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Heute — 21. April 2026Leconomiste Maghrebin

Trois fonds arabes, un pari : remettre le phosphate tunisien sur les rails

21. April 2026 um 15:26

L’Assemblée des représentants du peuple examine ce mardi en séance plénière un accord de prêt de 16 millions de dinars koweïtiens, soit environ 153 millions de dinars . La Tunisie a conclu cet accord le 16 octobre 2025 avec le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES). Ces fonds visent la rénovation des lignes ferroviaires de transport du phosphate dans le sud du pays.

Le prêt court sur 30 ans, dont quatre ans de grâce. Il porte un taux d’intérêt fixe de 3,75 %. La SNCFT consacrera ces fonds en priorité à la ligne 21, un axe de 129 kilomètres reliant Gabès à Gafsa. Le programme couvrira également les lignes 5, 14 et 17, desservant Gabès, Gafsa et Sfax.

Ce financement s’inscrit dans un programme de rénovation globale du réseau ferré minier. Le coût total atteint 165,5 millions de dollars, soit environ 500 millions de dinars. Le projet prévoit aussi la construction d’une usine de traverses en béton précontraint et un volet d’assistance technique.

L’enjeu économique est majeur. La Tunisie cherche à accroître la capacité de transport des phosphates et de leurs dérivés. Ce chantier doit aussi désengorger le réseau routier et créer des emplois directs et indirects dans les régions concernées.

Le FADES rejoint deux bailleurs déjà engagés sur ce projet. Le Fonds saoudien pour le développement a versé 55 millions de dollars en juin 2024. Le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe a apporté 32,6 millions de dollars en juillet 2025.

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L’automobile booste le CA de BNA Assurances

21. April 2026 um 13:22

Le chiffre d’affaires global de BNA Assurances a enregistré une hausse de 12 %, durant le premier trimestre de l’année 2026. Et ce, pour s’établir à 50,9 millions de dinars (MDT).

Cette hausse du CA de BNA Assurances s’explique, indique l’assureur, par l’augmentation du chiffre d’affaires de la section assurance non-vie de  %, à 39,3 MDT. Elle provient essentiellement de la hausse des primes émises de la branche automobile (+11 %).

Par ailleurs, les indicateurs d’activités de la société, publiés dans la soirée de lundi 20 avril, révèlent que les primes émises en assurance vie ont évolué de 32 %. Elles passent de 8,8 MDT au 31 mars 2025 à 11,6 MDT au 31.03.2026.

BNA Assurances fait savoir, en outre, que les sinistres réglés ont enregistré une baisse significative de 26 %, à 18,5 MDT, à fin mars 2026; et ce, contre 25 MDT, une année auparavant. « Cette variation s’explique principalement par la baisse des règlements en assurance automobile de -6.6 MDT (-31%) » précise la compagnie.

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Ormuz sous tension après la saisie d’un navire iranien

21. April 2026 um 13:04

Le commerce dans le détroit d’Ormuz a été paralysé lundi 20 avril. Et ce, après une brève ouverture du passage au cours du week-end, qui a entraîné la première saisie d’un navire iranien par les États-Unis depuis que Téhéran a refermé le détroit. Ce qui souligne combien il sera difficile de rétablir l’activité dans la région.

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est à son plus bas niveau depuis sept semaines. Vendredi, l’Iran et les États-Unis ont annoncé sa réouverture. Cela a provoqué une chute brutale des prix du pétrole. Tout en incitant les navires à emprunter le passage en urgence; avant qu’il ne soit de nouveau fermé peu après.

Dimanche 19 avril, la marine américaine a arraisonné un cargo iranien dans le golfe d’Oman; alors qu’il faisait route vers Ormuz. C’est la première intervention de ce type depuis le début du blocus américain. Ce qui accroît les risques pour les armateurs opérant dans la région et élargit la zone considérée comme dangereuse pour le transit. « La volatilité persistante dissuadera la plupart, voire la totalité, des armateurs. Les incitant à adopter une attitude prudente et attentiste ». C’est ce qu’a déclaré Ivan Matthews de Vortexa.

Selon Bloomberg, le pétrolier Nova Crest se trouve actuellement au sud de l’île de Larak (île iranienne située sur la côte de la province de Hormozgan dans le golfe Persique) et fait route vers le golfe d’Oman. Il faut noter que ce navire est sous sanctions du Royaume-Uni, de l’Union européenne et de la Suisse pour son implication dans le commerce du pétrole russe.

Naviguant en sens inverse, l’Axon I, un transporteur de GPL sous sanctions américaines, fait route vers le détroit depuis Fujairah, avec Sharjah (Émirats arabes unis) comme destination. À ses côtés, un pétrolier, le Starway, affiche le port émirien de Hamriyah comme prochaine escale.

Des méthaniers s’étaient également approchés du détroit suite à sa brève ouverture. Mais ils ont finalement fait demi-tour ou sont restés dans la zone en attendant que la situation se clarifie.

Le fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran doit expirer mercredi soir (heures des Etats-Unis). On ignore encore si la trêve sera prolongée ou non.

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Baisse des prix de l’or et du pétrole face au dollar

21. April 2026 um 11:58

Les prix de l’or ont reculé ce mardi, pénalisés par la hausse du dollar. Tandis que les investisseurs attendent de savoir si les États-Unis et l’Iran se rencontreront cette semaine pour des pourparlers de paix; et ce, après une recrudescence des tensions.

Les prix du pétrole ont également reculé; les investisseurs réévaluant les risques pesant sur l’approvisionnement. Dans un contexte d’attentes de pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran cette semaine. Ce qui permettrait une augmentation des flux de brut en provenance du Moyen-Orient.

A cet égard, l’or au comptant a baissé de 0,2 % à 4 807,91 dollars l’once, vers 02h17 GMT. Tout en poursuivant son repli de la séance précédente. Séance au cours de laquelle il avait atteint son plus bas niveau depuis le 13 avril. De leur côté, les contrats à terme américains sur l’or pour livraison en juin sont restés stables à 4 827,30 dollars.

Par ailleurs, les prix élevés du pétrole alimentent l’inflation en augmentant les coûts de transport et de production. L’or étant considéré comme une valeur refuge.

Quant au dollar, il a progressé. Ce qui a eu pour effet d’augmenter le coût des matières premières libellées en devise américaine pour les détenteurs d’autres monnaies.

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Ooredoo Tunisie, Sponsor Officiel de la 50ᵉ édition du Festival International de Dougga

21. April 2026 um 11:51

Ooredoo Tunisie annonce la signature d’un accord de sponsoring marquant sa première participation en tant que sponsor officiel du Festival International de Dougga, à l’occasion de sa 50ᵉ édition. À travers ce partenariat, Ooredoo réaffirme son engagement en faveur de la promotion de la culture et du rapprochement des expériences artistiques d’exception auprès du public tunisien.

Cette édition revêt une importance particulière puisqu’elle célèbre cinq décennies d’excellence culturelle dans l’un des sites patrimoniaux les plus emblématiques de Tunisie. Dans le cadre de ce sponsoring, Ooredoo Tunisie soutiendra également deux concerts exceptionnels organisés en marge du programme officiel du festival, mettant à l’honneur l’artiste de renommée internationale Bryan Adams, prévus les 2 et 3 mai 2026, offrant au public une expérience musicale unique en amont de l’ouverture officielle.

La 50ᵉ édition du Festival International de Dougga se tiendra du 2 au 15 juillet 2026, avec une programmation riche et diversifiée réunissant certaines des plus grandes figures de la scène musicale tunisienne et arabe.

À cette occasion, Eyas Assaf, CEO de Ooredoo Tunisie, a déclaré : « Chez Ooredoo Tunisie, nous considérons que la culture ne se limite pas à être soutenue, elle doit être vécue et partagée. Notre engagement va au-delà de la connectivité. Il s’agit de créer des moments qui rapprochent, qui inspirent et qui célèbrent notre identité. Soutenir la 50ᵉ édition du Festival International de Dougga s’inscrit naturellement dans cette vision. Dans un lieu où l’histoire rencontre la créativité, nous sommes fiers de contribuer à des expériences qui résonnent auprès de toutes les générations et reflètent la richesse de l’identité culturelle tunisienne. »

De son côté, Mokhtar Belatek, Président du Festival International de Dougga, a ajouté : « Cette 50ᵉ édition constitue une étape importante dans le parcours du festival et nous sommes ravis d’accueillir Ooredoo Tunisie en tant que partenaire pour la première fois. Ce soutien reflète une ambition commune, à savoir valoriser la culture et la rapprocher d’un public toujours plus large. Ensemble, nous nous réjouissons de proposer une édition exceptionnelle, fidèle à l’héritage de Dougga, tout en ouvrant de nouvelles perspectives. »

En rejoignant cet événement culturel emblématique, Ooredoo Tunisie poursuit le développement de son engagement en faveur des arts et de la culture, renforçant ainsi son rôle d’acteur clé du paysage culturel tunisien. Ce partenariat illustre l’ambition de Ooredoo de créer des expériences porteuses de sens et des moments de joie pour les communautés à travers le pays.

Alors que l’attente grandit, cette édition jubilaire s’annonce comme une célébration vibrante de la musique, du patrimoine et des émotions partagées, réunissant toutes les générations autour de performances inoubliables, sous les étoiles de Dougga.

Source : Communiqué

 

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Le dollar s’affaiblit, le monde suspendu aux pourparlers américano-iraniens

21. April 2026 um 11:34

Le dollar et le yen ont subi des pressions ce mardi, les investisseurs se préparant à acheter des devises plus risquées et espérant un accord entre les États-Unis et l’Iran qui permettrait la reprise du trafic maritime dans le Golfe.

Alors que le cessez-le-feu entre les deux pays arrive à échéance cette semaine, le sort des pourparlers de paix avec l’Iran reste incertain, Téhéran n’ayant pas encore décidé de la marche à suivre dans le processus diplomatique. Cependant, les investisseurs estiment que les deux parties ont intérêt à parvenir à un accord, Donald Trump déclarant même que les négociations progressaient « relativement rapidement » et aboutiraient à de meilleures conditions que les accords précédents, selon Reuters.

L’euro est resté stable à 1,1782 dollar et la livre sterling s’échangeait à 1,35225 dollar, les deux en baisse d’environ 0,1 % sur la journée, tandis que le dollar australien, sensible au risque, a reculé de 0,1 % à 0,7171 dollar américain en début de séance.

Carol Kong, analyste de change à la Commonwealth Bank of Australia, a déclaré : « Je pense que les discussions entre les deux parties seront le principal facteur déterminant au cours des prochaines 24 heures… Les marchés sont dans l’expectative ».

Toujours la même source ajoute que Trump semble désireux de parvenir à un accord avec l’Iran et de mettre fin rapidement à la guerre, mais que cela dépend beaucoup de l’issue des négociations.

Le yen s’est établi à 158,955 contre un (1) dollar, oscillant près du niveau de 160 que les opérateurs considèrent comme un seuil d’intervention.

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Mornaguia : une station d’épuration à traitement tertiaire au service des agriculteurs

21. April 2026 um 11:37

Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a appelé à renforcer la coordination entre les différents acteurs, afin de promouvoir l’exploitation la station des eaux usées à traitement tertiaire d’El Mornaguia pour le secteur agricole. L’objectif est de mieux valoriser les ressources hydriques. Et ce, dans un contexte marqué par leur raréfaction. Cette déclaration a été faite à l’occasion d’une visite effectuée lundi 20 avril, dans le gouvernorat de La Manouba.

Selon une source du ministère, dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin, une station d’épuration à traitement tertiaire fournit une eau adaptée à l’irrigation, exempte d’impuretés et de bactéries. Elle offre ainsi une alternative fiable aux agriculteurs.

Accompagné du PDG de l’Office national de l’assainissement, de députés et de responsables régionaux, le ministre a notamment inspecté les travaux d’extension de la station d’épuration d’El Jadida. Le projet prévoit l’installation d’une unité de traitement tertiaire et l’augmentation de la capacité de la station, qui passera de 2 800 à 15 200 m³ par jour. Il comprend également la programmation de la réutilisation des eaux traitées en agriculture ainsi que le raccordement de la zone de Sidi Thabet.

La visite a débuté par une tournée dans plusieurs quartiers concernés par le sixième projet d’assainissement des quartiers populaires. Ce programme porte sur 1 000 habitations, le long de 16 kilomètres de réseaux. Et il inclut la réalisation de deux stations de pompage. Les zones d’El Msaïdines, Hay Ettawfik, Ennazha et El Baladia sont notamment concernées. Le démarrage des travaux est prévu pour le début du mois de novembre. C’est ce qu’indique un communiqué publié par le ministère sur sa page officielle Facebook.

Par ailleurs, le ministère a annoncé un programme d’aménagement et d’embellissement des espaces verts dans les localités de Borj El Amri, El Mornaguia et Oued Ellil. Et ce, dans le cadre de ses actions en faveur de l’amélioration du cadre de vie.

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Cette « flotte moustique » iranienne qui nargue la puissante marine américaine…

21. April 2026 um 11:11

Face à l’impressionnante armada américaine, Téhéran mise sur une stratégie navale atypique : la guérilla en mer par sa « flotte moustique ». Eclairage.

 

C’est la fable du moustique contre l’éléphant. Ce récit intemporel qui met en lumière l’écrasante disproportion des forces et l’arrogance des puissants. Tout en rappelant qu’un être minuscule peut tenir tête à un géant aux pieds d’argile.

C’est aussi l’essence même de la guerre asymétrique : lorsque le plus faible, loin de céder, oppose une résistance acharnée à une puissance militaire supérieure, en mobilisant des moyens limités, parfois artisanaux. Le cas de l’Iran, confronté à deux puissances nucléaires, en offre une illustration saisissante.

Capacité de nuisance

Ainsi, face à l’armada américaine composée d’une dizaine de navires de guerre dont le porte-avions USS Abraham Lincoln et des destroyers de classe Arleigh Burke visant à contrôler le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, Téhéran conserve une considérable capacité de nuisance en mer grâce à sa « flotte moustique » dotée d’armes légères, comme des mitrailleuses, des drones ou de petits lance-roquettes. Ces vedettes rapides, difficile à neutraliser, sont capables de menacer ou de frapper des bateaux commerciaux ou des pétroliers. Elles peuvent aussi perturber le trafic pétrolier mondial et faire monter la pression sur Washington. D’où la comparaison avec les insectes suceurs de sang.

« On les appelle les « flottes de moustiques » parce qu’elles sont petites et agaçantes et elles frappent fort », a déclaré au New York Post Alex Plitsas, ancien responsable du Pentagone et chercheur à l’Atlantic Council. « Mais elles suffisent à piquer et à être insupportables, ajoute-t-il. Ces navires sont d’autant plus redoutables lorsqu’ils attaquent à plusieurs, en nuées ».

Guérilla en mer

Et pour mener des attaques furtives et harceler le trafic maritime, les Gardiens de la révolution iraniens utilisent une flottille de bateaux rapides. Certains peuvent atteindre jusqu’à 180 km/h et sont équipés de mitrailleuses, de lance-roquettes ou bien de drones. Ces embarcations sont dissimulées dans des bases côtières ou des grottes creusées sur le littoral.

Plus petits que ceux de la flotte iranienne régulière et dissimulés tout au long des centaines de kilomètres de côtes iraniennes, les bateaux de la « flotte moustique » peuvent se cacher dans des grottes ou des abris construits sous les roches. En faisant des pics de vitesse parfois au-delà des 150 km/h, ils échappent au radar et peuvent s’approcher de navires beaucoup plus gros, qu’ils attaquent avec des armes légères, du drone au lance-roquettes, en passant par les mitrailleuses.

Peu coûteux et difficilement détectables par satellite, ces vedettes constituent un véritable danger, notamment pour les navires commerciaux qui ne sont pas équipés pour ce type de menace. Ainsi, l’Organisation maritime internationale estime qu’au moins 20 navires ont déjà été attaqués.

Cette flotte « fonctionne davantage comme une force de guérilla en mer » et « se spécialise dans la guerre asymétrique ». C’est ce qu’analyse Saeid Golkar, professeur de sciences politiques à l’université du Tennessee, interrogé par le New York Times. En misant sur des embarcations rapides et légères plutôt que sur de « grands navires de guerre », les Iraniens peuvent mener des « attaques éclair », loin des « batailles navales classiques », développe la même source.

« On ne sait jamais vraiment ce qu’ils préparent, ni quelles sont leurs intentions», indique pour sa part l’amiral Gary Roughead, ancien chef des opérations navales américaines, toujours  sur les colonnes du média newyorkais.

Un redoutable levier de négociations

Reste à savoir si cette guerre à coups de « piqûres » pouvait suffire à déstabiliser le commerce mondial ? Affirmatif, explique Farzin Nadimi, spécialiste de la marine du Corps des Gardiens de la révolution et auteur en avril 2020 d’un rapport sur l’« évolution de l’approche de l’Iran en matière de guerre navale asymétrique » pour le Washington Institute, un think tank basé dans la capitale fédérale américaine.

« Compte tenu de la dépendance des pays industrialisés vis-à-vis des importations de pétrole, même des perturbations mineures dans l’approvisionnement de pétrole ou de GNL mettraient le marché à rude épreuve, avec des conséquences économiques potentiellement importantes » affirme l’expert. Tout en ajoutant que « cette vulnérabilité confère à l’Iran quelques leviers de négociation face aux grandes économies mondiales ».

Alex Plitsas, ancien responsable du Pentagone et chercheur à l’Atlantic Council, souligne pour sa part que dans un passage stratégique comme le détroit d’Ormuz, il n’est pas nécessaire de contrôler totalement la mer : il suffit de la rendre trop risquée pour la navigation. Or ce détroit, par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial, constitue un levier majeur pour Téhéran. Sans chercher à le bloquer complètement, l’Iran miserait donc sur une stratégie moins coûteuse, mais très perturbatrice pour le trafic maritime et l’économie mondiale.

Reste l’issue diplomatique à la guerre, mais elle semble plus qu’incertaine : l’Iran n’ayant pas pris « à ce stade » de décision quant à sa participation aux nouveaux pourparlers avec les États-Unis, annoncés pour hier lundi à Islamabad. Le principal point de crispation pour Téhéran est le blocus naval étasunien qui constitue « non seulement une violation du cessez-le-feu », mais également « un acte illégal et criminel ». C’est mal barré, déplorent les plus optimistes.

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Meuble Intérieurs : 6,980 MDT de revenus consolidés, une croissance à 1 % qui interroge

21. April 2026 um 11:08

Le chiffre d’affaires consolidé du groupe n’a progressé que de 1 % au premier trimestre 2026, à 6,980 millions de dinars, plombé par la baisse des exportations de Meuble Intérieurs (SAM). Pourtant, l’activité locale a bondi de 6 % à 5,894 millions de dinars. L’endettement a été réduit de moitié, s’établissement à 523 KTND à une baisse de 51 % sur un an. Mais l’investissement s’effondre de 58 % sur la même période. Mais paradoxalement, le carnet de commandes reste solide à 7 millions de dinars, de quoi entrevoir une reprise.

Le groupe Meubles intérieurs a connu un premier trimestre 2026 contrasté. Si les revenus consolidés n’affichent qu’une timide hausse de 1 % pour atteindre 6,980 millions de dinars; cette performance cache des réalités très différentes selon les secteurs. Le chiffre d’affaires local a en effet enregistré une progression dynamique de 6 %, s’établissant à 5,894 millions de dinars, signe d’une demande intérieure toujours soutenue. En revanche, la filiale SAM a vu ses revenus stagner à 5,971 millions de dinars. Et ce, avec une progression limitée à 1 % en raison d’une nette dégradation du chiffre d’affaires à l’export.

Cette faiblesse des ventes à l’international n’empêche pas le groupe de regarder l’avenir avec un certain optimisme. Puisque le carnet de bons de commande pour les prochains trimestres reste en effet à un niveau élevé de 7 millions de dinars. Le portent les marchés publics en cours de livraison et les nouveaux contrats avec le secteur privé déjà signés mais pas encore exécutés.

Du côté financier, l’évolution est plus spectaculaire. L’endettement, qui s’établit à 523 KTND à la fin du mois de mars, a enregistré une chute vertigineuse de 51 % par rapport au premier trimestre 2025 et de 47 % par rapport à la fin de l’année 2025.

En revanche, le signal est beaucoup plus inquiétant sur le front de l’investissement. Celui-ci a plongé de 58 % sur les trois premiers mois de l’année par rapport à la même période de l’année précédente. Une telle contraction interroge sur la capacité du groupe à maintenir sa compétitivité à moyen terme. Alors même que le carnet de commandes reste bien rempli.

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14 ans de prison pour Khiam Turki

21. April 2026 um 10:48

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis a rendu, lundi soir, sa décision condamnant l’homme d’affaires et activiste politique Khiam Turki à 14 ans de prison, assortis d’une amende exécutoire.

Khiam Turki est poursuivi pour des faits liés au « blanchiment d’argent », notamment via l’exploitation des spécificités de son activité professionnelle et sociale, ainsi que pour « escroquerie ».

Ce jugement vient s’ajouter à une série de décisions judiciaires antérieures visant M. Turki. La Cour d’appel l’avait précédemment condamné à 45 ans d’emprisonnement dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État ». Cette peine s’accompagnait également d’une amende de 100 000 dinars, de la confiscation de ses avoirs au sein des institutions tunisiennes, ainsi que d’une mise sous contrôle administratif pour une durée de cinq ans.

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She Shapes AI Global Award : Maha Jouini, la voix africaine qui dérange les algorithmes

21. April 2026 um 10:41

Maha Jouini, chercheuse tunisienne en gouvernance de l’intelligence artificielle (IA), a obtenu le She Shapes AI Global Award 2025/2026. Ce prix intervient alors que les débats sur les biais algorithmiques s’intensifient partout dans le monde.

Maha Jouini figure désormais au palmarès d’une récompense internationale dédiée à l’IA. Basée à Johannesburg, cette chercheuse tunisienne a décroché les She Shapes AI Global Awards 2025/2026. Ce prix distingue chaque année des femmes actives dans le secteur de l’intelligence artificielle.

Elle occupe actuellement le poste d’AI & Gender Fellow Researcher au Global Center on AI Governance. Ses travaux ciblent les populations que les algorithmes traitent de façon incomplète ou biaisée : femmes, communautés rurales, minorités culturelles. Ces groupes restent sous-représentés dans les bases de données servant à entraîner les modèles d’IA. Ce déséquilibre produit, en retour, des effets potentiellement discriminatoires.

Des exemples concrets, mais à relativiser

En avril 2026, l’Université Elon a publié le rapport Building a Human Resilience Infrastructure for the AI Age. Maha Jouini y contribue avec un cas précis : une femme ayant interrompu sa carrière pour soigner un cancer. Un algorithme de recrutement peut interpréter cette pause comme un signal négatif. Résultat : la candidate est écartée automatiquement, sans examen du contexte.

La chercheuse nomme ce mécanisme « condition numérique silencieuse ». L’absence de données sur certaines populations les rend invisibles aux systèmes automatisés. Les conséquences touchent l’accès à l’emploi, aux soins et aux services publics. Ce constat est fréquemment cité dans la littérature critique sur l’IA. Il suscite pourtant des débats méthodologiques. Établir un lien causal direct entre sous-représentation dans les données et discrimination réelle reste difficile, faute de dispositifs de contrôle systématiques.

Un ancrage théorique original

Maha Jouini revendique un recours délibéré à des références philosophiques non occidentales. Elle mobilise le concept africain d’Ubuntu — l’humanité partagée — ainsi que la Hikma, sagesse pratique issue de la philosophie islamique. Ces cadres lui servent à interroger les fondements éthiques des modèles d’IA actuels. Elle présente cette démarche comme une « décolonisation intellectuelle » du secteur technologique. Son applicabilité concrète dans les systèmes algorithmiques existants n’a pas encore fait l’objet d’évaluations indépendantes.

Avant ce prix, l’UNESCO l’avait distinguée en 2022 parmi vingt femmes pionnières du changement dans la région MENA. Elle dirigeait alors les partenariats à l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD). Ses travaux portaient déjà sur les droits numériques des femmes.

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Abdelhalim Hafedh et Oum Kalthoum n’ont jamais atterri à l’aéroport Tunis-Carthage!

21. April 2026 um 10:14

La sortie du ministre du Transport, Rachid Amri, lors d’une séance plénière à l’ARP, lundi 20 avril 2026, n’est pas passée inaperçue. Le ministre y a défendu l’attractivité de l’aéroport international de Tunis-Carthage; tout en affirmant que « les gens veulent atterrir à Tunis-Carthage ». Et ce, avant d’ajouter cette phrase virale qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux : « Les gens veulent atterrir là où ont atterri Abdel Halim Hafez et Oum Kalthoum. C’est ce que disent les pronostics que nous avons effectués. » Sauf que de tels propos ont rapidement suscité des réactions, en raison d’une certaine approximation historique. Car ces célèbres artistes égyptiens ne pouvaient pas atterrir à Tunis-Carthage, l’infrastructure n’étant pas encore en service à l’époque.

En témoigne le post de l’architecte Fethi Jelassi qui est revenu sur les propos du ministre en réagissant sur Facebook. Il déclare à cet égard : « Abdel Halim Hafez, tout comme Oum Kalthoum, ne sont pas descendus à l’aéroport Tunis-Carthage. Pour la simple raison qu’il n’existait pas. Il a été inauguré par le président Bourguiba le 1er août 1972. Même si les « pronostics » remplacent les « sondages », autrement dit, si les paris sportifs supplantent la sociologie, les stars de l’époque atterrissaient à l’aérodrome d’El Aouina. »

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Faycel Tarifa : « De 9 à 35 % d’ici 2030, le rêve de 2019 devient réalité »

21. April 2026 um 11:47

À Tozeur et Sidi Bouzid a eu lieu l’inauguration de deux centrales solaires de 50 MW pilotées, entre autres, par la STEG. Ces projets phares s’inscrivent au cœur du programme national de transition énergétique visant 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2030. Renforcement du réseau, réduction des importations de gaz et comblement du déficit énergétique : décryptage avec les experts sur le terrain. Rencontré lors de l’inauguration de la centrale de Tozeur le 20 avril 2026, Fayçal Tarifa, PDG de la STEG, livre ses impressions. Interview :

En quoi les projets de Tozeur et Sidi Bouzid s’inscrivent-ils dans la stratégie énergétique de la Tunisie ?

 Aujourd’hui, nous parlons de ces deux projets phares menés par la STEG. Nous sommes actuellement à Tozeur. Ce projet de 50 mégawatts s’inscrit dans le cadre du programme national de transition énergétique visant à atteindre 35 % de production d’énergie renouvelable dans le mix national. Ce projet est d’une importance capitale. Il va renforcer notre réseau de distribution dans la zone de Tozeur et améliorer notre capacité financière. Cela nous évitera d’importer une grande quantité de gaz, remplacée par cette énergie renouvelable. 

Autrement dit, cela permet-il  aussi de combler le déficit énergétique? 

En effet, cette transition énergétique vise essentiellement l’autonomie et l’indépendance énergétique. Chaque projet contribue, pas à pas, à cette indépendance et à la maîtrise des coûts énergétiques.

Pensez-vous qu’il soit possible d’atteindre les 35 % d’ici 2030, alors que nous sommes actuellement à environ 6 % ?

Les représentants du ministère viennent de déclarer que nous sommes déjà à environ 9 %, car la progression est rapide. Oui, nous sommes très ambitieux pour atteindre ces 35 %. Nous pouvons y arriver : comme vous l’avez vu lors de cette inauguration, en 2019, tout le monde parlait d’un rêve d’installer ces 50 MW en si peu de temps. Aujourd’hui, ce rêve est réalisé.

Ces 35 % porteront sur les énergies renouvelables solaires et éoliennes, mais aussi sur la biomasse, l’autoproduction et les toits solaires pour les clients particuliers ou les entreprises. Avec tous ces efforts, je suis convaincu que nous y parviendrons.

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Ouael Chouchène : deux projets énergétiques pour économiser 60 millions de dinars par an

21. April 2026 um 08:16

La transition énergétique mondiale est irréversible : il faut accélérer. Au-delà de cette vision stratégique, viser 30 à 35% d’énergies renouvelables (solaire et éolien) dans le mix électrique d’ici 2030 est une nécessité économique et un enjeu de souveraineté nationale.

Rencontré en marge de l’inauguration  des deux centrales solaires, implantées à Tozeur et Sidi Bouzid, portées par Scatec (leader norvégien des énergies renouvelables) en partenariat avec Aeolus SAS (filiale du groupe Toyota Tsusho), Ouael Chouchène, secrétaire d’État auprès du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, chargé de la Transition énergétique, l’a rappelé dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin : « Nous sommes très heureux d’assurer l’inauguration de deux projets structurants dans le domaine des énergies renouvelables : le projet Tozeur et Sidi Bouzid.  Chacun de ces projets photovoltaïques affiche une puissance de 50 MW. »

Sur le plan des investissements,  il souligne : « Chaque projet représente 135 millions de dinars. Soit un total de 270 millions de dinars pour les deux réunis ». Et de poursuivre : « Ces initiatives renforcent avant tout notre sécurité et notre souveraineté énergétique. Elles permettent également de réduire les coûts de production d’électricité. En effet, ensemble, les deux projets génèrent une économie annuelle d’environ 60 millions de dinars. »

Au-delà de cela, « ces projets dynamisent l’économie locale. Ils favorisent la création de sociétés de construction et de bureaux d’études dédiés. En phase de construction, un projet de 50 MW mobilise environ 450 employés sur site, principalement tunisiens, générant ainsi une réelle employabilité dans la région », conclut-il. 

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Un vaste plan d’investissement pour moderniser l’aéroport de Sfax-Thyna

21. April 2026 um 08:00

Le ministère des Transports prévoit un programme d’investissement de près de 47 millions de dinars pour développer l’aéroport international de Sfax-Thyna sur la période 2025-2026. Et ce, dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer son attractivité et à améliorer la qualité des services.

Répondant à une question orale du député Saber Masmoudi lors d’une séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le ministre du Transport, Rachid Amri, a indiqué que ces investissements, estimés à 46,85 millions de dinars, seront consacrés notamment à la modernisation des infrastructures et à l’amélioration des prestations offertes aux passagers.

Le ministère œuvre également à dynamiser l’activité de la plateforme aéroportuaire en facilitant l’arrivée de nouvelles compagnies aériennes. Des licences ont ainsi été accordées à plusieurs transporteurs, dont Transavia et certaines compagnies libyennes, afin d’élargir l’offre de vols et d’attirer davantage de trafic. Des incitations financières sont également prévues, pouvant aller jusqu’à des exonérations quasi totales au profit des entreprises de formation liées au secteur.

Dans ce cadre, une vision stratégique a été mise en place pour développer le fret aérien à Sfax, considéré comme un levier important pour soutenir l’activité économique de la région et renforcer son intégration dans les circuits commerciaux.

Plus largement, le ministre a souligné que son département poursuit une approche progressive et intégrée pour mettre en place un système de transport propre, régulier et respectueux des horaires, en s’appuyant notamment sur les ressources humaines et les capacités nationales.

Rachid Amri a par ailleurs affirmé qu’il n’est pas question de céder les entreprises publiques du secteur. L’orientation actuelle vise plutôt à les réformer et à améliorer leurs performances afin de leur permettre de retrouver pleinement leur rôle stratégique.

Il a également évoqué la situation de la compagnie nationale Tunisair, qui connaît, selon lui, un processus de redressement progressif grâce à des programmes de réforme et de restructuration visant à améliorer la qualité des services et à restaurer la confiance des citoyens.

Selon le ministre, les indicateurs récents du secteur des transports montrent des signes positifs traduisant un début de retour à l’équilibre. L’objectif demeure la mise en place d’un système de transport moderne et efficace, capable de répondre aux attentes des citoyens et aux besoins de l’économie nationale, tout en garantissant la continuité et la qualité du service public.

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Gestern — 20. April 2026Leconomiste Maghrebin

Maha Ben Hmidane : Tozeur et Sidi Bouzid, deux projets solaires structurants

20. April 2026 um 18:13

Portées par Scatec et Aeolus, les centrales de Tozeur et Sidi Bouzid marquent une nouvelle étape dans la transition énergétique tunisienne, avec une production d’électricité propre, un transfert de compétences vers les équipes locales et des retombées durables pour l’emploi.

Maha Ben Hmidane, directrice de Scatec Tunisie, a présenté ce lundi 20 avril 2026 lors de l’inauguration la centrale solaire de Tozeur comme un projet structurant, à la fois en matière de production d’électricité propre et de transfert de compétences vers les équipes tunisiennes.

Maha Ben Hmidane  a rappelé dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com  que la centrale solaire de Tozeur, d’une capacité de 60 MW, couvre la consommation d’environ 40 000 personnes sur une superficie de 100 hectares, avec près de 95 000 panneaux solaires et un investissement de 135 millions de dinars. Elle a insisté sur le fait que ce projet, porté par des capitaux norvégiens et japonais, a également permis de développer les compétences locales, en formant des talents tunisiens et en renforçant une expertise nationale dans le domaine des énergies renouvelables.

Elle a par ailleurs indiqué que Scatec inaugurera Sidi Bouzid dans la journée du mardi 21 avril 2026, avant de poursuivre son développement en Tunisie à travers deux centrales photovoltaïques de 100 MW à Tataouine et Sidi Bouzid, ainsi qu’un projet éolien à Al-Fahs.

Selon elle, l’entreprise emploie actuellement 90 personnes en Tunisie, avec un pic à 450 employés pendant la phase de construction de Tozeur, puis une vingtaine de postes par projet pour l’exploitation et la maintenance, sans compter les emplois indirects générés autour de ces chantiers.

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L’effet « Waaw » : l’algorithme du chaos !

20. April 2026 um 17:54

Quand Donald Trump s’installait derrière son iPhone à l’aube, ce n’était pas pour envoyer des communiqués de presse, c’était pour déclencher des grenades numériques. Face à l’Iran, on a atteint le pic de son obsession : une posture « Waaw » qui tenait plus du film de chaos à gros budget que de la haute diplomatie.

Le principe était simple : frapper fort, frapper vite et, surtout, saturer l’attention. Quand il tweetait en majuscules des menaces de destruction totale ou qu’il postait des montages dignes d’une affiche de film de super-héros après l’élimination du guide suprême de la République Islamique d’Iran, l’effet de souffle était immédiat.

Mais ce souffle ne se limitait pas à la sphère politique, il balayait instantanément les places boursières où chaque caractère frappé devenait un facteur de risque imprévisible, transformant les courbes de la Bourse en « Grand Huit » d’un manège affolé. Loin de rassurer par une démonstration de force, cette posture rendait les marchés financiers chroniquement instables et volatils, soumis aux soubresauts d’une humeur du moment plutôt qu’à une stratégie réfléchie. On est dans la sidération pure : Pour ses supporters, c’était le retour du Shérif, pour ses adversaires, l’angoisse d’une Troisième Guerre mondiale. Dans les deux cas, le pari de l’occupation mentale était gagné dans les apparences, à un prix exorbitant, celui de la confiance.

En substituant le coup d’éclat à la règle du jeu, il a alimenté une crise de foi envers les institutions : comment construire l’avenir quand la parole de la première puissance mondiale change au gré d’une notification smartphone ? Sauf que l’effet « Waaw » est une drogue de l’accoutumance, où à force de hurler à la fin du monde en 280 caractères, la menace finit par devenir un simple bruit de fond. Téhéran a fini par craquer le code, comprenant que sous le vernis des provocations, la stratégie restait celle d’un homme qui, au fond, redoute les conflits longs et coûteux.

La limite de cette posture, c’est la collision entre l’écran et la réalité. On ne gère pas une crise nucléaire, ni la stabilité économique mondiale, comme on gère le suspense d’un épisode de téléréalité. À force de chercher l’effet spectaculaire, Trump a érodé la valeur de la parole officielle, la transformant en une source de stress permanent pour l’économie. Quand tout est présenté comme « énorme » et « historique », l’information perd son poids, le résultat est une diplomatie caricaturale à bout de souffle, où l’adversaire comme l’investisseur finissent par attendre que l’orage passe. Le « Waaw » s’est transformé en un « Ah, encore ? », prouvant qu’en géopolitique comme en finance, l’agitation numérique finit par créer plus de chaos que de respect.

 

Mahjoub Lotfi Belhedi

Stratège en réflexion IA

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Une ligne de financement de 10 MDT pour les petits agriculteurs

20. April 2026 um 17:43

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche annonce la signature d’un contrat d’objectifs avec la Banque tunisienne de solidarité (BTS) portant sur la création d’une ligne de financement de 10 millions de dinars pour financer des crédits saisonniers en faveur des petits agriculteurs.

Les bénéficiaires seront les agriculteurs dont l’âge ne dépasse pas les 70 ans, et ce sans l’obligation de fournir un autofinancement ou une garantie.

Le crédit, dont le taux d’intérêt a été fixé à 5%, est remboursable en une tranche jusqu’à la fin de la saison agricole et ce sans dépasser la date du 31 mars 2027.

En vertu dudit contrat, le ministère de l’Agriculture se chargera des visites de terrain, de l’étude technique des demandes, de l’accompagnement et de l’encadrement des agriculteurs, tandis que la BTS est appelée à effectuer l’étude, conformément à ses procédures en vigueur et à donner son aval.

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Ministère du Transport : 18 avions pour renforcer la flotte aérienne d’ici 2026

20. April 2026 um 17:07

Le ministre du Transport, Rachid Amri, a annoncé ce lundi 20 avril, lors d’une séance plénière au Parlement, la mise en place d’un programme visant à renforcer la flotte aérienne nationale. Pour ce faire, il est prévu l’intégration de 18 avions opérationnels d’ici la fin de l’année 2026.

Ce programme prévoit également l’amélioration des équipements, le renforcement des normes de sécurité des passagers ainsi que le respect des horaires des vols. Dans ce cadre, le ministre précise que l’aéroport de Djerba-Zarzis est soumis à des accords bilatéraux en matière de transport aérien entre les États.

Par ailleurs, il a indiqué que les réservations au niveau du port de Zarzis se déroulent normalement. Tout en évoquant un projet de raccordement du port au réseau ferroviaire, pour lequel les financements nécessaires ont déjà été mobilisés.

En outre, concernant la liaison avec la Libye, Rachid Amri affirme que les efforts se poursuivent pour rétablir la ligne aérienne et renforcer le trafic entre les deux pays…

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