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Heute — 13. Februar 2026Leconomiste Maghrebin

Médiation commerciale : l’arme secrète des entreprises tunisiennes

13. Februar 2026 um 14:42

Rapide, économique et préservatrice des relations d’affaires, la médiation s’impose comme un outil de gestion des conflits encore sous-exploité en Tunisie, malgré l’absence de cadre législatif dédié. Experts et praticiens plaident pour son intégration systématique dans les stratégies contentieuses des entreprises.

La médiation représente un mode alternatif de résolution des conflits reposant sur l’intervention d’un tiers neutre, impartial et indépendant, qui facilite le dialogue entre les parties sans imposer de solution. Zeineb Trabelsi Caid Essebsi, avocate, médiatrice et formatrice, précise que le médiateur garantit la confidentialité et aide les parties à trouver elles-mêmes une issue au litige. Contrairement à l’arbitrage où un juge privé tranche le différend avec un gagnant et un perdant, la médiation aboutit à une solution où les deux parties sont gagnantes, même si les bénéfices ne sont pas également répartis.

Animée par l’avocate et la médiatrice Samira Laouani, Cette table ronde consacrée à la présentation du Règlement de médiation de la Chambre de commerce internationale et aux atouts de la médiation dans le règlement des conflits commerciaux s’est tenue le 13 février 2026 au siège du Conseil Bancaire et Financier. Organisée par ICC Tunisia à l’initiative de sa Commission d’Arbitrage et ADR, cette demi-journée d’échanges et de réflexions a réuni des expertes du secteur privé et public pour explorer les perspectives de développement de cet outil en Tunisie.

Médiation et conciliation : une distinction nécessaire

Saida Chebili, présidente de l’Association Tunisienne de Médiation, souligne la confusion persistante entre médiation et conciliation. Le conciliateur propose une solution et vise la réconciliation des parties, tandis que le médiateur n’intervient pas dans le contenu de l’accord et se concentre sur le processus. Cette distinction conceptuelle demeure floue dans les textes juridiques tunisiens, où les deux termes sont souvent utilisés de manière interchangeable.

Aouatef Mzoughi, avocate, médiatrice et journaliste, insiste sur la dimension préventive et diagnostique du conflit. Selon elle, le conflit ne démarre pas au même moment pour les deux parties et ne se limite pas toujours à l’inexécution contractuelle. Des éléments relationnels comme des courriels non traités, des appels sans suite ou des réunions tendues alimentent les tensions. Le médiateur aide les parties à identifier ces dysfonctionnements et à transformer le conflit en opportunité d’amélioration des procédures internes et des relations commerciales.

Sur le plan international, Alya Ladjimi, conseillère ADR CCI Paris, présente les spécificités de la médiation institutionnelle proposée par la Chambre de commerce internationale. Les statistiques de la période 2021-2025 révèlent que la médiation CCI traite principalement des litiges de grande envergure dans les secteurs de la construction et de l’énergie. Le montant moyen des litiges s’élève à 75 millions de dollars, pour un coût de médiation de 33.600 dollars, soit 0,04 % du montant contesté. La procédure dure en moyenne moins de trois mois et affiche un taux de réussite supérieur à 50 pour cent lorsque les parties acceptent de rencontrer le médiateur.

La médiation CCI attire une clientèle majoritairement européenne et américaine, ces derniers étant particulièrement enclins à transiger en raison d’une culture de résolution amiable bien ancrée. Plusieurs États et entités publiques d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Europe et d’Amérique ont également recours à cette procédure. Alya Ladjimi cite des cas emblématiques, dont un différend entre un investisseur et un État résolu après douze ans de procédure d’arbitrage suspendue, aboutissant à un accord intégré dans une sentence arbitrale, ainsi qu’un règlement portant sur plusieurs centaines de millions de dollars concernant la construction d’une centrale thermoélectrique.

Une flexibilité à tous les stades du conflit

La médiation peut intervenir à tous les stades du conflit. Certaines multinationales intègrent des clauses de médiation CCI dans leurs conditions générales de vente. D’autres parties optent pour la médiation en cours de procédure judiciaire ou arbitrale, voire après le rendu d’une sentence pour en faciliter l’exécution. Dans certains pays européens, le recours à la médiation est devenu obligatoire avant toute procédure contentieuse en matière commerciale. Le non-respect d’une clause de médiation expose les parties à des sanctions, notamment la suspension de l’arbitrage ou l’incompétence du tribunal arbitral.

Pour les entreprises, la médiation présente un double avantage stratégique. Elle permet non seulement de régler le litige, mais aussi de préserver la relation commerciale, élément crucial pour la pérennité des affaires. Aouatef Mzoughi rappelle que l’exécution forcée d’un contrat au terme d’un long procès peut se solder par la perte définitive d’un client ou d’un partenaire. La médiation, par sa souplesse, autorise des solutions innovantes adaptées aux intérêts réels des parties, là où le juge ou l’arbitre applique strictement le droit.

L’État tunisien face à la médiation

Amira Klai, directrice générale des conventions et contentieux internationaux d’investissement au ministère de l’Économie et de la Planification, explique que le choix du mode de règlement des différends résulte d’une négociation et dépend du partenaire, de l’enjeu et du type de contrat. La médiation figure désormais parmi les mécanismes retenus dans l’accord africain de libre-échange continental, bien que celui-ci ne soit pas encore entré en vigueur. Pour l’État, la médiation présente un attrait financier et temporel décisif. Résoudre les conflits rapidement et à moindre coût constitue une priorité dans un contexte budgétaire contraint. La réputation d’un environnement favorable à la résolution amiable des différends contribue également à l’attractivité du pays pour les investisseurs.

Un cadre juridique à construire

Sur le plan national, l’absence de loi spécifique sur la médiation ne constitue pas un obstacle juridique à sa pratique. Zeineb Trabelsi Caid Essebsi rappelle le principe selon lequel ce qui n’est pas interdit est permis. La médiation conventionnelle, c’est-à-dire décidée par les parties avant ou après la naissance du conflit, demeure parfaitement licite. Les entreprises peuvent insérer des clauses de médiation dans leurs contrats ou proposer ce mode de règlement une fois le différend déclaré. Toutefois, cette pratique nécessite un changement de mentalité chez les conseils juridiques et les chefs d’entreprise, qui doivent être sensibilisés aux bénéfices de la médiation.

Saida Chebili insiste sur l’urgence de définir clairement la médiation dans un texte législatif pour dissiper les confusions terminologiques et lever les réticences des acteurs économiques et judiciaires. Le législateur doit poser les bases d’un cadre rassurant, permettant à tous les secteurs de recourir sereinement à la médiation. En attendant, la médiation judiciaire, c’est-à-dire proposée par un magistrat en cours de procès, peine à se développer. Une expérience pilote menée au tribunal de Sousse s’est heurtée à la résistance des magistrats, peu enclins à appliquer un mécanisme non codifié.

Les intervenantes soulignent le coût caché des conflits pour les entreprises. Des études européennes montrent que les salariés consacrent en moyenne une semaine par mois à gérer des tensions internes, au détriment de leur productivité. Les conflits non résolus nuisent également à la réputation et à la compétitivité des organisations. Former les équipes juridiques et les dirigeants à la médiation, introduire des clauses types dans les contrats et élaborer une charte de gestion des différends figurent parmi les recommandations formulées pour favoriser l’adoption de cet outil.

Des outils à disposition des entreprises

La Chambre de commerce internationale met à disposition plusieurs documents accessibles en ligne pour accompagner les entreprises. Outre le règlement de médiation proprement dit, qui compte seulement dix articles reflétant la souplesse voulue de la procédure, deux guides publiés en 2023 méritent l’attention. Le premier propose des outils pour faciliter le règlement amiable des litiges en cours d’arbitrage, avec des conseils destinés aux arbitres et aux parties. Le second, intitulé Effective Conflict Management, détaille l’ensemble des services et mécanismes offerts par la CCI, illustrés d’exemples concrets tout en préservant la confidentialité des dossiers.

L’information et la formation apparaissent comme les leviers prioritaires pour développer la culture de la médiation en Tunisie. Saida Chebili invite les entreprises à intégrer dès maintenant la médiation dans leur stratégie de gestion des risques, sans attendre une loi qui, selon les intervenantes, ne saurait tarder. Le modèle britannique, où la médiation s’est développée de manière pragmatique avant toute codification, illustre qu’une pratique peut précéder et nourrir le cadre législatif. L’expérimentation tunisienne, tant sur le plan local qu’international, pourrait ainsi aboutir à une loi sur mesure, adaptée aux besoins réels du tissu économique national.

 

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Ooredoo Night Run by Xiaomi attire plus de 4000 coureurs pour sa 5e édition à Tunis

13. Februar 2026 um 14:15

La cinquième édition de Ooredoo Night Run by Xiaomi, un événement sportif et culturel majeur organisé en partenariat avec Xiaomi, se tiendra le 14 mars 2026 à Tunis. Cette initiative transforme l’avenue Habib-Bourguiba en un espace de convivialité ramadanesque, avec des parcours de 2, 5 et 10 kilomètres pour inclure enfants, amateurs et athlètes professionnels.

L’événement bénéficie du soutien de Xiaomi, BYD et d’autres partenaires, promettant une édition plus dynamique que jamais. Nouveauté notable : un podium dédié aux athlètes handisports et un autre pour les coureurs de plus de 65 ans. En partenariat avec l’association Ahna Maak, qui soutient les personnes démunies avec du matériel médical ou des médicaments, ainsi que celles atteintes de maladies lourdes.

Au-delà de la performance

Ooredoo met l’accent sur l’inclusivité sociale en honorant les participants de tous âges et les sportifs handicapés, avec animations et loteries pour le public. L’objectif : cultiver une proximité totale avec la communauté tunisienne via une expérience familiale, sécurisée et festive.

Découvrez Ooredoo Night Run by Xiaomi

Eyas Naif Assaf,  Chief Executive Officer Ooredoo Tunisia, souligne : « Le succès des éditions précédentes a ancré cette manifestation dans les habitudes des Tunisiennes et Tunisiens en rendez-vous sportif attendu pendant le Ramadan béni ».

De son côté, le président de la Fédération tunisienne d’athlétisme ajoute que cet événement devient au fil des ans un facteur de promotion sportive, de qualité de vie, de solidarité et d’ancrage social.

Programme et distances

Mohamed Ali Ben Hafsia, directeur de la communication et de la marque chez Ooredoo, convie au rendez-vous du 14 mars 2026. Juste après les examens, adieu le stress ! Une tombola pleine de surprises et un village enfants avec activités ludiques attendent les participants. Distances : 2 km (petits), 5 km (amateurs), 10 km (pros). Podiums par catégories dès 5 ans jusqu’à 65 ans, plus un dédié aux handisportifs, honorés dans toutes les manifestations et aux Jeux paralympiques.

Bilan et perspectives

Interrogé sur les 5 éditions, M. Ben Hafsia répond : « Cinq éditions organisées par Ooredoo, de la première à celle dans un mois : un succès croissant ! Avec 4500 coureurs attendus, l’ambiance conviviale rayonne, des participants de Kairouan, Gafsa et de partout en Tunisie. Édition après édition, nous perfectionnons sécurité, hygiène, organisation et animations. Courses séparées enfants/adultes, gains et tombola boostés pour attirer plus de monde. Venez courir ou profiter de l’esplanade à l’avenue Habib-Bourguiba, dans une animation ramadanesque, tunisienne et familiale ».

Le secret du succès ? « La proximité totale avec nos clients », conclut Mohamed Ali Ben Hafsia.

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Nucléaire : nouveau virage énergétique français

13. Februar 2026 um 12:13

Le développement accru de l’énergie nucléaire et la réduction concomitante des énergies éolienne et photovoltaïque sont prévus dans le programme pluriannuel énergétique présenté jeudi 12 février par le Premier ministre français, Sébastien Lecornu.

Ce programme fixe les objectifs de consommation et de production d’énergie par secteur pour les dix prochaines années (2025-2035). L’ambition du Premier ministre français, Sébastien Lecornu, est de relever le « défi du siècle ». C’est-à-dire de faire de la France la première grande nation industrialisée à s’affranchir de sa dépendance aux énergies fossiles.

Le programme prévoit notamment la construction de quatorze nouveaux réacteurs nucléaires. Mais aussi l’augmentation de la puissance des réacteurs existants, l’allongement de leur durée de vie au-delà de soixante ans…

Parallèlement, en matière d’énergie éolienne, l’objectif est désormais de 15 gigawatts (GW) de capacité installée d’ici 2035; contre 18 GW annoncés dans le précédent programme pluriannuel. Lecornu indique qu’il privilégiera la modernisation des parcs éoliens existants afin d’« accroître leur capacité et de réduire leur impact visuel », plutôt que la construction de nouveaux parcs.

Concernant le photovoltaïque, il vise 48 GW de capacité installée d’ici 2030 et une fourchette de 55 à 80 GW d’ici 2035. Ce qui ralentit la dynamique actuelle. Globalement, comme l’a déclaré le Premier ministre, l’objectif est que les énergies bas carbone représentent 60 % de la consommation finale d’ici 2030. Et ce, avant d’atteindre la neutralité carbone d’ici le milieu du siècle.

Au-delà de la production d’énergie, le succès de la décarbonation dépend aussi de la transformation des usages énergétiques, du passage des voitures à moteur à combustion interne aux véhicules électriques ou de l’électrification des processus industriels, a affirmé le gouvernement français.

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L’Italie forme 330 cadres tunisiens pour le Plan Mattei

13. Februar 2026 um 12:02

Quelque 1 320 fonctionnaires africains – dont 330 Tunisiens – ont pris part, le 10 février 2026, à Caserta en Italie, au lancement d’un programme de renforcement des capacités destiné à 1 320 hauts fonctionnaires africains, dans le cadre du Plan Mattei.

L’ambassade de Tunisie à Rome et la directrice de l’École nationale d’administration (ENA) tunisienne ont représenté la Tunisie à cet événement. Sachant que c’est l’ENA qui assure le rôle d’institution nationale partenaire pour la mise en œuvre dudit programme.

Initié par la SNA – Scuola Nazionale dell’Amministrazione (École nationale d’administration italienne) -, ce projet concerne également la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie et le Kenya. Il prévoit des programmes de formation communs, des visites d’étude ainsi que la mise en place de partenariats institutionnels durables entre l’Italie et les quatre pays bénéficiaires.

Lire aussi : L’Italie investit 600 millions d’euros dans le Plan Mattei pour l’Afrique

Selon l’ambassade de Tunisie à Rome, la cérémonie de lancement a réuni le vice-ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, des responsables des administrations publiques des quatre pays africains participants, ainsi que des représentants de l’Agence italienne de coopération et de développement (AICS) et de la structure dédiée au Plan Mattei.

Lire également : Plan Mattei – Le pari africain de Giorgia Meloni

Une table ronde a suivi la cérémonie officielle afin de détailler les phases opérationnelles du projet et de recueillir les attentes des pays bénéficiaires. Et ce, en présence notamment du ministère italien des Affaires étrangères, de la direction générale italienne de la Fonction publique et des délégations africaines.

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L’Algérie et le Niger tournent la page de la crise diplomatique

13. Februar 2026 um 10:45

Dans un geste fort pour relancer sa diplomatie au Sahel, l’Algérie annonce le retour immédiat de son ambassadeur à Niamey. Mettant ainsi fin à près de dix mois de tensions avec le Niger.

Le ministère algérien des Affaires étrangères a précisé que cette décision faisait suite au retour à Alger de l’ambassadeur nigérien, Aminou Malam Manzo, et à la reprise officielle de ses fonctions. Si ce dégel diplomatique ne règle pas tous les différends, il marque un retour au dialogue entre l’Algérie et le Niger. De même qu’il remet les relations bilatérales sur les rails.

Confronté à un isolement croissant dans sa sphère d’influence sahélienne, Alger a opté pour le pragmatisme. Le maintien d’un vide diplomatique à Niamey risquait en effet d’ouvrir la voie à d’autres acteurs régionaux ou internationaux. Dans ce contexte, dépasser les crispations de l’année écoulée est apparu comme un choix stratégique fondé sur des intérêts communs.

L’Algérie considère le Niger comme un partenaire clé et relativement flexible pour desserrer l’étau diplomatique au Sahel. Alors que les relations avec le Mali restent plus complexes, la reprise du dialogue avec Niamey envoie un signal d’apaisement aux pays voisins et confirme une diplomatie algérienne axée sur la concertation plutôt que l’imposition…

Cette décision intervient quelques jours après l’invitation officielle adressée par Tebboune à son homologue nigérien, le président Abdourahmane Tiani, pour une visite en Algérie.

Les premiers signes d’un rapprochement sont apparus dès novembre 2025, avec un message de félicitations du président nigérien à l’occasion de la Journée de la Révolution algérienne. Le 26 janvier, le ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, s’est rendu au Niger pour relancer les projets pétroliers communs…

A noter que les deux pays partagent près de 950 km de frontière et coopèrent sur des projets structurants, dont la route transsaharienne reliant l’Algérie à la Tunisie, au Niger, au Tchad, au Mali et au Nigeria, symbole d’une intégration régionale que les deux capitales entendent désormais remettre au cœur de leur agenda.

Pour rappel, le 7 avril 2025, le Niger, le Burkina Faso et le Mali — réunis au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) — avaient rappelé leurs ambassadeurs d’Algérie pour consultations, à la suite d’accusations maliennes affirmant que l’armée algérienne avait abattu un drone. Alger avait rétorqué que ledit appareil avait violé son espace aérien dans l’extrême sud du pays et répondu par des mesures de réciprocité.

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BCE : pas de baisse de taux attendue en 2026

13. Februar 2026 um 10:06

Selon un sondage Reuters, la Banque centrale européenne (BCE) maintiendra ses taux d’intérêt inchangés au moins jusqu’à la fin de l’année 2026.

L’inflation a ralenti à 1,7 % en janvier, son plus bas niveau en 16 mois. Ce qui a incité certains responsables bancaires à mettre en garde contre le risque d’une baisse excessive et à affirmer que la BCE devrait se tenir prête à intervenir. Parallèlement, l’économie demeure résiliente.

Les économistes interrogés par Reuters du 9 au 12 février estiment que les taux d’intérêt resteraient inchangés, avec une croissance stable et une inflation proche de l’objectif.

La BCE a maintenu sa politique monétaire inchangée pour la cinquième fois consécutive lors de sa réunion de la semaine dernière et devrait continuer à le faire lors de ses prochaines réunions jusqu’en 2027, selon 66 des 74 analystes interrogés.

« La BCE se trouve actuellement dans une situation quasi idéale pour une banque centrale… Il est également clair que pour les six prochains mois, la BCE maintiendra le taux de sa facilité de dépôt à 2 % ou le réduira », a déclaré Claus Vistesen, économiste en chef de la zone euro chez Pantheon Macroeconomics.

L’économie de la zone euro, qui a progressé de 0,3 % au dernier trimestre 2025, devrait croître à un rythme similaire tout au long de l’année 2026, avec une légère accélération de la croissance en fin d’année…

Selon les prévisions, la croissance devrait atteindre 1,2 % en 2026 et 1,4 % en 2027 après une hausse de 1,5 % l’année précédente, une perspective qui est restée stable depuis août dernier…

Certains ont souligné qu’un euro plus fort pourrait accentuer les pressions déflationnistes. Cependant, en termes de pouvoir d’achat, la monnaie n’est pas encore source d’inquiétude. Après avoir chuté d’environ 1,6 % par rapport à son récent pic au-dessus de 1,20, l’euro devrait se redresser dans les années à venir, selon une autre enquête Reuters.

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« Couffin du Ramadan » : Hyundai Tunisie réaffirme son engagement sociétal

13. Februar 2026 um 09:56

Fidèle à sa politique de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), Hyundai Tunisie organise, le dimanche 8 février 2026, la troisième édition de l’initiative solidaire « Couffin du Ramadan », confirmant ainsi la continuité de son action sociétale en faveur des familles les plus vulnérables, à l’approche du mois saint de Ramadan, période de partage et de solidarité.

Partenaire fidèle de Hyundai Tunisie, l’association « Un Sourire Pour Tous » œuvre depuis plusieurs années en faveur des populations les plus fragiles à travers des actions solidaires durables et ciblées, contribuant ainsi au renforcement de la cohésion sociale.

 

Cette action prévoit la distribution de 200 couffins alimentaires composés de denrées de première nécessité. Cinquante (50) couffins ont été distribués à des familles bénéficiaires dans la région de Mornag. Tandis que cent cinquante (150) couffins seront destinés à des familles de la région de Siliana lors d’une opération programmée la semaine prochaine.

À travers cette mobilisation, Hyundai Tunisie confirme son engagement en faveur d’actions concrètes, ancrées dans les réalités locales et pensées pour répondre aux besoins essentiels des communautés. Cette initiative s’inscrit dans une vision RSE durable, fondée sur la proximité, la responsabilité et l’impact social positif.

En renouvelant pour la troisième année consécutive l’initiative « Couffin du Ramadan », Hyundai Tunisie réaffirme sa volonté d’intégrer la responsabilité sociale au cœur de sa stratégie d’entreprise.

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Vents violents, turbulences météorologiques, jusqu’à quand?

13. Februar 2026 um 09:39

Depuis plus d’un mois, le pays connaît des turbulences météorologiques qui se sont avérées dangereuses pour la vie des citoyens. Entre inondations et vents violents, la vigilance est de mise. Aujourd’hui, la question est de savoir comment anticiper et que faire.

Selon les météorologues de l’Institut national de la météorologie (INM), qui l’ont mentionné via un communiqué, les experts ont déjà prévenu d’une alerte élevée orange, notamment à Sousse et dans d’autres régions du Nord, à l’exception du Kef.
En effet, pour les journées de samedi et dimanche, l’INM prévoit des pluies éparses accompagnées de vents toujours forts, mais moins intenses que celle du jeudi 12 février 2026.  Cela renforcera la sensation de froid.

L’institut lance donc un appel à la vigilance accrue lors des déplacements (surtout aériens et maritimes), à éviter les attractions en extérieur en raison des risques de chutes d’arbres ou de poteaux, et à interdire de monter sur les toits ou lieux élevés.
La grande question est de savoir si cela est toujours lié au changement climatique.

Comment cela s’est-il manifesté ? Cyclones et observations récentes, ces phénomènes naissant sur les océans, ils passaient inaperçus avant l’arrivée des satellites.

Depuis les années 1970, la mise en place d’un réseau complet de satellites scrutant la Terre en permanence a permis de constituer une base de données de plus en plus homogène et précise sur les cyclones.

Car tout commence par le changement climatique, qui réchauffe la température de surface des océans à l’échelle du globe et bouleverse la circulation générale de l’atmosphère.

Or un cyclone déjà bien formé « puisera » bien plus d’énergie pour se renforcer dans une atmosphère humidifiée au-dessus d’océans réchauffés. Cela signifie que la capacité de l’atmosphère à contenir de l’humidité augmente avec sa température. Ce supplément d’humidité disponible sera à l’origine d’un renforcement des pluies cycloniques.

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Accord USA–Taïwan : droits de douane fixés à 15 %

13. Februar 2026 um 09:28

L’accord oblige Taipei à acheter des biens américains pour des milliards de dollars jusqu’en 2029.

Les Etats-Unis et Taïwan ont signé, jeudi 12 février, l’accord commercial définitif conclu en janvier dernier qui impose un droit de douane américain de 15 % sur les importations en provenance de Taïwan, tandis que Taipei s’engage à respecter un calendrier pour éliminer ou réduire les droits de douane sur la quasi-totalité des produits américains.

Le document publié par le Bureau du représentant américain au commerce exige que Taïwan augmente considérablement ses achats de biens américains jusqu’en 2029, notamment 44,4 milliards de dollars de gaz naturel liquéfié et de pétrole brut, 15,2 milliards de dollars d’avions et de moteurs civils et 25,2 milliards de dollars d’équipements de réseau électrique, de générateurs, d’équipements maritimes et d’équipements sidérurgiques…

Taïwan a également obtenu des exemptions de droits de douane pour plus de 2 000 produits qu’elle exporte vers les États-Unis. Selon le président taïwanais, Lai Ching-te, cela signifie que le droit de douane moyen sur les exportations vers les États-Unis diminuera pour atteindre 12,33 %.

L’accord doit être approuvé par le Parlement taïwanais, où l’opposition détient la majorité des sièges.

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Valorisation des déchets : Tunis active le levier italien

13. Februar 2026 um 07:46

Une délégation tunisienne de haut niveau est à Rome pour une mission technique tripartite avec l’Italie et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) afin d’accélérer le déploiement de la valorisation énergétique des déchets (VED) en Tunisie.

Au cœur des discussions : le projet pilote de Djerba et les conditions de sa réplication à l’échelle nationale.

Cette mission vise à mobiliser des partenariats public-privé (PPP) pour financer l’extension de la VED à d’autres régions. La délégation tunisienne a présenté les besoins du pays en matière de traitement des déchets ainsi que les réformes tarifaires envisagées pour renforcer l’attractivité des investissements privés.

Les échanges ont débuté par une séance d’information au centre du PNUD à Rome, suivie d’une réunion technique avec le ministère italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique (MASE). Les responsables italiens ont exposé leur stratégie nationale en matière d’économie circulaire et les cadres réglementaires relatifs au biométhane, en lien avec les objectifs de développement durable liés à l’énergie propre et à la production responsable.

Une table ronde a également réuni des acteurs du secteur privé italien, dont la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), afin d’explorer des partenariats industriels et financiers autour du modèle tunisien de Djerba.

Le centre du PNUD de Rome a, par ailleurs, présenté ses plans d’extension de l’initiative PISTA, un mécanisme destiné à améliorer la bancabilité des projets d’infrastructures de VED en Tunisie.

À l’issue de cette première journée, les trois parties ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération bilatérale et multilatérale pour accompagner la Tunisie vers des modèles énergétiques plus durables, dans le cadre de sa transition énergétique.

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Dette publique : le mirage de la catastrophe, ou comment la peur coûte plus cher que les chiffres

13. Februar 2026 um 05:02

À écouter certains discours et à parcourir certaines études, la dette serait une sentence. Un couperet suspendu au-dessus de nos têtes. Une mécanique implacable qui condamnerait les nations à l’austérité éternelle, aux sacrifices sociaux et au déclassement. À chaque publication d’un ratio, à chaque décimale supplémentaire, le même réflexe : l’alarme, la panique, l’appel aux coupes budgétaires.

Pourtant, l’histoire économique enseigne l’inverse. Les pays ne s’effondrent pas parce qu’ils sont endettés. Ils s’affaiblissent lorsqu’ils cessent d’investir, lorsqu’ils renoncent à croître, lorsqu’ils se laissent gouverner par la peur plutôt que par la stratégie.

La dette n’a jamais été une apocalypse. Elle est un outil. Et c’est la manière dont on la manie qui décide du destin d’une économie. Dans le contexte tunisien, cette nuance est décisive.

 

La grande confusion : comparer l’État à un ménage

Le débat public est souvent piégé par une analogie trompeuse : celle du « bon père de famille ». L’État devrait, dit-on, gérer ses finances comme un foyer, ne pas vivre au-dessus de ses moyens, rembourser ses dettes au plus vite. Mais un État n’est pas un ménage.

Un ménage rembourse une fois pour toutes. Un État refinance en permanence. Il étale ses échéances, émet de nouvelles obligations, rééchelonne ses maturités, s’appuie sur la durée. La dette publique est un flux continu, pas une facture à solder demain matin.

Ce qui importe réellement n’est pas le montant brut de la dette, mais sa soutenabilité : le coût des intérêts, la confiance des prêteurs, et surtout la capacité de l’économie à générer de la richesse.

Autrement dit, la question centrale n’est pas « combien devons-nous ? » mais « combien produisons-nous ? » C’est là que tout se joue.

 

Le débat public est souvent piégé par une analogie trompeuse : celle du « bon père de famille ». L’État devrait, dit-on, gérer ses finances comme un foyer, ne pas vivre au-dessus de ses moyens, rembourser ses dettes au plus vite. Mais un État n’est pas un ménage.

 

Les leçons de l’histoire : on s’endette pour construire, pas pour sombrer

Les grandes puissances économiques n’ont jamais grandi sans dette. Elles se sont endettées pour se reconstruire après les guerres, pour industrialiser, pour bâtir des réseaux ferroviaires, des systèmes éducatifs, des hôpitaux, des infrastructures énergétiques.

La dette a financé l’État-providence européen. Elle a permis les Trente Glorieuses. Elle a soutenu le miracle japonais malgré des ratios vertigineux. Elle accompagne encore aujourd’hui les États-Unis et la plupart des économies avancées.

Aucun de ces pays n’a réduit sa dette par la seule austérité. Tous l’ont diluée par la croissance. La croissance est la véritable politique de désendettement. Cette vérité simple est trop souvent oubliée dans nos débats nationaux.

 

En Tunisie, la peur budgétaire comme doctrine

En Tunisie, la dette est devenue un mot tabou, presque culpabilisant. Chaque discussion budgétaire est dominée par la même obsession : réduire, couper, geler, retarder. Contenir et/ou réduire la masse salariale. Couper l’investissement public. Reporter les projets d’infrastructures. Limiter les dépenses sociales. Le tout au nom d’une nécessaire « discipline ».

Cette logique peut sembler prudente. Elle est en réalité dangereuse. Car lorsqu’un État réduit brutalement ses dépenses productives, il freine l’activité économique. Moins de chantiers, c’est moins d’emplois. Moins de revenus, c’est moins de consommation. Moins d’entreprises dynamiques, c’est moins d’impôts collectés.

 

Chaque discussion budgétaire est dominée par la même obsession : réduire, couper, geler, retarder. Contenir et/ou réduire la masse salariale. Couper l’investissement public.

 

Le déficit ne disparaît pas. Il se déplace. Et le ratio dette/PIB peut même s’aggraver, non parce que la dette explose, mais parce que la richesse nationale stagne. L’austérité prolongée finit par ressembler à un médecin qui affaiblit son patient pour le guérir.

 

Le vrai problème tunisien : une croissance trop faible

La Tunisie ne souffre pas d’abord d’un excès de dette. Elle souffre d’un déficit de croissance.

Croissance molle, investissement privé hésitant, industrie en perte de vitesse, chômage élevé des jeunes diplômés, faible montée en gamme technologique : voilà les véritables fragilités.

Dans ces conditions, chaque dinar de dette paraît plus lourd qu’il ne devrait l’être.

À l’inverse, une économie dynamique peut absorber des niveaux d’endettement bien supérieurs sans vaciller. Parce que la richesse créée demain rend la dette d’aujourd’hui plus légère. Le poids d’une dette dépend toujours de la vigueur de l’économie qui la porte. C’est donc la croissance qui doit être la priorité stratégique, pas la contraction permanente des dépenses.

 

Dette improductive ou dette d’avenir : le choix décisif

Toute dette n’est pas égale. Une dette qui finance des dépenses courantes sans impact économique est discutable. Elle entretient le présent sans préparer l’avenir.

Mais une dette qui finance des ports modernes, des réseaux ferroviaires efficaces, des écoles performantes, des hôpitaux fonctionnels, des start-up innovantes, des énergies renouvelables, est un investissement collectif. Elle crée de la productivité, des emplois, des recettes fiscales futures. Elle se rembourse presque d’elle-même.

Pour la Tunisie, la question n’est donc pas de savoir s’il faut ou non s’endetter, mais pour quoi s’endetter. L’enjeu est la qualité de la dépense publique, pas son étouffement aveugle.

 

Pour la Tunisie, la question n’est donc pas de savoir s’il faut ou non s’endetter, mais pour quoi s’endetter. L’enjeu est la qualité de la dépense publique, pas son étouffement aveugle.

 

Sortir du gouvernement par la peur

À force de dramatiser la dette, on finit par légitimer toutes les régressions : moins d’État social, moins d’investissement, moins d’ambition. La peur devient une méthode de gouvernement. Or une nation ne se redresse jamais en se repliant.

Elle se redresse en investissant dans sa jeunesse, dans son capital humain, dans son appareil productif, dans sa souveraineté énergétique et technologique. Elle se redresse en croyant en son potentiel plutôt qu’en comptant ses pénuries.

La dette n’est ni une chaîne ni une malédiction. C’est un levier. Mal utilisée, elle pèse. Bien orientée, elle propulse.

 

Reconquérir l’avenir

Au fond, le débat sur la dette est un débat sur la vision du pays. Voulons-nous gérer la rareté, année après année, en compressant toujours davantage ? Ou voulons-nous préparer la richesse future en investissant intelligemment aujourd’hui ? Le courage politique ne consiste pas à rassurer les marchés par des coupes spectaculaires. Il consiste à bâtir les conditions d’une croissance durable.

Car lorsque le PIB progresse plus vite que la dette, les chiffres cessent d’effrayer. Le ratio se réduit presque naturellement, comme une ombre qui disparaît au lever du soleil.

La Tunisie n’a pas besoin d’une obsession comptable. Elle a besoin d’une stratégie de développement. La dette ne sera pas notre apocalypse. La véritable menace serait de renoncer à construire.

 

Lorsque le PIB progresse plus vite que la dette, les chiffres cessent d’effrayer. Le ratio se réduit presque naturellement, comme une ombre qui disparaît au lever du soleil.

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Gestern — 12. Februar 2026Leconomiste Maghrebin

Feu vert de l’ARP à 100 M€ pour la santé en Tunisie

12. Februar 2026 um 17:41

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, jeudi 12 février 2026 en séance plénière, deux projets de loi approuvant des avenants à des conventions de prêts conclus avec l’Agence française de développement (AFD), pour un montant global de 103,3 millions d’euros (M€).

Ces financements visent à moderniser les infrastructures sanitaires à Sidi Bouzid et à accélérer le déploiement de la santé électronique en Tunisie.

Le premier texte adopté porte sur l’avenant n°1 à la convention de prêt signée le 14 février 2019 et concerne le programme de modernisation des services de santé dans le gouvernorat de Sidi Bouzid.

D’un coût global estimé à 78,3 M€, le projet est financé par un prêt de 76 M€ accordé par l’AFD (Agence française de développement), complété par 1,3 M€ de subventions de l’agence, ainsi qu’environ 1 M€ de l’Union européenne, destinés notamment à l’assistance technique et à l’efficacité énergétique. Le prêt est assorti d’une maturité de 20 ans, dont sept années de grâce.

Le programme prévoit la modernisation de l’hôpital régional de Sidi Bouzid, la réhabilitation des structures publiques de santé de première ligne et le renforcement de la gouvernance sanitaire au niveau local.

Toujours lors de cette séance, les députés ont également adopté l’avenant n°2, signé le 27 décembre 2024, relatif au financement du programme d’appui à la santé électronique (E-Santé). Cet avenant porte sur un montant de 27,3 M€.

Le programme E-Santé vise à développer et sécuriser le système d’information sanitaire national afin d’améliorer la prise en charge des patients et la performance des hôpitaux publics. Il prévoit la modernisation des systèmes d’information hospitaliers, leur déploiement dans 24 hôpitaux universitaires, ainsi que la mise en œuvre de cinq initiatives régionales de télémédecine couvrant les régions du nord, du centre et du sud du pays.

Au-delà de la digitalisation, le dispositif ambitionne de réduire les disparités régionales en matière d’accès aux soins spécialisés et de consolider le cadre institutionnel de la santé électronique en Tunisie.

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Finance verte et premier bilan carbone : l’année 2024 d’Amen Bank en chiffres

12. Februar 2026 um 16:50

Avec 94 millions de dinars consacrés à des financements à dimension environnementale, Amen Bank inscrit l’exercice 2024 dans une dynamique marquée par la transition énergétique et la transparence climatique. L’établissement publie à cette occasion son premier bilan carbone couvrant l’ensemble de son réseau.

Banque privée tunisienne dotée d’un capital social de 174,6 millions de dinars, Amen Bank opère à travers 148 agences et cinq centres d’affaires. En 2024, elle a participé au financement de dix des treize projets retenus dans le cadre du cinquième appel à projets soumis au régime d’autorisation du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Ces opérations, déployées à Sidi Bouzid et Médenine, représentent une capacité installée de 17 mégawatts pour un investissement global de 37 millions de dinars.

La banque a également accompagné le premier projet tunisien d’autoconsommation électrique privé à privé. Implantée à Kairouan, la centrale solaire photovoltaïque affiche une puissance de 100 mégawatts, mobilise 300 millions de dinars et devrait produire plus de 180 gigawattheures par an.

Au total, 23 projets ont été soutenus durant l’année, dont 22 relevant des énergies renouvelables et un consacré à l’efficacité énergétique. L’encours vert atteint 94 millions de dinars pour un volume d’investissement global de 186 millions de dinars, réparti entre 60 millions destinés aux entreprises corporate et 34 millions aux PME. La banque a en outre structuré son premier Sustainability-Linked Loan de 40 millions de dinars, intégré dans un programme d’investissement de 112 millions dédié à l’amélioration de la performance énergétique.

Un fonds de 25 millions d’euros, créé en partenariat avec l’Agence italienne pour la coopération et le développement (AICS), appuie la transition écologique dans la pêche et l’aquaculture via des subventions comprises entre 3 000 et 70 000 euros.

Un premier inventaire carbone dominé par le scope 3

Pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2024, le bilan carbone fait ressortir 198 774 tonnes d’équivalent CO₂, avec une incertitude évaluée à 36 %. Le périmètre couvre le siège, les 148 agences et les cinq centres d’affaires.

Les émissions indirectes (scope 3) concentrent 97,9 % du total, soit 194 522 tonnes d’équivalent CO₂, principalement liées au transport de fonds, aux achats, aux immobilisations et aux déplacements professionnels. Les émissions associées à l’énergie achetée (scope 2) atteignent 3 981 tonnes (2 %), tandis que les émissions directes (scope 1) s’établissent à 271 tonnes (0,1 %).

Les agences représentent 79 % des émissions recensées, contre 21 % pour le siège. Le transport de fonds constitue la principale source avec 180 977 tonnes d’équivalent CO₂ (91 % du total) et une incertitude de 40 %. Les trajets domicile-travail totalisent 7 449 tonnes (3,7 %).

Amen Bank a rejoint le Partnership for Carbon Accounting Financials (PCAF), qui regroupe plus de 500 institutions financières et impose la publication de l’empreinte carbone des activités financières selon un standard aligné sur l’Accord de Paris. En 2024, l’établissement a également été distingué par Global Banking and Finance comme « Meilleure Banque Verte en Tunisie ».

Gestion environnementale et indicateurs opérationnels

Un accord conclu avec l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME) prévoit l’optimisation des systèmes de climatisation, l’amélioration du facteur de puissance, la réduction de la consommation d’éclairage et la mise en place d’une gestion technique des bâtiments.

Sur l’exercice, la consommation électrique s’élève à 6 863 657 kWh, la consommation de carburant à 975 litres et celle d’eau à 1 068 710 litres. L’intensité des émissions atteint 22 843 mégajoules par employé.

Les déchets générés totalisent 174,63 tonnes. Parmi eux, 50,89 tonnes proviennent du siège et des agences, correspondant à 25 613 kilogrammes d’équivalent CO₂. Le recyclage a porté sur 14 tonnes de papier, dont 13 000 kilogrammes collectés et traités, permettant d’éviter 0,28 tonne de CO₂ équivalent. La banque privilégie l’utilisation de papier certifié FSC et EU Ecolabel.

Résultats financiers et données sociales

En 2024, le produit net bancaire atteint 566,5 millions de dinars (+4,91 %), le chiffre d’affaires 1 209,9 millions (+5,60 %) et le résultat net 229,9 millions (+18 %). Le total bilan s’établit à 11 855,7 millions de dinars (+7,82 %), tandis que les créances sur la clientèle atteignent 7 299,5 millions (+1,86 %).

Le coefficient d’exploitation ressort à 40 %, contre 39,76 % en 2023. Le rendement moyen des actifs s’élève à 2 % et celui des fonds propres à 17,1 %. Les capitaux propres atteignent 1 574 millions de dinars et les fonds propres nets 1 767,6 millions. Le ratio de capital s’établit à 16,17 %, dont 12,20 % en tier 1. Le ratio de liquidité à court terme atteint 160,2 % et le ratio crédits/dépôts 99,9 %. Le taux de créances classées est de 9,62 %, avec un taux de couverture de 73,34 % et un taux de couverture des engagements de 8,71 %. Les provisions et agios réservés totalisent 973 millions de dinars.

Au 31 décembre 2024, l’effectif compte 1 128 collaborateurs (952 CDI, 175 CDD et 1 CIVP), contre 1 133 un an plus tôt. Les cadres et cadres supérieurs représentent 890 personnes, soit un taux d’encadrement de 86,4 %. La répartition est de 59 % d’hommes et 41 % de femmes.

Le taux de rotation atteint 7,5 %, avec 85 recrutements et 86 départs, dont 66 départs à la retraite. Le ratio de stabilité est de 83,7 %. Les femmes occupent 5,5 % des sièges dans les instances de gouvernance et 8 % des comités du Conseil d’administration.

Les dépenses de formation s’élèvent à 0,74 million de dinars. L’Académie interne a assuré 1 167 heures, complétées par 3 750 heures de formations internes et externes, soit 3 heures et 19 minutes par employé. Les crédits sur fonds social totalisent 11 millions de dinars, dont 3,84 millions pour l’habitat. Les financements sur ressources ordinaires représentent 25,8 millions via la direction des ressources humaines et 11,75 millions via le pôle banque de détail. Le service de médecine du travail a réalisé 861 interventions et trois accidents du travail ont entraîné 84 journées perdues.

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Le statut d’Opérateur économique agréé pour 19 nouvelles entreprises

12. Februar 2026 um 16:23

Dix-neuf (19) nouvelles entreprises industrielles opérant dans les secteurs des composants automobiles, du textile, cuir et chaussures et des services connexes à l’industrie, se sont vu décerner le statut d’ »Opérateur économique agréé » (OEA), accordé par la Direction générale des douanes.

Le nombre d’entreprises ayant déjà obtenu ce statut, depuis le lancement de ce programme en 2010, passe ainsi de 202 à 221, dont 126 entreprises industrielles.

Les accords relatifs à l’octroi de ce statut ont été signés entre la Direction générale de la douane tunisienne et ces entreprises. Et ce, lors d’une journée d’information sur le statut d’opérateur économique agréé, organisée à Tunis.

Ainsi, l’opérateur économique agréé est un statut accordée à toute entreprise établie en Tunisie, exerçant une activité en relation avec le commerce extérieur, ayant la confiance de l’administration des douanes et remplissant des conditions minimales.

Ce statut permet aux entreprises bénéficiaires de réduire les délais des contrôles physiques des marchandises et corollairement ceux de stationnement au niveau des ports. Et ce, moyennant des déclarations simplifiées établies conformément aux dispositions du code des douanes ou des déclarations en détail orientées automatiquement au circuit vert.

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Réglementation de change : 12 % des startups perdent des clients et des opportunités

12. Februar 2026 um 15:28

Une étude présentée par le professeur Kamel Ghazouani révèle un décalage entre le cadre réglementaire actuel et les besoins réels des startups. Les procédures administratives et les exigences documentaires constituent les principaux obstacles pour 74 % des entreprises interrogées.

Le professeur universitaire et expert Kamel Ghazouani a présenté ce mercredi 12 février 2026, lors de la clôture du programme régional « From Innovation to Creation »  au siège de l’IACE, les résultats d’une enquête intitulée « Perception des startuppeurs vis-à-vis de la réglementation de change et du Startup Act 2.0 ». L’étude, menée entre fin 2025 et début 2026, couvre un échantillon de 298 startups sur les 1 150 recensées en Tunisie.

Selon les données présentées, l’écosystème tunisien compte 1 150 startups ayant une valeur cumulée de 750 millions de dinars et générant environ 10 000 emplois. La répartition sectorielle montre que : 20 % de ces entreprises évoluent dans les activités de logiciels et services professionnels; 9,4 % dans la technologie de la santé; et 6 % dans les FinTech.

Par technologie, 37 % se concentrent sur le développement de plateformes et 8 % dans l’intelligence artificielle. Le secteur tech contribue à hauteur de 11 % au PIB tunisien, avec 52 % des startups orientées vers l’export. Si 46 % du chiffre d’affaires de ces entreprises est réalisé en Tunisie, 82 % est généré à l’étranger.

Un cadre réglementaire perçu comme peu pertinent

L’enquête révèle que 56 % des startuppeurs jugent que le code de change en vigueur n’a pas d’impact significatif sur leur activité ou déclarent ne pas être concernés par ses dispositions. Seuls 31 % considèrent les mesures actuelles comme un atout. Cette perception s’explique notamment par l’orientation des activités, les startups tournées vers le marché local exprimant moins d’intérêt pour les dispositions relatives à la convertibilité courante, aux transferts de revenus ou au rapatriement des dividendes.

Concernant la convertibilité courante, 43 % des startuppeurs déclarent ne pas être concernés par la possibilité d’effectuer certaines opérations courantes en devise; contre 33 % qui estiment cette mesure pertinente. Cette proportion varie selon les secteurs, avec 57 % des acteurs du commerce qui se disent non concernés. Pour la garantie des transferts de revenus, 56 % ne se sentent pas concernés. Tandis que 23 % y voient un atout. La notion de résidence des personnes physiques et morales laisse indifférents 60 % des répondants. Seuls 17 % la considérant comme un atout. Le rapatriement des dividendes n’intéresse pas 44 % des startups, bien que 38 % le perçoivent positivement.

Le dispositif de sanctions se démarque en revanche par une perception plus favorable. Avec 46 % des startuppeurs qui le jugent comme un atout à renforcer, contre 33 % qui estiment ne pas être concernés.

Les problèmes rencontrés dans l’application de la réglementation touchent principalement les procédures administratives et les exigences documentaires. L’étude identifie 74 % des startups confrontées à des démarches jugées longues et complexes ou à des documents requis inadaptés aux réalités de leurs modèles économiques. Plus précisément, 44 % des entreprises interrogées signalent des difficultés dans l’ouverture d’un compte en devise ou la réalisation d’opérations internationales. Et 207 startups sur 198 répondantes pointent du doigt la lourdeur des documents exigés.

Les délais d’attente pour les autorisations F1 et F2 constituent un problème pour 39 % des startups. Tandis que 32 % font état de difficultés dans le paiement des fournisseurs étrangers. Les procédures concernant la sortie de devises touchent 28 % des répondants. Alors que 19,3 % rencontrent des blocages dans leurs relations avec les banques. L’inadéquation de l’allocation de devises pour les voyages affecte 5 % des entreprises et 17 % évoquent des blocages bancaires jugés injustifiés.

L’analyse sectorielle distingue trois catégories. Les secteurs fortement exposés aux problèmes regroupent la technologie, les FinTech et le commerce international, activités fortement internationalisées. Les secteurs moyennement exposés incluent la santé et les services, qui nécessitent un recours occasionnel à l’international. Enfin, les activités orientées vers le marché local, telles que l’agriculture, l’artisanat et l’architecture se déclarent moins affectées.

Des impacts concrets sur l’activité

Les obstacles réglementaires se traduisent par des conséquences directes sur les opérations des startups. L’enquête révèle que 19,1 % des entreprises rencontrent des difficultés de trésorerie liées aux problèmes identifiés. La perte de clients et d’opportunités commerciales touche 12,2 % des répondants; tandis que 7,7 % ont dû annuler des opérations. Par ailleurs, 6 % des startups déclarent avoir renoncé à des activités à l’international en raison des contraintes administratives.

Ces impacts varient selon les secteurs d’activité. Le secteur de la technologie apparaît particulièrement affecté par les difficultés de trésorerie; alors que 13,3 % des startups actives dans la santé signalent des retards ou des annulations d’opérations. Aucun impact significatif n’est en revanche constaté dans le secteur de la santé pour 14,3 % des entreprises interrogées.

L’enquête identifie cinq formes d’attente pour un futur Startup Act 2.0. La simplification des démarches administratives arrive en tête des priorités, avec une demande forte pour la digitalisation et l’accélération des procédures. La facilitation des financements constitue le deuxième axe majeur, les startuppeurs réclamant un meilleur accès aux fonds et investisseurs.

Le besoin d’un accompagnement spécialisé figure également parmi les attentes structurantes, les entrepreneurs souhaitant un écosystème plus pédagogique avec davantage de formation spécialisée et de mentorat. Les attentes spécifiques à l’international portent sur l’assouplissement des autorisations, procédures, licences et obligations. Enfin, la réduction des délais constitue un enjeu central, la notion de rapidité revenant fréquemment dans les réponses recueillies.

Des pistes inspirées des expériences internationales

L’étude propose des orientations basées sur les modèles de Singapour, de la France, de l’Allemagne et de la Corée du Sud. Ces expériences reposent sur quatre piliers principaux : la résolution des problèmes liés au capital et au financement; l’adaptation des règles et de la juridiction; la simplification de la réglementation et des démarches administratives; et la définition d’une stratégie sectorielle claire.

Concernant le financement, l’étude suggère la création d’un fonds public co-investisseur en devises. Sur le plan réglementaire, la possibilité de créer des zones startups à contrôle de change allégé est évoquée. En matière d’innovation, trois priorités sectorielles sont avancées : les FinTech, les GreenTech et l’intelligence artificielle.

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Le déficit commercial de la Tunisie s’élève à 1,3 milliard de dinars en janvier

12. Februar 2026 um 15:09

Courant janvier 2026, les échanges commerciaux de la Tunisie se sont élevés à 5 298,7 millions de dinars (MDT) à l’exportation et 6 586,4 MDT à l’importation.

Selon les données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant le mois de janvier 2026, notre pays a exporté pour une valeur de 5 298,7 MDT (+5,4 %); contre 5 025,7 MDT durant le mois de janvier 2025. Quant aux importations, elles ont atteint 6 586,4 MDT contre 6 790,3 MDT pour le même mois en 2025 (-3,%). Au total, le déficit commercial s’établit ainsi à 1 287,6 MDT en janvier 2026 contre 1 764,6 MDT en janvier 2025. Par conséquent, le taux de couverture a atteint 80,4 % contre 74 % en janvier 2025.

Concernant les exportations, les hausses les plus importantes ont été enregistrées dans le secteur de l’énergie (+140 %) sous l’effet de l’augmentation de nos ventes de produits raffinés (100,3 MDT contre 28,5 MDT), les industries mécaniques et électriques (+6,4 %) et les industries agro-alimentaires (+1%) à la suite de la hausse de nos ventes en huile d’olive (610,5 MDT contre 518,4 MDT).

En revanche, les exportations ont connu des baisses pour le secteur mines, phosphates et dérivés (-23,6 %) pour celui du textile/habillement et cuir (-2,1 %).

 

Par ailleurs, certains secteurs ont vu leurs importations s’inscrire en hausse, en l’occurrence le groupe biens d’équipement (+6,9 %), celui des produits énergétiques (+3,9 %), des biens de consommation (+1,1 %).

Par contre, les importations des produits des matières premières et demi-produits sont en baisse de 5,5 % et les produits alimentaires de 32,5%.

La répartition géographique montre que les exportations tunisiennes vers l’Union européenne en janvier 2026 ont atteint 71,6 % du total des exportations. Totalisant ainsi la valeur de 3 791,4 MDT; contre 3 413,8 MDT durant le mois de janvier 2025. Elles sont notamment en hausse avec la France (+16,5 %) et l’Italie (+3,3 %); mais en baisse avec l’Allemagne (-0,3 %) et les Pays-Bas (-21 %).

Avec l’Egypte, les exportations tunisiennes ont augmenté de 41,8 % et de 24,8 % avec les Emirats arabes unis. Mais elles ont fortement baissé avec le Maroc (-67,3 %), l’Algérie (-10,8 %) et la Libye (-24,8 %).

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Boom des recettes douanières à Washington

12. Februar 2026 um 12:12

Le gouvernement américain a enregistré un déficit moins important en janvier 2026 par rapport à la même période de l’année précédente. Et ce, grâce à une hausse de 30 milliards de dollars des recettes douanières au cours du mois.

Les recettes perçues au titre des frais depuis le début de l’exercice fiscal américain en octobre dernier ont atteint 124 milliards de dollars. Soit une augmentation de 304 % par rapport à la même période de l’exercice fiscal 2025.

Cette situation survient à un moment où les marchés et la Maison Blanche attendent une décision de la Cour suprême qui pourrait être cruciale pour l’avenir de ces recettes et leurs implications pour les finances publiques.

En revanche, le service de la dette américaine de 38 600 milliards de dollars continue de peser de plus en plus sur les finances publiques. Les paiements d’intérêts nets en janvier 2026 s’élevaient à environ 76 milliards de dollars. Tandis que le total des paiements d’intérêts depuis le début de l’exercice fiscal en cours a atteint 427 milliards de dollars; contre 392 milliards de dollars au cours de la même période de l’exercice précédent.

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Gabès : le tribunal reporte l’examen de l’affaire contre le Groupe chimique tunisien

12. Februar 2026 um 11:55
Le tribunal de première instance de Gabès a reporté au 26 février 2026 l’examen de l’affaire en référé contre le Groupe chimique tunisien (GCT).
Cette procédure d’urgence, initiée par la section régionale de l’Ordre des avocats, vise à obtenir l’arrêt immédiat de la production du complexe chimique, en attendant l’exécution effective de la décision de démantèlement et de délocalisation de l’installation du GCT.
Du reste, un petit groupe de citoyens et de militants écologistes s’est rassemblé devant le palais de justice pour exiger une accélération du processus judiciaire.

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« From Innovation to Creation » : quatre ans pour refaçonner l’écosystème MENA

12. Februar 2026 um 11:28

Le 12 février 2026, l’IACE a accueilli  la cérémonie de clôture du programme « From Innovation to Creation », financé par la Commission européenne et mis en œuvre sur quatre ans en Tunisie, au Liban, en Palestine et en Jordanie. Cet événement régional a réuni les représentants des partenaires institutionnels et les acteurs de l’écosystème entrepreneurial pour dresser le bilan d’un programme visant à renforcer les organisations de soutien à l’innovation, améliorer la compétitivité des startups et contribuer à l’amélioration du cadre réglementaire.

Fidelma O’Shaughnessy, responsable de l’équipe de coopération économique régionale à la Commission européenne au sein de la Direction générale MENA, a rappelé l’importance de l’innovation comme moteur de transformation des sociétés européennes et méditerranéennes. Elle souligne que « l’innovation ne vit pas dans un vacuum » et nécessite un environnement propice, des réseaux de soutien et un accès aux financements pour permettre aux entreprises de prospérer dans une économie mondialisée.

Le programme « From Innovation to Creation », lancé en 2022 en collaboration avec SPARK, et l’IACE, s’est attaché à répondre aux défis structurels de l’écosystème entrepreneurial : lourdeurs bureaucratiques, accès limité au capital, faible représentation des associations d’entrepreneurs et absence de mise en relation systématique avec les investisseurs.

Mme O’Shaughnessy a souligné les résultats obtenus : 85 organisations de soutien à l’innovation ont bénéficié d’opportunités de formation et de mise en réseau dans les quatre pays partenaires. Ces structures sont désormais mieux équipées pour accompagner les entrepreneurs dans la gestion de l’innovation, l’approvisionnement technologique et l’élaboration de plans d’affaires, notamment dans les secteurs de l’économie sociale et verte.

Le programme a également privilégié le soutien aux entrepreneurs issus de catégories sous-représentées : 240 entreprises ont reçu des formations et un accompagnement en compétences numériques. Tandis que 120 entrepreneurs en zones rurales ont bénéficié de services d’accès au marché. Par ailleurs, 100 entreprises ont été soutenues financièrement à hauteur de 1,3 million d’euros.

Malgré les contextes difficiles en Palestine et au Liban, le programme a permis la création de trois entreprises en Palestine et le développement de dix entreprises au Liban. Smart Capital a facilité la mise en relation avec des investisseurs providentiels, permettant à sept entreprises de lever plus d’un million d’euros. Certaines startups accompagnées, notamment dans le secteur créatif au Liban, ont pu étendre leurs activités vers les marchés du Golfe.

La dimension régionale du programme a été mise en avant par Mme O’Shaughnessy, qui a cité en exemple l’échange entre la Palestine et la Tunisie autour du cadre législatif du Startup Act tunisien. L’un des partenaires, DOT, a facilité un apprentissage régional auprès de 25 organisations et établi le programme de coopération régionale BridgeUp entre quatre structures de chacun des pays partenaires.

L’ancrage local et la nécessité d’agilité réglementaire

De son côté, Majdi Hassan, directeur exécutif de l’IACE, a insisté sur le défi que représentait la transition de l’écosystème tunisien vers une phase de consolidation post-création. Il estime que le véritable enjeu réside moins dans la génération d’idées ou la mise en place de mécanismes de soutien que dans la capacité à les mettre en œuvre de manière effective.

Il a souligné que le programme a permis de démontrer l’existence de startups tunisiennes de qualité, compétitives à l’échelle internationale, et de professionnaliser l’écosystème d’accompagnement. Il a toutefois pointé les obstacles réglementaires persistants, notamment en matière de code des changes et de bureaucratie, qui freinent la concrétisation des projets entrepreneuriaux.

Pour le directeur de l’IACE, le programme illustre la nécessité d’adapter les cadres réglementaires aux réalités de l’innovation. « L’important, ce n’est pas d’avoir des idées. Nous avons beaucoup de jeunes qui ont eu de bonnes idées. Mais pouvoir réaliser son rêve et pouvoir le mettre en application, c’est au-delà de la personne et de sa volonté. C’est vraiment tout l’écosystème, toutes les réglementations qui doivent être agiles et qui doivent le permettre », a-t-il déclaré. Cette problématique de la mise en œuvre et de l’agilité institutionnelle constituera, selon M. Hassan, l’un des sujets prioritaires pour l’IACE dans les années à venir.

Un bilan et des perspectives pour la transformation systémique

Mourad Hentati, représentant de SPARK, a présenté le programme comme une initiative visant à agir à trois niveaux complémentaires. A savoir : le renforcement des capacités des organisations de soutien à l’innovation; l’amélioration de la compétitivité et de l’internationalisation des startups et PME; et la promotion d’un dialogue fondé sur des données probantes pour améliorer les politiques et le cadre réglementaire de l’entrepreneuriat.

Les résultats obtenus dépassent les attentes initiales, affirme M. Hentati. Mais il formule toutefois une réflexion critique sur les conditions de transformation économique. « Après ces quatre années, la vraie question n’est plus de savoir si l’innovation fonctionne, mais si nos institutions, nos politiques et nos marchés sont prêts à la laisser transformer l’économie », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre que les freins à l’innovation ne résident ni dans l’absence de talents, ni dans le manque d’idées, mais dans la lenteur des transformations systémiques. « Les écosystèmes d’innovation dans notre région ne sont pas en difficulté en raison d’un manque de startups. Ils sont en difficulté parce que les institutions de l’écosystème ne se transforment pas assez rapidement », a-t-il affirmé.

En outre, M.Hentati a insisté sur la nécessité d’évaluer le programme non seulement à l’aune de ses résultats quantitatifs, mais également par les transformations de mentalités, le renforcement institutionnel, l’influence sur les politiques publiques et la restauration de la confiance des acteurs économiques.

Et le représentant de SPARK de s’interroger sur l’avenir de l’innovation dans la région : « Est-ce que nous allons évoluer plus rapidement sur le plan institutionnel ? Est-ce que nous allons prendre ce changement systémique au sérieux ? Est-ce que nous allons confier un pouvoir décisionnel réel aux acteurs locaux ? Est-ce que nous allons choisir la coopération plutôt que la fragmentation ? »

Au final, il estime que l’avenir de l’innovation dans la région ne dépend pas des projets isolés, mais de l’action collective.

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