre qualifiée et une proximité stratégique avec l’Europe.
Pourtant, cette diversification reste fragile : croissance faible, inflation persistante et chômage des jeunes souvent supérieur à 30 %. La dette publique, supérieure à 80 % du PIB, limite la marge de manœuvre de l’État. La diversification seule ne suffit pas : sans réformes structurelles, les atouts du pays resteront largement inexploités.
Faire face au frein bureaucratique
L’administration tunisienne, héritée d’un État centralisé et renforcée après la révolution de 2011, demeure un obstacle majeur à l’investissement et à la création d’entreprises. Les procédures complexes et la multiplication des autorisations étouffent l’initiative privée et favorisent l’informalité.
Certains diront que la bureaucratie protège les citoyens et encadre l’économie. C’est vrai dans une certaine mesure. Mais l’excès de procédures freine la compétitivité et le développement. La digitalisation, la simplification des licences et la mise en place d’un guichet unique pour les investisseurs pourraient accélérer les projets tout en maintenant la régulation et la transparence.
Des secteurs porteurs pour relancer l’économie
Plusieurs secteurs – énergies renouvelables, industrie technologique, numérique et agro-industrie – pourraient soutenir une croissance annuelle de 3 à 4 % en Tunisie d’ici 2035. Mais cette trajectoire reste conditionnée par des réformes structurelles, notamment la modernisation de l’administration et la gestion des défis économiques et climatiques.
Si la Tunisie parvient à canaliser ses forces, plusieurs secteurs pourraient devenir les véritables moteurs d’une relance durable d’ici 2035. Imaginez un pays où le désert tunisien n’est plus un obstacle, mais une source de puissance énergétique. Des panneaux solaires étincelants s’étendent sur des hectares, et des éoliennes tournent au rythme des vents méditerranéens, produisant de l’électricité non seulement pour alimenter le pays, mais aussi pour exporter vers l’Europe.
Les énergies renouvelables représentent bien plus qu’une solution écologique : elles sont un levier stratégique pour réduire la dépendance énergétique, attirer des investissements et créer des emplois dans des régions longtemps délaissées.
L’industrie automobile et électronique pourrait devenir un autre pilier de cette transformation. Déjà intégrée aux chaînes européennes, la Tunisie a l’opportunité de se positionner sur les véhicules électriques et les composants high-tech. Chaque usine capable de produire localement des pièces pour l’Europe ou de créer des composants électroniques de pointe est une promesse de modernisation industrielle et de dynamisation de l’exportation, tout en développant des compétences technologiques rares dans la région.
Dans les villes comme Tunis, Sfax et Sousse, le secteur numérique et les startups offre un horizon tout aussi prometteur. Des jeunes ingénieurs et développeurs, formés dans les meilleures écoles tunisiennes, rêvent de transformer l’innovation en valeur économique. Les coûts compétitifs et l’expertise locale peuvent faire naître un véritable écosystème technologique, capable de rivaliser avec les hubs régionaux et d’attirer des investisseurs internationaux.
Enfin, l’agro-industrie modernisée pourrait revitaliser les régions intérieures. Imaginez des champs équipés de systèmes d’irrigation intelligents et de technologies avancées, transformant les produits locaux en biens exportables à forte valeur ajoutée : huile d’olive de qualité, dattes soigneusement sélectionnées, fruits et légumes conditionnés pour les marchés européens. Ce secteur ne serait pas seulement un moteur économique : il offrirait des emplois stables, réduisant les disparités régionales et donnant un nouvel élan aux zones rurales.
Si ces quatre secteurs sont développés de manière cohérente et planifiée, le pays pourrait soutenir une croissance annuelle de 3 à 4 %, ramener le chômage global à environ 10 % et créer des emplois répartis entre le littoral et l’intérieur, donnant enfin vie au potentiel longtemps contenu de la Tunisie.
Vigilance face aux risques persistants
Pourtant, cette projection optimiste n’est pas automatique. La Tunisie doit naviguer avec prudence face à plusieurs obstacles majeurs. La dette publique élevée continue de limiter les marges de manœuvre, freinant les investissements et la construction d’infrastructures vitales. Le chômage des jeunes, toujours très élevé dans certaines régions, reste un facteur de tension sociale et une menace pour la rétention des talents. Et le spectre du stress climatique plane sur l’agriculture et l’industrie agroalimentaire : sécheresses répétées et raréfaction de l’eau pourraient fragiliser la production, ralentissant les ambitions de croissance.
Ces défis ne sont pas insurmontables, mais ils mettent en évidence une vérité simple : le succès dépendra de la cohérence des politiques publiques et de la capacité à réformer l’administration. Sans cette volonté de modernisation et d’action structurée, même les meilleures idées resteront lettre morte, et le potentiel de la Tunisie continuera d’être étouffé par ses propres structures.
Agir ou périr
La Tunisie a tous les atouts pour réussir : diversification économique, capital humain qualifié et position stratégique. Mais le temps presse. L’administration doit être modernisée, les procédures simplifiées, et les investissements ciblés et protégés.
Le choix est clair et brutal : soit la Tunisie réforme son administration et libère son potentiel, soit elle condamne ses talents, ses richesses et ses ambitions à mourir sous le poids de ses propres procédures.
* Ingénieur informatique, cadre d’une entreprise publique.
** Un outil d’intelligence artificielle a été utilisé pour affiner la structure, fluidifier le texte et vérifier la cohérence des informations factuelles.
Le chiffre d’affaires du secteur tunisien des assurances a atteint pour la première fois 4 255,1 millions de dinars (MD) en 2025, contre 3 819,6 MD l’année précédente, soit une hausse de 11,4 %. Les données statistiques publiées par le Comité général des assurances (CGA) montrent que l’assurance-vie a tiré cette croissance avec une augmentation significative de 16,4 %, portant sa part de marché à 31,4 %.
Le chiffre d’affaires de cette branche a atteint 1 336,1 MD, contre 1 148,2 MD en 2024, témoignant d’un intérêt croissant pour l’assurance-vie.
En revanche, l’assurance automobile a conservé sa position de leader parmi les branches d’assurance en termes de volume de transactions, atteignant 1 628,3 MD, malgré une légère baisse de sa part de marché, qui s’est établie à 38,3 %.
Concernant l’activité des autres branches d’assurance au cours de l’année écoulée, les indicateurs statistiques publiés par le CGA soulignent que l’assurance maladie collective est considérée comme l’une des branches les plus importantes et les plus stables du marché tunisien. Son volume de transactions était estimé à 647 MD en 2025, enregistrant une croissance de 11,4 % par rapport à 2024, tandis que le montant des indemnisations versées a atteint 566,7 MD, soit une augmentation de 8,4 %. Il convient de noter dans ce contexte que la croissance du chiffre d’affaires (11,4 %) a été supérieure à celle des sinistres (8,4 %), ce qui indique une légère amélioration du bilan technique de cette branche.
Concernant l’assurance incendie, cette branche a enregistré une hausse significative de ses recettes et une baisse de ses dépenses. Son chiffre d’affaires a atteint 241,2 MD, enregistrant la plus forte croissance parmi les branches à 19,2 %, tandis que les indemnisations versées ont diminué de manière significative de 13 %, pour s’établir à 92 MD.
Quant à l’assurance transport, les données du CGA montrent que son chiffre d’affaires est resté stable à 112,8 MD, avec une très légère croissance de 0,2 %, tandis que les indemnisations versées ont diminué de 5,5 % pour atteindre 20,5 MD.
Globalement, les données montrent que l’assurance incendie a été le secteur d’activité ayant connu la plus forte croissance en 2025 en termes de rentabilité, avec une augmentation significative des primes mais une baisse des indemnisations. Parallèlement, l’assurance maladie collective a maintenu un taux de croissance stable, conforme à la moyenne du marché.
Concernant l’assurance transport, malgré une hausse du nombre d’accidents, les coûts matériels (indemnisations) ont diminué, ce qui pourrait indiquer que les accidents étaient mineurs ou peu coûteux sur le plan technique.
En ce qui concerne les indemnisations versées par les compagnies d’assurance, les services compétents ont enregistré des décaissements de 2 363,4 MD à fin 2025, soit une augmentation de 6,1 % par rapport à 2024.
L’analyse révèle que le secteur de l’assurance automobile a représenté la part la plus importante de l’augmentation des indemnisations, avec un taux de croissance de 20,3 %. Ceci reflète une hausse du coût des accidents de la route déclarés, qui a atteint près de 340 000 l’an dernier.
La performance du secteur de l’assurance en Tunisie à fin 2025 met en lumière un point crucial : une transformation structurelle progressive. On observe une prise de conscience croissante de l’évolution vers l’assurance vie et l’assurance maladie collective, ce qui contribue à diversifier le portefeuille du secteur et à réduire sa dépendance globale à l’égard de l’assurance automobile obligatoire.
La Tunisie a franchi une nouvelle étape en 2026, accueillant plus de 11 millions de visiteurs internationaux, confortant ainsi sa position comme l’une des destinations touristiques les plus attractives de la Méditerranée. Mais elle reste devancée par ses deux principales concurrentes en Afrique du Nord : Maroc et Egypte. Le mélange de stations balnéaires, de sites historiques et de paysages désertiques continue de positionner le pays comme une destination diversifiée et compétitive sur le marché touristique méditerranéen.
Latif Belhedi
La croissance enregistrée en 2011 témoigne de l’attrait de la Tunisie auprès des voyageurs, notamment européens, séduits par la combinaison de ses vestiges historiques, de ses plages méditerranéennes et de ses sites désertiques et sahariens.
Hausse sur les principaux marchés
Le Royaume-Uni s’est imposé comme le principal pays d’origine des touristes cette année, dépassant les marchés touristiques traditionnels tels que la Russie, l’Italie, la Chine, la France et l’Algérie voisine.
Les experts du secteur attribuent cette hausse du nombre d’arrivées britanniques à l’amélioration des liaisons aériennes et aux offres de voyage compétitives proposées par les voyagistes. Les vols directs depuis des villes comme Londres, Manchester et Birmingham ont contribué à faire de la Tunisie une destination de vacances pratique et abordable pour les voyageurs britanniques en quête de soleil et d’expériences culturelles.
Au-delà du marché britannique, la Russie demeure un contributeur majeur à la croissance du tourisme tunisien. Les visiteurs russes continuent de se rendre dans des stations balnéaires populaires comme Hammamet et Djerba, attirés par les formules tout compris, les sites historiques et une politique de visas relativement souple.
L’Italie continue de jouer un rôle important dans le secteur touristique tunisien grâce à la proximité géographique et aux liens culturels historiques qui unissent les deux pays. Les liaisons maritimes entre les ports tunisiens et des villes italiennes comme Palerme et Catane assurent un flux touristique constant, tandis que les visiteurs italiens explorent fréquemment le littoral méditerranéen tunisien et ses sites archéologiques, notamment les ruines antiques de Carthage.
Le tourisme chinois s’est également développé progressivement ces dernières années. Le patrimoine culturel, les villes historiques et les excursions dans le désert tunisien ont séduit les voyageurs chinois en quête de destinations alliant histoire et nature. Les complexes hôteliers de luxe et les circuits guidés dans le désert sont particulièrement attractifs pour ce marché en pleine expansion.
La France, traditionnellement l’un des principaux débouchés touristiques pour la Tunisie, continue d’envoyer un grand nombre de visiteurs. Les liens historiques et culturels étroits entre les deux pays ont maintenu une demande touristique soutenue, les touristes français visitant des destinations telles que Sousse, Hammamet et les autres stations balnéaires.
Le tourisme en provenance d’Algérie demeure un pilier important de l’industrie touristique tunisienne. De nombreux Algériens traversent la frontière pour de courts séjours et des visites familiales, notamment durant la saison estivale. Les stations balnéaires et les sites culturels locaux continuent d’attirer des visiteurs du pays voisin.
La diversification de l’offre
Le nombre record de visiteurs en Tunisie est également lié aux investissements dans les infrastructures touristiques et à la diversification de l’offre, avec notamment la promotion de l’écotourisme et du tourisme culturel afin d’attirer une clientèle plus large.
Les principales stations balnéaires, telles que Djerba, Hammamet et Sousse, ont bénéficié d’efforts de modernisation, tandis que le tourisme désertique dans les régions du sud, comme Tozeur et Douz, est devenu plus accessible grâce à l’amélioration des transports.
Les responsables du tourisme s’attachent également à promouvoir la Tunisie comme une destination à part entière, et non plus seulement comme une station balnéaire saisonnière. Des hivers doux, les festivals culturels du printemps et les forfaits touristiques d’automne incitent les visiteurs à découvrir le pays en dehors de la haute saison estivale.
Grâce à la poursuite des investissements dans les infrastructures et à l’augmentation des liaisons aériennes internationales, le secteur touristique tunisien devrait maintenir sa croissance dans les années à venir.
Le mélange de stations balnéaires, de villes historiques et de paysages désertiques du pays continue de positionner la Tunisie comme une destination diversifiée et compétitive sur le marché touristique méditerranéen.
Scatec ASA, entreprise norvégienne spécialisée dans les systèmes d’énergies renouvelables, franchit une étape importante en marquant la mise en service de son premier projet pleinement opérationnel en Tunisie, renforçant ainsi sa présence croissante en Afrique du Nord.
Scatec ASA, en partenariat avec Aeolus SAS, filiale du groupe Toyota Tsusho, a officiellement franchi la date de mise en service commerciale (COD) de la centrale solaire de Sidi Bouzid (60 MW) en Tunisie, avec effet rétroactif au 1er janvier 2026. C4est ce qu’annonce l’opérateur dans un communiqué publié le 10 mars 2026. Le projet garantira des revenus stables et à long terme grâce à un contrat d’achat d’électricité (CAE) de 30 ans signé avec la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg).
Parallèlement, la centrale solaire de Tozeur (60 MW), construite en parallèle, progresse régulièrement vers sa propre mise en service commerciale, prévue pour le premier semestre 2026.
Ces deux projets ont été obtenus à l’issue d’un appel d’offres lancé par l’État et s’inscrivent dans la stratégie nationale tunisienne de décarbonation du secteur électrique et de renforcement de la sécurité énergétique à long terme.
Sidi Bouzid est le premier projet entièrement développé de Scatec à entrer en exploitation commerciale en Tunisie, marquant une étape importante dans le développement de la présence de l’entreprise en Afrique du Nord. Terje Pilskog, PDG de Scatec, a déclaré que ce projet démontre la capacité de Scatec à s’implanter sur de nouveaux marchés grâce à des appels d’offres compétitifs et à des partenariats solides. Il a ajouté que la mise en service réussie de Sidi Bouzid renforce le modèle de développement intégré de Scatec et soutient ses plans de croissance plus larges dans la région.
Ensemble, les centrales de Sidi Bouzid et de Tozeur devraient produire environ 288 GWh d’électricité renouvelable par an. Cette production permettra d’éviter l’émission de plus de 115 000 tonnes de CO₂ annuellement, contribuant ainsi aux objectifs climatiques et de développement durable de la Tunisie.
Scatec détient 51 % des parts des deux projets, tandis qu’Aeolus en possède les 49 % restants. Scatec assurera également l’exploitation et la maintenance ainsi que la gestion des actifs des installations. Ces nouvelles centrales solaires constituent une avancée significative dans la transition énergétique tunisienne et soulignent le rôle des partenariats internationaux pour accélérer le développement des énergies renouvelables dans la région.
L’action de Zenith Energy Ltd, producteur international de pétrole et de gaz coté à Londres, Oslo et Stockholm, a grimpé de 25 % à 5,63 pence après que la société a révélé que la Tunisie n’avait pas respecté le délai fixé par le tribunal dans un litige d’arbitrage majeur d’une valeur d’environ 130 millions de dollars.
La Tunisie n’a pas respecté le délai de procédure pour répondre à une demande d’annulation déposée par la filiale de Zenith, Canadian North Africa Oil and Gas (CNAOG), devant le Tribunal fédéral suisse à Lausanne. Elle a, au contraire, soulevé une exception d’incompétence, arguant que l’affaire devait être jugée en Tunisie, rapporte Yahoo Finance.
CNAOG a déposé une demande d’annulation en septembre 2025 en arguant avoir découvert des liens, qu’elle qualifie de non divulgués auparavant, entre deux membres du tribunal arbitral initial, dont son président, et l’État tunisien. Elle considère cela comme un grave conflit d’intérêts.
Le litige porte sur la résiliation, jugée arbitraire, de la concession pétrolière SLK en Tunisie. CNAOG réclame des pertes de revenus de production et d’autres dommages s’élevant à environ 130 millions de dollars.
Le directeur général, Andrea Cattaneo, a déclaré que cette dernière initiative de la Tunisie s’inscrivait dans une stratégie dilatoire visant à empêcher les filiales de Zenith de faire valoir leurs droits.
Le tribunal suisse statue généralement sur les demandes d’annulation dans un délai de six à neuf mois suivant leur dépôt.
Rappelons que Zenith Energy avait accusé les autorités tunisiennes d’avoir procédé à la vente non autorisée de pétrole brut produit par ses concessions en Tunisie. La société, qui détient à 100% les concessions pétrolières de Robbana et El Bibane via sa filiale Ecumed Petroleum Tunisia Ltd (EPT), dénonce depuis 2022 les entraves répétées des autorités tunisiennes à la vente de son pétrole.
Au cœur de la médina de Tunis, Dar Monastiri (ou Dar Mestiri) retrouve sa place centrale dans le paysage culturel en abritant le Centre national de la calligraphie, dans une demeure historique qui allie mémoire architecturale et transmission de l’art de l’écriture arabe, a rapporté l’agence Tap, qui évoque l’un des sites emblématiques de la médina, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979.
Situé au 9 rue Monastiri, non loin du mausolée de Sidi Mahrez, le bâtiment date du début du XIXe siècle. Il fut construit par le prince Hussein, fils de Mahmoud Bey, et offert à Mohamed Monastiri, notable de la capitale et marchand de chéchia.
Sur le plan architectural, Dar Monastiri conserve les caractéristiques typiques des grandes maisons de la médina : un patio central, des galeries à arcades, des pièces sur deux niveaux et des décorations en bois, pierre, stuc et céramique.
Selon le ministère des Affaires culturelles, le bâtiment a été restauré en 1992 par l’Institut national du patrimoine (INP) afin de préserver sa valeur historique et esthétique.
Au cours du XXe siècle, la résidence a connu plusieurs affectations : elle est devenue successivement l’Institut des arts et métiers en 1924, le Bureau de l’enseignement des métiers en 1933, puis le Centre régional des arts tunisiens en 1940. Elle a ensuite abrité le Centre national de la traduction, avant de se transformer en Centre de calligraphie en 2017.
Aujourd’hui, les salles donnant sur le patio accueillent des cours, des ateliers et des expositions fréquentés par des élèves de tous âges, qui étudient des styles tels que le naskh, le diwani, le thuluth, la ruq’a et la calligraphie maghrébine, ainsi que les techniques d’ornementation islamique.
Dar Monastiri confirme ainsi son rôle de lieu de rencontre entre patrimoine matériel et créativité contemporaine, au cœur de la ville historique.
Le marché automobile en Tunisie a enregistré plus de 90 000 importations de véhicules en 2025. Malheureusement, un tiers de ces importations, soit plus de 36 000 véhicules, concernaient des voitures d’occasion importées via le marché parallèle, contre 63 000 voitures importées par des concessionnaires automobiles agréés. Les importations de voitures via le marché parallèle ont augmenté de 23 %, tandis que le marché officiel a enregistré une baisse de 14 %.
C’est ce qu’a déclaré le président de la Chambre syndicale nationale des concessionnaires et constructeurs automobiles (CSNCCA), Ibrahim Debache, à Mosaique FM, le mercredi 11 mars 2026, expliquant que, malgré l’amélioration du pourcentage des voitures importées par les concessionnaires par rapport aux années précédentes, le marché parallèle continue de croître : pour quatre voitures entrant légalement, une voiture d’occasion de quatre à cinq ans est importée par ce biais, la plupart étant équipées d’un moteur thermique. Et cela affecte négativement l’économie tunisienne et les orientations du gouvernement visant à assurer une transition énergétique efficace dans tous les secteurs, y compris celui de l’automobile, à réglementer ce secteur et à protéger le consommateur tunisien, a souligné M. Debache, ajoutant que cette situation inquiète au plus haut point les concessionnaires automobiles.
Au mois de janvier 2026, les importations de voitures via le marché parallèle ont continué d’augmenter, atteignant 2 500 véhicules, soit une hausse de 23 % par rapport à janvier 2025. Parallèlement, le marché réglementé des concessionnaires automobiles n’a enregistré que 3 300 importations de voitures neuves, soit une baisse de 14 % par rapport à 2025. Aussi, M. Debache a-t-il demandé une réunion urgente avec le ministère du Commerce et du Développement des exportations afin de trouver des solutions efficaces à ce problème. Ceci est d’autant plus urgent que le consommateur tunisien est plus porté aujourd’hui sur l’achat des voitures électriques et hybrides grâce aux incitations décidées par le gouvernement dans la loi de finances 2026, notamment la réduction des droits de douane sur l’importation de ce type de voitures.
Dans ce contexte, Ibrahim Debache a prédit une baisse des importations de voitures électriques en raison du nombre insuffisant de bornes de recharge dans le pays. Cette pénurie dissuade les consommateurs tunisiens d’acheter massivement des voitures électriques, les incitant à privilégier les véhicules hybrides, rechargeables électriquement ou à essence, a-t-il expliqué. Si 2026 devait être l’année de la transition énergétique, il est impossible de prédire avec certitude les comportements des consommateurs tunisiens dans ce domaine.
Malgré le maintien par les autorités des quotas d’importation accordés aux concessionnaires automobiles pour l’année 2026, ces derniers jouent un rôle majeur dans le succès de la transition énergétique en Tunisie, compte tenu de l’expansion du marché et de la présence de 45 concessionnaires automobiles pour les nouvelles marques de voitures, au moment où la demande d’achat de voitures hybrides de la part des Tunisiens est en hausse.
Le chef de la police iranienne, Ahmad Reza Radan, a mis en garde les citoyens contre toute manifestation réclamant un changement de régime, après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a appelé les Iraniens à se soulever contre le pouvoir en place.
«Quiconque descend dans la rue à l’instigation de l’ennemi ne sera plus considéré comme un manifestant, mais comme un ennemi, et nous agirons en conséquence», a déclaré Radan à la télévision d’État, ajoutant : «Toutes nos forces sont en état d’alerte maximale et prêtes à intervenir.»
Plus tôt, Netanyahu avait appelé les Iraniens à se révolter contre leur gouvernement, qualifiant les attaques aériennes menées par Israël et les États-Unis contre Téhéran de «guerre historique pour la liberté», selon un message adressé au peuple iranien.
Le président américain Donald Trump avait également encouragé à plusieurs reprises les Iraniens à considérer les attaques américano-israéliennes comme une occasion de renverser le pouvoir à Téhéran, espérant ainsi obtenir un changement de régime sans devoir déployer des troupes au sol, ce qui serait très couteux en pertes humaines pour les envahisseurs.
Ce vœu pieux des Américains et des Israéliens sera d’autant plus difficile à réaliser que les Iraniens, y compris ceux qui s’opposent au régime en place, sont animés par un fort sentiment nationaliste. Il est donc peu probable qu’ils descendent protester dans la rue au moment où leur pays est bombardé par des puissances étrangères. Seuls les partisans du régime descendront pour dénoncer les attaques israélo-américaines et crier leur soutien au pouvoir en place.
Ensuite, le régime des mollahs, aujourd’hui complètement isolé et aux abois, ne laissera pas faire, même s’il doit tuer encore des dizaines de milliers d’iraniens. Et cela, aussi bien Trump que Netanyahu le savent très bien, mais la vie des Iraniens et leur liberté sont parmi leurs derniers soucis.
Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a confirmé avoir discuté, lors d’une rencontre mardi 10 mars 2026 avec le président américain Donald Trump, de la possibilité de la participation de l’Iran à la Coupe du Monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Ce dernier a exprimé son soutien total à la participation de l’Iran malgré les tensions politiques persistantes entre les deux pays, a indiqué Infantino, ajoutant que les discussions ont porté sur les préparatifs du tournoi, qui débutera dans quelques mois.
M. Infantino a déclaré que M. Trump l’avait explicitement assuré que l’équipe nationale iranienne était la bienvenue aux États-Unis, dissipant ainsi les doutes liés à la guerre israélo-américaine contre l’Iran et aux restrictions de voyage imposées par Washington à certains pays.
Il est à rappeler que la Fifa avait récemment élaboré un plan de secours prévoyant de délocaliser les matchs de l’Iran au Mexique ou au Canada afin d’éviter toute complication, avant même que M. Trump n’ouvre officiellement la porte à la participation de l’Iran.
Le blanchiment dentaire, un traitement esthétique visant à éclaircir la teinte des dents en éliminant les taches via des agents oxydants (peroxyde d’hydrogène ou de carbamide), quand il est pratiqué hors des cliniques médicales, représente un danger pour la santé publique.
Cet avertissement, lancé dans un communiqué conjoint par le ministère de la Santé et celui du Commerce et du Développement des exportations, fait suite à la multiplication des offres promotionnelles sur les réseaux sociaux et internet pour des services de blanchiment dentaire proposés dans des établissements non agréés, qui recours aux annonces trompeuses et aux prix attractifs pour attirer la clientèle.
Les deux ministères mettent en garde les citoyens contre le recours à ces établissements non autorisés, qui utilisent souvent des matières premières et des produits d’origine inconnue. Ils exhortent aussi le public à signaler ces établissements afin que des poursuites judiciaires puissent être engagées à leur encontre.
Le communiqué indique que les procédures de blanchiment dentaire sont classées, selon les dispositions légales et réglementaires actuelles, comme des procédures médicales qui ne peuvent être réalisées que par des dentistes, compte tenu de la nature des produits actifs utilisés, notamment ceux contenant du peroxyde d’hydrogène, qui ne peuvent être manipulés que par des professionnels qualifiés afin d’éviter tout risque ou complication pouvant découler de leur mauvaise utilisation.
Le communiqué souligne que les centres et établissements de beauté n’ont pas le droit de pratiquer des actes considérés comme médicaux. Il rappelle également l’interdiction de l’utilisation de tout produit contenant plus de 0,1 % de peroxyde d’hydrogène en dehors des locaux agréés. Les produits dont la concentration est comprise entre 0,1 % et 6 % de cette substance ne peuvent être utilisés que par les dentistes ou sur prescription médicale.