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Heute — 11. Februar 2026Haupt-Feeds

Mutation des paiements : le mobile redessine le paysage financier tunisien

11. Februar 2026 um 17:25

Si l’on en croit les dernières données sur les systèmes de paiement publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT), le paiement mobile a explosé de 81 % en 2025 (par rapport à 2024), tandis que l’usage du chèque s’effondre de près de 68 %, consacrant ainsi une mutation accélérée des habitudes financières en Tunisie, selon les données de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur les systèmes de paiement.

Pour la BCT, 2025 constitue « une année charnière pour le secteur ». Avec 8,4 millions de transactions pour un montant total de 1,769 milliard de dinars, le paiement par téléphone mobile affiche une croissance de 81 % en volume et de 59 % en valeur. Le phénomène témoigne d’une digitalisation de masse des comportements, dopée par la généralisation des services financiers dématérialisés.

Parallèlement, les achats sur les sites marchands progressent de 31 % en valeur, à 1,375 milliard de dinars. Cette hausse intervient en dépit d’une contraction de 10 % du nombre de sites actifs (1 005 plateformes), signe d’une concentration des transactions sur les grandes enseignes et d’une confiance accrue des consommateurs dans le e-commerce.

Lire aussi: Paiements en Tunisie : les lettres de change explosent, les chèques s’effondrent

Le système de compensation électronique enregistre une décrue historique du chèque , soit -67,5 % en nombre et -58,8 % en valeur, stabilisée à 53,4 milliards de dinars.

Quant à la lettre de change, elle prend le relais dans les échanges commerciaux, avec une hausse spectaculaire de 161 % du nombre d’émissions (4,6 millions) et une progression de 59,7 % de la valeur (54,226 milliards).

Pour leur part, les virements connaissent un net basculement vers le numérique : +42,3 % en valeur, à 79,5 milliards de dinars. Entreprises et particuliers plébiscitent des solutions plus rapides et sécurisées, loin donc du papier.

Le nombre de cartes bancaires en circulation atteint 5,85 millions fin 2025 (+6,6 %). Les paiements par terminaux électroniques (TPE) augmentent de 20,3 % en valeur, atteignent les 6 milliards de dinars.

In fin, le système de règlement brut en temps réel (Elyssa-RTGS), dédié aux gros transferts interbancaires, a traité 6 153,6 milliards de dinars en 2025, ce qui constitue une hausse de 36 % par rapport à 2024.

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Affaire Abir Moussi: verdict attendu le 18 février

11. Februar 2026 um 17:07

La procédure judiciaire visant Abir Moussi connaît un nouveau report. La chambre correctionnelle près la Cour d’appel de Tunis a fixé au 18 février la date des plaidoiries finales et du prononcé du jugement dans l’affaire la concernant, selon une source judiciaire.

À l’origine de cette affaire figure une plainte déposée par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), fondée sur le décret-loi n°54 du 13 septembre 2022 relatif à la répression des infractions liées aux systèmes d’information et de communication, rapporte la TAP.

En première instance, le 5 août 2024, la présidente du Parti destourien libre (PDL) avait été condamnée à deux ans d’emprisonnement. Les poursuites portent sur l’usage intentionnel de systèmes et de réseaux d’information et de communication en vue de fabriquer et de diffuser de fausses nouvelles, données ou documents. Selon l’accusation, ces agissements visaient à porter atteinte aux droits d’autrui ou à nuire à la sûreté publique ou à la défense nationale.

Saisie en appel, explique la même source, la juridiction compétente avait ramené la peine à 16 mois de prison. À la suite de cette décision, tant la défense que le ministère public ont introduit des pourvois en cassation. La Cour de cassation a ensuite annulé l’arrêt et ordonné le renvoi du dossier devant la Cour d’appel de Tunis pour un nouvel examen par une formation collégiale composée différemment.

A noter que Abir Moussi est incarcérée depuis le 5 octobre 2023 dans le cadre de plusieurs procédures, parmi lesquelles deux plaintes émanant de l’ISIE ainsi que l’affaire dite du « bureau d’ordre », relevant de la présidence de la République.

Affaire à suivre.

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Investissement : la TIA mise sur les joint-ventures et les secteurs stratégiques

11. Februar 2026 um 11:39

La 23ᵉ session du Conseil stratégique de la Tunisia Investment Authority (TIA), tenue le 10 février 2026, a mis l’accent sur les tendances mondiales de l’investissement en 2025-2026 et sur le rôle des joint-ventures pour renforcer l’attractivité de la Tunisie.

Dans un contexte de recomposition des flux mondiaux, marqué par une montée en puissance des Amériques et un repositionnement asiatique, les échanges ont souligné la progression des projets à forte intensité capitalistique, notamment dans les data centers, l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs et la pharmacie. L’Afrique du Nord s’affirme, quant à elle, comme zone passerelle vers les marchés européens.

La TIA estime que la Tunisie dispose d’atouts réels mais qu’elle doit améliorer son positionnement pour capter ces nouvelles vagues d’investissements, en particulier dans les secteurs technologiques et industriels stratégiques.

Les débats ont également porté sur les joint-ventures, présentées comme un levier clé d’intégration dans les chaînes de valeur mondiales, favorisant le transfert de technologies, l’accès aux marchés et la montée en gamme industrielle.

Parmi les orientations dégagées figurent le renforcement de l’attractivité pour les projets structurants (data centers, automobile, batteries, énergie, hydrogène), le développement de zones adaptées aux grands investissements et un meilleur alignement des politiques nationales avec les standards internationaux.

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Gestern — 10. Februar 2026Haupt-Feeds

IA générale : 2026, l’année du basculement, prédit Karim Beguir

10. Februar 2026 um 18:36

Selon Karim Beguir, cofondateur d’InstaDeep, l’intelligence artificielle générale (IAG) deviendra dès 2026 une réalité tangible, marquant un tournant décisif dans l’histoire technologique contemporaine.

Dans un entretien accordé à la revue Futura, l’expert estime que les systèmes d’IA ont déjà atteint, voire dépassé, le niveau de performance de l’employé humain moyen sur un large éventail de tâches, y compris des activités cognitives complexes. La véritable rupture ne résiderait plus dans les capacités techniques elles-mêmes, mais dans la prise de conscience collective de l’ampleur de ce progrès.

Karim Beguir souligne que les récents bonds en avant des modèles d’IA, notamment leurs performances sur des tests réputés extrêmement difficiles comme ARC-AGI2, témoignent d’un passage d’une progression linéaire à une dynamique exponentielle. Selon lui, « chaque avancée technologique accélère désormais la suivante, ouvrant la voie à des systèmes capables de traiter tout type de problème avec une efficacité comparable à celle des experts humains ».

D’après lui, l’impact le plus immédiat se fera sentir dans les entreprises et la recherche. En effet, explique-t-il, l’IA générale permettra de déployer beaucoup plus d’intelligence sur un même problème, et surtout beaucoup plus rapidement. De ce fait, les équipes verront leur productivité multipliée par deux, voire par trois, que ce soit dans le développement logiciel, la documentation ou l’analyse de données complexes.

Lire aussi: L’IA libère des heures… et supprime des emplois

Mais encore, dans les domaines scientifiques, comme la médecine ou la physique, l’IAG sera capable d’absorber et de comprendre des volumes colossaux de publications, bien au-delà des capacités humaines, accélérant ainsi l’innovation, souligne en substance l’expert tunisien. Et delà, il anticipe dès 2026 une avancée sans précédent dans des secteurs clés, allant de la conception de panneaux solaires plus performants au développement de nouvelles thérapies en biotechnologie, notamment contre certains cancers jugés jusqu’ici difficiles à traiter.

Lire également: La start-up Instadeep rachetée par Biontech

Pour le grand public, l’évolution se traduira par une amélioration majeure de l’interaction avec les systèmes d’IA. Toujours selon Karim Beguir, la complexité ne résidera plus dans la formulation précise des requêtes, « mais dans la qualité des réponses produites, qui seront fortement contextualisées et personnalisées en fonction de l’utilisateur ».

Dans son ouvrage Le Saut décisif, évoqué par Futura, Karim Beguir établit également « un lien étroit entre l’essor de l’IAG, la transition énergétique et l’évolution des systèmes monétaires ». Il considère que « la principale limite de l’IA reste aujourd’hui l’accès à une puissance de calcul suffisante, étroitement dépendante d’une énergie abondante et propre ». Pour lui, «… les énergies renouvelables, notamment en Afrique, joueraient ainsi un rôle stratégique », rapporte Futura.

Parallèlement, il estime que le Bitcoin pourrait s’imposer comme un étalon monétaire de référence dans un monde où l’IA deviendrait centrale, ouvrant la voie à une triple révolution de l’intelligence, de l’énergie et de la monnaie.

Enfin, Karim Beguir avertit que « si l’IAG est déjà une réalité en termes de performances, le défi majeur de 2026 sera celui de son déploiement et du partage équitable de la prospérité qu’elle est susceptible de générer ».

Un homme averti en vaut deux, peut-être même mille !

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Intelligence artificielle : les banques tunisiennes à l’heure du cadrage national

10. Februar 2026 um 17:43

L’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur bancaire tunisien s’inscrit dans une dynamique structurelle, confirmée par les orientations stratégiques récemment affichées par plusieurs établissements. Cette évolution accompagne la préparation du Plan de développement 2026–2030, qui place la transformation numérique au cœur de ses leviers de relance économique, aux côtés de l’inclusion financière et de la réduction des disparités régionales.

Elle s’inscrit également dans un contexte mondial où les institutions financières adoptent massivement l’IA, pour automatiser les processus, personnaliser les services et renforcer la qualité de la prise de décision. La Tunisie se distingue par son rôle de leader régional dans l’innovation IA, avec un écosystème de startups et de centres d’innovation capables de piloter des projets à forte valeur ajoutée.

L’enjeu dépasse la simple modernisation technologique : il relève d’une réflexion institutionnelle sur la capacité du système financier à soutenir les objectifs macroéconomiques nationaux et régionaux. L’IA doit être envisagée comme un moyen et non comme une fin, conditionnée par des choix de gouvernance, de régulation et d’alignement avec les priorités économiques et régionales.

Alignement avec le cadre national et régional : au-delà de l’optimisation opérationnelle

Le plan 2026–2030 confère au secteur bancaire un rôle catalyseur pour mobiliser l’épargne domestique, financer les PME et accompagner les dynamiques productives régionales. L’IA ne peut se limiter à des gains internes de performance (automatisation, réduction des coûts) : son impact doit être évalué selon trois axes stratégiques :

  • Allocation du crédit: affiner l’évaluation du risque pour les segments sous-bancarisés (TPE, agriculteurs, entrepreneurs des régions intérieures) ;
  • Inclusion financière: élargir l’accès aux services bancaires, notamment via des modèles de scoring alternatif reposant sur des données non traditionnelles ;
  • Équilibre régional: adapter les outils décisionnels aux spécificités économiques des régions périphériques.

Cette orientation nécessite une coordination étroite entre les banques, le Conseil Bancaire et Financier (CBF), la Banque Centrale de Tunisie, les pouvoirs publics et les standards internationaux.

Un cadre indicatif d’adoption progressive

À titre strictement indicatif et sans prétention normative, une trajectoire progressive peut être esquissée en trois phases :

Phase Priorités institutionnelles Usages représentatifs Points de vigilance
1. Fondations (12–24 mois) Renforcement des compétences internes ; cadre éthique ; gouvernance des données Automatisation documentaire ; chatbots ; analyse descriptive des portefeuilles Biais algorithmiques ; conformité RGPD tunisien ; transparence des processus
2. Expérimentation ciblée (24–36 mois) Pilotes encadrés ; indicateurs d’impact socio-économique Détection de fraude ; scoring alternatif PME ; pilotage prévisionnel Validation des modèles ; protection contre la discrimination ; traçabilité
3. Intégration stratégique (36+ mois) Alignement avec la stratégie bancaire ; reporting supervision Allocation dynamique du crédit ; modèles prédictifs d’inclusion ; interfaces API fintech Souveraineté des données ; résilience infrastructures ; impact territorial

Ce schéma est indicatif : il identifie des séquences critiques et points d’attention institutionnels, variables selon la taille et les capacités des établissements. Il s’inspire également des expériences réussies au niveau arabe et mondial.

Enjeux institutionnels transversaux

Trois dimensions conditionnent la maturité de l’adoption :

  1. Gouvernance algorithmique: validation humaine des décisions automatisées et comités éthiques IA au sein des conseils d’administration.
  2. Souveraineté et protection des données: maîtrise des infrastructures et respect du cadre juridique tunisien (loi n°2004-63 sur les données personnelles, en cours de refonte).
  3. Rôle de la supervision: le CBF, en coordination avec la BCT, peut définir des lignes directrices spécifiques à l’IA bancaire – validation des modèles, tests de résistance, reporting différencié – tout en laissant place à l’expérimentation légitime.

Perspectives pour un débat structuré et informé

L’IA offre au secteur bancaire tunisien une opportunité de renouveler son rôle dans l’économie nationale et de s’inscrire dans les dynamiques régionales et mondiales de la finance numérique. Son déploiement doit s’inscrire dans un cadre collectif de réflexion institutionnel, impliquant :

  • Les établissements bancaires;
  • le Conseil Bancaire et Financier (CBF), garant de la coordination et de la régulation sectorielle ;
  • la Banque Centrale de Tunisie ;
  • les ministères du développement économique et du numérique ;
  • les chercheurs et experts en économie numérique.

Le cadre présenté est strictement indicatif, destiné à nourrir le débat institutionnel et public. Il ne prescrit aucune trajectoire unique, mais pose les jalons pour une adoption de l’IA alignée sur les priorités économiques, régionales et internationales du pays. 

 

Abdelwaheb Ben Moussa

Ingénieur diplômé – IT bancaire

Analyse rédigée à des fins de réflexion institutionnelle. Les propositions sont indicatives et ne sauraient engager aucune autorité publique ou privée.

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Bourse de Tunis : 6,72 % de progression du Tunindex en janvier 2026

10. Februar 2026 um 14:22

Le Tunindex a clôturé le mois de janvier 2026 à 14 353,47 points. Soit une progression de 6,72 %; contre une hausse de 2,12% en décembre 2025. C’est ce que révèle l’analyse mensuelle publiée par la Bourse de Tunis.

Pour le volume des échanges sur la cote de la Bourse, il a atteint 240,1 millions de dinars (MDT). Ce qui constitue une baisse de 34 % par rapport au mois précédent.

Quant au volume d’échange quotidien moyen, il s’est établi à 11,4 MDT contre 16,5 MDT, durant le mois de décembre 2025.

Par ailleurs, le Tunindex20, il a enregistré une hausse de 6,9 1% après un gain de 1,61 %, durant le mois de décembre 2025. Clôturant, ainsi, à 6 388,31 points, selon la Bourse de Tunis.

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Tunisiens en Côte d’Ivoire : une présence humaine et économique en plein essor

10. Februar 2026 um 10:32

La communauté tunisienne établie en Côte d’Ivoire s’élèverait à plus de 4 mille personnes, soit la plus importante en Afrique subsaharienne, selon l’ambassadeur de Tunisie à Abidjan, Zied Saadaoui, qui s’exprimait à l’occasion de la clôture de la première édition du Salon de l’artisanat et du tourisme ivoiro-tunisien (SATIT 2026 – du 5 au 8 février).

L’augmentation du nombre de Tunisiens en Côte d’Ivoire s’est accélérée après le retour du siège de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan entre 2013 et 2014. Ce qui a encouragé de nombreuses compétences tunisiennes à s’y installer, profitant de l’existence d’une liaison aérienne directe entre Tunis et Abidjan, mais aussi  de l’absence de barrière linguistique et du retour de la stabilité politique, rapporte la TAP.

Toujours selon le diplomate tunisien, environ une centaine d’entreprises économiques tunisiennes opèrent actuellement en Côte d’Ivoire dans plusieurs secteurs, à savoir l’industrie pharmaceutique, l’assurance, l’ingénierie, le bâtiment, les services, l’enseignement supérieur, la formation hôtelière, la santé, la numérisation et les technologies modernes. Ces entreprises auraient contribué à instaurer un climat de confiance avec les partenaires ivoiriens, ajoute M. Saadaoui.

Concernant le Salon tuniso-ivoirien de l’artisanat et du tourisme, en particulier, le diplomate a souligné qu’il constitue une plateforme de renforcement du dialogue économique entre les deux pays et d’ouverture de nouvelles perspectives de coopération, notamment, dans les industries agroalimentaires de transformation et les services touristiques.

Initiée par le secteur privé et soutenue par l’ambassade de Tunisie à Abidjan, le ministère du Tourisme, l’Office national de l’artisanat tunisien (ONAT) et l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), la manifestation s’inscrit dans la perspective de renforcer le positionnement économique tunisien sur le marché ivoirien et de mettre l’accent sur un secteur stratégique à forte valeur ajoutée. Ce qui contribuera à la dynamisation du tourisme et de l’artisanat, à la création d’emplois directs et indirects, ainsi qu’au soutien du développement urbain et rural dans les deux pays.

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Face à la bureaucratie, Saïed réclame un « nouvel esprit »

10. Februar 2026 um 08:09

Le président de la République, Kais Saïed, a affirmé que la Tunisie a aujourd’hui davantage besoin d’un « nouvel esprit » dans l’application des textes que de nouvelles lois, soulignant que l’efficacité de l’action publique dépend avant tout de l’intégrité et du sens des responsabilités de ceux chargés de les mettre en œuvre.

Il s’exprimait lors d’un entretien dans l’après-midi de lundi 9 février au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri.

Selon un communiqué de la présidence, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’élaborer des textes réglementaires capables d’avoir un impact direct sur la vie des citoyens, notamment en préservant le pouvoir d’achat, en freinant la hausse des prix, en luttant contre la spéculation et en réduisant les importations jugées non essentielles.

Kais Saïed a également établi un lien entre l’« inflation législative » et la « suradministration excessive », estimant que ces deux phénomènes relèvent d’une bureaucratie nuisible et constituent une forme de gaspillage de l’argent public. Pour lui, ce qui importe désormais n’est plus tant le contenu des textes que « l’esprit intègre et sain » de ceux qui veillent à leur application effective.

Quid de la justice sociale ?

Abordant le domaine de l’investissement et les projets de textes y afférents, le président de la République a réaffirmé l’engagement de l’État à œuvrer pour la justice sociale, appelant à identifier les véritables obstacles qui entravent sa concrétisation sur le terrain. Il a attribué ces blocages non seulement aux textes eux-mêmes, mais surtout à l’influence persistante des lobbies au sein de l’administration et à une corruption qu’il a qualifiée de galopante.

Satisfécit…

Sur le plan politique et économique, Kais Saïed a souligné que la Tunisie, en suivant souverainement sa propre voie, est parvenue à réaliser des performances que certains jugeaient irréalistes. Il a, dans ce contexte, dénoncé des appels « suspects » émanant de parties qu’il a qualifiées de peu patriotiques et visant à imposer des sanctions économiques contre le pays.

Le président a estimé qu’aucun changement réel ne saurait se produire tant que les causes profondes des dysfonctionnements persistent, tout en assurant que le travail se poursuit afin de permettre aux jeunes de prendre progressivement le relais des responsabilités.

Insistant sur l’urgence des résultats concrets, Kais Saïed a affirmé que le peuple tunisien n’a pas seulement besoin d’un nouveau discours, mais de réalisations tangibles dans les plus brefs délais. Il a salué, à ce titre, l’enthousiasme, la détermination et l’esprit de solidarité des jeunes tunisiens, rappelant leur mobilisation bénévole lors des récentes intempéries. « C’est grâce à ces jeunes esprits que les attentes du peuple tunisien seront réalisées », a-t-il conclu.

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L’IA libère des heures… et supprime des emplois

09. Februar 2026 um 18:30

L’intelligence artificielle générative ouvre un champ inédit de gains de productivité dans les entreprises. En libérant du temps de travail, elle offre aux dirigeants une opportunité stratégique : engager un nouveau pacte social fondé sur le partage de ces gains, notamment à travers une réduction du temps de travail, sans perte de performance économique. C’est en quelques mots ce que révèle une tribune libre publiée récemment par Capital’.

On commence par un rappel des faits. Fin 2022, on a vu l’irruption de ChatGPT, et à partir de là, « l’usage de l’IA s’est largement diffusé dans le monde professionnel », indique-t-on. Tout ou presque y passe, de la prise de notes à l’aide à la décision, en passant l’analyse de données, la génération de contenus, « ces outils automatisent les tâches répétitives et accélèrent les processus ». Ce que confirme du reste le Baromètre européen de l’IA 2025 d’EY, selon lequel pas « près d’un Européen sur deux utilise déjà l’IA dans son activité professionnelle ».

Toutefois, au niveau mondial, on est loin du compte, car on estime que la majorité des entreprises en sont encore à des phases d’expérimentation. S’il en est ainsi, c’est parce que, comme l’indique une étude McKinsey publiée en novembre 2025, l’impact financier (de l’usage professionnel de l’IA) demeure limité au niveau des groupes (grands et moyens), et ce «… même si les ambitions sont fortes : innovation, satisfaction client et avantage concurrentiel », rapporte Capital.

Un autre facteur limite également la portée de l’utilisation de l’IA dans les entreprises : le manque de confiance. « Dans cette course à l’IA, les salariés sont souvent peu associés, alors même que la rapidité de la transformation alimente inquiétudes et perte de repères. Or, sans dialogue ni confiance, le changement peine à s’ancrer ».

Mais les 23 signataires de la tribune pensent que, bien déployée, l’IA peut générer des gains de temps considérables. C’est d’ailleurs ce que souligne un rapport de l’ONU qui évoque des tâches réalisées 12 à 56 % plus rapidement dans des domaines comme l’écriture, la programmation ou le service client. « Ces chiffres restent toutefois à nuancer : une IA mal intégrée peut produire des contenus à faible valeur ajoutée et désorganiser le travail », met en garde la Harvard Business Review. Autrement dit, le potentiel est réel, mais dépend étroitement des usages.

Face à ces gains, les entreprises disposent de plusieurs options : réduire les effectifs, réallouer le temps à de nouvelles missions, ou — plus rarement — en restituer une partie aux salariés. « C’est cette troisième voie qui apparaît aujourd’hui comme la plus porteuse, tant pour la performance durable que pour l’engagement des équipes ». Suivez notre regard… chers chefs d’entreprise tunisiens.

Dans cet ordre d’idées, la tribune publiée par Capital fait état d’« une crise profonde de l’engagement au travail » en France mais aussi en Europe. Ainsi, « en 2024, seuls 8 % des salariés se déclaraient pleinement engagés », révèle Gallup. « Dans ce contexte, le bouleversement des métiers par l’IA risque d’accentuer la perte de sens. Ouvrir un dialogue sur le partage des gains de productivité devient alors un levier majeur : mécénat de compétences, temps dédié à la formation, ou encore réduction du temps de travail ».

Toujours dans cet ordre d’idées, on considère qu’en Allemagne, 94 % des participants à des projets de réduction du temps de travail auraient constaté une amélioration significative de leur bien-être, sans impact négatif sur l’activité. Idem au Royaume-Uni, où 71 % des salariés ont observé une baisse de l’épuisement professionnel, et 90 % souhaitent conserver une organisation du travail allégée. « En France, une vingtaine d’entreprises expérimentent actuellement, avec le collectif 4jours.work, des formes de temps de travail réduites ».

Et Capital’ de conclure : « À l’heure où les entreprises définissent leurs stratégies d’IA, une certitude s’impose : la technologie ne peut produire ses effets positifs sans le collectif qui la met en œuvre. Associer les salariés au partage des gains de temps peut transformer la transition IA en un projet commun, porteur de sens, d’engagement et de bien-être ».

Voilà qui devrait être entendu, compris et appliqué par les chefs d’entreprise en Tunisie. Mais ne rêvons pas !

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Le jeûne du Ramadan sera plus long dans ces pays

09. Februar 2026 um 15:01

Le calendrier islamique pour le jeûne de Ramadan de l’année 2026 devrait débuter le mardi 17 ou le mercredi 18 février, dans de nombreux autres pays à travers le monde.

Rappelons pour commencer que le jeûne du mois de Ramadan, l’un des cinq piliers de l’Islam, est obligatoire pour tous les musulmans remplissant les conditions requises. Cette pratique s’étend sur une période de 29 ou 30 jours, durant lesquels les fidèles s’abstiennent de manger et de boire de l’aube jusqu’au coucher du soleil.

Toutefois, la durée quotidienne du jeûne varie selon la situation géographique des pays, ce qui est à même d’entraîner des différences notables. Ainsi, en période estivale, les pays situés dans l’hémisphère nord, notamment en Europe, connaissent des journées plus longues, ce qui prolonge les heures de jeûne. Dans plusieurs pays africains, en revanche, ce sont les températures élevées (parfois plus de 40 degrés) qui rendent le jeûne particulièrement éprouvant, même lorsque la durée est plus courte, notamment lorsque le mois saint coïncide avec les mois de janvier, février, mars, voire avril.

C’est dans ce contexte que nos confrères de la BBC se sont penchés sur les horaires de jeûne observés dans plusieurs pays du monde, afin de mieux comprendre ces disparités.

Ainsi, pour expliquer ces variations, la radio britannique a interrogé Simwal Usman Jibril, membre du comité nigérian d’observation de la lune. Sachant au passage que le Nigeria constitue l’un des pays comptant le plus grand nombre de musulmans en Afrique, puisque 53,5% des 233 millions d’habitants sont musulmans.

Il estime que plusieurs facteurs entrent en jeu. Bien que le jeûne soit une obligation commune à tous les musulmans, sa durée quotidienne peut fortement varier en fonction de la position géographique, du climat et de la période de l’année.

« Dans certaines régions du monde, les musulmans peuvent jeûner pendant plus de 20 heures par jour; tandis que dans d’autres, la durée du jeûne ne dépasse pas 10 heures », a-t-il expliqué.

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Portugal – Présidentielle : les électeurs disent non à l’extrême droite

09. Februar 2026 um 10:13

André Ventura, chef de la formation d’extrême droite Chega (signifiant “assez“ en français), a transformé sa défaite électorale en victoire « psychologique », à l’annonce des résultats de la présidentielle portugaise, dimanche 8 février 2026.

Pourtant, c’est bien le socialiste modéré, Antonio José Seguro, 63 ans, qui a remporté le second tour de cette élection présidentielle au Portugal, crédité de près de 66 % des suffrages exprimés (portant sur 95 % des circonscriptions), contre 34 % pour André Ventura (43 ans). Plusieurs médias portugais n’ont pas cessé de rappeler que André Ventura a bâti sa campagne sur le thème «…rupture avec les formations qui dirigent le Portugal depuis 50 ans ». Mais ce sera pour la prochaine fois.

Car, les Portugais en ont décidé autrement. D’ailleurs, Antonio José Seguro a déclaré devant ses électeurs : « La réponse donnée par le peuple portugais, son attachement aux valeurs de la liberté et de la démocratie (…) me rendent ému et fier ».

Lire aussi: Et TAP Air Portugal atterrit à l’aéroport d’Enfidha-Hammamet!

Déjà deux dirigeants européens ont réagi à cette victoire du socialiste qualifié de modéré. Ainsi, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a écrit sur le réseau social X : « Les Portugais se sont exprimés et, face à la dévastation causée par les tempêtes, ont fait preuve d’une résilience démocratique remarquable. »

De son côté, Emmanuel Macron a salué sur X la victoire d’António José Seguro en ces termes : « Félicitations à António José Seguro ». Et de promettre qu’il œuvrera lui « pour renforcer les liens entre le Portugal et la France et faire vivre notre traité d’amitié et de coopération ».

Ceci dit, António José Seguro a bénéficié du soutien de nombreuses personnalités politiques portugaises issues de l’extrême gauche, du centre et même de la droite, mais pas celui du Premier ministre, Luis Montenegro.

A noter qu’au Portugal, le président de la République a des pouvoirs honorifiques, mais possède un pouvoir de dissolution du Parlement. Autrement dit, l’essentiel du pouvoir est détenu par le chef du gouvernement.

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Sakiet Sidi Youssef : le sang comme serment fraternel

08. Februar 2026 um 12:47

La Tunisie et l’Algérie commémorent, dimanche 8 février 2026, le 68e anniversaire des événements dits de « Sakiet Sidi Youssef » (gouvernorat du Kef), survenus  jour pour jour le 8 février 1958.

En réaction au soutien tunisien à la « Révolution algérienne« , une opération militaire menée par le colonisateur français le village frontalier de Sakiet Sidi Youssef avait fait 70 morts, dont des élèves, et 148 blessés parmi les civils tunisiens et algériens.

Cette attaque militaire fut alors considérée comme un « précédent grave » en raison de la répression violente exercée par la puissance coloniale contre les populations des deux pays. Elle renforça néanmoins l’esprit de résistance des deux peuples et suscita de vives réactions dans les milieux populaires et politiques, entraînant une vague de condamnations.

C’est ainsi que, le 8 février de chaque année, les deux pays commémorent ces événements au cours desquels les sangs tunisien et algérien ont coulé. En fait, ces événements ont marqué le démarrage d’une coopération forte et historique entre les deux pays, dans tous les domaines.

Dans ce cadre, la cheffe du gouvernement, Sarra Zâafrani Zenzri, et son homologue algérien, Sifi Ghrieb, vont présider, ce dimanche 8 février, la cérémonie commémorative en présence de membres des deux gouvernements, de l’ambassadeur d’Algérie en Tunisie et de plusieurs responsables régionaux.

Les deux pays soulignent l’importance de commémorer, chaque année, les événements de Sakiet Sidi Youssef, dans un contexte marqué par le renforcement des relations tuniso-algériennes, particulièrement ces dernières années.

A noter par ailleurs que la 23e session de la Haute commission mixte tuniso-algérienne, tenue le 12 décembre 2025 à Tunis, a constitué une étape importante pour suivre les réalisations accomplies, évaluer la coopération et explorer de nouvelles perspectives pour la renforcer davantage.

La Tunisie et l’Algérie aspirent aussi à consolider leurs relations, notamment en favorisant le développement des régions frontalières et l’amélioration des conditions de vie de leurs habitants, après la signature à Alger, le 4 octobre 2023, d’un mémorandum d’entente portant sur la création d’une commission bilatérale pour le développement et la promotion des zones frontalières, coprésidée par les ministres de l’Intérieur des deux pays.

La lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée et la contrebande constituent aussi des axes de coopération importants pour les deux pays.

Sur le plan du tourisme, à fin octobre 2025, plus de 3 millions d’Algériens ont visité la Tunisie, ce qui constitue une hausse de 8,2 % par rapport à 2024.

Quant au nombre d’entreprises tunisiennes implantées en Algérie, il serait de l’ordre 15, opérant notamment dans les composants automobiles, les produits de nettoyage et l’aluminium. Et 57 entreprises opèrent en Tunisie offrant près de 3 mille emplois dans les secteurs du textile et des industries métalliques et mécaniques.

En matière de transport, vingt-huit vols hebdomadaires sont assurés par Tunisair et Air Algérie. La ligne ferroviaire reliant les deux pays a été rouverte en mai 2024, et une liaison maritime est en cours d’étude.

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TIFERT au cœur du partenariat tuniso-indien

07. Februar 2026 um 10:04

Fatma Thabet Chiboub et Devyani Uttam Khobragade, respectivement ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie et ambassadrice de l’Inde en Tunisie, ont tenu une séance de travail, le vendredi 6 février à Tunis.

Objet principal de la rencontre : les moyens de relancer l’activité et de rétablir les capacités de production la Société tuniso-indienne des engrais “TIFERT“.

De façon générale, la ministre et la diplomate ont discuté de l’importance de dynamiser le partenariat tuniso-indien, notamment à travers l’accompagnement de TIFERT et l’ouverture de nouvelles opportunités de projets communs dans les secteurs de l’industrie, des mines et de l’énergie.

Il faut noter que TIFERT est en train de perdre du terrain sur le marché indien, en ce sens que les fabricants indiens se tournent de plus en plus vers d’autres fourniers, entre autres algériens.

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Un Tunisien à la tête du think tank stratégique GISR

07. Februar 2026 um 12:05

Ancien ambassadeur de Tunisie à Paris, Moscou et Doha, Mohamed Ali Chihi a été nommé directeur exécutif du Global Institute for Strategic Research (GISR), think tank multidisciplinaire basé à Doha et affilié à l’Université Hamad Bin Khalifa. Connu sous le nom de « Jisr » (« le Pont »), l’institut se positionne comme un lien stratégique entre recherche académique et élaboration des politiques publiques, au cœur des grandes mutations géopolitiques et géoéconomiques mondiales.

Diplômé de l’ENA de Tunis et de l’Institut international d’administration publique de Paris, Mohamed Ali Chihi affiche un parcours diplomatique de premier plan, marqué par des postes clés au ministère des Affaires étrangères, notamment comme secrétaire général et directeur général des affaires consulaires, ainsi que par des missions dans des capitales majeures.

Expert des dossiers transméditerranéens, de la gouvernance publique, de la digitalisation administrative et des enjeux migratoires, il met désormais son expérience et sa vision prospective au service de l’analyse des risques globaux et du conseil stratégique international. Cette nomination illustre le rayonnement croissant des compétences tunisiennes sur la scène intellectuelle et diplomatique mondiale.

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Tunisie–Banque mondiale : cap sur l’excellence universitaire 

06. Februar 2026 um 21:27

Mondher Belaid, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et Ahmadou Moustafa Ndiaye, directeur de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, ont discuté, vendredi 6 février à Tunis, des projets de coopération entre la Tunisie et la Banque mondiale dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Les deux parties ont salué les résultats enregistrés dans le cadre de ce partenariat qui s’étend sur plus de 30 ans ayant englobé plusieurs projets stratégiques, indique un communiqué du département.

À cette occasion, Ndiaye a réaffirmé l’engagement de l’organisation à soutenir les politiques du ministère et ses projets stratégiques visant à améliorer la qualité de l’enseignement supérieur, le classement international des universités tunisiennes et le rôle de la Tunisie comme pôle universitaire et de recherche tourné vers l’Afrique.

En outre, il a exprimé le souhait de la BM d’élargir ce partenariat pour englober des secteurs stratégiques prometteurs tels que les énergies renouvelables et la transformation numérique.

A noter que l’entretien s’est déroulé en présence du représentant résident de la Banque mondiale en Tunisie, Alexandre Arrobbio, de l’experte en éducation et développement des compétences à la Banque mondiale (région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre) ainsi que du directeur général de la coopération internationale au ministère.

 

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BIAT et BAD s’allient pour l’expansion internationale des entreprises tunisiennes

06. Februar 2026 um 19:30

La BIAT marque aujourd’hui une avancée majeure dans le déploiement de sa stratégie de soutien au commerce extérieur, à travers la signature d’un partenariat stratégique avec la Banque africaine de développement (BAD). Cet accord, portant sur une garantie de transaction d’un montant de 50 millions de dollars, vient renforcer significativement les capacités de la BIAT à accompagner les entreprises tunisiennes dans leurs opérations à l’international, tout en réaffirmant son engagement en faveur d’un développement économique inclusif et durable.

Une convention de partenariat portant sur une garantie de transaction de 50 millions de dollars a été signée entre la BIAT et la BAD – lors d’une cérémonie tenue le 6 février 2026 à la BIAT. Cette garantie s’inscrit pleinement dans la vision de la BIAT de renforcer le commerce international et de soutenir l’économie nationale. Elle s’accompagne d’une large couverture géographique, en partenariat avec les banques correspondantes co-contractantes de la BAD.

Grâce à cette facilité, la BIAT ambitionne d’accompagner plus efficacement ses clients sur les marchés internationaux. L’objectif est de favoriser l’importation de biens d’équipement et de technologies stratégiques dans des secteurs essentiels comme l’agro-industrie, l’industrie légère, les télécommunications et les énergies renouvelables.

Le partenariat permet aux entreprises clientes de la BIAT, quelles que soient leurs tailles, d’accéder à des solutions de financement international compétitives, consolidant leur position et leur intégration dans les chaînes de valeur mondiales à travers :

  • Un accès renforcé aux marchés internationaux : la garantie de la BAD accroît la confiance des fournisseurs étrangers et de leurs banques, facilitant l’acceptation des instruments de paiement émis.
  • Des coûts de financement optimisés : grâce à la notation AAA de la BAD, les entreprises tunisiennes bénéficient de conditions de confirmation plus avantageuses et compétitives.
  • Un appui aux secteurs stratégiques : une attention particulière est portée à l’importation de biens essentiels – matières premières, produits énergétiques et équipements industriels.

À cette occasion, Elyes Jebir, directeur général de la BIAT, a indiqué que « Grâce à cette garantie, la BIAT consolide son rôle de partenaire privilégié des entreprises tunisiennes qui opèrent à l’international, en leur facilitant l’accès aux marchés mondiaux et en sécurisant leurs opérations. La BIAT se présente comme un pont solide qui relie les acteurs économiques tunisiens au système financier global ».

« Nous sommes ravis de nouer ce partenariat avec la BIAT qui est un acteur majeur du financement du commerce dans le pays. Cette facilité permettra à la BAD de contribuer à la création d’emplois et à un meilleur accès des populations à des biens et services essentiels », s’est félicitée Malinne Blomberg, Directrice Générale Adjointe de la région Afrique de Nord et responsable pays pour la Tunisie à la BAD.

Ce partenariat avec la BAD illustre l’engagement de la BIAT à soutenir durablement la croissance de ses clients, en leur proposant des solutions financières sûres et parfaitement alignées sur les standards du commerce international.

 

À propos de la garantie de transaction du Groupe de la Banque africaine de développement :

La garantie de transaction est l’un des instruments de financement du commerce mis en place par la Banque africaine de développement pour soutenir les banques commerciales en Afrique. Elle a été lancée en 2021 et couvre une variété d’instruments de financement du commerce, dont les lettres de crédit confirmées, les prêts commerciaux, les engagements de remboursement irrévocables, les traites avalisées et les billets à ordre, entre autres. La facilité est disponible pour toutes les banques enregistrées et opérant en Afrique, qui ont passé le processus de diligence raisonnable de la Banque.

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Up Tunisie obtient le label « Engagé RSE » d’Afnor Certification

06. Februar 2026 um 15:57

Up Tunisie, émetteur de titres de services et de solutions d’action sociale dédiées aux salariés, a annoncé l’obtention du label « Engagé RSE » d’Afnor Certification lors d’une conférence organisée dans un hôtel, en présence de ses partenaires et des journalistes.

À travers ses enseignes – à savoir TopChecks, Bonus et Servimax -, Up Tunisie propose une gamme complète de chèques repas, chèques cadeaux, chèques habillement et autres chèques de services contribuant au bien-être des salariés. Et par ces temps de baisse inexorable du pouvoir d’achat, recevoir un carnet de chèques cadeaux par-ci, des chèques repas par-là peut être bon pour le moral.

Soulignons l’importance de la démarche RSE déployée par Up Tunisie qui, nous a-t-on expliqué, vise à intégrer les enjeux sociaux, environnementaux et éthiques au cœur de ses activités.

« Fidèle à l’ADN coopératif du groupe UpCoop, Up Tunisie se positionne comme un acteur engagé d’un modèle de développement plus équitable et durable, plaçant l’humain au centre de l’économie et agissant en cohérence avec les Objectifs de développement durable ».

Obtenu en décembre 2025 après deux années de déploiement de la démarche RSE, le label « Engagé RSE » vient reconnaître la solidité de cet engagement. Il constitue également un levier d’amélioration continue, de crédibilité et de mobilisation collective, renforçant la contribution de l’entreprise au développement durable et son impact social et environnemental.

Une interview du PDG du groupe UpCoop suivra.

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La Tunisie et la Turquie misent sur le tourisme médical

06. Februar 2026 um 12:50

L’ambassadeur de Tunisie à Ankara, Ahmed Ben Sghaier, et la présidente de la Confédération turque du tourisme de santé (SATKOF), Aysun Bay, sont convenus d’organiser une série d’activités au cours de l’année 2026 en vue de développer le tourisme de santé et médical entre les deux pays. C’était lors d’une séance de travail qui s’est tenue à la chancellerie tunisienne à Ankara.

Cette rencontre, à laquelle ont pris part plusieurs chefs d’entreprise et professionnels turcs du secteur, indiquent les réseaux sociaux de l’ambassade, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du Forum tuniso-turc sur le tourisme de santé et thermal, organisé à Istanbul le 15 octobre 2025 sous l’égide de l’ambassade.

Ce forum, rappelons-le, avait réuni des représentants du ministère tunisien de la Santé, de l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie (ONTH), ainsi que des opérateurs économiques des deux pays.

Lire aussi: Thermalisme en Tunisie, ou comment allier tourisme, bien-être et santé

Les discussions ont également porté sur la prochaine visite en Tunisie d’une délégation d’entrepreneurs turcs qui sera conduite par Aysun Bay en personne. Mais la date n’est pas encore fixée. Cette mission aura pour objectif de rencontrer des responsables des structures touristiques et thermales tunisiennes ainsi que des représentants du secteur privé, afin d’étudier des projets d’investissement et d’identifier des opportunités de partenariat dans les domaines du tourisme médical et thermal.

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La compensation, ou comment l’État subventionne sa propre stagnation

06. Februar 2026 um 05:13

Onze milliards de dinars engloutis chaque année, un investissement public asphyxié et une croissance au point mort. Dans une analyse sans concession, des économistes consultés à cet effet alertent sur un système de compensation devenu inefficace, injuste et économiquement dangereux. Ils plaident  pour une réforme progressive afin d’éviter une impasse budgétaire et sociale.

 

Ils estiment que le système tunisien de compensation est devenu budgétairement, économiquement et socialement insoutenable. Constituant de ce fait aujourd’hui l’un des principaux freins à la croissance, à l’investissement public et à la création de richesse. Ils sont convaincus que la réforme de la compensation n’est plus une option idéologique, mais une nécessité vitale pour éviter l’enlisement durable de l’économie nationale.

Dans leur analyse, les experts soulignent que « les dépenses de compensation atteignent désormais entre cinq et six points du produit intérieur brut. Soit environ 11 à 12 milliards de dinars, dont près de 9 milliards concernent l’énergie et les carburants ». A titre de comparaison, assurent-t-ils, l’investissement public ne dépasse pas 6 milliards de dinars. Ce qui crée une aberration économique majeure : l’État consacre presque deux fois plus de ressources à subventionner la consommation qu’à investir dans l’avenir.

A les entendre, « cette situation alimente un cercle vicieux où la faiblesse de l’investissement empêche la création de richesse et d’emplois. Tandis que la consommation et les prix continuent d’augmenter plus vite que les revenus du travail». Ce qui rend l’équation macroéconomique intenable à moyen terme.

« Il vaut mieux apprendre à pêcher que donner du poisson »

Les analystes insistent également sur l’inefficacité et le mauvais ciblage du système actuel. Ils déplorent le fait que des individus fortunés, des touristes, des étrangers et même des organismes internationaux bénéficient indirectement de produits subventionnés, notamment les carburants, aux frais du contribuable tunisien. D’ailleurs, ils estiment que « ce détournement massif des subventions aurait pu être évité par un ciblage précis, comme cela a été mis en place en Inde ou dans d’autres pays émergents ».

Et ce n’est pas la seule tare de notre système de compensation. Ils citent également le gaspillage alimentaire comme symptôme de cette dérive. Rappelant à cet égard que « près de 900 000 baguettes de pain sont jetées chaque jour, conséquence directe d’un prix artificiellement bas qui encourage des comportements irrationnels de consommation ».

Sur le plan philosophique et social, tout le monde s’accorde à dire et admettre que « l’État à le devoir de protéger les citoyens, mais non de les assister indéfiniment ». Sont donc distingués clairement la protection sociale— éducation, santé, services publics— de l’assistanat, considéré comme « économiquement irrationnel et socialement destructeur ». Comme quoi, « l’assistance perpétuelle enferme les populations dans la pauvreté au lieu de leur permettre d’en sortir ». Et de résumer cette vision par un proverbe chinois selon lequel « il vaut mieux apprendre à pêcher que donner du poisson ».

Les trois dumpings engendrés par le système de compensation

Revenant aux origines du système, les interlocuteurs expliquent que la compensation s’est construite dans les années 1970, dans le cadre d’un modèle d’industrialisation extravertie fondé sur un dumping généralisé : dumping social par des salaires très bas; dumping fiscal par une quasi-absence d’imposition; et dumping énergétique grâce à des subventions massives. Mais les économistes interrogés tiennent à préciser que « cette stratégie visait à attirer les investissements étrangers destinés exclusivement à l’export tout en protégeant le marché intérieur. Cependant, elle a eu pour effet pervers d’écraser les prix agricoles. En maintenant artificiellement des prix bas pour garantir des salaires de subsistance, l’État a sacrifié le développement de l’agriculture, découragé les producteurs locaux et empêché toute modernisation du secteur primaire ».

Pour nombre d’économistes, la compensation a ainsi fonctionné comme une subvention indirecte aux entreprises industrielles, sans contrepartie en termes de montée en gamme, d’innovation ou de compétitivité réelle. Protégées à la fois de la concurrence étrangère et des importations, disent-ils, « les entreprises tunisiennes se sont installées dans une rente de situation qui a freiné l’investissement productif et limité la création de valeur ajoutée ». Les analystes font remarquer que ce modèle a pu fonctionner tant que la croissance était dynamique, lorsque la compensation ne représentait qu’un à deux pour cent du PIB, mais qu’il est devenu totalement inadapté dans un contexte de stagnation économique.

Des chèques-crédits…

Pour sortir de cette impasse, les économistes plaident pour une réforme progressive et méthodique. Rejetant cependant toute suppression brutale des subventions qu’ils jugent toutefois « socialement injuste et politiquement dangereuse ». Ils proposent « une libéralisation graduelle des prix, accompagnée de mécanismes de compensation ciblée, notamment sous forme de chèques-crédits versés directement aux ménages concernés, aux petits agriculteurs, marins-pêcheurs et artisans ». Ils précisent que « si la libéralisation du prix du pain entraîne un surcoût annuel d’environ soixante-dix dinars par famille, l’État peut parfaitement compenser cette charge de manière directe et transparente, comme cela a été fait lors de la pandémie de Covid-19 ».

Nos analystes insistent toutefois sur « la nécessité d’une ingénierie sociale fine ». Suggérant que « ces aides soient versées prioritairement aux femmes, afin d’éviter leur détournement », et qu’« un système de suivi permette d’identifier les bénéficiaires réels ». Pour étayer leurs dires, ils indiquent que « les expériences indiennes montrent que les populations savent faire preuve de discernement. Certains ménages se retirant spontanément du dispositif lorsqu’ils estiment ne pas en avoir besoin. Ce qui crée une forme d’autorégulation sociale ».

Ils étendent cette logique de ciblage à l’énergie, estimant que certaines catégories— petits entrepreneurs, artisans, autoentrepreneurs, agriculteurs dépendant du gasoil— doivent continuer à bénéficier d’un soutien spécifique. Ils comparent cette problématique à celle des « gilets jaunes » en France, où la hausse brutale des carburants avait pénalisé ceux qui n’avaient pas d’alternative.

L’avantage du ciblage

Sur le plan budgétaire, même tonalité, en affirmant que la réforme de la compensation pourrait dégager des marges considérables. En consacrant environ 3 milliards de dinars à des compensations ciblées, l’État pourrait récupérer entre 6 et 8 milliards de dinars, qui pourraient être réaffectés à l’investissement public. Ils rappellent que chaque dinar d’investissement public génère en moyenne 3 à 4 dinars d’investissement privé. Ce qui permettrait d’ajouter un à deux points de croissance et d’amorcer un cercle vertueux de création de richesse, d’emplois et de revenus.

De ce fait, ils mettent en garde contre « une vision purement sociale de l’action publique », estimant que subventionner massivement sans produire davantage conduit à l’impasse. On l’aura compris, sans création de richesse, l’État ne peut protéger personne durablement, car on ne peut redistribuer que ce qui a été produit. Les économistes jugent économiquement absurde de privilégier la consommation improductive plutôt que la construction d’écoles, d’hôpitaux, d’infrastructures ou d’autoroutes.

Trop d’impôt tue l’impôt

Abordant la question fiscale, notre sondage fait remarquer que la pression fiscale atteint déjà 24 à 25 % du PIB, un niveau insoutenable dans une économie stagnante. Avec l’idée que « l’État, faute de réformes structurelles, se met à taxer le patrimoine donc le stock tout en taxant fortement le flux et les revenus, ce qui appauvrit les citoyens et décourage l’investissement ». L’un des sondés rappelle la courbe de Laffer pour souligner que l’excès d’impôt finit par tuer l’impôt lui-même. Car, le refus de céder certains actifs publics non productifs conduit à une agression fiscale qui détruit le profit, donc l’investissement et l’emploi.

En outre, on retient l’alerte sur l’effondrement de l’investissement national. Avec ce  rappel qu’en 2010, l’investissement représentait près de 25 % du PIB; contre moins de 10 % aujourd’hui. Tandis que l’épargne est tombée à 4-5 %.

Résultat des courses : le plan de développement 2026-2030 ne pourra réussir sans une relance massive de l’investissement public. Elle sera possible par la réforme de la compensation mais aussi par une réduction des déséquilibres structurels. Avec notamment une réduction de la masse salariale publique excessive et peu productive.

In fine, l’idée qui prévaut est qu’en réalité la réforme de la compensation dépasse largement le cadre budgétaire. « Elle engage une vision de société, un modèle de développement et l’avenir économique du pays ». A cette précision près, sous forme de mise en garde, que « l’inaction coûtera toujours plus cher que la réforme. Car retarder les décisions ne fait que rendre les ajustements futurs plus douloureux. La seule voie possible passe par la progressivité, la pédagogie, le dialogue social et un consensus national assumé ».

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