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Heute — 09. März 2026Leconomiste Maghrebin

Amine Mahfoudh : « Adieu Am Sadok »!

09. März 2026 um 15:12

De l’enfant fasciné par ses débats avec   le défunt Sadok Belaïd aux luttes partagées pour la transition post-2011, leur chemin s’est tissé de droit constitutionnel et d’engagements citoyens. Ensemble,  Amine Mahfoudh a porté un projet de Constitution équilibré, remis de sa main le 25 juin 2022. Aujourd’hui, il pleure son génie, son humour et son rêve d’un État de droit.

À travers ses mots, Amine Mahfoudh lui rend hommage via sa page officielle Facebook.

Adieu Am Sadok

« J’ai eu le plaisir de connaître Sadok Belaïd à l’âge de dix ans. À cette époque, j’étais encore un enfant, alors que lui était déjà le doyen de la Faculté de droit et des sciences économiques de Tunis. Il était aussi l’ami intime de mon beau-frère, feu Mohamed Ben Mahfoudh, enseignant universitaire à la même faculté et avocat installé à Tunis. Les deux hommes étaient en outre voisins : ils avaient acheté des terrains à Mornag. Dans ces années soixante-dix du siècle dernier, ils étaient pratiquement les seuls à y construire.
À chacune de ses visites, je profitais discrètement de leur présence pour écouter les échanges entre ces deux grands hommes, qui l’étaient du moins à mes yeux d’enfant. Ils parlaient de la vie universitaire, mais surtout de la chose publique. Très jeune, j’étais déjà séduit par la profondeur de leurs discussions.
Une fois bachelier, j’ai suivi le conseil de mon beau-frère : en 1985, je me suis inscrit en droit à la Faculté de droit et des sciences économiques de Sousse, qui venait tout juste d’ouvrir ses portes à l’automne de la même année. Fortement influencé par cet environnement intellectuel, j’ai choisi le droit public et me suis spécialisé en droit constitutionnel — une discipline exigeante, particulièrement difficile à enseigner dans les pays où la démocratie demeure fragile.
Après avoir préparé ma thèse, consacrée à la responsabilité pénale du chef de l’État, j’ai eu le privilège de soumettre mon projet à ces deux éminents juristes. Leurs remarques ont apporté une réelle valeur ajoutée à mon travail.
Avec Sadok Belaïd — que j’appelais affectueusement Am Sadok — nos relations se sont renforcées après 2011. Il n’hésitait pas à m’appeler ou à m’inviter chez lui, en tant que collègue mais aussi en tant qu’ami, pour discuter de la chose publique. Par moments, j’avais le sentiment qu’il poursuivait avec moi les débats passionnés qu’il avait autrefois avec mon beau-frère, disparu le 14 avril 2010. Parfois nous étions d’accord, parfois nos points de vue divergeaient, mais le respect mutuel n’a jamais cessé de guider nos échanges.
Après 2014, nous avons fait équipe avec feu Hassine Dimassi afin de contribuer, à notre manière, à la transition démocratique. Celle-ci était alors fragilisée par des acteurs souvent prisonniers de leurs dogmes, de leurs intérêts personnels ou de leurs convictions idéologiques, et qui se sont pourtant trouvés aux commandes de cette transition.
Ensemble, nous avons élaboré un projet de code électoral à la demande du Président de la République, feu Béji Caïd Essebsi. Mais son entourage l’a dissuadé d’adopter ce projet, qui a finalement été abandonné.
Lors de l’élection présidentielle anticipée de 2019, bien que très critiques à l’égard du déroulement de la transition, nous avons attiré l’attention de l’opinion publique sur la candidature de Kaïs Saïed. À notre grande surprise, une fois élu, le nouveau Président de la République n’a pas fait appel aux nombreux collègues qui l’avaient soutenu et accompagné pendant sa campagne, mais à nous deux.
Nous avons été surpris, bien sûr. Mais nous nous sommes dit — avec la participation du professeur Med Salah Ben Aissa — que l’essentiel était ailleurs : contribuer, cette fois, à faire réussir la transition démocratique.
Cet objectif semblait alors partagé par le Président. Il a non seulement donné son accord, mais il a aussi accepté notre condition essentielle : traduire cet engagement dans un texte juridique. Ce fut chose faite avec l’article 22 du décret n°117 de 2021. Malgré nos réserves sur d’autres dispositions, nous avons estimé que l’essentiel résidait dans la finalité de notre travail : permettre, pour la première fois en Tunisie, l’adoption d’une Constitution garantissant les droits et les libertés, tout en consacrant une véritable séparation et un équilibre entre les pouvoirs.
C’est dans cet esprit que nous avons travaillé, corps et âme. Nous avons dû supporter les critiques acerbes, parfois même les insultes, venant de certains de nos pairs.
Le 25 juin 2022, Sadok Belaïd remit notre projet de Constitution au Président de la République. Et la suite est connue.
Comme nous en étions convenus, Am Sadok et moi avons ensuite exprimé nos critiques à l’égard des choix présidentiels. Si le Président de la République s’est rendu hier au domicile du défunt pour présenter ses condoléances, je ne peux que saluer ce geste et l’en remercier. Car hier, c’est toute la Tunisie — celle qui rêve d’un État démocratique — qui est venue dire adieu à l’un de ses enfants les plus brillants.
Mais le plus bel hommage que Kaïs Saïed pourrait rendre à Sadok Belaïd serait de lui rendre justice : réviser cette Constitution à la lumière du projet que celui-ci lui avait remis de sa propre main, et mettre un terme à la dérive autoritaire actuelle en instaurant un régime démocratique dans le cadre d’un État de droit.
Comme le dit le dicton populaire : « ما يدوم حال ».
Adieu Am Sadok.
Je te pleure aujourd’hui, mais je garde en moi tous ces souvenirs qui ne s’effaceront jamais : ton sérieux, ton esprit brillant, ta sensibilité de mélomane, ton humour et ta culture encyclopédique. Mais plus encore, je garderai toujours en mémoire ton rêve le plus cher : voir la Tunisie devenir enfin une démocratie prospère fondée sur l’État de droit et le respect des libertés ».

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Offre Halal : CEPEX prépare une mission de prospection au Kenya

09. März 2026 um 14:28

Les entreprises tunisiennes ont jusqu’au 25 mars 2026 pour soumettre leur candidature via la plateforme E-CEPEX afin de participer au salon « East Africa Halal Expo ». Cet événement international se tiendra les 4 et 5 mai 2026 à Nairobi, au Kenya, sous l’égide du Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) et de sa représentation locale.

Cette manifestation constitue un rendez-vous sectoriel de premier plan pour les opérateurs, producteurs et investisseurs évoluant sur le marché du halal en Afrique de l’Est. L’objectif de cette mission nationale est de permettre aux participants tunisiens de promouvoir leurs produits et services certifiés tout en analysant les dynamiques de consommation propres à cette zone géographique. Le salon fait office de plateforme de prospection pour les entreprises cherchant à étendre leurs activités commerciales à l’échelle régionale et internationale.

Le programme de l’événement prévoit des sessions de rencontres professionnelles et de réseautage (B2B) impliquant des acheteurs, des décideurs et des partenaires internationaux. Ces échanges directs visent à faciliter l’établissement de partenariats commerciaux et de collaborations techniques pour les exposants tunisiens. Au-delà de la visibilité, le salon offre un cadre opérationnel pour identifier les opportunités d’investissement et les nouveaux circuits de distribution sur les marchés halal mondiaux.

Le CEPEX précise que l’enregistrement s’effectue exclusivement en ligne via son portail numérique. Le respect de l’échéance du 25 mars est impératif pour les sociétés souhaitant bénéficier de l’encadrement logistique et stratégique fourni par le centre lors de ce déploiement au Kenya.

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L’aube de la résistance face aux dérives des IA…

09. März 2026 um 14:21

Le départ fracassant de Caitlin Kalinowski, qui orchestrait jusqu’alors les ambitions robotiques d’OpenAI, ne doit pas être lu comme une simple péripétie de carrière, mais bien comme le symptôme d’un séisme moral dont les ondes de choc traversent aujourd’hui toute la Silicon Valley.

En claquant la porte de l’organisation début mars 2026, celle qui avait pour mission de donner un corps physique à l’intelligence artificielle a choisi de placer sa conscience avant sa position, dénonçant avec une clarté désarmante l’opacité des nouveaux pactes conclus entre les géants de la technologie et l’appareil militaire américain.

Au cœur de cette rupture brutale se trouve la signature d’un contrat avec le Pentagone, un accord dont les contours semblent avoir franchi des frontières éthiques que Kalinowski juge inaliénables pour l’avenir de notre civilisation.

La vision d’une IA mise au service du bien commun s’est soudainement heurtée à la réalité brutale d’une architecture de défense autorisant, selon ses dires, une surveillance intérieure affranchie de tout contrôle judiciaire, ouvrant ainsi la voie à une érosion sans précédent des libertés civiles sous couvert de sécurité nationale.

Plus inquiétant encore, cette démission agit comme un signal d’alarme contre l’automatisation de la violence, puisque Kalinowski pointe du doigt l’intégration potentielle de modèles d’IA dans des systèmes d’armes létales où la décision de vie ou de mort pourrait, à terme, échapper à la main de l’homme.

En refusant de cautionner un futur où les machines patrouilleraient nos réseaux et nos champs de bataille sans garde-fous démocratiques, elle rappelle avec force que si la technologie n’a pas de morale, ceux qui la conçoivent ont le devoir d’en avoir une, transformant son départ en un acte de résistance nécessaire face à une course à l’armement numérique qui semble avoir perdu sa boussole humaine.

 

En refusant de cautionner un futur où les machines patrouilleraient nos réseaux et nos champs de bataille sans garde-fous démocratiques, elle rappelle avec force que si la technologie n’a pas de morale, ceux qui la conçoivent ont le devoir d’en avoir une.

 

Au-delà d’une simple lettre de démission, ce geste ne pose-t-il pas la question ultime de savoir si nous sommes encore capables de refuser que l’intelligence artificielle ne devienne le fossoyeur de nos libertés les plus fondamentales et même de notre survie en tant qu’espèce humaine, en imposant ainsi la figure de l’Aiguilleur IA comme l’ultime rempart humain capable de réorienter la trajectoire de la machine avant qu’elle ne nous échappe, qui sait ?

 

 

Note :

Pour plus d’informations sur le concept/compétence « Aiguilleur d’IA » transmis auprès  l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), veuillez bien consulter mon ouvrage via les liens suivants :

 

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Par : Mahjoub Lotfi Belhedi

Stratège en réflexion IA

Ex-Rapporteur Général & Chef de Département Cybersécurité du « Centre Tunisien des Etudes de Sécurité Globale ».

 

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Moyen-Orient : la Tunisie appelle à la fin immédiate des opérations militaires

09. März 2026 um 14:01

Face à l’escalade militaire dans la région du Moyen-Orient, la Tunisie appelle à l’arrêt immédiat des opérations militaires et au retour au dialogue. Cette communication a eu lieu lors de la réunion d’urgence du Conseil de la Ligue des États arabes. Elle se tenait dimanche 8 mars 2026 au niveau ministériel et se déroulait par visioconférence.

Participant à cette réunion, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a mis en garde contre les répercussions de la situation actuelle sur la sécurité et la paix régionales. Il a réaffirmé la position de la Tunisie en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États arabes.

Par ailleurs, la Tunisie a plaidé pour un retour à la négociation et aux solutions politiques. Et ce, tout en exprimant sa solidarité avec plusieurs pays arabes.

Au final, le chef de la diplomatie tunisienne a en outre réitéré le soutien de la Tunisie aux droits légitimes du peuple palestinien. Avec notamment l’établissement d’un État indépendant dont Al-Qods serait la capitale.

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Hausse explosive du pétrole : Moez Hadidane alerte sur un budget 2026 sous tension

09. März 2026 um 13:20

Dans un contexte économique en pleine mutation, face à une hausse du prix du baril dépassant les 100 dollars, la question qui taraude est de savoir comment la Tunisie peut transformer ses défis énergétiques en opportunités de croissance durable. L’analyste financier Moez Hadidane alerte sur l’impact explosif de la hausse du pétrole sur le budget de l’année 2026.

Joint par téléphone, Moez Hadidane décortique les scénarios budgétaires face à la flambée des prix du pétrole. Entre le baril qui flirte désormais autour de 95 dollars contre une hypothèse initiale de 63,3 dollars dans la loi de finances 2026, la compensation des hydrocarbures, fixée à près de 5 milliards de dinars, pourrait exploser. Ce qui fait que chaque dollar de hausse au-delà de la prévision coûte 164 millions de dinars supplémentaires à l’État.

Dans ce contexte Moez Hadidane esquisse un premier scénario modéré, avec un baril moyen à 78 dollars sur l’année (soit +14,7 dollars par rapport à l’hypothèse), entraînant 2,413 milliards de dinars de dépenses additionnelles. Soit 50 % de plus que l’enveloppe initiale. Un second, plus pessimiste, voit le prix stabilisé à 90 dollars (moyenne annuelle de 86,2 dollars, +22,9 dollars). Gonflant alors la facture à 3,7 milliards supplémentaires, portant le total à 8,7 milliards de dinars, une hausse de 70 %.
“L’État a deux choix : absorber le choc via des emprunts supplémentaires, en devises de préférence ou sur le marché local (y compris les 11 milliards auprès de la BCT), creusant ainsi le déficit budgétaire. Ou activer le mécanisme d’ajustement des prix, comme en novembre 2022, avec une hausse potentielle de 30 % des carburants et de l’électricité” explique M.Hadidane. Parmi les 5 milliards de subventions énergétiques, 3,1 milliards iront à la STEG (électricité/gaz) et 1,8 milliard à la STIR (carburants), soulignant un fardeau plus lourd sur l’électricité.

Au-delà de l’impact direct qui frapperait via des hausses à la pompe et sur les factures; l’indirect serait inévitable. Ce qui se traduirait par une inflation importée gonflant les prix des biens importés, des transports et des produits industrialisés.

“Le citoyen doit s’attendre soit à une érosion de son pouvoir d’achat par des prix plus élevés; soit à une dette publique alourdie, reportée sur les budgets futurs” avertit l’expert.
Ainsi Moez Hadidane interpelle : “Les autorités, la société civile et les professionnels sous-estiment l’importance du secteur énergétique pour notre approvisionnement et notre souveraineté. L’État doit mobiliser tous les moyens pour atteindre l’indépendance énergétique, au-delà des stocks actuels qui ne tiendront qu’un ou deux mois si les tensions persistent.”

Il conclut : “J’ai l’impression que les autorités ou la société civile et professionnelle n’ont pas conscience de l’importance du secteur énergie en Tunisie. On dirait qu’on a négligé ce secteur quelque part et on n’a pas conscience de l’importance de l’énergie, soit au niveau de notre approvisionnement, soit au niveau de notre souveraineté. L’État doit vraiment travailler sur ce sujet-là et tous les moyens sont bons, toutes les solutions sont bons pour aboutir à une indépendance énergétique de la Tunisie.”

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Tourisme en Italie : l’ombre de la guerre pèse lourd

09. März 2026 um 12:55

La guerre a eu un impact économique direct sur l’économie italienne. La perturbation des liaisons aériennes essentielles avec le Moyen-Orient et les pays du Golfe n’a certainement pas arrangé les choses. Et les réservations pour Pâques, célébrée le 5 avril, ont brutalement chuté en Italie.

Selon les premières estimations publiées samedi 7 mars, le nombre d’arrivées de touristes à Rome durant la première semaine d’avril devrait diminuer de 80 000. Et le nombre de nuitées de visiteurs étrangers en avril en Italie pourrait être inférieur d’un million aux prévisions initiales.

Les voyagistes et le gouvernement italien de Giorgia Meloni s’efforcent de ne pas susciter d’inquiétudes excessives. Mais il n’en reste pas moins que nous sommes en pleine période de réservations pour les vacances d’été. Les établissements touristiques les plus touchés jusqu’à présent sont les hôtels de luxe, comme le rapporte le quotidien Corriere della Sera. Les associations hôtelières italiennes ajoutent par ailleurs que l’incertitude quant au fonctionnement futur des principaux aéroports, tels que celui de Doha, affecte considérablement le nombre d’arrivées de touristes.

À la recherche de contre-mesures

Mais un autre problème se pose. D’après les hôteliers de la région Émilie-Romagne, la hausse du coût des matières premières et de l’énergie aura inévitablement un impact sur les prix des chambres, ainsi que sur le pouvoir d’achat des familles italiennes. Ils demandent au ministère du Tourisme d’Italie de lancer immédiatement des campagnes publicitaires ciblées, tant sur le marché national qu’international. De nombreux analystes estiment que le principal problème (outre les risques liés à la guerre) est le climat de peur généralisé qui s’est instauré. Lequel n’est certainement pas propice aux projets et aux voyages à l’étranger.

Ils resteront à l’intérieur des frontières

Concernant les voyages des Italiens à l’étranger, notamment vers les pays du Golfe et du Moyen-Orient, le Centre d’études touristiques de Florence prévoit que les pertes économiques dues aux annulations et modifications de projets pour le seul mois prochain pourraient atteindre 6 millions et demi d’euros. Bien entendu, beaucoup dépendra de la durée du conflit et de la capacité des pays européens à convaincre les touristes étrangers qu’ils sont en mesure – au moins sur leur territoire – de garantir leur sécurité et de prévenir toute menace terroriste.

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Samar Miled, nouvelle lauréate du Prix Dina Sahyouni

09. März 2026 um 12:52

Le jury du Prix Dina Sahyouni a profité de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, ce 8 mars 2026, pour annoncer le nom de sa nouvelle lauréate. C’est l’écrivaine Samar Miled qui remporte cette distinction pour son recueil de poésie intitulé Printemps, publié il y a deux ans aux éditions Le Lys Bleu.

D’origine tunisienne et titulaire d’un doctorat en littérature française, Samar Miled réside actuellement en Caroline du Nord. Son couronnement s’inscrit dans la mission spécifique de ce prix, créé en 2021 par la Société internationale d’études des femmes & d’études de genre en poésie (SIÉFÉGP). En honorant la mémoire de la poétologue et fondatrice Dina Sahyouni, l’organisation souhaite offrir une tribune aux autrices issues de la migration ou de l’exil. Les thèmes de l’identité, de la mémoire et de l’émancipation féminine constituent le cœur des œuvres récompensées par cette institution, qui s’est imposée en quelques années comme un rendez-vous littéraire engagé.

Une continuité pour les lettres tunisiennes

Le succès de Samar Miled confirme la vitalité de la plume tunisienne au sein de ce palmarès international. L’écrivaine tunisienne devient en effet la troisième femme de cette nationalité à être distinguée. Elle succède ainsi à la poétesse et ingénieure Arwa Ben Dhia, primée en 2025 pour Les quatre et une saisons, ainsi qu’à Imen Moussa. Cette dernière avait marqué les éditions précédentes en remportant le prix deux années consécutives, en 2023 et 2024.

Dans l’ouvrage primé, Printemps, la lauréate explore le sentiment amoureux avec une sensibilité singulière. Bien qu’elle y confie initialement ses doutes sur sa capacité à définir l’amour, elle en fait finalement une force intemporelle capable de relier le passé au présent. Cette exploration s’incarne dans une poésie du quotidien où l’intimité se niche dans des gestes simples.

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L’inquiétante menace nucléaire se profile dans le sombre horizon du Golfe

09. März 2026 um 12:51

Plus l’Iran et ses agresseurs américano-sionistes s’engagent dans l’escalade, plus les vrais enjeux de la guerre se précisent. Pour l’Iran, cette guerre doit aboutir à l’expulsion des forces américaines de la région et la cessation de leur contrôle sur le pétrole et le gaz du Golfe et sur leurs propriétaires, les six pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG). Pour les agresseurs, la guerre doit aboutir à la chute de la république islamique et son remplacement par un régime semblable à celui du Chah que Washington et Londres avaient imposé en 1953, après le renversement du gouvernement démocratique du Premier ministre Mohammed Mosaddeq.

L’acharnement hystérique américano-sioniste contre les infrastructures civiles et énergétiques iraniennes visent à rendre le gouvernement iranien incapable de répondre aux besoins essentiels de la population. Et la réaction iranienne de plus en plus dévastatrice contre les bases américaines dans les pays du CCG et contre Israël, visent à forcer les agresseurs à arrêter la guerre et à accepter les conditions de la République islamique d’Iran qui vient d’élire un nouveau guide, Mojtaba Khamenei qui succède à son père.

L’Iran n’est pas seul, comme ce fut le cas de l’Irak dans les guerres de 1991 et 2003. Les précieux renseignements fournis par la Chine et la Russie lui ont permis de détruire des cibles névralgiques, tels les cinq radars valant des milliards de dollars, les bases militaires, les ports utilisés par la 5e flotte et, évidemment, les infrastructures des villes israéliennes, dont Tel-Aviv.

Le colonel à la retraite Larry Wilkinson, affirme avoir vu une vidéo secrète de 15 minutes sur les dégâts en Israël où « Tel-Aviv est en train de subir le sort de Gaza ».

Toujours selon Wilkinson, les réserves en munitions et en missiles de défense aérienne des Etats-Unis et d’Israël sont au bord de l’épuisement. Ce qui laisserait la voie libre à l’Iran et pourrait lui garantir une victoire.

Pour beaucoup d’analystes et de commentateurs, une telle issue serait inacceptable pour Washington et surtout pour Israël qui ne reculerait pas alors devant le recours à l’arme nucléaire. Selon George Galloway et le lieutenant-colonel américain à la retraite Tony Aguilar, « il y a des signes inquiétants qui suggèrent que si les Etats-Unis et Israël n’arrivent pas à réaliser leurs objectifs par les armes conventionnelles, ils recourront à l’arme nucléaire tactique. »

L’argument est que les Etats-Unis ont lancé deux bombes nucléaires sur le Japon en 1945. Pourquoi empêcheraient-ils aujourd’hui Israël d’en lancer une sur l’Iran ? Et à supposer qu’ils s’opposeront à une telle folie, ils n’auront aucun moyen de tenir en laisse la horde de psychopathes au pouvoir à Tel-Aviv.

Déjà durant la guerre d’octobre 1973, la cheffe du gouvernement israélien Golda Meir avait exercé un chantage sur le président américain Richard Nixon qu’elle utiliserait la bombe nucléaire contre l’Egypte, s’il ne venait pas à la rescousse d’Israël, menacé de défaite par l’attaque-surprise de l’armée égyptienne de Yom Kippour. Nixon s’exécuta, intervint militairement et empêcha la défaite militaire de l’allié sioniste.

Dans un tel scénario cauchemardesque, la grande inconnue est la réaction des deux grandes puissances nucléaires, la Russie et la Chine, ainsi que celle du Pakistan voisin, détenteur lui aussi de l’arme nucléaire. La Russie franchira-t-elle le pas décisif de mettre l’Iran sous la protection de son parapluie nucléaire ? Et si oui, le ferait-t-elle avant ou après qu’Israël ne commettrait sa folie ?

Autant de questions inquiétantes auxquelles nul ne peut répondre avec certitude. En attendant, la guerre continue. Une guerre où, depuis le début, l’Iran fait preuve de plus de résilience et de rationalité que ses agresseurs.

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Tunisie connectée : mobiles et internet en forte croissance

09. März 2026 um 12:34

Le nombre d’abonnements à l’internet mobile en Tunisie est passé de 3,4 millions en 2013 à 11,6 millions en 2023. Tandis que le total des abonnements aux services mobiles (Tunisie Télécom, Ooredoo Tunisie, Orange Tunisie, Lycamobile et Cayon Cloud Communications 3C) a atteint 16,2 millions en 2023; contre 12,7 millions en 2013. C’est ce que révèle le « Rapport Annuel sur les Indicateurs d’Infrastructure 2023 », publié le 6 mars par l’INS.

Le taux de couverture de la population par les services 3G a progressé de 89,5 % en 2013 à 99,2 % en 2023. C’est le résultat des investissements dans la modernisation des infrastructures, l’extension et la densification du réseau, ainsi que l’amélioration de la qualité et de la diversité des services.

Le secteur de la téléphonie fixe a également connu une forte progression entre 1994 et 2023. En effet, le nombre d’abonnements a atteint 1,9 million en 2023; contre 0,5 million en 1994. Ce qui a porté la densité téléphonique fixe à 15,7 lignes pour 100 habitants; contre 5,3 lignes en 1994. Les prévisions indiquent 2 millions d’abonnements en 2024. Soit une densité de 16,4 lignes pour 100 habitants.

Enfin, le secteur de l’internet fixe a suivi une trajectoire similaire. Et ce, avec un passage de 0,60 million d’abonnements en 2013 à 1,7 million en 2023. Cela porte la densité à 14,5 abonnements pour 100 habitants; contre 5,5 abonnements pour 100 habitants en 2013.

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L’UE passe à l’action pour alléger la facture énergétique de son industrie

09. März 2026 um 11:59

L’Union européenne envisage des mesures à court terme liées aux taxes sur l’énergie, aux redevances de réseau et à la tarification du carbone. Objectif : alléger la pression sur les industries touchées par les prix élevés de l’énergie. C’est ce que révèle un document consulté par Reuters.

Bruxelles recherche des solutions rapides après que des entreprises ont averti que les coûts énergétiques élevés les empêchaient de suivre le rythme de leurs concurrents chinois et américains. Et ce, avant même la flambée des prix du pétrole et du gaz de ces derniers jours, conséquence de la guerre israélo-américaine contre Iran.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est engagée à présenter des propositions que les dirigeants de l’UE pourront examiner lors du sommet du 19 mars.

Ainsi, un document de la Commission, préparé en vue d’une réunion des commissaires à l’énergie vendredi prochain, a montré que les 27 étudient des mesures à court terme pour aider les régions et les secteurs les plus touchés. Sans pour autant remettre en question la législation climatique visant à faire évoluer l’Europe vers un système énergétique moins coûteux et à faibles émissions de carbone.

« Toute proposition de modification de la législation ne sera pas couronnée de succès immédiatement et pourrait nécessiter une solution transitoire pour réduire les prix de l’énergie au cours des deux à cinq prochaines années. Et ce, jusqu’à ce que la transition vers une énergie propre réduise la pression sur les prix de l’énergie, comme cela a déjà été le cas dans certaines régions ». C’est encore ce qu’indique le document consulté par Reuters.

Enfin, la Commission note que les gouvernements n’utilisent pas suffisamment les outils existants pour réduire les coûts énergétiques de l’industrie. Et notamment les aides d’État destinées à compenser les coûts liés au carbone et les contrats qui garantissent aux consommateurs industriels un prix fixe de l’énergie.

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Cash ou chèques : pourquoi les liquidités dominent-elles aujourd’hui en Tunisie ?

09. März 2026 um 11:36

Pour les experts, la hausse des billets et monnaies en circulation est la conséquence directe de la Loi sur les chèques. Les Tunisiens privilégiant désormais les liquidités plutôt que les chèques. Cette dynamique se traduit par plus de 27,8 milliards de dinars en circulation au 5 mars 2026, en hausse de 19 %.Des chiffres annoncée par la Banque centrale de Tunisie ( BCT) 

La même source affirme que les revenus du travail ont augmenté de 6,7 % au début de 2026, atteignant 1,4 milliard de dinars. Tandis que les recettes touristiques ont dépassé 1 milliard de dinars, en progression de 4,8 %. Les avoirs nets en devises ont également grimpé à 25,1 milliards de dinars; contre 23,2 milliards un an plus tôt. Ce qui renforce la liquidité extérieure, malgré la montée de la demande de cash.

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Tensions au Moyen-Orient : Beyrouth et le Golfe sous le feu

09. März 2026 um 11:12

L’entité sioniste a annoncé lundi 9 mars 2026 des frappes contre des « infrastructures du régime » en Iran et a mené à l’aube une opération héliportée dans l’est du Liban.Tout en bombardant la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient.

En réponse, l’Iran a lancé des salves de missiles et de drones vers Israël et les pays voisins du Golfe. L’Arabie saoudite a condamné ces actions, qualifiant les attaques iraniennes d' »agressions injustifiables ».

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EgyptAir reprend ses vols vers Sharjah, Dubaï et Abou Dhabi

09. März 2026 um 11:07

La compagnie aérienne EgyptAir a annoncé la reprise progressive de certains de ses vols vers Sharjah à raison d’un vol par jour, et de deux vols vers Dubaï à compter de ce lundi 9 mars. Et ce, en plus d’assurer un vol quotidien vers Abu Dhabi à compter du mardi 10 mars 2026, en coordination avec les autorités aéroportuaires d’Abu Dhabi.

Le transporteur aérien EgyptAir explique, dans un communiqué publié dimanche 8 mars 2026, que la reprise des vols fait suite aux derniers développements dans la région et en coordination avec les autorités de l’aviation civile concernées dans les États arabes du Golfe.

Dans ce contexte, la compagnie précise que ces vols visaient principalement à transporter les passagers ayant déjà des réservations sur des vols EgyptAir sans frais supplémentaires. Assurant ainsi leur retour chez eux. Car ces passagers sont prioritaires et représentent la grande majorité des sièges disponibles.

L’entreprise a également pris un certain nombre de mesures pour alléger le fardeau des voyageurs, notamment en supprimant les frais de modification de billets pendant cette période. Cette disposition intervient dans le cadre de son engagement à soutenir ses clients. Tout en facilitant leur retour, compte tenu des circonstances actuelles qui règnent dans la région du Moyen-Orient.

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Guerre au Moyen-Orient : le prix du pétrole explose 

09. März 2026 um 10:37

Le marché pétrolier mondial s’enfonce dans une période de forte instabilité, plusieurs pays du Golfe ayant réduit leur production. Tandis que la guerre en Iran maintient le détroit d’Ormuz pratiquement fermé au trafic commercial.

Les Émirats arabes unis et le Koweït ont déjà commencé à diminuer leur production et leurs activités de raffinage en raison de la baisse des approvisionnements. Une tendance également observée en Irak. D’autres États de la région pourraient suivre, car de nombreux pétroliers évitent désormais le détroit d’Ormuz. Ce qui réduit le nombre de navires disponibles pour charger le brut. Une fois ces navires remplis, les capacités de stockage terrestres pourraient rapidement atteindre leurs limites.

Le conflit ne montre aucun signe d’apaisement. Le détroit d’Ormuz — par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial — reste largement inaccessible au commerce maritime. Une partie de la production régionale peut toutefois contourner cette voie stratégique, l’Arabie saoudite redirigeant déjà une quantité importante de brut vers la mer Rouge pour l’exportation.

De son côté, l’Iran affirme qu’il ne cédera pas aux frappes américaines et israéliennes lancées le 28 février…

Face à ces tensions, les analystes estiment que les prix du pétrole dépassent déjà le seuil psychologique des 100 dollars le baril. La semaine dernière, le Brent avait bondi de près de 30 %.

D’autres références régionales ont déjà dépassé cette barre. Le contrat à terme sur le brut Murban d’Abou Dhabi a clôturé dimanche à 103 dollars le baril; tandis que celui d’Oman a atteint 107 dollars. À Shanghai, le contrat à terme sur le pétrole brut chinois a terminé à 109 dollars.

Pour les spécialistes du marché, chaque jour de perturbation accentue les tensions. « Dans un tel contexte, il n’existe pratiquement pas de plafond à court terme pour les prix », estime Stefano Grasso, gestionnaire de portefeuille du fonds singapourien 8VantEdge.

Afin de contenir la flambée des prix, Washington a également autorisé l’Inde à accéder à du pétrole russe stocké dans des installations flottantes.

L’Asie, très dépendante des importations de brut du Moyen-Orient, ressent déjà fortement les effets de la crise. Au Japon, où plus de 90 % du pétrole provient de cette région, les raffineurs demandent l’accès aux réserves nationales. La Chine a, pour sa part, réduit ses exportations de carburants afin de stabiliser les prix intérieurs. Alors que la Corée du Sud envisage de réintroduire un plafonnement des prix du pétrole pour la première fois depuis trois décennies.

En Europe, les répercussions se font également sentir. Le prix du kérosène dans le nord-ouest du continent a atteint un niveau record de 1 528 dollars la tonne, soit plus de 190 dollars le baril.

Selon les analystes de la banque ING Groep, le scénario central prévoit désormais un mois de perturbations : deux semaines d’arrêt quasi total des flux suivies de deux semaines de reprise partielle à environ 50 % de la capacité.

Dans le scénario le plus pessimiste, un arrêt complet des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié pendant trois mois pourrait provoquer une flambée historique des prix au cours du deuxième trimestre.

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Choc pétrolier au Golfe : la Tunisie serait-elle au bord de l’explosion inflationniste ?

09. März 2026 um 10:30

La flambée des prix du pétrole, dopée par les tensions au Moyen-Orient, frappe de plein fouet l’économie tunisienne. Alors que la loi de finances 2026 misait sur un baril à 63-70 dollars, il flirte désormais avec les 80 dollars, creusant un surcoût de 164 millions de dinars par dollar supplémentaire sur la compensation énergétique.

Inflation importée : +1 à 1,5 point en vue

Ce choc exogène menace d’ajouter 1 à 1,5 point à l’inflation, déjà à 5 % en février selon l’INS. Les produits pétroliers, plastiques et transports voient leurs coûts bondir, érodant le pouvoir d’achat des ménages et renchérissant la production industrielle.

Budget asphyxié : subventions sous tension

Les subventions énergétiques, prévues à 5 milliards de dinars, pourraient gonfler de 50 % à 7,5 milliards si les prix persistent. Le déficit commercial s’aggrave avec des réserves de change au plus bas. Tandis que le déficit public (6,5 % du PIB) force des choix douloureux : salaires, investissements ou austérité ?

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Le prix du baril à 115$ : pic choc depuis 2022

09. März 2026 um 10:23

Le prix du baril de pétrole a franchi la barre des 115 dollars pour la première fois depuis 2022, atteignant même près de 120 dollars. Cette flambée s’explique par la guerre au Moyen-Orient et un conflit jugé durable, qui pèsent lourdement sur l’offre mondiale.

Les médias occidentaux affirment que le président américain, Donald Trump, de son côté, anticipe une baisse des tarifs une fois la menace iranienne neutralisée; malgré le dépassement allègre des 100 dollars actuels.

CCependant, cette hausse marque un pic significatif, ravivant les tensions géopolitiques et économiques mondiales, avec des répercussions potentielles sur l’inflation et les marchés énergétiques en Tunisie et en Afrique du Nord.

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Le fils de Khamenei devient guide suprême de l’Iran

09. März 2026 um 09:47

L’Assemblée des experts d’Iran a nommé, dimanche 8 mars, Mojtaba Khamenei, fils de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, comme nouveau dirigeant suprême du pays, dans un contexte de guerre.

La décision a été prise par l’Assemblée des experts, l’organe chargé de désigner le chef spirituel de la République islamique. Elle intervient quelques jours après la mort d’Ali Khamenei lors d’une frappe américano-israélienne dans le cadre de l’escalade militaire actuelle au Moyen-Orient.

Âgé d’une cinquantaine d’années, Mojtaba Khamenei est considéré comme un religieux conservateur influent, disposant de solides liens avec les Gardiens de la révolution et les cercles sécuritaires du régime. Bien qu’il n’ait jamais occupé de fonction officielle majeure, il était depuis longtemps perçu comme un successeur potentiel de son père.

Sa nomination marque un moment inédit dans l’histoire de la République islamique : pour la première fois depuis la révolution de 1979, le pouvoir passe directement du père au fils, ce qui alimente les critiques sur une possible dérive dynastique du système politique iranien.

Cette transition intervient alors que la guerre entre l’Iran, Israël et les Etats-Unis s’intensifie dans la région. Les frappes aériennes et les attaques de drones se multiplient au Moyen-Orient, faisant plus d’un millier de morts en Iran, selon des responsables iraniens. Le conflit a également provoqué une forte hausse des prix du pétrole et une chute de plusieurs marchés financiers asiatiques.

Sur le plan diplomatique, la réaction internationale reste prudente mais inquiète. Le président américain Donald Trump a critiqué la nomination du nouveau guide suprême, laissant entendre que Washington pourrait adopter une ligne dure à son égard.

Depuis le Vatican, le pape Léon a de son côté mis en garde contre une spirale de violence dans la région. Il a appelé à mettre fin aux bombardements et à reprendre le dialogue afin d’éviter que le Moyen-Orient ne sombre davantage dans « la haine et la peur ».

Alors que Téhéran cherche à afficher l’unité autour de son nouveau dirigeant, de nombreux observateurs estiment que la prise de pouvoir de Mojtaba Khamenei pourrait durcir encore la position iranienne face à l’Occident et accentuer l’instabilité régionale.

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La dette, la monnaie et le bonheur collectif : repenser l’économie tunisienne

09. März 2026 um 05:45

Et si la vraie richesse d’une nation ne résidait pas dans l’équilibre de ses comptes mais dans sa capacité à mobiliser la monnaie au service de la prospérité collective ? Dans le débat économique contemporain, la dette publique est souvent présentée comme une menace, un fardeau pesant sur les générations futures et un signe de mauvaise gestion. Pourtant, l’histoire économique comme l’expérience des crises récentes suggèrent une réalité bien différente : la dette, lorsqu’elle est utilisée avec discernement, peut devenir un puissant instrument de stabilisation, d’investissement et de progrès social.

Pour un pays comme la Tunisie, confronté à un ralentissement de la croissance, à des tensions sociales persistantes et à une pression budgétaire croissante, cette question n’est pas simplement théorique. Elle touche au cœur même du modèle de développement et du rôle que l’État doit jouer dans la construction de l’avenir.

La monnaie au service de la prospérité collective

L’argent n’est, au fond, qu’un instrument. Un outil destiné à faciliter les échanges, à financer l’investissement et à mobiliser les ressources d’une société. Pourtant, dans de nombreuses économies contemporaines, cette fonction essentielle semble avoir été oubliée. La monnaie est devenue un objet de crainte, un symbole de rigueur et de discipline, plutôt qu’un levier au service de la prospérité.

L’économiste John Maynard Keynes, très bien connu de nos étudiants, avait déjà dénoncé cette dérive en évoquant la « pauvreté au milieu de l’abondance ». Cette formule, qui résonne aujourd’hui avec une étonnante actualité, décrit une situation paradoxale où les ressources existent mais où les mécanismes économiques empêchent leur mobilisation. Des maisons sont construites mais restent inaccessibles à ceux qui en ont besoin. Des entreprises disposent de capacités productives mais manquent de financements pour investir. Des États disposent de projets mais hésitent à les réaliser de peur d’aggraver leurs déficits.

 

John Maynard Keynes avait déjà dénoncé cette dérive en évoquant la « pauvreté au milieu de l’abondance ». Cette formule, qui résonne aujourd’hui avec une étonnante actualité, décrit une situation paradoxale où les ressources existent mais où les mécanismes économiques empêchent leur mobilisation.

 

Dans le contexte tunisien, cette contradiction apparaît de manière particulièrement frappante. Le pays dispose d’un capital humain important, d’une position géographique stratégique et d’un potentiel considérable dans des secteurs comme l’industrie, l’agriculture ou les services numériques. Pourtant, la croissance reste modeste et l’investissement insuffisant pour absorber le chômage et répondre aux aspirations sociales.

La question centrale devient alors la suivante : comment utiliser la monnaie et la politique budgétaire pour libérer ces capacités inexploitées ?

La dette comme stabilisateur de l’économie

Dans la vision économique dominante, la dette publique est souvent perçue comme un déséquilibre qu’il convient de corriger le plus rapidement possible. Les politiques économiques se concentrent alors sur la réduction des déficits et la maîtrise de l’endettement, parfois au détriment de l’activité économique.

Cette approche néglige pourtant, comme continuent de le faire encore nombre de nos confrères, une dimension pourtant fondamentale de la dette : sa fonction de stabilisation économique. Dans les économies contemporaines, les revenus des ménages comme les profits des entreprises évoluent dans un environnement marqué par une forte volatilité. Les cycles économiques, les turbulences internationales ou encore les chocs sectoriels peuvent à tout moment perturber les équilibres économiques et fragiliser l’activité.

Le crédit et l’endettement permettent précisément d’atténuer ces fluctuations. Les ménages peuvent maintenir leur niveau de consommation malgré des revenus incertains. Les entreprises peuvent poursuivre leurs investissements même lorsque la conjoncture devient défavorable. Et l’État peut soutenir l’activité économique lorsque le secteur privé ralentit.

Cette fonction de « lissage » est fondamentale pour éviter les crises profondes. En injectant des liquidités dans l’économie, la dépense publique financée par l’emprunt agit comme un amortisseur économique.

Pour la Tunisie, où l’activité reste fortement dépendante de facteurs extérieurs comme la conjoncture européenne, le tourisme ou les prix des matières premières, ce rôle stabilisateur de la politique budgétaire est particulièrement important.

 

Cette fonction de « lissage » est fondamentale pour éviter les crises profondes. En injectant des liquidités dans l’économie, la dépense publique financée par l’emprunt agit comme un amortisseur économique.

 

Le piège de l’orthodoxie budgétaire

Depuis plus d’une décennie, la politique économique tunisienne évolue dans un environnement marqué par la prudence budgétaire et la contrainte financière. La hausse de la dette publique, les pressions des marchés financiers et les négociations avec les institutions internationales ont renforcé l’idée selon laquelle la priorité absolue devait être la réduction du déficit.

Cette logique n’est pas dénuée de fondement. Un endettement excessif peut fragiliser la crédibilité financière d’un pays et accroître sa dépendance extérieure. Mais lorsque la réduction du déficit devient l’objectif principal de la politique économique, elle risque de freiner l’investissement public et d’aggraver la stagnation économique.

Or, une économie qui n’investit plus dans ses infrastructures, son système éducatif ou sa transition énergétique compromet sa capacité de croissance future. Le véritable danger ne réside pas toujours dans la dette elle-même, mais dans l’absence d’investissements capables de générer la richesse et l’emploi de demain.

 

Lorsque la réduction du déficit devient l’objectif principal de la politique économique, elle risque de freiner l’investissement public et d’aggraver la stagnation économique.

 

Dans ce sens, le débat tunisien gagnerait à évoluer. La question ne devrait pas être seulement « combien devons-nous emprunter ? » mais plutôt « pour quoi empruntons-nous ? ».

La liquidité comme moteur de l’investissement

Dans toute économie moderne, la circulation de la monnaie joue un rôle déterminant dans la dynamique de l’investissement. Lorsque les liquidités se raréfient, les entreprises reportent leurs projets, les banques deviennent plus prudentes et l’activité économique ralentit.

La dette publique peut alors jouer un rôle décisif en injectant des ressources financières dans l’économie. Les dépenses publiques, qu’il s’agisse d’infrastructures, de soutien aux entreprises ou de programmes sociaux, alimentent la demande et stimulent l’activité.

Ce mécanisme crée un cercle vertueux. L’investissement public encourage l’investissement privé, qui à son tour génère de l’emploi, des revenus et de nouvelles recettes fiscales.

Dans le contexte tunisien, où l’investissement public a souvent été sacrifié au profit de dépenses de fonctionnement, la relance d’une politique d’investissement ambitieuse pourrait constituer un levier puissant de transformation économique.

Routes, ports, infrastructures numériques, transition énergétique ou modernisation agricole : les besoins sont immenses et pourraient constituer autant de moteurs de croissance.

 

Ce mécanisme crée un cercle vertueux. L’investissement public encourage l’investissement privé, qui à son tour génère de l’emploi, des revenus et de nouvelles recettes fiscales.

 

La dette comme moteur du progrès historique

Il suffit d’observer l’histoire économique pour comprendre le rôle central de la dette dans le développement des sociétés modernes. Les grandes infrastructures, les révolutions industrielles et les transformations technologiques ont rarement été financées uniquement par l’épargne existante.

Elles ont souvent reposé sur la capacité des États, des entreprises et des ménages à mobiliser le crédit pour anticiper l’avenir. Les chemins de fer, les réseaux électriques, les systèmes éducatifs ou les grandes villes modernes sont en grande partie le produit de cette logique d’investissement financé par la dette.

Sans cette capacité à emprunter, les sociétés seraient restées prisonnières de leurs ressources immédiates. Le progrès économique lui-même aurait été considérablement ralenti.

Cette réalité rappelle une évidence souvent oubliée : la dette n’est pas seulement un passif financier. Elle peut aussi être une promesse d’avenir.

 

Il suffit d’observer l’histoire économique pour comprendre le rôle central de la dette dans le développement des sociétés modernes. Les grandes infrastructures, les révolutions industrielles et les transformations technologiques ont rarement été financées uniquement par l’épargne existante. 

La souveraineté monétaire et les limites tunisiennes

Toutefois, cette vision doit être nuancée par la réalité des économies ouvertes. Les États qui disposent d’une monnaie internationale (USA, pays de l’UE) ou d’une forte autonomie financière peuvent utiliser la politique monétaire et budgétaire avec une grande flexibilité.

La situation de la Tunisie est plus complexe. L’économie reste dépendante des importations énergétiques et alimentaires, tandis que la monnaie nationale demeure sensible aux déséquilibres extérieurs.

Dans ce contexte, l’utilisation de la dette et de la politique monétaire doit être accompagnée d’une stratégie de transformation productive visant à renforcer les exportations, réduire la dépendance extérieure et améliorer la compétitivité de l’économie.

La véritable souveraineté monétaire ne se décrète pas. Elle se construit progressivement par le développement de l’appareil productif et l’amélioration de la balance commerciale.

Repenser le rôle économique de l’État

Au-delà des débats techniques, la question de la dette publique renvoie à une interrogation plus fondamentale : quel rôle l’État doit-il jouer dans l’économie ?

Dans les périodes de prospérité, l’intervention publique peut sembler secondaire. Mais dans les phases de transition économique ou de crise, l’État devient souvent l’acteur capable de coordonner les investissements, de soutenir l’innovation et de préserver la cohésion sociale.

Pour la Tunisie, confrontée à des transformations économiques profondes et à une pression sociale croissante, la politique économique ne peut se limiter à la gestion de l’équilibre budgétaire. Elle doit également viser la création d’emplois, la modernisation de l’économie et la réduction des inégalités.

La monnaie et la dette ne sont que des instruments au service de ces objectifs.

Une économie au service du bien-être collectif

Au final, la véritable question n’est pas de savoir si la dette est bonne ou mauvaise. Elle consiste à déterminer comment utiliser les ressources financières pour améliorer la vie des citoyens et préparer l’avenir.

Une politique économique guidée uniquement par la peur du déficit risque de conduire à l’immobilisme. À l’inverse, une politique fondée sur une vision stratégique de l’investissement et du développement peut transformer la dette en moteur de prospérité.

Pour la Tunisie, qui cherche encore à définir un nouveau modèle de croissance, cette réflexion est essentielle. Car au-delà des chiffres et des indicateurs macroéconomiques, l’économie reste avant tout un projet collectif.

Et dans ce projet, la monnaie ne devrait jamais être une contrainte paralysante, mais un outil au service d’une ambition plus grande : construire une société plus prospère, plus dynamique et plus confiante dans son avenir.

 

Une politique économique guidée uniquement par la peur du déficit risque de conduire à l’immobilisme. À l’inverse, une politique fondée sur une vision stratégique de l’investissement et du développement peut transformer la dette en moteur de prospérité.

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG).

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Gestern — 08. März 2026Leconomiste Maghrebin

L’intelligence artificielle au cœur de la guerre

08. März 2026 um 15:41

L’intelligence artificielle (IA) change la manière de penser et de faire la guerre. De Gaza à Téhéran, l’IA est une pièce maîtresse de la guerre menée par les Israéliens et les Etats-Unis. Il s’agit là d’un phénomène caractéristique de l’évolution des moyens technologiques mobilisés dans les guerres modernes. Une nouvelle donne renforce le caractère asymétrique du rapport de forces entre les forces israélo-américaines et iraniennes. L’usage de l’IA pose aussi des questions juridiques et éthiques non négligeables.

 

L’IA : nouvelle arme

Le progrès technologique constitue un enjeu majeur pour les forces armées. Que ce soit sur les plans stratégique ou opérationnel, la puissance militaire s’apprécie à travers la maîtrise des nouveaux moyens technologiques (au cœur desquels se développe l’intelligence artificielle) : objets connectés, systèmes d’armes létales autonomes, robots et drones militaires (aériens, terrestres et marins) qui assurent des missions de surveillance ou de combat dans les zones de conflit… Si ces nouvelles technologies affectent la définition et la condition même du soldat (qui se trouve soit éloigné du champ de bataille, soit renforcé dans ses moyens offensifs), la nouvelle donne technologique soulève plusieurs enjeux éthiques, stratégiques ou juridiques.

 

L’IA : un défi pour le droit international

Le droit international est confronté à l’évolution de la pratique de la guerre et de ses vecteurs ou acteurs militaires. Du « soldat augmenté » (aux aptitudes renforcées grâce à des dispositifs matériels et immatériels issus des progrès des technosciences) aux drones (commandés à distance permettant de frapper des adversaires sans intervention humaine directe), l’intelligence artificielle a ouvert un nouveau champ des possibles.

Il n’empêche, l’innovation technologique que représente la robotisation des instruments de guerre pose des questions éthiques et juridiques. Si la diminution du nombre de soldats tués ou blessés constitue un progrès au regard de l’éthique de la guerre, des interrogations persistent sur les conséquences de l’usage des armes autonomes (autonomisation des systèmes d’armes) : le recours à la force (y compris illégal) ne risque-t-il pas d’être facilité ? Sur les théâtres d’opération, comment, en termes algorithmiques, distinguer un combattant d’un non-combattant ? Comment garantir une réaction proportionnée ? En cas d’« erreur de jugement » du robot/drone militaire, à qui sera imputable un tel acte ? L’IA exige un cadre juridique qui reste difficile à concevoir et à mettre en œuvre.

 

L’IA : la privatisation de la guerre

Les guerres ou situations conflictuelles sont un marché économique qu’ont investi les géants technologiques américains. Ces derniers ont conclu des contrats avec les appareils de défense des puissances étatiques. Des liens qui ne sont pas sans poser des problèmes de dépendance pour ces dernières, y compris lorsqu’il s’agit de la première puissance mondiale.

Ainsi, la société de la Tech, « Palantir », est très liée à l’armée américaine. Cette société d’analyse de données vend ses services au département de la Défense et permet par exemple d’évaluer des cibles potentielles en temps réel.

Il y a quelques jours, Donald Trump a décidé que l’IA « Claude » d’Anthropic ne devait plus être utilisée par le Pentagone et par les entreprises liées au secteur de la Défense. Or, cette décision est confrontée à une difficulté : l’IA « Claude » est au cœur du logiciel de Palantir, que le Pentagone mobilise pour réaliser ses opérations militaires au Moyen-Orient.

Un autre cas illustre la situation de dépendance stratégique dans laquelle un Etat peut se retrouver à l’égard d’un acteur privé dans la technologie. Ainsi, si au début de la guerre russo-ukrainienne, le réseau Starlink a contribué à la défense et aux contre-offensives ukrainiennes (pour les communications tactiques de terrain, les échanges avec les centres de commandement, la géolocalisation des cibles, l’envoi d’images prises par drones…), le changement de position d’Elon Musk a pesé sur les capacités militaires offensives de l’Ukraine, en septembre 2022, en ce sens où il a refusé d’activer le réseau de satellites de télécommunications Starlink, exploité par sa société SpaceX, au-dessus de zones situées dans la mer Noire et la péninsule de Crimée, occupée par la Russie depuis 2014. En agissant ainsi, le milliardaire a empêché une attaque de drones navals ukrainiens contre les navires de guerre russes, basés dans le port de Sébastopol…

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