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Tempête Harry en Tunisie : les voitures électriques ne sont pas sorties de leurs garages hier ?

21. Januar 2026 um 12:09

On les voit de plus en plus sur nos routes. Aujourd’hui, même si vous entrez chez un concessionnaire avec l’idée précise d’acheter une voiture essence ou diesel, le discours change vite. On vous parle économies à la pompe, protection de la planète et technologies futuristes. Mais au-delà du marketing, qu’en est-il vraiment ? Surtout quand la météo s’en mêle, comme lors du passage récent de la tempête Harry.

Une question brûle les lèvres de nombreux conducteurs : nos voitures électriques sont-elles vraiment prêtes à affronter nos routes, souvent fragiles face aux intempéries ?

Face à l’eau : Électrique vs Thermique

Pour y voir plus clair, nous avons interrogé Mohamed Nouichi, l’un des rares experts certifiés en mécanique électrique en Tunisie. Son constat est simple : l’eau est l’ennemie de tous, mais les conséquences ne sont pas les mêmes.

Le thermique, c’est le terrain connu. Si l’eau s’infiltre, les dégâts peuvent être impressionnants, mais ils sont rarement insurmontables.

« Même dans le pire des cas, on arrive à réparer sans que les factures n’atteignent des sommets délirants», nous confie l’expert. Une intervention classique, et la voiture repart.

L’électrique : Halte aux idées reçues ! Non, vous ne risquez pas l’électrocution sous une averse. Les batteries sont parfaitement étanches et les bornes de recharge sont conçues pour fonctionner en toute sécurité, même sous la pluie.

Le vrai point de rupture ? C’est quand l’eau monte vraiment. Si le pack de batteries est immergé, la situation bascule. En Tunisie, une batterie endommagée par l’eau est souvent irréparable. Il faut la changer intégralement. Résultat : une facture exorbitante et une attente interminable pour importer la pièce.

 

 

Le maillon faible: l’infrastructure, pas la voiture

Mohamed Nouichi est formel : les voitures vendues en Tunisie sont d’excellente qualité. Ce n’est pas la technologie qui pose problème, mais tout ce qu’il y a autour.

« Le mécanicien n’a pas toujours les outils spécifiques, et les conditions de sécurité pour intervenir sur ces systèmes haute tension manquent cruellement».

Le constat est sans appel:

  1. Le manque de bras : Trop peu de techniciens sont formés à cette nouvelle ère.
  2. La logistique : Les pièces de rechange mettent trop de temps à arriver.
  3. Le réseau de recharge : Si les bornes fleurissent dans les grandes villes, elles se font rares dès que l’on s’aventure à l’intérieur du pays. En cas d’urgence ou de route coupée par les eaux, cela peut devenir un vrai casse-tête.

 

Sommes-nous vraiment prêts ?

En comparant avec des pays comme la Suisse, où l’écosystème électrique est parfaitement huilé, Mohamed Nouichi résume bien le décalage tunisien : « Nous avons la technologie, mais pas encore l’environnement qui va avec».

Passer à l’électrique, ce n’est pas seulement acheter une voiture silencieuse. C’est avoir besoin d’un réseau solide, de spécialistes locaux et d’une logistique qui suit. Sans cela, l’avantage écologique peut vite se transformer en stress quotidien.

Le mot de la fin

Aujourd’hui, si vous roulez beaucoup et que vous craignez les aléas de nos routes, la voiture thermique reste la valeur refuge, la plus facile à remettre sur pied après un imprévu. L’électrique, elle, est parfaite pour un usage urbain bien défini, à condition d’avoir un point de recharge fiable et un bon SAV à proximité.

La question n’est donc pas de savoir si l’électrique est “mieux” que le thermique, mais de savoir si notre pays est prêt à l’accompagner. Et pour l’instant, la réponse demande encore un peu de patience.

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