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Heute — 28. Mai 2026Leconomiste Maghrebin

Climat, sécheresse et manque de subventions : l’alerte des agriculteurs

28. Mai 2026 um 10:04

En marge de la 27ᵉ édition du Forum de l’Économiste Maghrébin 2026, Mokhtar Ben Mechichi, directeur technique à Pépinière Mabrouka, souligne que les mécanismes d’encouragement à l’investissement agricole demeurent avant tout fiscaux. Si la législation prévoit certains avantages pour soutenir le secteur, les subventions directes restent encore peu perceptibles sur le terrain, leur application concrète étant jugée incertaine et difficile à anticiper pour les agriculteurs.

Selon lui, le principal défi de l’agriculture tunisienne réside aujourd’hui dans sa capacité d’adaptation face aux changements climatiques. Dans les régions du sud, notamment à Médenine et Tataouine, les agriculteurs font face à une réalité complexe : contrairement aux évolutions du climat, les terres agricoles ne peuvent pas être déplacées. L’enjeu consiste donc à identifier des cultures à la fois rentables et adaptées aux nouvelles conditions climatiques, soit à travers l’introduction de nouvelles espèces, soit grâce à des variétés plus résistantes aux contraintes locales.

Mokhtar Ben Mechichi estime également que cette transition ne peut reposer uniquement sur les agriculteurs. Elle nécessite un accompagnement étroit de la recherche scientifique, des ingénieurs agronomes et des institutions publiques, notamment des ministères concernés, afin de développer des solutions concrètes adaptées aux spécificités de chaque région.

Malgré ces défis, il rappelle que l’agriculture tunisienne dispose d’importants atouts. Le pays bénéficie notamment d’un fort taux d’encadrement et de compétences reconnues, avec des ingénieurs qualifiés dont l’expertise est appréciée aussi bien en Tunisie qu’à l’international. Ces ressources humaines constituent un levier essentiel pour accompagner l’évolution technologique du secteur et proposer des solutions adaptées au contexte local.

Il insiste enfin sur le fait que l’agriculteur demeure un acteur central du développement économique. En dépit des contraintes climatiques, le secteur agricole continue d’offrir de réelles perspectives grâce aux avancées scientifiques, à une meilleure connaissance des sols et à l’évolution constante des techniques culturales.

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Le dernier fantasme de Donald Trump

28. Mai 2026 um 09:54

Le président américain Donald Trump appelle les pays musulmans, notamment l’Arabie saoudite et le Qatar, à normaliser leurs relations avec l’Etat hébreu dans le cadre d’un potentiel Accord de paix avec l’Iran.

 

Encore un coup de tête à la dernière minute ? En pleine négociations entre les États-Unis et l’Iran au Qatar, où les diplomates iraniens se sont rassemblés, avec un rôle de médiation joué depuis Genève en Suisse et Islamabad, le président américain – qui ne parvient toujours pas à faire aboutir les discussions avec Téhéran sur la cessation des hostilités et la réouverture du détroit d’Ormuz – a eu l’idée saugrenue de demander à de nombreux pays musulmans dont le Pakistan, le Qatar, l’Arabie saoudite ou encore la Turquie, de rejoindre les Accords d’Abraham de 2020 et ainsi de normaliser leurs relations avec l’Etat hébreu. Pour apaiser Israël, alors qu’il cherche à conclure un accord avec son plus grand ennemi, l’Iran ?

Commentaire acerbe d’Anna Jacobs, de l’Institut des Etats arabes du Golfe basé à Washington : Au vu du « désastre que s’est avérée être la guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février, cette nouvelle demande de l’administration américaine montre à quel point elle comprend mal le Moyen-Orient » !

Annonce surprise

En effet, dans un texte publié lundi 25 mai 2026 sur son réseau Truth Social, Donald Trump a commenté sa conférence téléphonique avec les dirigeants de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar, du Pakistan, de la Turquie, d’Egypte, de Jordanie et de Bahreïn : « J’ai déclaré qu’après tout le travail accompli par les Etats-Unis pour essayer de rassembler ce puzzle très complexe, il devrait être obligatoire pour tous ces pays, au minimum, en simultané, de signer les accords d’Abraham ».

Signés en 2020 sous l’égide de Donald Trump lors de son premier mandat, les Accords d’Abraham ont conduit à la normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes : les Émirats arabes unis et Bahreïn, puis en 2021, le Soudan et le Maroc. Jusque-là, parmi les 22 membres de la Ligue arabe, seuls l’Égypte depuis 1979 et la Jordanie depuis 1994 avaient des relations diplomatiques avec Israël, en vertu d’accords de paix. Si l’administration Trump cherche depuis à étendre ces accords, pour l’heure, seul le Kazakhstan, pays musulman non arabe qui a déjà des relations diplomatiques avec Israël, a annoncé le 6 novembre 2025 qu’il rejoindra les Accords d’Abraham.

Une proposition irréaliste

Mais les autres pays arabes, notamment l’Arabie saoudite ainsi que la Syrie et le Liban, voisins d’Israël, ont jusqu’ici refusé de se joindre à ce processus, a fortiori depuis le conflit qui a ravagé la bande de Gaza et surtout en l’absence de toute perspective politique pour les Palestiniens.

« Pour la plupart des États mentionnés, le coût politique d’une adhésion dans les conditions actuelles serait prohibitif », estime H.A. Hellyer, analyste au Royal United Services Institute. « Il est très probable que ça n’aboutisse pas », abonde Yossi Mekelberg, expert du Moyen-Orient au centre de réflexion londonien de Chatham House. « Pourquoi ces pays récompenseraient-ils Netanyahu après autant de destructions dans la région ? », s’interroge-t-il.

Humiliation publique

D’ailleurs, la proposition américaine a été accueillie à Riyad par un silence lourd de sens après l’humiliation publique que Donald Trump a infligé au prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane.

En pleine conférence au forum d’investissement FII Priorité organisé le 27 mars dernier à Miami, le milliardaire républicain a d’abord reconnu en MBS, le dirigeant de facto du royaume Wahhabite, un « grand homme », avec qui il a « tissé des liens », au fil des années. Avant d’évoquer une rencontre privée entre les deux hommes : « il y a peu de temps il m’a regardé et m’a dit : « tu sais c’est incroyable, il y a un an, vous étiez un pays mort. Maintenant vous êtes le pays le plus important au monde“. Il ne pensait pas que ça allait arriver, il ne pensait pas qu’il devrait me lécher le c…  (kissing my ass) ».

Le fier prince du désert oubliera-t-il de sitôt d’être traité de la sorte par son allié américain d’autant plus que dans les monarchies du Golfe, ce type d’affront public est rarement pardonné ?

« La position du royaume n’a pas changé. Il est nécessaire de tracer un chemin irréversible vers la création d’un Etat palestinien », a affirmé une source saoudienne citée par la chaîne Al Arabiya.

Une position polie mais ferme qui reflète le sentiment du prince héritier qui s’est bien gardé de répliquer par des insultes directes. Education royale oblige.

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Gestern — 27. Mai 2026Leconomiste Maghrebin

La BAD recommande à la Tunisie de diversifier ses partenaires financiers

Face à la fragmentation mondiale et au resserrement des financements concessionnels, la Tunisie doit diversifier ses partenaires et s’appuyer davantage sur les garanties multilatérales, les financements mixtes et la mobilisation stratégique de la diaspora, a fait ressortir le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique 2026 (PEA 2026).

Présenté mardi 26 mai à Brazzaville, en République du Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), organisées du 25 au 29 mai 2026, le rapport a rappelé des principaux risques auxquels la Tunisie fait face.

Il s’agit notamment de la lenteur des progrès en matière de réformes structurelles, la faiblesse de la demande européenne, le conflit au Moyen-Orient, les pressions sur la dette publique, la volatilité des prix de l’énergie et l’intensification des chocs climatiques.

Pour atténuer ces risques, le rapport a mis l’accent sur la nécessité de mobiliser davantage de financements extérieurs au moyen de garanties partielles, améliorer l’efficacité des dépenses et la gouvernance des entreprises publiques et promouvoir le développement du secteur privé afin de créer des emplois.

Par ailleurs, la stabilisation du cadre macroéconomique offre une opportunité de renforcer la mobilisation des ressources, selon le PEA. Dans ce cadre, le rapport a précisé que l’élargissement de la marge de manœuvre budgétaire passe par l’élargissement de l’assiette fiscale, la restructuration des entreprises publiques, l’accélération de l’exécution des investissements publics et l’intensification de la lutte contre la fuite des capitaux. La mobilisation des financements nationaux dépend de la capacité du système bancaire à limiter l’éviction du crédit au secteur privé et à soutenir le développement de la Bourse de Tunis et du marché obligataire national.

Et d’ajouter que la mise en place d’un système financier intégré nécessite de réduire les coûts d’intermédiation et de renforcer la résilience bancaire (gestion des risques et des actifs).

Il a préconisé également, de moderniser la gestion de la dette, de renforcer la supervision financière, développer un marché secondaire des titres d’État et mettre en place des mécanismes concrets de partage des risques avec les partenaires internationaux.

Et de conclure que trois priorités sont à adopter, à savoir l’interconnexion des bases de données fiscales, l’automatisation des contrôles de la TVA et la lutte contre l’économie informelle, la création d’un guichet de financement mixte pour structurer les partenariats public–privé et attirer les capitaux privés ainsi que l’adoption d’une stratégie visant à mobiliser la diaspora en orientant une partie des transferts vers des investissements productifs.

Le tourisme et les exportations industrielles au rendez-vous

Il convient de noter que la croissance de la Tunisie devrait atteindre 2,1 % en 2026 et 2,8 % en 2027, portée par la dynamique du secteur touristique et la reprise des exportations industrielles, selon les prévisions des PEA 2026.

La politique monétaire devrait rester prudente, afin de maintenir l’inflation à 5,7 % en 2026 et à 5,4 % en 2027, tout en gérant la rareté des liquidités intérieures et en préservant la stabilité du dinar tunisien.

Sur le plan budgétaire, les pressions devraient rester fortes, le déficit étant estimé à 6,1 % du PIB en 2026 et à 5,6 % du PIB en 2027. Le déficit courant devrait atteindre 5,3 % du PIB en 2026, a fait ressortir le rapport.

La même source a rappelé le léger redressement de l’économie tunisienne en 2025, avec une croissance du PIB réel de 2,5 %, contre 1,5 % en 2024, portée par l’agriculture, le secteur des phosphates, la construction et le tourisme.

Du côté de la demande, la croissance a été portée par la consommation privée et les exportations, tandis que l’investissement est resté faible en raison de contraintes de financement, liées à une marge de manœuvre budgétaire limitée et à un environnement des affaires peu attractif.

L’inflation a reculé de 7 % à 5,3 %, ce qui a permis à la Banque centrale de Tunisie (BCT) d’abaisser progressivement, son taux directeur à 7 % début 2026, a-t-on rappelé.

Cependant, la dépendance du trésor à l’égard de financements exceptionnels de la BCT accentue la pression sur les équilibres macroéconomiques. Le déficit courant s’est réduit à 5,2 % du PIB en 2025, grâce à l’amélioration du recouvrement des recettes et à la baisse des subventions énergétiques.

Le PEA est le rapport annuel phare du Groupe de la BAD. Il examine de quelle manière l’Afrique peut mobiliser des capitaux à grande échelle pour renforcer sa résilience, accélérer sa transformation structurelle et financer ses ambitions de développement dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, de resserrement des conditions financières mondiales et de besoins croissants en matière de financement du développement.

Son lancement a réuni des dirigeants mondiaux, des décideurs politiques, des partenaires au développement, des investisseurs, des représentants de la société civile et des dirigeants du secteur privé, pour discuter des perspectives économiques et des priorités de financement de l’Afrique.

Il offre une plateforme pour présenter ces conclusions et recommandations à un large public international et façonner le débat politique sur la mobilisation efficace et le déploiement efficient des capitaux, selon la BAD.

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Allemagne : près de 310 000 naturalisations en 2025

26. Mai 2026 um 15:21

Plus de 309 000 personnes ont acquis la nationalité allemande en 2025, suite aux modifications législatives introduites en 2024, telles que la possibilité de conserver une double nationalité.

Un nombre record de naturalisations a été enregistré en Allemagne en 2025 : au moins 309 852 personnes ont obtenu un passeport allemand, dépassant ainsi les 291 955 naturalisations de 2024, selon un article du quotidien Welt am Sonntag paru lundi 25 mai. Cette hausse est liée aux modifications entrées en vigueur mi-2024, qui ont simplifié l’acquisition de la nationalité allemande.

Les nouvelles règles autorisent désormais le cumul de nationalités et réduisent la durée de résidence requise dans le pays de huit à cinq ans. Ces données proviennent de 14 Länder allemands (sur un total de 16) ; celles du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et de la Saxe-Anhalt sont encore attendues.

Les Ukrainiens pourraient à nouveau augmenter ce nombre

Plusieurs municipalités signalent que les naturalisations pourraient à nouveau augmenter à partir de 2027, lorsque de nombreux réfugiés ukrainiens arrivés en Allemagne après l’invasion russe de 2022 auront achevé leur séjour obligatoire de cinq ans dans le pays.

Comme le souligne un article paru dimanche dans le Welt, les réfugiés ukrainiens bénéficiaient d’« avantages » considérables par rapport à de nombreux demandeurs d’asile syriens arrivés en 2015 et 2016, notamment un accès immédiat au marché du travail et l’obtention d’un titre de séjour permanent en Allemagne…

En 2024, les naturalisations ont augmenté de 46 % par rapport à l’année précédente, tandis que la hausse entre 2024 et 2025 n’a été que de 6 %. 28 % des personnes ayant acquis la nationalité allemande en 2024 étaient originaires de Syrie, tandis que le deuxième groupe le plus important était constitué de nouveaux arrivants turcs.

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Aïd al-Adha 2026 : le ministère de l’Agriculture active son réseau vétérinaire

26. Mai 2026 um 10:53

À l’occasion de l’Aïd al-Adha 2026, le Ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche annonce la mise en place d’un dispositif national visant à renforcer la sécurité sanitaire des viandes de sacrifice et à accompagner les citoyens dans l’ensemble des gouvernorats.

Une liste nominative de médecins vétérinaires des secteurs public et privé a été publiée et mise à la disposition du public. Ces vétérinaires seront mobilisés sur tout le territoire pour répondre aux questions des citoyens, prodiguer des conseils sanitaires et intervenir en cas de détection de signes anormaux sur les viandes, les organes ou les viscères des moutons de l’Aïd.

Le ministère rappelle que cette initiative s’inscrit dans une démarche de prévention des risques sanitaires et de promotion des bonnes pratiques lors des opérations d’abattage et de manipulation des produits animaux. Elle vise également à garantir la sécurité alimentaire et à préserver la santé publique durant cette période de forte consommation.

Les autorités appellent par ailleurs les citoyens à respecter strictement les règles d’hygiène et de gestion des déchets animaux afin de protéger l’environnement et d’éviter tout risque de contamination.

📄 La liste des vétérinaires mobilisés est disponible ici :
Liste des vétérinaires mobilisés – Aïd al-Adha 2026

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Été 2026 : l’Algérie assure l’électricité de la Tunisie

25. Mai 2026 um 16:08

L’Algérie a confirmé la poursuite de ses exportations d’électricité vers la Tunisie durant l’été 2026. Et ce, malgré les tensions sur la demande interne en période de pic. Les deux parties ont également évoqué un projet de centrale électrique à cycle combiné d’une capacité de 1 400 MW en Tunisie, actuellement au stade de discussion.

Cette annonce a été faite lors d’une réunion qui se tenait dimanche 24 mai 2026, à Alger, entre le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, et une délégation de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz, STEG, conduite par son PDG, Fayçal Trifa, en présence de responsables de Sonelgaz.

À cette occasion, la partie algérienne a confirmé la poursuite des exportations d’électricité vers la Tunisie durant l’été 2026. Cette période correspond traditionnellement à une forte demande énergétique dans les deux pays.

Les autorités algériennes ont indiqué que ces livraisons seront maintenues malgré les contraintes liées aux pics de consommation sur le réseau national, en raison de l’importance accordée à la continuité de l’approvisionnement de la Tunisie.

Les échanges ont également porté sur le projet d’interconnexion électrique tripartite entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye. Ce projet est présenté comme un axe de développement destiné à renforcer les échanges d’énergie et la stabilité des réseaux électriques dans la région.

Des orientations ont été données afin de renforcer la coordination entre Sonelgaz et la STEG, notamment pour l’accompagnement technique et la gestion des besoins énergétiques.

La délégation tunisienne a pour sa part présenté l’état de la coopération avec Sonelgaz et exprimé l’intérêt de la Tunisie pour l’expertise algérienne dans le secteur de l’énergie. Elle a également souligné la nécessité de poursuivre le développement de la coopération bilatérale.

Les deux parties ont conclu la réunion en réaffirmant leur volonté de poursuivre la concertation et de développer les projets communs dans le secteur de l’énergie, notamment en matière d’interconnexion électrique et de production.

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Aïd al-Adha : l’ONAS appelle à ne pas jeter les déchets dans les égouts

25. Mai 2026 um 10:53

L’Office national de l’assainissement (ONAS) a appelé les citoyens à préserver l’intégrité du réseau d’assainissement durant la période de l’Aïd al-Adha. Et ce, en évitant de jeter les déchets issus des sacrifices des moutons dans les canalisations des eaux usées. Car cette pratique peut engendrer des dommages environnementaux et techniques.

Dans une campagne de sensibilisation publiée à cette occasion, l’ONAS a expliqué que le rejet anarchique des déchets d’ovins dans le réseau d’assainissement provoque l’obstruction et le dysfonctionnement des canalisations. De même qu’il est vecteur de l’apparition de mauvaises odeurs et de risques de pollution environnementale. Cette situation entraîne également des pannes coûteuses nécessitant des interventions techniques de maintenance et de réparation.

L’Office recommande ainsi de placer les déchets dans des sacs hermétiquement fermés, avant de les déposer dans les conteneurs destinés aux ordures ménagères. Et ce, afin de préserver la propreté de l’environnement et le bon fonctionnement du réseau d’assainissement.

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Les médias audiovisuels tunisiens… à la rencontre des régions

25. Mai 2026 um 07:00

L’Association des anciens employés de la Radio et de la Télévision tunisiennes s’est penchée, vendredi 22 mai 2026, sur le vécu et les perspectives de développement des médias audiovisuels de nos régions. Une panoplie de médias qui ont pratiquement tous en commun, du moins pour les radios privées et communautaires, des difficultés d’ordre structurel. Elles sont cependant essentielles pour le développement d’une information de proximité qui sert le citoyen.

« L’information régionale en Tunisie : réalités et perspectives ». En marge de la célébration du 60ème anniversaire de la création de la télévision publique tunisienne (31 mai 1966), l’Association des anciens employés de la Radio et de la Télévision tunisiennes s’est penchée, vendredi 22 mai 2026, sur le vécu et les perspectives de développement d’un pan entier des médias audiovisuels publics tunisiens. Un vécu bien ancien puisque la première radio régionale en Tunisie a été créée en 1961. Cinq autres radios naîtront plus tard dans d’autres régions du pays : Monastir (1977), Le Kef (1991), Gafsa (1991), Tataouine (1993) et Kasserine (2014) – une radio plutôt locale. Un vécu qui a été enrichi, depuis 2011, par pas moins de 10 radios à capital privé et 15 radios communautaires qui ont essaimé dans pratiquement tous les gouvernorats du pays.

Il y avait donc de quoi nourrir un débat sur les radios régionales tunisiennes. Il n’existe pas de télévisions régionales, du moins autorisées par la Haica, l’organisme de régulation de l’audiovisuel tunisien, hormis les antennes Tv des radios régionales publiques chargées de la couverture de l’actualité pour le compte de la télévision publique. Et le débat n’a pas déchu avec les interventions de quelques universitaires et professionnels qui ont, pour la plupart, été des acteurs de cette presse audiovisuelle régionale qui a vécu son âge d’or avant les années 2000.

Reposant, pour l’essentiel, sur le rendu d’hommes de terrain, des autodidactes en grande partie, soucieux de rendre compte de la vie dans leur région respective : les correspondants régionaux de la radio et de la télévision publiques. Souvent au four et au moulin exerçant en parallèle une couverture pour la presse écrite du parti au pouvoir, le Parti Socialiste Destourien (PSD), et, par la suite, le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD), et des fonctions au sein des institutions régionales de l’époque.

Des radios régionales qui continuent, cela dit, de souffrir d’un ensemble de problèmes d’ordre structurels qui rendent leur vécu des plus difficiles. A commencer par celui du coût élevé de leurs charges. Comme les frais de la télédiffusion ou encore ceux de la sécurité sociale et des impôts. Pour ne pas citer le salaire de leurs employés. A en croire certains, il y a de quoi mettre la clé sous la porte ! En tout cas, des professionnels ont plus d’une fois rappelé leurs difficultés. D’autant plus que la publicité – la seule réelle ressource financière dont ils disposent – n’arrive pas, pour ainsi dire, à nourrir son homme.

Sans réel souci d’interroger le marché

Un sujet bien complexe, selon les débats. Beaucoup de radios privées ont été lancées sans réel souci d’interroger le marché et donc de conduire une étude de marché. Car, une des questions fondamentales concerne une exiguïté du marché : en clair, et le cas se pose pour du moins certaines régions du pays, il y a un certain « encombrement » qui ne facilite pas la vie à ces radios qui rendent un service aux régions où elles sont installées. Notamment une information de proximité qui est bien nécessaire au développement régional et local.

 

Une question qui mérite le détour à l’heure où le pays donne une réelle importance aux régions dans son bâtit politique. En témoigne la création d’un Conseil national des régions et des districts (CNRD), la Chambre haute du Parlement tunisien, instaurée par la Constitution de 2022. Un Conseil qui « assure une fonction législative spécifique centrée sur le développement économique et budgétaire des territoires ».

 

Des professionnels ont rappelé leurs difficultés, d’autant plus que la publicité, seule réelle ressource financière dont ils disposent, n’arrive pas à nourrir son homme.

 

Nous y allons de pieds fermes

Autant dire qu’une radio régionale ne peut qu’avoir sa place dans le tissu médiatique tunisien. Ce qui explique sans doute l’appel lancé, au cours de la rencontre initiée par l’Association des anciens employés de la Radio et de la Télévision tunisiennes, en vue du lancement de nouvelles radios publiques dans les régions. C’est le cas, pour deux vieux routiers de la presse régionale publique, Rachid El Bekkay et Mahmoud Horchani ; le premier à Bizerte et le second à Sidi Bouzid. Deux vieux routiers qui sont venus présenter des livres récents qu’ils ont publiés et qui retracent en grande partie leur expérience en tant que journaliste régional.

Présentant une communication au sujet des radios régionales publiques, Mohamed Maâmri, ancien directeur de Radio Tataouine, actuellement directeur des relations extérieures de la Radio tunisienne (RT), l’institution de la radiodiffusion publique, est venu poser une question fondamentale. Elle concerne le vécu actuel des radios régionales à l’heure du digital.

 

Il n’est plus nécessaire de se trouver dans une région pour couvrir ses actualités et écouter les programmes. On avait parlé un temps de l’ubiquité, nous y sommes. Ou presque !

 

Ce vécu charrie un ensemble d’outils et d’applications qui changent totalement la profession et imposent de s’adapter à de nouvelles donnes. Comme les podcasts et autres plateformes audiovisuelles qui ne font plus de distinction formelle entre image et son. Sans oublier évidemment qu’il n’est plus nécessaire de se trouver dans une région pour couvrir ses actualités et écouter les programmes. On avait parlé un temps de l’ubiquité, soit « la capacité d’être présent en plusieurs endroits et partout à la fois ». Nous y sommes. Ou presque ! Nous y allons de pieds fermes.

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Moissons 2026 : le gouvernement rassure les agriculteurs

24. Mai 2026 um 11:52

Le Conseil ministériel restreint consacré à la saison des moissons et aux préparatifs de la campagne agricole 2026-2027 a décidé, samedi 23 mai, de maintenir les prix d’acceptation des céréales au niveau de la saison précédente et d’assurer le financement de la récolte avec la garantie de l’État. Présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, le conseil a également annoncé une série de mesures visant à sécuriser les opérations de collecte, de stockage et de transport des céréales.

Le gouvernement a décidé de renforcer le programme de réglage des moissonneuses-batteuses afin de couvrir 1 300 machines, avec un suivi de terrain accru pour prévenir les incendies. Le contrôle des centres de collecte sera intensifié dès le début de la saison, tandis que les capacités de stockage seront élargies grâce à l’aménagement de nouveaux espaces, notamment pour l’orge.

Dans le cadre des préparatifs de la prochaine campagne agricole, le gouvernement a aussi annoncé l’accélération de la constitution des stocks d’engrais et le maintien des prix actuels des engrais chimiques afin de soutenir les agriculteurs et de réduire les coûts de production. Une attention particulière sera accordée à la sécurisation de l’approvisionnement énergétique des centres de stockage et à la distribution équitable des engrais via la plateforme numérique « Engrais », lit-on dans la déclaration issue du Conseil des ministres restreint.

Le secrétaire d’État chargé des Ressources hydrauliques, Hamadi Habaieb, a indiqué que les quantités de semences certifiées distribuées ont atteint 524 000 quintaux, soit 30 % des besoins nationaux. Il a précisé que ce volume représente un niveau inédit, contre 265 000 quintaux lors de la campagne 2024-2025.

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Tunisie : l’ONS lance une étude sur l’économie du sport

L’Observatoire national du sport (ONS) a appelé les différents acteurs économiques et professionnels du secteur à participer à l’élaboration d’une étude nationale sur l’économie du sport en Tunisie.

L’initiative vise à dresser un tableau précis de la réalité et des besoins du secteur. Elle cherche aussi à évaluer son rôle dans le développement, à identifier les opportunités d’investissement et d’emploi. Tout en mesurant son impact sur l’inclusion sociale et économique.

Pour garantir le succès de cette initiative stratégique, l’ONS cible un large éventail d’intervenants du paysage sportif tunisien. Sont ainsi invités à contribuer les fédérations et associations sportives, les salles de sport privées, les académies, les professionnels des médias sportifs et économiques, les organisateurs d’événements sportifs, les commerces de vente et d’importation d’articles de sport, les entreprises spécialisées dans l’aménagement d’infrastructures, ainsi que les acteurs des industries et services sportifs.

L’Observatoire a indiqué sur ses réseaux sociaux que les inscriptions se font en ligne via le lien forms.gle/jr97pxooyRcYNpth6.

Créé en 2003, l’Observatoire national du sport est un établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle du ministère de la Jeunesse et des Sports. Sa mission consiste à observer et à évaluer le secteur du sport et de l’éducation physique. Il réalise des études stratégiques et collecte des statistiques afin d’aider l’État dans la planification et le développement du sport national.

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Spéculation et pénurie : le mouton à des prix records !

20. Mai 2026 um 13:27

À l’approche de l’Aïd al-Adha, tout le monde – ou presque – pense au mouton du sacrifice. Mais tout de suite, la flambée des prix des moutons décourage plus d’un, suscitant indignation et amertume chez les Tunisiens, démunis qu’ils sont face à une situation qui s’aggrave d’année en année. Du reste, ce contexte difficile s’inscrit dans une hausse généralisée des prix des produits de première nécessité.

Bien que cette évolution soit largement prévisible, en raison de la combinaison de facteurs économiques, structurels et conjoncturels, les mesures prises pour l’anticiper restent insuffisantes, estiment plusieurs analystes. La situation tend même à se détériorer, notamment à cause de la diminution importante du cheptel ovin et bovin en Tunisie, aggravée par les fuites vers les pays voisins.

Plusieurs facteurs structurels expliquent cette baisse continue. On peut citer, entre autres, les sécheresses répétées et la raréfaction des ressources hydriques, qui ont fortement affecté les pâturages. S’y ajoutent la faible productivité du secteur, le manque de soutien aux petits éleveurs, la faible modernisation des techniques d’élevage, ainsi que le vieillissement des professionnels et la perte d’attractivité du métier.

Outre ces éléments structurels, on peut citer des facteurs conjoncturels qui accentuent encore la tension sur les prix. La forte demande saisonnière liée à l’Aïd entraîne mécaniquement une hausse des prix, dans un contexte d’offre déjà limitée. Cette pression est renforcée par la spéculation et le rôle des intermédiaires (“gachara”), qui profitent de la pression sociale et religieuse incitant les consommateurs à acheter malgré les prix élevés.

Face à cette hausse saisonnière, et en l’absence de mesures prises en amont pour stabiliser le marché ; telles que l’importation de bétail ou l’organisation de ventes encadrées par l’État ; la priorité immédiate reste le renforcement du contrôle du marché afin de limiter la spéculation, en attendant une réforme globale du secteur.

À court terme, quelques actions demeurent possibles dans ces derniers jours précédant l’Aïd. Il s’agit notamment du renforcement des mécanismes de contrôle pour encadrer les marges des intermédiaires, ainsi que de la mise en place de points de vente supervisés par l’État afin de garantir davantage de transparence et de régulation des prix.

À plus long terme, une réorganisation structurelle du secteur apparaît indispensable. Elle passe par la modernisation des pratiques d’élevage pour améliorer la productivité, le soutien accru aux petits éleveurs à travers des aides et des intrants subventionnés, la réforme des circuits de distribution afin de réduire le poids des intermédiaires, ainsi que la lutte contre la contrebande du cheptel et le recours ponctuel à l’importation pour équilibrer l’offre en période de forte demande.

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Le conflit au Moyen-Orient bouleverse les flux touristiques internationaux

19. Mai 2026 um 15:17

Le conflit en cours au Moyen-Orient continue de perturber fortement le secteur mondial du tourisme. Et ce, en modifiant les choix des voyageurs et en redistribuant les flux touristiques vers de nouvelles destinations jugées plus sûres. C’est ce qu’il ressort d’une analyse de Capital publiée le 18 mai.

D’après plusieurs acteurs du secteur touristique et des données de marché, les tensions militaires dans la région du Moyen-Orient ont provoqué une baisse significative des réservations vers les pays directement ou indirectement touchés. Des destinations comme la Jordanie, le Liban ou encore certains hubs du Golfe enregistrent un ralentissement marqué de la demande, notamment sur les segments européens.

L’impact ne se limite toutefois pas au Moyen-Orient. Les perturbations des routes aériennes, la hausse des coûts énergétiques et l’incertitude sécuritaire ont également des effets en cascade sur des régions plus éloignées. Certaines destinations d’Asie du Sud-Est, comme la Thaïlande, observent ainsi un recul des arrivées en provenance d’Europe, en particulier sur certaines nationalités.

Dans ce contexte, les voyageurs tendent à privilégier des pays perçus comme plus stables et accessibles. Plusieurs destinations du bassin méditerranéen et d’Afrique du Nord, notamment l’Espagne, le Portugal et le Maroc, enregistrent une hausse de la demande, profitant d’un phénomène de substitution géographique des flux touristiques.

Des acteurs du secteur soulignent que ce déplacement de la demande n’est pas uniquement conjoncturel. Il traduit aussi une recomposition plus large des arbitrages des voyageurs, désormais plus sensibles aux critères de sécurité, de stabilité géopolitique et de continuité des transports aériens.

Les analystes estiment que, tant que les tensions persisteront, cette reconfiguration se prolongera, avec une redistribution durable des parts de marché entre les grandes régions touristiques mondiales. Dans le même temps, certaines entreprises du secteur ajustent déjà leurs prévisions et stratégies commerciales pour s’adapter à cette nouvelle géographie du voyage.

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Le ministère de l’Équipement confie des postes clés à de jeunes responsables

19. Mai 2026 um 09:31

Le ministre de l’Equipement et de l’Habitat, chargé par intérim du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie Salah Zouari a procédé lundi, le 18 mai 2026, à la nomination d’un certain nombre de jeunes cadres au poste de directeurs généraux au sein des structures et des établissements relevant du département.

Le ministre a affirmé à cette occasion que cette mesure vise à impulser une nouvelle dynamique et à moderniser les méthodes de travail au sein de l’administration.

Selon un communiqué publié par le département, ces nominations s’inscrivent dans le droit-fil de l’orientation générale de l’Etat qui vise à confier aux jeunes des postes de responsabilité au service de la patrie.

Le ministre a en outre a exhorté les nouveaux responsables à déployer tous leurs efforts pour atteindre les objectifs fixés par le ministère.

La cérémonie officielle d’installation des directeurs généraux a été présidée par le chef de cabinet du ministre, qui a représenté Salah Zouari lors de cet évènement.

Le responsable a mis l’accent sur la nécessité de redoubler d’efforts afin d’améliorer la coordination interne et concrétiser les différents programmes et projets fixés par le département.

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BVMT : télécoms et finance portent la croissance des sociétés cotées

19. Mai 2026 um 09:03

Le rapport « Évolution des indices et des revenus des sociétés cotées – 1er trimestre 2026 vs 2025 », publié par la BVMT, montre que les secteurs des télécommunications et des sociétés financières ont enregistré les plus fortes progressions de revenus au premier trimestre 2026, avec des hausses respectives de 11,3 % et 7,1 %.

La BVMT indique que six des neuf secteurs couverts ont enregistré une progression de leurs revenus au premier trimestre 2026. Le secteur des télécommunications a affiché la plus forte hausse avec une progression de 11,3 %, suivi par le secteur des sociétés financières avec 7,1 %.

En effet, dans le secteur financier, les 12 banques cotées ont réalisé un produit net bancaire cumulé d’environ 1,9 milliard de dinars; contre 1,8 milliard de dinars au premier trimestre 2025. Soit une hausse de 6,8 %. Les compagnies d’assurances cotées ont enregistré des primes émises de 614 millions de dinars, en progression de 8,3 %. Tandis que les sociétés de leasing ont vu leur revenu global net augmenter de 7,2 % à 148 millions de dinars.

Parmi les banques, Amen Bank et l’ATB ont enregistré les progressions les plus importantes avec respectivement 13,5 % et 13,2 %. La BIAT a affiché un produit net bancaire proche de 400 millions de dinars, en hausse de 3,5 %.

Dans les télécommunications, Tawasol Group Holding a progressé de 14,3 % et Sotetel de 7,5 %.

À l’inverse, le secteur des matériaux de base a reculé de 23,6 %. Alors que les secteurs pétrole et gaz et santé ont enregistré des baisses respectives de 17,4 % et 7 %.

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Tunisie – 52 % d’excédent de la balance commerciale alimentaire en avril

18. Mai 2026 um 17:54

La balance commerciale alimentaire a enregistré un excédent de 963,5 millions de dinars (MDT), à fin avril 2026, contre 634,5 MDT durant la même période de l’année 2025, soit une hausse de 51,9 %. Du coup, le taux de couverture s’est amélioré pour atteindre 134,6 %.

D’après des données publiées lundi 18 mai par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), cette évolution s’explique par l’accroissement des exportations à un rythme plus élevé par rapport à celui des importations. En effet, les exportations tunisiennes ont progressé de 25,4 %, passant de près de 3 milliards de dinars, durant les quatre premiers mois de 2025, à 3,7 milliards de dinars, à fin avril 2026.

Parallèlement, les importations ont enregistré une hausse de 18,3 %, pour se stabiliser à 2,7 milliards de dinars, contre 2,3 milliards de dinars, une année auparavant.

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Bagdad serre la vis sur les importations pour protéger son économie

18. Mai 2026 um 15:22

Le gouvernement irakien annonce de nouvelles mesures destinées à renforcer le contrôle des importations, dans le cadre d’une stratégie visant à protéger la production nationale, accroître les recettes douanières et limiter la pression sur les réserves financières du pays. Cette décision intervient alors que Bagdad cherche à réduire sa dépendance excessive aux revenus pétroliers et à mieux encadrer les flux commerciaux entrant sur son territoire.

Les nouvelles procédures prévues par Bagdad concernent notamment le durcissement des contrôles douaniers, le suivi électronique des marchandises importées et une surveillance plus stricte des licences commerciales. Le gouvernement irakien souhaite également lutter contre la contrebande, la fraude fiscale et les circuits d’importation informels qui privent l’État d’importantes recettes.

Ces réformes s’inscrivent dans un contexte économique délicat. En effet, l’Irak demeure fortement dépendant du pétrole, qui représente près de 90 % des revenus publics. Tandis que la baisse des prix énergétiques et les perturbations régionales liées aux tensions dans le Golfe fragilisent les finances du pays.

Depuis le début de l’année 2026, Bagdad a introduit de nouveaux droits de douane sur plusieurs catégories de produits importés, parfois jusqu’à 30 %, suscitant des protestations de commerçants et d’importateurs à travers le pays. Les autorités défendent toutefois ces mesures comme un moyen de soutenir l’industrie locale et de réduire les déséquilibres budgétaires.

Le gouvernement cherche également à encourager la production agricole et industrielle nationale afin de limiter la dépendance vis-à-vis des marchés étrangers. Ainsi, plusieurs initiatives récentes ont été annoncées dans les secteurs agricole, énergétique et logistique, notamment autour du projet de corridor commercial reliant l’Irak à l’Europe via la Turquie…

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